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Perspectives et prévisions
Les chantiers de 2008 !
Avec le début de 2008, l'Alliance Sociale sous le Primeministership
de Navin Ramgoolam amorce la seconde moitié de son mandat
et les chantiers que ce soit sur le plan politique, économique
et social ne manqueront pas. Mais les observateurs avertis soutiennent
que les événements et décisions survenant
au cours de cette année devront avoir des influences inéluctables
sur l'échiquier socio-politique en attendant les prochaines
échéances électorales prévues pour
2010. Le front des prix, avec des majorations qui n'attendent
qu'à être annoncées, vu la conjoncture internationale,
demeurera une des principales préoccupations pour les ménages
avec une première décision à ramifications
multiples prévue vendredi. Le dossier de la majoration
du prix de vente de la farine sera d'actualité lors du
premier conseil des ministres de l'année. Les séquelles
de toute décision sur le prix de la farine devront se faire
ressentir sur celui d'autres articles de première nécessité,
tels le pain et le bol de mine bouillie.
À tout seigneur tout honneur: après la trêve
de fin d'année, la politique devrait s'installer au premier
plan des préoccupations nationales. 2008 marquera la fin
du premier mandat de sir Anerood Jugnauth en tant que président
de la République. Tous les yeux sont tournés sur
l'état des relations entre sir Anerood Jugnauth et Navin
Ramgoolam pour essayer de décrypter le moindre détail
susceptible de confirmer si l'actuel président de la République
pourrait se retrouver ou non en face d'une offre de reconduction
de son mandat en tant que locataire de la State House en
septembre prochain.
Une remarque du président de la République à
la fin de l'année dernière au sujet de son état
d'âme par rapport à la fin de son mandat est venue
relancer les spéculations sur la succession au Réduit.
Sir Anerood Jugnauth aurait fait comprendre qu'il ne serait pas
intéressé à rempiler à la présidence
de la République. Même si jusqu'à l'heure,
le chef du gouvernement s'est gardé de se prononcer sur
le dossier du prochain président de la République,
les potentiels présidentiables commencent à se manifester.
Parfois de manière médiatique !
Les potentiels présidentiables commencent à se
manifester
Néanmoins, la Personal Chemistry entre les deux
plus importantes personnalités au sommet de l'État
a connu une nette transformation au cours de ces derniers 30 mois.
Au tout début du mandat de l'Alliance sociale à
l'Hôtel du gouvernement, Navin Ramgoolam prenait le soin
d'éviter tout contact avec sir Anerood Jugnauth, au point
où une crise constitutionnelle se profilait à l'horizon.
Mais actuellement, ceux opérant dans les coulisses du pouvoir
affirment que les Advices prodigués par le président
de la République sur des dossiers de brûlante actualité
sont écoutés avec intérêt lors du Briefing
hebdomadaire du jeudi matin à la State House.
Le sort de l'actuelle présidence de la République
devrait avoir des Bearings sur les forces en présence
pour la prochaine joute lors des législatives de 2010.
Un scénario avec sir Anerood Jugnauth en dehors de la State
House à partir de septembre prochain devrait éviter
au MSM tout rapprochement politique avec le pouvoir actuel. Ce
parti pourrait alors garder encore ouvertes ses options électorales
aussi longtemps que possible même si dans la conjoncture
les ponts entre le MSM et le MMM semblent illusoires.
Tout au moins pour le premier trimestre de cette année,
la classe politique sera suspendue au calendrier de travail du
Privy Council de Londres. En effet, le député
de l'opposition Ashok Jugnauth a interjeté appel contre
le jugement de la Cour suprême signé du juge Paul
Lam Shang Leen cassant son élection dans la circonscription
de Moka/Quartier-Militaire (No 8). En raison de l'urgence et de
l'importance de cette affaire, d'aucuns affirment que le Conseil
Privé traitera le dossier avec diligence en fixant le procès
à plus ou moins brèves échéances.
En cas de confirmation du jugement par le Conseil Privé,
une élection partielle devra être organisée
au No 8 presque à mi-parcours des cinq ans du gouvernement
de l'Alliance sociale. Election-sanction ou élection-confiance.
La question ne se posera qu'après le jugement de l'instance
judiciaire suprême de Londres. Du côté du Parti
Travailliste, l'on se dit confiant que le Conseil Privé
se prononcera dans le même sens que la Cour suprême
au sujet de la pétition électorale présentée
au nom du candidat battu Raj Ringadoo ouvrant la voie à
une joute électorale partielle.
