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Household Budget Survey 2006/07
Les dépenses des ménages se sont accrues par
5% en cinq ans
En tenant compte, notamment, de l'inflation, les dépenses
des ménages se sont accrues en termes réels par
presque 5% en cinq ans: c'est ce qu'indique le Bureau central
des statistiques qui vient de rendre publics les principaux résultats
du Household Budget Survey 2006/2007.
Selon le CSO, entre 2001/02 et 2006/07, il n'y a pas eu d'évolution
significative, en termes réels, dans le revenu des ménages.
En revanche, le rapport statistique laisse entrevoir une détérioration
dans la répartition des revenus. Ainsi, alors qu'en 2001/02,
les 20% de ménages tout au bas de l'échelle se partageaient
6.4% des revenus globaux, ce pourcentage est descendu à
6.1% en 2006/07.
À l'autre extrémité de l'échelle sociale,
la part des revenus globaux que se partagent les 20% de ménages
les plus riches est passée de 44% en 2001//02 à
45.7% en 2006/07. Le CSO explique que la détérioration
dans la répartition des revenus se confirme par la hausse
du "Gini coefficient". Cet indice qui était à
0.371 en 2001/02 est passé à 0.389 en 2006/07, soit
presque le niveau de 1996/97 (0.387).
En ce qui concerne la moyenne des dépenses de consommation
mensuelles des ménages, le CSO explique qu'elle est passée
de Rs 11 390 en 2001/02 à Rs 15,188 en 2006/07, soit, une
hausse de 33,3%. En tenant compte de l'inflation et de la diminution
de la taille du ménage moyen, les dépenses des ménages
se sont accrues par presque 5%.
Le principal poste de dépenses des ménages demeure
l'alimentation et les boissons non-alcoolisées (presque
30%). La proportion de ménages vivant en dessous du seuil
de pauvreté qui était, par ailleurs, de 7.7% en
2001/02 est passée à 8% en 2006/07. En termes absolus,
le nombre de ménages pauvres est passé de 23 700
en 2001/02 à 26 900 en 2006//07.
Manuels scolaires pour le secondaire
Tous les titres ne seront pas disponibles à la rentrée
2008
Suite au retard pris par le ministère dans la publication
de la liste des manuels scolaires, tous les livres destinés
au secondaire ne seront pas disponibles à la rentrée
des classes. C'est ce qu'ont annoncé mercredi dernier les
dirigeants de la Booksellers and Stationery Owners (BSOA). Lors
de cette même réunion, M. Suliman, directeur des
Éditions le Printemps a pris l'engagement de ne pas augmenter
les prix des manuels scolaires qu'il commercialise.
La première partie de la conférence de presse de
la BSOA a été consacrée au dossier Standardization
of textbooks 2008/2009. Cette instance, créée
il y a plus de quinze ans, est composée d'un panel chargé
de recommander les manuels scolaires au programme du secteur secondaire
tous les deux ans. Depuis son origine, les recommandations du
comité sont automatiquement avalisées par le ministère
avant d'être rendues public. Le comité se réunit
en avril et la liste est rendue public en Juillet. C'est la première
fois cette année que le ministère scinde la liste
en deux entre les livres imposés et ceux entrant dans la
catégorie référence. C'est également
la première fois cette année que la liste a été
rendue public en septembre pour subir des amendements suite aux
protestations et critiques. Avec la nouvelle manière de
faire du ministère, le processus de sélection des
manuels par les collèges et des commandes passées
par les importateurs et revendeurs ont accusé un retard
de plus de deux mois. C'est ce retard accumulé qui va faire
que tous les manuels scolaires ne seront pas disponibles à
la rentrée en 2008. Pour les membres de la BSOA, la "correction"
par le ministère des listes du panel a crée un autre
scandale "pire que l'affaire des manuels Couronne/David".
Il s'agit du fait que Pure Mathematics for advance level
du mauricien Rashid Raman qui fait autorité a Maurice et
est utilisé par la majeure partie des collèges depuis
2002 a été classé dans la catégorie
référence. Pour remplacer cet ouvrage le ministère
a choisi deux livres édités par Cambridge qui doivent
être accompagnés de trois autres ouvrages pour couvrir
l'ensemble du sujet. "Avec ce choix imposé le ministère
non seulement nie les compétences d'un éducateur
mauricien au profit d'auteurs étrangers, mais oblige les
parents à acheter plusieurs livres a plus de Rs 1000 alors
que le manuel complet de Rashid Raman ne coûtait que Rs
360. C'est comme ça que le ministère de l'Éducation
s'occupe de promouvoir la cause des ti dimoune ?" Face
aux nombreuses protestations le ministère a été
obligé d'abandonner ses nouvelles classifications pour
retourner à l'ancienne. Ces changements ont fait perdre
de nombreuses semaines aux enseignants et aux importateurs de
manuels scolaires pour préparer la rentrée 2008.
