p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 11 novembre 2007



Dialogue GM/MSPA - Réforme sucre : étape décisive !
Après l'arrestation de Teeren Appasamy - "Éna enn ministre ki pa pé dormi ces temps-ci !" déclare Paul Bérenger
Politique - Pravind Jugnauth lance une pique à Paul Bérenger
À l'Assemblée nationale, mardi dernier - La "confiance"… de mise
Mardi prochain - Pas de PNQ ni de questions…
Employment Relations Bill/Employment Rights Bill - Soutien assuré du MMM et du MSM au mouvement syndical
L'Affaire "coquin motion" à BB/RH - Nouvelle lettre de Nitin Soonarane au secrétaire de la ville
Ca va se savoir


Dialogue GM/MSPA

Réforme sucre : étape décisive !

La semaine prochaine s'annonce comme une étape décisive dans le dialogue entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers'Association (MSPA) au sujet de la relance de la réforme dans l'industrie sucrière avec le soutien financier de l'Union européenne (UE). Suite au bras de fer initié par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avec le point de presse au sujet de la rupture de contacts entre la Government House et la Plantation House, la MSPA est venue de l'avant en fin de semaine avec de nouvelles propositions portant principalement sur le volet des terres mais également sur l'Equity Participation dans des projets de centrales électriques, de raffineries et de distilleries d'éthanol sous le cane cluster. En marge de ces échanges susceptibles de déboucher soit sur un all-inclusive package pour la relance de la réforme sucrière soit sur une révision de la Multi-Annual Adaptation Strategy (MAAS) pour le sucre, des développements sont intervenus sur d'autres fronts, avec notamment la décision du Sugar Investment Trust de prendre le relais pour assurer les salaires des employés de la Compagnie Usinière de Saint Félix jusqu'à la fin de l'année.

Les propositions de la MSPA, soumises au Premier ministre dans la journée de jeudi alors que le conseil des ministres était en délibérations hebdomadaires, concernent principalement la question de l'octroi des terres réclamées par le gouvernement en contrepartie de la réforme. À ce stade, très peu de détails ont transpiré au sujet de la nouvelle offre de l'industrie sucrière portant sur une superficie globale de quelque 2000 arpents pour les trois prochaines années.

L'offre porterait sur l'octroi immédiat d'une superficie de quelque 500 arpents placés dans un trust à être cogéré par les représentants du gouvernement et de la MSPA alors que les 1 500 arpents restants devraient être released au fur et à mesure que les projets au plan social, notamment la construction de logements pour les économiquement vulnérables ou encore les projets d'infrastructure, sont identifiés.

D'autres propositions concernent l'Equity Participation des autres stakeholders de l'industrie sucrière dans des projets de centrales thermiques, de raffineries de sucre ou encore de distilleries d'éthanol. Les différentes permutations varient d'une participation des partenaires de 22% à 30% dans le capital de ces cane cluster ventures dépendant de la présence d'un partenaire stratégique ou non. Avec l'expérience de Saint Félix, le gouvernement pourrait envisager l'option d'une blocking minority dans ces compagnies.

Mais les sources autorisées au sein de l'industrie sucrière se montrent extrêmement réticentes à confirmer ou infirmer les détails des propositions publiés dans la presse en cette fin de semaine. Un communiqué officiel émis par la MSPA, jeudi, pour confirmer la soumission des propositions soutient qu'" il est maintenant prévu qu'une rencontre de suivi aura lieu dans le courant de la semaine afin de parvenir rapidement à une solution durable dans l'intérêt de toutes les parties concernées. La MSPA reste confiante que ces nouvelles propositions faciliteront la poursuite de la réforme dans les meilleures conditions qui soient. "

Le souhait initial de la MSPA était que la soumission de ces propositions allait se faire par un exposé des principaux dirigeants, dont Arnaud Dalais et Hector Espitalier-Noël, au Premier ministre, sur les grandes lignes du document, entre autres la formule de conversion pour les terres. Mais ce projet a avorté pour des raisons d'incompatibilité dans l'agenda des deux parties. La partie gouvernementale avait souhaité un rendez-vous mercredi mais l'absence au pays d'un des principaux dirigeants de la MSPA n'a pas aidé à la concrétisation de cette rencontre avant jeudi, jour fixé pour le conseil des ministres en raison de la fête Divali vendredi.

Ainsi, depuis, les dirigeants de la MSPA sont suspendus au signal de l'Hôtel du gouvernement pour la convocation de la prochaine réunion de travail sur le dossier de la réforme sucre. Tout indique que cette étape devrait être franchie dans les jours à venir compte tenu du fait que la semaine du 19 novembre verra le Premier ministre partir en mission en Ouganda en vue de participer au Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM).