Partielle-Baromètre
L'incidence d'une partielle à Moka-Quartier-Militaire à
deux ans de la prochaine échéance vaudra son pesant
d'or. Cette partielle pourrait servir de baromètre pour
les principales forces politiques en présence sur le terrain
et un début de recomposition électorale pour le
rendez-vous de 2010 n'est pas à écarter à
partir de la proclamation des résultats. Il va sans dire
que l'Alliance sociale, et plus particulièrement Navin
Ramgoolam, se jettera corps et âme dans la bataille pour
tenter de reconquérir ce siège alors que l'opposition
tentera de capitaliser sur les manquements du gouvernement pour
demander à l'électorat du No 8 de sortir le rotin
bazar. La lutte promettra d'être farouche.
En attendant, les ministres les plus vulnérables en cas
d'un remaniement ministériel pourront respirer. D'aucuns
affirment que même si le Premier ministre serait tenté
d'insuffler un nouvel élan à son équipe gouvernementale
dans le sillage d'une Mid-Term Review politique, il serait
plus approprié de sa part de faire preuve de patience avec
les procédures engagées devant le Privy Council
au lieu de se précipiter avec un remaniement, dont les
rumeurs remontent de temps à autre à la surface.
Le remaniement ne devrait intervenir qu'après cette échéance
électorale à être confirmée par le
Privy Council.
De son côté, la décision de l'Independent
Commission Against Corruption (ICAC) à la veille de Noël
visant à instruire des procédures pénales
contre le Whip de l'opposition, Ajay Gunness, dans l'enquête
sur le contrat de rénovation du bureau de l'ancien ministre
des Infrastructures publiques en mars 2005 ne devrait pas laisser
insensibles les milieux politiques de tout bord. L'affaire sera
appelée Pro-Forma devant la Cour intermédiaire
le mardi 15 janvier avec Ajay Gunness contestant formellement
l'accusation formelle sous le Prevention of Corruption Act
logée contre lui.
Le MMM, qui maintient sa campagne à l'effet que l'ICAC
ne serait transformée qu'en une Whitewashing Machine
dans les affaires impliquant des éléments du pouvoir
en place, a signifié son intention de dénoncer énergiquement
la manière de faire de cette institution, notamment par
rapport à l'opposition. Le MMM maintient sa confiance dans
l'innocence d'Ajay Gunness.
La direction du parti Travailliste et celle d'autres composantes
de l'Alliance sociale réclament la démission d'Ajay
Gunness en tant que Whip de l'opposition le temps du déroulement
du procès initié en Cour intermédiaire. Ils
citent l'exemple du maire de Quatre-Bornes, Roshan Seetohul, inculpé
provisoirement par l'ICAC dans le scandale des étals de
la foire de Quatre-Bornes ou encore la démarche du député
Yatin Varma à la présidence de la Commission parlementaire
de l'ICAC pour faire campagne. D'ici le 25 mars, date de la reprise
des travaux parlementaires, la pression, d'une part aussi bien
que de l'autre, devra aller s'accentuant.
Prix: Situation brûlante !
La situation paraît plus brûlante sur le front de
l'évolution à la hausse des prix à la consommation.
L'impuissance des autorités face à la dictature
de la hausse des prix imposée et importée éclate
au visage du consommateur à chaque tournée des étagères
des supermarchés que ce soit pour la boîte de lait
et autres produits laitiers ou les conserves alors que les biscuits
et autres produits alimentaires de gamme moyenne sont devenus
hors de prix. Le comble demeure que la bataille contre la hausse
des prix fut un des thèmes majeurs et préférés
de la campagne de l'Alliance sociale pour le scrutin du 3 juillet
2005.
Malgré le tam-tam du ministre du Commerce, Rajesh Jeetah,
à l'effet que le prix de vente au détail de la farine
n'allait pas être majoré en 2008, la vérité
est que le discours du Premier ministre à la nation pour
le Nouvel An est venu en apporter un cinglant désaveu.
La première réunion du Conseil des ministres de
2008 devra être consacrée en grande partie au dossier
du prix de vente de la farine et surtout de la formule de Means
Testing pour essayer de protéger ceux qui sont au bas
de l'échelle.
