La dépouille mortelle de notre compatriote Navin Cheetamun,
31 ans, retrouvé mort noyé dans une piscine de l'hôtel
Hilton, à Trinidad, est arrivée à Maurice
en début de semaine. Cependant, la contre-autopsie demandée
par la famille du défunt n'a pu être effectuée
comme il se doit par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical
Officer (CPMO). Pour cause : le défunt a été
dépouillé de tout organe vital qui aurait permis
d'établir la cause du décès. Le Dr Boolell
se dit "scandalisé" par ce constat et
a rejeté les conclusions d'asphyxie par noyade établie
par son confrère de Trinidad.
À l'examen de la dépouille mortelle de Navin Cheetamun,
le Dr Boolell et ses collègues ont été sidérés
de constater que ce dernier avait été dépouillé
de tous ses organes vitaux et avait été rempli de
papier et de produits chimiques visant à embaumer et préserver
le corps le plus longtemps possible jusqu'à son inhumation
à Maurice. C'est avec une immense déception que
le CPMO a communiqué son observation aux parents et proches
du défunt.
À Week-End, qui l'interrogeait au sujet de cette
contre-autopsie qui n'a pu avoir lieu, le Dr Boolell devait faire
ressortir : "C'est scandaleux qu'on ne m'ait pas donné
les moyens nécessaires pour rassurer les parents en ce
qu'il s'agit des circonstances exactes du décès
de Navin Cheetamun." Vu l'impossibilité de confirmer
ou d'infirmer la cause du décès, le Dr Boolell a
rejeté les conclusions de son confrère de Trinidad
qui a conclu que Navin Cheetamun est mort d'"asphyxia
drowning". Le Dr Boolell a confirmé qu'il a choisi
de rejeter le certificat du décès de son confrère.
Un autre certificat de décès a été
émis à Maurice, avec la remarque explicite que la
cause du décès n'a pu être déterminée.
Pour rappel, au début du mois de décembre, Navin
Cheetamun avait été retrouvé mort dans la
piscine du Hilton Trinidad Hotel, à St Ann's. Navin Cheetamun,
qui avait été à un moment donné perçu
par les autorités de Trinitée et Tobago comme étant
Canadien, avait émigré pour le Canada il y a quelques
mois de cela et était employé comme Financial Analyst
auprès d'une compagnie d'assistance à une des banques
de Trinidad. Il avait également travaillé à
Maurice pour le compte de la Mauritius Commercial Bank.
Le Trinidad & Tobago Express avait fait ressortir que
notre compatriote aurait été aperçu nageant
dans la piscine de l'hôtel aux alentours de 19h30 le soir
de sa mort. Quelques minutes plus tard, son corps devait être
découvert au fond de ladite piscine. Le manager de l'hôtel,
Ali Khan, interrogé par le même journal, avait souligné
que l'heure à laquelle Navin Cheetamun nageait dans la
piscine était peu habituelle.
Les proches du défunt récusent la thèse de
la noyade, d'autant plus que Navin Cheetamun n'aimait pas les
piscines.
Dans la journée d'hier
Quatre arrestations par l'ADSU dans le braquage de Betonix
Des escouades de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), menées
par les inspecteurs Cheetoo, Lutchmun et Frichot, ont procédé
dans la journée d'hier à l'arrestation de quatre
suspects dans le cadre de l'enquête sur le braquage de la
compagnie Betonix avec le vol de Rs 350 000 en liquide et des
chèques d'une valeur de Rs 2 millions. Les trois principaux
prévenus interpellés sont Michael Peeron, Richard
Antoine et Dario David. Une quatrième suspecte, Jane Ramasamy,
aussi connue sous le sobriquet de Cousine, est également
sous les verrous pour complicité.
Michael Peeron, qui avait été initialement soupçonné
de faire partie de la bande des braqueurs de Shibani Finance Foreign
Exchange de Quatre-Bornes, survenu jeudi (voir texte plus loin)
et ses deux complices sont en détention policière
pendant le week-end et devront y passer la Noël après
leur comparution en cour demain, lundi. Michael Peeron a été
exonéré de toute participation au hold-up sanglant
de Quatre-Bornes parce qu'au moment de cette agression il était
contrôlé par des éléments de l'ADSU
à Port-Louis, jeudi aux alentours de 13 heures.
