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Pollution Industrielle à La Tour Koenig
Les habitants : "Nous espérons qu'une fois de
plus nous ne serons pas des laissés-pour-compte"
La lenteur d'action des autorités et le silence des décisionnaires,
frustrent des habitants des Résidences Les Tourelles et
Les Coquillages de la NHDC, à La Tour Koenig. Près
d'un mois après avoir une nouvelle fois soulevé
le problème de pollution industrielle dû, selon eux,
à l'émanation des fumées toxiques de la Compagnie
Mauricienne de Textile, le problème perdure, affirme les
habitants. Conscients que ce problème de pollution doit
être réglée avec une solution durable, les
résidents de la NHDC, qui ne comprennent pas le silence
des autorités qui avaient prévu une nouvelle rencontre
avec eux à ce sujet il y a deux semaines, sans aucune nouvelle
depuis, espèrent que "comme ce fut le cas à
chaque fois que le dossier pollution à La Tour Koenig a
été soulevé, nous ne serons pas des laissés-pour-compte
une fois de plus".
Les habitants des Résidences Les Coquillages et Les Tourelles
sont sceptiques. Ils ne croient pas aux mesures proposées
lors de la dernière réunion, mais encore plus sceptiques,
car tout en se réjouissant de la fermeté du ministre
du Logement, lors de leur rencontre il y a deux semaines, ils
s'attendaient à ce que les actions suivent. Mais celles-ci
tardent. La nouvelle réunion prévue avec le ministère
du Logement n'a pas eu lieu. Qui plus est, la ligne de communication
qui avait été établie entre les habitants
et les autorités a été coupée. Ces
habitants, qui se sont réunis samedi dernier pour discuter
de la marche à suivre, ont tenté cette semaine d'entrer
en contact avec le ministère du Logement, mais les autorités
leur ont laissé entendre qu'elles étaient toujours
en attente des différents rapports des différents
ministères concernés par ce problème. Selon
nos informations, un premier rapport du ministère de l'Environnement,
incluant l'EIA Licence de la CMT, a été soumis au
Logement. Un deuxième rapport, comprenant cette fois, l'EIA
Licence de la NHDC est toujours attendu. Le rapport du ministère
de la Santé se fait également toujours attendre.
Les autorités attendent aussi le résultat des tests
effectués par l'université de Maurice concernant
ce problème. Selon le ministère du Logement, les
conclusions de ces différents rapports sont attendues et
devraient menées à une solution durable. Rappelons
que lors de la dernière réunion avec le ministère
du Logement. Parmi les mesures proposées pour décanter
la situation, il est question que la CMT se dote de cheminées
plus haute, que l'usine ait recours aux additifs pour diminuer
le soufre qui se trouve dans le carburant utilisé, la plantation
d'arbres dans la buffer zone afin de protéger des fumées
de l'usine
Mais les habitants restent sceptiques quant à
ces mesures. "Un buffer zone, oui, mais est-ce les arbres
poussent en un clin d'il ?", se demandent-ils.
Ils soutiennent également que l'ajout d'additif pour réduire
la fumée noire qui émane des cheminées de
la CMT n'est pas suffisant. En mars dernier, disent-ils, la CMT
a ajouté d'autres additifs certes, mais si pendant quelques
temps le problème de fumée noire s'est atténuée,
ces derniers mois, la situation est devenue pire. "Des
cheminées plus hautes. Que se passera-t-il quand le vent
poussera la fumée plus loin, vers d'autres appartements
plus bas", soulignent les habitants. Ils espèrent
que les autorités viendront très prochainement avec
une solution, rappelant que leur revendication est non pas contre
la CMT, mais pour la santé de tous les habitants.
Fièvre porcine africaine
Les éleveurs de porcs ruinés insistent pour une
compensation immédiate
Plus de deux mois après que les deux tiers du cheptel de
porcs du pays eut été décimés par
la fièvre porcine africaine (African Swine Fever), les
éleveurs sinistrés réclament toujours de
l'État le paiement d'une compensation par tête d'animal
perdu. Las d'attendre ces compensations, ces éleveurs ont
manifesté pacifiquement leur mécontentement à
Port-Louis jeudi, 13 décembre dernier. Ils étaient
quelque 500 dans les rues de la capitale. Soutenus par des prêtres
de l'église catholique et des politiques de tous bords
- à l'exception notable des partis de l'Alliance sociale
- ils ont accordé un délai de dix jours aux autorités
pour résoudre le problème.
Le désastre causé par la fièvre porcine africaine
a été officiellement reconnu par le gouvernement
depuis octobre dernier. Or, de l'aveu même des services
vétérinaires du ministère de l'Agro-industrie
depuis juin dernier, certains éleveurs avaient déjà
attiré l'attention des autorités dites compétentes
qu'elles étaient nombreuses leurs bêtes à
mourir et cela de manière inexplicable. Dans un premier
temps, les services vétérinaires avaient parlé
d'une "fièvre classique", selon eux maîtrisable
et sans grands dégâts. Ils avaient fait venir d'urgence
près de 10 000 vaccins censés pouvoir protéger
le cheptel, mais ils s'étaient lourdement trompés,
la maladie s'étant révélée en fait
une fièvre africaine incurable qui a nécessité
l'abattage obligatoire jusqu'ici de près de 10 482 bêtes
(chiffres officiels) sur 18 000.
Mario Flore: "Politique de deux poids, deux mesures
"
C'est une terrible catastrophe économique à une
époque présente de l'année où les
ventes de la viande porcine sont considérées par
les éleveurs comme l'équivalent de ce que "les
planteurs de canne récoltent pendant la coupe dans l'industrie
sucrière". C'est sur ces ventes de fin d'année
que les familles des éleveurs comptent pour réinvestir
dans leurs fermes, pour repayer leurs prêts de logements
et pour s'acquitter des frais d'études de leurs enfants.
Selon Mario Flore, un des porte-parole des éleveurs, "il
y a au moins 350 enfants d'éleveurs de porcs qui étudient
à l'étranger, qui tentent ainsi de se construire
un meilleur avenir et qui se retrouvent maintenant sans ressources
financières". Mario Flore se demande "pourquoi
le gouvernement se précipite toujours pour compenser les
planteurs après chaque ondée alors qu'il semble
pratiquer une politique de deux poids, deux mesures envers les
éleveurs de porcs ?"
J.Y. Violette: "L'obligation de compenser"
Intervenant lors d'une conférence conjointe des associations
créoles, vendredi, Jean-Yves Violette, représentant
de l'Union Pour le Progrès, a dit son "incompréhension"
du refus jusqu'ici du gouvernement de payer la compensation par
tête de bête morte ou obligatoirement abattue à
cause de la maladie. Tout en reconnaissant que le gouvernement
a fait quelque effort en garantissant une allocation mensuelle
de subsistance aux éleveurs ruinés, M. Violette
a fait remarquer que cette allocation n'est qu'un maigre palliatif.