La State Trading Corporation n'est plus en mesure d'allouer
des subventions au-delà des Rs 400 millions déjà
engagées sur cet item d'importation. Quelle sera la formule
adoptée ? À ce stade, les sources officielles approchées
évitent d'aborder cette question, préférant
laisser le soin au ministre Jeetah de peaufiner le dossier sur
la base des directives émises par le Premier ministre au
sujet de l'utilisation des subventions et de l'impérieuse
nécessité d'ajuster le prix de vente de la farine
en tentant compte du contexte international.
Majoration du ticket d'autobus
Après la farine et avec le récent ajustement à
la hausse du prix du litre de mazout, soit de 12,8% à partir
de vendredi, la demande pour une révision du ticket d'autobus
et autres tarifs dans le transport en commun se fait sentir de
manière plus pressante. La timidité affichée
jusqu'ici par les opérateurs du transport en commun pourrait
s'estomper car ils maintiennent que la majoration du ticket d'autobus
est Long Overdue et que le moment de prendre des décisions
a sonné.
Face à des demandes de majoration de l'ordre de 30% venant
des compagnies d'autobus et des opérateurs dans le transport
public, la National Transport Authority (NTA) aurait recommandé
au ministère des Infrastructures publiques une augmentation
dans la fourchette de 12 à 15% pour la rentrée 2008.
Ce dossier attend le feu vert du gouvernement. Les répercussions
sur le budget du transport gratuit pour les écoliers et
les membres du troisième âge ne sont pas à
négliger.
Sucre
Dans le domaine économique, le sucre restera toujours dans
l'actualité. Les perspectives sont sombres malgré
la relance de la réforme sucre avec le financement de la
Commission européenne. Les effets de la sécheresse
qui sévit actuellement devront se faire sentir dès
que le Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI)
publiera les premières données émanant des
champs. " Il faudra un véritable coup de chance
pour pouvoir retrouver les conditions climatiques idéales
et propices à une production sucrière d'au moins
500 000 en 2008 ", souligne-t-on en ce début d'année
tout en rappelant qu'avec une récolte de 435 000 tonnes
en 2007, Maurice se retrouve avec un backlog de 90 000
tonnes par rapport à ses engagements contractuels pour
les deux dernières années.
2008 verra également l'entrée en vigueur de la deuxième
tranche de la baisse du prix garanti sous le Protocole-Sucre démantelé
pour les exportations vers l'Europe. En effet, à partir
de juillet prochain, l'industrie sucrière devra faire face
à une nouvelle réduction de 12% du prix du sucre
dans le cadre de la réforme du régime sucre européen,
représentant un manque à gagner de 34 millions d'euros,
soit Rs 1,4 milliard. Le cumul de ces réductions de prix,
soit 17% au total jusqu'ici, représente une baisse de revenus
de 49 millions d'euros, quelque Rs 2 milliards.
L'industrie sucrière et le textile aussi bien que le tourisme
devraient faire face à deux autres problèmes graves
en dehors de tout contrôle. Déjà, des exportateurs
de textile vers l'Europe s'appesantissent sur les conséquences
de la baisse du taux de change de l'euro et de la hausse du fret.
" La baisse du taux de change de l'euro se traduit par
des baisses en roupies au niveau des recettes que ce soit pour
les exportations de sucre ou de textile. Nous n'avons pas de mécanisme
pour nous protéger de ces fluctuations d'autant plus que
le coût de production ne cesse de grimper ", indique-t-on
dans les milieux autorisés.
Soucis majeurs chez des exportateurs
L'évolution du fret est également un sujet de soucis
majeurs dans les milieux des exportateurs. En une année,
le fret a connu une augmentation de l'ordre de 80%. À titre
d'exemple, l'industrie sucrière, qui doit affronter une
baisse de prix imposée par l'Union Européenne, doit
trouver environ 17 millions d'euros de plus annuellement, soit
Rs 700 millions, au seul item du fret.
Outre les problèmes avec la baisse du tax de change de
l'euro et de la hausse du fret, les exportateurs de textile procèdent
à un monitoring de la situation avec la fin de la
Voluntary Restriction de la République populaire
de Chine en matière d'exportations de textile. La concurrence
avec les exportations de la République populaire de Chine
et de l'Inde s'annonce rude. " À partir de 2008,
une présence sans restriction des produits textile en provenance
de la république Populaire de Chine sur le marché
européen pourrait avoir des effets sur des investissements
mauriciens principalement à Madagascar et également
à Maurice. Nous devrons exercer une extrême vigilance
en ce qui concerne l'efficience pour que les avantages comparatifs
du produit textile mauricien ne soient pas érodés.
