m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 23 décembre 2007



  Arts scènes - Jean-Renat Anamah:La nature synchronisée
  ART interventions - R'ZOT: 2 lamé lor volant
  Les métiers d'art - Ravi Jetshan: "Tou sa la enn sel"
  Concert Tiësto, à Anjalay, samedi dernier - Les absents ont eu sacrément tort !
  National Dance Championship 2008 - 90 candidats commencent l'aventure
  Conte pour enfants
  Fâtes de fin d'année - Prévenir les excès alimentaires et alcooliques
  Auto moto - Acheter sa voiture à un particulier : Ce qu'il faut savoir…
  Sapin de Noël - X-mas : green and natural
  Noël à table
  Musique
  Bonnto Klip Awards - En attendant le 30 prochain…
  Shah Rukh Khan victime d'un chantage


Arts scènes

Jean-Renat Anamah:La nature synchronisée

L'homme qui oscille, solitaire, entre l'espace et le temps - c'est cette figure-là que Jean-Renat Anamah a choisie comme paradigme artistique dans son dernier spectacle Flow the river. Le vis-à-vis terrible de l'homme seul face à la déchéance de la nature et interrogeant son art. Questionnant les effets néfastes sur l'environnement et sur l'homme, Anamah compose un bouleversant hymne à la vie présenté au Théâtre de Port Louis hier.

Cela fait quelque temps déjà que Jean-Renat Anamah impose ses tripes et ses gestes cinglants à la danse contemporaine à Maurice. Sa chorégraphie prélevant son matériau dans l'espace, le temps et les corps. Son spectacle Flow the river va plus loin en articulant le geste quotidien et délivre le visible d'un moment intense où la nature est mise en danse. On reconnaît alors la puissance suggestive d'un esprit ouvert plus ou moins aux projets visionnaires.

Jeux de lumières, rivières aux eaux troubles, paysages inquiétants, Anamah a su chorégraphier dans son dernier spectacle l'équilibre précaire d'une nature aussi généreuse que menacée. Cette place inédite accordée à la nature marque moins un renouvellement thématique qu'un questionnement lucide par rapport à nos propres déchéances. Un artiste en pleine lumière s'interroge: "Nous sommes constamment alertés par ce qui se passe autour de nous… Nous vivons dans une fausse réalité où nos pieds ne foulent pas la terre." "The blood only circulates because of the river flow," phrase empruntée à Deepak Chopra, nous rappelle notre relation à la nature, déclare Anamah. C'est ce déclic qui l'a fait intervenir en tant qu'artiste. Le chorégraphe s'attaque à la représentation de la déchéance. Trois danseurs et, sur écran, des images qui piochent dans l'inventaire: "Blood, rain creation…" sur une musique rock de Massive Attack, Underworld, Future sound of London. Une chorégraphie faite d'échanges et de confrontations où le corps a sa juste place. Le déplacement, le glissement sur le plateau, la traversée en profondeur de ce qui palpite et vibre autour de nous mais aussi en dessous de la peau (comme ces injections dangereuses dans le flux sanguin): toutes ces variables participent à l'ampleur de Flow the river. 36 minutes de fureur, de refus, des plages de douceur aussi pour dire non au fléau de la drogue, au cloisonnement des ethnies, au rendez-vous manqué avec un plus large public - tout ce qui isole l'homme. Enfin, l'utilisation de la vidéo (Red House de Nadine Felipe) comme pièce maîtresse d'un dispositif scénique qui recourt à plusieurs médiums est parfaitement intégrée. Avec Flow the river, Jean-Renat Anamah et ses complices Natasha Petit, Steeve Rambhajun aspirent à sortir de l'insularité et à devenir des hommes de l'univers. Des artistes qui se servent du langage chorégraphique pour répondre à un état contemporain et un spectacle réussi grâce à l'aide financière de IV Play pour la location du Théâtre de Port Louis. Anamah signe aussi les costumes gris métallisé dans l'esprit fluide et trouble du spectacle.


ART interventions

R'ZOT: 2 lamé lor volant

L'art au service de la société: c'est ce que semblent dire ces grandes fresques destinées à sensibiliser le public sur l'importance d'être prudent au volant en cette période de fin d'année. Trois fresques réalisées par les membres du Groupe R'Zot lors d'un atelier de travail à Vacoas seront placées dans des lieux sensibles de la ville. Si le thème de la sécurité routière retrouve une actualité à chaque fin d'année avec les efforts redoublés de différents partenaires pour délivrer des messages forts, le groupe R'Zot a tenu à apporter sa contribution dans l'action sociale. En témoignent ces grandes fresques autour de l'excès de vitesse, le code de la route, l'excès d'alcool.

R'Zot termine l'année avec un bilan positif: cinq activités organisées depuis la fondation du groupe en septembre 2005. Des activités principalement axées sur le social. On se souvient des expositions en salle, en plein air, des ateliers de travail dans des hôpitaux psychiatriques (On the spot painting à Brown Sequard). Le groupe artistique vise à maintenir la même démarche pour 2008. Diversification des activités, exploration de nouveaux champs d'intervention sont à l'agenda. R'Zot envisage aussi un partenariat avec d'autres formations artistiques et une grande manifestation pour les jeunes. Le groupe comptait au départ six membres. D'autres artistes les ont rejoints pour le partage dans l'art. Le mot d'ordre pour 2008 sera l'organisation puisque le chef de file Faizal Dilloo nous dit qu'il est assez difficile de gérer un groupe artistique. Il parle de la nécessité de motiver en permanence les membres, de procéder à la vérification de leurs travaux et de s'assurer de la qualité esthétique des projets. Nul doute que la jeune association, ayant déjà fait ses preuves, pourra mener à terme d'autres projets autour de l'art et du social. Les pratiques artistiques à la frontière de la culture et du social pour contrôler la jeunesse ou interpeller le grand public ont définitivement démontré le rôle des jeunes passeurs de culture.


Les métiers d'art

Ravi Jetshan: "Tou sa la enn sel"

C'est un prénom qu'il a choisi pour en faire sa marque. Le sien car dans chacune de ses créations, il y a sa personnalité. Ravi Jetshan, jeune bijoutier, aime faire chanter les matériaux pour donner aux bijoux une part de rêve et l'instant précieux de l'émotion. Ravior: c'est un esprit de famille perpétué depuis 25 ans déjà. C'est aussi une reconnaissance qui va au-delà de nos frontières. Ravi Jetshan s'est distingué dans son art cette année au Festival de la mode (1er prix) et récemment au concours organisé par Enterprise Mauritius (catégorie bijoux) en obtenant deux prix pour des créations locales. Portrait d'un passionné.

En une fulgurante carrière, Ravi Jetshan a revisité la bijouterie à Maurice et revalorisé un savoir-faire ancien, manuel et sensuel. Installé à Quatre-Bornes, dans sa boutique-atelier ravior, le jeune bijoutier se bat pour faire perdurer un métier d'art qui emprunte au passé certaines valeurs. Il n'est pas seul dans sa boutique mais entouré de la famille ravior: son père, ses artisans, ses complices. Car ravior, c'est un art de vivre en communauté, un concept basé sur le partage et la confiance d'une clientèle amie. Cet amoureux de tous les matériaux (argent, or, diamant, titane mais aussi le bois d'ébène, le cuir, les galets) oppose à la technique une sensibilité et une volonté fortes. Son originalité: préserver, donner sa valeur au travail ancien et donner du sens et de la profondeur aux créations contemporaines. Dans sa déclinaison des matières recyclables ou la manipulation du bois et du sable, il fait en sorte que dans la mesure du possible la main de l'homme reste en contact avec la matière à transformer et respecte la nature.

