s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 18 novembre 2007



  Violence domestique—"Pourquoi je suis restée malgré les coups…"
  Le Morne—Un nouveau projet IRS soumis au Premier ministre
  Accès payant à l'Îlot Gabriel—Les provocations sur l'Îlot Gabriel, mettent en danger l'industrie touristique
  Beau-Bassin/Rose-Hill—Un citoyen d'honneur inquiet pour l'administration régionale
  Santé—Quand le diabète frappe les enfants
  Portrait—Cédric, onze ans, leucémique
  Religion—Syed Mahmood Ahmad inaugure une mosquée de la communauté Ahmadiyya à Rodrigues
  Brèves


Violence domestique

"Pourquoi je suis restée malgré les coups…"

Elles ne partent pas toujours après les premières violences et les coups qui suivent. Elles ne fuient pas le toit conjugal, pour plusieurs raisons. Quand elles se confient pour alléger la souffrance enfouie au plus profond de leur cœur ou pour panser une blessure visible, leurs arguments pour expliquer leur soumission suscitent parfois l'incompréhension.

Suchita, la vingtaine : "Pourquoi je suis restée avec lui, malgré les coups, l'humiliation et la peur ? Parce que je ne savais où aller ! Parce qu'à chaque fois que je fuyais la maison, la sienne, celle de ses parents, pour me réfugier chez mes proches, c'est la violence qui m'y attendait. Parce que chez moi, c'était aussi invivable. Mon père, ma mère et mon frère sont alcooliques. Je suis restée avec lui, parce que ses parents exerçaient une pression sur moi…"

Magalie, 26 ans : "Je suis patiente. Comme ma mère. Voilà la première raison pour laquelle je suis restée avec mon mari. Ma mère a souffert pendant 35 ans. Mon père était violent. Je me suis dit que je devais être patiente. Je suis restée avec lui, parce que je ne crois pas dans le divorce. Je suis catholique et croyante. Le mariage est un engagement. Je ne l'ai pas quitté parce que nous avons un fils et que mon enfant a besoin de son père. Je n'ai pas voulu partir parce que je n'ai jamais voulu qu'un autre homme assume le rôle de père pour mon enfant. Parce que je n'ai pas connu d'homme avant lui et que je ne veux pas d'un autre homme dans ma vie. Pourquoi je ne me suis pas séparée de lui quand il me rendait malade ? Parce que c'est lui qui nous donnait à manger, quand je ne travaillais pas. Je ne suis pas partie plus tôt parce que je me suis habituée à lui…"

Dimanche dernier, il a essayé de l'étrangler. Le lendemain, il a fait sa valise. Magalie, l'a regardé partir, sans le retenir

Mariée pendant quatre ans avec un homme beaucoup plus âgé qu'elle, Suchita lui attribue les trois ans et neuf mois d'enfer qu'elle a vécu entre les murs du toit conjugal. Elle s'est séparée de lui, il y a deux mois, pour la dixième fois. Il n'a jamais cherché à voir leur fils de trois ans. "Ça a été toujours ainsi." Magalie, quant à elle, s'engouffre dans la dépression au bout de trois ans de mariage. Elle en compte sept. Dimanche dernier, il a essayé de l'étrangler. Le lendemain, il a fait sa valise. Magalie l'a regardé partir, sans le retenir. "Il m'a dit qu'il quittait le pays. Avant de monter dans un taxi, il m'a lancé : au revoir. Je lui ai répondu la même chose, sans plus. Nous ne nous sommes pas expliqués. Comme d'habitude. Il n'y a jamais eu de dialogue entre nous." Comme Suchita, Magalie et tant d'autres femmes sous l'emprise d'un mari ou d'un partenaire agressif, les victimes de violence conjugale hésitent longtemps avant de claquer la porte. Au bout de quelques années de soumission, les plus jeunes, elles, s'en vont. Pas comme à l'époque, où celles de la précédente génération subissaient la domination de leurs tortionnaires psychologiques et physiques durant des décennies. Et quand elles osaient se confier, elles avaient aussi à expliquer leur choix de rester auprès de leur mari violent. Autrefois, partir équivalait à des risques, dont une stigmatisation. Aujourd'hui, la femme prend moins d'années, avant de prendre la décision de partir et de panser ses blessures les plus enfouies.

Les générations ont changé. Le schéma de la violence domestique, pas tout à fait. L'homme violent a toujours donné des coups, menacé, giflé, abusé, insulté, harcelé. La victime a toujours encaissé… Si elle se défend, il se sent atteint dans son orgueil. C'est ce qu'a ressenti Magalie. Lui demander, alors, pourquoi elle n'est pas partie quand il a commencé à la perturber psychologiquement, c'est l'entendre répondre : "J'ai aussi ma part de responsabilité. Enfin, je crois… J'ai toujours eu de la répartie. Quand il m'insultait, je répondais et lui, il hurlait, giflait…" Et demander à Suchita, pourquoi elle est restée quand il lui a presque brisé le poignet, arraché les cheveux et imposé des rapports sexuels, c'est l'entendre dire : "c'est le devoir d'une épouse de "dormir" avec son mari. Dieu sait combien je n'aimais pas le sentir contre moi !"