Ce sont autant de défis à relever pour que l'éclaircie
dans le textile en 2007 puisse être maintenue "
fait-on comprendre en ce début d'année.
Indépendance 40e anniversaire:Nicolas Sarkozy:Chief
Guest ?
Le rendez-vous du PRB !
Les fonctionnaires et les employés des corps para-étatiques
ont un rendez-vous majeur en 2008. La publication du sixième
rapport du Pay Research Bureau (PRB) portant sur le nouveau barème
des salaires et les conditions de service est prévue pour
le mois de mai prochain. Avec les premiers paiements effectués
en juillet. Ce nouveau rapport connaîtra-t-il le même
sort que le premier en 1982, qui avait été rejeté
par les syndicats des fonctionnaires ? Pari risqué de se
prononcer à ce stade.
Mais les appréhensions des fonctionnaires sont visibles
quant aux possibilités de changements dans les conditions
de service. La hantise est que le PRB impose la formule de la
Mauritius Revenue Authority pour ce qui est des Fringe Benefits
et autres Casual and Vacation Leave sans oublier les Passage
Benefits. La certitude est que les Duty Free Concessions
à des catégories de fonctionnaires pour l'acquisition
de voitures seront remplacées par une autre formule d'allocations
imposables.
Le PRB se contente de soutenir que " les options sont
ouvertes ". Une première indication devra être
disponible en février quand le vice-Premier ministre et
ministre des Finances, Rama Sithanen, communiquera officiellement
au PRB l'enveloppe financière pour les salaires et Fringe
Benefits pour le budget 2008/09. Chaque 1% d'augmentation
représentera un débours de Rs 200 millions des fonds
publics.
En ce début d'année, le PRB a déjà
procédé à l'audition des représentants
des fédérations et des syndicats de la fonction
publique et des corps para-étatiques à l'exception
de quelques cas isolés. Au cours du mois de janvier, une
mission du PRB menée par son directeur, B. Appanah, doit
se rendre à Rodrigues pour une Final Touch aux discussions
avec les syndicalistes de l'île. À la fin de ce mois,
le PRB devra ouvrir des discussions avec le ministère de
la Fonction publique sur les changements dans les conditions de
service avec en toile de fond le principe de l'alignement sur
celles prévalant à la Mauritius Revenue Authority.
Toujours au chapitre des relations industrielles, le premier trimestre
sera également consacré aux échanges entre
le gouvernement, le patronat et les syndicats au sujet des nouveaux
textes de loi pour remplacer l'Industrial Relations Act
et le Labour Act. D'ailleurs, dès demain, le ministre
du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, procédera
à l'ouverture d'un séminaire animé par des
officiels du Bureau International du Travail (BIT) sur le nouvel
encadrement légal du monde du travail. De l'agitation syndicale
dans l'air.
Indépendance: la réponse de Sarkozy attendue
Les célébrations du 12 mars 2008 marqueront le 40e
anniversaire de l'accession de Maurice à l'indépendance.
Le gouvernement prévoit toute une série de manifestations
à cet effet. Le Chief Guest désigné
pour les prochaines fêtes nationales est le président
français Nicolas Sarkozy. Selon des sources dignes de foi
à l'hôtel di gouvernement, le président français
a déjà donné son accord de principe au Premier
ministre, Navin Ramgoolam, au début de décembre
lors de leur rencontre à Lisbonne en marge du sommet Europe/Afrique.
Le déplacement du président Sarkozy à Maurice
s'inscrira dans le cadre d'une tournée officielle dans
cette partie de l'océan indien, y compris à l'île
de la Réunion. Le gouvernement attend en ce début
d'année la confirmation officielle de L'Elysée avant
d'enclencher les préparatifs de cette visite présidentielle
pour le 12 mars.
De son côté, le comité d'organisation sous
la présidence du ministre des Arts et de la Culture, Mahen
Gowressoo, poursuit ses délibérations pour arrêter
le programme officiel des manifestations pour le 40e anniversaire
de l'indépendance. La cérémonie officielle
se déroulera sur le front de mer à Port-Louis. Lors
de son séjour en Inde pour les 6es Parvasi Bharatiya Divas,
le ministre Giwressoo devra avoir des consultations avec les autorités
compétentes pour la présence de troupes culturelles
à cette occasion. Les annonces officielles suivront.
