s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 11 novembre 2007



VIH & SIDA: - 13 000 à 14 000 Mauriciens de 15-49 ans infectés
Household Budget Survey 2006/07 - Les dépenses des ménages se sont accrues par 5% en cinq ans
Manuels scolaires pour le secondaire - Tous les titres ne seront pas disponibles à la rentrée 2008
À partir de demain - Huile comestible plus chère
Réforme du travail et des relations industrielles - Back to square one !
Selon la Renal Disease Patients Association - Risques d'infection des cathéters pour les patients dialysés
La maltraitance - Jhoanna, 13 ans: "Kan enn mama abandonn so zenfan, pa donn li lafeksyon"
Coopérative laitière de Nouvelle-Découverte - Un comité pour finaliser la modernisation de la production
Selon un classement du Financial Times - Le Lions Club International, meilleure ONG du monde
Lancement à l'Ecole Hôtelière Sir Gaëtan Duval - Une réédition des recettes de cuisine de William Byrne Collingridge


VIH & SIDA:

13 000 à 14 000 Mauriciens de 15-49 ans infectés

Indiquant le pourcentage de personnes sexuellement actives touchées par le VIH, la prévalence nationale passe à 1. 8%. Ce qui représente 13 000 à 14 000 Mauriciens âgés de 14 à 49 ans. La moyenne internationale est de 1%. En révisant ses estimations officielles, l'État mauricien admet l'ampleur du problème du VIH & SIDA à Maurice. Ce constat a été commenté lors de la cérémonie marquant l'inauguration des nouveaux locaux de PILS, jeudi. Une cérémonie à laquelle la Princesse Stéphanie de Monaco s'est aussi associée.a

Jusqu'à récemment estimée à 0.2%, puis à 0.5%, la prévalence du VIH & SIDA dans le pays atteint désormais 1. 8%. Cette estimation indique le pourcentage de personnes âgées de 14 à 49 ans (considérés comme sexuellement actives) qui ont déjà été infectées par le VIH. Selon les indicateurs disponibles ce pourcentage représente de 13 000 à 14 000 Mauriciens.

Ce ne sont plus uniquement les ONG qui abondent dans ce sens. Désormais l'État se veut aussi alarmiste. La nouvelle estimation a été officiellement annoncée par des officiers de l'État lors du dernier Colloque Régional sur le VIH/SIDA tenu aux Comores au début du mois. Maurice, précise Nicolas Ritter, porte-parole de PILS ne peut plus être considéré comme faisant partie des pays ayant une faible prévalence. Pour cause, la moyenne internationale est estimée à 1. 0%.

La situation est grave, dit Nicolas Ritter, l'épidémie risque de s'étendre davantage si les mesures appropriées ne sont pas prises rapidement. Il est d'ailleurs reproché au pays d'avoir mis trop de temps face à une situation qu'elle savait déjà alarmante. En effet, depuis 2002, les autorités sont conscientes que l'épidémie du VIH progresse de manière exponentielle à travers la consommation de drogues par voie intraveineuse. Mais il a fallu des années avant que les mesures appropriées soient adoptées. Ainsi, la Méthadone a été introduite dans le traitement d'un groupe limité de toxicomanes l'année dernière. Le programme d'échange de seringues ne sera officiellement lancé que demain. Entre-temps, la volonté pour combattre le problème de drogue lui-même fait toujours défaut. Estimé à 17 000 en 2003, le nombre d'usagers de drogue par voie intraveineuse est officiellement estimé à 27 000 maintenant.

Pour Nicolas Ritter, il est aujourd'hui indéniable qu'"on a tardé à réagir contre le virus qui lui, n'a pas attendu". Le porte-parole de PILS rappelle que cette situation s'est installée en dépit du plaidoyer lancé par la société civile depuis des années. Prenant la parole lors d'une cérémonie marquant l'inauguration des nouveaux locaux de PILS, Nicolas Ritter s'est aussi inquiété de la stigmatisation qui affecte toujours les personnes vivant avec le VIH. La peur qui en découle, précise-t-il, fait que plusieurs patients préfèrent ne pas se faire soigner, et se laisser mourir: "Parce que les gens préfèrent la mort physique à la mort sociale. Nous devons nous mobiliser contre les préjugés." Nicolas Ritter a aussi réitéré son appel pour un leadership fort.


Stéphanie de Monaco: "J'essaie de sauver des vies"

Présidente de Fight AIDS Monaco et ambassadrice de l'ONUSIDA, la princesse Stéphanie de Monaco est une autre de ces personnalités publiques à avoir choisi de s'investir dans la lutte contre le VIH & SIDA. Un engagement "en tant que femme", la princesse précisant aussi que, "j'ai des personnes proches de moi qui sont parties, d'autres qui sont toujours là". Stéphanie de Monaco dit aussi se battre pour ses enfants et les enfants en général. "Si quelqu'un comme moi s'engage, j'espère que ça fera bouger les choses", bien qu'elle reconnaisse que cela risque de prendre du temps.

"J'essaie de sauver des vies", dit la Princesse, qui rappelle aussi la nécessité de mener une lutte contre la stigmatisation et la discrimination. "Ce n'est pas le SIDA qui tue, mais le regard des autres. L'ignorance amène la peur pour les uns, la mort pour les autres, ajoute-t-elle."