L'histoire de bijouterie ravior remonte à 1982 et rappelle un savoir-faire transmis de père en fils. Ravi a toujours évolué dans l'atelier de son père Suresh Jetshan. Attiré par l'art en général, il commence à créer des pendentifs en cuivre pour sa mère dès son plus jeune âge. Il décide ensuite de se frotter à des professionnels pour avoir une formation. Cela dure 7 ans. Il voyage d'atelier de joaillier en atelier de bijoutier à Rome, à Paris, en Inde, affinant ses techniques.

Grâce à un savoir-faire local exceptionnel - récompensé en 2007 - Ravi donne libre cours à son imagination et dessine des bijoux uniques: des alliances portant des textes en créole ou ce pendentif avec un sablier pour dire que le temps passe vite à Maurice. La motivation du créateur provient davantage du patrimoine local précieux que du métal. Ce bijoutier trouve son plaisir dans le "métissage" des matériaux: or 18 carats, argent, titane. Ravior a été un des premiers bijoutiers à associer l'or au titane (matière en tube ou en plaque délicat à travailler). Pour réaliser ses créations, Ravi dessine le bijou au crayon ou sur l'ordinateur pour en définir les caractéristiques, forme, couleur, volume. Une collection éclectique alliant tradition et modernisme qui a pour noms: metal nuvo, asymetrik, disik, lava 70. L'idée est d'amener la clientèle à acheter des bijoux différents. Cette clientèle a le choix entre les créations en vitrine ou peut demander une création unique en fonction de son budget. Le bijoutier se lance alors dans une réflexion pour concevoir et réaliser le bijou. Dans la maison ravior, trois critères sont essentiels dans le travail de création: confort, durabilité et esthétique. 25 ans déjà que la clientèle apprécie cette rigueur du travail et a placé sa confiance dans cette famille de bijoutiers. Il faut préciser que bijouterie et joaillerie chez ravior ne représentent pas l'inaccessible. Il y a le souci de fabriquer des pièces à la portée du plus grand nombre. Ainsi certaines créations sont déclinées afin de répondre à différents types de clientèle. Les collections en vitrine se vendent à partir de Rs 490 et il faut compter Rs 2000 au moins pour une création. Le souci de Ravi est que ses créations soient portées par tout le monde en particulier ceux qui adhèrent aux valeurs de sa maison. Le jeune créateur valorise le concept d'unité et envisage un site pour inciter les gens à "koz kreol". Autres valeurs: se concentrer sur le positif ou développer une attitude responsable par rapport aux menaces sur notre environnement. D'où la collection "ami de la nature".

Entrez dans le monde de ravior, la finesse de la création, des artisans à la fonderie, au travail de polissage pour des créations uniques. Ravi observe cette famille de créateurs avec le sentiment que tout est relié. "Tou sa la enn sel."


Concert Tiësto, à Anjalay, samedi dernier

Les absents ont eu sacrément tort !

Tiësto est venu, s'est produit pendant pratiquement cinq heures et a enflammé le public de par sa musique électrisante. De mémoire de noctambule, on n'avait jamais vu ça. Ambiance du tonnerre, jeux de lumières magnifiques, organisation impeccable et feux d'artifices somptueux, ont fait de la House Rendez-vous III, organisé par Green Dot un succès retentissant sur toute la ligne.

Pourtant, le prix du billet, qui n'était pas à la portée de toutes les bourses et la tenue du concert au stade Anjalay à Belle-Vue, aurait pu décourager certains. Mais tel n'est pas le cas. Le public, qui s'était déplacé en grand nombre, en a eu pour son argent. Tiësto a fait son entrée sur scène quelques minutes avant l'heure prévue. En toute simplicité. Auparavant, les warm-up djs, David Jay et Bernard Desmarais avaient tous deux chauffé le public avec de très bonnes prestations.

Lorsque Tiësto s'est mis aux platines, c'était la folie dans le stade. C'est en interprétant un de ses tubes, Ten seconds before sunrise, qu'il a donné le coup d'envoi de cette nuit de folie. Acclamé par des milliers de cris de "Tiësto ! Tiësto !", c'est avec le sourire aux lèvres que celui qui est nominé pour les prochains Grammy Awards qui se tiendront aux États-Unis en février prochain, a montré que sa réputation n'est nullement usurpée. Pendant pratiquement cinq heures - sans que Tiësto ne fasse la moindre pause -, Anjalay était devenue Ibiza, dansait, se trémoussait au son de Tiësto.

Ce son et cette griffe Tiësto ont fait de lui non seulement le meilleur deejay au monde pendant trois ans, mais lui ont permis de réaliser les musiques de célèbres productions hollywoodiennes : Pirates des Caraïbes II et III. Ses tubes, dont Adagio For strings, lethal industry, love will come again, dance for life, olympic flame (réalisé spécialement pour la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques d'Athènes en 2004), trafic, driving to heaven, do you feel, in the dark, he's a pirate et break my fall, pour ne citer que ceux-là, ont enchanté ses milliers de fans et conquis ceux qui ne le connaissaient pas.

Et quand Tiësto a lancé son casque de dj, spécialement dédicacé dans la foule, avant de tirer sa révérence, sur le coup de 5h du matin, on n'en revenait toujours pas : Tiësto s'est produit à Maurice ! Et on en veut encore !

Les absents ont eu plus que tort.


National Dance Championship 2008

90 candidats commencent l'aventure

Sur plus de 600 candidats, 90 ont été retenus pour participer aux heat shows précédents les éliminatoires, demi-finales et finale du concours National Dance Championship organisé par Duet Entertainment à l'initiative de Jerry Nayna et William Randall.

Les auditions ont terminé. Démarrées le 16 novembre dernier au Fame Institute of Arts à Quatre-Bornes et poursuivies dans plusieurs centres de jeunesse à travers l'île, les auditions en vue du National Dance Championship ont accueilli plus de 600 candidats. Parmi, 90 ont été sélectionnés par le jury pour entamer l'aventure qui s'échelonnera sur 14 semaines au Paladium à Trianon, soit 11 représentations, incluant 8 éliminatoires, 2 demi-finales et une finale.

Lors d'une rencontre avec la presse mercredi dernier au Centre Marie Reine de la Paix à Port-Louis, William Randall, Managing Directeur de Duet Entertainment et animateur des shows a affirmé avoir été " impressionné par la prestation des participants sur la multitude de styles de musique. "

Les concurrents qui ont exécuté des danses sur une musique de leur choix, disposent de 45 secondes pour impressionner le jury et aussi gagner une place aux éliminatoires. Durant les auditions ainsi que tout au long du concours, le jury note les candidats sur leur chorégraphie, leur personnalité, leur aisance sur scène, leur costume et l'originalité. En attendant le Heat Show 1 qui aura lieu au Palladium le 5 janvier prochain, les premiers 18 concurrents devront donner le meilleur d'eux-mêmes aux répétitions intenses menées par des professionnels de la danse, Jerry Nayna et Nalini Aubeeluck.

La finale du National Dance Championship 2008 aura lieu en mars prochain. Le lauréat remportera un billet d'avion aller-retour pour Sydney, Australie où il passera une audition pour entrer dans une prestigieuse académie de danse, lui offrant la possibilité de poursuivre sa carrière de danseur sur le plan international. D'autres prix comportent une bourse d'étude d'un an avec Jerry Nayna, un ordinateur portatif, i-pod et d'autres cadeaux.

Un film sera diffusé durant la finale retraçant le parcours des finalistes jusqu'à la finale. Par ailleurs, à l'occasion de la fête de l'Indépendance, 15 finalistes participeront dans un show qui se tiendra au Caudan, à Port-Louis.

Les billets pour les Heat Shows du National Dance Championship sont disponibles dans tous les magasins IV play, Fame institute of Arts à Quatre-Bornes, au magasin Chez Maxime à Curepipe et à Photo Boutique à Curepipe. Pour plus de renseignements, appelez sur le 7039857.