Les Chagos
Gordon Brown ne change rien dans le litige anglo-mauricien
Le nouveau Premier ministre britannique, l'Écossais Gordon
Brown - dont Paul Bérenger, particulièrement, insiste
pour qu'on discute avec lui de la souveraineté de Maurice
sur les Chagos et des droits des Chagossiens/Mauriciens - n'a
pas une position différente sur les questions litigieuses
par rapport à ses prédécesseurs depuis 1965.
M.H. Permal, président de la Chagos Island Community Association,
une nouvelle association de Chagossiens établis à
Crawley (Londres), avait adressé une lettre, le 10 novembre
dernier, à M. Brown pour s'enquérir de ce que son
gouvernement comptait faire pour améliorer le sort des
membres de sa communauté. Près d'un mois après,
par l'intermédiaire d'un responsable du British Indian
Ocean Territories (BIOT), les services du locataire du 1O, Downing
Street ont certes répondu, mais ils ressassent les mêmes
rengaines britanniques déjà entendues sur le dossier.
Non seulement la réponse évite de mentionner le
litige anglo-mauricien sur la souveraineté mais, en plus,
elle justifie la décision du gouvernement britannique de
contester le jugement de la Cour d'Appel britannique qui, le 23
mai de l'année dernière, a annulé des Ordres
en Conseil qui, depuis 2004, empêchaient les Chagossiens
d'exercer leur droit de retour dans les îles mauriciennes
occupées.
On peut y lire ce qui suit :
"The Court of Appeal handed down its judgment on the 2004
Orders in Council on May 2007. The then Foreign Secretary, Margaret
Beckett, logded her petition on 25 June with the House of Lords
to seek permission to appeal against this judgment. She decided
to appeal primarily because the judgment raises issues of constitutional
law of general public importance that, in her view, would adversely
affect the governance of all British Overseas territories. This
would include confusion in the legal system to be applied in those
Overseas Territories and potential conflicts between local and
English courts. For these reasons, Margaret Beckett thought it
to be in the public interest that the effect of the Court of Appeal's
judgment, even if correct, should be clarified."
Plus loin, le gouvernement britannique réaffirme sa conviction
que les Chagossiens ont reçu toutes les compensations financières
auxquelles ils avaient droit suite à leur éviction
des îles et que, finalement, les Chagossiens à Maurice
"have long been fully integrated into the life of that
country, of which they have always been full citizens and where
they enjoy equal rights with other Mauritians."
En guise de conclusion, il faut constater que, Gordon Brown ou
pas comme Premier ministre, la position du gouvernement britannique
n'évolue pas. Pis, cette position a de plus en plus tendance
à s'éloigner de l'engagement de Londres, prise depuis
septembre 1965, de retourner les Chagos à la souveraineté
mauricienne.
L'heure est plus que dépassée pour la République
de Maurice de réagir énergiquement sur ses droits
plutôt que de vouloir prétendre "causer"
avec monsieur Brown.
Corps para-public
Audit du CEB des hôtels du groupe Beachcomber
En ce début d'année, le Central Electricity Board
(CEB) a pris la décision de procéder à un
audit général des compteurs installés dans
les sept établissements hôteliers du groupe Beachcomber
dans le cadre d'un On-Going Exercise de vérification.
Cette démarche fait suite à des réclamations
de Rs 33 millions pour le seul hôtel Le Shandrani suite
à des cas de sous-facturation dans la consommation d'électricité
au cours des trois dernières années. D'autres unités
industrielles et commerciales ont déjà réglé
les cas de sous-facturation relevés jusqu'ici.
Confirmant la décision d'une inspection générale
des compteurs du CEB dans les complexes hôteliers du groupe
Beachcomber, le président du conseil d'administration du
CEB, Patrick Assirvaden, a soutenu que " le CEB n'accuse
aucun de ses gros clients de vol d'électricité.
Le problème demeure que lors de leur installation, les
compteurs n'ont pas été programmés pour la
facturation de la consommation selon les catégories d'abonnés
concernés. Une enquête interne a été
initiée au sein du CEB en vue de situer les responsabilités
et nous avons pu constater que le responsable de la mise en place
de ces compteurs et leur programmation dans la majorité
de cas est le même employé du CEB, qui est déjà
parti à la retraite ".
