Les développements intervenus au cours de la semaine écoulée
dans le dossier de l'approvisionnement du pays en farine en 2008
ont confirmé les détails publiés dans l'édition
de Week-End de dimanche dernier, à savoir : l'octroi
de 50 % des 94 000 tonnes à Les Moulins de la Concorde
Ltée (LMLC) et la menace d'une révision à
la hausse du prix de vente de la farine sur le marché local.
Ces annonces confirment un renversement des décisions prises
antérieurement par la State Trading Corporation (STC) avec
l'octroi du contrat à la Jin Yuan Flour Co. Ltd. de la
province du Henan en République populaire de Chine. La
dernière réunion du conseil des ministres de cette
année, jeudi, n'a pas permis au gouvernement de parvenir
à un consensus sur le nouveau prix de vente de la farine.
La décision a été reportée à
l'une des premières séances du Cabinet au début
2008, selon des sources bien informées à l'hôtel
du gouvernement. D'autre part, la mission officielle comprenant
des dignitaires de la Jummah Mosque est rentrée de Chine
alors que les résultats des analyses des échantillons
de farine devront être connus en janvier prochain.
La direction de Les Moulins de La Concorde Ltée a accueilli
avec soulagement le changement d'attitude du gouvernement par
rapport à l'octroi du contrat de la fourniture de farine
sur le marché. Ainsi, l'une des premières décisions
entérinées par Les Moulins de La Concorde Ltée
dans le sillage de l'octroi de la moitié du contrat de
94 000 tonnes de farine a été d'annuler la vente
d'une cargaison de 25 000 tonnes de blé pour ne pas interrompre
les opérations de la minoterie avec la production de farine
et du son pour l'alimentation animale.
Mais le véritable casse-tête pour le gouvernement,
en l'occurrence pour le ministre du Commerce, demeure le prix
de vente de la farine à partir de janvier prochain à
la réception des premières cargaisons du contrat
2008. Mais les délibérations du conseil des ministres
de jeudi dernier n'ont pas permis d'élucider cette question
d'importance nationale, car toute majoration du prix de vente
de la farine débouchera sur des effets en cascade, notamment
par rapport au prix du pain, des dholl-puri/faratas et autres
plats de nouilles. L'effet sera d'attiser l'inflation alimentaire.
PNQ du 4 décembre
Devant la complexité des éléments de ce dossier
et probablement pour ne pas gâcher l'ambiance des fêtes
de fin d'année avec une augmentation de prix d'un produit
alimentaire de première nécessité, le gouvernement
a pris la décision de surseoir à toute décision.
" Le dossier de farine est très complexe et n'est
pas aussi Clear Cut qu'on le croit. Le ministre du Commerce
reviendra avec de nouveaux éléments en vue d'arriver
à une Informed Decision vu les ramifications d'une telle
décision ", ont fait comprendre à Week-End
des sources ministérielles autorisées en fin de
semaine.
Ces milieux affirment que les débats ont été
des plus animés avec les partisans d'une discipline budgétaire
de fer faisant le point sur le rôle de la State Trading
Corporation et la nécessité de maintenir à
son plus bas niveau le montant de subsides. " Il ne faut
pas oublier que les subsides sur les prix de vente au détail
proviennent de la poche des contribuables et que dans le cadre
de la réforme économique, Maurice ne peut se permettre
de procéder à reculons au niveau des subventions
", aurait soutenu cette aile au sein du gouvernement.
Une autre tendance dans ce gouvernement, plus Politically-Minded
et plus proche de la position adoptée par le ministre du
Commerce, Rajesh Jeetah, met l'accent sur la portée sensible
de la farine dans le régime alimentaire à Maurice.
D'ailleurs, répondant à la Private Notice Question
(PNQ) du leader de l'opposition, Paul Bérenger, le
4 décembre dernier, le ministre Jeetah avait soutenu avec
force que " as a caring government, and in the particular
circumstances, it would have been most inappropriate for the government
to increase the retail price of flour. In itself, it is a clear
indication of government's willingness to show its solidarity
with the population ".