Après l'arrestation de ces trois suspects hier, l'ADSU
a également arrêté Jane Ramasamy. Elle est
soupçonnée par les limiers de l'ADSU de faire partie
de la bande des braqueurs. Lors d'une perquisition à son
domicile, les limiers de l'ADSU ont saisi une somme de Rs 39 000
dissimulée dans un haut-parleur, deux paquets de gandia
et deux armes tranchantes, qui portaient des traces de sang. Jusqu'ici,
très peu de détails ont transpiré en ce qu'il
s'agit de leurs interrogatoires respectifs hier. Un cinquième
suspect est activement recherché dans le cadre de la même
affaire.
C'est aux alentours de 17h10 vendredi que deux individus, portant
casques intégraux, ont fait irruption dans les locaux de
Betonix, sis à l'avenue Peuplier, La Tour Knig. Les
deux bandits étaient tous deux armés de sabres.
Ils devaient se ruer en direction de Marie Diana Valerie Madanamootoo,
33 ans, qui y travaille comme wages clerk. Selon sa version
des faits, l'un des deux individus lui a asséné
un coup de sabre à l'épaule. Les deux hommes ont
ensuite vidé le contenu d'un tiroir, qui renfermait environ
Rs 350 000 en liquide et des chèques totalisant Rs 2 millions.
Les bandits se sont ensuite enfuis à moto. Elle n'a pas
été en mesure de relever le numéro d'immatriculation
du deux-roues.
Des suites du braquage de Betonix, qui est survenu le lendemain
de celui de Shibani Finances à Quatre-Bornes, les Casernes
centrales ont émis des directives strictes à toutes
les forces de police afin de procéder au early arrest
des suspects dans ces deux affaires. Ainsi, l'ADSU, de même
que différentes équipes de la Criminal Investigation
Division à travers l'île et la National Intelligence
Unit ont été appelés à travailler
en étroite collaboration pour endiguer la marée
montante des braquages par ceux opérant à moto.
Incidents à Lallmatie
Huit suspects arrêtés
Les éléments de la Major Crime Investigation Team
(MCIT), assistés de leurs collègues de la CID de
Flacq, ont procédé à l'arrestation de huit
suspects qui auraient pris part dans les échauffourées
de la semaine dernière. Parmi les personnes arrêtées,
le principal suspect, Mehdi Ramsamy, qui s'est constitué
prisonnier cette semaine, et un policier.
Comme on le sait, dans la soirée de jeudi de la semaine
dernière, de violents incidents étaient survenus
à Lallmatie. Six membres des familles Maudhoo, Narainnen
et Arnallon ont été passés à tabac
par une bande d'individus, qui auraient eu Medhi Ramsamy à
leur tête. C'est un différend politique existant
de longue date entre agresseurs présumés et victimes
qui serait à l'origine des agressions. Une Toyota Vitz,
immatriculée M 50, appartenant à Umesh Maudhoo,
stationnée à Gandhi Road, Lallmatie, a été
ravagée à coups de batte de cricket. Umashankar
Maudhoo (40 ans), Umesh Maudhoo (37 ans), propriétaire
de la voiture abîmée, Prakash Maudhoo (42 ans), Devadassen
Narrainen (43 ans), Shiva Narrainen (29 ans) et Kallee Arnallon
(32 ans) ont été hospitalisés des suites
des agressions dont ils ont été victimes.
L'enquête policière, placée sous la supervision
de l'assistant commissaire de Police (ACP) Yousouf Soopun et conduite
par l'inspecteur Dieudonné Gérard progresse de façon
satisfaisante. À hier, huit suspects avaient été
écroués et d'autres arrestations sont à prévoir.
D'autre part, les quatre policiers qui étaient arrivés
en premier sur les lieux et qui avaient dû battre en retraite
afin d'alerter les renforts et afin de ne pas perdre la vie protestent
énergiquement contre leur transfert qu'ils considèrent
comme étant "punitifs" et "politiquement
télécommandé". Ces policiers sont
d'avis que leur transfert est "loin d'être justifié"
car leur réaction, qui aura été de se soustraire
à la furie des agresseurs afin d'ameuter les renforts,
aura permis de désamorcer la situation. "Si nou
ti perdi lavi, ki ti pou arrivé dans Lallmatie ?"
se demandent ces policiers.
D'autre part, les forces vives de Lallmatie s'organisent afin
de dire non à la violence. Les forces vives, par la voie
de leur porte-parole, Ravin Maudhoo, ont fait ressortir par voie
de communiqué que le contentieux en question n'est pas
entre deux gangs. "Frankly speaking, a gang consisting
of people of our village and from nearby villages came to molest
one person. The neighbours living some sixty metres from the victim's
house, while trying to interfere on humanitarian groud, got themselves
beaten by rackets, electrical bouncers, samurais and other weapons".
