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Le Morne
Un nouveau projet IRS soumis au Premier ministre
Qui aurait cru qu'en pleine attente de l'inscription du Morne
sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, des cadres de
la State Investment Corporation auraient soumis un projet d'Integrated
Resort Scheme
au Morne ? Eh pourtant, tel est le cas avec
cette nouvelle affaire qui a d'étranges similitudes avec
la St-Félix World Wide, groupe réunionnais dont
le bail a été repris pour être octroyé
à la Midas Corporation, une compagnie composée des
employés du secrétaire général du
PTr Deva Virahsawmy.
C'est au Premier ministre, Navin Ramgoolam que les promoteurs,
menés par Baboo J. Gowreesunkur, avaient initialement soumis
leur projet IRS, croyant peut-être que le Fast Track
Committee fonctionnait encore à plein rendement.
Mécontent qu'ils se soient trompés d'adresse en
envoyant leur dossier au Premier ministre, le directeur du Board
of Investment, Raju Jaddoo, a, dans une correspondance en date
du 12 novembre dernier, adressé à Baboo Gowreesunkur,
écrit que "the Board of Investment is the only
governmental agency responsible for the approval of Integrated
Resort Scheme (IRS) projects and for the issuance of IRS Certificates
to developers. Any request for an IRS Certificate has to be done
as per the IRS Guidelines which are based on the IRS Regulations".
Est annexée à la correspondance, une copie de ses
guidelines pour ces promoteurs à qui est visiblement
reprochée leur ignorance des procédures.
Ce n'est pas la seule manifestation d'impatience du BOI. Il semble
qu'il y ait aussi problème sur le plan du site soumis.
À cet effet, toujours dans la même correspondance
du 12 novembre, le BOI précise que "it appears
that the subject site is the one belonging to Le Morne Development
Corporation. The owners of the site had recently informed BOI
not to entertain any queries from third parties on their site
as it is not for sale".
Plutôt curieux, non. D'où cette demande ultime que
"kindly advise whether you have already secured the ownership
of the proposed site at le Morne". Certains auraient
donc des projets IRS sur des terrains qui ne leur appartiennent
pas !
Dans les milieux des casinos où Baboo Gowreesunker occupe
le poste d'Administration and Support Services Manager, on parle
d'un groupe de promoteurs qui comprendrait aussi le Officer in
Charge, Beemal Dabeesing et d'autres cadres. Certains vont même
jusqu'à dire que les déboires financiers des casinos
et l'échec à trouver un partenaire stratégique
ne seraient pas étrangers aux initiatives, même farfelues,
de ces cadres en quête de reconversion dans le foncier.
Mais agissent-ils vraiment en leur nom ou est-ce comme dans le
cas de Midas Corporation ? En tout cas, voilà une autre
affaire à suivre.
Accès payant à l'Îlot Gabriel
Les provocations sur l'Îlot Gabriel, mettent en danger
l'industrie touristique
Trop c'est trop. L'agression de Benjamin Rose fait réagir
le Front commun qui milite contre l'accès payant à
l'Îlot Gabriel. En dehors de la bataille légale qui
oppose les opérateurs de catamarans, défenseurs
de l'environnement et les promoteurs, la tension est plus que
palpable sur le terrain. "S'il faut attendre que l'affaire
soit appelée en Cour, le 29 novembre prochain, certains
n'ont pas attendu pour dicter leur loi, avance le Front commun.
En nous non plus nous ne garderons plus profil bas. Nous entamons
une série de manifestations pour mobiliser la population",
indique Georges Ah Yan, porte-parole du Front Commun. Selon ce
groupement, les problèmes qui s'ensuivent depuis l'enclenchement
de la lutte contre l'accès payant à l'Îlot
Gabriel, l'industrie touristique est en danger. "C'est
un climat de terreur qui règne dans le Nord. Les touristes
ne se sentent pas en sécurité. Et l'image de Maurice
en souffre", affirme le Front Commun.
Lors d'un point de presse vendredi dernier, le Front Commun "Pas
touss Îlot Gabriel" a fait ressortir qu'il ne peut
plus garder profil bas, en dépit de l'affaire en Cour.