Analyses des échantillons de farine
Avec la décision du gouvernement d'allouer le contrat de
farine sur la base de 50/50 pour 2008, le pourcentage d'ajustement
de prix à la hausse devrait être inférieur
aux 73 % mis en avant par la STC en tenant en ligne de compte
la cotation soumise par Les Moulins de La Concorde Ltée,
avec le prix de pain-maison passant de Rs 2.15 à Rs 3 l'unité
au minimum. Les officiels du ministère du Commerce et de
la STC travaillent sur les nouveaux éléments qui
feront partie du nouveau Cabinet Memo que devra piloter
Rajesh Jeetah à la rentrée 2008.
Mais aucune des sources approchées par Week-End
n'a voulu confirmer le pourcentage de majoration du nouveau prix
de vente de la farine en vue d'éviter des spéculations
et causer un éventuel déséquilibre dans la
fourniture de farine sur le marché. Le fait demeure que
le nouveau prix de la farine qui sera en vigueur l'année
prochaine comportera inévitablement une composante de subventions
en provenance de l'exercice de Cross-Subsidisation à
la STC. Pour maintenir le prix de la farine à Rs 5.30 le
demi-kilo, le montant des subsides est de Rs 400 millions annuellement.
Un autre point de litige avec l'approvisionnement de farine de
la République populaire de Chine concerne la qualité.
Le gouvernement a pris note, jeudi, du rapport de la mission qui
s'est rendue dans la province de Henan en Chine pour un constat
des conditions de la production de farine. Nassir Ramtoolah, représentant
de la Jummah Mosque, faisait partie de cette délégation
comprenant des officiels du ministère du Commerce et de
la STC. Les résultats des analyses des échantillons
de farine devront être connus en janvier de l'année
prochaine.
Dans un communiqué émis par le ministère
du Commerce vendredi, mention est faite qu'" après
un constat de visu, la délégation est satisfaite
des conditions dans lesquelles la farine est produite par ZJ Flour
Industry, que la farine importée de Chine sera fabriquée
d'après les spécifications requises ".
Les services de SGS ont été sollicités pour
le contrôle des cargaisons destinées à Maurice
au moment de l'embarquement en Chine.
" Une clause additionnelle dans le contrat entre la STC
et le fournisseur stipule clairement que les spécifications
ne contiendront aucun additif d'origine animale ", rassure
le ministère du Commerce, qui fait état de l'élaboration
d'un protocole pour des analyses de la farine importée
de Chine par un autre laboratoire indépendant. "
Cette démarche viserait à confirmer sans l'ombre
d'un doute l'authenticité du produit et que ce dernier
soit en stricte conformité avec les convictions religieuses
à Maurice ", s'évertue à rassurer
le gouvernement dans la conjoncture.
Projets de centrale à charbon et d'incinérateur
Les forces vives exaspérées :"Zour zot
prozets démarré,
nu pou descend lor terrain"
"Nou pou challenge autorités si bizin. Zour zot
prozets démarré, nu pou mobilizé pou descend
lor terrain." Ce message est celui des forces vives la
région de Pointe-aux-Sables, Albion, Gros Cailloux, Bambous
et autres Roches-Brunes. Visiblement exaspérés contre
la façon de faire des autorités et des promoteurs
du projet de centrale à charbon à Pointe aux Caves
et d'un incinérateur de déchets à la Chaumière,
ils ont soutenu lors d'une conférence de presse vendredi
après-midi, que toute cette partie de la zone ouest de
l'île est condamnée à devenir une "poubelle".
"Tout cela est fait sans consultation. Du jour au lendemain,
ils décident de venir planter des centrales thermiques
au beau milieu des zones résidentielles. Et aujourd'hui,
c'est nou la santé, nous l'environnement qui menacé",
s'indignent-ils.
