L'interview, très animée, de Nita Deerpalsingh,
vice-présidente de la Commission pour la démocratisation
de l'économie, a eu lieu jeudi dernier. Avant la soumission
des nouvelles propositions du secteur sucrier au gouvernement
pour débloquer le dossier sucre. L'essentiel de cette interview
a été consacré à la nouvelle position
du gouvernement sur la Multi-Annual Adaptation Strategy (MAAS)
qu'il avait pourtant ratifié et soumis à l'Union
européenne en 2006.
Vishnu Lutchmeenaraidoo disait dimanche dernier dans Week-End
que c'est la Commission pour la Démocratisation qui dirige
le gouvernement de l'Alliance Sociale en suivant sa ligne politico-économique
sur le dossier sucre. Nita Deerpalsingh, vous prenez ça
pour un compliment ou pour une boutade ?
Une boutade dans la mesure où la commission est une émanation
du gouvernement et que nous ne faisons que recommander la mise
en application du programme sur lequel il a été
élu en 2005. C'est le gouvernement qui dirige le pays,
pas la commission.
Quelle est votre analyse de la situation économique
actuelle de l'île Maurice ?
Je crois que tout le monde - même le MMM d'une certaine
manière - s'accorde à reconnaître qu'il y
a des signes de reprise économique, mais ce n'est pas suffisant.
Il ne faut pas se voiler la face : il y a toujours un problème
de pouvoir d'achat découlant de l'importante inflation
que nous avons subi pendant l'année écoulée.
Mais selon les statistiques j'ai l'impression que l'inflation
commence à se stabiliser
ce n'est pas l'impression qu'ont les Mauriciens quand
ils vont faire leurs courses. Surtout quand en cette veille de
Divali le lait, indispensable pour la fabrication des gâteaux
traditionnels, est non seulement cher, mais rare sur les rayons
des boutiques
J'ai posé la question au ministre Jeetah l'autre jour et
il m'a répondu qu'une cargaison de plusieurs tonnes de
lait était arrivée. La question est de savoir où
elle se trouve : est-ce que les commerçants ne mettent
pas toute la cargaison sur les rayons ou est-ce que les Mauriciens
font du stockage ? On enquête sur les deux possibilités.
Nous avons passé des moments difficiles, mais il ne faut
pas occulter les signes de la reprise économique au niveau
des indicateurs macroéconomiques. Cela dit, je reconnais
que ces signes ne sont pas encore assez visibles dans le quotidien
des Mauriciens, mais ça va arriver.
Du lait nous allons passer au dossier sucre qui est de toute
brûlante actualité. Le gouvernement est en train
de remettre en question certaines clauses du MAAS, rapport qu'il
a non seulement ratifié, mais soumis il y a un an à
l'Union européenne pour demander son financement. Est-ce
que cela signifie que le gouvernement ne lit pas les plans ou
les rapports qu'il ratifie ?
Il y a une chose très importante à dire dessus.
Quand le Chief Executive Officer d'une entreprise découvre,
quelques mois après la ratification par son board d'un
plan stratégique, des informations qui remettent en question
ce plan stratégique, ne fait-il rien ?!
On pourrait penser que c'est un mauvais CEO qui a pris une
décision qu'il a fait ratifier par son board alors qu'il
n'avait pas suffisamment étudié le dossier et ses
implications ! Les techniciens et conseillers de ce CEO n'étudient-ils
pas les rapports et n'analysent-ils pas les conséquences
des décisions ?
Ce sont justement les techniciens qui n'ont pas, à l'origine,
cerné toutes les dimensions du dossier. Un CEO ne peut
pas ignorer de nouvelles informations qui viennent donner une
nouvelle dimension à un document stratégique engageant
l'avenir de son entreprise : il serait totalement irresponsable
peut-on dans ce monde globalisé signer des accords,
ratifier des plans pour après les remettre en question
en disant : "Je ne savais pas ce que je faisais en ratifiant,
on m'a donné de mauvaises informations" ?