L'agression de Benjamin Rose fait craindre des dérapages
dans la région nord. "Et nou pa pou kapav baré
parski tou lezour ena provocation lor point embarcation, Sunset
Boulevard ek lor lil", indique Georges Ah Yan. Ces affrontements
ne sont pas favorables au développement de l'économie
touristique, assurent les membres du Front Commun. Ils soutiennent
que le danger est palpable et réel, et néfaste face
aux touristes qui embarquent pour une visite sur l'Îlot
Gabriel. "Agression ki finn ena mardi dernier fini coné
à letranze. Sa bann problem la pe met nou lindistri touris
en danze", estiment skippers et opérateurs de
catamarans. Ils disent qu'ils ne peuvent plus attendre car ils
se sentent dans l'insécurité. Ils lancent un appel
au ministre des Affaires Intérieures, en l'occurrence,
notre Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour décanter
la situation avec les promoteurs de Blues Ocean Island Co. Ltd.
Face à la situation qui prévaut, le Front Commun
entame une série d'activités pour sensibiliser le
public à leur cause. Cette série d'activités
débutera par une manifestation le 25 novembre prochain,
devant le National Coast Guard de Grand Baie, et sera suivie d'un
meeting au débarcadère. D'autres meetings suivront
à Cap Malheureux, Grand Gaube, Trou aux Biches entre autres.
Le Front commun organise une journée portes ouvertes sur
l'Îlot Gabriel, le dimanche 2 décembre. Tous les
Mauriciens sont invités à participer à cette
journée portes ouvertes. Le Front Commun sollicitera une
rencontre avec le commissaire de Police en vue de faire une demande
pour une plus grande mobilisation policière sur le lieu
d'embarcation à Sunset Boulevard.
Le flou entretenu sur l'accès payant sur l'Îlot
Gabriel
Suivant la décision entérinée par l'Attorney
General, après examen du contrat de location à bail
à Ocean Blue Island Co. Ltd (OBICL), les Mauriciens sont
autorisés à visiter gratuitement la partie de l'Îlot
Gabriel qui n'est pas inclue dans le bail loué à
OBICL. Cependant, le lease agreement entre le gouvernement
et le promoteur, l'agent du Ptr, Jayraj Woochit, soulève
des points qui demandent à être éclaircis.
Ce bail a été accordé à Jayraj Woochit
par le gouvernement de l'Alliance sociale en février dernier.
Ceci avec autorisation du Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui
rappelons-le, est monté en première ligne, à
Union Park, pour justifier la décision d'allouer l'îlot
Gabriel à bail à OBICL. Ainsi, la section 11 du
bail, stipule que "subjects to other clauses of this lease
and to the approval of the Conservator of Forest, the lessee may
prohibit or restrict access to the islet". La clause
14 spécifie, elle, que "subject to the approval
of the lessor, the leesee may levy a fee on any person visiting
the islet, except a Mauritian national". Pour sa part,
Georges Ah Yan soutient qu'à partir du High Water Mark,
sur une distance de trente mètres vers la terre, c'est
le domaine public, étayant ces propos en s'appuyant sur
la Constitution mauricienne et l'article 538 du Code Napoléon.
La Cour aura ainsi à trancher.
Beau-Bassin/Rose-Hill
Un citoyen d'honneur inquiet pour l'administration régionale
Une cérémonie d'attribution de la citoyenneté
d'honneur et de la médaille de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill
a eu lieu vendredi soir. Les plus hautes récompenses attribuées
par la municipalité des villes surs ont été
remises à MM Raymond Maudave - à titre posthume
- à Jean-Claude de l'Estrac et Rama Valayden et aux représentants
des Fellowship First Aiders et au Tiruvalluvar Circle.
La cérémonie s'est déroulée à
la salle des Fêtes devant un parterre d'invités composé
de personnalités de la ville et des autres municipalités
mais en l'absence, remarquée, du ministre des Administrations
Régionales. Elle a été marquée par
la partie du discours de Jean-Claude de l'Estrac consacrée
à la situation actuelle de l'administration régionale.
Situation qui inquiète le nouveau citoyen d'honneur. Mais
avant d'en arriver à son inquiétude, le récipiendaire
de la citoyenneté d'honneur des villes surs qui fut
conseiller municipal et maire de la ville MMM a souligné
que c'est à la mairie de BBRH qu'il a connu ses plus grandes
satisfactions d'homme public "grâce au soutien indéfectible,
engagé et passionné d'une équipe de conseillers
comme on voudrait en voir plus souvent de nos jours. Des conseillers
motivés et des cadres compétents et dévoués."