Conte pour enfants

Décembre déjà. Nous ouvrons nos pages aux lecteurs qui ont voulu passer de l'autre côté du miroir. Vous avez été un certain nombre à nous envoyer vos propositions de textes pour Noël et vos illustrations. Nous avons concocté cette page avec un conte pour enfants de Jean Claud Andou et des illustrations de Jeanne Gerval Arouff, Krishna Luchoomun et Laval Ng qu'on abordera comme l'on veut. Il nous reste à présenter nos excuses à tous ceux qui ne se retrouveront pas dans cette page.

Noël et les oiseaux

La vieille Maria, institutrice retraitée, vivait seule en compagnie de son énorme berger allemand, Octave et de Clochette. Cette oiselle avait été recueillie par Maria alors qu'elle était tombée de son nid. Ce sont les grognements d'Octave tournant autour de la tremblante créature qui avaient d'abord alerté la vielle dame. Octave aurait pu n'en faire qu'une bouchée. Tout attendrie, Maria la prit dans la paume de sa main, la nourrit. Elle acheta ensuite une volière où elle enferma l'oiselle. Clochette prit des forces, grandit dans la cage qu'on avait suspendue au plafond du salon. Elle était reconnaissante envers la vieille dame de l'avoir sauvée. Mais à travers la fenêtre, elle apercevait le ciel, les nuages, les arbres majestueux où d'autres oiseaux voltigeaient et gazouillaient. Elle entendait le crépitement de la pluie, le murmure de la brise; elle admirait les rayons du soleil sur les feuilles. La vue de cette nature vivante la rendait triste.

Un jour elle aperçut sur le bord de la fenêtre un jeune et bel oiseau. C'était un mâle fringant. Clochette en tomba amoureuse et l'appela Loulou. L'oiseau prit l'habitude de rendre visite à Clochette. Mais il ne pouvait s'approcher d'elle car le grillage de la volière les séparait. Il était obligé de s'agripper inconfortablement aux mailles métalliques de la cage. La vieille Maria voyait cela d'un œil attendri et amusé. L'oiseau offrait à Clochette des miettes de pain, des morceaux de fruits, letchis, goyaves, jamalacs. Il lui offrait aussi de minuscules insectes frétillants, un vrai délice ! Cela changeait Clochette de son habituelle ration de graines achetées au supermarché du coin, rayon nourriture pour oiseaux.

Quand Loulou passait son bec à travers les mailles de la volière pour bécoter Clochette, celle-ci respirait dans le soyeux de ses plumes des senteurs de fleurs et pollen, des arômes de miel et de rosée, une saveur d'embruns. Tout cela donnait le vertige à Clochette. Parfois, dans un accès de colère elle voletait avec énergie dans la volière mais se heurtait au grillage.

"Dis à Maria de te rendre ta liberté", conseilla l'oiseau à Clochette. C'est ce qu'elle fit et la réaction de la vielle fut terrible. Elle entra dans une rage folle, traita Clochette d'ingrate. "C'est ce Loulou qui t'a donné ces idées de liberté. Si jamais il s'avise à t'enlever il aura à affronter ma colère", hurla Maria. Elle interdit l'accès de sa maison à l'oiseau, accrocha un second cadenas à la porte de la volière. Quand Octave le berger allemand apercevait Loulou dans le voisinage il montrait ses crocs menaçants. Ce n'est que tard dans la soirée quand Maria et son chien étaient endormis que le jeune oiseau pouvait enfin se faufiler dans la maison pour voir Clochette.

Noël approchait à grands pas. Un jour, une idée vint à Clochette. Elle réalisa que c'est peut-être le soir de Noël qu'elle aurait une chance de s'échapper. Elle en parla à Loulou et les deux oiseaux mirent au point un plan d'évasion. Il n'y avait qu'à attendre le grand soir et compter sur leur bonne étoile.

La nuit de Noël arriva enfin ! Le soir, le sapin était dressé dans le salon près de la volière de Clochette. La vieille Maria regardait la télévision en mangeant des chocolats. Ce soir-là, elle irait dormir tard. Clochette et Loulou avaient imaginé s'enfuir vers les minuits mais ils leur faudraient la complicité des personnages qui décoraient le sapin, les angelots, les petits lutins et la petite fée de Noël.

Comme vous le savez sans doute, chaque année à la veille de Noël, à partir de minuit, tous ces petits personnages prennent vie. Ils se mettent alors à descendre du sapin et à sautiller autour de l'arbre. Ce petit jeu dure une heure après quoi ils redeviennent des êtres inanimés. Clochette comptait sur cette heure de joie pour bénéficier de leur aide dans son plan d'évasion.

Quelques minutes avant l'heure fatidique, Clochette constata que tout était calme dans la maison. Maria s'était retirée dans sa chambre, et Octave le berger allemand ronflait enfin ! Loulou put alors se faufiler dans la maison à travers l'imposte. Quand les personnages du sapin s'animeront à minuit, les oiseaux leur expliqueraient ce qu'ils attendaient d'eux. Il fallait trouver les clefs et les soulever jusqu'aux cadenas de la volière. Loulou et les angelots avaient la possibilité de voler mais ils durent installer une corde pour les lutins. Ce ne fut pas une mince affaire. Ils firent plusieurs tentatives pour pouvoir attacher une corde aux mailles de la cage. Il fallait agir vite et silencieusement car Octave le cerbère dormait à côté. Chaque fois qu'il semblait se réveiller la petite fée de Noël s'approchait du chien, fredonnant une berceuse en s'accompagnant à la harpe.

En deux occasions les clés s'échappèrent des mains de nos petits amis et à chaque fois Loulou et les angelots ouvrirent leurs ailes, foncèrent en piqué et les saisirent à temps. Après de gros efforts pour faire tourner les clés dans serrures, la porte de la volière s'ouvrit enfin. Clochette était libre. Une heure du matin sonna. Les petits personnages eurent à peine le temps de regagner leur place dans les branches du sapin que toute vie les abandonna.

Clochette et Loulou s'enfuirent de la maison et s'envolèrent jusqu'au bosquet situé à cinquante mètres plus loin. Ils y passèrent la nuit, blottis l'un contre l'autre. Loulou guida Clochette jusqu'à son territoire où l'oiselle fut accueillie comme une reine. On organisa des noces somptueuses. Toute la gent volatile de la région se rendit au mariage. Ca pépiait, ça gazouillait, ça chahutait !

Ainsi se termine cette histoire d'amour. Mais j'ai oublié de vous dire que Clochette et Loulou eurent plus tard une ribambelle de petits oisillons.


Fâtes de fin d'année

Prévenir les excès alimentaires et alcooliques

Le mois de décembre, c'est souvent l'occasion de multiples rencontres ou festivités, accompagnées comme il se doit de bons repas et de quelques rasades. Entre les soirées entre collègues de travail, les invitations familiales, ou les réceptions de fin d'années, on ne sait plus où donner de la tête. Si ce n'était que ça. Il y a encore toute cette bouffe à préparer et à ingurgiter, tous ces vins et ces alcools qui l'accompagnent forcément. Si c'est le temps des fêtes, notre organisme lui - en particulier notre estomac - n'est pas toujours à la fête ! Sensation de poids sur l'estomac, nausées, vomissements, vertiges, langue pâteuse, maux de tête, ballonnements… Ce sont souvent les conséquences de nos excès de table…

La digestion débute dans la bouche, où la majeure partie des aliments est réduite de taille, mélangée avec la salive et transformée en une masse semi-liquide. Celle-ci est envoyée dans l'œsophage, pour arriver ensuite dans l'estomac. Les aliments y sont attaqués par les sécrétions gastriques, puis passent dans le duodénum et l'intestin grêle proximal où ils rencontrent les sécrétions digestives en provenance du pancréas, du foie et des cellules intestinales elles-mêmes, explique le Dr Denis Li Kam Wa, spécialiste en gastro-entérologie. "Face à la répétition de repas trop riches ou trop arrosés", dit-il, "notre appareil digestif sécrétant plus de suc gastrique, proteste (car le pylore se referme et les aliments restent coincés dans l'estomac), sous la forme de nausées, de ballonnements, de sensations brûlantes, de troubles intestinaux…". C'est ce qu'on appelle souvent "crise de foie". Mais la cause de ces malaises, à ce dire "je ne recommencerai plus jamais", résulte d'un repas trop copieux, trop arrosé ou trop gras affirme le médecin.