C'est la réunion, qui s'est tenue mardi dernier entre les
promoteurs de la centrale de Pointe aux Caves et une partie des
habitants de la région, qui a déclenché la
colère des principaux représentants des forces vives
d'Albion et de Pointe aux Sables. "C'est une réunion
montée de toutes pièces", précise
Jean-Michel Casse, porte-parole, de cette coalition de forces
vives.
Il a produit une lettre du ministère de l'Environnement
pour soutenir que les promoteurs avaient été sommés
de rencontrer les habitants une nouvelle fois. "Le ministère
lui-même a indiqué au promoteur de fournir des clarifications
sur certains aspects qui nécessitent "clear and unambiguous
explanations." Le promoteur a convoqué une réunion
pour mercredi. Nous avons demandé un renvoi tout en lui
demandant de répondre à nos questions par écrit.
À notre grand étonnement, la réunion a eu
lieu. Le plus grave, c'est que certains sont même venus
avec des pancartes et ont empêché des personnes à
poser des questions. Ils nous reprochent de bloquer le développement
et l'emploi dans la région. Cela n'a aucun sens. Sinon,
ils devraient commencer par aller dire aux autorités de
restreindre l'importation de la main-d'uvre étrangère
dans les secteurs comme la construction ou le textile", déclare-t-il.
Du coup, selon les forces vives de la région, le problème
reste entier. Lors d'une première réunion en juin
dernier, le promoteur, représenté par Gibbs Mauritius,
n'avait pas été en mesure de répondre aux
questions des habitants, notamment en ce qui concerne leurs préoccupations
par rapport à l'environnement marin, la qualité
de l'air et les risques de pollution entre autres.
Les représentants de Pointe aux Sables se disent encore
plus inquiets parce que leurs maisons et appartements d'un complexe
se situent à 400 mètres seulement du site de Pointe
aux caves. "Que se passera-t-il dans cinq ans lorsque
le problème s'aggravera et que notre santé sera
de plus en plus menacée. Les autorités nous proposeront
un programme de relogement comme ces pauvres gens de Mare Chicose
? Nous avons des questions à poser aux promoteurs aussi
bien qu'aux autorités. Par exemple, où passeront
les lignes de haute tension ? Sur nos maisons ?", s'interroge
un habitant de la région, qui ne manque pas de signaler
comme exemple le cas d'un enfant qui à été
victime des émissions de l'usine de la CMT à Pointe
aux Sables. "Zot pé bafoué l'histoire de
cette partie ouest de l'île. Zot pé menace nou la
santé. Zot pé considère tou sa l'andrwa là
comme en poubelle. Zot pé zet nou dans ene poubelle. D'ailleurs
promoteur fine montré ki li pénan aucune considération
pou nous. Dan so EIA, le complexe Kensington, qui se situe à
400 mètres du site, n'est même pas mentionné
!", ajoute Marc Sewraz, président des forces vives
de Pointe aux Sables.
"Ki sana pou acheté ene lakaz ou ene laterre
dan Mare Chicose azordi ?"
Khemraz Ortoo, ex-président du district council de Rivière-Noire,
et habitant de gros cailloux, s'insurge également contre
la façon de faire des autorités. Hormis le projet
de CT Power, il cite également celui de Gamma-Covanta,
qui opérera un incinérateur de déclets à
la Chaumière. "Que voulons-nous ? Les autorités
doivent d'abord se le demander. Notre intérêt est
de préserver la santé de nos enfants et notre environnement,
et d'éviter qu'ils soient exposés à toutes
sortes de risques. Nou l'interet c'est la sécurité
d'abord. Nou pou challenge autorités si bizin. Zour zot
prozets démarré, nu pou mobilizé pou descend
lor terrain", lance-t-il, tout en exprimant ses craintes
par rapport à l'impact que ces deux projets auront sur
la valeur immobilière dans la région: "Si
dire ou acheté ene lakaz Mare Chicose, où pou acheté
? Non ! Ki sana pou acheté ene lakaz ou ene laterre dan
Mare Chicose azordi ? Bé samem ki pou arive nous à
Gros Cailloux, Bambous, Pointes aux Sables, Albion, Roches-Brunes,
Saint Martin et Canot avek sa bann prozet là !"