L'ancien maire a ensuite fait part aux invités de la
cérémonie de ses inquiétudes concernant le
présent des administrations régionales. "Je
sens que l'administration régionale est menacée.
Je sens que les conseils municipaux, comme les conseils de districts,
se désagrègent, et dépérissent, asphyxiés,
tant par un gouvernement centralisateur et recroquevillés
sur ses prérogatives, que par des conseillers et des fonctionnaires
municipaux qui ont abdiqué leurs responsabilités.
Le gouvernement doit savoir ce qu'il veut, soit il est favorable
à une vraie démocratie régionale qui implique
une évolution de pouvoir et de moyens, un partage et un
transfert de compétences au gouvernement régional,
soit il liquide ces conseils et qu'il cherche à les transformer
en suzerains du pouvoir central. La dérive a commencé
depuis longtemps, en 1983, quand le gouvernement d'alors mit fin
au financement des projets de développement des municipalités
en abolissant les subventions à cet effet. Ensuite, on
enleva le pouvoir des conseils sur leurs propres employés
en créant une Local Government Service Commission aux ordres
du gouvernement central, hier comme aujourd'hui. Tous les conseillers
municipaux, élus du peuple, au même titre que députés
et ministres, devraient se liguer pour mener la bataille de la
survivance de la démocratie régionale. S'ils se
taisent, ils deviendront leurs propres bourreaux. Mais il n'y
a pas que la responsabilité du gouvernement central. Malgré
son manque de soutien parfois, malgré la bureaucratie ministérielle
et la faiblesse des moyens financiers, il y a encore une large
marge de manuvre à des administrateurs régionaux,
volontaristes, imaginatifs." M. de L'Estrac a conclu
en remerciant la municipalité de l'avoir ajouté
à la liste de ses citoyens d'honneur et en soulignant avoir
été flatté que les membres du conseil se
sont "un peu battus sur l'antériorité de
la motion" pour lui attribuer la décoration. Il
faisait allusion au fait que la proposition de lui attribuer la
citoyenneté était une motion du conseiller Sonarane
qui avait été rejetée par le conseil pour
être récupérée par la suite par la
mairesse Mme Chauvin. C'est Mme veuve Raymond Maudave qui a reçu
la décoration remise à titre posthume à son
mari. C'est son fils Armand qui remercia le conseil municipal
à travers la mairesse Mme Chauvin. Ce que fit également
M. Rama Valayden le troisième citoyen d'honneur de la cérémonie.
Des représentants des Fellowship First Aiders et du Tiruvalluvar
Circle, récipiendaires de la médaille de la ville
prirent également la parole.
À l'issue de la cérémonie et des discours
de remerciements, les invités ont été reçus
par la municipalité pour un cocktail au foyer du théâtre.
Ou comme aurait pu dire le conseiller Sonorane, qui marqua la
vie du conseil par ses interventions au cours de l'année
qui s'achève, une séance de "manzé
boire".
Santé
Quand le diabète frappe les enfants
Problème de santé publique mondial, le diabète
touche plus de 170 millions de personnes (chiffre qui devrait
doubler d'ici 2030) dont 70 000 enfants chaque année. Cette
maladie, en raison des complications qui s'ensuivent, tue deux
personnes toutes les dix secondes dans le monde. Maurice, qui
figure parmi les pays les plus cités touchés par
cette pandémie, compte environ 110 000 diabétiques.
110 000 autres y sont prédisposées. Ce qui inquiète
davantage, c'est le nombre croissant d'enfants et d'adolescents
atteints par cette maladie. Actuellement, le nombre de petits
Mauriciens diabétiques recensés tourne autour de
200. Dans le cadre de la journée mondiale du diabète,
célébrée le 14 novembre dernier, ayant pour
thème: le diabète chez les enfants et les adolescents,
l'occasion a été donnée pour attirer l'attention
sur le fait que le diabète est l'une des maladies chroniques
les plus répandues chez l'enfant.