C'est ainsi que tous les collèges n'ont pas encore soumis
la liste des manuels que leurs enseignants utiliseront l'année
prochaine. De ce fait les commandes des manuels ont subi un retard
conséquent et il n'est pas certain qu'ils arriveront à
temps pour la rentrée. D'autant plus que la congestion
que connaît Port Louis depuis plusieurs semaines risque
d'augmenter les délais de débarquement et de livraison.
Par ailleurs les responsables de la BSOA ont également
abordé la question d'augmentation des prix des manuels
scolaires en raison des hausses des prix du papier et du fret
et des devises étrangères par rapport à la
roupie. Cette série de hausses devrait déboucher
logiquement sur une augmentation de 10% des prix des manuels scolaires.
Mais au niveau des Éditions du Printemps cette augmentation
n'aura pas lieu. M. Suliman, directeur des ELP a pris l'engagement
de ne pas augmenter le prix de ses manuels scolaires pour le secondaire,
sauf quelques exceptions concernant des livres importés.
M. Suliman a dit espérer que l'effort fait par les ELP
sera suivi par ses concurrents. En terminant les responsables
de la BSOA ont regretté que malgré plusieurs demandes
le ministre de l'Éducation n'ait pas trouvé du temps
pour les recevoir. Ils ont enfin souhaité que 2008 soit
différente de l'année 2007 du point de vue de la
commande et de la vente des manuels scolaires pour le secondaire.
À partir de demain
Huile comestible plus chère
Le prix de l'huile comestible accusera une nouvelle hausse à
partir de demain, la Mauritius Oil Refineries et Ramdenee Edible
Oil Ltd, deux producteurs locaux, prévoyant une hausse
moyenne de 6%. Depuis l'année dernière, le prix
de l'huile n'a pas cessé d'augmenter, soit une augmentation
de plus de Rs 10 sur un litre en un an. Les raisons associées
à cette nouvelle augmentation sont entre autres le coût
des matières premières, la forte demande des huiles
végétales comme biocarburant, l'augmentation du
coût du fret et la baisse enregistrée dans la production
mondiale. L'augmentation qui sera appliquée variera ainsi
entre Rs 2 et Rs 7,15 par litre, cela dépendant du type
de logement. Un litre d'huile de la marque Rani mis en bouteille
coûtera Rs 44,50 au lieu de 41,90; en sachet, le prix passera
de Rs 37,90 Rs 40,35. En janvier de cette année, le prix
en bouteille était à Rs 33,65. Soit Rs 10,85 de
plus. Du côté de Moroil, un litre d'huile de soja
passera de Rs 42,95 Rs 45,85. Le Moroil Sun connaîtra une
hausse beaucoup plus importante. Le litre coûtera Rs 53,75
au lieu de Rs 46,60.
Réforme du travail et des relations industrielles
Back to square one !
Back to square one ! C'est le cas de le dire en ce qui concerne
le projet de réforme du secteur du travail et des relations
industrielles envisagé par le gouvernement, à travers
deux projets de loi, l'Employment Relations Bill et l'Employment
Rights Bill, destinés à être débattus
pour la rentrée parlementaire. Suite aux commentaires peu
élogieux du Bureau international du Travail (BIT) sur le
dernier projet de loi et l'échec de la réunion tripartite
convoquée lundi dernier, le Conseil des ministres a en
effet décidé de "référer"
le dossier - à nouveau - à un High Powered Committee,
alors même qu'un comité interministériel
avait été institué au départ pour
se pencher sur ce projet de réforme ! Le mouvement syndical,
lui, revigoré par les commentaires du BIT, maintient davantage
de pression sur le gouvernement. Mercredi, après une rencontre
avec les représentants des partis politiques de l'opposition,
la Plate-forme syndicale a voté deux résolutions.
La première se traduira par une multiplication de rencontres
et de consultations sur le terrain ; et la seconde se présente
sous forme d'ultimatum au gouvernement : une journée de
grève dans le pays le 11 décembre, si le gouvernement
n'annonce pas au plus tard le 8 décembre la tenue d'un
forum tripartite en vue de l'élaboration de deux nouveaux
projets de loi.
Le rapport du BIT, intitulé Memorandum of technical
comments on the Employment Rights Bill of Mauritius et publié
en exclusivité dans ces mêmes colonnes la semaine
dernière, est en effet venu bousculer bien des choses cette
semaine. Commentant les différentes sections de ce projet
de loi, le BIT, dans une analyse générale, avait
trouvé que "the final say on the appreciation of
soundness, fairness and workability of a piece of legislation
should belong to the users themselves, not to legal analysts."
"The Government is urged to share the draft text with these
comments with the social partners", écrivent des
experts de Genève, qui avaient, au préalable, énuméré
une série de manquements ayant trait à la liberté
et aux droits des travailleurs et n'étant de surcroît
pas conformes aux Conventions internationales.