Les forces vives continuent de ce fait à mobiliser les
habitants de la localité afin de rejeter la violence.
Brèves
Une maison inhabitée détruite à Bain-des-Dames
Les pompiers de Port-Louis ont eu fort à faire hier matin,
afin de circonscrire un incendie survenu dans une maison inoccupée
à Bain-des-Dames hier matin. Selon les renseignements recueillis
à cet effet, ce serait le feu mis à un tas d'immondices
qui se serait propagé et a incendié une maison en
bois et en tôle. L'incendie menaçait de se propager
à d'autres maisons, mais les soldats du feu de la capitale
ont empêché le pire.
Un policier soupçonné d'avoir maquillé
un accident fatal
Un officier de police est dans le collimateur de ses collègues.
Il est soupçonné d'avoir maquillé un accident
fatal en hit and run. Selon nos renseignements, c'est aux
petites heures du matin de jeudi qu'un corps a été
découvert au milieu de la route, à Petit Gabriel.
Le policier aurait fait comprendre qu'il ne savait pas qu'il avait
heurté quelqu'un. Le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal
Police Medical Officer (PPMO) a été dépêché
à Rodrigues pour les besoins de l'autopsie de la victime.
Rs 371 000 volés d'un supermarché
Un vol audacieux est survenu dans un supermarché de Pointe-aux-Cannoniers
la semaine dernière. Les voleurs s'y sont introduits en
faisant un trou dans la toiture. Ils devaient faire main basse
sur les articles suivants:
(i) 132 cartouches de cigarette of cigarette,
(ii) 2 cartons de chewing gum
(iii) 36 piles électriques,
(iv) 20 boîtes de chocolat,
(v) 340 cartes téléphoniques prépayées,
(vi) 3 boîtes de préservatifs,
(vii) Des euros et des dollars totalisant Rs 95 000
(viii) Rs 130,000 en liquide
La valeur totale de la marchandise volée: Rs 370 900
Rs 300 000 enlevées de son compte en banque
Un employé du ministère de l'Agriculture, âgé
de 57 ans, a été victime d'une ponction de Rs 300
000 de son compte en banque de la State Commercial Bank (SCB).
Dans une déposition consignée à la police
la semaine dernière, il devait faire ressortir qu'un individu
s'était présenté chez lui le 30 novembre
dernier comme étant un manager de la SCB et lui disant
qu'il avait obtenu un Premium de la Life Insurance of India
(LIC). L'individu lui demanda alors de lui remettre sa carte bancaire
et son code PIN, ce qu'il fit. L'individu devait alors
couper la carte bancaire avec des ciseaux. Le 17 décembre,
lorsqu'il se rendit à la banque pour des transactions,
il devait alors constater qu'une somme de Rs 300 000 a été
retirée de son compte. Une enquête policière
a été ouverte au sujet de cette étrange affaire.
Photographe attaqué en pleine rue
Un suspect avoue ; trois arrestations
Les éléments de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU)
ont procédé dans la soirée de vendredi à
l'arrestation de trois suspects qui pourraient être impliqués
dans différents cas d'attaques à main armée,
impliquant l'utilisation de motocyclettes et de casques intégraux.
L'un d'entre eux, Nicoss Didier Romain, 23 ans, habitant angle
des rues Sister Marie Clémence et Venkatasamy, Plaisance,
a avoué être un des auteurs du vol perpétré
en pleine rue, la veille, contre le photographe du Défi
Plus Hans Morris.
C'est en agissant sur la base de renseignements précis
qu'une équipe de l'ADSU a effectué une perquisition
au domicile de Nicoss Didier Romain en début de soirée
de vendredi. Lors de cette perquisition, outre Nicoss Didier Romain,
deux autres suspects, à savoir Ricardo Jean Clifford Romain,
47 ans, habitant Camp Levieux, et Josian Michael Calice, 47 ans
également, habitant Plaisance, ont été appréhendés.
Lors de l'opération policière, les éléments
de l'ADSU devaient mettre la main sur sept doses d'héroïne
et saisir deux motos, immatriculés 169 M et 1634 M, de
même que trois casques intégraux. Les trois suspects
ont été maintenus en détention policière
en attendant leur comparution en cour de Rose-Hill, demain, lundi.