Jean-Yves Violette a cité les recommandations de la Food
and Agricultural Organisation (FAO) contenues dans un "Manuel
on contingency plan in respect of African Swine Fever". Ces
recommandations se lisent comme suit: "It is essential that
farmers and others who have had their pigs slaughtered, pig meat
products confiscated or properly destroyed as part of African
Swine Fever eradication campaign should be fairly compensated
with the current market value of the animals and goods. Compensation
should be paid without delay. Valuation for compensation purposes
should be undertaken by experienced independant valuers. Alternatively,
generic valuation figures could be agreed upon for categories
of pigs, pig meat and other materials. At least, the market value
of pigs should be paid. Under some circumstances, replacement
of stock may be offered in lieu of monetary compensation. Failure
to pay adequate and timely compensation will seriously compromise
ASF eradication campaigns by causing ressentment and lack of cooperation.
Such a failure would act as a sour to illegal smuggling and clandestine
sale of pigs out of infected areas to avoid losses."
M. Violette a souligné que le rapport du docteur Gaston
Funès, expert dont les services ont été retenus
par le gouvernement lui-même, a dit également ceci:
"The principle of a fair compensation scheme to livestock
breeders should be enshrined in the law as this would strongly
encourage prompt reporting of diseases. The law should clearly
empower the head of the veterinary services to obtain the assistance
of Police or other authorities to carry out his responsibilities
without fear or hésitation."
Selon M. Violette, le gouvernement mauricien a non seulement le
devoir, mais surtout l'obligation de mettre en pratique les recommandations
de la FAO dans la mesure où, indépendamment de sa
propre prise de conscience de l'ampleur réelle du désastre
qui frappe la communauté des éleveurs de porcs,
l'île Maurice a adhéré à toutes les
conventions de la FAO.
Renchérissant, Mario Flore, président du Mouvement
Mauriciens Kreol Africain, a sollicité l'intervention du
Premier ministre auprès du ministre des Finances, Rama
Sithanen, afin de convaincre celui-ci de consacrer un budget compensatoire
d'une cinquantaine de millions de roupies aux éleveurs
ruinés pour permettre à leurs familles de survivre
et, également, de relancer leurs activités professionnelles.
"Ce n'est certainement pas la mer à boire, surtout
eu égard aux sacrifices que les éleveurs de porcs
ont endurés pour s'investir dans leurs activités
et surtout par rapport aux économies en devises étrangères
(de Rs 300 millions à Rs 400 millions par an) qu'ils permettent
au pays de réaliser sur les importations", a soutenu
M. Flore.
Parlant de la considération générale qui
est accordée dans le pays à l'élevage de
porcs, M. Flore a dit "soupçonner que, malheureusement
à Maurice, pays multiracial, tout en affirmant respecter
la culture des autres, certaines personnes placées dans
nos institutions et certains groupes sont intolérantes
par rapport à l'élevage et la consommation de porc
et donnent l'impression de tout mettre en uvre afin que
cette activité disparaisse du sol mauricien". Or,
a déclaré M. Flore, "si on veut être
respecté, il faut commencer par comprendre et respecter
les autres".
Arvin Boolell: "Pas de one-off payment"
Dans le cadre des échanges parlementaires, parfois vifs
cette semaine, sur la réclamation de compensation, le ministre
de l'Agro-industrie, Arvin Boolell, a affirmé que le gouvernement
a prévu des allocations mensuelles de subsistance qui totaliseraient
Rs 35 millions en sus d'un train de mesures incitatives et autres
facilités pour la relance de la production porcine. Toutefois,
a précisé le ministre, au lieu de donner de l'argent
directement à chaque éleveur in a "one-off
payment, le gouvernement veut s'assurer de la durabilité
de certains projets déjà identifié dont l'octroi
de quelque 65 arpents de terres aux éleveurs. Et le leader
de l'opposition, Paul Bérenger, et le député
MSM Joe Lesjongard ont insisté que, au-delà de ces
mesures ainsi que de toute assistance de la part de l'Union européenne,
la réclamation des éleveurs ruinés en faveur
de compensation immédiate par tête de bête
morte ou obligatoirement abattue était un must. Selon Paul
Bérenger, "si cette compensation était accordée,
la somme ne serait pas top élevée par rapport aux
Rs 35 millions mentionnées par le ministre Boolell et tournerait
probablement autour de Rs 50 millions".
Après deux ans d'attente, décision du ministère
Trois maisons du Dockers'Village restituées à
leurs propriétaires
Après deux années d'attente, les huit familles qui
avaient refusé en 2005 d'intégrer les maisons du
Dockers'Village telles qu'elles étaient, entrevoient une
lueur d'espoir. Devant quitter les Dockers'Flat au plus tard le
31 janvier 2008, pour cause de démolition des bâtiments,
elles se seraient retrouvées à la rue. Avec le soutien
de Mario Flore, leader du Mouvman Morisyin Kreol Afrikin (MMKA),
qui a agi en tant qu'intermédiaire, ces familles ont rencontré,
mardi dernier, le ministre responsable, Asraf Dulull. Ce dernier
a pris l'engagement de restituer aux trois familles de propriétaires
du Dockers'Village leurs maisons, occupées par le ministère
de la Jeunesse et des Sports et celui de la Sécurité
sociale. Il a assuré qu'une compensation financière
sera octroyée aux cinq autres familles propriétaires.
Et de prendre l'engagement que les cas des squatters, dont certains
habitent les Dockers'Flat depuis plus de quinze ans, seront étudiés
par les autorités.
Une rencontre, qui malgré quelques zones d'ombres soulevées
par les familles, a eu un dénouement positif, explique
Lorianne Louis, porte-parole de ces familles. Ainsi, si Asraf
Dulull soutient que malgré les négociations avec
ces familles, celles-ci ont refusé d'obtempérer
et qu'au cours de cette période, aucun consensus n'ait
été trouvé, Lorianne Louis affirme, elle,
que "depuis que le nouveau régime est en place,
nous n'avons eu aucun contact, physique ou verbal, avec le ministère
du Logement". Elle explique que ce n'est qu'en décembre
dernier, que la MPA, dont le contrat ne sera pas renouvelé
sur ce terrain, "nous a appris que nous devrions partir
et que nous avons pris connaissance qu'en dépit de nos
titres de propriété (des maisons du Dockers'Village),
nous ne possédions pas des maisons. À l'époque,
c'est-à-dire en 2005, nous avions refusé d'y aller
compte tenu des insuffisances au plan des infrastructures. C'est
une situation pas évidente pour nos familles, dont celles
avec des personnes handicapées", souligne Lorianne
Louis. Or, Asraf Dulull soutient qu'après négociations,
puisque les huit familles n'étaient toujours pas disposées
à prendre possession de leur maison au Dockers'Village,
le ministère a pris la décision d'allouer ces appartements
à d'autres bénéficiaires, parmi les plus
méritants, car les frais de gardiennage se chiffraient
à Rs 45 000 mensuellement et s'alourdissaient.