"Je pensais que tout était de ma faute, parce que j'étais enn tifi mofinn"

En général, on ne comprend pas toujours pourquoi, elles n'abandonnent pas le toit après les premières violences. L'incompréhension sonne parfois comme une accusation, une repoche. Si elles restent malgré les coups, c'est parce qu'elles sont sous l'emprise du chantage affectif, ou tout simplement parce qu'elles ont été amputées de leur indépendance financière. "Je travaillais quand on s'est rencontrés. Après le mariage, ma belle-famille et mon mari, m'ont fait comprendre que la place d'une épouse et mère était à la maison. Si j'avais eu les moyens, je serais partie." Magalie, loin de Maurice, installée avec lui sur sa terre natale, ne travaille pas. "Je n'avais personne là-bas", soupire-t-elle. "Je pensais que tout était de ma faute, parce que j'étais enn tifi mofinn. À la maison, lorsque mon père buvait, il battait ma mère. Un de mes frères a hérité de sa violence. J'allais au collège, j'aurais pu avoir un bon job. Mais la violence m'a anéantie. J'ai fini par croire que je portais malheur." La violence, spirale infernale. Elle fait perdre à la femme vulnérable son esprit critique et l'encourage à se culpabiliser. La violence semble aussi parfois s'accorder au destin de la victime. "Mon père est alcoolique. Il cognait ma mère. Elle a alors commencé à boire. Elle a la cinquantaine. Elle est alcoolique depuis 15 ans. Mon frère a le même problème. Les trois se tapent dessus. J'en pouvais plus. En quittant chez moi, je pensais que ça allait changer…", raconte Suchita.

"Est-ce qu'il m'aimait ? Non, il demandait à mon frère de me taper dessus. Il lui disait : pile li, pile li…"

Ni Magalie ni Suchita ne sont restées auprès de leur partenaire respectif par amour. L'amour n'était pas le pivot des deux couples. "Est-ce qu'il m'aimait ?" La réponse de Magalie est hésitante. "Les seules fois qu'il me montrait des signes d'affection, c'est quand nous nous retrouvions en intimité. Il était attendrissant, aimant. Je crois qu'il m'aimait…" Suchita est catégorique. Il ne l'aimait pas. Il le lui a toujours dit. "Mo pa gaynn to figir. Voila ce qu'il me disait. Il me reprochait même de l'avoir épousé. Et puis, il ne venait jamais me chercher quand je partais. Ces parents, eux, le faisaient parce qu'ils avaient besoin d'une femme pour s'occuper de lui. D'ailleurs, quand je partais, ils le punissaient. Ils ne lui donnaient ni à manger et personne ne lavait ses vêtements. Est-ce qu'il m'aimait ? Non, il demandait à mon frère de me taper dessus. Il lui disait : pile li, pile li…"

Et elles, est-ce qu'elles en étaient amoureuses ? Est-ce que leur cœur bat toujours pour leur agresseur ? "Je ne sais pas si j'étais amoureuse de lui. Li ti enn zom la vil, mwa enn tifi lakampagyn. Il ne m'a pas montrée non plus qu'il était amoureux de moi. Il a demandé ma main et je l'ai suivi. Le soir de mes noces, il était ivre mort. C'est là que j'ai compris qui il était. Je pense avoir un peu de sentiment pour lui. Je suis attachée à lui." Suchita, l'aime et le reconnaît. "Je ressens quelque chose dans mon cœur pour lui." Mais… Dans ces cas-là il y a toujours un "mais". "Mais, je ne retournerai pas vivre avec lui. Il a tout le temps pour changer et construire une maison. S'il le fait et qu'il change de comportement, je recommencerai peut-être une vie avec lui. Mais, ça n'arrivera pas, parce qu'il ne changera pas !", confie Suchita. "C'est lui qui est parti. Mais, s'il revient, il doit accepter le dialogue. Qu'on mette les points sur les i. Chose qu'on a jamais faite. Et là je verrai…", concède Magalie.


Depuis janvier dernier: 1700 cas de violence domestique enregistrés

1 700 victimes de violence domestique ont cherché de l'aide auprès des autorités, notamment le ministère des Droits de la Femme depuis le début de l'année. C'est ce qu'indiquait, hier, lors de la conférence de presse de l'aile féminine du PTr, la ministre de tutelle, Inidra Seebun. "On compte des hommes parmi les victimes", déclarait Indira Seebun. Ils étaient 67 victimes à septembre dernier. Et au cours de ce mois, le ministère avait enregistré 807 victimes, d'abus divers : harcèlement sexuel, moral, menace, agression sexuelle… Mardi prochain, lors d'une activité dans le cadre de la promotion des droits de l'enfant, au Gymkana, le ministère affichera les services mis à la disposition des victimes de violence domestique. Par ailleurs, commentant l'amendement de la loi sur la violence domestique, Indira Seebun a relevé que la révision de la loi impliquera cinq points importants. Notamment : les cas, en Cour, seront traités comme des civil cases. La pension alimentaire sera obligatoire dans l'application. La pénalité passe de Rs 25 000 et deux ans d'emprisonnement et Rs 50 000 et deux ans d'emprisonnement, en cas de récidives. Sentence ou pas, le counselling order prévoit que l'agresseur suive une thérapie. Des dispositions seront prises pour que ce mécanisme soit implémenté en prison. "Lorsqu'une victime se présentera en Cour, il ne sera plus question qu'elle fasse appel", déclare la ministre Seebun.

L'amendement de la loi, soutient de son côté, Ambal Jeanne, directrice de SOS Femmes Battues, est une bonne avancée dans le combat pour la protection des victimes. "Mais, faisons appel aux experts étrangers pour nous aider à mettre en place le service de counselling. Que l'État construise des day care centers et des structures résidentielles pour les femmes en détresse", dit-elle.