On peut remettre en cause des contrats déjà signés
dans les grands pays et je vous en donnerai des exemples. La MAAS
est tellement stratégique et importante pour l'avenir du
pays que ce serait de l'irresponsabilité de ne pas tenir
compte des nouvelles données.
Mais est-ce que ce n'est pas aussi irresponsable de ratifier
un plan aussi important sans en avoir cerné tous les contours
et mesuré les conséquences ?
La MAAS est basée sur un autre rapport, celui de Wendel
Mills, commandité par la Mauritius Sugar Authority (MSA)
sous l'ancien régime en 2004 et soumis en 2005. À
partir de ce document, les techniciens de la MSA ont préparé
la MAAS qui, pour l'essentiel, je dirais à 90%, vient du
rapport que je viens de citer. Je pense que ces techniciens se
sont tellement impliqués dans ce document qu'ils ont cru
que c'était le bon plan et ils l'ont poussé de l'avant.
Comment se fait-il que ce soit plus d'un an après avoir
ratifié la MAAS que le gouvernement mauricien se rend compte
de ses lacunes et les dénonce ?
En ce qui me concerne, je n'ai reçu une copie du document,
qui était prêt en avril 2006, qu'en novembre de la
même année en tant que membre de l'assemblée
paritaire ACP/CEE. Le gouvernement avait accepté le contenu
du plan sur la base des données qui lui avaient été
fournies à l'époque. Après sa présentation
des syndicats et d'autres personnes, dont moi-même, ont
commencé à mettre le doigt sur les lacunes du MAAS.
Ce plan concerne tous les Mauriciens et leur avenir, plus particulièrement
sur la question énergétique qui nous engage pour
de longues années et on ne peut pas l'accepter les yeux
fermés.
Expliquez-nous pourquoi c'est maintenant que le Premier ministre
décrète que si les lacunes du MAAS ne sont pas corrigées,
son gouvernement présentera un autre plan.
Le Premier ministre n'a pas remis en cause la réforme et
dit qu'on va mettre la MAAS à la poubelle. Il a dit que
si la réforme n'est pas juste et équitable, il faudra
revoir ou refaire le plan. Mais s'il y a bonne volonté
pour un partage juste et équitable, la réforme ira
de l'avant.
Pouvons-nous nous payer le luxe de ne pas mettre en pratique
la réforme du secteur sucrier ?
Elle sera mise en application si elle est juste et équitable.
La seule chose qui bloque l'application de cette réforme,
c'est le refus de partager équitablement les fruits qui
vont en découler.
Expliquez-nous ce que le gouvernement et vous entendez par
"un partage équitable des fruits de la réforme."
La MAAS va créer plusieurs secteurs dans la nouvelle industrie
de la canne : le milling, les raffineries, l'énergie, l'éthanol.
Les fruits de la réforme, qui seront conséquents,
ne peuvent exister qu'avec le soutien de la population. Le gouvernement
dit au secteur sucrier, qui sera le principal bénéficiaire
de la réforme, de partager un petit bout de ses profits.
Soyons concrets, Nita Deerpalsing. Quel est le "petit
bout de profit" que le gouvernement est en train de réclamer
au secteur sucrier ?
Le Premier ministre a été clair. Le petit bout est
en fait un package de trois items : les terres, l'ouverture de
l'actionnariat des nouvelles raffineries aux petits planteurs,
les artisans etc. et l'ouverture de l'actionnariat dans la production
d'énergie en revoyant peut-être les contrats passés.
En parlant de révision de contrat, je vous cite le cas
de la ville de Lyon, qui est actuellement en train de remettre
en question un contrat sur la fourniture d'eau signé en
1986 et qu'elle estime mal ficelé. Pour en revenir à
Maurice, j'ai entendu dire que la MSPA va soumettre des propositions
au gouvernement ces jours-ci. Si ces propositions vont dans la
bonne direction et manifestent de la volonté de partager
équitablement les fruits de la réforme pour la population,
il n'y aura pas de blocage et la réforme sera appliquée.