Ces familles espèrent que les clés de leur maison
leur seront remises avant la fin de cette année
Après plusieurs mises au point lors de la réunion
de mardi dernier, le ministre Dulull a fini par prendre l'engagement
de restituer leurs maisons à trois d'entre elles. Il a
également assuré que des compensations financières
seront octroyées aux cinq autres familles, qui disposent
également de leur titre de propriété. Quant
aux squatters du Dockers'Flat, dont certains y vivent depuis plus
de quinze ans, le ministre a donné l'assurance que leurs
cas seront étudiés par les autorités, tout
en suggérant que ces personnes puissent bénéficier
des maisons de la NHDC, type Firinga. Lorianne Louis en
appelle aux autorités afin de trouver une solution humaine
et régulariser la situation des squatters, car "ce
sont des personnes à situation sociale très très
difficile. Elles ont d'énormes problèmes, et cela
ne date pas d'aujourd'hui qu'elles squattent les Dockers'Flat".
Malgré l'assurance du ministre quant à un contact
permanent, elle souligne pour sa part que depuis mardi, les familles
logeant toujours au Dockers'Flat n'ont reçu aucune nouvelle
des autorités. "Nous espérons que d'ici
à la fin de l'année, nous aurons obtenu les clés
de notre maison, car il y a des travaux infrastructurels à
effectuer. La MPA nous a assuré son soutien financier,
mais l'institution ne peut rien faire si nous n'avons pas les
clés", dit-elle. Selon nos informations, une nouvelle
réunion est prévue cette semaine, notamment entre
le ministre du Logement et le Chairman de la MPA, Siddick
Chady. La National Housing Development Company (NHDC) sera également
approchée pour la marche à suivre.
Fourniture d'eau
Le secteur privé vient épauler la CWA
La fin de l'année et le début du nouvel an s'annoncent
somme toute difficiles avec les indicateurs qui sont passés
au rouge au niveau du stock d'eau et l'incertitude autour de l'arrivée
des grosses pluies. La Central Water Authority (CWA) maintiendra
ainsi son programme de coupure avec une distribution moyenne de
6 heures par jour. Une légère amélioration
dans la fourniture est toutefois annoncée dans les régions
les plus affectées, particulièrement l'ouest de
l'île, avec le coup de pouce que les sucreries ont donné
à la CWA depuis le début de cette semaine. Des "bore-holes"
additionnels seront en effet mis en opération pour pallier
le manque d'eau dans certaines régions.
"Les sucreries de l'île nous donnent actuellement
un sérieux coup de main pour satisfaire la majorité
d'abonnés de l'île, principalement ceux se trouvant
dans le sud et l'ouest de l'île", déclarait
hier après-midi Harry Baulock, directeur général
de la CWA. Depuis le début de cette semaine, la sucrerie
de Médine a été mise à contribution
en pourvoyant 800 mètres cubes d'eau supplémentaires
par jour à la CWA qui, jusqu'ici, ne pouvait compter que
sur la station de pompage de Pierrefonds - dont la capacité
de production a été réduite à moins
de 50% - pour alimenter la zone ouest de l'île.
Une légère amélioration a également
été notée dans la fourniture d'eau dans les
basses Plaines Wilhems, particulièrement à Rose-Hill
et Beau-Bassin, cette semaine. Cela est dû à la mise
en opération d'un "bore-hole" situé au
complexe sportif Jean-Roland Delaître, aux Pavillons, Quatre-Bornes.
Le rendement devrait également être meilleur dans
le sud de l'île, la CWA bénéficiant du partenariat
de la sucrerie de Savannah. Les travaux sont actuellement en cours
pour remettre en opération un "bore-hole" dans
la région de Mare d'Albert. "Nous travaillons également
avec les opérateurs du privé pour voir comment nous
pourrions mettre en opération d'autres stations de pompage
à travers l'île. L'objectif immédiat est d'assurer
une fourniture d'eau raisonnable à la population, surtout
en cette période de fin d'année. Mais la prudence
et la vigilance restent de mise", assure le directeur
général de la CWA.
Mardi dernier, le ministre des Services publics a en effet présidé
une première réunion, regroupant les stakeholders
du secteur privé et public, pour voir comment affronter
la baisse dramatique de notre stock d'eau. Selon un premier constat,
la situation serait aussi difficile sinon pire qu'en 1999 lorsque
le pays avait été frappé par une des plus
terribles sécheresses de son histoire. Les réservoirs
affichent en effet un niveau nettement en dessous de leur capacité
maximale, alors que les réserves souterraines varient entre
30% et 40% de leur niveau habituel.
D'après les prévisions météorologiques,
sans compter les effets de La Nina, les autorités, les
organismes publics, la CWA et la Water Resources Unit (WRU) appréhendent
une sécheresse pouvant se prolonger au-delà de janvier,
voire février. "Si les grosses pluies arrivent,
elles risquent d'être de très courte durée.
Nous avons plus à perdre qu'à gagner avec un scénario
semblable", fait-on remarquer à la WRU. Cela va
de soi, car une bonne partie de la pluie se perd généralement
dans la nature, sans compter les fuites d'eau dans le réseau
de distribution de la CWA.
Quoi qu'il en soit, le ministère des services public s'est
donné comme mission, depuis la réunion de mardi,
de convaincre la population à participer à sa campagne
contre le gaspillage. Des spots publicitaires ont commencé
à faire leur apparition sur les ondes des radios et sur
la MBC depuis quelques jours. "L'objectif est de faire
comprendre à la population que la situation est difficile
et qu'ils doivent revoir leur mode de consommation en période
de sécheresse", fait-on ressortir à la
CWA.
Post-CPE 2007
294 demandes de Remarking
Au lendemain de la publication des résultats du Certificate
of Primary Education (CPE), les demandes de remarking n'ont
pas tardé. Le Mauritius Examinations Syndicate (MES) a
enregistré 294 requêtes, soit, indique son directeur,
Lucien Finette, 40 de plus qu'en 2006. Cet exercice est d'ailleurs
en cours. Les parents seront avisés des résultats
au plus tard le 4 janvier 2008. Par ailleurs, il nous revient
que plusieurs parents d'élèves, non satisfaits du
collège alloué par le MES et n'ayant pas attendu
les dates fixées pour faire une demande de transfert, se
sont aussi présentés au bureau de Réduit.