Le Morne

Un nouveau projet IRS soumis au Premier ministre

Qui aurait cru qu'en pleine attente de l'inscription du Morne sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, des cadres de la State Investment Corporation auraient soumis un projet d'Integrated Resort Scheme… au Morne ? Eh pourtant, tel est le cas avec cette nouvelle affaire qui a d'étranges similitudes avec la St-Félix World Wide, groupe réunionnais dont le bail a été repris pour être octroyé à la Midas Corporation, une compagnie composée des employés du secrétaire général du PTr Deva Virahsawmy.

C'est au Premier ministre, Navin Ramgoolam que les promoteurs, menés par Baboo J. Gowreesunkur, avaient initialement soumis leur projet IRS, croyant peut-être que le Fast Track Committee fonctionnait encore à plein rendement.

Mécontent qu'ils se soient trompés d'adresse en envoyant leur dossier au Premier ministre, le directeur du Board of Investment, Raju Jaddoo, a, dans une correspondance en date du 12 novembre dernier, adressé à Baboo Gowreesunkur, écrit que "the Board of Investment is the only governmental agency responsible for the approval of Integrated Resort Scheme (IRS) projects and for the issuance of IRS Certificates to developers. Any request for an IRS Certificate has to be done as per the IRS Guidelines which are based on the IRS Regulations". Est annexée à la correspondance, une copie de ses guidelines pour ces promoteurs à qui est visiblement reprochée leur ignorance des procédures.

Ce n'est pas la seule manifestation d'impatience du BOI. Il semble qu'il y ait aussi problème sur le plan du site soumis. À cet effet, toujours dans la même correspondance du 12 novembre, le BOI précise que "it appears that the subject site is the one belonging to Le Morne Development Corporation. The owners of the site had recently informed BOI not to entertain any queries from third parties on their site as it is not for sale".

Plutôt curieux, non. D'où cette demande ultime que "kindly advise whether you have already secured the ownership of the proposed site at le Morne". Certains auraient donc des projets IRS sur des terrains qui ne leur appartiennent pas !

Dans les milieux des casinos où Baboo Gowreesunker occupe le poste d'Administration and Support Services Manager, on parle d'un groupe de promoteurs qui comprendrait aussi le Officer in Charge, Beemal Dabeesing et d'autres cadres. Certains vont même jusqu'à dire que les déboires financiers des casinos et l'échec à trouver un partenaire stratégique ne seraient pas étrangers aux initiatives, même farfelues, de ces cadres en quête de reconversion dans le foncier. Mais agissent-ils vraiment en leur nom ou est-ce comme dans le cas de Midas Corporation ? En tout cas, voilà une autre affaire à suivre.


Accès payant à l'Îlot Gabriel

Les provocations sur l'Îlot Gabriel, mettent en danger l'industrie touristique

Trop c'est trop. L'agression de Benjamin Rose fait réagir le Front commun qui milite contre l'accès payant à l'Îlot Gabriel. En dehors de la bataille légale qui oppose les opérateurs de catamarans, défenseurs de l'environnement et les promoteurs, la tension est plus que palpable sur le terrain. "S'il faut attendre que l'affaire soit appelée en Cour, le 29 novembre prochain, certains n'ont pas attendu pour dicter leur loi, avance le Front commun. En nous non plus nous ne garderons plus profil bas. Nous entamons une série de manifestations pour mobiliser la population", indique Georges Ah Yan, porte-parole du Front Commun. Selon ce groupement, les problèmes qui s'ensuivent depuis l'enclenchement de la lutte contre l'accès payant à l'Îlot Gabriel, l'industrie touristique est en danger. "C'est un climat de terreur qui règne dans le Nord. Les touristes ne se sentent pas en sécurité. Et l'image de Maurice en souffre", affirme le Front Commun.

Lors d'un point de presse vendredi dernier, le Front Commun "Pas touss Îlot Gabriel" a fait ressortir qu'il ne peut plus garder profil bas, en dépit de l'affaire en Cour. L'agression de Benjamin Rose fait craindre des dérapages dans la région nord. "Et nou pa pou kapav baré parski tou lezour ena provocation lor point embarcation, Sunset Boulevard ek lor lil", indique Georges Ah Yan. Ces affrontements ne sont pas favorables au développement de l'économie touristique, assurent les membres du Front Commun. Ils soutiennent que le danger est palpable et réel, et néfaste face aux touristes qui embarquent pour une visite sur l'Îlot Gabriel. "Agression ki finn ena mardi dernier fini coné à letranze. Sa bann problem la pe met nou lindistri touris en danze", estiment skippers et opérateurs de catamarans. Ils disent qu'ils ne peuvent plus attendre car ils se sentent dans l'insécurité. Ils lancent un appel au ministre des Affaires Intérieures, en l'occurrence, notre Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour décanter la situation avec les promoteurs de Blues Ocean Island Co. Ltd. Face à la situation qui prévaut, le Front Commun entame une série d'activités pour sensibiliser le public à leur cause. Cette série d'activités débutera par une manifestation le 25 novembre prochain, devant le National Coast Guard de Grand Baie, et sera suivie d'un meeting au débarcadère. D'autres meetings suivront à Cap Malheureux, Grand Gaube, Trou aux Biches entre autres. Le Front commun organise une journée portes ouvertes sur l'Îlot Gabriel, le dimanche 2 décembre. Tous les Mauriciens sont invités à participer à cette journée portes ouvertes. Le Front Commun sollicitera une rencontre avec le commissaire de Police en vue de faire une demande pour une plus grande mobilisation policière sur le lieu d'embarcation à Sunset Boulevard.


