p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 18 novembre 2007



  Le sort des travailleurs de St-Félix—Que le gouvernement regarde au-delà du boni et des salaires de janvier 2008
  Le MSM A Bel-Air, vendredi—Pravind Jugnauth : "La demande de 2000 arpents aux sucriers est raisonnable"
  Demande de 2 000 arpents de terre aux sucriers—Ashock Jugnauth, leader de l'UN : "Une ruse alors que le terrain glisse sous les pieds du PM"
  Danen Beemadoo, président de l'aile jeune du MMM—"Recréer chez les jeunes de l'intérêt pour la politique"
  À un congrès à Plaine Magnien vendredi—Rajesh Bhagwan : "Ramgoolam ek Dulthummun pa proprieter kominoté hindoue !"
  À l'Assemblée nationale, mardi dernier—Pêche en eaux troubles…
  Dinesh Ramjuttun lance le Front Patriotique Mauricien
  Ça va se savoir


Le sort des travailleurs de St-Félix

Que le gouvernement regarde au-delà du boni et des salaires de janvier 2008

Deux demandes formulées, hier, par le leader de l'opposition et du MMM en faveur des 135 travailleurs de St-Félix et leurs familles qui vivent le martyr et l'angoisse, que le gouvernement regarde au-delà du paiement du boni de fin d'année et des salaires de janvier 2008 et que la direction de St-Félix s'engage à laisser ces familles vivre dans leurs maisons en attendant l'application du blue print et la construction de leurs propres résidences par Société Usinière du Sud.

C'était lors d'une rencontre avec la presse hier que Paul Bérenger a formulé ces deux demandes après avoir exprimé ses inquiétudes sur la position du SIT qui a objecté que ses fonds soient utilisés pour le paiement des salaires et autres bonis des travailleurs. Pour lui, le gouvernement a le devoir moral de "step in" et de payer les salaires de ces travailleurs jusqu'à ce que sa "guerre" avec la MSPA autour des 1 500/2 000 arpents "facile à régler", trouve une issue.

Il avait auparavant souligné une situation qui affecte non seulement le moral de ces 135 travailleurs et de leurs familles mais aussi leur santé. Le leader de l'opposition a dit tenir le gouvernement et industrie sucrière pour responsable de cette situation étant donné que l'un lie leur sort à l'issue de la "guerre" avec la MSPA et que SUDS, elle, fait un lien avec la fermeture de Riche en Eau et de Mon Désert Mon Trésor. "Nous condamnons les deux protagonistes" a-t-il dit en imputant aussi "une lourde responsabilité" à St-Félix bien qu'il reconnaisse que la direction de cet établissement se soit formellement engagée à donner des terres aux travailleurs. Il est souhaitable que SUDS en fasse de même et qu'il donne la garantie et que liquidation pas liquidation, ces travailleurs obtiennent leur blue print, soit leur compensation financière et leur lopin de terres.

Autre affaire évoquée, hier, celle des terrains "compulsorily acquired" à Triolet pour la construction d'une State Secondary School. Le leader de l'opposition a observé qu "Asraf Dulull s'est, une fois de plus, rendu coupable d'avoir induit le Parlement en erreur de deux manières et il a du reconnaître ses torts depuis".

"L'affaire des terres de Triolet: de la puanteur et de la pourriture ! "

Revenant sur les faits, il a dit que ce ministre a, premièrement, voulu faire croire, le 6 novembre dernier, que les Rs 5 millions avaient été payées en 2002, ce qui est faux et, deuxièmement, que les Rs 5 millions par arpent de terres agricoles ont été décidées par le Tribunal "in its own deliberate judgment" ce qui est aussi complètement faux.

La vérité, connue aujourd'hui, a rappelé Paul Bérenger, c'est que le ministre Dulull "ine oblizé fer enn statement pou plaide coupable" et reconnaître que c'est lui qui a référé cette affaire des trois propriétaires dont les terres agricoles avaient été évaluées à Rs 450 000 l'arpent par les experts fonciers du ministère du Logement au Board of Assessment et que cette instance a siégé le 12 septembre 2006, le 14 novembre 2006 et le 20 décembre 2006 et le 6 février 2007.

Le leader de l'opposition a souligné qu'à toutes ses séances, les assesseurs du gouvernement ont maintenu leur position sur Rs 450 000 l'arpent et non Rs 5 millions qui s'appliquent aux terres résidentielles. "Il est clair que lorsque Dulull a vu que le Tribunal allait, le 7 février 2007, dans la direction de confirmer la position des Government Valuers et quelle tournure cela prenait qu'il a fait son Permanent Secretary écrire au Tribunal pour dire qu'il était d'accord avec les Rs 5 millions et il a osé venir dire que c'est in its own deliberate judgment !".

"Cette affaire, c'est de la puanteur et de la pourriture et évidemment, comme tous les samedis dans l'Express, il y a une interview de complaisance d'un ministre en difficulté - Asraf Dulull hier, qui est tellement choquante que, même l'intervieweur écrit qu'il s'est "défendu tant bien que mal" - comme cela a été le cas, avant, pour Rama Sithanen et Dharam Gokhool", a aussi dénoncé Paul Bérenger.

Compensation immédiate aux éleveurs de porc

Le paiement d'une compensation aux éleveurs de porc par tête d'animal abattu a aussi été l'objet d'une réclamation appuyée du leader de l'opposition et du MMM. Il y a 500 familles qui vivent dans l'angoisse alors que le gouvernement est responsable de la situation de fait de son manque de vigilance et son retard à réagir après que la peste se soit déclarée, a souligné Paul Bérenger.