Que faire quand l'estomac n'en peut plus…

L'indigestion ne demande pas de traitement particulier. Elle guérit elle-même en quelques jours, à condition de ne pas provoquer encore le lendemain une indigestion. Pour améliorer son état, il existe plusieurs remèdes à base de plantes favorisant l'élimination des toxines. Par exemple, coupez sans éplucher un citron en rondelles. Versez dessus un litre d'eau et ajoutez une cuillère à soupe de miel. Laissez infuser et buvez de petites tasses (tièdes de préférence) tout au long de la journée et à renouveler le lendemain. Les infusions à base de mélisse, de verveine, de menthe et de romarin sont également bienfaisantes. Afin de reposer votre foie, oubliez les plats riches en graisse et en sauce et privilégiez un repas du soir très léger, et surtout les légumes. Contre les nausées, on peut prendre des comprimés effervescents à base de bicarbonate ou de l'eau minérale bicarbonatée. Si certaines plantes en infusion peuvent adoucir les brûlures d'estomac, les acidités occasionnelles peuvent être soulagées par divers médicaments vendus en pharmacie. Mais quand on parle d'indigestion, c'est la prévention qui se révèle la plus efficace. Certains aliments contiennent des produits qui peuvent déclencher des troubles digestifs et des migraines et favorisent l'excès d'acidité. Pour éviter les troubles, délaissez les plats en sauce, charcuteries, épices, moutarde, vinaigre. Les coupes maigres de bœuf, de veau, de porc et d'agneau, les volailles (sans la peau), les poissons frais, les fromages maigres, sans compter les légumes et les fruits, sont les aliments à privilégier, mais en petite quantité. Il est aussi important de prendre toutes les précautions nécessaires lors de la préparation, de la cuisson et de la conservation des aliments afin d'éviter les intoxications alimentaires. Notez que le tabac et les produits sucrés (bonbons, sodas…) consommés entre les repas sont des ennemis de l'estomac. Par ailleurs, les excès alimentaires et alcooliques mettant l'organisme à rude épreuve, pour recharger les batteries et compenser les pertes une cure de vitamine est conseillée. Les jus de fruits frais ou sans sucre ajouté sont également recommandés. En cas d'indigestion, il est aussi important de se reposer (en vous couchant de bonne heure) mais également de faire du sport, plus précisément, la marche.

Gueule de bois ou les lendemains douloureux

C'est le temps des fêtes, le temps de prendre un petit verre ici et là, de saluer tout le monde… et de se taper une (voire plusieurs) gueule (s) de bois…. La plupart des buveurs savent ce que c'est: le lendemain d'une soirée très arrosée, le réveil est difficile et même douloureux. La bouche est sèche et pâteuse, la soif est associée à des nausées, des sensations de ballonnements, les redoutables vomissements, et surtout, surtout il existe un marteau-piqueur dans la tête qui est prête à exploser !!

La gueule de bois, est une sensation commune après les excès d'alcool. Elle s'explique par la présence du composé intermédiaire de dégradation de l'alcool, qui s'accumule en attendant d'être décomposé en un produit non toxique grâce au foie. Pour beaucoup, le responsable de ces symptômes désagréables, c'est justement le foie. Et pourtant, notre foie n'y est pour rien, même si par contre son rôle est majeur dans la détoxication de l'alcool. C'est le métabolisme de l'alcool qui est en cause, en particulier sa dégradation en acétaldéhyde, dont l'accumulation, par dépassement des capacités d'élimination, serait en partie responsable des maux de tête et des vomissements. La seule façon d'éviter la gueule de bois est de ne pas trop en consommer. La surconsommation d'alcool cause une intoxication aiguë qui affecte plusieurs systèmes de l'organisme et présente donc des symptômes variés. Les plus fréquents sont les migraines, vertiges, accès de sueur, tremblements et insomnie, nausées, vomissements et diarrhées.

Lorsqu'il est trop tard et que la gueule de bois est là.

Si vous vous réveillez avec "la gueule de bois", surtout ne pas boire plus pour inverser le processus de gueule de bois, ça ne fera qu'empiré les choses… Il faut boire de l'eau en même temps ou après l'absorption d'alcool pour favoriser son élimination et éviter la déshydratation. La prise d'aliments concomitante ralentit l'absorption de l'alcool mais n'en diminue pas la quantité totale absorbée. Les maux de tête seront combattus avec du paracétamol. Les nausées et vomissements seront combattus avec les antiémétiques classiques. L'acidité gastrique et les brûlures gastriques peuvent être soulagées par un antiacide effervescent. Un antispasmodique peut être utile en cas de douleurs abdominales. Il faut éviter les aliments un peu lourds ou gras. Un petit bouillon de légumes serait plus approprié. Ouvrez les fenêtres pour renouveler l'air ou mieux encore, sortez prendre l'air.

Les choses à ne pas faire

Si vous savez d'avance que vous allez boire en quantité industrielle, il y a certaines choses à ne pas faire:

Ne pas mélanger plusieurs sortes d'alcools (liqueur, vin, bière, whisky…) qui rendent plus facilement malade et qui tendent à diminuer la vitesse d'élimination de l'alcool. Pensez à votre estomac…

Buvez de toutes petites gorgées et pensez à apprécier. Ne vous laissez pas influencer, prenez le temps de choisir la boisson qui vous fait plaisir. Essayez le plus possible de boire des alcools très transparents (clairs).

Attendez une heure entre chaque consommation, buvez tour à tour une boisson alcoolisée et une boisson non alcoolisée.

Boire beaucoup d'eau avant et pendant la consommation d'alcool.

Évitez de boire le ventre vide. La nourriture dans l'estomac ralenti l'absorption d'alcool par l'organisme. Plus vous mangez avant de boire de l'alcool et pendant que vous buvez, et plus les effets de l'alcool s'en verront amoindris. Évitez les aliments salés, sucrés ou gras qui donnent soif

Aux femmes: n'essayez pas de rivaliser avec les hommes. La tolérance à l'alcool est de plus variable selon "l'entraînement", selon le poids du sujet, selon le sexe (la femme est 2 à 3 fois plus sensibles).

On ne conduit pas après avoir bu de l'alcool.

Cessez de boire au moins une heure avant de vous coucher. Avant d'aller au lit, buvez au moins deux grands verres d'eau et évitez les analgésiques.


Auto moto

Acheter sa voiture à un particulier : Ce qu'il faut savoir…

S'acheter une voiture seconde main à un particulier n'est pas une mince affaire. Le marché des particuliers est celui qui offre le plus de choix de modèles d'occasion, à des prix souvent plus bas que chez un concessionnaire. Mais attention! Vous n'avez pas les mêmes garanties, ni les mêmes recours en cas de problème. Alors, pour être sûr d'être à l'abri d'une éventuelle arnaque, des petites précautions, de surcroît utiles s'avèrent nécessaires.