Le flou entretenu sur l'accès payant sur l'Îlot Gabriel

Suivant la décision entérinée par l'Attorney General, après examen du contrat de location à bail à Ocean Blue Island Co. Ltd (OBICL), les Mauriciens sont autorisés à visiter gratuitement la partie de l'Îlot Gabriel qui n'est pas inclue dans le bail loué à OBICL. Cependant, le lease agreement entre le gouvernement et le promoteur, l'agent du Ptr, Jayraj Woochit, soulève des points qui demandent à être éclaircis. Ce bail a été accordé à Jayraj Woochit par le gouvernement de l'Alliance sociale en février dernier. Ceci avec autorisation du Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui rappelons-le, est monté en première ligne, à Union Park, pour justifier la décision d'allouer l'îlot Gabriel à bail à OBICL. Ainsi, la section 11 du bail, stipule que "subjects to other clauses of this lease and to the approval of the Conservator of Forest, the lessee may prohibit or restrict access to the islet". La clause 14 spécifie, elle, que "subject to the approval of the lessor, the leesee may levy a fee on any person visiting the islet, except a Mauritian national". Pour sa part, Georges Ah Yan soutient qu'à partir du High Water Mark, sur une distance de trente mètres vers la terre, c'est le domaine public, étayant ces propos en s'appuyant sur la Constitution mauricienne et l'article 538 du Code Napoléon. La Cour aura ainsi à trancher.


Beau-Bassin/Rose-Hill

Un citoyen d'honneur inquiet pour l'administration régionale

Une cérémonie d'attribution de la citoyenneté d'honneur et de la médaille de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill a eu lieu vendredi soir. Les plus hautes récompenses attribuées par la municipalité des villes sœurs ont été remises à MM Raymond Maudave - à titre posthume - à Jean-Claude de l'Estrac et Rama Valayden et aux représentants des Fellowship First Aiders et au Tiruvalluvar Circle.

La cérémonie s'est déroulée à la salle des Fêtes devant un parterre d'invités composé de personnalités de la ville et des autres municipalités mais en l'absence, remarquée, du ministre des Administrations Régionales. Elle a été marquée par la partie du discours de Jean-Claude de l'Estrac consacrée à la situation actuelle de l'administration régionale. Situation qui inquiète le nouveau citoyen d'honneur. Mais avant d'en arriver à son inquiétude, le récipiendaire de la citoyenneté d'honneur des villes sœurs qui fut conseiller municipal et maire de la ville MMM a souligné que c'est à la mairie de BBRH qu'il a connu ses plus grandes satisfactions d'homme public "grâce au soutien indéfectible, engagé et passionné d'une équipe de conseillers comme on voudrait en voir plus souvent de nos jours. Des conseillers motivés et des cadres compétents et dévoués." L'ancien maire a ensuite fait part aux invités de la cérémonie de ses inquiétudes concernant le présent des administrations régionales. "Je sens que l'administration régionale est menacée. Je sens que les conseils municipaux, comme les conseils de districts, se désagrègent, et dépérissent, asphyxiés, tant par un gouvernement centralisateur et recroquevillés sur ses prérogatives, que par des conseillers et des fonctionnaires municipaux qui ont abdiqué leurs responsabilités. Le gouvernement doit savoir ce qu'il veut, soit il est favorable à une vraie démocratie régionale qui implique une évolution de pouvoir et de moyens, un partage et un transfert de compétences au gouvernement régional, soit il liquide ces conseils et qu'il cherche à les transformer en suzerains du pouvoir central. La dérive a commencé depuis longtemps, en 1983, quand le gouvernement d'alors mit fin au financement des projets de développement des municipalités en abolissant les subventions à cet effet. Ensuite, on enleva le pouvoir des conseils sur leurs propres employés en créant une Local Government Service Commission aux ordres du gouvernement central, hier comme aujourd'hui. Tous les conseillers municipaux, élus du peuple, au même titre que députés et ministres, devraient se liguer pour mener la bataille de la survivance de la démocratie régionale. S'ils se taisent, ils deviendront leurs propres bourreaux. Mais il n'y a pas que la responsabilité du gouvernement central. Malgré son manque de soutien parfois, malgré la bureaucratie ministérielle et la faiblesse des moyens financiers, il y a encore une large marge de manœuvre à des administrateurs régionaux, volontaristes, imaginatifs." M. de L'Estrac a conclu en remerciant la municipalité de l'avoir ajouté à la liste de ses citoyens d'honneur et en soulignant avoir été flatté que les membres du conseil se sont "un peu battus sur l'antériorité de la motion" pour lui attribuer la décoration. Il faisait allusion au fait que la proposition de lui attribuer la citoyenneté était une motion du conseiller Sonarane qui avait été rejetée par le conseil pour être récupérée par la suite par la mairesse Mme Chauvin. C'est Mme veuve Raymond Maudave qui a reçu la décoration remise à titre posthume à son mari. C'est son fils Armand qui remercia le conseil municipal à travers la mairesse Mme Chauvin. Ce que fit également M. Rama Valayden le troisième citoyen d'honneur de la cérémonie. Des représentants des Fellowship First Aiders et du Tiruvalluvar Circle, récipiendaires de la médaille de la ville prirent également la parole.