Le diabète est causé par une insuffisance de sécrétion
et/ou d'action de l'insuline, traduisant ainsi une élévation
anormale du taux de sucre dans le sang, explique le Dr Vassen
Pauvaday, Principal Medical Officer des maladies non transmissibles
au ministère de la Santé. On distingue deux types
de diabète: le type 1 et le type 2. Le diabète de
type 1 est une maladie auto-immune, c'est-à-dire une réaction
d'attaque de l'organisme contre ses propres cellules bêta
du pancréas. Le diabète de type 1 touche environ
10% de tous les diabétiques. Cette forme de la maladie
peut se manifester à tout âge, mais le plus souvent,
elle apparaît durant l'enfance ou au début de l'âge
adulte, d'où son appellation de "diabète
juvénile". Certains symptômes de cette maladie
se traduisent par une augmentation du volume des urines, une soif
intense, un amaigrissement, une faim exagérée, une
vision embrouillée, une cicatrisation lente, fatigue, somnolence,
picotements aux doigts ou aux pieds
"Les symptômes
varient selon les cas", rappelle le médecin, ajoutant
que "le diabète est une maladie grave qui, sans
traitement approprié, peut être à l'origine
de maladies cardiaques, de la cécité, de l'impuissance,
voire d'amputations". Chaque jour dans le monde, 200
enfants développent le diabète de Type 1. Ils sont
plus de 440 000 de moins de 15 ans à vivre aujourd'hui
avec cette maladie. "On ignore, toutefois jusqu'ici, ce
qui pousse précisément le système immunitaire
à réagir aux cellules bêta", indique
le Dr Vassen Pauvaday. Les causes du diabète de type 1
sont largement inconnues et plusieurs hypothèses sont avancées
pour expliquer cette hausse de l'incidence du diabète de
type 1 chez les enfants. Certains incriminent des facteurs environnementaux
et d'alimentation, d'autres estiment que l'exposition au lait
de vache durant l'enfance et à différents genres
d'infection pourraient être en cause. Les personnes atteintes
de diabète de type 1 doivent s'injecter de l'insuline afin
de compenser l'insuffisance du pancréas à en produire.
Un suivi médical est nécessaire.
Le diabète de type 2 se répand d'une manière
alarmante chez les moins de 15 ans
Le diabète de type 2 survient lorsque l'organisme est incapable
d'employer convenablement l'insuline pour réguler la glycémie.
On dit du diabétique de type 2 qu'il est "résistant
à l'insuline". Si, en général, ce
type de diabète, parfois "diabète de l'adulte"
se manifeste vers l'âge de 40 ans, le diabète de
type 2 se répand d'une manière alarmante chez les
moins de 15 ans, touchant de plus en plus d'adolescents en raison
du nombre croissant d'enfants atteints d'obésité.
On estime qu'au niveau mondial, le nombre de nouveaux cas de diabète
de type 2 chez les enfants devrait croître de 50% durant
les 15 prochaines années, affectant davantage les personnes
obèses, c'est pourquoi on l'appelle aussi "diabète
gras". "D'emblée, on pointe du doigt le
régime alimentaire (plus de graisses animales, plus de
sucre et moins de légumes frais) et la sédentarité,
causant peu à peu une résistance à l'insuline
comme les deux causes essentielles de cette fulgurante hausse
chez les jeunes", indique le Dr Vassen Pauvaday. Chez
une personne résistante à l'insuline, les cellules
répondent moins bien ou plus du tout à l'insuline.
Ainsi, malgré un fonctionnement normal du pancréas,
le glucose reste dans le sang et l'hyperglycémie s'accentue
progressivement. C'est seulement lorsque l'organisme n'arrive
plus à contrôler la situation que les analyses montrent
une augmentation de la glycémie, débouchant sur
le diagnostic de diabète, explique le médecin.
Les particularités du diabète de l'enfant
Bien qu'ayant de nombreux points communs avec le diabète
de l'adulte, plusieurs éléments rendent cette maladie
infantile particulière. La précocité de survenue
et une évolution sur le long terme augmentant le risque
de complications. Les très jeunes diabétiques doivent
faire face à certaines contraintes au quotidien. Par exemple,
la puberté est une période sensible de la maladie
nécessitant des ajustements du traitement. D'un point de
vue nutritionnel, les apports nécessaires à une
croissance et à un développement normaux sont similaires
chez l'enfant diabétique et l'enfant bien portant. Toutefois,
la régularité des apports alimentaires et la stabilité
de la quantité de glucides doivent être surveillées.