C'est aux alentours de 15h45 jeudi que le photographe du Défi
Plus a été attaqué, alors qu'il circulait
à moto à la jonction des rues Dr Lesur et Dupont.
Dans un premier temps, deux hommes devaient l'aborder. Sous la
menace d'une arme blanche, ils lui ont volé son appareil
photo et un flash, un téléphone cellulaire, de même
que deux bagues en or et en argent respectivement. Le tout d'une
valeur de Rs 130 000. L'un des deux suspects s'est enfui à
moto, tandis que l'autre a démarré en trombe à
bord d'une voiture immatriculée 5302. La voiture a été
abandonnée quelques mètres plus loin.
Mésaventures touristiques
Des Mauriciens se disent victimes d'un tour en Inde "très
mal organisé"
C'est pour fêter dignement les soixante ans de son épouse
que H.C. Ghurburrun, enseignant à la retraite, décide
de lui offrir un voyage organisé en Inde. Il contacte une
agence de voyage qui fait une campagne publicitaire pour des tours
"all inclusive" en Inde. Il choisit un tour de
25 jours de Bombay à Delhi en passant par les principales
villes indiennes. Le tour, dans sa version troisième âge,
coûte Rs 14 000 plus Rs 20 000 pour le billet d'avion. La
fille des époux Ghurburrun et une amie décident
de participer au voyage. Ils pensaient faire un beau voyage, ils
ont en fait vécu une mésaventure touristique à
la limite du cauchemar.
C'est au siège de l'agence que la responsable présente
aux époux Ghurburrun un couple de Mauriciens, qui sera
le chef de groupe du voyage. Les Ghurburrun pensent qu'il s'agirait
d'employés de l'agence, mais ils se rendront compte en
Inde qu'il serait plutôt question des véritables
organisateurs du voyage. Des organisateurs qui, eux-mêmes,
sous-traiteraient avec un agent indien. Les problèmes commencent
dès l'arrivée à Mumbai, où le groupe
(composé en majeure partie de personnes âgées
voyageant pour la toute première fois), doit attendre des
heures pour quitter l'aéroport et arriver à l'hôtel.
Les Ghurburrun racontent : "Nous avons eu le premier choc
désagréable. On nous avait réservé
dans un hôtel sans grade avec des chambres douteuses et
des toilettes rarement nettoyées." Dès
le premier jour en Inde, les 41 voyageurs du groupe vont découvrir
ce que le terme "all inclusive" signifie pour
le couple de Mauriciens qui organise le voyage. Le petit-déjeuner
est acheté à "l'hôtel di thé"
du coin et consiste en du thé, servi dans des gobelets
en plastique et une tranche de pain. Le déjeuner et le
dîner sont pris dans des restaurants de rue les moins chers
et ne respectant pas l'hygiène, et souvent dégustés
sur le trottoir. Le groupe passe des heures à attendre
les organisateurs qui ont des rendez-vous ou font du shopping.
De longues heures également dans le coach qui le véhicule
d'une ville à l'autre, selon l'itinéraire. Comme
le coach ne dispose pas de toilettes, les touristes mauriciens
se sont retrouvés à faire leurs besoins sur les
bas-côtés de la route.
"Pour éviter que d'autres Mauriciens soient victimes
de ce genre de tours"
En vue de faire taire les protestations qui commençaient
à se faire entendre surtout au niveau de la qualité
de la nourriture, les organisateurs mauriciens et leur sous-traitant
indien louent les services d'une équipe de cuisiniers pour
accompagner le groupe. "Ils sont arrivés avec leurs
bonbonnes de gaz et leurs marmites qu'ils ont installées
au fond de l'autobus et ont suivi le tour. Pour le déjeuner
et le dîner, ils allaient acheter les légumes les
moins chers au bazar du coin, puis louaient une terrasse de maison
pour la transformer en cuisine improvisée. Le repas prêt,
nous devions monter pour aller nous servir et redescendre dans
nos chambres pour manger. Le riz était pire que le riz
ration local, les légumes et les grains n'étaient
pas de meilleure qualité", soutiennent nos interlocuteurs.
Le seul moment où les touristes ont été satisfaits
c'est quand ils ont voyagé par rail de Mumbai à
Delhi, dans un train réservé aux touristes.
