f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 23 décembre 2007



  Décédé à Trinidad - La contre-autopsie de Navin Cheetamun rendue impossible faute d'organes vitaux
  Dans la journée d'hier - Quatre arrestations par l'ADSU dans le braquage de Betonix
  Incidents à Lallmatie - Huit suspects arrêtés
  Brèves
  Photographe attaqué en pleine rue - Un suspect avoue ; trois arrestations
  Mésaventures touristiques - Des Mauriciens se disent victimes d'un tour en Inde "très mal organisé"
  Se disant victime d'injustice de son employeur, la MSTC - Prem Dhookee entame une grève de la faim, demain, à la veille de Noël à Plaine Verte
  Réunion - L'enfant du pays menacée de perdre le titre de Miss France


Décédé à Trinidad

La contre-autopsie de Navin Cheetamun rendue impossible faute d'organes vitaux

La dépouille mortelle de notre compatriote Navin Cheetamun, 31 ans, retrouvé mort noyé dans une piscine de l'hôtel Hilton, à Trinidad, est arrivée à Maurice en début de semaine. Cependant, la contre-autopsie demandée par la famille du défunt n'a pu être effectuée comme il se doit par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO). Pour cause : le défunt a été dépouillé de tout organe vital qui aurait permis d'établir la cause du décès. Le Dr Boolell se dit "scandalisé" par ce constat et a rejeté les conclusions d'asphyxie par noyade établie par son confrère de Trinidad.

À l'examen de la dépouille mortelle de Navin Cheetamun, le Dr Boolell et ses collègues ont été sidérés de constater que ce dernier avait été dépouillé de tous ses organes vitaux et avait été rempli de papier et de produits chimiques visant à embaumer et préserver le corps le plus longtemps possible jusqu'à son inhumation à Maurice. C'est avec une immense déception que le CPMO a communiqué son observation aux parents et proches du défunt.

À Week-End, qui l'interrogeait au sujet de cette contre-autopsie qui n'a pu avoir lieu, le Dr Boolell devait faire ressortir : "C'est scandaleux qu'on ne m'ait pas donné les moyens nécessaires pour rassurer les parents en ce qu'il s'agit des circonstances exactes du décès de Navin Cheetamun." Vu l'impossibilité de confirmer ou d'infirmer la cause du décès, le Dr Boolell a rejeté les conclusions de son confrère de Trinidad qui a conclu que Navin Cheetamun est mort d'"asphyxia drowning". Le Dr Boolell a confirmé qu'il a choisi de rejeter le certificat du décès de son confrère. Un autre certificat de décès a été émis à Maurice, avec la remarque explicite que la cause du décès n'a pu être déterminée.

Pour rappel, au début du mois de décembre, Navin Cheetamun avait été retrouvé mort dans la piscine du Hilton Trinidad Hotel, à St Ann's. Navin Cheetamun, qui avait été à un moment donné perçu par les autorités de Trinitée et Tobago comme étant Canadien, avait émigré pour le Canada il y a quelques mois de cela et était employé comme Financial Analyst auprès d'une compagnie d'assistance à une des banques de Trinidad. Il avait également travaillé à Maurice pour le compte de la Mauritius Commercial Bank.

Le Trinidad & Tobago Express avait fait ressortir que notre compatriote aurait été aperçu nageant dans la piscine de l'hôtel aux alentours de 19h30 le soir de sa mort. Quelques minutes plus tard, son corps devait être découvert au fond de ladite piscine. Le manager de l'hôtel, Ali Khan, interrogé par le même journal, avait souligné que l'heure à laquelle Navin Cheetamun nageait dans la piscine était peu habituelle.

Les proches du défunt récusent la thèse de la noyade, d'autant plus que Navin Cheetamun n'aimait pas les piscines.


Dans la journée d'hier

Quatre arrestations par l'ADSU dans le braquage de Betonix

Des escouades de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), menées par les inspecteurs Cheetoo, Lutchmun et Frichot, ont procédé dans la journée d'hier à l'arrestation de quatre suspects dans le cadre de l'enquête sur le braquage de la compagnie Betonix avec le vol de Rs 350 000 en liquide et des chèques d'une valeur de Rs 2 millions. Les trois principaux prévenus interpellés sont Michael Peeron, Richard Antoine et Dario David. Une quatrième suspecte, Jane Ramasamy, aussi connue sous le sobriquet de Cousine, est également sous les verrous pour complicité.