Les activités physiques sont à encourager chez l'enfant
diabétique. La modification radicale du mode de vie - sport,
régime équilibré - reste un traitement très
efficace du diabète de type 2. Toutefois, le diabète
nécessite une approche multidisciplinaire des soins: médecin,
diabétologue, infirmière, nutritionniste, ophtalmologue,
podologue
Étant une maladie chronique difficile à
prendre en charge, l'information constante des patients est importante.
Campagne de sensibilisation
Face au nombre grandissant de jeunes atteints du diabète,
plusieurs ONG, dont Ti Diam's et la Mauritius Diabetes Association,
essayent de prendre en charge ces malades en les sensibilisant
à un meilleur contrôle et aussi en leur montrant
de quelle manière ils peuvent éviter les complications
liées au diabète et vivre pleinement leur vie. De
son côté, le ministère de la Santé
a mis en place un National Service Framework for Diabetes (NSFD)
afin d'aider le pays à combattre ce problème de
santé, classé No 1 à Maurice. Ce programme
mise ainsi sur la prévention au niveau des institutions
primaires, secondaires et tertiaires, en vue d'inculquer une meilleure
hygiène alimentaire dès le plus jeune âge.
Un plan d'action étalé sur 10 ans a également
été dessiné pour combattre cette maladie.
Outre une campagne médiatique publicitaire, des émissions
télévisées à partir du début
de l'année prochaine, le lancement du livret "Repères
Santé", entre autres activités pour démarrer
sa campagne de sensibilisation sur le diabète cette année,
le ministère a organisé un camp résidentiel
d'une nuit pour jeunes diabétiques au Centre récréatif
de Pointe aux Sables. Des malades, ainsi que leurs parents ont
ainsi eu l'occasion de se rencontrer pour parler et échanger
des informations sur cette maladie. L'objectif de ce camp résidentiel
était d'exposer ces jeunes diabétiques aux autres
dans un environnement de compréhension mutuelle et d'encouragement.
Les deux types de la maladie
Type 1
- Le diabète de type 1, insulinodépendant (DID)
aussi appelé diabète "maigre" car
l'un des premiers symptômes est l'amaigrissement, ou "juvénile"
parce qu'il touche des sujets jeunes.
- Il compte pour environ 10% des cas et il est traité obligatoirement
par l'insuline.
Type 2
- Le diabète de type 2, non insulinodépendant (DNID),
aussi décrit sous le nom de diabète "gras"
ou diabète de la maturité, puisqu'il survient souvent
autour de la cinquantaine chez des personnes en surpoids. Toutefois,
cette forme se répand d'une manière alarmante chez
les moins de 15 ans
- Il compte pour environ 90% des cas et il est traité par
régime, plus médicaments pris par voie orale si
nécessaire, et éventuellement insuline, après
quelques années d'évolution.
Portrait
Cédric, onze ans, leucémique
Au cur du village de Chamarel, la vie d'un petit garçon
de onze ans a connu une transformation radicale et dramatique
depuis juillet de cette année. Il s'appelle Cédric
et souffre de leucémie.
Avant juillet 2007, Ian Ashley Cédric Quint était
un petit garçon comme les autres. Il est né dans
le joli village de Chamarel en plein développement, y a
été élevé tout comme ses deux frères
et sa sur. Leur père, Jean-François, travaille
comme Gateman à l'entrée des Terres de Couleurs
et leur mère Blandine est ménagère. Cédric
- qui aurait préféré qu'on l'appelle Ashley
- était le premier de sa classe depuis des années
à l'école St-André et se préparait
"for for" aux examens du CPE en prenant des leçons
particulières après les heures de classes. Et puis,
pendant les vacances d'été, Cédric se réveille
un matin avec une grosse "boule" dans le cou qui ne
provoque aucune douleur ou fièvre. Sa mère pense
qu'il s'agit du "mal mouton" et essaye de le soigner
selon la méthode traditionnelle encore en cours dans les
régions rurales : des frictions au bois de chandelle. La
recette traditionnelle n'ayant donné aucun résultat,
Mme Quint emmène Cédric au dispensaire de Chamarel
où le médecin de service lui prescrit des antibiotiques.