Stéphanie de Monaco a, par la suite, procédé à l'inauguration des nouveaux locaux de PILS. Pour sa part, Nicolas Ritter a parlé de l'intention de l'association de s'engager dans de nouveaux projets de prévention et de sensibilisation.


Household Budget Survey 2006/07

Les dépenses des ménages se sont accrues par 5% en cinq ans

En tenant compte, notamment, de l'inflation, les dépenses des ménages se sont accrues en termes réels par presque 5% en cinq ans: c'est ce qu'indique le Bureau central des statistiques qui vient de rendre publics les principaux résultats du Household Budget Survey 2006/2007.

Selon le CSO, entre 2001/02 et 2006/07, il n'y a pas eu d'évolution significative, en termes réels, dans le revenu des ménages. En revanche, le rapport statistique laisse entrevoir une détérioration dans la répartition des revenus. Ainsi, alors qu'en 2001/02, les 20% de ménages tout au bas de l'échelle se partageaient 6.4% des revenus globaux, ce pourcentage est descendu à 6.1% en 2006/07.

À l'autre extrémité de l'échelle sociale, la part des revenus globaux que se partagent les 20% de ménages les plus riches est passée de 44% en 2001//02 à 45.7% en 2006/07. Le CSO explique que la détérioration dans la répartition des revenus se confirme par la hausse du "Gini coefficient". Cet indice qui était à 0.371 en 2001/02 est passé à 0.389 en 2006/07, soit presque le niveau de 1996/97 (0.387).

En ce qui concerne la moyenne des dépenses de consommation mensuelles des ménages, le CSO explique qu'elle est passée de Rs 11 390 en 2001/02 à Rs 15,188 en 2006/07, soit, une hausse de 33,3%. En tenant compte de l'inflation et de la diminution de la taille du ménage moyen, les dépenses des ménages se sont accrues par presque 5%.

Le principal poste de dépenses des ménages demeure l'alimentation et les boissons non-alcoolisées (presque 30%). La proportion de ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté qui était, par ailleurs, de 7.7% en 2001/02 est passée à 8% en 2006/07. En termes absolus, le nombre de ménages pauvres est passé de 23 700 en 2001/02 à 26 900 en 2006//07.


Manuels scolaires pour le secondaire

Tous les titres ne seront pas disponibles à la rentrée 2008

Suite au retard pris par le ministère dans la publication de la liste des manuels scolaires, tous les livres destinés au secondaire ne seront pas disponibles à la rentrée des classes. C'est ce qu'ont annoncé mercredi dernier les dirigeants de la Booksellers and Stationery Owners (BSOA). Lors de cette même réunion, M. Suliman, directeur des Éditions le Printemps a pris l'engagement de ne pas augmenter les prix des manuels scolaires qu'il commercialise.

La première partie de la conférence de presse de la BSOA a été consacrée au dossier Standardization of textbooks 2008/2009. Cette instance, créée il y a plus de quinze ans, est composée d'un panel chargé de recommander les manuels scolaires au programme du secteur secondaire tous les deux ans. Depuis son origine, les recommandations du comité sont automatiquement avalisées par le ministère avant d'être rendues public. Le comité se réunit en avril et la liste est rendue public en Juillet. C'est la première fois cette année que le ministère scinde la liste en deux entre les livres imposés et ceux entrant dans la catégorie référence. C'est également la première fois cette année que la liste a été rendue public en septembre pour subir des amendements suite aux protestations et critiques. Avec la nouvelle manière de faire du ministère, le processus de sélection des manuels par les collèges et des commandes passées par les importateurs et revendeurs ont accusé un retard de plus de deux mois. C'est ce retard accumulé qui va faire que tous les manuels scolaires ne seront pas disponibles à la rentrée en 2008. Pour les membres de la BSOA, la "correction" par le ministère des listes du panel a crée un autre scandale "pire que l'affaire des manuels Couronne/David".

Il s'agit du fait que Pure Mathematics for advance level du mauricien Rashid Raman qui fait autorité a Maurice et est utilisé par la majeure partie des collèges depuis 2002 a été classé dans la catégorie référence. Pour remplacer cet ouvrage le ministère a choisi deux livres édités par Cambridge qui doivent être accompagnés de trois autres ouvrages pour couvrir l'ensemble du sujet. "Avec ce choix imposé le ministère non seulement nie les compétences d'un éducateur mauricien au profit d'auteurs étrangers, mais oblige les parents à acheter plusieurs livres a plus de Rs 1000 alors que le manuel complet de Rashid Raman ne coûtait que Rs 360. C'est comme ça que le ministère de l'Éducation s'occupe de promouvoir la cause des ti dimoune ?" Face aux nombreuses protestations le ministère a été obligé d'abandonner ses nouvelles classifications pour retourner à l'ancienne. Ces changements ont fait perdre de nombreuses semaines aux enseignants et aux importateurs de manuels scolaires pour préparer la rentrée 2008. C'est ainsi que tous les collèges n'ont pas encore soumis la liste des manuels que leurs enseignants utiliseront l'année prochaine. De ce fait les commandes des manuels ont subi un retard conséquent et il n'est pas certain qu'ils arriveront à temps pour la rentrée. D'autant plus que la congestion que connaît Port Louis depuis plusieurs semaines risque d'augmenter les délais de débarquement et de livraison.