Certains d'entre eux, dont les enfants récipiendaires de
4 ou 5 A +, ont manifesté leur mécontentement parce
que leurs enfants n'ont pas été admis dans le collège
figurant en priorité dans la liste de choix soumis aux
parents avant les examens. Le directeur du MES rappelle que ces
derniers pourront se présenter le 26 et le 27 décembre
dans les bureaux et comptoirs des quatre zones afin d'effectuer
leurs demandes. Les comptoirs qui seront mis à la disposition
des parents d'élèves sont comme suit : le ministère
de l'Education, la D. Ramphul SSS (Zone 1, Port-Louis et le Nord)
; QEC, R. Gujadhur SSS (Zone 2, Beau-Bassin, Rose-Hill et l'Est)
; Collège Royal de Curepipe, S. Bissoondoyal SSS (Zone
3, Curepipe et le Sud) ; Maurice Curé SSS et S. Sivananda
SSS (Zone 4, Vacoas/Phnix, Quatre-Bornes et l'Ouest). Les
principaux concernés pourront s'y présenter de 9h
à 15h. Cependant, précise Lucien Finette, le MES
n'accédera pas aux requêtes de transfert d'un collège
national à un autre collège national.
Par ailleurs, l'exercice d'admission en Form I s'est déroulé,
vendredi dernier, dans les établissements secondaires de
l'île.
Précision
Artee Sohun obtient 4 A + et un A
Une erreur de frappe dans notre dernière édition
a involontairement modifié les résultats d'Artee
Sohun qui a pris part au CPE 2007. Cette dernière a obtenu
4 A + et un A en Histoire/Géographie et non 3 A + et un
A dans cette matière. Avec ses 4A +, Artee obtient les
24 unités qui lui ouvrent, légitimement, les portes
d'un collège national, notamment le Maurice Curé
SSS.
Ecole pré-primaire en fête
L'école pré-primaire "Titi et Gros Minet"
a présenté son spectacle de fin d'année
le 24 novembre 2007 au Couvent de Lorette de Rose-Hill. Les enfants
ont été préparés par la directrice,
Marie-France Tranquille, et ses enseignantes.
Au programme: les majorettes sur une musique de "Pont de
la rivière Kwaï". Le défilé culturel:
Anaëlle et Rohan ont représenté les touristes
à Maurice. Danses d'Ilona, le French Cancan, un monde parfait,
danse aux cerceaux, la salsa, les fans de Michaël Jackson
dans une danse de Billie Jean. Poésies et chants de Noël
par les élèves de l'école. Présence
du Père Noël. "Singing in the rain" par
les grandes filles du primaire de la garderie. La fête s'est
terminée par la remise des certificats aux élèves
qui seront admis au primaire l'année prochaine.
Enseignants à l'école pendant les vacances scolaires
Horaires : Gokhool se montre flexible
Les enseignants et le personnel non-enseignant continueront à
se rendre à l'école pendant les vacances scolaires.
Mais, ils y resteront jusqu'à 14 heures. C'est ce qui a
été décidé lors de la réunion
entre le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, et les
représentants des syndicats du primaire et du secondaire,
lundi dernier. Cette rencontre a fait suite à la colère
suscitée dans les rangs des syndicats, après la
décision du ministère de rendre obligatoire la présence
des enseignants dans leurs établissements respectifs jusqu'à
15 heures, tous les jours, y compris le 31 décembre. Le
ministre de l'Éducation, qui était entouré
de hauts cadres de son ministère, a finalement accepté
de revoir les horaires de présence. Ainsi, il a été
convenu que les Teaching DHTs n'ont pas à se présenter
à l'école durant les prochains jours de vacances
; les maîtres d'école et son assistant administratif
peuvent assurer l'alternance ; et quant au personnel non-enseignant,
le choix revient au maître d'école, selon sa discrétion.
La Government Teachers' Union, syndicat représentant la
majorité des instituteurs du primaire, n'a pas manqué
de dire son appréciation sur la flexibilité dont
a fait preuve le ministre de tutelle.
Portrait
Alain O'Reilley, entrepreneur passionné
Alain O'Reilley est né entrepreneur. Il a toujours eu des
projets pleins la tête et la passion et la force nécessaires
pour tenter de les réaliser contre vents et marées.
Après avoir été obligé de céder
le Domaine du Chasseur, il rebondit en se lançant dans
l'ouverture d'un deuxième domaine et de trois restaurants
dans le sud. Portrait d'un entrepreneur passionné
Alain O'Reilley est né il y a un peu plus de cinquante
ans à le Val qui était à l'époque
"un des derniers endroits abandonnés de Maurice
avec Chamarel". Même si son père est chef
de section sur une propriété, la famille est pauvre
et les enfants doivent apprendre à se débrouiller
pour joindre les deux bouts. Alain fait cent métiers, se
lance dans des dizaines de projets avant de se marier et de se
retrouver, à 24 ans, comme chef de section sur la propriété
de Riche-en-Eau. Avec une équipe de 400 hommes, il est
chargé de développer un nouveau terrain de 500 arpents
que la propriété venait d'acquérir à
Anse-Jonchée. Développer cela voulait dire enlever
tout ce qu'il y avait sur le terrain pour y planter de la canne
à sucre. "Je suis tombé immédiatement
amoureux de ce terrain à flanc de montagne dont une partie
était recouverte de forêts endémiques. Je
suis allé demander à mes employeurs de ne pas détruire
cette forêt mais au contraire de la préserver à
travers un projet de développement touristique. En 1985,
le mot écologie était encore inconnu et le tourisme
était uniquement balnéaire. On m'a écouté
d'une oreille et répondu que le seul moyen de préserver
le terrain était de l'acheter. Je suis allé voir
les banques qui m'ont démandé si j'étais
fou." Comme Alain O'Reilley voulait à tout prix
son terrain, il vend tout ce qu'il possède et demande à
onze de ses copains d'investir avec lui dans ce que l'on appelait
alors "la folie d'O'Reilley". L'acquisition du terrain
sera faite en deux fois: la première portion de 300 arpents
est vendue pour Rs 1.3 millions en 1986. La deuxième portion
de 300 coûtera plus cher: Rs 1,5 million. Dans les deux
cas, c'est une fortune pour l'époque. Une fois propriétaire,
Alain O'Reilley construit une cabane dans ses bois et à
l'aide d'un vieux tracteur, d'un groupe d'employés et le
soutien - parfois moral - de ses copains, il commence une aventure
qui durera vingt ans: créer le premier parc d'écotourisme
du pays. "Il n'y avait rien sur ces terres et nous avons
du tout construire de nos propres mains, créer les routes,
faire monter l'eau et l'électricité. On a ri de
nous au début mais petit à petit, au fur et à
mesure le Domaine est sorti de terre et les gens ont commencé
par venir. Il y a eu des bonnes périodes, de mauvaises
expériences pour faire vivre cette aventure folle mais
passionnante." Au fil du temps, Alain O'Reilley parvient
à racheter les parts de ses copains tandis le domaine devient
un atout incontournable - souvent imité depuis - du paysage
touristique mauricien. 20 plus tard, Alain est obligé de
céder le domaine "Nous avions des dettes, pas astronomiques,
mais nous avions surtout présenté le premier projet
IRS entre montagne et marina. Des forces occultes qui voulaient
tout faire pour mettre la main sur le domaine et le projet nous
ont contraints à la vente. Mais j'ai pu déjouer
leurs plans en vendant le domaine à l'homme d'affaires
mauricien établi à l'étranger: Raymond Boulle."