La grosseur, au lieu de disparaître, se multiplie sur tout
le corps du petit garçon. Inquiète, sa mère
le ramène au dispensaire. On lui demande de se rendre,
sur l'heure, à l'hôpital de Candos pour un examen
approfondi. Là, après avoir examiné le petit
malade et obtenu les résultats d'une analyse d'un bout
d'une grosseur, le docteur demande à parler à Mme
Quint. Le contenu de cette conversation donne l'impression à
la mère de Cédric que le ciel vient de lui tomber
sur la tête. Le médecin lui annonce que son fils
est atteint d'une forme rare de leucémie et qu'il doit
partir tout suite à la Réunion pour commencer un
traitement destiné à stopper la progression de la
maladie. En quelques instants, la vie de la famille Quint bascule.
"Moi, qui n'ai jamais quitté le village de Chamarel
et n'ai jamais envisagé de voyager, je me suis retrouvé
deux jours plus tard à la Réunion où Cédric
devait commencer son traitement à l'hôpital de Belle
Pierre. En quelques jours j'ai appris ce que voulait dire une
série de mots dont j'ignorais jusqu'alors l'existence :
leucémie, protocole, globules rouges et blancs, cathéter,
plaquettes. J'ai assisté aux différentes étapes
du traitement et appris à aider les infirmières,
ce qui me permet aujourd'hui de soigner Cédric. J'ai pu
discuter et poser toutes sortes de questions aux médecins
qui m'ont expliqué au fur et à mesure ce qui se
passait et surtout ce qui allait se passer plus tard avec la chimiothérapie,
un autre mot que je ne connaissais pas. À Maurice, on ne
dit pas ce qui se passe, ce qui va se passer : on n'explique pas",
nous dit la mère de Cédric.
Les médicaments administrés à haute dose
provoquent des infections dans la bouche de Cédric, lui
donnent de la diarrhée, des boutons sur tout le corps et
des vomissements. Cédric supporte tout sauf le régime
alimentaire - sans sucre et sans sel - qu'il doit observer avec
le traitement d'une durée de quinze jours. Rentré
à Maurice, Cédric passe par des hauts et des bas,
commence à perdre ses cheveux à cause de la chimio
et vit entre l'hôpital et sa maison, et ce en attendant
la suite du traitement médical qui doit théoriquement
se faire à la Réunion.
Mais le problème est que le traitement à la Réunion,
qui se fait sur une longue période, coûte cher, et
la famille Quint - qui vit uniquement des salaires de Jean-François
- n'a pas les moyens de le financer. Le premier déplacement
médical de Cédric au coût de Rs 200 000 a
été financé par le ministère de la
Santé, qui ne peut soutenir une telle démarche par
patient qu'une fois par an. Faute de financement, le deuxième
traitement se fait donc dans le service hospitalier mauricien
pas équipé techniquement pour ce genre de thérapie.
Au lieu d'utiliser le cathéter pour faire pénétrer
les injections dans le corps de Cédric, on les lui aurait
introduites par des piqûres intraveineuses. Résultat
: les jambes et les bras de Cédric sont couverts de taches
sombres aux endroits où les piqûres intraveineuses
auraient été faites. Le cas de Cédric a suscité
l'attention de plusieurs associations et personnes de Chamarel
et d'ailleurs. Galvanisées par le fait que les possibilités
de guérison sur les enfants atteints de leucémie
sont encourageantes, elles ont entrepris des recherches pour tenter
de trouver le moyen le moins coûteux afin de permettre à
Cédric de suivre son traitement médical. Des contacts
ont été pris avec des établissements hospitaliers
australiens, puis italiens. Selon les dernières informations,
la solution italienne serait sur le point d'être concrétisée.
C'est suite à un contact avec un employé d'un établissement
hôtelier de la région que cette avenue a été
explorée. Grâce à des contacts entre Mauriciens
et Italiens il semblerait qu'un établissement hospitalier
italien serait disposé à traiter Cédric pour
une période de plusieurs mois, à un coût minimum.