Par ailleurs les responsables de la BSOA ont également abordé la question d'augmentation des prix des manuels scolaires en raison des hausses des prix du papier et du fret et des devises étrangères par rapport à la roupie. Cette série de hausses devrait déboucher logiquement sur une augmentation de 10% des prix des manuels scolaires. Mais au niveau des Éditions du Printemps cette augmentation n'aura pas lieu. M. Suliman, directeur des ELP a pris l'engagement de ne pas augmenter le prix de ses manuels scolaires pour le secondaire, sauf quelques exceptions concernant des livres importés. M. Suliman a dit espérer que l'effort fait par les ELP sera suivi par ses concurrents. En terminant les responsables de la BSOA ont regretté que malgré plusieurs demandes le ministre de l'Éducation n'ait pas trouvé du temps pour les recevoir. Ils ont enfin souhaité que 2008 soit différente de l'année 2007 du point de vue de la commande et de la vente des manuels scolaires pour le secondaire.


À partir de demain

Huile comestible plus chère

Le prix de l'huile comestible accusera une nouvelle hausse à partir de demain, la Mauritius Oil Refineries et Ramdenee Edible Oil Ltd, deux producteurs locaux, prévoyant une hausse moyenne de 6%. Depuis l'année dernière, le prix de l'huile n'a pas cessé d'augmenter, soit une augmentation de plus de Rs 10 sur un litre en un an. Les raisons associées à cette nouvelle augmentation sont entre autres le coût des matières premières, la forte demande des huiles végétales comme biocarburant, l'augmentation du coût du fret et la baisse enregistrée dans la production mondiale. L'augmentation qui sera appliquée variera ainsi entre Rs 2 et Rs 7,15 par litre, cela dépendant du type de logement. Un litre d'huile de la marque Rani mis en bouteille coûtera Rs 44,50 au lieu de 41,90; en sachet, le prix passera de Rs 37,90 Rs 40,35. En janvier de cette année, le prix en bouteille était à Rs 33,65. Soit Rs 10,85 de plus. Du côté de Moroil, un litre d'huile de soja passera de Rs 42,95 Rs 45,85. Le Moroil Sun connaîtra une hausse beaucoup plus importante. Le litre coûtera Rs 53,75 au lieu de Rs 46,60.


Réforme du travail et des relations industrielles

Back to square one !

Back to square one ! C'est le cas de le dire en ce qui concerne le projet de réforme du secteur du travail et des relations industrielles envisagé par le gouvernement, à travers deux projets de loi, l'Employment Relations Bill et l'Employment Rights Bill, destinés à être débattus pour la rentrée parlementaire. Suite aux commentaires peu élogieux du Bureau international du Travail (BIT) sur le dernier projet de loi et l'échec de la réunion tripartite convoquée lundi dernier, le Conseil des ministres a en effet décidé de "référer" le dossier - à nouveau - à un High Powered Committee, alors même qu'un comité interministériel avait été institué au départ pour se pencher sur ce projet de réforme ! Le mouvement syndical, lui, revigoré par les commentaires du BIT, maintient davantage de pression sur le gouvernement. Mercredi, après une rencontre avec les représentants des partis politiques de l'opposition, la Plate-forme syndicale a voté deux résolutions. La première se traduira par une multiplication de rencontres et de consultations sur le terrain ; et la seconde se présente sous forme d'ultimatum au gouvernement : une journée de grève dans le pays le 11 décembre, si le gouvernement n'annonce pas au plus tard le 8 décembre la tenue d'un forum tripartite en vue de l'élaboration de deux nouveaux projets de loi.

Le rapport du BIT, intitulé Memorandum of technical comments on the Employment Rights Bill of Mauritius et publié en exclusivité dans ces mêmes colonnes la semaine dernière, est en effet venu bousculer bien des choses cette semaine. Commentant les différentes sections de ce projet de loi, le BIT, dans une analyse générale, avait trouvé que "the final say on the appreciation of soundness, fairness and workability of a piece of legislation should belong to the users themselves, not to legal analysts." "The Government is urged to share the draft text with these comments with the social partners", écrivent des experts de Genève, qui avaient, au préalable, énuméré une série de manquements ayant trait à la liberté et aux droits des travailleurs et n'étant de surcroît pas conformes aux Conventions internationales.

Pour faire bonne figure, le ministre Vasant Bunwaree devait annoncer samedi dernier qu'il convoquait une réunion tripartite pour lundi matin (cette semaine) en vue de discuter sur les commentaires du BIT. Cela une semaine après que la plate-forme syndicale et le patronat ont soumis leurs contre-propositions relativement aux deux projets de loi. "Nous avons analysé toutes les propositions, me le plus importan rest se ki International Labour Organisation (ILO) fine dir nu. Nou bizin respekté bann conventions ek met la loi en conformité avek sa bann conventions là. C'est pour cette raison que nous avons convoqué cette réunion tripartite. Il y aura des petits amendements à faire. Il y aura aussi de nouvelles propositions que je présenterai d'abord au Conseil des ministres avant de déposer les projets de loi à l'Assemblée nationale", devait-il déclarer.

Mais, lundi, les retombées attendues de cette réunion ne sont jamais venues. La réunion n'a finalement duré qu'une heure et demie, patronat et syndicat étant d'accord pour qu'un forum tripartite soit organisé, non pas pour discuter uniquement sur les relations industrielles, mais sur les deux projets de loi proposés par le gouvernement. Comme quoi le document du BIT est venu ajouter de l'eau à leur moulin, vu qu'il n'était un secret pour personne que les deux partenaires sociaux n'épousaient pas la philosophie du projet de réforme.