À l'issue de la cérémonie et des discours de remerciements, les invités ont été reçus par la municipalité pour un cocktail au foyer du théâtre. Ou comme aurait pu dire le conseiller Sonorane, qui marqua la vie du conseil par ses interventions au cours de l'année qui s'achève, une séance de "manzé boire".


Santé

Quand le diabète frappe les enfants

Problème de santé publique mondial, le diabète touche plus de 170 millions de personnes (chiffre qui devrait doubler d'ici 2030) dont 70 000 enfants chaque année. Cette maladie, en raison des complications qui s'ensuivent, tue deux personnes toutes les dix secondes dans le monde. Maurice, qui figure parmi les pays les plus cités touchés par cette pandémie, compte environ 110 000 diabétiques. 110 000 autres y sont prédisposées. Ce qui inquiète davantage, c'est le nombre croissant d'enfants et d'adolescents atteints par cette maladie. Actuellement, le nombre de petits Mauriciens diabétiques recensés tourne autour de 200. Dans le cadre de la journée mondiale du diabète, célébrée le 14 novembre dernier, ayant pour thème: le diabète chez les enfants et les adolescents, l'occasion a été donnée pour attirer l'attention sur le fait que le diabète est l'une des maladies chroniques les plus répandues chez l'enfant.

Le diabète est causé par une insuffisance de sécrétion et/ou d'action de l'insuline, traduisant ainsi une élévation anormale du taux de sucre dans le sang, explique le Dr Vassen Pauvaday, Principal Medical Officer des maladies non transmissibles au ministère de la Santé. On distingue deux types de diabète: le type 1 et le type 2. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c'est-à-dire une réaction d'attaque de l'organisme contre ses propres cellules bêta du pancréas. Le diabète de type 1 touche environ 10% de tous les diabétiques. Cette forme de la maladie peut se manifester à tout âge, mais le plus souvent, elle apparaît durant l'enfance ou au début de l'âge adulte, d'où son appellation de "diabète juvénile". Certains symptômes de cette maladie se traduisent par une augmentation du volume des urines, une soif intense, un amaigrissement, une faim exagérée, une vision embrouillée, une cicatrisation lente, fatigue, somnolence, picotements aux doigts ou aux pieds… "Les symptômes varient selon les cas", rappelle le médecin, ajoutant que "le diabète est une maladie grave qui, sans traitement approprié, peut être à l'origine de maladies cardiaques, de la cécité, de l'impuissance, voire d'amputations". Chaque jour dans le monde, 200 enfants développent le diabète de Type 1. Ils sont plus de 440 000 de moins de 15 ans à vivre aujourd'hui avec cette maladie. "On ignore, toutefois jusqu'ici, ce qui pousse précisément le système immunitaire à réagir aux cellules bêta", indique le Dr Vassen Pauvaday. Les causes du diabète de type 1 sont largement inconnues et plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette hausse de l'incidence du diabète de type 1 chez les enfants. Certains incriminent des facteurs environnementaux et d'alimentation, d'autres estiment que l'exposition au lait de vache durant l'enfance et à différents genres d'infection pourraient être en cause. Les personnes atteintes de diabète de type 1 doivent s'injecter de l'insuline afin de compenser l'insuffisance du pancréas à en produire. Un suivi médical est nécessaire.

Le diabète de type 2 se répand d'une manière alarmante chez les moins de 15 ans

Le diabète de type 2 survient lorsque l'organisme est incapable d'employer convenablement l'insuline pour réguler la glycémie. On dit du diabétique de type 2 qu'il est "résistant à l'insuline". Si, en général, ce type de diabète, parfois "diabète de l'adulte" se manifeste vers l'âge de 40 ans, le diabète de type 2 se répand d'une manière alarmante chez les moins de 15 ans, touchant de plus en plus d'adolescents en raison du nombre croissant d'enfants atteints d'obésité. On estime qu'au niveau mondial, le nombre de nouveaux cas de diabète de type 2 chez les enfants devrait croître de 50% durant les 15 prochaines années, affectant davantage les personnes obèses, c'est pourquoi on l'appelle aussi "diabète gras". "D'emblée, on pointe du doigt le régime alimentaire (plus de graisses animales, plus de sucre et moins de légumes frais) et la sédentarité, causant peu à peu une résistance à l'insuline comme les deux causes essentielles de cette fulgurante hausse chez les jeunes", indique le Dr Vassen Pauvaday. Chez une personne résistante à l'insuline, les cellules répondent moins bien ou plus du tout à l'insuline. Ainsi, malgré un fonctionnement normal du pancréas, le glucose reste dans le sang et l'hyperglycémie s'accentue progressivement. C'est seulement lorsque l'organisme n'arrive plus à contrôler la situation que les analyses montrent une augmentation de la glycémie, débouchant sur le diagnostic de diabète, explique le médecin.