Pour lever les fonds nécessaires afin de financer le déplacement
de Cédric (accompagné de sa mère) et leur
séjour de plusieurs mois à l'étranger, plusieurs
manifestations, dont une quête publique et une soirée
dansante à Chamarel, ont été organisées.
Elles ont rapporté presque Rs 500 000, soit moins d'un
quart des Rs 2,5 millions nécessaires. Les lecteurs qui
souhaitent participer à cet acte de solidarité peuvent
faire parvenir leur contribution à travers le compte bancaire
ouvert au nom de Cédric qui porte le numéro AC053240596,
à la succursale de la Mauritius Commercial Bank, à
Quatre-Bornes.
En attendant, Cédric vit entre l'hôpital et en "vacances"
à Chamarel, comme il qualifie ses séjours de plus
en plus courts chez lui. C'était le cas jeudi dernier à
Chamarel, où nous l'avons rencontré dans l'après-midi,
regardant la télévision et écoutant en même
temps la radio comme le font des enfants de son âge. Seul
signe visible de la maladie : le masque qu'il est obligé
de porter pour éviter les possibilités d'infection
que son organisme très affaibli ne pourrait supporter.
Au lieu de se révolter contre ce coup du sort qui a transformé
leur vie, Blandine et Jean-François Quint acceptent ce
qu'il leur arrive en disant que "c'est une épreuve
que Dieu nous fait subir". Soutenus par leur foi, ils
se disent convaincus qu'ils finiront par trouver la somme nécessaire
pour permettre à Cédric de suivre son traitement
et - ils n'osent pas le dire mais on sent qu'ils y croient très
fort - de triompher de la maladie et redevenir le petit garçon
qu'il était jusqu'au mois de juillet de cette année.
C'est tout ce qu'il faut souhaiter à ce petit garçon
de Chamarel qui aurait préféré qu'on l'appelle
Ashley au lieu de Cédric.
Religion
Syed Mahmood Ahmad inaugure une mosquée de la communauté
Ahmadiyya à Rodrigues
Une forte délégation mauricienne menée par
M. Amin Jowahir, président de la "Mauritius Ahmadiyya
Muslim Association", s'est rendue à Rodrigues au début
de novembre pour l'inauguration de la deuxième mosquée
de la communauté Ahmadiyya dans l'île. Syed Mahmood
Ahmad Shah Saheb est venu spécialement de Rabwah, Pakistan,
pour procéder à l'inauguration de ce lieu de prière
dont la première pierre avait été posée
par le Calife du mouvement mondial de l'Ahmadiyya, Hazrat Mirza
Masroor Ahmad Khalifatul Massih V, le 6 décembre 2005.
La cérémonie inaugurale s'est déroulée
en présence de Johnson Roussety, chef commissaire de la
Rodrigues Regional Assembly.
Dans son allocution, le dignitaire religieux pakistanais a rappelé
que la mosquée est un lieu où l'on se prosterne
devant Dieu et, par conséquent, a pour vocation de faire
rayonner la bonté et le bienfait dans le monde. De son
côté, le chef commissaire de la Rodrigues Regional
Assembly, Johnson Roussety, a salué la présence
de la communauté Ahmadiyya comme un maillon de l'harmonie
inter-religieuse régnant à Rodrigues, et dont il
est du devoir du gouvernement régional de maintenir et
de consolider.
Sans doute, la nouvelle mosquée qui se trouve à
La Ferme, vient renforcer la présence de la communauté
Ahmadiyya à Rodrigues où elle compte aussi une mosquée
à Port-Mathurin. Le complexe où la mosquée
est aménagée à Port-Mathurin, abrite aussi
le siège social de l'Ahmadiyya à Rodrigues.
Dans le cadre d'un centenaire prometteur de l'Ahmadiyya
L'inauguration de la mosquée de La Ferme se situe dans
le cadre des activités du centenaire de la communauté
Ahmadiyya mondiale qui sera célébré avec
faste et ferveur l'année prochaine. À l'île
Maurice, un grand congrès réunira les membres de
la communauté au centre international des conférences
Vivekananda à Pailles. Pour frapper les esprits, la collecte
d'un minimum de 101 litres de sang sera au programme.
Considéré comme une "association missionnaire
islamique à vocation universaliste", l'Ahmadiyya est
présente à Maurice depuis 1913. De ce fait, l'année
prochaine la communauté Ahmadiyya mauricienne marquera
à la fois son 75e anniversaire et le centenaire de l'association
mère.