Fin de l'aventure du Domaine du Chasseur un. Puisque, depuis,
un deuxième a ouvert ses portes.
Des forces occultes qui voulaient tout faire
pour mettre la main sur le Domaine du Chasseur et le projet IRS
nous ont contraints à la vente
Avec le produit de la vente du domaine et après le paiement
des dettes Alain O'Reilley aurait pu vivre tranquillement de ses
rentes. "Mais je n'ai jamais été un homme
d'argent. J'en ai gagné un peu, j'en ai beaucoup perdu
et aujourd'hui je suis à l'abri du besoin. Mais ce qui
me passionne, ce sont les projets et leur réalisation.
Je trouve que le Domaine du Chasseur a perdu une chose fondamentale:
son âme. J'en faisais partie avec ma famille et mes employés
dont certains sont là depuis le départ et qui ont,
comme on dit, tombé lévé avec nous. Sans
eux, sans nous, le domaine n'est plus pareil. Sur 50 employés
44 m'ont suivi et il a fallu créer du travail pour eux
et j'avais des commitments avec des tours operators pour
jusqu'à fin 2008. J'ai eu la chance de rencontrer Bernard
Meyer qui possède une propriété de 3000 arpents
à Nouvelle France et nous avons fait un deal pour
créer un autre domaine avec nos 20 ans d'expérience
et beaucoup plus de moyens. C'est comme ça que le Domaine
du Chasseur de Nouvelle France est né. Nous proposons les
mêmes activités sur un plus grand territoire avec
trois kilomètres de rivières et de cascades."Tout
en s'occupant du domaine 2, Alain a également repris un
restaurant et en ouvert deux autres à Mahébourg.
"Le phare" est devenu "Les copains d'abord"
avec, à l'étage, un club privé, La Salsa.
Puis, il y a six mois, il a ouvert un autre restaurant à
la cité la Chaux, "La Gondola". Un domaine et
trois restaurants, ça ne fait pas un peu beaucoup pour
un seul homme ? Est-ce qu'il n'y a pas de risque de dispersion
des énergies ? "Pas du tout. L'expérience
du domaine est utile. Je dirige un groupe avec Fabrice Salaun
qui est mon adjoint et chaque restaurant a son propre responsable
et ses équipes. Je voulais faire quelque chose, créer
une activité touristique dans le sud qui n'en a pas. Il
n'y a pas de boîte de nuit, pas de bar dans le sud. Nous
avons comblé une lacune et ça marche." En
six mois "La Gondola" a changé non seulement
de nom mais également de style gastronomique. "Il
faut souligner que le restaurant est en plein cur de cité
la Chaux où, disait-on, on ne pouvait pas faire du développement
touristique. Nous sommes ouverts depuis six mois et ça
marche. Avec le succès du festival créole nous avons
décidé de changer d'orientation pour faire de ce
restaurant italien une table de haute gastronomie créole
avec les classiques du manger d'autrefois: les currys mitonnés
sur le feu de bois ou le réchaud à charbon, les
quat quat maniocs et les satinis grillés. Les carrys de
canard manie, de coq li cou touni. Tous ces plats d'autrefois
qu'on ne sait plus cuisiner. La Belle créole, c'est le
début d'une nouvelle aventure vers l'authentique."
Quels sont les qualités nécessaires pour devenir
un bon entrepreneur ? "La passion, le courage, la ténacité
et la folie de se lancer dans des projets qui sont difficiles
à réaliser. Les Mauriciens sont entrepreneurs de
nature, mais il y a tellement d'obstacles que la majorité
laisse tomber en cours de route. Tous les gouvernements ont fait
des promesses pour améliorer la situation, mais on n'a
pas vu grand-chose de concret. Sans une ténacité
hors pai, il est impossible de réussir. Aujourd'hui, a
travers Entreprise Mauritius, il semblerait que les choses soient
moins difficiles. Mais il faut choisir un projet original et se
dire qu'il ne rapportera pas après six mois un an. Cela
prend plus de temps. Il faut accepter mentalement de s'investir
totalement pendant deux, trois ans, avant de récolter les
premiers fruits. Il faut croire dans le projet, croire en soi
et surtout se dire que quand il faut y aller, il faut y aller
sans regarder derrière. Il faut s'écouter soi-même
plus que les autres, ceux qui ont toujours des conseils à
partager et des conseils à donner." Est-ce que
le domaine du Chasseur de Nouvelle France et les trois restaurants
de Mahébourgs sont les derniers projets d'Alain O'Reilley.
"Les derniers pour le moment. En 2008, nous allons les consolider,
les améliorer et puis voir ce qu'on peut faire d'autre
ici ou à Rodrigues. "
Pédagogie
Des prisonniers apprendront à écrire et lire
par le biais de La planète des alphas
"Voyez cette lettre, le a. Elle est drôle,
elle donne envie de rire. Et le rire commence souvent par ah
ah ah ah ! Ici, c'est le I, c'est une petite dame portant
quelque chose sur la tête et le ch qui fait penser
à un chat, parce que phonétiquement les deux lettres
donnent ce son
" Montrant les petites figurines
rigolotes et colorées représentant chaque lettre
de l'alphabet, les prison officers Sheik Mauhazam Pheerunggee
et Pascal Bellepeau s'embarquent dans un monde ludique. Ils expliquent
comment ces lettres sorties tout droit de La planète
des alphas faciliteront l'apprentissage de l'alphabet et l'écriture
aux prisonniers inscrits dans les classes des différents
centres de détention. En formation de 16 jours, à
la Société pour la Promotion des Entreprises Spécialisées
(SPES), une dizaine d'officiers a été initiée
à la méthode d'apprentissage qu'est la planète
des alphas : une pédagogie qui s'appuie sur le visuel
et le son, présentée en début d'année
à Maurice par deux experts belges, Patrick Van der Vliet
et Géraldine Henry de Frahan. Après cette séance
de formation, sous la houlette de Helena Langlois de SPES, les
participants sont appelés à mettre en pratique cette
méthode, l'année prochaine.