Il faut une compensation immédiate comme recommandé par l'expert Gaston Funès, lequel, a-t-il rappelé, s'était aussi appesanti sur le risque que l'épidémie ne devienne endémique et que l'élevage de porc ne disparaisse à Maurice. Le gouvernement doit agir vite, a-t-il dit.

Or, a fait ressortir Paul Bérenger, le ministre Boolell est venu avancer deux "choses qui sont fausses", l'une, catégorique, à l'effet que les éleveurs qui ne sont pas affectés obtiennent de la nourriture pour leurs animaux, ce qui n'est pas exact et, de l'autre, qu'il ait dit, "avec arrogance" qu'il n'y avait pas de porcs envoyés à Rodrigues, ce qui est aussi faux dans la mesure où ses propres services ont confirmé l'envoi d'une vingtaine de bêtes dans l'île. Arvin Boolell se doit de corriger le tir au Parlement, a-t-il suggéré.

S'agissant du fonds de solidarité, Paul Bérenger a souligné que cela avait déjà été annoncé le 6 novembre au Parlement avec la contribution de Rs 1 million du Cooperative Fund et un appel à la générosité du public et qu'il y maintenant une soi-disante décision du Conseil des ministres du vendredi 16.

L'agression de l'îlot Gabriel: "C'est ça l'île Maurice de Ramgoolam et de Boolell !"

Il est, d'abord, revenu, comme le 6 novembre dernier au Parlement, sur les clauses 11 et 14 du bail du 30 mars 2007 sur l'îlot Gabriel qui lient Arvin Boolell au Blue Ocean Island Company Ltd. Ces clauses prévoient, a-t-il rappelé, que le détenteur du bail a, avec le feu vert d'Arvin Boolell, le pouvoir d'interdire l'accès à l'îlot à n'importe quelle partie de l'île y compris les Mauriciens et aussi celui de fixer un "fee" à n'importe qui et là aussi Mauriciens compris.

Paul Bérenger a rappelé qu'Arvin Boolell a refusé de dire au Parlement si le promoteur exerce ses pouvoirs avec son autorisation. Ce qui est encore plus révoltant pour lui, ce sont les représailles dont sont l'objet opérateurs de catamarans et autres plaisanciers, qui ont manifesté pacifiquement contre cette occupation et ce qui est parfaitement leur droit, a-t-il dit. Il a exprimé sa solidarité avec Benjamin Rose agressé à la jambe et dont le tendon a été sectionné à l'îlot Gabriel par deux tapeurs engagés par un homme d'affaires. "C'est ça l'île Maurice de Navin Ramgoolam et d'Arvin Boolell, c'est ça l'île Maurice d'aujourd'hui, du gouvernement dans nous la main, des tapeurs, des fézer et des abus d'autorité", a dénoncé le leader de l'opposition.

Autre sujet évoqué: l'absence de permis EIA pour les projets de "fish farming" dans le nouveau Fisheries and Marine Resource Bill voté mardi dernier alors que tel était le cas sous l'ancienne loi et que sous l'Environment Protection Act, il y a une liste de projets qui sont obligatoirement régis par un EIA dont les jetées et les barachois. "It's very fishy et surtout très dangereux", a-t-il observé en disant "pouvoir compter" sur Anil Baichoo pour qu'il amende la cédule des activités couvertes par un EIA et qu'il inclue l'aquaculture.

"Dangereuse manipulation politique"

Également évoquée, hier, l'inflation après les commentaires du Professeur Persaud à la Banque de Maurice en fin de semaine à l'effet qu'elle doit rester sous contrôle et rappel que tel n'est pas le cas avec le taux, un fait rare dans le monde, qui est passé de 5% à 10,7% de 2005/2006 à 2006/2007 et que le chiffre d'augmentation enregistré pour le seul mois d'octobre ait été de 1,4% et qu'il y ait eu une nouvelle flambée ce mois-ci avec la hausse des prix de l'huile et des boissons gazeuses et que d'autres augmentations, celle de la farine, de l'électricité, de l'eau, du ticket d'autobus et du ciment qui se profilent à l'horizon. Paul Bérenger n'a pas manqué de rappeler que cette spirale inflationniste trouve sa source dans l'abolition des subsides et la dépréciation de la roupie. A l'heure des questions, il a rendu Rajesh Jeetah "la catastrophe et l'expert en pénurie" responsable de l'échec de certains dossiers de consommation.

Interrogé sur le mouvement des associations socioculturelles autour du dossier de l'industrie sucrière, Paul Bérenger a dit qu'il y a beaucoup de manipulations politiques et qu'elles sont dangereuses et que c'est clair que c'est Navin Ramgoolam qui est derrière tout cela avec son "hidden agenda communal". "Pé zoué ek l'émotion et pé provok réactions communales". "Le Premier ministre s'en fout de la survie des petits planteurs, des laboureurs et des artisans, le pé fer politik", a déploré le leader de l'opposition et du MMM.


Le MSM A Bel-Air, vendredi

Pravind Jugnauth : "La demande de 2000 arpents aux sucriers est raisonnable"

La demande faite par l'État aux sucriers de céder 2000 arpents de terre pour des projets d'infrastructure sociale n'est pas déraisonnable mais il ne faut pas en faire un sujet de nature communale a soutenu Pravind Jugnauth, leader du MSM, vendredi à Bel-Air. Sur le plan politique, M. Jugnauth - qui affirme que son parti est "solidement dans l'Opposition" - prévoit "beaucoup d'événements et même des bouleversements" sur l'échiquier en 2008.