Les particularités du diabète de l'enfant

Bien qu'ayant de nombreux points communs avec le diabète de l'adulte, plusieurs éléments rendent cette maladie infantile particulière. La précocité de survenue et une évolution sur le long terme augmentant le risque de complications. Les très jeunes diabétiques doivent faire face à certaines contraintes au quotidien. Par exemple, la puberté est une période sensible de la maladie nécessitant des ajustements du traitement. D'un point de vue nutritionnel, les apports nécessaires à une croissance et à un développement normaux sont similaires chez l'enfant diabétique et l'enfant bien portant. Toutefois, la régularité des apports alimentaires et la stabilité de la quantité de glucides doivent être surveillées. Les activités physiques sont à encourager chez l'enfant diabétique. La modification radicale du mode de vie - sport, régime équilibré - reste un traitement très efficace du diabète de type 2. Toutefois, le diabète nécessite une approche multidisciplinaire des soins: médecin, diabétologue, infirmière, nutritionniste, ophtalmologue, podologue… Étant une maladie chronique difficile à prendre en charge, l'information constante des patients est importante.


Campagne de sensibilisation

Face au nombre grandissant de jeunes atteints du diabète, plusieurs ONG, dont Ti Diam's et la Mauritius Diabetes Association, essayent de prendre en charge ces malades en les sensibilisant à un meilleur contrôle et aussi en leur montrant de quelle manière ils peuvent éviter les complications liées au diabète et vivre pleinement leur vie. De son côté, le ministère de la Santé a mis en place un National Service Framework for Diabetes (NSFD) afin d'aider le pays à combattre ce problème de santé, classé No 1 à Maurice. Ce programme mise ainsi sur la prévention au niveau des institutions primaires, secondaires et tertiaires, en vue d'inculquer une meilleure hygiène alimentaire dès le plus jeune âge. Un plan d'action étalé sur 10 ans a également été dessiné pour combattre cette maladie. Outre une campagne médiatique publicitaire, des émissions télévisées à partir du début de l'année prochaine, le lancement du livret "Repères Santé", entre autres activités pour démarrer sa campagne de sensibilisation sur le diabète cette année, le ministère a organisé un camp résidentiel d'une nuit pour jeunes diabétiques au Centre récréatif de Pointe aux Sables. Des malades, ainsi que leurs parents ont ainsi eu l'occasion de se rencontrer pour parler et échanger des informations sur cette maladie. L'objectif de ce camp résidentiel était d'exposer ces jeunes diabétiques aux autres dans un environnement de compréhension mutuelle et d'encouragement.


Les deux types de la maladie

Type 1

- Le diabète de type 1, insulinodépendant (DID) aussi appelé diabète "maigre" car l'un des premiers symptômes est l'amaigrissement, ou "juvénile" parce qu'il touche des sujets jeunes.

- Il compte pour environ 10% des cas et il est traité obligatoirement par l'insuline.

Type 2

- Le diabète de type 2, non insulinodépendant (DNID), aussi décrit sous le nom de diabète "gras" ou diabète de la maturité, puisqu'il survient souvent autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids. Toutefois, cette forme se répand d'une manière alarmante chez les moins de 15 ans

- Il compte pour environ 90% des cas et il est traité par régime, plus médicaments pris par voie orale si nécessaire, et éventuellement insuline, après quelques années d'évolution.


Portrait

Cédric, onze ans, leucémique

Au cœur du village de Chamarel, la vie d'un petit garçon de onze ans a connu une transformation radicale et dramatique depuis juillet de cette année. Il s'appelle Cédric et souffre de leucémie.

Avant juillet 2007, Ian Ashley Cédric Quint était un petit garçon comme les autres. Il est né dans le joli village de Chamarel en plein développement, y a été élevé tout comme ses deux frères et sa sœur. Leur père, Jean-François, travaille comme Gateman à l'entrée des Terres de Couleurs et leur mère Blandine est ménagère. Cédric - qui aurait préféré qu'on l'appelle Ashley - était le premier de sa classe depuis des années à l'école St-André et se préparait "for for" aux examens du CPE en prenant des leçons particulières après les heures de classes. Et puis, pendant les vacances d'été, Cédric se réveille un matin avec une grosse "boule" dans le cou qui ne provoque aucune douleur ou fièvre. Sa mère pense qu'il s'agit du "mal mouton" et essaye de le soigner selon la méthode traditionnelle encore en cours dans les régions rurales : des frictions au bois de chandelle. La recette traditionnelle n'ayant donné aucun résultat, Mme Quint emmène Cédric au dispensaire de Chamarel où le médecin de service lui prescrit des antibiotiques. La grosseur, au lieu de disparaître, se multiplie sur tout le corps du petit garçon. Inquiète, sa mère le ramène au dispensaire. On lui demande de se rendre, sur l'heure, à l'hôpital de Candos pour un examen approfondi. Là, après avoir examiné le petit malade et obtenu les résultats d'une analyse d'un bout d'une grosseur, le docteur demande à parler à Mme Quint. Le contenu de cette conversation donne l'impression à la mère de Cédric que le ciel vient de lui tomber sur la tête. Le médecin lui annonce que son fils est atteint d'une forme rare de leucémie et qu'il doit partir tout suite à la Réunion pour commencer un traitement destiné à stopper la progression de la maladie. En quelques instants, la vie de la famille Quint bascule. "Moi, qui n'ai jamais quitté le village de Chamarel et n'ai jamais envisagé de voyager, je me suis retrouvé deux jours plus tard à la Réunion où Cédric devait commencer son traitement à l'hôpital de Belle Pierre. En quelques jours j'ai appris ce que voulait dire une série de mots dont j'ignorais jusqu'alors l'existence : leucémie, protocole, globules rouges et blancs, cathéter, plaquettes. J'ai assisté aux différentes étapes du traitement et appris à aider les infirmières, ce qui me permet aujourd'hui de soigner Cédric. J'ai pu discuter et poser toutes sortes de questions aux médecins qui m'ont expliqué au fur et à mesure ce qui se passait et surtout ce qui allait se passer plus tard avec la chimiothérapie, un autre mot que je ne connaissais pas. À Maurice, on ne dit pas ce qui se passe, ce qui va se passer : on n'explique pas", nous dit la mère de Cédric.