Si La planète des alphas se décline comme
un concept ludique, les prochains apprenants, eux, sont loin d'être
des enfants. Mais cette méthode, selon les officiers rencontrés,
séduit par ses supports : figurines, livres, CD, DVD
"Au vu de ce que nous avons pu constater, il ne suffira
que de quelques jours à l'apprenant qui a des difficultés
d'écriture pour arriver à écrire son nom",
relève Sheik Mauhazam Pheerunggee. La méthodologie
que vulgarise SPES semble avoir convaincu les officiers. "Elle
encourage l'apprentissage", avancent nos interlocuteurs.
Celle-ci favorisant l'interaction, dispose d'avantage d'atouts
en comparaison à celle en cours dans le mainstream. L'accès
à l'éducation en prison ou dans des centres de réhabilitation
permet à plusieurs détenus de reprendre leur scolarité
ou de se retrouver en situation scolaire pour la première
fois. Par le biais de la nouvelle méthode, assurent les
participants, "les bénéficiaires apprendront
rapidement l'essentiel et les choses pratiques qui les aideront
dans la vie courante. Notamment, utiliser une carte bancaire,
lire un contrat d'embauche." Par ailleurs, à l'issue
de leur formation, les officiers arrivent à la conclusion
que la planète des alphas, pourra appuyer la préparation
des 18 détenus de Beau-Bassin aux prochains examens de
Certficate of Primary Education et des 15 autres, qui prendront
part à ceux du School Certificate. Cette année,
les deux détenus de Richelieu qui se sont présentés
au CPE, ont pu décrocher leur certificat.
L'implémentation de la méthode La planète
des alphas, devrait se faire le plus tôt possible après
la rentrée de 2008. Les officiers, secondés par
un collègue respectivement, auront la responsabilité
d'introduire le concept dans les classes des structures pénitentiaires.
Et ce sans pour autant se substituer aux enseignants délégués
par le ministère de l'Education. Visiblement, conquis par
La planète des Alpha, ils ont tenu à rappeler
l'importance de l'alphabétisation en prison. "Celle-ci
revalorise les apprenants, lesquels à leur tour prennent
conscience de la pertinence de l'éducation, non seulement
pour eux, mais pour leurs enfants", disent-ils.
Maurice, premier port d'attache dans l'Océan Indien
Le Costa Marina: de nouvelles avenues touristiques pour Maurice
Le Costa Marina, véritable hôtel flottant,
mouille actuellement dans le Quai mauricien. Ce dimanche, le bateau
de croisière démarre sa première d'une série
de croisières dans le sud-ouest de l'océan Indien,
au départ de Maurice. Capables de transporter quelques
milles passagers, le Costa Marina, membre de la flotte
italienne, Costa Crociere, en opération depuis 1854, deviendra
une silhouette familière dans le paysage portuaire mauricien
jusqu'à mars 2008. L'équipage compte, en effet,
durant les trois prochains mois, transporter 11 000 passagers,
principalement d'Italie, de la France, d'Allemagne, d'Espagne
et de la Grande- Bretagne, à Maurice, avant le transit
vers d'autres horizons, à bord du Costa Marina.
Lors d'une présentation à la presse nationale et
internationale vendredi dernier, les promoteurs de ce projet,
en l'occurrence, la MTPA et Costa Crociere, n'ont pas manqué
de souligner "l'importance de cette première escale
du Costa Marina à Maurice. Ceci marque le début
d'une importante coopération interrégionale".
Roberto Ferrarini, de Costa Crociere, "se réjouit
de l'accueil réservé par la clientèle aux
nouvelles routes proposées pour les croisières de
cette flotte". Karl Mootoosamy, directeur de la Mauritius
Tourism Promotion Authority (MTPA), souligne lui que l'arrivée
de ce bateau de croisière concrétise un projet de
longue date, visant à transformer le paysage touristique
mauricien en y apportant une palette d'activités diversifiées.
Ce partenariat avec Costa Crociere, assure de nouvelles avenues
touristiques pour Maurice. Ainsi, les touristes, qui disposent
de l'option aérienne, via les vols d'Air Mauritius, peuvent
combiner leur voyage sur différentes destinations, en embarquant
à bord du Costa Marina. Pour les trois prochains mois,
le Costa Marina assurera six croisières de 14 jours chacune,
transportant quelque 1 000 passagers à Mahé (Seychelles),
Mombasa (Kenya), Mayotte, Nosy Be (Madagascar), Toamasima (Madagascar)
et La Réunion avant de regagner Port Louis, son port d'attache.
D'importants investissements sont prévus dans la région
portuaire afin d'améliorer le terminal des passagers à
Port Louis. L'objectif de ce projet est de positionner Maurice
comme une destination majeure de croisière dans l'Océan
Indien.
Agricultural Marketing Board
Meilleur prix d'achat pour le lait frais des petits éleveurs
Depuis environ deux semaines, l'Agricultural Marketing Board (AMB)
a décidé de majorer de Rs 4.50 le litre le prix
d'achat du lait frais produit par les petits éleveurs.
Ce prix d'achat garanti est, ainsi, passé de Rs 12.50 le
litre à Rs 17.
Cette révision à la hausse annonce-t-elle une révision
de la mesure annoncée par l'AMB de ne plus collecter le
lait des petits producteurs à compter du mois de mai 2008
? La question se pose, en effet.
Pour des raisons de pertes évaluées à quelque
Rs 5 millions annuellement sur son activité de collecte,
de pasteurisation et de commercialisation au grand public du lait
frais des petits éleveurs, l'Office des Marchés
avait, dans un premier temps, décidé de stopper
cette activité dès novembre dernier.
Toutefois, après des représentations et en vue de
permettre à ces quelque 1500 petits producteurs de trouver
des marchés alternatifs pour leur produit, un moratoire
de six mois leur avait été accordé. C'est
ainsi que c'est en mai 2008 que devrait, techniquement, cesser
la collecte.
Avec la décision de l'AMB d'accorder une hausse aux petits
producteurs sur le prix d'achat, se pourrait-il que les autorités
aient, finalement, décidé de continuer, au moins,
pour un certain temps encore, d'assurer cette collecte et de permettre
à ces petits producteurs de bénéficier encore
de ce marché garanti, quand bien même moins profitable
que certains débouchés que des éleveurs ont
pu développer auprès du marché touristique.
Les quelque 1500 petits éleveurs que compte le pays écoulent
entre 40 et 45% de leur production auprès de l'AMB. Le
marché touristique est, certes, plus lucratif mais les
acheteurs sont plus exigeants en termes de qualité.