Sur ce dossier brûlant de la réforme sucrière, Pravind Jugnauth soutient que le MSM a été "le seul parti" qui, dès le départ, a dénoncé le "jackpot" que représente, selon lui, la Multi Annual Adaptation Strategy (MAAS) pour l'industrie sucrière. Il en veut pour preuve les "dénonciations" de ce plan à l'Assemblée nationale par les députés du MSM.

La remise en question, aujourd'hui, de la MAAS par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, vient "donner raison au MSM", estime Pravind Jugnauth. "C'est moi qui, en tant que ministre de l'Agriculture, ai entrepris avec courage la réforme de l'industrie sucrière dans l'intérêt du pays", affirme-t-il. Une réforme alors initiée "en douceur, sans le moindre problème".

En revanche, explique M. Jugnauth, aujourd'hui, le patronat sucrier se montre "arrogant" alors que le gouvernement veut, lui, "faire accroire qu'il travaille dans l'intérêt du peuple". "On veut faire de cette affaire une question communale", soutient le leader du MSM qui constate que dans la "bataille des éléphants" en cours, ce sont les travailleurs de Saint-Félix qui, "comme l'herbe sous leurs pieds" paient les pots cassés.

D'où son appel, d'abord, à l'industrie sucrière pour qu'elle contribue aux projets d'infrastructure sociale en cédant les 2000 arpents réclamés par l'État. Une demande que Pravind Jugnauth estime pas du tout "déraisonnable". Au gouvernement, d'autre part, le leader du MSM demande à ce que cette question transcende les considérations politiques, partisanes et communales.

"Si, déclare M. Jugnauth, l'on se met à garder le juste équilibre, tous en sortiront gagnants". D'autre part, le leader du MSM se dit "révolté" de la décision initiale annoncée par le ministre de l'Agro-industrie, Arvin Boolell, d'utiliser l'argent du Sugar Investment Trust (SIT) pour payer les travailleurs de Saint-Félix.

Précédemment, Pravind Jugnauth a laissé entendre que le récent Household Survey, publié par le Bureau central des statistiques (BCS), vient confirmer qu'à mi-mandat du gouvernement de l'Alliance sociale, les pauvres, mais aussi la classe moyenne, se sont davantage appauvris alors que les riches se sont, eux, enrichis.

Il a évoqué le cas des éleveurs de porc récemment confrontés à l'épidémie de peste porcine de même que celui des petits vachers qui ne pourront plus, bientôt, écouler leurs produits à prix garanti auprès de l'Agricultural Marketing Board (AMB). Dénonciation aussi de l'"hypocrisie", dit-il, du ministre des Finances, Rama Sithanen, au sujet du ciblage de la pension de vieillesse.

Le ministre de l'Education, Dharam Gokhool, n'a pas non plus été épargné sur le dossier de l'école Chitrakoot après la "claque magistrale" reçue, selon M. Jugnauth. Et d'affirmer que son parti et lui-même veulent "purifier la politique". C'est ainsi qu'il a réitéré qu'il n'est pas question pour le MSM de se rapprocher des "roder bout" bien qu'il aurait pu se réjouir que ces derniers critiquent aussi le gouvernement.

"Il y a une alternative à ce gouvernement pourvu que l'on soit sincère", déclare Pravind Jugnauth qui prévoit "beaucoup d'événements" et même "des bouleversements" sur l'échiquier politique en 2008.

Lors de ce meeting présidé par Prakash Maunthrooa, d'autres orateurs sont intervenus dont le président du MSM, Joe Lesjongard, Prem Koonjoo de même que Jim Seetaram et Djamil Fakim, les deux candidats malheureux du MSM lors des dernières législatives au n°10.


Demande de 2 000 arpents de terre aux sucriers

Ashock Jugnauth, leader de l'UN : "Une ruse alors que le terrain glisse sous les pieds du PM"

La demande d'obtention de 2 000 arpents de terre de Navin Ramgoolam aux sucriers n'est qu'"une ruse visant à duper la population au moment où le Premier ministre sent glisser le terrain sous ses pieds", estime Ashock Jugnauth, leader de l'Union nationale.

À un congrès de l'aile féminine de son parti hier après-midi à Saint Pierre, M. Jugnauth a rappelé que le ministre des Finances, Rama Sithanen, est allé aujourd'hui soumettre en personne la Multi-Annual Adaptation Strategy (MAAS) remise en question par le gouvernement à l'Union européenne (UE).

"Mem si pran 20 000 arpents, ou, ou pou touzour dan bez !", devait-il affirmer à son auditoire féminin après avoir souligné l'"énorme contribution" des femmes dans le développement de l'industrie sucrière. Pour Ashock Jugnauth, en effet, les femmes ont joué un rôle décisif pour le progrès économique du pays, non seulement dans l'industrie sucrière, mais aussi dans un secteur comme le textile.

Pour lui, la législation sur les pensions est dépassée. Il faut, dit-il, que des femmes licenciées, notamment, soient assurées d'obtenir des revenus de subsistance en cas de fermeture d'entreprises. Il cite à ce propos le présent cas de la sucrerie Saint Félix. "Si le Premier ministre n'a lui-même pas confiance dans ses ministres, quelle confiance les femmes peuvent-elles avoir en mesdames Seeburn et Bappoo, les deux seules femmes ministres ?", s'est par ailleurs demandé M. Jugnauth.