Du côté de l'Hôtel du gouvernement, les propositions de la MSPA sont épluchées par le think tank spécialisé du Premier ministre, comprenant Andrew Scott, son Special Economic Adviser, Raja Ramdaursing, qui a été annoncé en tant que prochain président du Conseil d'administration de la State Bank, et probablement Cader Sayed-Hossen et Nita Deerpalsing, respectivement président et vice-présidente de la Commission pour la Démocratisation de l'Économie. Le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell, sera pris pendant toute la semaine à Bruxelles pour les consultations au sujet des Accords de Partenariat économique (APE) avec l'UE.

Depuis jeudi soir, le Premier ministre fait durer le suspense. À chacune de ses sorties publiques, Navin Ramgoolam a fait allusion à ces nouvelles propositions de la MSPA sans révéler le moindre détail quant à ses réactions. " Zordi éna nuvo propozisyon parski lot la nou pa pou aksepté. Mem nu pa gagn kas avek l'UE ousi, nou pa pou aksepté. Nu bizin fer saki bon pu nu péi, pa zis séki bon pu leres ", devait-il déclarer, jeudi soir, à Triolet.

Auparavant à Bon-Accueil, Navin Ramgoolam avait trouvé que " la MSPA a fait de nouvelles propositions. J'ose espérer qu'elles soient acceptables. Tout ce que je souhaite c'est une réforme acceptable, juste et équitable. Il faut que tout le monde sorte gagnant, sucriers, planteurs, travailleurs des champs et artisans ". À ce stade, le chef du gouvernement s'est, en effet, gardé de commenter la teneur des nouvelles propositions de la MSPA.

Dès demain matin, le Premier ministre devrait être en présence d'un premier Evaluation Report de ses proches conseillers au sujet de la validité de l'offre de la MSPA en vue de conclure un all-inclusive package pour la réforme sucre et des options possibles pour améliorer le package ou encore concernant la marge de manœuvre du gouvernement par rapport à la Commission européenne en cas de décision visant à revoir la MAAS pour l'industrie sucrière.

L'industrie sucrière s'apprête à vivre une véritable veillée d'armes après une semaine durant laquelle les initiatives prises avaient un point en commun : désamorcer une situation de crise opposant l'industrie sucrière au gouvernement. Chaque signal transmis de l'Hôtel du gouvernement sera analysé dans les moindres détails jusqu'à la convocation officielle de la prochaine séance de travail au Prime Minister's Office (PMO).

Au cours de la semaine, un important foyer de tension, avec la décision du Conseil d'administration de la Compagnie Usinière de Saint Félix d'engager des procédures pour la liquidation de la compagnie, a été maîtrisé. Le principal risque demeurait la cessation du versement des salaires des 134 employés de cette sucrerie jusqu'à la fin de cette année. Mais une solution intermédiaire a été trouvée.

Le Conseil d'administration du Sugar Investment Trust se réunira demain pour ratifier la décision lui permettant d'assurer les salaires et les bonis de fin d'année pour les artisans de Saint Félix jusqu'à fin 2007. Les employés traumatisés par la déclaration du président du Conseil d'administration de Saint Félix, Didi Robert, ont poussé un véritable ouf de soulagement jeudi avec l'annonce du SIT au comité technique placé sous la présidence de la Mauritius Sugar Authority (MSA).

La prochaine étape au niveau de la Compagnie Usinière de Saint-Félix est prévue mercredi. Une Assemblée générale spéciale des actionnaires de cette compagnie a été convoquée pour l'adoption de la motion de winding up. En principe, cette motion devrait être adoptée mais le SIT, même s'il ne détient que 20 % des actions, pourrait peser de tout son poids pour faire surseoir l'exécution de cette démarche avec la nomination d'un liquidateur. Le pari du SIT s'annonce difficile mais pas impossible, indique-t-on dans certains milieux.

Toujours concernant le processus de centralisation de l'industrie sucrière, les employés de la Compagnie Usinière de Mon-Loisir se retrouvent depuis la fin de la semaine écoulée devant une offre de la Flacq United Estates Limited (FUEL). Cette dernière, qui doit assurer les coûts de la centarlisation de Mon-Loisir, au coût de quelque Rs 200 millions pour 350 000 tonnes de canne, a proposé aux employés de cette sucrerie - qui ne roule pas depuis l'incendie du 6 septembre - une avance sur leur compensation sous le Blue Print for Centralisation.

Des contacts ont été établis entre la direction de FUEL et les employés. Ces derniers ont préféré réclamer un temps de réflexion pour organiser des consultations sur la formule proposée, avant de se prononcer. Des milieux autorisés de l'industrie sucrière affirment que cette formule d'avances sur la compensation du Blue Print a déjà été proposée aux employés d'usine de Mon-Trésor et de Riche-En-Eau par SUDS en attendant une décision finale sur le all-inclusive package pour la réforme de l'industrie sucrière.