En deux mots
Le dignitaire religieux pakistanais, Syed Mahmood Ahmad Shah Saheb,
un érudit du Coran, est un ancien formateur de missionnaires
de l'Ahmadiyya à Rabwah, Pakistan, où il est présentement
responsable pour le compte de son organisation religieuse d'un
vaste programme à vocation écologique visant à
"green and clean Rabwah", financé des propres
deniers de l'Ahmadiyya.
Ayant fonctionné sept années durant en qualité
de président du "Khudamull Ahmadiyya" (regroupant
des membres de 7 à 40 ans), il est actuellement en charge
de la "Gulshan Ahmad Nursery", pépinière
forte de 200,000 plantes. Une grande exposition de plantes est
prévue à Rabwah en mars prochain dans le cadre du
centenaire de l'association missionnaire Ahmadiyya mondiale.
À l'issue du dévoilement de la plaque commémorative
à la nouvelle mosquée de La Ferme, le visiteur,
fidèle à sa vocation écologique, a mis une
plante en terre.
Brèves
Le policier honoré par le Rotary de Vacoas
Le club Rotary de Vacoas a remis récemment un award destiné
à l'ensemble du corps policier affecté à
cette région de la ville de Vacoas-Phnix. La cérémonie
s'est déroulée dans la salle des conférences
de la nouvelle station de police de Vacoas en présence
de plusieurs hauts gradés de la force policière
dont le D.C. Anand Ramchander, le CI Darmajee Appajee et l'ASP
Mohit.
Les dirigeants du club Rotary de Vacoas dont le président
en exercice Lee Men How Onsiong, l'ex-Gouverneur de district Randhir
Ramloll et l'ancien président Om Varma ont salué
le rôle vital, que l'on banalise des fois, que la police
joue pour assurer stabilité et sécurité,
et ont fait un plaidoyer afin que l'on développe une image
autre de ces gardiens de la paix que la caricature dont on les
gratifie trop souvent et, des fois, fort injustement.
La remise de cet award s'inscrit dans le cadre du 'Vocational
Month'que les clubs Rotary marquent d'une manière spéciale
chaque année en récompensant des professionnels
qui ont contribué à la vie communautaire. La cérémonie
était présidée par le Rotarien Pravind Oogarah.
Spécial Vacances: Les inscriptions sont ouvertes
Dès cette semaine, les jeunes de 14 à 29 ans, intéressés
à participer à la nouvelle édition de Spécial
Vacances, pourront se rendre dans les Centres de jeunesse
de l'île pour s'y inscrire. Ce programme du ministère
de la Jeunesse et des Sports propose aux participants une liste
d'activités : excursions, animations, ateliers de travail,
randonnées entre autres. Les éléments de
la Special Mobile Force et des garde-côtes assureront la
sécurité des participants lors des différentes
sorties. Une soixantaine de Youth Officers et d'animateurs
se chargeront pour leur part de l'encadrement des jeunes.
ÉLECTROMÉNAGER, KHOOL MARKETING LTD: Akai de
nouveau à Maurice
La compagnie Khool Marketing Ltd (KML) est désormais l'unique
distributeur, à Maurice et dans l'océan Indien,
d'Akai Electric Co. Ltd, entreprise basée au Japon. Les
produits de cette marque avaient quasiment déserté
le marché mauricien ces dernières années
n'ayant pas de distributeur. "La marque Akai était
un peu orpheline ces dernières années à Maurice,
mais nous avons remédié à cela",
indique Nuvin Deerpalsing, directeur de KML. Les produits de la
marque Akai dont des réfrigérateurs, machines à
laver, téléviseurs et Homecinemas entre autres,
réintègrent ainsi le marché mauricien à
plein temps. KML assurera également la distribution des
produits d'Akai à Madagascar, La Réunion, Seychelles
et les pays de l'Afrique de l'est. KML, basée à
Plaine-Lauzun, a débuté ses activités en
2004 en tant que distributeur des marques Sonix et Nortek. On
y trouve un Showroom où les produits des marques susmentionnées
et ceux d'Akai, désormais, sont exposés. KML assure
aussi le service après-vente de ces trois marques.
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