Jean-Michel Casse, qui fait également partie de la Plate-forme
anti pollution (PAP), mouvement social militant contre le projet
d'incinérateur à La Chaumière, dénonce
de son côté la façon de faire du gouvernement.
"Minister l'environnement pé traite nou kouma boule
ping pong", regrette-t-il au sujet du rapport que les
consultants Danois ont préparé pour le compte du
ministère et le Board of Investment (BOI).
"D'abord, nous avons demandé à rencontrer
le consultant. Le ministre Baichoo avait donné l'assurance
que nous rencontrerions le consultant. Mais cela n'a jamais été
le cas. M. Jadoo du BOI n'a jamais répondu à nos
appels. Le drame, c'est que le consultant a répondu uniquement
aux questions que le ministère et le BOI leur a données.
Nos questions n'ont pas été répondues. Ce
sont les journaux qui nous ont donné raison concernant
nos inquiétudes par rapport à la pollution de la
nappe aquifère par exemple. Même les députés
ne disent pas la vérité à la radio. Ils disent
que l'incinérateur est aux normes européennes, mais
aucun député n'a pensé dire que le tri des
déchets à la source est une norme européenne.
Tout cela n'est pas abordé dans le rapport, d'après
nos informations. Pourquoi ?", s'interroge-t-il.
30 millions m3 de gaz émis dans un rayon de 2km
Quatre membres de la PAP ont ainsi fait appel contre la décision
du ministère de l'Environnement d'accorder un permis d'Environment
Impact Assessment (EIA) au promoteur, Covanta-Gamma Energy. Dans
la foulée, ils ont réclamé que le gouvernement,
par le biais du BOI, rende public les deux rapports de Ramboll,
le premier portant sur le volet environnemental et le second sur
l'aspect financier du projet. "En tant que citoyen de
ce pays, nous sommes en droit de savoir ce que contiennent ces
deux rapports. Sa deux rapports là fine financé
par fonds publik, ek piblik en drwa koné. Nu réitère
nu l'appel au gouvernement pou rane sa deux rapports là
piblik !", soutient-il.
Jean-Michel Casse a également proposé au gouvernement,
dans le cadre de sa politique énergétique, de réfléchir
à des alternatives plus propres. "Nou tous conscients
bann problèmes énergétiques. Bann sucriers
fine donne latere. Permet nous fer ene suggestion. Ki fer nou
pas essaye ene prozet pilote énergie durabl kouma l'énergie
éolienne ?", a-t-il suggéré.
Le Dr Allan Samsoon, également présent lors de cette
conférence de presse, a également commenté
les risques liés à ces deux projets qui d'autant
plus seront mis en opération à proximité
des zones résidentielles. "Aveck sa deux prozets
là laisse mo dire où ki sa l'endroit pou vine zone
plus pollué Maurice dans kelke temps bann autorités
persisté dans sa direksyon là. Par zour, pou éna
30 millions mètres cubes de gaz ki pou emet dans ene rayon
de 2 kilomètres ! Qui sana kapav vine donne nou l'assurance
ki péna auken danger ?, a-t-il fait ressortir.
Rénovation de bureau
ICAC: Des charges formelles contre le député
Ajay Gunness
L'Independent Commission Against Corruption (ICAC) a logé
en fin de semaine des charges formelles devant la Cour intermédiaire
contre le Whip de l'opposition, Ajay Gunness, et l'ancien
General Manager de la Development Works Corporation (DWC),
Dhaneswar Soobrah, dans le cadre de l'enquête au sujet de
l'octroi du contrat pour la rénovation du bureau de l'ancien
ministre de l'Infrastructure publique sous le gouvernement MSM/MMM.