Est-ce que sur ce dossier qui concerne l'avenir de tous les
Mauriciens le gouvernement n'est-il pas en train de faire de la
politique politicienne ?
Pas du tout. Je pense objectivement que le Premier ministre a
fait analyser le document par son conseiller économique
britannique
pratiquement un an après avoir ratifié
le plan en conseil des ministres et l'avoir soumis à l'Union
européenne
Il vaut mieux tard que jamais. Qu'est ce qui est plus important
: s'apercevoir qu'un plan engageant l'avenir du pays contient
des lacunes et les corriger ou respecter aveuglement le plan ?
La question qui revient est pourquoi ces analyses du plan n'ont-elles
pas été faites avant sa ratification ?
C'est une question valable à laquelle je n'ai pas de réponse.
Je pense que quand on est très impliqué dans la
préparation d'un document on peut finir par faire siennes
ses conclusions en refusant d'autres dimensions et d'autres perspectives.
Est-ce qu'en brandissant la menace d'un nouveau plan le Premier
ministre ne met-il pas en quelque sorte le couteau sous la gorge
des sucriers ?
Pas du tout. Il est en train de veiller que les fruits de la réforme
soient partagés avec l'ensemble de la population pour le
bien de l'avenir du pays. Il est en train de s'assurer que le
petit partage ait lieu. Ce qu'il fait est dans l'intérêt
de chaque citoyen mauricien.
Vous affirmez qu'avec la réforme le secteur sucrier
va faire des profits astronomiques. Quels sont ces profits astronomiques
dont vous parlez et quels en sont les montants ?
Déjà, dans la MAAS, les projections pour le retour
sur investissements, après les coûts dans le cluster
énergétique, sont de 23 %. Ce niveau de profit,
qui n'existe que dans le secteur des produits de grand luxe au
niveau mondial, est offert au secteur sucrier grâce à
la réforme.
Au risque de le répéter, ces prévisions
figurent dans le document de la MAAS qui date d'avril 2006. Pourquoi
le gouvernement a-t-il pris plus d'une année pour s'en
rendre compte et le dénoncer ? Personne au gouvernement
n'a-t-il été choqué, comme vous l'êtes
aujourd'hui, des profits astronomiques qu'allait faire le secteur
sucrier avec la réforme ?
Moi, j'ai été choquée par ces prévisions
quand j'ai eu le rapport et je l'ai dit haut et fort.
Admettons que le secteur sucrier fasse des propositions qui
satisfassent le gouvernement, qu'un accord soit signé et
que la mise en application de la réforme commence enfin.
Mais eu égard à ce qui vient de se passer, on pourrait
redouter que l'année prochaine le gouvernement découvre
une clause du nouvel accord qu'il aura signé avec le secteur
sucrier qui ne lui convienne plus et le dénonce en disant
: j'ai mal lu le texte..
je pense que vous êtes en train de faire un faux
procès au gouvernement. Je le répète la MAAS
n'a pas été ventilée comme elle aurait dû
l'avoir été. Vous avez raison de dire que toute
cette discussion, tout ce débat autour de la MAAS aurait
dû avoir eu lieu en avril 2006 quand le plan a été
présenté. Il aurait fallu avoir un dialogue social
élargi sur ce plan dans le pays. La responsabilité
de cette ventilation aurait dû incomber à la Mauritius
Sugar Authority qui
prépare le plan et le soumet au gouvernement
qui l'endosse en le ratifiant. Est-ce que le gouvernement et ses
ministres ne sont-ils pas aussi - pour ne pas dire surtout - responsables
de cette non communication du contenu de la MAAS que la MSA ?
Non. Les ministres n'entrent pas dans les détails d'un
plan
Mais les ministres ont des techniciens au sein de leurs
cabinets qui sont censés lire et analyser les documents.
À bien vous entendre sur la question de la non communication
de la MAAS, le gouvernement était dirigé par la
MSA en avril 2005 !!!
Je dis qu'il y a eu faute professionnelle à la MSA.