C'est dans cette optique que la Nouvelle Découverte Cow-Breeders
Cooperative Society, par exemple, finalise son projet de modernisation
avec, notamment, la mise en place d'une unité propre de
pasteurisation. Ce projet a déjà été
soumis à l'approbation de l'Empowerment Programme.
Anou partazé
230 familles démunies reçoivent des colis de
nourriture grâce à IBL
Quelque 2000 employés du département Logistics,
Engineering & Commerce (LEC) d'IBL ont participé jeudi
dernier à une opération de partage auprès
de 230 familles démunies de la capitale. Baptisée
"Anou partazé", cette opération
visait à pourvoir à ces familles dans le besoin,
des munitions alimentaires en cette période festive. Les
230 familles ont ainsi reçu des colis de nourriture qui
devraient durer deux semaines. Accompagnés du Chief
Operating Officer du département LEC, Fabrizio Merlo,
les employés d'IBL ont remis des colis à quelques
mères de familles, lors d'une rencontre organisée
dans la cour de l'église de Roche-Bois. Dans la soirée
de jeudi, certains employés se sont rendus à l'Abri
de nuit de Port-Louis, pour effectuer le partage des colis de
nourriture avec les "tontons". Outre les colis
"Anou partazé", un dîner a été
organisé ce soir-là, avec les "tontons"
et les volontaires ayant travaillé sur ce projet. Cette
campagne de partage, avec la collaboration des volontaires de
Caritas et autres Forces Vives des régions ciblées,
notamment, Bois-Marchand, Riche-Terre, Baie du Tombeau, Roche-Bois,
Tranquebar, Pailles, Pointe aux Sables entre autres, s'insère
dans un cadre plus large, car les responsables du secteur LEC
d'IBL voudraient continuer cette collaboration visant à
soulager les gens ayant des problèmes liés au manque
de nourriture pendant toute l'année 2008.
Responsabilité sociale
BA offre une cuisine au couvent de Quatre-Bornes
Dans le cadre de son programme d'activités, British Airways,
qui vient de patronner un séjour en camp de vacances des
pensionnaires de SOS Villages, procédera à la veille
de Noël au lancement d'une autre de ses réalisations
sociales. Il s'agit de l'inauguration de la nouvelle cuisine de
l'orphelinat Cur Immaculée de Marie à Quatre-Bornes.
L'inauguration de cette nouvelle cuisine, qui a nécessité
un investissement de Rs 850 000, sera faite en présence
des députés de la circonscription, du Maire de Quatre-Bornes
et de diverses autres personnalités.
Demain soir sur MBC 3
Veillée de Noël en direct de l'église Saint-Augustin
C'est en direct de l'église Saint-Augustin, Rivière-Noire
que la Veillée de Noël 2007 sera télédiffusée
demain, 24 décembre à partir de 19h30 sur MBC 3.
Cette veillée et la messe seront présidées
par le père Pierre Laslandes.
Le lendemain, mardi 25 décembre, Jour de Noël, la
messe célébrée à 8h00 par le père
Raymond Zimmermann en la chapelle Saint Michel, Pont Praslin sera
aussi retransmise en direct sur Radio Maurice.
Le soir de Noël, à la télévision sur
MBC 1, l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat,
adressera son traditionnel message de Noël après quoi
une émission intitulée "Dieu à Visage
Humain" sera présentée par des paroissiens
de Notre-Dame-de-Mont-Roches, Roches-Brunes.
Deuxième fête chrétienne en importance après
Pâques, Noël célèbre la naissance du
Christ. Pour les chrétiens, Dieu se révèle
en Jésus qui vient vivre parmi les hommes.
Et en choisissant de prendre un corps de chair dans le plus grand
dénuement d'une étable, comme un sans-abri, et dans
la fragilité d'un nouveau-né, Dieu, selon les chrétiens,
se montre solidaire des plus faibles, des plus petits et des exclus.
Comme c'est aussi de tradition, des messes de Noël sont célébrées
à l'intention des prisonniers. Mgr Maurice Piat célèbre,
ainsi, une messe ce dimanche 23 décembre à la New
Wing de la prison de Beau-Bassin.
Dimanche prochain, 28 décembre, fête des Saints Innocents,
le père Laurent Rivet dira, à son tour, une messe
à l'intention des jeunes du Correctional Youth Centre.
Page d'Histoire
Quand des Mauriciens fabriquaient pétards et feux d'artifices
!
Les Mauriciens adorent les pétards et autres feux d'artifices.
Chaque année, pour diverses fêtes et, maintenant,
même pour les après-matches de Manchester United
et de Liverpool, ils importent et brûlent pour plusieurs
millions de roupies de ces feux de Bengale qui prennent diverses
formes pour l'émerveillement d'encore plus d'adultes que
d'enfants !
Mais, l'île Maurice n'a pas toujours fait venir des pétards
de Chine et d'Inde mais a essayé d'en produire pour sa
propre consommation. Cette production fut une des activités
originales de la pharmacie MM. Minet et Cie pendant dix années
jusqu'à ce qu'une terrible explosion tragique vînt
y mettre un terme quatre jours avant la fête de Noël
de 1877
La page d'Histoire de Week-End d'aujourd'hui
se fonde sur un reportage que fit le journal La Sentinelle,
le 22 décembre 1877.
"Hier matin, vers sept heures, écrit La Sentinelle,
la rue de l'Eglise (ndlr: aujourd'hui Sir William Newton Street)
a été le théâtre d'un événement
tragique des plus épouvantables. Deux élèves
en Pharmacie, MM. Houët et Couve, étaient occupés
avec un Indien, à manipuler dans l'arrière partie
de la maison de Drogueries de MM. Minet et Cie, des poudres et
des acides devant servir à la confection de feux pyrotechniques,
lorsqu'ils furent tous trois surpris par une détonation
aussi forte qu'un coup de canon, suivie dans la seconde même,
d'une explosion telle, que pendant cinq minutes, aucun d'eux n'a
conservé la connaissance de ce qui s'est passé.
Lorsque les employés de la pharmacie ont pénétré
dans l'arrière magasin, ils se sont trouvés en présence
de M. Couve ayant un oeil tout à fait endommagé
par les éclats provenant de l'explosion et de M. Houët,
tout encore abasourdi par la détonation, et plus loin,
hélas ! en présence du cadavre tout mutilé
de l'Indien chargé de la manipulation des poudres. Toutes
les étagères sur lesquelles étaient rangées
des potiches, des paubans, des flacons, des bouteilles contenant
des médicaments avaient subi un choc tel, que là
où quelques secondes auparavant existaient le plus grand
ordre et la plus grande symétrie, on ne voyait qu'encombrement
et désordre, ces vases ayant été pour la
plupart brisés et déplacés.