Pour faire bonne figure, le ministre Vasant Bunwaree devait annoncer
samedi dernier qu'il convoquait une réunion tripartite
pour lundi matin (cette semaine) en vue de discuter sur les commentaires
du BIT. Cela une semaine après que la plate-forme syndicale
et le patronat ont soumis leurs contre-propositions relativement
aux deux projets de loi. "Nous avons analysé toutes
les propositions, me le plus importan rest se ki International
Labour Organisation (ILO) fine dir nu. Nou bizin respekté
bann conventions ek met la loi en conformité avek sa bann
conventions là. C'est pour cette raison que nous avons
convoqué cette réunion tripartite. Il y aura des
petits amendements à faire. Il y aura aussi de nouvelles
propositions que je présenterai d'abord au Conseil des
ministres avant de déposer les projets de loi à
l'Assemblée nationale", devait-il déclarer.
Mais, lundi, les retombées attendues de cette réunion
ne sont jamais venues. La réunion n'a finalement duré
qu'une heure et demie, patronat et syndicat étant d'accord
pour qu'un forum tripartite soit organisé, non pas pour
discuter uniquement sur les relations industrielles, mais sur
les deux projets de loi proposés par le gouvernement. Comme
quoi le document du BIT est venu ajouter de l'eau à leur
moulin, vu qu'il n'était un secret pour personne que les
deux partenaires sociaux n'épousaient pas la philosophie
du projet de réforme.
" Rapport donnant des directives claires
"
"C'est la première fois dans l'histoire de ce pays
que le BIT vient avec un rapport donnant des directives claires
sur ce qu'un projet de loi devrait préconiser. Ce rapport
nous concerne tous, syndicats, travailleurs, patrons et gouvernement.
Pour nous, la Plate-forme syndicale, ce sera désormais
notre cheval de bataille", déclarent les leaders
des fédérations syndicales, qui ont profité
de l'occasion pour organiser un forum-débat mercredi après-midi,
avec comme invités les représentants des partis
politiques, dont ceux de l'Alliance sociale et de l'opposition.
Cependant, seuls les représentants des partis de l'opposition,
le Mouvement militant mauricien (MMM) et le Mouvement socialiste
mauricien (MSM), ainsi que le Muvman Premye Me avaient répondu
présent. "Les discussions étaient franches
et directes. Nous avons invité les partis de l'opposition
de prendre l'engagement de nous rejoindre si le gouvernement persiste
dans ce sens. Ils ont répondu qu'ils devraient consulter
leur comité avant de se prononcer. De notre côté,
avec ou sans opposition, nous allons poursuivre notre action.
Nous avons d'ailleurs voté deux résolutions à
la fin de ce forum-débat", expliquent-ils.
La Plate-forme syndicale compte, en effet, s'engager dans une
vaste campagne de consultation sur le terrain dans les jours à
venir. "Nous allons rencontrer les syndicats de chaque
secteur et également tous les partis politiques individuellement
pour connaître leur position. L'objectif est de mobiliser
la masse et notre bataille sera bâtie sur le rapport du
BIT", soutiennent-ils. La seconde résolution prend
par contre une forme d'ultimatum lancé au gouvernement.
La Plate-forme syndicale confirme la tenue d'une journée
de grève le 11 décembre si le gouvernement n'exprime
pas clairement sa position par rapport à son projet de
réforme. "Le gouvernement a jusqu'au 8 décembre
pour annoncer qu'il tiendra un forum tripartite en vue de venir
avec deux nouveaux projets de loi, mais pas ceux qui ont été
proposés jusqu'ici", insistent-ils.
Jeudi, le lendemain, le gouvernement a repris la question au cabinet
ministériel avant de décider de confier le dossier
à un High Powered Committee. "Le gouvernement a
décidé de référer à un comité
de haute instance l'ébauche de l'Employment Relations Bill
et de l'Employment Rights Bill, après consultations avec
les syndicats et suite aux commentaires du Bureau international
du Travail sur ces deux textes de loi. Le gouvernement a aussi
été informé qu'une réunion tripartite
s'est tenue le 5 novembre dernier pour discuter des observations
que le BIT a adressées au gouvernement sur ces deux projets
de loi", peut-on lire dans le communiqué du Conseil
des ministres.
Comme quoi c'est un retour à la case départ auquel
on assiste, plusieurs mois après que le gouvernement eut
décidé de s'engager dans ce projet de réforme.
D'une part, les syndicalistes réclament deux nouveaux projets
de loi résultant des consultations tripartites, et d'autre
part, le gouvernement, lui, choisit de confier le dossier à
un comité de haute instance. N'était-ce pas un comité
interministériel, composé de six ministres, qui
avait au départ produit ce même projet, aujourd'hui
presque rejeté par le BIT ?