Mais les mauvaises conditions hygiéniques et la manière
dont se déroule le voyage auraient fini par rendre malade
Mme Ghurburrun, sa fille et l'amie de cette dernière. Avec
M. Ghurburrun, ils décident d'abandonner le tour et de
rentrer plus tôt à Maurice. En attendant l'avion,
ils découvrent un agent de voyages indien qui leur apprend
que pour le prix payé pour le tour, ils auraient dû
avoir droit à un voyage plus agréable, avec arrêts
dans des hôtels de meilleures catégories, repas convenable
et transferts en avion entre certaines villes. Rentrée
à Maurice, la famille Ghurburrun a décidé
de raconter sa mésaventure "pour que d'autres Mauriciens
désireux d'aller visiter l'Inde ne soient pas comme nous
victimes d'une escroquerie", avance-t-elle.
Contactée par Week-End, la directrice de
l'agence de voyage - agence très connue pour organiser
ce genre tours - déclare qu'elle n'est pas responsable
des mésaventures de ses clients et que ces derniers doivent
attendre l'arrivée de l'organisatrice du tour pour se faire
rembourser. La directrice affirme que son agence n'a pas vendu
de tours mais uniquement de billets d'avion. La famille Ghurburrun
affirme avoir payé les billets d'avion et les tours par
chèque à l'ordre de l'agence. Une réunion
entre la directrice, l'organisatrice et les victimes pour régler
les détails du remboursement devrait avoir lieu dans le
courant de la semaine.
Affaire à suivre..
Se disant victime d'injustice de son employeur, la MSTC
Prem Dhookee entame une grève de la faim, demain, à
la veille de Noël à Plaine Verte
Prem Dhookee, Terminal Operator (peintre) à la Mauritius
Sugar Terminal Coorporation et travailleur social actif de la
Plaine Verte et Vallée des Prêtres, entame une grève
de la faim demain matin au Square Khadafi (Plaine-Verte). Agé
de 56 ans et comptant 27 années de service au sein de la
MSTC , Prem Dhookee est diabétique. Figure connue pour
son engagement social, ce dernier a été récemment
aux côtés des parents d'élèves de l'école
Chitrakoot, dans le sillage du combat mené contre l'éventuelle
fermeture de l'établissement. C'est un différend
autour du refus de son employeur de lui payer son Productivity
bonus qui est à l'origine de la décision de
Prem Dhookee. Selon ce dernier et dans les différentes
lettres qu'il a envoyées aux personnalités politiques
(dont le Premier ministre) à qui il a demandé leur
intervention, ce paiement lui a été refusé
parce qu'il s'est déplacé à l'étranger
peu avant la fin de la période de la coupe. "Cependant,
maintient-il, ce déplacement a été
fait après que ma demande pour une vacation leave a été
approuvée auprès du management !" Se disant
victime d'injustice, quasiment préméditée,
Prem Dhookee raconte qu'en tant que coach de jeunes judokas de
la Plaine Verte Judo Club, il se devait d'accompagner un groupe
de 13 enfants aux Emirats Arabes Unis, lesquels étaient
invités par la Fédération de Judo de Dubai,
du 25 novembre au 7 décembre. La demande de special
release dans ce cadre, soumis à l'employeur de Prem
Dhookee par le ministère de la Jeunesse et des Sports a
été rejetée. Cependant pour s'acquitter de
ses responsabilités auprès de ses jeunes élèves,
le Terminal Operator, a opté pour une vacation leave,
laquelle a été approuvée. "J'ai
accompagné les enfants par devoir", insiste le
concerné. "Lorsque le président du syndicat
des employés du Terminal a été plaidé
en ma faveur, une mauvaise surprise m'est tombée dessus.
J'ai appris que je n'aurais pas droit à mon Productivity
Bonus. Pourtant je n'ai aucunement dépassé les
13 jours de congé approuvé durant la coupe."
Prem Dokhee a, dit-il, frappé aux portes du Premier
ministre, le Dr Navin Ramgoolam et du ministre de l'Agriculture,
Arvin Boolell, en vain. Dans une correspondance adressée
au PM, des parents qui soutiennent le coach de Plaine-Verte,
écrivent que ce dernier avait auparavant fait appel au
conseiller du PMO, le Dr Jhurry pour qu'il plaide en sa faveur
auprès du GM de la MSTC. Il revient selon les parents que
celui-ci reprochait à Prem Dhookee ses problèmes
avec la députée Kalyanee Jugoo concernant le débordement
des rivières à Cipaye Brilé et l'école
de Chitrakoot. Père de 4 enfants dont 2 scolarisés,
Prem Dhookee confie que c'est une enveloppe de Rs 20 000 qui lui
a été refusée par son employeur.