Les réseaux de vente entre particuliers sont désormais élargis aux petites annonces publiées dans les journaux, sur l'Internet et depuis peu dans des revues et sites web spécialisés. La prudence est donc de rigueur pour ces petites annonces publiées, qui dans bien des cas, ne sont pas conformes à la réalité. Quelques étapes en conseils à suivre:

Décryptez les petites annonces

Sur Internet comme dans les journaux, certains renseignements sont indispensables. L'annonce doit généralement mentionner: le modèle : certains véhicules existent en vingt versions différentes; la date d'immatriculation : si elle n'est pas précisée, c'est sûrement que la voiture n'est pas de première jeunesse; le kilométrage : s'il n'est pas mentionné, le compteur affiche sans doute un nombre de kilomètres impressionnant; des coordonnées : si le vendeur n'est pas joignable, ne persistez pas; et si le prix est affiché, ne vous emballez pas avant d'avoir vu le véhicule.

"Faible kilométrage" ne signifie pas forcément bonne affaire. Si elle est récente et affiche un grand nombre de kilomètres, cela signifie qu'elle a fait de la route. Ce qui est plutôt bon signe, car les longs trajets usent moins le moteur que de nombreux arrêts et démarrages successifs. Et de nos jours, on peut faire plus de 100.000 kilomètres sans inconvénient majeur, même avec une petite cylindrée. Il ne serait pas de trop de savoir par exemple, comment le propriétaire utilisait son véhicule ainsi que la distance parcourue par jour.

Si au contraire elle est ancienne avec un petit nombre de kilomètres, cela sous-entend qu'elle a été utilisée essentiellement pour de courts trajets urbains, ce qui accélère notablement l'usure du pot d'échappement, des freins, ainsi que du démarreur, de la batterie et de l'alternateur.

La cote est variable, elle fait référence à un prix moyen, calculé au 1er Janvier de l'année de mise en circulation du véhicule. Elle se réfère à un véhicule en état standard (pas d'usure anormale, carrosserie sans point de rouille et pneus usés au maximum à 50%.) Par exemple, le vendeur ne peut prétendre avoir à ajouter au prix toutes ses factures de remise en état (si la batterie est flambant neuve et le pot d'échappement aussi… c'est qu'ils méritaient d'être changés !) Quant aux options, elles peuvent faire augmenter la cote mais elles se déprécient vite : moins 30% la première année, moins 15% les deux suivantes, puis moins 10% de la quatrième à la septième année.

Cependant, les prix généralement à Maurice, sont définis par l'état du véhicule, son âge et sa marque. Les européennes se déprécient plus vite que les Japonaises. C'est le marché qui au fil du temps a détermine cette"règle". Mais c'est à vous de faire votre choix.

Prendre contact avec le vendeur

Commencez par vérifier son identité, et vous assurer que le véhicule correspond bien à l'annonce (modèle précis, kilométrage, année...) Entendez-vous bien sur les dates : il faut se référer à la date de première immatriculation précisée sur la carte grise (Horse Power) et non pas à la date d'établissement de la carte grise.

Vérifiez également sur la carte grise si le nom du vendeur correspond à celui inscrit sur sa carte d'identité. À gauche sur la carte, vérifiez si il n'y a aucun lien sur le véhicule pour s'assurer que la vente est autorisée ou pas. Surtout, si le véhicule vous intéresse, ne faites aucun dépôt, surtout pendant le week-end. Prenez rendez-vous pendant un jour de semaine, concluez la vente en un seul paiement et faites enregistrer le véhicule le même jour, si possible, même si la loi vous autorise à le faire dans un délai de 15 jours.

Mais avant tout, il est essentiel de poser les bonnes questions : Pourquoi la vendez-vous ? Quand l'avez-vous acheté ? Qui est le conducteur du véhicule et quel usage en fait-il ? Quelles sont les réparations et les pièces qui ont été changées ? Si c'est une deuxième main, qui était le conducteur précédent ? Un jeune conducteur, un retraité, un père de famille ? Avez-vous le carnet d'entretien du véhicule ? Avez-vous les factures ?

Si le vendeur ne peut répondre à certaines de ces questions, c'est mauvais signe, et s'il n'a pas le carnet d'entretien ou les factures, méfiance ! La voiture est sans doute mal entretenue, c'est peut-être même une ex-épave retapée pour la revente.

Si la voiture vous intéresse, ne négociez pas par téléphone, mais prenez rendez-vous pour la voir. En plein jour, et pas dans un parking, un garage ou un sous-sol mal éclairé : des vices extérieurs pourraient être camouflés. Et sachez qu'aucun recours n'est possible pour un vice qui aurait dû être visible à l'œil nu.

Comment et quoi inspecter

La carrosserie. Essayez toutes les portes : elles doivent fermer sans forcer et être bien alignées aux jointures ! Idem pour le coffre. Essayez également les serrures, y compris celle du bouchon de réservoir. Observez la surface du véhicule : si elle ne semble pas régulière, elle a peut-être été colmatée avec de la résine (quickfill). Si on note de légères différences de teinte, c'est sans doute qu'elle a été repeinte. Autant de traces indiquant qu'elle a eu un accident important Cependant, quelques rayures ou bosses peuvent avoir du bon : elles vous permettent de négocier le prix, selon la gravité des dégâts.

L'intérieur. Mettez-vous à la place du passager avant et testez toutes les positions du siège, (en avancement et recul maximum, inclinaison, hauteur) puis faites le même test à la place du conducteur. Soulevez la moquette pour traquer les trous. Examinez attentivement le compteur : il ne doit pas y avoir de trace de tournevis ou de griffures. Testez l'autoradio ou le lecteur de CD. Les pneus, y compris la roue de secours. Leur usure doit être uniforme sur toute la largeur. Inspectez les flancs et la profondeur des rainures, qui doit être au minimum de 2 mm.

Les feux. Placez-vous à l'avant, puis à l'arrière du véhicule, pendant que le vendeur fait fonctionner les veilleuses, les feux de croisement, les pleins phares, les clignotants, les antibrouillards et les feux de détresse.

Le démarrage. Demandez au vendeur de démarrer et observez la fumée qui sort du pot d'échappement: il faut qu'elle soit transparente. Si elle est noire, la carburation est à revoir ! Si elle est bleue, le moteur est usé. Blanche, il faudra changer le joint de culasse.

Essayez la voiture. Faites d'abord fonctionner les équipements principaux à l'arrêt : éclairage, ventilation, vitres ou toit électriques, verrouillage automatique des portes. Actionnez les rétroviseurs et les buses de ventilation. Démarrez et roulez (choisissez un endroit tranquille, sans danger, et pas une route ultra fréquentée !) Passez toutes les vitesses, y compris la marche arrière. Lâchez le volant en ligne droite, pour vérifier que la voiture ne tire ni à droite, ni à gauche, ce qui révélerait un problème de train avant. Freinez violemment à 30 km/h : les quatre roues doivent se bloquer en même temps.

Enfin, démarrez en première, le frein à main serré. Si vous ne ressentez pas de résistance et que le moteur cale, l'embrayage est à changer. Tout en roulant, écoutez bien les bruits mécaniques : il ne doit y avoir ni sifflements, ni sons anormaux. Une fois arrêté, soulevez le capot : vérifiez qu'il ne se dégage aucune fumée anormale, qu'il n'y a aucune fuite du liquide de freins. Une fois que le moteur est refroidi, assurez-vous que le numéro de série correspond à celui de la carte grise. Jetez un coup d'œil aux câbles et courroies pour vous assurer qu'ils sont en bon état, bien attachés. Quant à la batterie, si il y a un amas blanc et granuleux sur les bornes, c'est qu'elle est vieille et mal entretenue.