Michael Peeron, qui avait été initialement soupçonné de faire partie de la bande des braqueurs de Shibani Finance Foreign Exchange de Quatre-Bornes, survenu jeudi (voir texte plus loin) et ses deux complices sont en détention policière pendant le week-end et devront y passer la Noël après leur comparution en cour demain, lundi. Michael Peeron a été exonéré de toute participation au hold-up sanglant de Quatre-Bornes parce qu'au moment de cette agression il était contrôlé par des éléments de l'ADSU à Port-Louis, jeudi aux alentours de 13 heures.

Après l'arrestation de ces trois suspects hier, l'ADSU a également arrêté Jane Ramasamy. Elle est soupçonnée par les limiers de l'ADSU de faire partie de la bande des braqueurs. Lors d'une perquisition à son domicile, les limiers de l'ADSU ont saisi une somme de Rs 39 000 dissimulée dans un haut-parleur, deux paquets de gandia et deux armes tranchantes, qui portaient des traces de sang. Jusqu'ici, très peu de détails ont transpiré en ce qu'il s'agit de leurs interrogatoires respectifs hier. Un cinquième suspect est activement recherché dans le cadre de la même affaire.

C'est aux alentours de 17h10 vendredi que deux individus, portant casques intégraux, ont fait irruption dans les locaux de Betonix, sis à l'avenue Peuplier, La Tour Kœnig. Les deux bandits étaient tous deux armés de sabres. Ils devaient se ruer en direction de Marie Diana Valerie Madanamootoo, 33 ans, qui y travaille comme wages clerk. Selon sa version des faits, l'un des deux individus lui a asséné un coup de sabre à l'épaule. Les deux hommes ont ensuite vidé le contenu d'un tiroir, qui renfermait environ Rs 350 000 en liquide et des chèques totalisant Rs 2 millions. Les bandits se sont ensuite enfuis à moto. Elle n'a pas été en mesure de relever le numéro d'immatriculation du deux-roues.

Des suites du braquage de Betonix, qui est survenu le lendemain de celui de Shibani Finances à Quatre-Bornes, les Casernes centrales ont émis des directives strictes à toutes les forces de police afin de procéder au early arrest des suspects dans ces deux affaires. Ainsi, l'ADSU, de même que différentes équipes de la Criminal Investigation Division à travers l'île et la National Intelligence Unit ont été appelés à travailler en étroite collaboration pour endiguer la marée montante des braquages par ceux opérant à moto.


Incidents à Lallmatie

Huit suspects arrêtés

Les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT), assistés de leurs collègues de la CID de Flacq, ont procédé à l'arrestation de huit suspects qui auraient pris part dans les échauffourées de la semaine dernière. Parmi les personnes arrêtées, le principal suspect, Mehdi Ramsamy, qui s'est constitué prisonnier cette semaine, et un policier.

Comme on le sait, dans la soirée de jeudi de la semaine dernière, de violents incidents étaient survenus à Lallmatie. Six membres des familles Maudhoo, Narainnen et Arnallon ont été passés à tabac par une bande d'individus, qui auraient eu Medhi Ramsamy à leur tête. C'est un différend politique existant de longue date entre agresseurs présumés et victimes qui serait à l'origine des agressions. Une Toyota Vitz, immatriculée M 50, appartenant à Umesh Maudhoo, stationnée à Gandhi Road, Lallmatie, a été ravagée à coups de batte de cricket. Umashankar Maudhoo (40 ans), Umesh Maudhoo (37 ans), propriétaire de la voiture abîmée, Prakash Maudhoo (42 ans), Devadassen Narrainen (43 ans), Shiva Narrainen (29 ans) et Kallee Arnallon (32 ans) ont été hospitalisés des suites des agressions dont ils ont été victimes.

L'enquête policière, placée sous la supervision de l'assistant commissaire de Police (ACP) Yousouf Soopun et conduite par l'inspecteur Dieudonné Gérard progresse de façon satisfaisante. À hier, huit suspects avaient été écroués et d'autres arrestations sont à prévoir.

D'autre part, les quatre policiers qui étaient arrivés en premier sur les lieux et qui avaient dû battre en retraite afin d'alerter les renforts et afin de ne pas perdre la vie protestent énergiquement contre leur transfert qu'ils considèrent comme étant "punitifs" et "politiquement télécommandé". Ces policiers sont d'avis que leur transfert est "loin d'être justifié" car leur réaction, qui aura été de se soustraire à la furie des agresseurs afin d'ameuter les renforts, aura permis de désamorcer la situation. "Si nou ti perdi lavi, ki ti pou arrivé dans Lallmatie ?" se demandent ces policiers.