Une longue partie de son intervention a aussi été consacrée à la situation à la Santé. Ashock Jugnauth, qui s'est notamment félicité d'avoir construit trois nouveaux hôpitaux durant son mandat comme ministre de la Santé, a accusé son successeur, Satish Faugoo, d'agir "comme un taureau dans un magasin de porcelaine" en venant, dit-il, "détruire tout ce qui avait été accompli".

Alors que, soutient-il, le ministre Rashid Beebeejaun lui avait assuré que l'hôpital Jeetoo allait être reconstruit "en six mois", rien n'a été fait à ce jour. Ashock Jugnauth a d'autre part promis d'user de son influence pour convaincre le prof Kalangoss - chirurgien cardiaque qu'il avait dans le temps fait venir pour opérer des enfants malades - de revenir pour de nouvelles sessions d'intervention sur de jeunes patients.

Au début du congrès, Shamira Maleck, présidente de l'aile féminine de l'UN, a fait le procès de la ministre Indranee Seebun, ministre de la Femme et de la Protection des consommateurs, qu'elle a en substance accusé d'être insensible aux problèmes des femmes.

La flambée des prix, la violence domestique, l'insécurité, la dégradation des mœurs ainsi que les promesses non tenues ont été au nombre des sujets abordés par les autres intervenantes, à savoir Christine Kom, Vishwanee Boodonee et Hermenne Félicité et Arvin Dookhun, président de l'aile jeune de l'UN.


Danen Beemadoo, président de l'aile jeune du MMM :

"Recréer chez les jeunes de l'intérêt pour la politique"

Recréer chez les jeunes de l'intérêt pour la politique au moyen de sessions de formation en vue de susciter leur curiosité et leur réflexion : tel est le but que s'est fixé le nouvel exécutif de l'aile jeune du Mouvement militant mauricien (MMM) constitué le 27 octobre dernier et qui est, désormais, présidé par Danen Beemadoo.

Selon M. Beemadoo, il convient de faire comprendre aux jeunes que c'est la politique qui définit le modèle de société que choisit d'adopter tout pays. Aussi, explique-t-il, alors que la jeunesse mauricienne perd confiance, selon lui, dans les institutions, la Jeunesse Militante s'emploiera, en substance, à lui redonner confiance en la politique.

Depuis les élections générales de juillet 2005, indique Danen Beemadoo, la Jeunesse Militante est devenue "un maillon important du MMM". Il juge la présente situation "très alarmante" pour la jeunesse et rappelle le déclassement du pays dans l'indice de perception de la corruption au niveau de Transparency International ; la montée de la violence dans des écoles ; le renvoi des éducateurs de rues et les nouvelles dispositions concernant le financement des ONG.

"Le gouvernement se sert du pays comme d'un laboratoire pour des expériences", affirme encore Danen Beemadoo qui évoque le dossier des derniers Jeux des îles de l'océan Indien ainsi que la fin de la retransmission sur la MBC des matches de foot de la Premier League anglaise "très prisés des jeunes". Aussi, à ce sujet, la Jeunesse Militante suggère que les Collectivités locales s'abonnent à des chaînes satellitaires en vue de la retransmission de ces matches dans les Centres communautaires.

Notons que parmi les douze autres membres du nouvel exécutif de la Jeunesse Militante, l'on compte Joyce Cherylle Rayapen (secrétaire), Yusuf-Ali Maghoo (trésorier) et Perside Sandian (représente au Comité central).


À un congrès à Plaine Magnien vendredi

Rajesh Bhagwan : "Ramgoolam ek Dulthummun pa proprieter kominoté hindoue !"

Le secrétaire général du MMM, Rajesh Bhagwan, a vivement dénoncé, à un congrès de son parti à Plaine Magnien vendredi, la tournure communale que le Premier ministre et certaines organisations socioculturelles veulent donner au litige entre le gouvernement et l'industrie sucrière.

"Navin Ramgoolam ek Dulthummun, zot pa proprieter kominoté hindoue !", a lancé, excédé, l'orateur qui a estimé que le porte-parole des organisations socioculturelles "li pa vaut narien, li vaut zis so lékor ek télévision !". Vishnu Lutchmeenaraidoo a lui aussi évoqué le même thème du "nou bann" et que ceux qui se disent "calipa sont plutôt des courpa qui sont en train de mettre le pays sur un volcan communal après l'avoir déjà mis sur un volcan social".

Le leader du MMM, Paul Bérenger, est revenu sur les 10 600 arpents obtenus, dont 7 000 qui sont devenus la propriété du Sugar Investment Trust entre 2000 et 2005, et a dit que la démocratisation économique à la Navin Ramgoolam c'est la baisse de la taxe sur les compagnies de 30% à 15% "pou permet tablisman fer meyer profit", c'est l'accroissement de l'inégalité salariale, c'est "bel kado ki fine donne Belle Vue en 98 contrairement à bann contrats CTDS et Savannah".

C'est dans le même registre qu'il a estimé que "Navin Ramgoolam ti bizin dernier dimoune ki koz démocratisation, li péna pider ni l'amour propre". Bérenger a une nouvelle fois demandé "kisannla planté et kraz cannes Ramgoolam dans le Sud ?".