" Rapport donnant des directives claires… "

"C'est la première fois dans l'histoire de ce pays que le BIT vient avec un rapport donnant des directives claires sur ce qu'un projet de loi devrait préconiser. Ce rapport nous concerne tous, syndicats, travailleurs, patrons et gouvernement. Pour nous, la Plate-forme syndicale, ce sera désormais notre cheval de bataille", déclarent les leaders des fédérations syndicales, qui ont profité de l'occasion pour organiser un forum-débat mercredi après-midi, avec comme invités les représentants des partis politiques, dont ceux de l'Alliance sociale et de l'opposition. Cependant, seuls les représentants des partis de l'opposition, le Mouvement militant mauricien (MMM) et le Mouvement socialiste mauricien (MSM), ainsi que le Muvman Premye Me avaient répondu présent. "Les discussions étaient franches et directes. Nous avons invité les partis de l'opposition de prendre l'engagement de nous rejoindre si le gouvernement persiste dans ce sens. Ils ont répondu qu'ils devraient consulter leur comité avant de se prononcer. De notre côté, avec ou sans opposition, nous allons poursuivre notre action. Nous avons d'ailleurs voté deux résolutions à la fin de ce forum-débat", expliquent-ils.

La Plate-forme syndicale compte, en effet, s'engager dans une vaste campagne de consultation sur le terrain dans les jours à venir. "Nous allons rencontrer les syndicats de chaque secteur et également tous les partis politiques individuellement pour connaître leur position. L'objectif est de mobiliser la masse et notre bataille sera bâtie sur le rapport du BIT", soutiennent-ils. La seconde résolution prend par contre une forme d'ultimatum lancé au gouvernement. La Plate-forme syndicale confirme la tenue d'une journée de grève le 11 décembre si le gouvernement n'exprime pas clairement sa position par rapport à son projet de réforme. "Le gouvernement a jusqu'au 8 décembre pour annoncer qu'il tiendra un forum tripartite en vue de venir avec deux nouveaux projets de loi, mais pas ceux qui ont été proposés jusqu'ici", insistent-ils.

Jeudi, le lendemain, le gouvernement a repris la question au cabinet ministériel avant de décider de confier le dossier à un High Powered Committee. "Le gouvernement a décidé de référer à un comité de haute instance l'ébauche de l'Employment Relations Bill et de l'Employment Rights Bill, après consultations avec les syndicats et suite aux commentaires du Bureau international du Travail sur ces deux textes de loi. Le gouvernement a aussi été informé qu'une réunion tripartite s'est tenue le 5 novembre dernier pour discuter des observations que le BIT a adressées au gouvernement sur ces deux projets de loi", peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres.

Comme quoi c'est un retour à la case départ auquel on assiste, plusieurs mois après que le gouvernement eut décidé de s'engager dans ce projet de réforme. D'une part, les syndicalistes réclament deux nouveaux projets de loi résultant des consultations tripartites, et d'autre part, le gouvernement, lui, choisit de confier le dossier à un comité de haute instance. N'était-ce pas un comité interministériel, composé de six ministres, qui avait au départ produit ce même projet, aujourd'hui presque rejeté par le BIT ?


Selon la Renal Disease Patients Association

Risques d'infection des cathéters pour les patients dialysés

Afin d'effectuer sa dialyse dans les meilleures conditions, un patient dialysé nécessite l'implantation d'une fistule à l'avant-bras. Ce qui requiert une intervention chirurgicale qui demande, au minimum, un mois pour la cicatrisation de la plaie. Actuellement, la liste d'attente pour ces interventions chirurgicales est longue. Afin de ne pas pénaliser les patients dialysés, devant l'urgence des cas, les autorités ont recours à un procédé alternatif: ces patients effectuent leur dialyse à travers un cathéter, placé dans le cou ou dans la jambe. Or, ce procédé peut aboutir à d'extrêmes risques d'infections, déplore Bose Soonarane, secrétaire de la Renal Disease Patients Association (RDPA), qui regroupe les patients du centre de dialyse de Flacq. Malgré la lettre envoyée au ministère de la Santé pour revoir ce système, la situation est toujours la même.

"Nous ne pouvons pas continuer comme cela. Les patients ne peuvent pas mettre leur santé, déjà fragile, en péril", lance Bose Soonarane. Uniquement à l'hôpital de Flacq, dit-il, une quinzaine de patients attendent une intervention chirurgicale pour pouvoir effectuer leur dialyse dans les meilleures conditions. Entre-temps, explique notre interlocuteur, plusieurs patients ont eu droit à la pose d'un cathéter. "Ce procédé comporte de grands risques d'infections. Un patient dialysé est presque invalide, avec tous les traitements auxquels il doit avoir recours. Il ne peut, faute de moyens ou par manque de considération des autorités, mettre sa santé encore plus en danger", explique le secrétaire de l'association. Récemment, un des patients dialysés de l'hôpital de Flacq, qui a encouru des soucis avec le cathéter que l'hôpital lui avait placé dans la jambe, a dû subir une intervention chirurgicale dans une clinique privée, afin d'implanter une fistule qui facilitera ses sessions de dialyse. Cette intervention lui a coûté Rs 14 000. "Ces gens sont malades. La plupart, s'ils touchent une petite pension, ne gagnent pas assez d'argent car ils ne peuvent faire des travaux durs. Ils sont pénalisés et malgré tout, à cause de leur santé, ils se voient obligés, puisque le ministère ne peut répondre à leur besoin, de se tourner vers les cliniques privées. On ne peut pas continuer comme cela", indique Bose Soonarane. Selon lui, il est urgent de revoir le procédé alternatif auquel la Santé a recours pour les patients dialysés. Il fait ressortir qu'en tenant compte d'une quinzaine de cas sur la liste d'attente pour l'implantation des fistules à l'hôpital de Flacq, parallèlement le nombre de patients dialysés dans nos cinq centres à travers l'île devrait avoisiner une centaine au minimum, parmi les 1000 patients du pays. "Le cathéter peut provoquer des infections. Les dialysés ne peuvent prendre ce risque", soutient notre interlocuteur.