Et il n'y a pas faute professionnelle d'un gouvernement qui
accepte de ratifier un document qui engage l'avenir du pays sans
l'avoir "bien lu" ?
Non, le gouvernement s'appuie sur les techniciens capables ou
qu'il croit capables
Vous êtes en train d'instruire une motion de blâme
contre la MSA
je l'ai déjà dit : la MAAS, qui découle
d'un rapport commandité par l'ancien régime, a été
pilotée par le secteur sucrier à travers la MSA.
Et je ne blâme pas le secteur sucrier qui a monté
une opération pour augmenter ses profits. Les agences du
gouvernement ont la responsabilité d'agir comme garde-fous
pour protéger les intérêts du pays. Pour moi,
la MSA n'a pas fait son travail, a lamentablement failli dans
sa tâche et je le dis publiquement depuis des mois.
Ce n'est pas facile de faire de la MSA le bouc émissaire
Pour moi les choses sont claires : la MSA a fauté dans
ce dossier.
Faut-il fermer cette agence gouvernementale qui a, selon vous,
fauté ?
Oui, et je l'ai déjà dit. La MSA a été
mise sur pied justement pour faire la balance des informations
que la MSPA détenait et auxquelles le gouvernement et le
peuple n'avaient pas accès. C'est la raison d'être
de la MSA. Si aujourd'hui la MSA et la MSPA ont les mêmes
objectifs, il vaut mieux fermer la MSA. Cela fera économiser
Rs 90 millions au pays.
Et que faites-vous de la responsabilité du ministre
de l'Agriculture, le ministre de tutelle de la MSA dans ce que
vous appelez une faillite ?
Je crois que le ministre a été mislead par
la MSA.
On résume les débats, Nita Deerpalsing : ce que
le gouvernement réclame est juste - même s'il a pris
un an pour s'en apercevoir - et si les sucriers acceptent, la
question est réglée et la réforme peut enfin
être mise en application
C'est exact et j'espère que les propositions du secteur
sucrier iront dans ce sens. Ce qui est important c'est que le
gouvernement puisse réaliser ses objectifs, plébiscités
en 2005, de démocratiser l'économie au profit de
l'ensemble de la population.
C'est pour démocratiser l'économie que le gouvernement
demande aux petits planteurs de Riche Terre de céder la
place et leurs terres à Tianli ?
Vous reprenez un propos démagogique de l'opposition. Les
petits planteurs de Riche Terre ne sont pas expulsés vers
le vide. Ils ont droit à une compensation et il existe
une volonté du gouvernement de les reloger. Le programme
qui a été plébiscité en 2005 dit qu'il
faut relancer l'économie. Pour ce, faire il faut faire
venir à Maurice des investisseurs étrangers comme
Tianli.
Nous allons élargir le débat sur d'autres sujets
d'actualité. C'est étonnant que le député
de Quatre-Bornes que vous êtes n'a eu rien à dire
sur l'affaire des étals de la foire de Quatre-Bornes qui
a conduit deux élus municipaux de l'Alliance sociale en
prison.
Je n'ai pas fait de commentaire parce qu'on ne me l'a pas demandé.
Je condamne sans ambages les abus que les élus ont pu faire
avec les informations qu'ils détiennent de par leurs fonctions.
Cela étant, nous vivons dans un pays où la présomption
d'innocence existe. Le jour où les coupables seront désignés,
ils devront payer. Mais je tiens à dire que nous avons
dans ce pays un problème de murs et d'éthique
- qui ne date pas de juillet 2005 - qu'il faut régler.
Il faut aussi souligner qu'aujourd'hui, contrairement à
hier, les enquêtes se font. Comme me le disait un agent
de l'Alliance sociale, si cette affaire avait eu lieu avant juillet
2005 elle aurait été étouffée
Vous êtes en train de dire que le gouvernement de l'Alliance
sociale combat plus la corruption que celui du MSM/MMM ?