Selon la Renal Disease Patients Association
Risques d'infection des cathéters pour les patients
dialysés
Afin d'effectuer sa dialyse dans les meilleures conditions, un
patient dialysé nécessite l'implantation d'une fistule
à l'avant-bras. Ce qui requiert une intervention chirurgicale
qui demande, au minimum, un mois pour la cicatrisation de la plaie.
Actuellement, la liste d'attente pour ces interventions chirurgicales
est longue. Afin de ne pas pénaliser les patients dialysés,
devant l'urgence des cas, les autorités ont recours à
un procédé alternatif: ces patients effectuent leur
dialyse à travers un cathéter, placé dans
le cou ou dans la jambe. Or, ce procédé peut aboutir
à d'extrêmes risques d'infections, déplore
Bose Soonarane, secrétaire de la Renal Disease Patients
Association (RDPA), qui regroupe les patients du centre de dialyse
de Flacq. Malgré la lettre envoyée au ministère
de la Santé pour revoir ce système, la situation
est toujours la même.
"Nous ne pouvons pas continuer comme cela. Les patients
ne peuvent pas mettre leur santé, déjà fragile,
en péril", lance Bose Soonarane. Uniquement à
l'hôpital de Flacq, dit-il, une quinzaine de patients attendent
une intervention chirurgicale pour pouvoir effectuer leur dialyse
dans les meilleures conditions. Entre-temps, explique notre interlocuteur,
plusieurs patients ont eu droit à la pose d'un cathéter.
"Ce procédé comporte de grands risques d'infections.
Un patient dialysé est presque invalide, avec tous les
traitements auxquels il doit avoir recours. Il ne peut, faute
de moyens ou par manque de considération des autorités,
mettre sa santé encore plus en danger", explique
le secrétaire de l'association. Récemment, un des
patients dialysés de l'hôpital de Flacq, qui a encouru
des soucis avec le cathéter que l'hôpital lui avait
placé dans la jambe, a dû subir une intervention
chirurgicale dans une clinique privée, afin d'implanter
une fistule qui facilitera ses sessions de dialyse. Cette intervention
lui a coûté Rs 14 000. "Ces gens sont malades.
La plupart, s'ils touchent une petite pension, ne gagnent pas
assez d'argent car ils ne peuvent faire des travaux durs. Ils
sont pénalisés et malgré tout, à cause
de leur santé, ils se voient obligés, puisque le
ministère ne peut répondre à leur besoin,
de se tourner vers les cliniques privées. On ne peut pas
continuer comme cela", indique Bose Soonarane. Selon
lui, il est urgent de revoir le procédé alternatif
auquel la Santé a recours pour les patients dialysés.
Il fait ressortir qu'en tenant compte d'une quinzaine de cas sur
la liste d'attente pour l'implantation des fistules à l'hôpital
de Flacq, parallèlement le nombre de patients dialysés
dans nos cinq centres à travers l'île devrait avoisiner
une centaine au minimum, parmi les 1000 patients du pays. "Le
cathéter peut provoquer des infections. Les dialysés
ne peuvent prendre ce risque", soutient notre interlocuteur.
Ainsi, dans une lettre envoyée au ministère de la
Santé, la RDPA fait état des frustrations et problèmes
qu'encourent les patients dialysés. Or, à ce jour,
l'association n'a reçu aucune réponse. "Même
pas un accusé de réception. C'est révoltant
de constater le manque de considération du ministère
face à nos problèmes", estime le secrétaire
de la RDPA. Il fait également état des nombreuses
difficultés que rencontrent les patients dialysés,
dont la transfusion sanguine régulière. Les patients
dialysés réclament que les autorités élargissent
le budget qui leur est alloué afin d'avoir recours à
l'injection d'insuline. Déplorant les conditions dans lesquelles
ces patients doivent effectuer leur session de dialyse, les membres
de la RDPA souhaitent que le ministère de tutelle revoie
ces conditions. De même, ajoutent-ils, si le personnel du
centre de dialyse de Flacq est très compétent, les
patients dialysés estiment qu'un néphrologue ainsi
qu'un nutritionniste à plein temps, pour conseiller les
patients dialysés du point de vue de leur alimentation,
sont nécessaires. "Cela assurera un meilleur suivi
de chaque patient. En ce moment, à chaque fois que nous
allons au centre, c'est un nouveau médecin, qui ne connaît
pas le dossier du patient qui nous ausculte", confie
Bose Soonarane. La RDPA fait ressortir que depuis juin 2006, elle
a sollicité une rencontre avec le ministre de la Santé,
Satish Faugoo, mais sa requête est restée sans réponse
à ce jour, malgré les rappels. C'est une accumulation
des problèmes que rencontrent les patients dialysés
qui ont poussé ces derniers à se regrouper en association.