Les médicaments administrés à haute dose provoquent des infections dans la bouche de Cédric, lui donnent de la diarrhée, des boutons sur tout le corps et des vomissements. Cédric supporte tout sauf le régime alimentaire - sans sucre et sans sel - qu'il doit observer avec le traitement d'une durée de quinze jours. Rentré à Maurice, Cédric passe par des hauts et des bas, commence à perdre ses cheveux à cause de la chimio et vit entre l'hôpital et sa maison, et ce en attendant la suite du traitement médical qui doit théoriquement se faire à la Réunion.

Mais le problème est que le traitement à la Réunion, qui se fait sur une longue période, coûte cher, et la famille Quint - qui vit uniquement des salaires de Jean-François - n'a pas les moyens de le financer. Le premier déplacement médical de Cédric au coût de Rs 200 000 a été financé par le ministère de la Santé, qui ne peut soutenir une telle démarche par patient qu'une fois par an. Faute de financement, le deuxième traitement se fait donc dans le service hospitalier mauricien pas équipé techniquement pour ce genre de thérapie. Au lieu d'utiliser le cathéter pour faire pénétrer les injections dans le corps de Cédric, on les lui aurait introduites par des piqûres intraveineuses. Résultat : les jambes et les bras de Cédric sont couverts de taches sombres aux endroits où les piqûres intraveineuses auraient été faites. Le cas de Cédric a suscité l'attention de plusieurs associations et personnes de Chamarel et d'ailleurs. Galvanisées par le fait que les possibilités de guérison sur les enfants atteints de leucémie sont encourageantes, elles ont entrepris des recherches pour tenter de trouver le moyen le moins coûteux afin de permettre à Cédric de suivre son traitement médical. Des contacts ont été pris avec des établissements hospitaliers australiens, puis italiens. Selon les dernières informations, la solution italienne serait sur le point d'être concrétisée. C'est suite à un contact avec un employé d'un établissement hôtelier de la région que cette avenue a été explorée. Grâce à des contacts entre Mauriciens et Italiens il semblerait qu'un établissement hospitalier italien serait disposé à traiter Cédric pour une période de plusieurs mois, à un coût minimum. Pour lever les fonds nécessaires afin de financer le déplacement de Cédric (accompagné de sa mère) et leur séjour de plusieurs mois à l'étranger, plusieurs manifestations, dont une quête publique et une soirée dansante à Chamarel, ont été organisées. Elles ont rapporté presque Rs 500 000, soit moins d'un quart des Rs 2,5 millions nécessaires. Les lecteurs qui souhaitent participer à cet acte de solidarité peuvent faire parvenir leur contribution à travers le compte bancaire ouvert au nom de Cédric qui porte le numéro AC053240596, à la succursale de la Mauritius Commercial Bank, à Quatre-Bornes.

En attendant, Cédric vit entre l'hôpital et en "vacances" à Chamarel, comme il qualifie ses séjours de plus en plus courts chez lui. C'était le cas jeudi dernier à Chamarel, où nous l'avons rencontré dans l'après-midi, regardant la télévision et écoutant en même temps la radio comme le font des enfants de son âge. Seul signe visible de la maladie : le masque qu'il est obligé de porter pour éviter les possibilités d'infection que son organisme très affaibli ne pourrait supporter.

Au lieu de se révolter contre ce coup du sort qui a transformé leur vie, Blandine et Jean-François Quint acceptent ce qu'il leur arrive en disant que "c'est une épreuve que Dieu nous fait subir". Soutenus par leur foi, ils se disent convaincus qu'ils finiront par trouver la somme nécessaire pour permettre à Cédric de suivre son traitement et - ils n'osent pas le dire mais on sent qu'ils y croient très fort - de triompher de la maladie et redevenir le petit garçon qu'il était jusqu'au mois de juillet de cette année. C'est tout ce qu'il faut souhaiter à ce petit garçon de Chamarel qui aurait préféré qu'on l'appelle Ashley au lieu de Cédric.


Religion

Syed Mahmood Ahmad inaugure une mosquée de la communauté Ahmadiyya à Rodrigues

Une forte délégation mauricienne menée par M. Amin Jowahir, président de la "Mauritius Ahmadiyya Muslim Association", s'est rendue à Rodrigues au début de novembre pour l'inauguration de la deuxième mosquée de la communauté Ahmadiyya dans l'île. Syed Mahmood Ahmad Shah Saheb est venu spécialement de Rabwah, Pakistan, pour procéder à l'inauguration de ce lieu de prière dont la première pierre avait été posée par le Calife du mouvement mondial de l'Ahmadiyya, Hazrat Mirza Masroor Ahmad Khalifatul Massih V, le 6 décembre 2005. La cérémonie inaugurale s'est déroulée en présence de Johnson Roussety, chef commissaire de la Rodrigues Regional Assembly.