Cette démarche fait suite au feu vert du Directeur des
Poursuites publiques (DPP), qui était en présence
depuis le 1er octobre dernier des conclusions de l'enquête
de l'ICAC visant à incriminer ces deux personnalités.
Ajay Gunness et Dhaneshwar Soobrah devront se présenter
devant le Bench de la Cour intermédiaire le 15 janvier
prochain pour répondre de ces accusations formelles sous
le Prevention of Corruption Act (POCA).
En effet, selon les documents logés en Cour intermédiaire
par l'ICAC, le Whip du MMM et l'ancien patron de la DWC
sont traduits en justice sous la charge de Public Officer using
office for gratification in breach of section 7 (1) du POCA.
Cette clause de la loi stipule que " subject to subsection
(3), any public official who makes use of his office or position
for a gratification for himself or another person shall commit
an offence and shall, on conviction, be liable to penal servitude
for a term not exceeding 10 years ".
Le délit reproché à Ajay Gunness remonte
au début de 2005 quand il avait été nommé
en tant que ministre de l'Infrastructure publique et concerne
des travaux pour la rénovation de son bureau au New
Government Centre. Il est accusé d'avoir donné
des instructions pour que le contrat des travaux de rénovation
soit alloué à la compagnie Archinter Services Limited.
Il est également allégué que les travaux
au bureau du ministre avaient démarré avant même
l'allocation du contrat, une pratique contraire aux procédures
établies.
Des fonctionnaires, interrogés par l'ICAC dans le cadre
de cette affaire, ont soutenu que des pressions auraient été
exercées sur eux pour que les directives de l'ancien ministre
soient suivies à la lettre. La chronologie des événements
indique qu'en date du 23 février 2005, le ministère
de l'Infrastructure publique avait approché la DWC pour
une cotation des travaux à être entrepris pour la
rénovation de ce bureau ministériel.
La DWC devait soumettre une cotation pour un montant de Rs 3 millions
en date du 16 mars. Après négociations avec les
architectes du ministère le montant fut ramené à
Rs 2,3 millions et le contrat alloué à la DWC en
date du 29 mars. Or les travaux de démolition devaient
démarrer depuis le 22 mars alors que la DWC avait sous-traité
ces travaux à la compagnie Archinter Services Limited.
Cette affaire de travaux de contrat du bureau de l'ancien ministre
Gunness a connu des hauts et des bas. Initialement, ce dossier
fut soulevé à l'Assemblée nationale par l'ancien
leader de l'opposition, Navin Ramgoolam. L'ancien Premier ministre,
Paul Bérenger, devait repousser les accusations de l'opposition.
Avec l'avènement de l'Alliance sociale à la tête
du gouvernement en juillet 2005, ce dossier fut réactivé
au sein du comité ministériel, comprenant entre
autres les ministres David et Valayden, dont la principale attribution
était de faire un suivi des scandales sous le précédent
gouvernement.
Sur la base des conclusions préliminaires de ce comité
ministériel, l'ICAC devait procéder à la
réouverture de cette enquête débouchant sur
l'arrestation et l'inculpation provisoire de Dhaneshwar Soobrah
le 30 novembre 2006. Il avait eu à fournir une caution
de Rs 100 000 et une reconnaissance de Rs 800 000 pour retrouver
la liberté provisoire.
De son côté, le député Gunness, qui
avait été convoqué au QG de l'ICAC le 1er
décembre 2006, devait contester son inculpation provisoire
avec une injonction présentée devant la Cour suprême.
Le juge Bushan Domah devait donner gain de cause au Whip
de l'opposition. Malgré les démarches engagées
en Cour suprême, la MCIT sous la supervision de l'ancien
surintendant Prem Radhoa, devait tenter d'appréhender le
député en escaladant le mur d'enceinte de sa résidence
à Floréal. Le juge Domah a dû émettre
un ordre formel pour que cette arrestation soit abandonnée.
Le PTr réclame la démission de Gunness en tant
que Whip