Protocole Sucre-Arvin Boolell dénonce la " sourde oreille " de l'UE

Le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell, est revenu à la charge en fin de semaine contre la décision unilatérale de la Commission européenne de dénoncer le Protocole Sucre. C'était à l'occasion d'une réunion ministérielle à Bruxelles des États producteurs de sucre d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). En tant que porte-parole des ACP pour le dossier sucre, il a repris la menace brandie au début d'octobre par le président de la Guyane, Bharrat Jagdeo, contre l'Europe.

" Malgré nos plaidoyers, malgré les engagements légaux, malgré le fait que le protocole est un outil de développement (…), la Commission européenne a malheureusement fait la sourde oreille, provoquant les protestations de nos fermiers et de nos populations ", a soutenu le ministre Boolell selon une dépêche de l'Agence France Presse (AFP).

" Pour cette raison, les ministres ACP du groupe sucre ont décidé de déclarer dans les termes les plus durs qu'ils ne sont pas d'accord avec la décision unilatérale de l'UE de dénoncer le Protocole Sucre. Les ministres préviennent les Européens qu'ils vont examiner toutes les actions possibles, toutes les possibilités et tous les mécanismes pour s'assurer du respect total et effectif par l'UE et ses États membres de ce texte ", ajoute la même dépêche, qui fait état de " menaces d'actions légales " contre la Commission européenne.

La dénonciation du Protocole Sucre adoptée formellement par la Commission européenne le vendredi 28 septembre dernier sera effective dans un délai de deux ans, soit à partir du 1er octobre 2009. La Commission européenne justifie la dénonciation du Protocole Sucre par la négociation en cours de nouveaux Accords de partenariat économique UE-ACP - qui prévoient un accès libre du sucre de 77 pays ACP au marché européen, mais seulement à partir de 2015.

L'impatience des ACP producteurs de sucre s'explique par le fait que depuis l'annonce du 28 septembre, la Commission européenne n'a émis aucune autre communication au sujet du Successor Agreement au Protocole Sucre. Les spécialistes à Bruxelles affirment que cette question sera traitée dans le cadre des Accords de Partenariat Économique entre l'Union européenne et les ACP, actuellement en discussions, notamment avec l'allocation de quotas régionaux d'exportation de sucre.


Relations ACP/UE-APE : trois réunions avec Louis Michel cette semaine

Les négociations entre les États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et la Commission européenne au sujet des Accords de Partenariat Économique (APE), qui doivent être en vigueur à partir du 1er janvier prochain, seront mises en exergue cette semaine. En effet, le commissaire européen au Développement, Louis Michel, présidera trois journées de travail avec les ACP, soit lundi, mercredi et jeudi. De son côté, son collègue au Commerce, Peter Mandelson, abordera le même dossier avec les États membres de la Southern African Development Community (SADC) lundi et jeudi. Ensuite, le commissaire Michel participera, jeudi, à un déjeuner de travail avec les membres du COREPER, une instance majeure de l'Union européenne. Les discussions porteront sur le prochain sommet UE/Afrique en décembre et les Accords de Partenariat Économique.

Mais avant les rendez-vous de la semaine prochaine, des grincements de dents se font déjà sentir. L'absence des commissaires Mandelson et Michel à la séance de travail avec des ministres des ACP, vendredi, à Bruxelles, a été critiquée. Peter Mandelson participait à une réunion au Carnegie Endowment aux États-Unis et Louis Michel clôturait les European Days à Lisbonne alors qu'ils étaient attendus par les ACP à Bruxelles.

" African, Caribbean and Pacific (ACP) countries are no closer to signing any Economic Partnership Agreements (EPAs) with the European Union (EU) after a trade ministers meeting ended on a very low note in Brussels today. Scheduled talks between ACP ministers and EU commissioners did not materialise and hopes for even partial agreements before the deadline of December 31 are in doubt ", rapporte Richard Newton de la South African Broadcasting Corporation (SABC), qui ajoute que " the official programme had commissioners' Peter Mandelson and Louis Michel down to address the ACP ministers this morning, but both had prior commitments and could not attend. The result was rows of empty chairs at what was meant to be a vital meeting. "

L'ambassadeur d'Afrique du Sud à Bruxelles, Anil Sooklall, devait commenter défavorablement l'absence des commissaires européens. " The absence complicates things even further because they could have addressed critical issues with the commissioners. The EPAs offer ACP countries a range of preferential market access opportunities and trade benefits. In return the EU wants reciprocal access and new deals on investment and while it is clear that there is not likely to be any deal soon, the focus is shifting to what will happen once the deadline passes ", avance la SBC citant des extraits d'une déclaration du diplomate sud-africain.