Dans son allocution, le dignitaire religieux pakistanais a rappelé que la mosquée est un lieu où l'on se prosterne devant Dieu et, par conséquent, a pour vocation de faire rayonner la bonté et le bienfait dans le monde. De son côté, le chef commissaire de la Rodrigues Regional Assembly, Johnson Roussety, a salué la présence de la communauté Ahmadiyya comme un maillon de l'harmonie inter-religieuse régnant à Rodrigues, et dont il est du devoir du gouvernement régional de maintenir et de consolider.

Sans doute, la nouvelle mosquée qui se trouve à La Ferme, vient renforcer la présence de la communauté Ahmadiyya à Rodrigues où elle compte aussi une mosquée à Port-Mathurin. Le complexe où la mosquée est aménagée à Port-Mathurin, abrite aussi le siège social de l'Ahmadiyya à Rodrigues.

Dans le cadre d'un centenaire prometteur de l'Ahmadiyya

L'inauguration de la mosquée de La Ferme se situe dans le cadre des activités du centenaire de la communauté Ahmadiyya mondiale qui sera célébré avec faste et ferveur l'année prochaine. À l'île Maurice, un grand congrès réunira les membres de la communauté au centre international des conférences Vivekananda à Pailles. Pour frapper les esprits, la collecte d'un minimum de 101 litres de sang sera au programme.

Considéré comme une "association missionnaire islamique à vocation universaliste", l'Ahmadiyya est présente à Maurice depuis 1913. De ce fait, l'année prochaine la communauté Ahmadiyya mauricienne marquera à la fois son 75e anniversaire et le centenaire de l'association mère.


En deux mots…

Le dignitaire religieux pakistanais, Syed Mahmood Ahmad Shah Saheb, un érudit du Coran, est un ancien formateur de missionnaires de l'Ahmadiyya à Rabwah, Pakistan, où il est présentement responsable pour le compte de son organisation religieuse d'un vaste programme à vocation écologique visant à "green and clean Rabwah", financé des propres deniers de l'Ahmadiyya.

Ayant fonctionné sept années durant en qualité de président du "Khudamull Ahmadiyya" (regroupant des membres de 7 à 40 ans), il est actuellement en charge de la "Gulshan Ahmad Nursery", pépinière forte de 200,000 plantes. Une grande exposition de plantes est prévue à Rabwah en mars prochain dans le cadre du centenaire de l'association missionnaire Ahmadiyya mondiale.

À l'issue du dévoilement de la plaque commémorative à la nouvelle mosquée de La Ferme, le visiteur, fidèle à sa vocation écologique, a mis une plante en terre.


Brèves

Le policier honoré par le Rotary de Vacoas

Le club Rotary de Vacoas a remis récemment un award destiné à l'ensemble du corps policier affecté à cette région de la ville de Vacoas-Phœnix. La cérémonie s'est déroulée dans la salle des conférences de la nouvelle station de police de Vacoas en présence de plusieurs hauts gradés de la force policière dont le D.C. Anand Ramchander, le CI Darmajee Appajee et l'ASP Mohit.

Les dirigeants du club Rotary de Vacoas dont le président en exercice Lee Men How Onsiong, l'ex-Gouverneur de district Randhir Ramloll et l'ancien président Om Varma ont salué le rôle vital, que l'on banalise des fois, que la police joue pour assurer stabilité et sécurité, et ont fait un plaidoyer afin que l'on développe une image autre de ces gardiens de la paix que la caricature dont on les gratifie trop souvent et, des fois, fort injustement.

La remise de cet award s'inscrit dans le cadre du 'Vocational Month'que les clubs Rotary marquent d'une manière spéciale chaque année en récompensant des professionnels qui ont contribué à la vie communautaire. La cérémonie était présidée par le Rotarien Pravind Oogarah.

Spécial Vacances: Les inscriptions sont ouvertes

Dès cette semaine, les jeunes de 14 à 29 ans, intéressés à participer à la nouvelle édition de Spécial Vacances, pourront se rendre dans les Centres de jeunesse de l'île pour s'y inscrire. Ce programme du ministère de la Jeunesse et des Sports propose aux participants une liste d'activités : excursions, animations, ateliers de travail, randonnées entre autres. Les éléments de la Special Mobile Force et des garde-côtes assureront la sécurité des participants lors des différentes sorties. Une soixantaine de Youth Officers et d'animateurs se chargeront pour leur part de l'encadrement des jeunes.

ÉLECTROMÉNAGER, KHOOL MARKETING LTD: Akai de nouveau à Maurice

La compagnie Khool Marketing Ltd (KML) est désormais l'unique distributeur, à Maurice et dans l'océan Indien, d'Akai Electric Co. Ltd, entreprise basée au Japon. Les produits de cette marque avaient quasiment déserté le marché mauricien ces dernières années n'ayant pas de distributeur. "La marque Akai était un peu orpheline ces dernières années à Maurice, mais nous avons remédié à cela", indique Nuvin Deerpalsing, directeur de KML. Les produits de la marque Akai dont des réfrigérateurs, machines à laver, téléviseurs et Homecinemas entre autres, réintègrent ainsi le marché mauricien à plein temps. KML assurera également la distribution des produits d'Akai à Madagascar, La Réunion, Seychelles et les pays de l'Afrique de l'est. KML, basée à Plaine-Lauzun, a débuté ses activités en 2004 en tant que distributeur des marques Sonix et Nortek. On y trouve un Showroom où les produits des marques susmentionnées et ceux d'Akai, désormais, sont exposés. KML assure aussi le service après-vente de ces trois marques.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 18 novembre 2007