De son côté, Vinod Boyjaunauth, GM de la MSTC, réfute
les arguments avancés par Prem Dhookee. "Pour être
éligible au Productivity Bonus, l'employée
ne doit pas dépasser les 9% du nombre de congé auquel
il a droit pendant la coupe. Prem Dookhee a accumulé 26
jours de congé et quand il a fait une demande pour une
vacation leave, ce droit ne pouvait pas lui être refusé.
En somme, il avait un choix à faire. He chose to go and
not to have his Productivity Bonus. Nous ne pouvons pas faire
une exception pour lui, cela aurait été un mauvais
signal de notre part." Le travail social effectué
par Prem Dhookee, fait-il ressortir, n'a rien à faire avec
la disqualification du peintre pour ce bonus annuel. "Prem
Dhookee a le droit de faire une grève, s'il le souhaite",
ajoute Vinod Boyjaunauth.
Réunion
L'enfant du pays menacée de perdre le titre de Miss
France
SLa Réunionnaise Valérie Bègue était
menacée de perdre sa couronne de Miss France 2008 après
la publication vendredi de photos suggestives, une nouvelle qui
a suscité colère et incrédulité dans
son île qui la fêtait déjà comme une
"princesse".
La présidente du Comité Miss France, Geneviève
de Fontenay, a demandé la "démission immédiate"
de Valérie Bègue, 22 ans, élue Miss France
le 8 décembre par les téléspectateurs de
TF1 et un jury de personnalités, après la publication
par le magazine Entrevue de photos compromettantes datant de plusieurs
mois.
Valérie Begue, alors Miss Réunion 2007, y prend
des poses suggestives, notamment en léchant le contenu
d'un yaourt et en prenant la pose du Christ en croix dans une
piscine.
"C'est absolument inadmissible. Elle doit démissionner
immédiatement sinon on la fera partir", a prévenu
Geneviève de Fontenay sur Europe 1.
Toutes les candidates à Miss France doivent signer un document
pour s'engager à ne s'être jamais laissé photographier
dans des poses équivoques ou totalement dénudée.
C'est sur les ondes de Radio Free Dom, première radio de
l'île qui relaye les journaux d'Europe 1, que les Réunionnais
ont pris connaissance des propos de Mme de Fontenay. Le standard
a été vite saturé et une émission
spéciale organisée dans la foulée, au cours
de laquelle les auditeurs se sont dits "bouleversés".
"Ce n'est pas juste, elle représentait si bien la
Réunion", a déclaré une mère
de famille sur RFO télé.
La mère de Valérie Bègue est intervenue,
elle aussi, sur les ondes pour soutenir sa fille: "c'est
une battante. Elle ne va pas baisser les bras", a-t-elle
dit.
Mais après avoir d'abord annoncé qu'elle ne "voulait
pas démissionner", Valérie Bègue, visage
fermé, a tenu en soirée une conférence de
presse pour annoncer qu'elle se donnait "un temps de réflexion"
avant de prendre sa décision.
Devant les journalistes, elle a redit que les photos, faites "il
y a trois ans", n'étaient pas "destinées
à être publiées", que ni elle, ni le
photographe n'ont été payées pour le faire.
Elle s'est déclarée "trahie" par cette
publication tout en disant "comprendre" la réaction
du Comité Miss France. "J'ai fait une erreur de jeunesse,
je l'assume" a-t-elle dit.
Le choc a été d'autant plus rude à La Réunion
que c'est la première fois depuis 1978 qu'une native de
l'île décrochait le titre de Miss France. Une consécration
qui, espérait-on, allait faire oublier les drames qu'a
connus la Réunion en 2006 et 2007 - épidémie
du chikungunya, cyclone Gamède, enlèvement du petit
Alexandre, houle géante, etc - et faire revenir les touristes.
Des centaines de fans étaient allés accueillir Miss
France à sa descente d'avion jeudi, aux côtés
du président du conseil général, du député-maire
de Saint-Denis et du préfet. "Notre princesse est
de retour" a titré le Journal de l'Ile (JIR). "Accueillie
comme une reine" a rencheri le Quotidien de la Réunion,
les deux journaux consacrant 6 pages spéciales à
l'événement.
Selon le règlement Miss France, l'une des dauphines devrait
être désignée en remplacement de Valérie
Bègue, qui avait devancé Vahinerii Requillart, Miss
Nouvelle-Calédonie, 1ère dauphine, et Laura Tanguy,
Miss Pays-de-Loire, 2e dauphine.
(AFP)