La situation paraît plus compliquée au niveau de la configuration de l'Eastern and Southern Africa (ESA), groupe dans lequel se trouve Maurice. Devant la réticence et les objections affichées par le ministre du Commerce du Kenya, Mukhisa Kituyi, le commissaire Mandelson a été des plus catégoriques dans une communication rendue publique jeudi. L'un des points de discorde est la période pour l'élimination des tarifs douaniers. La Commission européenne table sur 12 ans mais le Kenya exige 25 ans.

" There is absolutely no question of arm twisting Kenya into signing an interim market access agreement as part of a future EPA. Let us be crystal clear, Kenya and its regional neighbours must decide whether or not they want such an agreement ", souligne Peter Mandelson. " Dr Kituyi, his regional colleagues and ourselves must pin down an agreement that passes muster in the WTO with developing countries that will not enjoy the same trade privileges in the EU market. This is the nub of the situation and time is of the essence ", devait-il ajouter.

D'autre part, des pays de l'océan Indien, dont les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (CMMS) ont franchi une étape technique en fin de semaine avec une Market Access Offer, présentée comme étant une EPA-Lite, à la Commission européenne. Les négociations doivent se poursuivre sur le plan politique la semaine prochaine lors de séances de travail en présence du commissaire Michel. Passant en revue la situation au niveau de l'ESA à la veille des discussions de Bruxelles, l'Inter Press Service parle de chaos.

" There is chaos at two levels. Firstly, the 16 country ESA grouping is, at this late stage, splitting into two parts, throwing talks into confusion. The East African Community consisting of Kenya, Tanzania, Uganda, Burundi and Rwanda have a common customs union and have decided to sign their own EPA with the EU. Indian Ocean states (Mauritius, Seychelles, Madagascar and Comoros) have also decided to negotiate a separate EPA. These countries have spent the last two years negotiating with the EU from a joint ESA text. It is unclear how new texts will be stitched together within the short time available before the end-of-year deadline ", note cette agence de presse.


Après l'arrestation de Teeren Appasamy

"Éna enn ministre ki pa pé dormi ces temps-ci !" déclare Paul Bérenger

"Dans cas Teeren Appasamy, éna enn ministre ki pa pé dormi ces temps-ci !" Mo éna l'information ki li pé envoye dimoune et li pé fer démarche auprès Teeren Appasamy pou ki li pa kozé. Nou souhaité ki toute la lumière fer". Ce sont les propos tenus hier à une conférence de presse par le leader de l'opposition et du MMM alors qu'il évoquait les scandales du moment.

Interrogé sur l'identité du ministre auquel il fait allusion, Paul Bérenger n'a pas donné plus de détails sauf qu'il sait qui est celui que le ministre en question a dépêché à Londres auprès de celui qui est considéré comme le principal bénéficiaire du détournement des fonds du NPF à la Mauritius Commercial Bank. Il a ajouté que Rama Valayden, qui fut l'avocat de Teeren Appasamy, et qui est "Attorney General, sans être ni élu ni best loser, aurait dû avoir la décence de demander au Premier ministre d'être désaisi de ce dossier et qu'il soit passé à quelqu'un d'autre".

Au chapitre des scandales, il a aussi évoqué l'affaire des terrains acquis obligatoirement pour la construction de la SSS Triolet et a soutenu que "Asraf Dulull a induit le Parlement en erreur lorsqu'il a cherché à faire croire que c'est en 2002 que cela s'est passé et ce qui a permis à James Burty David de parler de own goal".

Venant aux faits, le leader de l'opposition a dit que c'est bien en 2002 que le gouvernement MSM/MMM d'alors avait initié les procédures en vue de l'acquisition obligatoire de quatre portions de terres, dont trois totalement agricoles et le quatrième mi-agricole mi-résidentiel. Le Government Valuer a estimé à Rs 5 millions l'arpent du terrain résidentiel et à Rs 450 000 l'arpent de celui dévolu à un usage agricole.

Paul Bérenger explique que le propriétaire du terrain mi-résidentiel/mi-agricole a accepté l'évaluation effectuée et il a déjà été payé le 20 juin 2003. Les trois autres propriétaires, a-t-il rappelé, ont refusé et ont logé un appel contre l'évaluation de leurs terres à Rs 450 000 l'arpent.

Évaluation modifiée en 2007 : de Rs 450 000 à Rs 5 millions

L'appel, dit-il, a été entendu en 2006 et l'argument mis en avant dans le rapport d'évaluation était : "In view of the location of the three properties being found outside the limits of permitted development and within the operational irrigation zone development for any higher use other than agricultural will not be allowed". C'est en février 2007 que l'évaluation a été modifiée pour que le chiffre de Rs 450 000 soit porté à Rs 5 millions l'arpent et que l'affaire a été conclue contrairement à ce qu'a avancé le ministre Dulull à qui il a demandé de déposer tous les documents relatifs à cette transaction de même que les travaux du Board of Assessment à la bibliothèque de la l'Assemblée nationale.