Ainsi, dans une lettre envoyée au ministère de la Santé, la RDPA fait état des frustrations et problèmes qu'encourent les patients dialysés. Or, à ce jour, l'association n'a reçu aucune réponse. "Même pas un accusé de réception. C'est révoltant de constater le manque de considération du ministère face à nos problèmes", estime le secrétaire de la RDPA. Il fait également état des nombreuses difficultés que rencontrent les patients dialysés, dont la transfusion sanguine régulière. Les patients dialysés réclament que les autorités élargissent le budget qui leur est alloué afin d'avoir recours à l'injection d'insuline. Déplorant les conditions dans lesquelles ces patients doivent effectuer leur session de dialyse, les membres de la RDPA souhaitent que le ministère de tutelle revoie ces conditions. De même, ajoutent-ils, si le personnel du centre de dialyse de Flacq est très compétent, les patients dialysés estiment qu'un néphrologue ainsi qu'un nutritionniste à plein temps, pour conseiller les patients dialysés du point de vue de leur alimentation, sont nécessaires. "Cela assurera un meilleur suivi de chaque patient. En ce moment, à chaque fois que nous allons au centre, c'est un nouveau médecin, qui ne connaît pas le dossier du patient qui nous ausculte", confie Bose Soonarane. La RDPA fait ressortir que depuis juin 2006, elle a sollicité une rencontre avec le ministre de la Santé, Satish Faugoo, mais sa requête est restée sans réponse à ce jour, malgré les rappels. C'est une accumulation des problèmes que rencontrent les patients dialysés qui ont poussé ces derniers à se regrouper en association. Ces derniers espèrent qu'une campagne d'informations sur la dialyse soit faite afin de mettre la population au courant des différentes choses à faire et ne pas faire quand on est un patient dialysé. "Cette campagne est importante, car il n'est pas évident d'être un patient dialysé. Il y a plusieurs précautions à prendre. Nous espérons que le ministère fera le nécessaire", indique Bose Soonarane. Il fait également ressortir que les patients dialysés sont toujours en attente de l'entrée en vigueur du Human Tissue Bill (HTB), récemment présenté au Parlement. "Ce projet de loi est resté dans les tiroirs. Nous attendons que le board soit vite constitué, afin que ceux qui sont en attente de dons d'organes puissent faire les transferts", souligne Bose Soonarane. De même, la RDPA souhaite qu'un de leurs membres siège au sein du conseil qui s'occupera du HTB.


La maltraitance

Jhoanna, 13 ans: "Kan enn mama abandonn so zenfan, pa donn li lafeksyon"

La journée du 19 prochain, sera consacrée à la prévention contre la maltraitance sur les enfants. Johanna, 13 ans, définit ce genre d'abus: "Kan enn mama abandonn so zenfan, pa donn li lafeksyon." Elle-même, victime de maltraitance, tant physique qu'émotionnelle, Johanna a été longtemps privée de ses droits d'enfant. Aujourd'hui, avec l'aide de son nouvel entourage, elle se construit une adolescence normale. Elle revient sur son passé, marqué par des adultes irresponsables et sans scrupule

"J'aimerais bien me marier plus tard. J'aurais deux enfants. Pas plus. Une fille et un garçon. Ils s'appelleront Jennifer et Fabrice, parce que j'aime bien ces prénoms", raconte Johanna, 13 ans. Comme beaucoup d'adolescentes, elle rêve les yeux grands ouverts. Les siens, magnifiques, renvoient un regard profond. Sans se défaire de son grand sourire, Johanna confie qu'elle donnera beaucoup d'amour à Jennifer et à Fabrice. C'est cela, dit-elle, dans ses mots, le rôle d'une mère. Et la jeune fille ne manque pas de préciser: "Mon mari ? Lui, il devra être un bon père. Il devra me donner un coup de main pour m'occuper des enfants. Il aura aussi à travailler. Si li mové, mo pou koz are li. Bé si li pa kompran mem mo pou kit li !" Joanna ajoute aussi un détail qui à son avis sera capital pour l'équilibre de sa famille. "Mo lé enn bonom ki pa fimé. Mon oncle, lui, il fumait et il buvait de l'alcool. Quand il était ivre, il brûlait ma tante avec ses mégots et la frappait." Joanna sourit toujours… Ce sourire, explique-t-elle, est trompeur. C'est une arme qui masque sa souffrance. Pudique, l'adolescente n'aime pas laisser entrevoir qu'elle a parfois "enn tigit onté". Derrière son grand sourire, Johanna veut laisser apparaître l'image d'une fille comme les autres et non son enfance marquée par des adultes sans scrupule. La violence, les abus, l'abandon, la négligence… En d'autres mots, la maltraitance et ses corollaires, elle les a presque tous connus.