Sapin de Noël

X-mas : green and natural

Les rues attirent l'affluence des acheteurs en période où sont plongés petits et grands dans la féerie de Noël. Les enfants n'ont d'yeux que pour les jolis sapins où le Père Noël viendra déposer leurs cadeaux durant la nuit de lundi. En vente depuis jeudi dernier - date à laquelle a démarré la coupe -, des conifères seront érigés le 24 décembre dans les foyers de milliers de Mauriciens. Pinus elliotii, araucaria ou même une branche de filao : tous les sapins vont être ornés d'objets aux couleurs chatoyantes. Même si bon nombre privilégient le sapin artificiel, ce sont les sapins naturels qui demeurent les plus recherchés par les consommateurs. Cette année encore, parmi les sapins naturels, le pinus elliotii représente la majorité des ventes pour le département des Bois et Forêts du Ministère de L'agro-industrie, (environ 13000 unités).

Au détour d'une rue, dans une cour, de jolies guirlandes et les objets parés de couleurs étincelantes accrochés à un sapin brillent de mille feux. Parmi les milliers de foyers mauriciens qui installent un sapin dans leur salon à l'occasion de Noël, certains achètent des sapins naturels alors que d'autres préfèrent des sapins artificiels, dont la durée de vie est plus longue.

Sans remord

Vishnu Tezoo, du département des Bois et Forêts du Ministère de L'agro-industrie (qui s'occupe de l'abattage des sapins), rappelle qu'en achetant un sapin de Noël, le consommateur ne contribue pas à l'appauvrissement des forêts naturelles. Produit saisonnier, le sapin est planté spécifiquement pour les fêtes de fin d'année. Le consommateur peut donc acheter un sapin naturel sans remord. "Les consommateurs n'ont pas de crainte à avoir concernant la déforestation puisque les sapins vendus à Noël ont été spécialement cultivés pour l'occasion. D'ailleurs, après l'exploitation, on se met immédiatement à replanter les graines", explique Vishnu Tezoo. Par ailleurs, pour Dave Appleadoo de l'hypermarché Game, à Trianon : "There is a big demand for artificial trees because people are more into conservation and because it lasts for a long time." Ces dernières années, sont arrivées sur le marché de très nombreuses espèces différentes de sapins de Noël. Du coup, les consommateurs ont l'embarras du choix.

En période de coupe - qui a démarré le jeudi 20 décembre -, environ 200 personnes sont embauchées pour l'abattage et l'exploitation, dont des forests officers, laboureurs, bûcherons, chauffeurs, lorry loaders. Chaque année, environ 11000 à 13000 de sapins sont abattus. Vishnu Tezoo affirme ne pas être en mesure de connaître le nombre exact de sapins vendus à Maurice car "il existe aussi des individus qui en font une activité complémentaire et saisonnière et qui cultivent chez eux des sapins et les commercialisent ou les fournissent dans les magasins". Quoi qu'il en soit, des milliers de sapins naturels continuent d'envahir les rues.

Espèces vendues

Parmi les Pinus taeda, pinus elliotii, araucaria et cyprès qui poussent en grand nombre dans des régions comme Eau Bouillie, Vuillemin, Devoyenne, Florins, entre autres, c'est le pinus elliotii vendu à Rs 70 l'unité qui arrive toujours en tête des achats de sapins naturels. La présentation en motte et en pot ou avec un support type trépied est aussi prisée des acheteurs. Le sapin en pot présente l'avantage de pouvoir être replanté après les fêtes. L'araucaria, plutôt rare, vendu à un prix plus élevé et caractérisé pour sa bonne odeur et pour sa forme harmonieuse et équilibrée est très apprécié des consommateurs.

Cet arbre peut atteindre de belles proportions. Comme sapins de Noël, seuls entrent en ligne de compte de jeunes exemplaires, qui conviennent très bien pour la décoration. Devenu un objet de grande consommation pour le mois de décembre, les pins qui sont traités par le département des Bois et Forêts sont aussi vendus en gros (un minimum de 20) à Rs 60.

Plus rentable

Par ailleurs, de plus en plus, les consommateurs optent pour un sapin artificiel (en plastique), souvent pliable qui présente l'avantage d'être réutilisable pendant plusieurs années. Il peut aussi s'avérer indispensable pour ceux qui sont allergiques aux conifères. Ces sapins artificiels sont

Importés principalement de l'Asie et issus de l'industrie pétrochimique. Leur prix artificiel varie en fonction de la taille et de la qualité. La variété des tailles offre la possibilté au consomateur de choisir un sapin correspondant à la place disponible chez lui. Chez les marchands ambulants, les prix varient. Il se vend à partir de Rs 375. Les prix varient aussi dans les hypermarchés, dépendant de la taille et de la qualité. Selon Dave Appleadoo de l'hypermarché Game : "We have 12 different types of artificial christmas trees, from 1 m to 2.3 m, from Rs 250 to Rs 5000. We buy for 82 stores from various parts of the world, basically from Asia and South Africa. We also have a range of accessories."

Symbole et histoire

D'où provient cette tradition consistant à installer un sapin de Noël chez soi ? Pourquoi un conifère et pas un manguier, par exemple ? "Les conifères symbolisent le renouveau de la vie", explique le Père Henri Souchon.

Avant la fête de Noël, il existait déjà un rite païen lors des fêtes du solstice d'hiver : on décorait un arbre, symbole de vie, avec des fruits, des fleurs, du blé. Plus tard, on accrocha une étoile au sommet de l'arbre, "symbole de l'étoile de Bethléem qui guida les rois mages vers l'enfant Jésus", ajoute le curé de la paroisse de l'Immaculé. Les lumières représentent la vie et la foi. Les boules qui décorent le sapin rappellent la pomme d'Ève et d'Adam. La boule de Noël qui décore le sapin est née à Meisenthal en Moselle (France). Traditionnellement, on y accrochait des pommes mais en 1858, l'hiver fut si rigoureux qu'il n'y eut plus de pommes. Un artisan verrier eut alors l'idée d'apporter quand même un peu de joie à la fête : il créa des boules en verre représentant une pomme et d'autres fruits. C'est ainsi que la boule de Noël est née. Voici une explication de sapin de Noël donnée par le père Henri Souchon : "La raison pour laquelle le sapin est considéré comme sacré est parce qu'il est vert en hiver alors que les autres arbres perdent leurs feuilles. En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas. Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu'elle est un don."

Saint Boniface et le sapin

En 354, l'église institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne. Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité. On raconte qu'un moine évangélisateur allemand de la fin du VII siècle, Saint Boniface (né en 680), voulait convaincre les druides germains que le chêne n'était pas un arbre sacré. Il en fit donc abattre un. En tombant, l'arbre écrasa tout ce qui se trouvait sur son passage à l'exception d'un jeune sapin. À partir de là, la légende fait son œuvre. Elle raconte que Saint Boniface a qualifié ce pur hasard de miracle et déclaré dans sa même prédication : " Désormais, nous appellerons cet arbre, l'arbre de l'enfant Jésus. " Depuis, on plante en Allemagne de jeunes sapins pour célébrer la naissance du Christ. Au XIème siècle, l'arbre de Noël, garni de pommes rouges, symbolisait l'arbre du paradis. C'est au XIIème siècle que la tradition du sapin est apparue en Europe, plus précisément en Alsace. Les décorations de l'arbre de Noël sont identifiées comme le soleil, la lune et les étoiles, représentés par des boules et des guirlandes. Depuis, la tradition perdure au grand bonheur des petits et des grands.