Dans le registre des scandales évoqués mardi dernier au Parlement, Paul Bérenger a mentionné celui de "James Burty David et de ses livres de mauvaise qualité pédagogique" et s'est déclaré ahuri de la réponse du ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, qui a dit que ce n'est pas le critère pédagogique qui a prévalu mais un souci de faire plaisir à tout le monde et, dans ce cas, James Burty David dont il a dit "ki li ti bizin fini démissionné, li enn la honte pour le pays et le Parlement." "Jamais mo ti a croire ki enn parlementaire et enn ministre de surcroît pou tombe aussi bas !".

S'agissant du scandale de la municipalité de Quatre-Bornes et de la NHDC, le leader de l'opposition a dit qu'il est "clair que ces affaires sont en train soit d'être étouffées soit manipulées et poussées dans telle ou telle direction au lieu d'établir la vérité !". Répondant à une question relative à un article de Impact News qui tend à le lier au scandale de la NHDC, Paul Bérenger a d'abord affiché du mépris pour le titre en question avant d'ajouter que "s'il y a des ministres qui sont dégoûtants, il y a aussi des journalistes qui sont dégoûtants !".

Peste porcine : rendre public le rapport de Gaston Funès

C'est un leader de l'opposition autrement plus "impressionné par la lucidité, l'intelligence et le courage de l'équipe qui s'occupe des éleveurs de porc" qui a évoqué ce dossier au sujet duquel il existe, dit-il, une "confusion très grave" et qui doit être, sans tarder, dissipée. Paul Bérenger a rappelé que le 23 octobre dernier l'expert international Gaston Funès avait catégoriquement dit que tous les porcs, et pas seulement ceux qui sont infectés, doivent être éliminés pour que cette industrie puisse se relever. Le ministre Arvin Boolell a dit la même chose alors qu'au Parlement mardi il est venu affirmer que tel n'est pas le cas et que ce sont seulement les bêtes qui sont infectées qui seront éliminées. "Le doute existé ki pé joué ek la vérité et ki pé joué ek difé de façon à écarte tou kozé compensation".

Il a estimé qu'il est urgent que le gouvernement rende public le rapport de Gaston Funès, d'autant que le doute est là et que le député de Rodrigues Robert Spéville a affirmé, mardi dernier, que 20 porcs ont été récemment envoyés à Rodrigues. Il a, là aussi, souligné que le ministre Arvin Boolell y a apporté un démenti alors que c'est la vérité et que fin septembre 21 porcs ont été expédiés de Maurice à Rodrigues. Il a évoqué une lettre des services du ministère de l'Agro-Industrie qui atteste de cet envoi et a aussi déploré le comportement du ministre concerné pour avoir affirmé que la nourriture destinée aux porcs est distribuée, ce qui est faux et qu'il a pu vérifier lors de sa rencontre jeudi dernier avec la fédération des éleveurs de porc.

Paul Bérenger a lancé un appel à tous les partis pour qu'ils accordent leur appui aux éleveurs de porc qui se trouvent dans une situation dramatique et pour qu'ils obtiennent une compensation pour chaque bête abattue ou qui a été emportée par la peste. Le gouvernement a une grande responsabilité dans la manière dont la maladie est entrée au pays et le temps qu'il a perdu avant d'agir, estime-t-il. Paul Bérenger en a profité pour revenir sur une suggestion faite par Jayen Cuttaree au Parlement à l'effet que le gouvernement se tourne vers la Banque mondiale ou vers l'UE - en dépit de l'irritation de cette institution vis-à-vis du gouvernement pour non-respect des engagements pris - pour le financement de la compensation des éleveurs de porc.

"Manque de savoir-faire et de lucidité"

Le leader de l'opposition a trouvé déplorable que le gouvernement et la Société Usinière du Sud (SUDS), responsable de l'application du Blue Print des travailleurs de St Félix qui vivent le martyr, aient lié leur sort à celui du contentieux en cours, d'une part sur la réforme sucre et, de l'autre, à la fermeture de Riche en Eau et de Mon Désert Mon Trésor. "Ti fasil delink ça !" a-t-il soutenu tout en soulignant que c'est une bonne chose que le Sugar Investment Trust se soit mis de la partie pour assurer le paiement des salaires et du boni des victimes de St Félix. Répondant à la presse, il a aussi dit que Frédéric Robert jr s'est monté têtu dans toute cette affaire et a retardé la fermeture alors que le blue print aurait déjà dû avoir été appliqué.