D'autre part, les forces vives de Lallmatie s'organisent afin de dire non à la violence. Les forces vives, par la voie de leur porte-parole, Ravin Maudhoo, ont fait ressortir par voie de communiqué que le contentieux en question n'est pas entre deux gangs. "Frankly speaking, a gang consisting of people of our village and from nearby villages came to molest one person. The neighbours living some sixty metres from the victim's house, while trying to interfere on humanitarian groud, got themselves beaten by rackets, electrical bouncers, samurais and other weapons".

Les forces vives continuent de ce fait à mobiliser les habitants de la localité afin de rejeter la violence.


Brèves

Une maison inhabitée détruite à Bain-des-Dames

Les pompiers de Port-Louis ont eu fort à faire hier matin, afin de circonscrire un incendie survenu dans une maison inoccupée à Bain-des-Dames hier matin. Selon les renseignements recueillis à cet effet, ce serait le feu mis à un tas d'immondices qui se serait propagé et a incendié une maison en bois et en tôle. L'incendie menaçait de se propager à d'autres maisons, mais les soldats du feu de la capitale ont empêché le pire.

Un policier soupçonné d'avoir maquillé un accident fatal

Un officier de police est dans le collimateur de ses collègues. Il est soupçonné d'avoir maquillé un accident fatal en hit and run. Selon nos renseignements, c'est aux petites heures du matin de jeudi qu'un corps a été découvert au milieu de la route, à Petit Gabriel. Le policier aurait fait comprendre qu'il ne savait pas qu'il avait heurté quelqu'un. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO) a été dépêché à Rodrigues pour les besoins de l'autopsie de la victime.

Rs 371 000 volés d'un supermarché

Un vol audacieux est survenu dans un supermarché de Pointe-aux-Cannoniers la semaine dernière. Les voleurs s'y sont introduits en faisant un trou dans la toiture. Ils devaient faire main basse sur les articles suivants:

(i) 132 cartouches de cigarette of cigarette,

(ii) 2 cartons de chewing gum

(iii) 36 piles électriques,

(iv) 20 boîtes de chocolat,

(v) 340 cartes téléphoniques prépayées,

(vi) 3 boîtes de préservatifs,

(vii) Des euros et des dollars totalisant Rs 95 000

(viii) Rs 130,000 en liquide

La valeur totale de la marchandise volée: Rs 370 900

Rs 300 000 enlevées de son compte en banque

Un employé du ministère de l'Agriculture, âgé de 57 ans, a été victime d'une ponction de Rs 300 000 de son compte en banque de la State Commercial Bank (SCB). Dans une déposition consignée à la police la semaine dernière, il devait faire ressortir qu'un individu s'était présenté chez lui le 30 novembre dernier comme étant un manager de la SCB et lui disant qu'il avait obtenu un Premium de la Life Insurance of India (LIC). L'individu lui demanda alors de lui remettre sa carte bancaire et son code PIN, ce qu'il fit. L'individu devait alors couper la carte bancaire avec des ciseaux. Le 17 décembre, lorsqu'il se rendit à la banque pour des transactions, il devait alors constater qu'une somme de Rs 300 000 a été retirée de son compte. Une enquête policière a été ouverte au sujet de cette étrange affaire.


Photographe attaqué en pleine rue

Un suspect avoue ; trois arrestations

Les éléments de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) ont procédé dans la soirée de vendredi à l'arrestation de trois suspects qui pourraient être impliqués dans différents cas d'attaques à main armée, impliquant l'utilisation de motocyclettes et de casques intégraux. L'un d'entre eux, Nicoss Didier Romain, 23 ans, habitant angle des rues Sister Marie Clémence et Venkatasamy, Plaisance, a avoué être un des auteurs du vol perpétré en pleine rue, la veille, contre le photographe du Défi Plus Hans Morris.