"Pour m'effrayer, elle m'a pris par le cou et a plongé ma tête dans les latrines !"

L'histoire de Johanna n'est pourtant pas unique. La lecture des statistiques que révèle de temps à autre la Child Developement Unit, des cas rapportés dans la presse, entre autres… démontrent que la maltraitance à l'égard des enfants est une flagrante réalité, qui perdure encore. "La maltraitance, explique un spécialiste de la réhabilitation des enfants victimes d'abus, se traduit par des brutalités physiques et la violence verbale, laquelle laisse aussi des traces psychologiques chez l'enfant." La maltraitance relève également de la négligence et du refus volontaire des parents (ou des parties responsables) d'assumer leurs prérogatives auprès des enfants. Pour Joanna, l'interprétation de la maltraitance se résume ainsi: "Kan enn mama abandonn so zenfan, pa donn li lafeksyon. Mwa mo ti gaynn maltrété kan mo mama ti fer mwa al rode manzé lor simé."

Mais, il y a eu pire que la mendicité dans la vie de Johanna. À 7 ans, Johanna avait déjà des responsabilités d'adulte. C'est elle qui doit s'occuper de son petit frère, âgé de deux ans, à l'époque. "Mo ti bizin baynn li, donn li manzé, fer li dormi", raconte-t-elle. Sa mère, s'absentait souvent de la maison. "Elle disait qu'elle devait aller s'occuper des gens malades chez eux. Moi je savais qu'elle mentait. Une fois, je l'ai surprise au téléphone. Elle parlait avec un homme. Elle donnait rendez-vous à ces hommes-là. Sinon, c'était eux qui lui téléphonaient. Elle partait après et rentrait à la maison avec de l'argent, pour nous nourrir", raconte Johanna. C'est dans une maison sans confort que la mère de Johanna, s'installe avec ses deux enfants. "Parfois, je dormais sur un matelas posé sur le sol. Mais il m'est aussi arrivé de dormir par terre", raconte l'adolescente. À la mort de son mari, la mère de famille s'adonne à la prostitution. "Il lui est arrivé de partir pendant deux semaines et de nous laisser seuls. Le soir, j'avais tellement peur que je ne dormais pas. Je n'allais plus à l'école. Je devais m'occuper de la maison, cuire à manger et veiller sur mon frère. Quand elle rentrait à la maison, elle me frappait si je lui posais des questions. Une fois, pour m'effrayer, elle m'a pris par le cou et a plongé ma tête dans les latrines ! Si elle disait qu'elle était fatiguée, elle nous envoyait chercher de quoi manger chez les voisins ou ailleurs."

"Je n'aimais pas quand ces hommes essayaient de me toucher"

Johanna raconte qu'elle devient très vite une proie pour les clients de sa mère. "Je n'aimais pas quand ces hommes essayaient de me toucher. Certains, venaient à la maison quand ma mère n'était pas là." Malheureusement, elle n'échappera pas aux mains du nouveau partenaire de sa mère. "Il est venu vivre avec nous et à chaque fois que ma mère passait la nuit dehors, il me touchait partout. Il était plus vieux que ma maman. Pour m'empêcher de crier, quand il a eu des rapports sexuels avec moi, il m'avait menacé avec un couteau", confie Johanna. Perturbée par son agression, elle en parle à sa mère. "Li dir mwa mo'nn rodé…" Il n'y aura pas de suite à ce drame. Idem lorsque la mère des deux enfants, fait preuve de négligence en les abandonnant à deux reprises dans des lieux publics. Exaspérée par l'irresponsabilité de la mère de famille, une des proches de la jeune femme, réclame l'intervention des autorités. "Ma tante nous a emmenés, mon frère et moi, au poste de police. Nous y avons même passé la nuit. Le lendemain matin, des policiers nous ont conduits au Shelter d'Albion. Nous avons passé deux années là-bas. "

Depuis, le frère et la sœur grandissent loin de la structure d'accueil d'Albion. Johanna, concède que là où elle vit, elle évolue comme une adolescente normale. Elle dort sans la crainte d'être brutalisée. Elle mange à sa faim et fait des sorties. Elle est scolarisée et reçoit de l'affection de son nouvel entourage. "N'empêche ma mère me manque ! Je ne crois pas qu'elle était, au fond, méchante. Elle ramenait de l'argent pour nous. Je ne suis pas en colère contre elle", confie Johanna, avec le sourire qui la caractérise.