Le plus tôt le litige gouvernement/industrie sucrière réglé le mieux pour la survie même de ce secteur en général mais aussi des petits planteurs, des laboureurs et artisans qui sont mis en danger par la façon de faire de Navin Ramgoolam et de l'industrie sucrière, a commenté Paul Bérenger. Le problème de terres n'était pas difficile à régler avec le savoir-faire nécessaire. Il a rappelé que le gouvernement MSM/MMM avait, entre 2000 et 2005, obtenu 3 600 arpents de terres de l'industrie sucrière sans mettre en danger ce secteur comme le fait Navin Ramgoolam par "manque de savoir-faire et de lucidité". À une question de Week-End sur l'évolution des négociations en cours, le leader de l'opposition a dit que ce n'était pas difficile d'obtenir satisfaction sur la question des terres mais que Navin Ramgoolam "s'en est pris de la pire des façons possibles". "Nous avions nous obtenu 3 600 arpents sans tapage et sans fla-fla", a-t-il dit en évoquant la fierté que les Mauriciens doivent ressentir avec les développements à la cybercité d'Ébène, qualifiée d'éléphant blanc par Navin Ramgoolam et ceux de tout le corridor du MGI à Highlands, grâce au Illovo Deal. "L'île Maurice de demain est en devenir sous nos yeux", a-t-il déclaré.

Quant à l'utilisation des terres obtenues des sucriers, le leader de l'opposition et du MMM a souhaité qu'un "very good use" en soit fait et que les oubliés de l'histoire obtiennent une considération spéciale.


Politique

Pravind Jugnauth lance une pique à Paul Bérenger

Les relations entre le MMM et le MSM, davantage aigries depuis que Paul Bérenger a ravi le poste de leader de l'opposition à Nando Bodha, ne s'améliorent toujours pas. À une conférence de presse du MSM hier, pour commenter la situation générale dans le pays, le leader du MSM, Pravind Jugnauth, a observé que s'il était à la place de Bérenger sa Private Notice Question aurait été axée sur le sort des travailleurs de l'usine sucrière de St-Félix plutôt que sur les Chagos et Tromelin. Selon M. Jugnauth, "tout en étant importante, la question sur les Chagos et Tromelin n'a rien changé dans ce dossier alors qu'il y a des problèmes prioritaires à régler dans le pays".

Tous ceux présents à la conférence du MSM, hier, avaient compris que le leader de ce parti rendait ainsi la monnaie de sa pièce à Paul Bérenger, qui n'avait pas lui aussi lésiné récemment pour reprocher à son prédécesseur, Nando Bodha, de passer à côté de la plaque dans ses fonctions ! Pour le leader du MSM, la situation dans laquelle se trouvent "les pauvres ex-travailleurs de St-Félix est vraiment scandaleuse". Après deux ans "d'irresponsabilité" et de "fout-pas-malisme" sur ce dossier, dans la panique, le gouvernement est en train de mettre la main dans la poche des petits planteurs et des travailleurs de l'industrie sucrière, à travers la State Investment Trust (SIT), pour payer les salaires d'un certain nombre de travailleurs de St-Félix alors que ces salaires auraient dû être acquittés de leurs employeurs.

"Au lieu d'exiger que cette usine sucrière honore ses engagements légaux pris dans le Blue Print sur la réforme sucrière et qu'elle assume ses responsabilités envers ses employés, c'est la SIT qui va payer sans que ses actionnaires aient eu leur mot à dire. C'est inacceptable et je fais un appel aux actionnaires de la SIT pour qu'ils réclament des explications à la direction de la SIT, mais aussi au ministre Arvind Boolell", a déclaré Pravind Jugnauth.

Selon le leader du MSM, "la solution aux problèmes des 135 artisans non payés de St-Félix est simple". "Il ne fallait pas attendre que St-Félix déclare faillite et entre en liquidation pour prendre la décision. Le gouvernement a laissé pourrir la situation. Boolell a compté sur la Société usinière du sud (SUDS) pour faire le paiement jusqu'à janvier 2008, mais celle-ci l'a envoyé se balader. Pourquoi faut-il maintenant que la SIT, qui ne compte que 20% d'actions au sein de la SUDS contre 80% aux autres actionnaires, doit-elle porter la responsabilité de payer les ex-travailleurs de St-Félix ?".