Il serait difficile de préciser au juste comment un pareil
événement a pu se produire. On ne peut ici que faire
des suppositions et s'arrêter à la conjoncture qui
se rapproche le plus de la vraisemblance. Les opérations
requises pour fabriquer des poudres qui devaient servir à
la composition des feux d'artifices sont excessivement délicates
et nécessitent des précautions bien grandes. Depuis
dix ans, MM. Minet & Cie font fabriquer deux ou trois fois
par an à l'approche de Yamsé (fête chinoise),
du jour de l'an, ou de toute réjouissance publique, une
certaine quantité de feux de Bengale. Depuis dix ans, c'était
toujours au même Indien, un employé aguerri et expérimenté,
que l'on confiait ce travail de manipulation. Jamais aucun incident
ne s'était produit. Comment donc a-t-il pu se faire, que
travaillant hier matin, sous les yeux de deux intelligents élèves
en pharmacie, il soit arrivé un malheur aussi grand que
celui que nous avons eu à déplorer ? On se perdrait
à rechercher les causes d'un événement aussi
inattendu. Il faut s'arrêter et croire à la fatalité.
En effet, rien ne pouvait laisser supposer que des acides, manipulés
dans un mortier ouvert, aurait fait explosion et, surtout, produire
une détonation qui devait être entendue dans un rayon
aussi étendu que la Plaine Verte, le Champ de Mars et la
rue Madame (dans le Ward 1V). C'est ce qui a pourtant eu lieu.
Il paraîtrait que l'Indien aurait pressé plus fortement
que de coutume sur les poudres qu'il mélangeait et que
c'est de là que serait provenue l'explosion. Nous opinons
d'autant plus que pour cette conjoncture que nous savons que la
manipulation de la poudre à canon et de toutes les poudres
pyrotechniques ne s'opère qu'avec la plus grande prudence
en Europe et que des personnes chargées de mélanger
le souffre et le salpêtre au charbon n'exécutent
ce travail qu'avec des gants ouotés, de façon à
ce que le frottement ne soit pas trop vif. Dans le cas qui nous
occupe, le mélange s'est opéré à l'aide
d'un pilon en bois pour mortier et il n'est pas à douter
que c'est la pression trop forte de ce pilon sur les substances
inflammables qu'est dû l'événement malheureux
qui nous occupe."
La Sentinelle ne rata pas l'occasion de faire remarquer
que, "la mort inattendue d'un travailleur aussi intelligent
que fidèle, les blessures reçues par MM. Houët
et Couve constituent un événement malheureux qui
doit rappeler à l'autorité qu'il est de son devoir
d'obliger les pharmaciens à prendre toutes les précautions
possibles pour la manipulation, dans l'intérieur de la
ville, des substances inflammables
Rien que de songer aux
dangers que la ville pourrait courir, doit donner à réfléchir
aux autorités et leur commander de faire acte de prévoyance
pour l'avenir
"
L'hommage de Mauritius Illustrated
En fait, l'accident tragique du 22 décembre 1877 fut une
terrible injustice pour la pharmacie de MM. Minet et Cie vu sa
grande contribution, à l'époque, dans le domaine
de la santé publique et également son esprit pionnier.
Établie dans l'île depuis 1862 par M. A. Minet, lequel
mourut deux ans après l'explosion, cette pharmacie était
incontournable dans le vieux Port Louis commercial. Elle employait
jusqu'à quinze personnes, dont des experts et se spécialisait
dans la vente au gros et au détail non seulement de produits
pharmaceutiques faits maison, mais également dans la vente
de matériels
de photographie. C'est pour le caractère
original et hétéroclite de son commerce d'ailleurs
que Macmillan lui consacre tout un article dans sa série
Mauritius Illustrated. Toutefois, Macmillan se réfère
à la pharmacie comme celle de M. Noël Couve et Co.,
car ce monsieur Couve l'avait, entre-temps, racheté.
"If one looks with discerning eyes at the display in the
pharmacie of Noël Couve and Co., Ltd, what potentialities
are realised in the numerous glass jars and other receptacles
filled with chemical compounds; what cures for obstinate and painful
maladies there are among the fluids and powders; what interesting
things could be written about the great variety of patent medicines,
ointments, and surgical and medical appliances that add to the
completeness of large assortment ! Then there are the varieties
of perfumery - essences instinct with the life of things, souls
of flowers wrested from the gardens of the world, and confined
in the pretty littles bottles that would be an acquisition without
their fragrant contents. Ordinary, indeed, the establishment may
appear to the non-reflective; but, to the observant and thoughtful,
how pregnant it is with the sugestions of the wonders and mysteries
of the healing art and hygienic welfare !", écrit
Macmillan.
La théorie de François de Cossigny
Mais l'explosion à la pharmacie de Minet et Cie ne fut
pas unique. Selon l'historien Albert Pitot, l'année 1774
fut marquée par l'explosion du Moulin à Poudre,
à Pamplemousses. Mais, ce genre d'incidents s'était
manifesté plusieurs fois avant François de Cossigny,
que d'aucuns affirment qu'il fut le véritable bâtisseur
de Port Louis bien que ce soit Mahé de Labourdonnais qui
en reçut la gloire, avait une théorie propre qui,
selon lui, expliquait ces explosions à répétition.
Ainsi, Gossigny racontait que, sous le gouverneur français
David (bâtisseur lui du Chateau du Réduit), pendant
un violent orage, la foudre étant tombée sur un
moulin à café appartenant à M. Dubuisson,
et y ayant causé des dégats, le propriétaire,
recevant la visite du gouverneur, le jour suivant, et voulant
le faire comprendre comment l'accident s'était produit,
reçut une telle commotion en touchant sans y penser une
pièce de la charpante, qu'il en fut malade pendant plusieurs
jours. Partant de là, Cossigny observa des propriétés
électriques bien accentuées chez certaines espèces
de bois de construction indigènes et il en conclut que,
comme les moulins à poudre étaient en partie construits
en bois du pays, il se pourrait bien faire que cette particularité
ne fut pas étrangère aux explosions dont la cause
était restée jusqu'ici inexplicable.
Mais, ni l'explosion chez Minet et Cie, ni ceux des Moulins à
poudre ne devaient faire disparaître chez les Mauriciens
cet engouement pour les feux d'artifices et autres pétarades.
Saviez-vous que le 24 août 1869, le maire de Port Louis
d'alors, Eliacin François, dont la générosité
était apparemment proverbiale, puisa de sa poche pour financer
des feux d'artifices afin que, à l'occasion de la fête
de la Cité, riches et pauvres, classes aisées et
classe ouvrière, puissent se réjouir d'un tel spectacle
? On le constatera certainement pour la veillée de Noël
et pour le réveillon du nouvel an prochain, celui qui amènera
les Mauriciens à ne plus faire éclater des pétards
n'est probablement pas encore né
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