Éducation parentale-Un impératif dans des poches de pauvreté

Si a priori, l'on associe violence physique à maltraitance, il revient que celle-ci peut se situer à plusieurs échelles. D'ailleurs, selon les chiffres disponibles il y a quelques mois, la majorité des cas de violence contre les mineurs était liée à la négligence - un peu plus d'un millier -, l'abandon, quelque 80 et l'abus émotionnel, autour de 400. "La pauvreté, rappelle Shenaz Hossensaheb, du Centre pour le Développement et l'Éducation des Enfants Mauriciens, est un catalyseur non négligeable. L'enfant pauvre est victime de maltraitance à plusieurs niveaux. Faute de logement approprié, il vit dans la précarité. Il n'a pas toujours accès à l'éducation et aux vêtements propres." Négligés, certains enfants sont contraints de se prendre en charge. Et pour plusieurs d'entre eux, la rue devient une alternative à la cellule familiale. Pour changer la donne, il est impératif de responsabiliser les parents. L'on a constaté, sur le terrain, que plusieurs enfants de rue ne sont pas scolarisés, parce qu'ils en ont pris la décision. Face à leur comportement, les adultes de leur entourage, baissent les bras et ne font pas preuve d'autorité. Dans de tel contexte, l'adulte semble céder sa place, son rôle, à l'enfant. Devant ce schéma récurrent dans des régions vulnérables, socialement et économiquement, l'éducation des parents devient même urgente. Il est clair que les campagnes de sensibilisation médiatisées, ciblant les parents, ne pourront pas toujours atteindre ceux vivant dans des poches de pauvreté. Et c'est précisément là que le besoin en accompagnement parental se fait sentir. "L'idéal serait un travail de proximité. C'est-à-dire, un accompagnement sur le terrain", estime Shenaz Hossensaheb. Il existerait une vingtaine de poches de pauvreté à Maurice. Pour mettre en place une structure d'accompagnement parental, cela demanderait la mobilisation de ressources qualifiées.

De son côté, un éducateur spécialisé dans l'encadrement des enfants en difficulté, attire l'attention sur la maltraitance à l'intérieur des institutions. "Ce genre de maltraitance est de plus en plus fréquent. Celle-ci n'est pas physique, mais verbale. Et elle est perpétrée par le personnel, parfois même par des travailleurs sociaux. Ceci s'explique par l'absence de formation et de vocation. Ces personnes travaillant avec des enfants en réhabilitation, sont certes animées de bonnes intentions, mais, il se trouve que par manque de formation, elles ne savent pas toujours comment s'y prendre. Alors quand elles sont excédées, elles ne peuvent s'empêcher de se défouler, verbalement sur les enfants, lesquels sont déjà perturbés ", note-t-il en plaidant pour la formation du personnel des institutions de réhabilitation.


Coopérative laitière de Nouvelle-Découverte

Un comité pour finaliser la modernisation de la production

Après la décision confirmée de l'Agricultural Marketing Board (AMB) de suspendre l'achat et le marketing du lait produit par les petits éleveurs, un comité a été institué en vue de décider des modalités pratiques de la modernisation de la production à la Nouvelle-Découverte Cow-Breeders Cooperative Society.

En raison de déficits accumulés, l'AMB a, donc, décidé de mettre un terme à l'achat à prix garanti de Rs 12.50 le litre du lait des petits producteurs qu'il faisait pasteuriser, mettre en sachet et revendre au public. Alors que la fin de la collecte était prévue pour ce mois de novembre, l'Office des Marchés a accepté d'accorder un délai de six mois aux petits éleveurs, le temps pour eux de s'organiser en vue, notamment, de trouver de nouveaux débouchés pour leur produit.

Ainsi, à la coopérative laitière de Nouvelle-Découverte, l'on entend profiter de ce délai pour concrétiser le projet de modernisation de la production. Un comité avec, notamment, des officiels du ministère de l'Agro-industrie a, d'ailleurs, été institué pour décider des modalités pratiques de cette modernisation. Le Mouvement Pour l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) a déjà réalisé pour le compte de la coopérative une pré-étude.

Il s'agit, notamment, explique Eric Mangar de la MAA, de doter la ferme d'équipements légers de pasteurisation et d'ensachage adaptés aux petites exploitations, et dont la mise en opération ne nécessite pas une formation pointue. Selon lui, avec les incitations nécessaires, les petits éleveurs de Nouvelle-Découverte devraient être capables de trouver des marchés alternatifs dont celui - plus rémunérateur - du marché touristique.

"En assurant, eux-mêmes, le marketing de leur produit à l'avenir, les coopérateurs de Nouvelle-Découverte n'auront plus à subir les frais d'un intermédiaire. Ce sera aussi bénéfique au consommateur final", souligne Eric Mangar. Le responsable du MAA ajoute que si l'expérience est concluante à Nouvelle-Découverte, elle pourrait se renouveler ailleurs dans le pays où il existe des concentrations d'éleveurs.

Le pays compte, à ce jour, quelque 1500 petits producteurs de lait. Ceux-là dépendent, jusqu'ici, pour 40 à 45 % de l'AMB concernant l'écoulement de leur production à un prix, certes, moyen mais quand même garanti. Avec le temps, des producteurs ont pu grignoter des marchés plus rémunérateurs, notamment, celui du secteur touristique. Avec le projet de modernisation de la production à Nouvelle-Découverte, l'on espère, ainsi, consolider cette percée auprès du marché touristique.


Selon un classement du Financial Times

Le Lions Club International, meilleure ONG du monde

Le Lions Club International a été, récemment, désigné par des entreprises soutenant financièrement des oeuvres humanitaires au plan mondial, meilleure Organisation Non-gouvernementale (ONG) du monde. Le club de service est, en effet, classé à la toute première place d'un tableau des meilleures ONG établi par le Financial Times en association avec Dalberg Global Development Advisers et le United Nations Global Compact.