Pour le MSM, "il faut trouver quelque Rs 100 millions pour les salaires et les portions de terres qui sont dues aux ex-travailleurs de l'usine". "Pourquoi attendre que l'argent vienne de la Communauté économique européenne, que le gouvernement se laisse dicter par la Banque mondiale et pourquoi laisser les artisans dans l'angoisse pour quelques millions de roupies ? En plus, le gouvernement n'a pas encore parlé des autres bénéfices dûs aux ex-travailleurs". Le leader du MSM veut qu'Arvin Boolell et le ministre des Finances contraignent les usiniers à contracter un emprunt pour payer les travailleurs et qu'ils remboursent ensuite cet emprunt lorsque l'argent viendra de Bruxelles.

Le leader du MSM a également traité d'autres sujets d'actualité lors de la conférence de presse :

Corruption : selon Pravind Jugnauth, ce fléau a atteint "une ampleur sans précédent" dans le pays, comme l'a confirmé le récent rapport de Tranparency International. Tout en réitérant sa confiance dans les institutions, Pravind Jugnauth a réclamé que l'ICAC et la police veillent que personne ne "get away with murder", par exemple, dans l'affaire de pots-de-vin dans l'octroi des étals à la foire de Quatre-Bornes. Dans cette affaire, a-t-il observé, "certains conseillers se sont comportés comme de véritables mafias".

Law and order : le leader du MSM a blâmé le gouvernement pour avoir coupé de manière drastique dans les dépenses sur les équipements de la police. Il a invité le commissaire de police à ne plus jouer "un very low profile" comme c'est le cas et à réagir car son poste lui assure une protection constitutionnelle jusqu'à même pouvoir remettre en cause les décisions du Premier ministre dans l'exercice de ses fonctions. Selon Pravind Jugnauth, "il faut que le commissaire de police exige qu'il ait les moyens pour maintenir l'ordre et il est étonnant qu'il ne l'a pas fait jusqu'ici".

Subsides des frais d'examen : Pravind Jugnauth a assuré la Plate-forme pour l'Éducation de son appui totale dans son combat pour la réintroduction de subsides sur les frais d'examen de SC et de HSC. Il a salué l'engagement personnel de Yahya Parouty en tant que syndicaliste dans ce combat "contre le crime qu'a commis le ministre Sithanen contre les enfants dans ce dossier". Pravind Jugnauth a dénoncé ce qu'il a appelé le "harcèlement" de Yayha Paraouty par le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool.

Réformes lois du travail : le MSM a également "donné son soutien total à la Plate-forme syndicale nationale dans sa lutte contre les projets de réforme des lois du travail du ministre Bunwaree". Pravind Jugnauth s'est dit "choqué" d'apprendre que le Bureau international du travail (BIT) a rejeté des clauses de ces projets de loi alors que le ministre Bunwaree avait toujours fait accroire que le BIT avait donné son accord.

À l'heure des questions toutefois, malgré son "soutien total", le leader du MSM a systématiquement refusé de dire si son parti, une fois au pouvoir, inscrira le droit de grève, noir sur blanc, dans la Constitution du pays comme le réclame la plate-forme syndicale. Selon M. Jugnauth et son parti, "le fait qu'il est prévu des procédures en vue de déclencher une grève est une preuve que les grèves sont possibles à Maurice". Ce n'est pourtant pas, signalons-le, la lecture de nombre de membres de la plate-forme, particulièrement ceux qui se souviennent encore de l'écrasement de la grève des cadres du CEB en 1990 et du licenciement de ses meneurs par le gouvernement de coalition MSM/PTr sous sir Anerood Jugnauth…


À l'Assemblée nationale, mardi dernier

La "confiance"… de mise

Les Chagossiens et les Mauriciens étaient suspendus, ce mardi, à la décision du gouvernement britannique de loger un appel en ultime recours devant la House of Lords contre les décisions de deux cours inférieures, la Haute Cour de Londres et le comité d'appel de casser les deux Orders in Council de la Reine interdisant le retour des Chagossiens sur leur île natale. C'est en début de soirée, ce même mardi, qu'était confirmée la décision du gouvernement britannique de faire appel de ce jugement. Aussi, c'est ce thème que le leader de l'opposition Paul Bérenger avait choisi pour sa Private Notice Question (PNQ).

Quoi qu'il en soit, même s'il a eu affaire à un Premier ministre approximatif, indécis, le leader de l'opposition a eu le mérite d'ouvrir un nouveau chapitre à notre livre de revendications, celui des îles St Paul et Amsterdam, qui avaient été largement évoquées lors d'une des causeries de Paul Bérenger et dont copie a été adressée à Navin Ramgoolam - qui en a parlé comme du "interesting reading". Sans plus.

Rien de précis concernant la demande de Paul Bérenger pour l'institution d'un comité multipartite présidé par le Premier ministre sur les revendications mauriciennes, si ce n'est que le Premier ministre attendra qu'il ait rencontré Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, dont le leader de l'opposition a rappelé qu'il a déjà reçu à l'Élysée tous les dirigeants de la région, Marc Ravalomanana de Madagascar, James Michel des Seychelles et Sambi des Comores.