Je dis que les enquêtes se font sans être étouffées
et c'est bien. On se souvient du démantèlement rapide
de l'ECO sous l'ancien régime. Je ne sais pas si l'ICAC
est totalement efficace, mais les enquêtes sont faites.
Que pensez-vous de la déclaration de Navin Ramgoolam
selon laquelle il n'a pas confiance dans ses ministres ?
Je ne suis pas là pour interpréter les propos du
premier ministre. Surtout quand je ne les ai pas entendus de mes
propres oreilles.
Que pensez-vous de votre colistier Rama Sithanen ?
Je pense qu'il a une vision des choses et subi pas mal de tensions
et de pressions ces temps derniers, parfois même de personnes
à l'intérieur du gouvernement. J'ai beaucoup d'empathie
pour Rama parce que le poste de ministre des Finances n'est pas
populaire
il a été suggéré que vous
convoitiez ce poste..
Ah non ! Pas du tout ! Je ne voudrais pas être dans
les souliers du ministre des Finances, qui doit tout prendre sur
ses épaules.
Avez-vous de l'empathie pour Paul Bérenger ? Que pensez-vous
de son retour au poste de leader de l'opposition ?
Aucun commentaire
ça, c'est nouveau. En général,
il ne faut pas vous pousser pour vous faire faire des commentaires
sur Paul Bérenger. Seriez-vous contaminée par la
nouvelle mode de "my dear friend" que l'on entend
ces jours-ci ?
Je ne fais des commentaires que quand il y a lieu d'en faire.
Personnellement, j'ai trouvé la PNQ de Bérenger
assez moche, mais je n'ai pas grand-chose à dire sur son
retour comme chef de l'opposition. Je précise que j'attaque
les propos de Bérenger et sa démagogie, pas sa personne.
L'opposition qualifie la manière dont le gouvernement
mène la question sucrière comme une campagne communale
du gouvernement pour associer Paul Bérenger à ses
cousins barons sucriers. Votre réaction ?
Mais c'est une fixation, c'est pas possible. C'est totalement
ridicule. Qu'est-ce que qu'il y a de communal quand le gouvernement
demande aux sucriers de partager avec les Mauriciens les profits
de la réforme ? C'est de la fixation fictionnelle !
Que pensez-vous de la démarche de la toute nouvelle
Fédération des Créoles de Maurice, présidée
par Jocelyn Grégoire et dont la première manifestation
a été suivie par beaucoup de députés
?
Je suis partagée, en général, par la multiplication
des groupes de revendication qui s'alignent avec des communautés.
C'est une bonne chose que les gens s'organisent pour revendiquer
leurs droits aussi longtemps que cette revendication n'est pas
détournée. Mais il ne faut pas que cela dérape
et soit récupérée par les politiciens, sinon
la cause est perdue. Et pour moi, la cause est plus importante
que les politiciens.
Avez-vous le sentiment que le communalisme est en progression
dans le pays ?
-- Oui, malheureusement. Cette augmentation est provoquée
par plusieurs facteurs, dont les politiciens qui en rajoutent
des couches - dont Bérenger qui possède un MSC :
Master in Scientific Communalism. Mais il y a aussi le détournement
des causes récupérées qui provoquent des
dérapages qui peuvent avoir un effet boule de neige. Le
communalisme augmente mais en même temps j'ai l'espoir dans
les jeunes qui sont très métissés dans leurs
pensées. En espérant qu'ils ne seront pas récupérés
par le système.
L'Alliance sociale est à mi-mandat. Est-ce que votre
incursion en politique vous donne-t-elle envie de continuer dans
cette voie ?
Oui, aussi longtemps que le projet de société pour
lequel je me bats sera l'objectif du combat. Aussi longtemps que
cette philosophie sera vivante au sein du PTr, je serai la.
Et finalement, what next pour la Commission pour la
démocratisation de l'économie dont vous êtes
la vice-présidente ?
Nous allons continuer à faire des papiers et à les
soumettre au PM qui doit décider s'il doit leur donner
une suite à travers ses ministres. Nous allons continuer
à proposer des axes de réflexion et d'action.