Sur les relations au sein du gouvernement après que le Premier ministre eut dit qu'il n'avait confiance dans aucun de ses ministres, Paul Bérenger a affirmé que "si la plupart sont des bouffons et qu'ils n'ont pas bronché, éna trois ou quatre ki éna dignité et ki fine senti zot blessé par sa !". D'où sa prévision qu'il y aura d'autres défections dans l'Alliance sociale après celles du PMSD et de Dinesh Ramjuttun.

Comme Navin Ramgoolam, dit-il, verse dans le communalisme et qu'il attaque la presse à chaque fois qu'il est en difficulté, le leader du MMM a une nouvelle fois fait part de sa détermination de combattre tout projet visant la liberté de la presse devant la Cour Suprême et le Privy Council si besoin est, a déclaré Paul Bérenger.

Il y a eu d'autres intervenants à ce congrès, présidé par Soodesh Roopun, comme le jeune Reza Uteem qui a impressionné par ses arguments et son sens de l'humour alors qu'il faisait le parallèle entre "nous ki éna leker é zot éna zis zot ti la clé pour ouvert Aston Martin", Kavi Ramano qui a évoqué le scandale des étals de Quatre-Bornes, Sam Lauthan, Seilendra Gokhool, Eddy Boissézon et Tony Apollon.


À l'Assemblée nationale, mardi dernier

Pêche en eaux troubles…

Séance plutôt calme ce mardi en l'absence de questions pour cause de considération du budget supplémentaire de Rs 1 milliard pour l'exercice financier 2006/2007. Même si les piques n'ont pas manqué de part et d'autre après la déclaration du ministre du Logement Asraf Dulull, corrigeant ce qu'il avait débité comme inexactitudes sur le dossier controversé des terres réquisitionnées à Triolet pour les travaux d'extension du SSS Triolet (voir détail plus loin), et pendant les débats sur le Fisheries and Marine Resources Bill - d'autant qu'un amendement de Sunil Dowarkasing, soutenu par l'ensemble de l'opposition, propose que les projets de "fish farming" soient obligatoirement soumis à un Environment Impact Assessment.

Longue conversation entre le Premier ministre et son ministre Etienne Sinatambou avant le début des travaux, ce qui n'a pas échappé aux députés de l'opposition qui ont ironisé sur ses récents déboires, dont la mise sous tutelle du ministère des Finances de la State Informatics Ltd, qui était jusqu'ici placée sous les Technologies de l'Information. Rajesh Bhagwan lui a dit "ala enn mouchoir pou toi" mais le ministre, bien qu'affichant une mine grave, a rétorqué "guette sa grand sourire-là, ki to per ?". Pendant ce temps, Anil Baichoo avait un aparté avec le leader de l'opposition sur certaines dispositions du Environment Protection Act.

Après la déclaration d'Asraf Dulull, nullement accompagnée d'applaudissements frénétiques de ses collègues et même pas ceux de James Burty David, ce sont des cris de "shame !" qui ont été entendus des bancs de l'opposition, son leader ajoutant même à l'adresse de Navin Ramgoolam que "mo konpran to pa fer confiance to banne ministres !" ; ce qui a passablement amusé le Premier ministre. L'examen en comité du budget supplémentaire a été monopolisé par le leader de l'opposition à qui l'on pourrait difficilement reprocher de ne pas avoir fait son "home work" vu qu'il a reclamé des éclaircissements sur les dépenses supplémentaires de pratiquement tous les ministères.

Celles effectuées pour assurer les repas à l'Assemblée nationale ont été l'occasion pour l'opposition de donner quelques coups de griffe à la majorité avec une référence à l'envahissement jadis de ses invités à la salle à manger jusqu'à agresser un ministre. Ajoutant son grain de sel, Rajesh Bhagwan a soutenu "aster-là manzé resté, ti éna ki ti pé mette napolitaine dans poche, pé allé !", ce qui a eu le mérite de dérider l'hémicycle tout entier.

Fait inédit et qui a été plus tard souligné par Paul Bérenger, c'est qu'il a échu au seul ministre des Finances de justifier les dépenses supplémentaires de tous les ministères, de celles du bureau du Premier ministre à celui de la Jeunesse et des Sports, en "intensive care unit", selon Rajesh Bhagwan, après la débâcle aux derniers Jeux des îles de l'océan Indien.

Un des rares intervenants de la majorité lors de cet item a été Suren Dayal, qui a semblé sonner la charge contre le ministre des Affaires Étrangères Madan Dulloo, dont les services diplomatiques à l'étranger seraient trop dépensiers à des postes budgétaires comme les factures téléphoniques. Au moment où il entamait la formule "I request the minister of Finance" et qu'il a marqué un temps d'arrêt, Paul Bérenger a profité pour ajouter "to resign".

Rama Sithanen a bien pris cette blague et a répondu à son collègue Dayal que certaines dépenses sont nécessaires et qu'elles augmentent également en raison du taux de change. Il n'a, par contre, pas été en mesure de donner le chiffre exact de ce que coûte au pays la représentation mauricienne désormais permanente auprès de l'Unesco à Paris. Les autres questions des députés de l'opposition ont porté sur d'autres sujets comme les frais d'examen et le transport gratuit.

C'est après le déjeuner que le ministre de l'Agriculture a présenté son Fisheries and Marine Resources Bill, texte qui vient renforcer la réglementation du secteur avec plus de contrôle sur la pêche, illégale notamment, à un moment, dit-il, où il enregistre d'importants développements et que son potentiel de croissance et de création d'emplois est favorisé.