Ces derniers espèrent qu'une campagne d'informations sur
la dialyse soit faite afin de mettre la population au courant
des différentes choses à faire et ne pas faire quand
on est un patient dialysé. "Cette campagne est
importante, car il n'est pas évident d'être un patient
dialysé. Il y a plusieurs précautions à prendre.
Nous espérons que le ministère fera le nécessaire",
indique Bose Soonarane. Il fait également ressortir que
les patients dialysés sont toujours en attente de l'entrée
en vigueur du Human Tissue Bill (HTB), récemment
présenté au Parlement. "Ce projet de loi
est resté dans les tiroirs. Nous attendons que le board
soit vite constitué, afin que ceux qui sont en attente
de dons d'organes puissent faire les transferts", souligne
Bose Soonarane. De même, la RDPA souhaite qu'un de leurs
membres siège au sein du conseil qui s'occupera du HTB.
La maltraitance
Jhoanna, 13 ans: "Kan enn mama abandonn so zenfan,
pa donn li lafeksyon"
La journée du 19 prochain, sera consacrée à
la prévention contre la maltraitance sur les enfants. Johanna,
13 ans, définit ce genre d'abus: "Kan enn mama
abandonn so zenfan, pa donn li lafeksyon." Elle-même,
victime de maltraitance, tant physique qu'émotionnelle,
Johanna a été longtemps privée de ses droits
d'enfant. Aujourd'hui, avec l'aide de son nouvel entourage, elle
se construit une adolescence normale. Elle revient sur son passé,
marqué par des adultes irresponsables et sans scrupule
"J'aimerais bien me marier plus tard. J'aurais deux enfants.
Pas plus. Une fille et un garçon. Ils s'appelleront Jennifer
et Fabrice, parce que j'aime bien ces prénoms",
raconte Johanna, 13 ans. Comme beaucoup d'adolescentes, elle rêve
les yeux grands ouverts. Les siens, magnifiques, renvoient un
regard profond. Sans se défaire de son grand sourire, Johanna
confie qu'elle donnera beaucoup d'amour à Jennifer et à
Fabrice. C'est cela, dit-elle, dans ses mots, le rôle d'une
mère. Et la jeune fille ne manque pas de préciser:
"Mon mari ? Lui, il devra être un bon père.
Il devra me donner un coup de main pour m'occuper des enfants.
Il aura aussi à travailler. Si li mové, mo pou koz
are li. Bé si li pa kompran mem mo pou kit li !"
Joanna ajoute aussi un détail qui à son avis sera
capital pour l'équilibre de sa famille. "Mo lé
enn bonom ki pa fimé. Mon oncle, lui, il fumait et il buvait
de l'alcool. Quand il était ivre, il brûlait ma tante
avec ses mégots et la frappait." Joanna sourit
toujours
Ce sourire, explique-t-elle, est trompeur. C'est
une arme qui masque sa souffrance. Pudique, l'adolescente n'aime
pas laisser entrevoir qu'elle a parfois "enn tigit onté".
Derrière son grand sourire, Johanna veut laisser apparaître
l'image d'une fille comme les autres et non son enfance marquée
par des adultes sans scrupule. La violence, les abus, l'abandon,
la négligence
En d'autres mots, la maltraitance et
ses corollaires, elle les a presque tous connus.
"Pour m'effrayer, elle m'a pris par le cou et a plongé
ma tête dans les latrines !"
L'histoire de Johanna n'est pourtant pas unique. La lecture des
statistiques que révèle de temps à autre
la Child Developement Unit, des cas rapportés dans
la presse, entre autres
démontrent que la maltraitance
à l'égard des enfants est une flagrante réalité,
qui perdure encore. "La maltraitance, explique un spécialiste
de la réhabilitation des enfants victimes d'abus, se traduit
par des brutalités physiques et la violence verbale, laquelle
laisse aussi des traces psychologiques chez l'enfant."
La maltraitance relève également de la négligence
et du refus volontaire des parents (ou des parties responsables)
d'assumer leurs prérogatives auprès des enfants.
Pour Joanna, l'interprétation de la maltraitance se résume
ainsi: "Kan enn mama abandonn so zenfan, pa donn li lafeksyon.
Mwa mo ti gaynn maltrété kan mo mama ti fer mwa
al rode manzé lor simé."
Mais, il y a eu pire que la mendicité dans la vie de Johanna.
À 7 ans, Johanna avait déjà des responsabilités
d'adulte. C'est elle qui doit s'occuper de son petit frère,
âgé de deux ans, à l'époque. "Mo
ti bizin baynn li, donn li manzé, fer li dormi",
raconte-t-elle. Sa mère, s'absentait souvent de la maison.
"Elle disait qu'elle devait aller s'occuper des gens malades
chez eux. Moi je savais qu'elle mentait. Une fois, je l'ai surprise
au téléphone. Elle parlait avec un homme. Elle donnait
rendez-vous à ces hommes-là. Sinon, c'était
eux qui lui téléphonaient. Elle partait après
et rentrait à la maison avec de l'argent, pour nous nourrir",
raconte Johanna. C'est dans une maison sans confort que la mère
de Johanna, s'installe avec ses deux enfants. "Parfois,
je dormais sur un matelas posé sur le sol. Mais il m'est
aussi arrivé de dormir par terre", raconte l'adolescente.