(Source : internet)

1- Enneigé ou simplement vert, le sapin artificiel est plus pratique et dure plus longtemps

2 Sapin, lumière, guirlande, cadeaux ; tous se morfondent de la nuit magique de Noël

3- Artificiel ou naturel, le sapin est un objet de grande consommation pour le mois de décembre

4- La tradition consistant à accrocher des objets décoratifs pour illuminer son arbre de Noël est très ancienne

5- Coûteux mais à la senteur agréable, l'araucaria est très apprécié des consommateurs

6- Le filao est souvent utilisé comme sapin de Noël


Noël à table

Nous vous proposons cette semaine un menu spécial Noël composé d'une entrée, d'un plat principal et d'un dessert. Se sont mis aux fourneaux, pour l'occasion, trois spécialistes de la gastronomie, en l'occurrence le sous-chef Michel Rayar et le sous exécutif chef, Ruben Murday de l'hôtel La pirogue et le chef Feizal Chaumoo de Bake Master Co. Ltd. Les deux premiers signent l'entrée et le plat principal. Les recettes spéciales Noël sont faciles à réaliser et au final agréables pour les papilles. Les fruits de saison y trouvent leur place et apportent une touche exotique à chaque recette. Aussi, pour épater vos convives, faites preuve de créativité. Utilisez un emporte-pièce ou un petit bol pour donner une forme structurée aux différentes préparations. Si vous êtes amateurs de vin, Siven Thondoo, sommelier à La Pirogue, vous conseille d'accompagner le salami de canard d'un bon vin blanc, tandis qu'un mousseux conviendra parfaitement au dessert. Amateurs de champagne, gardez le même cru à chaque plat. Appréciez l'alcool de votre choix, mais n'en abusez pas !

Entrée

Salade de crevette épicée à la papaye verte et sa sauce au tamarin

Pour 4 personnes

Ingrédients: 500 g de crevettes décortiquées, 500 g de papaye verte râpée, 25 g d'oignon rouge émincé, 2 c. à soupe d'huile d'olive, 2 c. à soupe de jus de citron vert, 1 piment rouge coupé en petits dés, 5 g d'anis, 10 g de tamarin, 10 g de sucre roux, 20 g de citronnelle hachée, sel et poivre noir concassé

Préparation: Rincez les crevettes. Blanchissez-les (passez quelques secondes à l'eau bouillante) et réservez au froid. Dans un saladier, mélangez la papaye râpée, les oignons, une c. à soupe de jus de citron, le sel et le poivre. Marinez les crevettes avec le piment, le reste de jus de citron, du sel et du poivre. Mélangez la papaye et les crevettes. Réservez au froid.

Pour la sauce tamarin. Faites revenir dans une poêle, la citronnelle, l'anis, le sucre et le tamarin et deux tasses d'eau. Laissez réduire environ 5 minutes à feu doux. Passez au tamis et laissez refroidir. Dressez la salade sur un plat et nappez de sauce tamarin.

Plat principal

Salmis de canard et letchis, glacé au vin rouge

Pour 4 personnes

Ingrédients: 1 canard d'environ un kilo, coupé en morceaux, 500 g de letchis dénoyautés, 20 g d'oignon émincé, 1 tasse de vin rouge, 2 tasses de bouillon de volaille, 1 bâton de cannelle, 10 clous de girofle, une tomate émondée (passez à l'eau bouillante et enlevez la peau) et coupée en dés, 50 g de purée d'ail, 30 g de purée de gingembre, du thym, du persil haché, du piment en poudre, de l'huile, du sel et du poivre noir concassé

Préparation: Marinez les morceaux de canard avec la purée d'ail, de gingembre, la cannelle, les clous de girofle, le thym, le piment, le sel et le poivre. Laissez reposer pendant 2 heures. Faites revenir le canard dans de l'huile jusqu'à coloration. Ajoutez les oignons. Puis, déglacez avec le vin rouge et ajoutez la tomate. Laissez cuire pendant 3 minutes et ajoutez le bouillon de volaille. Laissez mijoter à feu doux jusqu'à ce que les morceaux deviennent tendres. Ajoutez les letchis. Vérifiez l'assaisonnement et rectifiez si nécessaire. Parsemez de persil haché. Servez avec du riz persillé ou nature et accompagnez ce plat de légumes.

Dessert

Bavarois de kiwi en dôme

Ingrédients: 3 kiwis, épluchés et coupés en rondelles, 5 kiwis épluchés et réduit en purée, 100 g de sucre, 1 c. à soupe de gélatine en poudre trempée dans 1/4 de tasse d'eau, 250g de crème fraîche montée, 6 disques de génoise (laquelle peut-être remplacée par des biscuits à la cuiller) et 100 g de confiture d'abricot. Pour le coulis de fruits rouges: 100 g de fraises/framboises réduites en purée avec 80 g de sucre glace.

Préparation: Chemisez le fond des moules en silicone de rondelles de kiwi et réservez au frais. Dans une casserole, portez la purée de kiwi et le sucre à ébullition. Retirez du feu et laissez refroidir. Faites fondre la préparation de gélatine au bain marie et versez dans la purée. Mélangez. Transvasez la purée dans un saladier. Ajoutez-y la crème fraîche montée et mélangez le tout délicatement. Retirez les moules du réfrigérateur et versez à hauteur de 3/4 le bavarois de kiwi. Posez un disque de fond de génoise sur la garniture et réservez toute la nuit au frais. avant de procéder au démoulage, préparez le nappage aux abricots: Mélangez 2 c. à soupe d'eau à la confiture d'abricot. Portez à ébullition. Démoulez les bavarois et glacez le dessert avec le nappage. Dressez chaque bavarois sur un plat et accompagnez de coulis aux fruits rouges.

Décorez vos assiettes, pour leur donner un air de fête. Formez des feuilles de houx et de petites baies rouges avec de la pâte d'amande.


Musique

No Problem, Christophe Rey

Il est écrit dans son dossier de presse que Christophe Rey est féru de Neil Young. No Problem, n'en dément pas. Même que cet album, décline au fur et à mesure les couleurs musicales de ce jeune artiste, qui propose un concept où le rock se greffe sur le folk et au tempo emprunté au séga pour devenir accessible. Et c'est sans aucun doute, là, le point fort de cet album, qui se laisse apprécier. Et qui donne l'envie à ceux qui découvrent ce jeune artiste de vouloir l'écouter jusqu'au bout. Sa voix, révèle un interprète sensible à l'accent velouté et ferme ! Les années d'études musicales à Cape Town ne sont pas étrangères à l'identité artistique de Christophe Rey. No Problem est un double album de 22 titres: dont The good with the bad, Who'll be there, Perfect, Distillery, Lousy lover, Less mwa revé, Manz ar li, Frankie… C'est entouré de belle brochette de références: Philippe Thomas, Noël Jean, Menwar, Jhonny Joseph, Christophe Bertin, Steve et Patrick Desvaux, que l'auteur de No Problem s'est assuré de la composition de son album.

Breathe Again, Linzy Bacbotte

Linzy Bacbotte prend un nouveau virage musical. Elle offre un nouveau souffle à son répertoire. Si elle a fait de nombreux heureux chez ses fans, par l'annonce d'un imminent album, il n'est pas impossible qu'à l'audition de celui-ci, la jeune femme en a déçu plusieurs. Pour cause, la Linzy de Breathe Again a mis aux oubliettes celle qui faisait rouler les amateurs de séga au rythme de sa voix ensoleillée. Et c'est une autre Linzy qui se présente. Une Linzy qui groove, qui envoie de la soul, qui flirte avec le reggae et qui chante tantôt en anglais… bref c'est une chanteuse que l'on redécouvre et qu'on aime ainsi. Cette facette de Linzy Bacbotte renvoie aussi au temps où elle s'essayait, si l'on peut dire ainsi, à Paris. Depuis, elle laissait entrevoir l'envie de changer de registre. D'ailleurs, pour ce retour dans la lumière, elle avait refusé de se réorienter vers le séga. Avec Breathe Again, elle ose et prend le risque de s'ouvrir à d'autres… horizons ! Linzy Bacbotte qui a depuis quelque temps ouvert une autre page de sa vie, livre ici son état d'âme avec des notes subtiles. En résumé, Linzy est tout simplement sublime. Breathe again qui a fait son entrée dans les bacs, la semaine dernière, renferme dix titres dont, Tout donner, Solena, Amoureuse, I've changed, Another chance… Christophe Rey et Eric Rima sont les invités de la chanteuse.