Le leader de l'opposition a déploré que certaines clauses du texte ne soient que le retour par la porte de derrière du très litigieux Aquatic Business Activities Bill alors même que rien n'indique qu'il ne s'agira que de projets à petite échelle. Paul Bérenger a aussi dit ses craintes que de tels projets n'aillent "aux petits copains et aux gros requins" et que cela ne nuise à notre écosystème.

Il n'a pas manqué de relever que le ministre a vaillamment défendu le "seafood hub" et le Chantier Naval de l'océan Indien, projets mis en place sous le précédent gouvernement et qui furent décriés au même titre que les IRS et Illovo. Interrompu par les remarques habituelles de James Burty David, il a rappelé que c'est sur ces mêmes terres que le ministre Rama Sithanen se propose de "put his brand new town ! ", ce qui a contribué à rabattre instantanément quelques caquets.

Plusieurs intervenants sur ce texte, Rama Valayden qui, comme certains autres, a lu son discours et qui n'a fait l'objet d'aucun rappel à l'ordre malgré les dispositions de la section 9 du Rule of Debates des Standing Orders de l'Assemblée nationale ; Alan Ganoo qui a estimé que "the bill might have missed its target" ; Sunil Dowarkasing qui a insisté pour que les projets d'aquaculture potentiellement polluants soient obligatoirement soumis à un permis EIA ; Anil Baichoo qui a profité pour faire le point sur les travaux entrepris dans le parc marin de Balaclava ; Sheila Grenade qui a accusé le gouvernement de ne rien faire pour les pêcheurs et Nicolas Von Mally qui a formulé des demandes pour que Rodrigues soit mieux équipé afin de protéger ses pêcheurs et son lagon.

Intervention très suivie, ensuite, d'Anand Rucktooa qui a parlé du "berri rouge", qui serait un "poisson qui n'aurait qu'un seul sexe". Il a fait le procès de la Tourism Authority, qui appliquerait des conditions contraignantes pour ceux qui pêchent pour le plaisir. Et Joe Lesjongard d'observer pour sa part que le "gouvernement est à côté de la plaque" et de déplorer que les projets d'aquaculture ne soient pas, dans ce texte, assortis de l'obligation d'avoir un permis EIA.

Jean Claude Barbier s'est, lui aussi, élevé contre le "manque d'attention des autorités pour la communauté des pêcheurs et leurs familles vivant dans une situation précaire" alors que le dernier orateur, de la majorité, Cader Sayed Hossen a fait un vibrant plaidoyer en faveur de l'aquaculture, seul moyen d'assurer l'approvisionnement en produits de la mer pour la consommation.

Après le résumé des débats par Arvin Boolell, qui a dit qu'il allait prêter une oreille attentive aux suggestions constructives de l'opposition, il y a eu l'examen en comité du texte et des débats sur l'amendement du député Sunil Dowarkasing soutenu par Paul Bérenger qui a dit que cette activité n'est, par ailleurs, pas prévue dans la liste de celles qui doivent impérativement obtenir un permis EIA avant de démarrer leurs activités ; à moins que ce ne soit délibérément fait pour favoriser du "fishy business", a-t-il soutenu, sarcastique, mais le ministre s'en est tenu à sa position antérieure.


Mardi prochain: Débats sur le Competition Bill

Le gros morceau à l'agenda des travaux de mardi prochain sera la présentation en deuxième lecture du Competition Bill, texte inscrit au nom du ministre de l'Industrie et du Commerce, Rajesh Jeetah. Avec les débats sur ce texte, il est certain que les autres projets de loi comme le Protection from Domestic Violence (Amendment) Bill et The Conservatoire de Musique François Mitterrand Trust Fund (Amendment) Bill ne pourront être pris ce mardi et qu'ils seront débattus à la prochaine séance.

Au Question Time, 22 interpellations pour le Premier ministre, dont celles d'Eric Guimbeau sur la réforme électorale et le financement des partis, d'Ajay Gunness sur l'agression du Dr Murday à l'hôpital de Candos le 3 novembre dernier et sur des incidents récents à celui de Flacq, de Yatin Varma sur la mise sur pied d'un Independent Complaints Investigation Bureau, d'Alan Ganoo sur les nouvelles lois contraignantes dont sont menacés les médias, de Nando Bodha sur les Chagos, de Joe Lesjongard sur l'école de Chitrakoot, de Jean Claude Barbier sur le traitement accordé au détenu Manan Fakoo, de Maurice Allet sur l'appellation "Créoles et autres chrétiens" et des coups de feu à Cité-Barkly, de Rajesh Bhagwan sur l'institution d'une Commission d'enquête sur le scandale des étals à la municipalité de Quatre-Bornes, de Nicolas Von Mally sur la création d'un orchestre de la police à Rodrigues et de Mireille Martin sur les activités du Media Trust.

Parmi les questions d'ordre général adressées aux autres ministres, Mauritius Telecom et Orange, et les observations du Dr Khalil Elahee sur la qualité de l'essence et les problèmes à Enterprise Mauritius (Rajesh Bhagwan), l'achat d'imprimantes à la Sécurité Sociale (Sam Lauthan), les dettes rayées de la BDM et les critères d'allocation des étals à Quatre-Bornes (Ashok Jugnauth), la production laitière (Suren Dayal), l'épierrage de 2 000 arpents de terres de petits planteurs, la situation financière de l'Office des Marchés et les maisons NHDC de Moka (Showkutally Soodhun), les missions ministérielles à l'étranger depuis mai 2007 (Eric Guimbeau), le questionnaire d'anglais au CPE, les allocations mensuelles des athlètes et le nombre d'expatriés employés à l'hôtel St-Géran (Françoise Labelle), le décès d'un kick boxer rodriguais (Robert Spéville), l'attribution de patentes de taxis à l'hôtel Club Med d'Albion (Maurice Allet), l'empoisonnement au kebab de certains habitants de Flacq (Lormesh Bundhoo).