À la mort de son mari, la mère de famille s'adonne
à la prostitution. "Il lui est arrivé de
partir pendant deux semaines et de nous laisser seuls. Le soir,
j'avais tellement peur que je ne dormais pas. Je n'allais plus
à l'école. Je devais m'occuper de la maison, cuire
à manger et veiller sur mon frère. Quand elle rentrait
à la maison, elle me frappait si je lui posais des questions.
Une fois, pour m'effrayer, elle m'a pris par le cou et a plongé
ma tête dans les latrines ! Si elle disait qu'elle était
fatiguée, elle nous envoyait chercher de quoi manger chez
les voisins ou ailleurs."
"Je n'aimais pas quand ces hommes essayaient de me
toucher"
Johanna raconte qu'elle devient très vite une proie pour
les clients de sa mère. "Je n'aimais pas quand
ces hommes essayaient de me toucher. Certains, venaient à
la maison quand ma mère n'était pas là."
Malheureusement, elle n'échappera pas aux mains du nouveau
partenaire de sa mère. "Il est venu vivre avec
nous et à chaque fois que ma mère passait la nuit
dehors, il me touchait partout. Il était plus vieux que
ma maman. Pour m'empêcher de crier, quand il a eu des rapports
sexuels avec moi, il m'avait menacé avec un couteau",
confie Johanna. Perturbée par son agression, elle en parle
à sa mère. "Li dir mwa mo'nn rodé
"
Il n'y aura pas de suite à ce drame. Idem lorsque la mère
des deux enfants, fait preuve de négligence en les abandonnant
à deux reprises dans des lieux publics. Exaspérée
par l'irresponsabilité de la mère de famille, une
des proches de la jeune femme, réclame l'intervention des
autorités. "Ma tante nous a emmenés, mon
frère et moi, au poste de police. Nous y avons même
passé la nuit. Le lendemain matin, des policiers nous ont
conduits au Shelter d'Albion. Nous avons passé deux années
là-bas. "
Depuis, le frère et la sur grandissent loin de la
structure d'accueil d'Albion. Johanna, concède que là
où elle vit, elle évolue comme une adolescente normale.
Elle dort sans la crainte d'être brutalisée. Elle
mange à sa faim et fait des sorties. Elle est scolarisée
et reçoit de l'affection de son nouvel entourage. "N'empêche
ma mère me manque ! Je ne crois pas qu'elle était,
au fond, méchante. Elle ramenait de l'argent pour nous.
Je ne suis pas en colère contre elle", confie
Johanna, avec le sourire qui la caractérise.
Éducation parentale-Un impératif dans des poches
de pauvreté
Si a priori, l'on associe violence physique à maltraitance,
il revient que celle-ci peut se situer à plusieurs échelles.
D'ailleurs, selon les chiffres disponibles il y a quelques mois,
la majorité des cas de violence contre les mineurs était
liée à la négligence - un peu plus d'un millier
-, l'abandon, quelque 80 et l'abus émotionnel, autour de
400. "La pauvreté, rappelle Shenaz Hossensaheb,
du Centre pour le Développement et l'Éducation des
Enfants Mauriciens, est un catalyseur non négligeable.
L'enfant pauvre est victime de maltraitance à plusieurs
niveaux. Faute de logement approprié, il vit dans la précarité.
Il n'a pas toujours accès à l'éducation et
aux vêtements propres." Négligés,
certains enfants sont contraints de se prendre en charge. Et pour
plusieurs d'entre eux, la rue devient une alternative à
la cellule familiale. Pour changer la donne, il est impératif
de responsabiliser les parents. L'on a constaté, sur le
terrain, que plusieurs enfants de rue ne sont pas scolarisés,
parce qu'ils en ont pris la décision. Face à leur
comportement, les adultes de leur entourage, baissent les bras
et ne font pas preuve d'autorité. Dans de tel contexte,
l'adulte semble céder sa place, son rôle, à
l'enfant. Devant ce schéma récurrent dans des régions
vulnérables, socialement et économiquement, l'éducation
des parents devient même urgente. Il est clair que les campagnes
de sensibilisation médiatisées, ciblant les parents,
ne pourront pas toujours atteindre ceux vivant dans des poches
de pauvreté. Et c'est précisément là
que le besoin en accompagnement parental se fait sentir. "L'idéal
serait un travail de proximité. C'est-à-dire, un
accompagnement sur le terrain", estime Shenaz Hossensaheb.
Il existerait une vingtaine de poches de pauvreté à
Maurice. Pour mettre en place une structure d'accompagnement parental,
cela demanderait la mobilisation de ressources qualifiées.