Ce classement qui tient en compte les critères de responsabilité, d'adaptabilité, de communication et d'exécution a été établi sur la base d'une évaluation faite par pas moins de 445 entreprises engagées auprès d'ONG et autres agences internationales. 865 partenariats ont été identifiés, la plupart dans les domaines de l'Education et de l'Environnement. La microfinance a été jugée comme l'un des domaines les plus réussis de collaboration.

Établie en 1968, la Lions Club International Foundation vise à canaliser les fonds des Lions Clubs du monde entier vers des actions humanitaires, en particulier, la lutte contre la cécité préventible. Partis des États-Unis aussi loin que 1917, les Lions Clubs qui sont, en fait, un regroupement d'hommes et de femmes des milieux d'affaires désireux de contribuer au travail volontaire se sont, vite, étendus à travers le monde.

Si bien qu'à ce jour, les Lions revendiquent 1.3 million de membres dans 200 pays du monde. Ce qui est supérieur aux chiffres atteints par d'autres clubs de service du genre tel le Rotary. Les Lions ont, ainsi, pu récolté US $ 56 millions par an. Leur engagement prédominant dans la lutte contre la cécité remonte à 1925. Cet engagement a été renforcé en 1990 avec le lancement du programme SightFirst des Lions.

US $ 202 millions ont, ainsi, été dépensés sur 841 projets dans 90 pays. Somme qui a permis 7.1 millions opérations de cataracte, le traitement de 80.5 millions de cas de "river blindness" et la rénovation de 325 centres opthalmologiques et la formation de 305, 00 opthalmologues. Toujours dans le cadre de son programme de lutte contre la cécité, le Lions Club coopère avec des entreprises spécialisées à l'instar du géant pharmaceutique, Merck.

Alors qu'un tout récent partenariat a permis la création des Lions Clubs Lens Finishing Labs qui pourvoient, notamment, à des patients des verres recyclés, les Lions travaillent actuellement sur leur nouveau programme, SightFirst II qui nécessitera des fonds de l'ordre de US $ 150 millions. Un programme destiné à prévenir la cécité de 37 à 74 millions de personnes d'ici à 2020.

Notons que dans le classement des 34 meilleures ONG établi par le Financial Times, le Rotary International arrive en 5e position, le World Wide Fund (8e), Greenpeace (10e), Transparency International (21e), Caritas (29e) et SOS Children Villages (33e). Notons que des agences internationales spécialisées dont la FAO (14e), l'UNICEF (18e), l'USAID (19e) et le PNUD (28e) figurent aussi au classement.


Lancement à l'Ecole Hôtelière Sir Gaëtan Duval

Une réédition des recettes de cuisine de William Byrne Collingridge

Lady Jugnauth a procédé, mercredi soir, à l'Ecole Hôtelière Sir Gaëtan Duval, à Ebène, au lancement d'une réédition d'un livre de recettes culinaires mauriciennes signé William Byrne Collingridge, un Anglais originaire de Northampton, Angleterre, qui avait fait de Maurice son pays d'adoption au siècle dernier. Il est mort à Maurice, en août 1966 et sa dépouille repose au cimetière de Phœnix.

La réédition a été rendue possible grâce aux Editions Le Printemps, ayant eu pour cela l'assentiment spontané des héritiers de M. Collingridge. Le lancement a eu lieu devant un grand concours d'amis et d'invités dont sir Anerood Jugnauth, Président de la République, M. Marcel Lindsay-Noé, conseiller auprès du ministre du Tourisme, des Loisirs et des Communications Extérieures, le professeur Roland Dubois, directeur de l'IVTB, Ahmad Sulliman, directeur des Editions Le Printemps, Tim Taylor, ancien CEO de Rogers, et John Collingridge ainsi que son épouse Miranda qui ont fait le déplacement de l'Australie pour le lancement de Tropical Cooking ou La bonne cuisine des pays chauds.

Lors de la présentation du livre dont le prix de vente en librairie est à Rs 400 l'exemplaire, les intervenants ont salué en William Byrne Collingridge, le défunt auteur du livre de recettes, l'un des pionniers de l'industrie touristique et hôtelière mauricienne car ce dernier a aussi été, de 1946 à 1957, le propriétaire-gérant du Residential Club, sis rue Nallétamby, Phœnix, haut lieu de l'hébergement des fonctionnaires britanniques en mission ou en poste dans l'île. Le petit-fils, John Collingridge a fait suivre ses propos plein d'amabilité pour son grand-père, de la lecture d'un message de Rosemary Sampson, la fille de William Collingridge, qui, selon le maître des cérémonies, M. Yvan Martial, est un "message filial à la gloire de son père d'illustre mémoire".

Rosemary Sampson, incapable, vu son âge avancé, étant aujourd'hui une octogénaire de 83 ans, de faire le déplacement d'Angleterre, a écrit les notes justes pour présenter "son père d'illustre mémoire".

"My father was an unusual man. An engineer by profession, he came to Mauritius in 1906 to join the firm of Robert Hudson, in connection with the sugar industry. He had, however, many other interests, including comparative religion, about which he wrote a good deal. His overriding interest remained the appreciation of good food and wine. Over the years, these may be said to have become a mild obsession, culminating in his book "Tropical Cookery". I am quite sure that he would have been absolutely delighted at the prospect of a 3rd edition being published…".



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 11 novembre 2007