Également d'intérêt pour Jean Claude Barbier, les revenus obtenus des navires qui pêchent dans nos eaux, pour Ajay Gunness, l'augmentation des prix des produits pétroliers, pour Alan Ganoo, l'approvisionnement en eau et sur une demande d'augmentation du prix du ciment et pour Arianne Navarre-Marie, la foire de Pointe-aux-Sables qui n'est pas encore opérationnelle. Dany Perrier, pour sa part, demandera des éclaircissements sur le changement de bail d'un terrain de la NHDC et le MSM revient à la charge avec plusieurs questions sur CT Power.


Dinesh Ramjuttun lance le Front Patriotique Mauricien

Dinesh Ramjuttun a lancé un nouveau parti politique, mercredi dernier. Cette nouvelle formation porte le nom de Front Patriotique Mauricien (FPM). Sa couleur distinctive sera le blanc et son slogan "La flamme dans le cœur pour servir le pays".

Le FPM se dit attaché à l'économie mixte et promet de mener son combat "sans faire de discrimination de race, de couleur et de communauté". "Nous voulons d'une île Maurice moderne où chacun obtiendra son dû d'après son travail et ses efforts. Nous voulons une société juste dans laquelle les mots justice sociale et unité nationale ne sont pas prononcés que pour la galerie. Nous ne voulons pas que Maurice devienne comme le Zimbabwe et nous nous trouverons sur le chemin de tous ceux qui chercheraient à détruire le secteur privé", a soutenu Dinesh Ramjuttun.

Le FPM a pour présidente Rosie Khedoo (travailleuse sociale très connue de Baie-du-Tombeau) et pour secrétaire général Raouf Damree. Selon Dinesh Ramjuttun, des banquiers, des diplomates et d'autres professionnels, dont des fonctionnaires, viendront sous peu rejoindre les rangs du son parti.

Le FPM a prévu d'implanter dix branches dans chaque circonscription et chacune sera représentée par trois membres au sein d'un comité central. Dinesh Ramjuttun se déclare très confiant que son parti trouvera sa place sur l'échiquier politique.


Ça va se savoir

Le CEB cherche la lumière sur le projet de CT Power

Le dernier conseil d'administration du Central Electricity Board (CEB) a établi une liste d'une dizaine de points à être éclaircis avec les promoteurs du projet de centrale thermique de Pointe-aux-Caves, CT Power. Ces demandes d'éclaircissement portent sur divers aspects techniques de ce projet, dont d'ordre environnemental. Les représentants de CT Power sont attendus à Maurice dans les prochains jours en vue de reprendre les négociations avec le CEB. Des milieux avertis avancent que le prix du kilowattheure généré par CT Power pourrait être de l'ordre de Rs 4. Mais la confirmation officielle était difficile à obtenir.

MRA : Rs 400 000 pour la fête de fin d'année

La Mauritius Revenue Authority (MRA) pourrait être l'une des premières institutions à organiser sa fête de fin d'année. En effet, les membres du personnel ont été invités à un déjeuner de fin d'année prévu pur le 4 décembre à la salle Cape Town à Eau-Coulée. La direction de la MRA a prévu un budget de Rs 400 000 pour cette fête où devrait être présent le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen. Chaque participant sera appelé à contribuer financièrement, soit Rs 400 pour le directeur général, Rs 200 pour les autres directeurs et entre Rs 100 et Rs 175 pour les autres catégories à l'exception de ceux au bas de l'échelle. Des questions se posent sur le choix du traiteur.

Ramgoolam en Ouganda, Sithanen à Genève et Dulloo au Laos

Comme annoncé dimanche dernier par Week-End, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, quittera Maurice mardi pour participer au sommet du Commonwealth en Ouganda. De son côté, le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, qui est rentré d'Afrique du Sud ce week-end, doit repartir pour Genève pour des délibérations de l'Organisation mondiale du commerce sur le dossier de l'Aid For Trade. Le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo, qui vient de regagner le pays après des consultations à Bruxelles au sujet d'un arrangement intérimaire en attendant un accord de partenariat économique avec l'Union européenne, devra reprendre l'avion en direction du Loas. Il dirigera la délégation mauricienne à la réunion ministérielle de la Francophonie, qui débutera mardi. En l'absence du vice-Premier ministre et ministre de l'Infrastructure, Rashid Beebeejaun, la suppléance aux fonctions de Premier ministre sera assurée par Xavier-Luc Duval.

Protestation officielle de la Rodrigues Workers Federation

Le président de la Rodrigues Workers Federation, Alain Tolbize, a officiellement écrit au ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, pour protester contre le traitement cavalier infligé aux syndicalistes de Rodrigies. Il attire l'attention du ministre sur le fait que les syndicalistes de l'île ne sont pas invités à participer aux échanges portant sur la New Legal Framework for Industrial Relations. Tout simplement, ils sont ignorés. Il dénonce cette mise à l'écart du monde syndical rodriguais et la marginalisation de Rodrigues dans ce processus. Alain Tolbize demande au ministre Bunwaree de rectifier le tir dans les meilleurs délais.