De son côté, un éducateur spécialisé
dans l'encadrement des enfants en difficulté, attire l'attention
sur la maltraitance à l'intérieur des institutions.
"Ce genre de maltraitance est de plus en plus fréquent.
Celle-ci n'est pas physique, mais verbale. Et elle est perpétrée
par le personnel, parfois même par des travailleurs sociaux.
Ceci s'explique par l'absence de formation et de vocation. Ces
personnes travaillant avec des enfants en réhabilitation,
sont certes animées de bonnes intentions, mais, il se trouve
que par manque de formation, elles ne savent pas toujours comment
s'y prendre. Alors quand elles sont excédées, elles
ne peuvent s'empêcher de se défouler, verbalement
sur les enfants, lesquels sont déjà perturbés
", note-t-il en plaidant pour la formation du personnel
des institutions de réhabilitation.
Coopérative laitière de Nouvelle-Découverte
Un comité pour finaliser la modernisation de la production
Après la décision confirmée de l'Agricultural
Marketing Board (AMB) de suspendre l'achat et le marketing du
lait produit par les petits éleveurs, un comité
a été institué en vue de décider des
modalités pratiques de la modernisation de la production
à la Nouvelle-Découverte Cow-Breeders Cooperative
Society.
En raison de déficits accumulés, l'AMB a, donc,
décidé de mettre un terme à l'achat à
prix garanti de Rs 12.50 le litre du lait des petits producteurs
qu'il faisait pasteuriser, mettre en sachet et revendre au public.
Alors que la fin de la collecte était prévue pour
ce mois de novembre, l'Office des Marchés a accepté
d'accorder un délai de six mois aux petits éleveurs,
le temps pour eux de s'organiser en vue, notamment, de trouver
de nouveaux débouchés pour leur produit.
Ainsi, à la coopérative laitière de Nouvelle-Découverte,
l'on entend profiter de ce délai pour concrétiser
le projet de modernisation de la production. Un comité
avec, notamment, des officiels du ministère de l'Agro-industrie
a, d'ailleurs, été institué pour décider
des modalités pratiques de cette modernisation. Le Mouvement
Pour l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) a déjà réalisé
pour le compte de la coopérative une pré-étude.
Il s'agit, notamment, explique Eric Mangar de la MAA, de doter
la ferme d'équipements légers de pasteurisation
et d'ensachage adaptés aux petites exploitations, et dont
la mise en opération ne nécessite pas une formation
pointue. Selon lui, avec les incitations nécessaires, les
petits éleveurs de Nouvelle-Découverte devraient
être capables de trouver des marchés alternatifs
dont celui - plus rémunérateur - du marché
touristique.
"En assurant, eux-mêmes, le marketing de leur produit
à l'avenir, les coopérateurs de Nouvelle-Découverte
n'auront plus à subir les frais d'un intermédiaire.
Ce sera aussi bénéfique au consommateur final",
souligne Eric Mangar. Le responsable du MAA ajoute que si l'expérience
est concluante à Nouvelle-Découverte, elle pourrait
se renouveler ailleurs dans le pays où il existe des concentrations
d'éleveurs.
Le pays compte, à ce jour, quelque 1500 petits producteurs
de lait. Ceux-là dépendent, jusqu'ici, pour 40 à
45 % de l'AMB concernant l'écoulement de leur production
à un prix, certes, moyen mais quand même garanti.
Avec le temps, des producteurs ont pu grignoter des marchés
plus rémunérateurs, notamment, celui du secteur
touristique. Avec le projet de modernisation de la production
à Nouvelle-Découverte, l'on espère, ainsi,
consolider cette percée auprès du marché
touristique.
Selon un classement du Financial Times
Le Lions Club International, meilleure ONG du monde
Le Lions Club International a été, récemment,
désigné par des entreprises soutenant financièrement
des oeuvres humanitaires au plan mondial, meilleure Organisation
Non-gouvernementale (ONG) du monde. Le club de service est, en
effet, classé à la toute première place d'un
tableau des meilleures ONG établi par le Financial Times
en association avec Dalberg Global Development Advisers et le
United Nations Global Compact.
Ce classement qui tient en compte les critères de responsabilité,
d'adaptabilité, de communication et d'exécution
a été établi sur la base d'une évaluation
faite par pas moins de 445 entreprises engagées auprès
d'ONG et autres agences internationales. 865 partenariats ont
été identifiés, la plupart dans les domaines
de l'Education et de l'Environnement. La microfinance a été
jugée comme l'un des domaines les plus réussis de
collaboration.
Établie en 1968, la Lions Club International Foundation
vise à canaliser les fonds des Lions Clubs du monde entier
vers des actions humanitaires, en particulier, la lutte contre
la cécité préventible. Partis des États-Unis
aussi loin que 1917, les Lions Clubs qui sont, en fait, un regroupement
d'hommes et de femmes des milieux d'affaires désireux de
contribuer au travail volontaire se sont, vite, étendus
à travers le monde.