C'est en agissant sur la base de renseignements précis qu'une équipe de l'ADSU a effectué une perquisition au domicile de Nicoss Didier Romain en début de soirée de vendredi. Lors de cette perquisition, outre Nicoss Didier Romain, deux autres suspects, à savoir Ricardo Jean Clifford Romain, 47 ans, habitant Camp Levieux, et Josian Michael Calice, 47 ans également, habitant Plaisance, ont été appréhendés. Lors de l'opération policière, les éléments de l'ADSU devaient mettre la main sur sept doses d'héroïne et saisir deux motos, immatriculés 169 M et 1634 M, de même que trois casques intégraux. Les trois suspects ont été maintenus en détention policière en attendant leur comparution en cour de Rose-Hill, demain, lundi.

C'est aux alentours de 15h45 jeudi que le photographe du Défi Plus a été attaqué, alors qu'il circulait à moto à la jonction des rues Dr Lesur et Dupont. Dans un premier temps, deux hommes devaient l'aborder. Sous la menace d'une arme blanche, ils lui ont volé son appareil photo et un flash, un téléphone cellulaire, de même que deux bagues en or et en argent respectivement. Le tout d'une valeur de Rs 130 000. L'un des deux suspects s'est enfui à moto, tandis que l'autre a démarré en trombe à bord d'une voiture immatriculée 5302. La voiture a été abandonnée quelques mètres plus loin.


Mésaventures touristiques

Des Mauriciens se disent victimes d'un tour en Inde "très mal organisé"

C'est pour fêter dignement les soixante ans de son épouse que H.C. Ghurburrun, enseignant à la retraite, décide de lui offrir un voyage organisé en Inde. Il contacte une agence de voyage qui fait une campagne publicitaire pour des tours "all inclusive" en Inde. Il choisit un tour de 25 jours de Bombay à Delhi en passant par les principales villes indiennes. Le tour, dans sa version troisième âge, coûte Rs 14 000 plus Rs 20 000 pour le billet d'avion. La fille des époux Ghurburrun et une amie décident de participer au voyage. Ils pensaient faire un beau voyage, ils ont en fait vécu une mésaventure touristique à la limite du cauchemar.

C'est au siège de l'agence que la responsable présente aux époux Ghurburrun un couple de Mauriciens, qui sera le chef de groupe du voyage. Les Ghurburrun pensent qu'il s'agirait d'employés de l'agence, mais ils se rendront compte en Inde qu'il serait plutôt question des véritables organisateurs du voyage. Des organisateurs qui, eux-mêmes, sous-traiteraient avec un agent indien. Les problèmes commencent dès l'arrivée à Mumbai, où le groupe (composé en majeure partie de personnes âgées voyageant pour la toute première fois), doit attendre des heures pour quitter l'aéroport et arriver à l'hôtel. Les Ghurburrun racontent : "Nous avons eu le premier choc désagréable. On nous avait réservé dans un hôtel sans grade avec des chambres douteuses et des toilettes rarement nettoyées." Dès le premier jour en Inde, les 41 voyageurs du groupe vont découvrir ce que le terme "all inclusive" signifie pour le couple de Mauriciens qui organise le voyage. Le petit-déjeuner est acheté à "l'hôtel di thé" du coin et consiste en du thé, servi dans des gobelets en plastique et une tranche de pain. Le déjeuner et le dîner sont pris dans des restaurants de rue les moins chers et ne respectant pas l'hygiène, et souvent dégustés sur le trottoir. Le groupe passe des heures à attendre les organisateurs qui ont des rendez-vous ou font du shopping. De longues heures également dans le coach qui le véhicule d'une ville à l'autre, selon l'itinéraire. Comme le coach ne dispose pas de toilettes, les touristes mauriciens se sont retrouvés à faire leurs besoins sur les bas-côtés de la route.

"Pour éviter que d'autres Mauriciens soient victimes de ce genre de tours"

En vue de faire taire les protestations qui commençaient à se faire entendre surtout au niveau de la qualité de la nourriture, les organisateurs mauriciens et leur sous-traitant indien louent les services d'une équipe de cuisiniers pour accompagner le groupe. "Ils sont arrivés avec leurs bonbonnes de gaz et leurs marmites qu'ils ont installées au fond de l'autobus et ont suivi le tour. Pour le déjeuner et le dîner, ils allaient acheter les légumes les moins chers au bazar du coin, puis louaient une terrasse de maison pour la transformer en cuisine improvisée. Le repas prêt, nous devions monter pour aller nous servir et redescendre dans nos chambres pour manger. Le riz était pire que le riz ration local, les légumes et les grains n'étaient pas de meilleure qualité", soutiennent nos interlocuteurs. Le seul moment où les touristes ont été satisfaits c'est quand ils ont voyagé par rail de Mumbai à Delhi, dans un train réservé aux touristes.