Un magot découvert dans un poste de police

On en parle à voix basse au plus haut échelon de la force policière. Un petit nettoyage effectué récemment dans un poste de police des hautes Plaines Wilhems, question de mettre un peu d'ordre dans le "locker" d'un collègue désormais pris ailleurs, a été l'occasion d'une grande découverte celle d'un magot que l'on qualifie d'assez important. Ceux qui ont fait cette étrange découverte en ont fait part à leurs supérieurs qui ont demandé un peu de temps pour voir quelle suite donner à cette affaire.

Rencontre Baichoo/Boodhoo

Les membres du gouvernement qui savent maintenant que c'est du domaine public que le Premier ministre ne leur fait pas confiance ne se gênent plus pour organiser leur petite rencontre. On rapporte ainsi qu'après ses pourparlers réguliers avec Dinesh Ramjuttun et sa rencontre avec le leader de l'opposition pour, officiellement, discuter des lacunes du Environment Protection Act, le ministre Anil Baichoo a eu des discussions avec Harish Boodhoo, pour passer en revue la situation politique dans le pays.

C'est réciproque

Certains ministres qui n'ont pas du tout apprécié que Navin Ramgoolam ait dit qu'il ne faisait confiance à aucun membre de son cabinet ne se sont ni gênés ni cachés pour dire que c'est réciproque et qu'eux aussi ne faisaient aucune confiance au Premier ministre. Batté randé…

Pauvre Vijay Ramgoolam

Celui qui chantait les louanges de l'Alliance sociale sur toutes les radios avant les élections de juillet 2005 et qui a été justement récompensé pour ses bons mots mais aussi pour ses compétences, il faut le dire, se mord amèrement les doigts. Grande aura été, en effet, la surprise du directeur de la SEHDA d'avoir, à la toute dernière minute, écarté du voyage à Madagascar pour la foire des PME après avoir aussi été évincé d'une récente mission en Inde toujours dans le cadre de la promotion des PME. Au ministère de Rajesh Jeetah, il semble que ce ne soit que Soondress Cadervalloo et Ah Fat qui ont toujours le dernier mot. Reste à savoir pour quelles raisons…

La contribution de Michel de Senneville surtout…

L'ancien conseiller spécial du Premier ministre et leader du nouveau parti Front Patriotique Mauricien, Dinesh Ramjuttun, s'est précipité, cette semaine, pour clamer que c'est sa démission qui a forcé le Premier ministre à revoir la décision du ministère de l'Éducation visant à contraindre les élèves de l'école gouvernementale de Chitrakoot, à Vallée des Prêtres, à évacuer cet établissement en raison de menaces de glissements de terrain.

Le gouvernement a effectivement décidé, vendredi dernier, que l'école sera finalement réparée en attendant qu'elle soit déplacée, mais dans la région même. Cette solution a satisfait les parents concernés, lesquels se sont battus bec et ongles contre le transfert de leurs progénitures beaucoup plus loin que leur milieu d'études naturel.

Toutefois, bien que le rôle joué par Ramjuttun - après avoir abandonné le navire gouvernemental pour d'autres raisons également - aura, sans doute, contribué, dans une certaine mesure, au revirement de position du gouvernement, nombre de membres des forces vives de la région ne sont pas prêts à lui attribuer seul tous les lauriers. Ils nous ont fait savoir qu'ils ont surtout apprécié la ténacité qu'a manifestée dans ce combat Jean-Michel de Senneville. Ce dernier, un habitant de Chitrakoot lui-même, s'était effectivement retrouvé à l'avant-garde de la contestation et cela de façon inlassable au point d'en devenir le porte-parole.

"4 millions roupies dans badale" !

L'homme de théâtre qu'est Henry Favory a dû avoir accueilli avec un amusement certain la réponse parlementaire donnée, mardi dernier, par le ministre des Finances au leader de l'opposition, au sujet du coût des médailles attribuées par la République aux citoyens, dit-on méritants, pour services rendus dans plusieurs domaines.

À Paul Bérenger, qui voulait savoir pourquoi le coût de ces médailles, initialement estimé à un million de roupies était passé à… Rs 4 millions, le ministre Rama Sithanen a répliqué que l'actuel gouvernement a dû s'acquitter des arriérés de l'ancien régime (MSM-MMM) en 2005.

Fin 1970-début 80, Henry Favory électrisait les rassemblements des militants de gauche et autres spectacles culturels engagés, organisés surtout pour soutenir le MMM, avec un poème satirique qu'il avait intitulé… "400 000 roupies pour médailles" et qui se terminait par un sonore… "400 000 roupies dans badale !" Il est vrai qu'avec l'inflation, les prix des médailles ne sont plus les mêmes. Tout comme le sont aussi bien les bénéficiaires de ces petites plaques tant sollicitées. Kozé do mo pep !

L'avenir le dira…

À un journaliste qui le faisait remarquer que le slogan "La flamme dan léker" de son Front Patriotique Mauricien rappelait étrangement celui de la très éphémère alliance MMM-PSM de 1982 qui avait entraîné les premières élections 60-0, Dinesh Ramjuttun, un sourire malicieux aux lèvres, a d'abord soutenu qu'il reprenait une phrase célèbre de feu sir Seewoosagur Ramgoolam. Mais, il a ensuite ajouté, toujours avec le sourire en coin : "Ou finn bien analyser. Souhaitons qui sa arriv coume sa mêm…".



p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 18 novembre 2007