Si bien qu'à ce jour, les Lions revendiquent 1.3 million
de membres dans 200 pays du monde. Ce qui est supérieur
aux chiffres atteints par d'autres clubs de service du genre tel
le Rotary. Les Lions ont, ainsi, pu récolté US $
56 millions par an. Leur engagement prédominant dans la
lutte contre la cécité remonte à 1925. Cet
engagement a été renforcé en 1990 avec le
lancement du programme SightFirst des Lions.
US $ 202 millions ont, ainsi, été dépensés
sur 841 projets dans 90 pays. Somme qui a permis 7.1 millions
opérations de cataracte, le traitement de 80.5 millions
de cas de "river blindness" et la rénovation
de 325 centres opthalmologiques et la formation de 305, 00 opthalmologues.
Toujours dans le cadre de son programme de lutte contre la cécité,
le Lions Club coopère avec des entreprises spécialisées
à l'instar du géant pharmaceutique, Merck.
Alors qu'un tout récent partenariat a permis la création
des Lions Clubs Lens Finishing Labs qui pourvoient, notamment,
à des patients des verres recyclés, les Lions travaillent
actuellement sur leur nouveau programme, SightFirst II qui nécessitera
des fonds de l'ordre de US $ 150 millions. Un programme destiné
à prévenir la cécité de 37 à
74 millions de personnes d'ici à 2020.
Notons que dans le classement des 34 meilleures ONG établi
par le Financial Times, le Rotary International arrive en 5e position,
le World Wide Fund (8e), Greenpeace (10e), Transparency International
(21e), Caritas (29e) et SOS Children Villages (33e). Notons que
des agences internationales spécialisées dont la
FAO (14e), l'UNICEF (18e), l'USAID (19e) et le PNUD (28e) figurent
aussi au classement.
Lancement à l'Ecole Hôtelière Sir Gaëtan
Duval
Une réédition des recettes de cuisine de William
Byrne Collingridge
Lady Jugnauth a procédé, mercredi soir, à
l'Ecole Hôtelière Sir Gaëtan Duval, à
Ebène, au lancement d'une réédition d'un
livre de recettes culinaires mauriciennes signé William
Byrne Collingridge, un Anglais originaire de Northampton, Angleterre,
qui avait fait de Maurice son pays d'adoption au siècle
dernier. Il est mort à Maurice, en août 1966 et sa
dépouille repose au cimetière de Phnix.
La réédition a été rendue possible
grâce aux Editions Le Printemps, ayant eu pour cela l'assentiment
spontané des héritiers de M. Collingridge. Le lancement
a eu lieu devant un grand concours d'amis et d'invités
dont sir Anerood Jugnauth, Président de la République,
M. Marcel Lindsay-Noé, conseiller auprès du ministre
du Tourisme, des Loisirs et des Communications Extérieures,
le professeur Roland Dubois, directeur de l'IVTB, Ahmad Sulliman,
directeur des Editions Le Printemps, Tim Taylor, ancien CEO de
Rogers, et John Collingridge ainsi que son épouse Miranda
qui ont fait le déplacement de l'Australie pour le lancement
de Tropical Cooking ou La bonne cuisine des pays chauds.
Lors de la présentation du livre dont le prix de vente
en librairie est à Rs 400 l'exemplaire, les intervenants
ont salué en William Byrne Collingridge, le défunt
auteur du livre de recettes, l'un des pionniers de l'industrie
touristique et hôtelière mauricienne car ce dernier
a aussi été, de 1946 à 1957, le propriétaire-gérant
du Residential Club, sis rue Nallétamby, Phnix, haut
lieu de l'hébergement des fonctionnaires britanniques en
mission ou en poste dans l'île. Le petit-fils, John Collingridge
a fait suivre ses propos plein d'amabilité pour son grand-père,
de la lecture d'un message de Rosemary Sampson, la fille de William
Collingridge, qui, selon le maître des cérémonies,
M. Yvan Martial, est un "message filial à la gloire
de son père d'illustre mémoire".
Rosemary Sampson, incapable, vu son âge avancé, étant
aujourd'hui une octogénaire de 83 ans, de faire le déplacement
d'Angleterre, a écrit les notes justes pour présenter
"son père d'illustre mémoire".
"My father was an unusual man. An engineer by profession,
he came to Mauritius in 1906 to join the firm of Robert Hudson,
in connection with the sugar industry. He had, however, many other
interests, including comparative religion, about which he wrote
a good deal. His overriding interest remained the appreciation
of good food and wine. Over the years, these may be said to have
become a mild obsession, culminating in his book "Tropical
Cookery". I am quite sure that he would have been absolutely
delighted at the prospect of a 3rd edition being published
".
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