Mais les mauvaises conditions hygiéniques et la manière dont se déroule le voyage auraient fini par rendre malade Mme Ghurburrun, sa fille et l'amie de cette dernière. Avec M. Ghurburrun, ils décident d'abandonner le tour et de rentrer plus tôt à Maurice. En attendant l'avion, ils découvrent un agent de voyages indien qui leur apprend que pour le prix payé pour le tour, ils auraient dû avoir droit à un voyage plus agréable, avec arrêts dans des hôtels de meilleures catégories, repas convenable et transferts en avion entre certaines villes. Rentrée à Maurice, la famille Ghurburrun a décidé de raconter sa mésaventure "pour que d'autres Mauriciens désireux d'aller visiter l'Inde ne soient pas comme nous victimes d'une escroquerie", avance-t-elle.

Contactée par Week-End, la directrice de l'agence de voyage - agence très connue pour organiser ce genre tours - déclare qu'elle n'est pas responsable des mésaventures de ses clients et que ces derniers doivent attendre l'arrivée de l'organisatrice du tour pour se faire rembourser. La directrice affirme que son agence n'a pas vendu de tours mais uniquement de billets d'avion. La famille Ghurburrun affirme avoir payé les billets d'avion et les tours par chèque à l'ordre de l'agence. Une réunion entre la directrice, l'organisatrice et les victimes pour régler les détails du remboursement devrait avoir lieu dans le courant de la semaine.

Affaire à suivre..


Se disant victime d'injustice de son employeur, la MSTC

Prem Dhookee entame une grève de la faim, demain, à la veille de Noël à Plaine Verte

Prem Dhookee, Terminal Operator (peintre) à la Mauritius Sugar Terminal Coorporation et travailleur social actif de la Plaine Verte et Vallée des Prêtres, entame une grève de la faim demain matin au Square Khadafi (Plaine-Verte). Agé de 56 ans et comptant 27 années de service au sein de la MSTC , Prem Dhookee est diabétique. Figure connue pour son engagement social, ce dernier a été récemment aux côtés des parents d'élèves de l'école Chitrakoot, dans le sillage du combat mené contre l'éventuelle fermeture de l'établissement. C'est un différend autour du refus de son employeur de lui payer son Productivity bonus qui est à l'origine de la décision de Prem Dhookee. Selon ce dernier et dans les différentes lettres qu'il a envoyées aux personnalités politiques (dont le Premier ministre) à qui il a demandé leur intervention, ce paiement lui a été refusé parce qu'il s'est déplacé à l'étranger peu avant la fin de la période de la coupe. "Cependant, maintient-il, ce déplacement a été fait après que ma demande pour une vacation leave a été approuvée auprès du management !" Se disant victime d'injustice, quasiment préméditée, Prem Dhookee raconte qu'en tant que coach de jeunes judokas de la Plaine Verte Judo Club, il se devait d'accompagner un groupe de 13 enfants aux Emirats Arabes Unis, lesquels étaient invités par la Fédération de Judo de Dubai, du 25 novembre au 7 décembre. La demande de special release dans ce cadre, soumis à l'employeur de Prem Dhookee par le ministère de la Jeunesse et des Sports a été rejetée. Cependant pour s'acquitter de ses responsabilités auprès de ses jeunes élèves, le Terminal Operator, a opté pour une vacation leave, laquelle a été approuvée. "J'ai accompagné les enfants par devoir", insiste le concerné. "Lorsque le président du syndicat des employés du Terminal a été plaidé en ma faveur, une mauvaise surprise m'est tombée dessus. J'ai appris que je n'aurais pas droit à mon Productivity Bonus. Pourtant je n'ai aucunement dépassé les 13 jours de congé approuvé durant la coupe." Prem Dokhee a, dit-il, frappé aux portes du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam et du ministre de l'Agriculture, Arvin Boolell, en vain. Dans une correspondance adressée au PM, des parents qui soutiennent le coach de Plaine-Verte, écrivent que ce dernier avait auparavant fait appel au conseiller du PMO, le Dr Jhurry pour qu'il plaide en sa faveur auprès du GM de la MSTC. Il revient selon les parents que celui-ci reprochait à Prem Dhookee ses problèmes avec la députée Kalyanee Jugoo concernant le débordement des rivières à Cipaye Brilé et l'école de Chitrakoot. Père de 4 enfants dont 2 scolarisés, Prem Dhookee confie que c'est une enveloppe de Rs 20 000 qui lui a été refusée par son employeur.