Les réclamations de Rs 33 millions servies à l'hôtel
Le Shandrani portent sur la consommation d'énergie électrique
pour les trois dernières années car les dispositions
de la loi ne permettent pas d'aller au-delà de cette période
maximale. Ce cas d'Underbilling avait été
relevé par une Audit Squad mise sur pied au sein
du CEB pour une revue générale des compteurs dans
les établissements et commerciaux de l'île portant
sur la période allant de 2000 à ce jour.
Plusieurs autres établissements, dont des supermarchés,
complexes commerciaux et restaurants de la côte ouest, ont
déjà été visités par des membres
de l'Audit Squad. Nombre de ces gros abonnés du CEB ont
déjà réglé leurs réclamations
dont certaines de plus de Rs 5 millions, affirme-t-on du côté
du QG du CEB. L'exercice devrait se poursuivre selon un plan de
travail établi par la direction du CEB, sous la supervision
du conseil d'administration.
L'affaire Air Mauritius
Jack Bizlall contre-attaque
Jack Bizlall, qui n'a toujours pas digéré que la
justice mauricienne ait mis hors de cause Sir Harry Tirvengadum,
l'homme qu'il estime avoir été le cerveau du scandale
financier chez Air Mauritius (affaire de la caisse noire entre
autres), s'active à contre-attaquer la décision
judiciaire comme il l'avait promis.
Le syndicaliste réunit, samedi prochain au centre Eddy
Norton (ex-MCL de Rose-Hill), des professionnels de divers milieux
qui, dit-il, "estiment, comme lui, que ni la Cour intermédiaire,
ni le bureau du State Law Office, ni le DPP et ni la Police, n'a
fait les efforts nécessaires pour faire complètement
la lumière sur ce qui a été un scandale d'une
ampleur sans précédent dans le pays". Ce
regroupement de professionnels étudiera toute l'affaire
et soumettra ensuite un document à la population et auprès
des instances internationales engagées dans le combat pour
la bonne gouvernance. L'objectif final vise à contester
la conclusion judiciaire en faveur de Sir Harry.
Il faut, à ce stade, rappeler que Sir Harry Tirvengadum
contre lequel avait été logée une accusation
de détournement de fonds d'environ 85 millions de roupies
a été exempté de procès après
que son homme de loi, Me. Yousouf Mohamed, le cardiologue Hingum
et le neurologue Lam aient réussi à établir
que son état de santé ne le permettait pas de se
défendre. Deux hauts directeurs de Rogers Aviation,
en l'occurrence le Chief Executive de cette compagnie,
M. Derek Taylor et M. Robert Rivalland demeurent toujours accusés
dans cette affaire et réclament également un non-lieu.
La contre-attaque de Jack Bizlall et du groupe de professionnels
qu'il entend constituer s'articulera, apprenons-nous, autour du
fait que les autorités dites compétentes se soient
concentrées uniquement sur le détournement de fonds
à partir de commissions fictives ayant circulées
entre les accusés tandis que l'affaire Air Mauritius avait
d'autres aspects tout aussi graves. Selon Jack Bizlall, les enquêtes
effectuées et les actions entreprises jusqu'ici par les
autorités ont fait abstraction totale (i) du scandale de
pensions versées à l'insu d'Air Mauritius (ii) du
scandale de billets d'avions octroyés gratuitement à
des personnalités, à des individus et autres proches
des accusés et (iii) du financement illicite de partis
politiques.
Jack Bizlall compterait tenir une conférence de presse,
mardi prochain, au cours de laquelle il dénoncerait la
banalisation et la mise au rancart des révélations
contenues dans le carnet de notes de l'ex-secrétaire financier
d'Air Mauritius, Gérard Tyack. Ce dernier aura été
le seul acteur du scandale à avoir avoué son forfait,
rembourser des fonds détournés et à être
condamné à la prison jusqu'ici. Bizlall compterait
également interpeller la direction d'Air Mauritius, une
entreprise où l'État Mauricien investit énormément
d'argent venant des contribuables, afin de savoir ce qu'elle a
fait comme efforts, à son niveau, pour établir la
vérité sur tous les aspects des scandales précités.
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