Seggae Mania 2, Tian

Christian Corentin ou Tian assure une présence régulière dans le secteur. Le chanteur qui termine l'année avec le deuxième volume de Seggae Mania, débarque avec des compositions telles: Ensam, Fam mo lalimiere, Zanfan l'afrik, Trankilité… Seggae Mania 2 qui porte le label de OSB Co Ltd reste fidèle à l'esprit qu'a toujours affiché Tian. Ce dernier que l'on retrouve ici à la guitare solo, a fait appel à des musiciens avec lesquels il collabore habituellement. En l'occurrence, Jean-Michel Ayoung, Jean-Luc Clair, Joël Chengen entre autres.

Les meilleurs élèves des classes de Charles en DVD et CD

C'était un beau projet qui a servi de tremplin à de jeunes artistes de tous bords. "Les Classes de Charles", initiative du Centre Charles Baudelaire lancée en milieu d'année sont désormais en DVD et CD audio. La Foule, Ekzilaüs, Castle Vi, Bluesky Tribe, NSZ Connection, Equipage et Larché, en d'autres mots les meilleurs élèves des classes de Charles se retrouvent en live sur les deux enregistrements avec deux titres respectivement. Outre Maurice, le DVD de promotion sera envoyé à tous les centres culturels de la région, aux programmateurs musicaux de la Réunion et de France.

Rasta Perros et Avoyé Séga V, Cassiya production

Claude Lafoudre, l'interprète du populaire Bourik mo tonton, sera bientôt de retour avec un prochain album: Rasta Perros. En effet, Claude Lafoudre est originaire de Diego Garcia. Ses origines restent sa principale source d'inspiration. Avec Rasta Perros, il proposera Bef Daouma, lambiance l'ocean, Ti Fam… Autre production annoncée: Avoyé Séga V. Celle-ci renferme une palette de succès tels Wo yo yo, La drogue, Shalom, Missié Olivié, Anglais ran moi mo mari, Fam… Ce titre est interprété par la chanteuse seychelloise, Jenny de Létourdie, laquelle avait enregistré un sublime album, portant le label de Cassiya, il y a plusieurs années.


Musique seychelloise-Laflamm veut séduire Maurice

Après Dézil, Jean-Marc Volcy et les Bwa Gayak, c'est au tour de Laflamm de se produire à Maurice. Ce groupe des Seychelles, qui était invité à participer à une soirée à Mahébourg, dans le cadre de la Noël, a profité pour se faire connaître du public mauricien. Le groupe, qui se produit dans les différentes activités culturelles de l'archipel avec du séga et des reprises, est composé de quatre musiciens et un chanteur. Et c'est le claviériste Alain Baco qui en est le leader. Aux Seychelles c'est le titre Martin lo pye dibwa qui cartonne sur les ondes de la SABC !


Bonnto Klip Awards

En attendant le 30 prochain…

Il y avait des récompenses pour les talents confirmés, la relève, les coups de cœur… Tous méritant leur auréole à juste titre. La deuxième édition des Bonnto Awards, enregistrée vendredi soir au Théâtre Serge Constantin a été un moment fort en émotion pour les artistes qui enrichissent la culture musicale mauricienne. Cette reconnaissance de l'équipe d'Independent Productions n'est pas des moindres ! Nous ne dirons pas plus sur les gagnants qui ont quitté le théâtre, heureux, chargés de cadeaux et d'un trophée. Le public découvrira les grands lauréats de cette deuxième édition le 30 prochain, sur la première chaîne de la MBC… Entre-temps nous ne pouvons que souligner la démarche honorable d'Independent Productions et le dynamisme de Bruno Raya, qui au bout de quelques années ont d'une part contribué à la promotion de la musique locale et d'autre part déclenché un engouement pour la réalisation de clips. Il n'y a pas très longtemps, le marché des vidéos clips locaux était quasiment pauvre. Dorénavant, celui-ci a non seulement connu un boost intéressant, mais encouragé les réalisateurs à faire preuve de créativité et de recherches techniques aboutissant à des résultats prometteurs. Par ailleurs, Bonnto Klip a été jusqu'ici un catalyseur pour des talents qui même avec des moyens du bord ont réussi à mettre en boîte un single, lequel une fois diffusé, devient une ritournelle populaire. Pour en revenir à la cérémonie de vendredi dernier, les passages d'artistes non-primés ponctuant les remises d'awards ont été des moments détonants. L'on retient entre autres la prouesse des jeunes danseurs de hip-hop qui ont accompagné Master Kool B et Zanzak, lesquels ont pour l'occasion gratifié d'une chanson spéciale Bonnto…


Shah Rukh Khan victime d'un chantage

Shah Rukh Khan, le monstre sacré de Bollywood aurait été victime d'une tentative d'extorsion de fonds, il y a quelque temps de cela. King Khan aurait reçu plusieurs coups de fil du gangster Bunty Pandey qui aurait essayé de lui rançonner la somme de £ 50 000.

La presse indienne relate que le voyou aurait envoyé six de ses hommes pour aller parler à l'acteur, peu enclin à céder au chantage. Shah Rukh se serait alors empressé d'avertir la police criminelle et la police anti-terroriste de Mumbai. La police a mis son téléphone sur table d'écoute et a dépêché une équipe sur place afin de sécuriser Manat, la résidence des Khan. Contacté par les journalistes, la secrétaire personnelle de Shah Rukh a déclaré ne pas être au courant de l'affaire. La police a aussi démenti cette information lorsque le Times of India est venu interroger certains officiers. Difficile donc de savoir s'il s'agit d'une rumeur ou si l'intéressé, SRK a tout mis en œuvre pour que l'affaire ne s'ébruite pas.

Gangster notoire, Bunty Pandey fait partie du gang de Chotta Rajan, un mafieux recherché, entre autres, pour le meurtre de 17 personnes. Chotta Rajan est, quant à lui, le lieutenant du célèbre Dawood Ibrahim, parrain du crime organisé à Mumbai, recherché par Interpol pour terrorisme.

Sanjay Dutt: adieu aux kilos superflus

Libéré de prison, le 29 novembre dernier, Sanjay Dutt, qui est en liberté conditionnelle, a repris le chemin des studios. A 50 ans, l'enfant terrible de Mumbai, a décidé de se refaire une santé: adieu aux kilos superflus et au ventre rond. Sanjay Dutt a pris les choses en main avec la ferme intention de retrouver le corps d'athlète qu'il arborait encore il y a quelques années. Pour cela, Sanjay a recruté la crème des entraîneurs: Mark Twight, alpiniste de l'extrême reconverti dans le coaching des stars d'Hollywood. C'est lui qui a personnellement entraîné les acteurs et les cascadeurs du film 300. Plusieurs mois de stages intensifs ont d'ailleurs été nécessaires à Mark Twight pour que ses élèves deviennent de solides et fiers guerriers spartiates. Un entraînement conçu pour l'acteur, Gérard Butler, le roi Léonidas, a dû être élaboré par Mark Twight pour lui donner toute sa crédibilité de chef de guerre des 300.

"J'ai encore du travail à finir pour l'instant. Mais à la fin du mois de février, il (Mark Twight) débarque de Los Angeles. Je commencerai à m'entraîner avec lui immédiatement. Donnez-moi juste six mois et je vous promets que j'aurais un eight pack abs (une série de huit abdominaux). Un eight pack abs est quelque chose de nouveau ici mais en Occident, c'est quelque chose de commun. Vous devez pousser votre corps au maximum pour y arriver mais c'est un processus laborieux", a déclaré Sanjay, au Times of India.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 23 décembre 2007