De son côté, Vinod Boyjaunauth, GM de la MSTC, réfute les arguments avancés par Prem Dhookee. "Pour être éligible au Productivity Bonus, l'employée ne doit pas dépasser les 9% du nombre de congé auquel il a droit pendant la coupe. Prem Dookhee a accumulé 26 jours de congé et quand il a fait une demande pour une vacation leave, ce droit ne pouvait pas lui être refusé. En somme, il avait un choix à faire. He chose to go and not to have his Productivity Bonus. Nous ne pouvons pas faire une exception pour lui, cela aurait été un mauvais signal de notre part." Le travail social effectué par Prem Dhookee, fait-il ressortir, n'a rien à faire avec la disqualification du peintre pour ce bonus annuel. "Prem Dhookee a le droit de faire une grève, s'il le souhaite", ajoute Vinod Boyjaunauth.


Réunion

L'enfant du pays menacée de perdre le titre de Miss France

SLa Réunionnaise Valérie Bègue était menacée de perdre sa couronne de Miss France 2008 après la publication vendredi de photos suggestives, une nouvelle qui a suscité colère et incrédulité dans son île qui la fêtait déjà comme une "princesse".

La présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, a demandé la "démission immédiate" de Valérie Bègue, 22 ans, élue Miss France le 8 décembre par les téléspectateurs de TF1 et un jury de personnalités, après la publication par le magazine Entrevue de photos compromettantes datant de plusieurs mois.

Valérie Begue, alors Miss Réunion 2007, y prend des poses suggestives, notamment en léchant le contenu d'un yaourt et en prenant la pose du Christ en croix dans une piscine.

"C'est absolument inadmissible. Elle doit démissionner immédiatement sinon on la fera partir", a prévenu Geneviève de Fontenay sur Europe 1.

Toutes les candidates à Miss France doivent signer un document pour s'engager à ne s'être jamais laissé photographier dans des poses équivoques ou totalement dénudée.

C'est sur les ondes de Radio Free Dom, première radio de l'île qui relaye les journaux d'Europe 1, que les Réunionnais ont pris connaissance des propos de Mme de Fontenay. Le standard a été vite saturé et une émission spéciale organisée dans la foulée, au cours de laquelle les auditeurs se sont dits "bouleversés".

"Ce n'est pas juste, elle représentait si bien la Réunion", a déclaré une mère de famille sur RFO télé.

La mère de Valérie Bègue est intervenue, elle aussi, sur les ondes pour soutenir sa fille: "c'est une battante. Elle ne va pas baisser les bras", a-t-elle dit.

Mais après avoir d'abord annoncé qu'elle ne "voulait pas démissionner", Valérie Bègue, visage fermé, a tenu en soirée une conférence de presse pour annoncer qu'elle se donnait "un temps de réflexion" avant de prendre sa décision.

Devant les journalistes, elle a redit que les photos, faites "il y a trois ans", n'étaient pas "destinées à être publiées", que ni elle, ni le photographe n'ont été payées pour le faire. Elle s'est déclarée "trahie" par cette publication tout en disant "comprendre" la réaction du Comité Miss France. "J'ai fait une erreur de jeunesse, je l'assume" a-t-elle dit.

Le choc a été d'autant plus rude à La Réunion que c'est la première fois depuis 1978 qu'une native de l'île décrochait le titre de Miss France. Une consécration qui, espérait-on, allait faire oublier les drames qu'a connus la Réunion en 2006 et 2007 - épidémie du chikungunya, cyclone Gamède, enlèvement du petit Alexandre, houle géante, etc - et faire revenir les touristes.

Des centaines de fans étaient allés accueillir Miss France à sa descente d'avion jeudi, aux côtés du président du conseil général, du député-maire de Saint-Denis et du préfet. "Notre princesse est de retour" a titré le Journal de l'Ile (JIR). "Accueillie comme une reine" a rencheri le Quotidien de la Réunion, les deux journaux consacrant 6 pages spéciales à l'événement.

Selon le règlement Miss France, l'une des dauphines devrait être désignée en remplacement de Valérie Bègue, qui avait devancé Vahinerii Requillart, Miss Nouvelle-Calédonie, 1ère dauphine, et Laura Tanguy, Miss Pays-de-Loire, 2e dauphine.

(AFP)



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