Ce que l'on a appris de vraiment intéressant sur le dossier Tromelin, c'est que le ministre Morgan des Seychelles était porteur d'une lettre du président James Michel rassurant Maurice que l'accord conclu avec la France sur les zones maritimes des environs de Tromelin n'affectait pas les revendications mauriciennes sur cette île.

Si la PNQ s'est déroulée dans une ambiance polie, les autres questions sur des sujets de brûlante actualité ont donné lieu à de vifs échanges entre essentiellement James Burty David, rappelé plus d'une fois à l'ordre par le Speaker d'ailleurs, et les députés du MMM, ceux du MSM se tenant à l'écart de ces vifs échanges.

La question sur les incidents qui a permis de confirmer que Clovis Azie et son compère Rosario Drabucan avaient été interpellés a été aussi l'occasion pour Paul Bérenger d'interroger le Premier ministre sur le fait que la police n'ait pas objecté à la remise en liberté sous caution de Clovis Azie, qui était déjà en liberté conditionnelle, et sur le fait qu'il ait avancé que les deux activistes étaient des "agents de Sir Gaëtan Duval" alors même qu'un des prévenus insiste pour dire qu'il est travailliste. Navin Ramgoolam a soutenu qu'un de ceux-là a été candidat du parti de Sir Gaëtan Duval dans le passé.

MSPCA/MSPA : mem zafer sa !

Toute la partie du Prime Ministers'Question Time aura été marquée par les piques du leader de l'Opposition sur la "confiance" après les propos du Premier ministre, samedi de la semaine dernière, au siège de l'Arya Sabha, indiquant qu'il ne faisait confiance à aucun de ses ministres. Des remarques qui avaient l'air d'embarrasser singulièrement les ministres visiblement diminués aux yeux du public après le propos premier ministériel.

Les seuls qui se sont fait remarquer sur les bancs de la majorité n'ont été autres que James Burty David et Nita Deerpalsing, le premier, qualifié de "dirty David" et qui a été rappelé à l'ordre pour ses épithètes "déranzé" et invité à retirer le mot "raciste" qu'il avait balancé ; et la seconde qui a fait de l'esprit en disant "mem zafer sa" alors que Arvin Boolell avait eu un lapsus et a dit MSPCA au lieu de MSPA après que le leader de l'opposition, suivi en cela par celui du MSM, Nando Bodha, ait, à l'ajournement des travaux, fait un vibrant plaidoyer en faveur des travailleurs de St Félix.

Pas de réponse précise du ministre de l'Education sur la demande d'un Select Committee pour faire la lumière sur l'affaire des manuels imposés de "one Mister David" comme l'a martelé le leader de l'opposition. Une question qui a occasionné des propos acides de part et d'autre dans l'hémicycle ; Yatin Varma venant à la rescousse avec une question dirigée et qui a permis à Dharam Gokhool de dire que Lindley Couronne et son épouse étaient tous deux conseillers sous le précédent gouvernement. Le député de Mahébourg/Plaine Magnien a essuyé les foudres de l'opposition qui lui a rappelé ses récents déboires avec ses lettres de sollicitation de travail auprès de certains organismes.

Le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell a, pour sa part, refusé de s'engager en faveur d'une compensation pour les éleveurs de porc malgré l'insistance de l'opposition qui a même indiqué que le financement pourrait être trouvé à cette fin auprès des agences internationales qui interviennent dans les cas de force majeure et de catastrophe.

Rien que Rs 3 millions d'économie avec le nouveau système de paiement de pension

C'est finalement une économie de seulement Rs 3 millions que le gouvernement réalise avec son nouveau système de paiement de pension pour les personnes âgées, Rs 4 millions en tout et Rs 1 million payé au service postal pour assurer le service. Un chiffre que l'opposition a considéré dérisoire compte tenu des inconvénients que cela représente. Sheila Bappoo a assuré que le paiement se fait dans de meilleures conditions depuis… la veille, lundi 5 novembre.

Réponse un peu embarrassée de Arvin Boolell après les questions de Paul Bérenger qui, citant les conditions du bail à l'îlot Gabriel alloué à Blue Ocean de Jayraj Woochit, a indiqué qu'il y a deux clauses stipulant qu'il peut limiter l'accès à l'ensemble de l'îlot alors qu'il ne détient qu'un bail sur 10 000 mètres carrés et qu'il peut aussi "levy a fee". Le ministre a assuré qu'en dépit de ces clauses les Mauriciens auront un accès gratuit à l'îlot.

Une réponse du ministre du Logement à une question de Eric Guimbeau à l'effet que l'acquisition obligatoire de terrains à proximité de la SSS de Triolet aurait été conclue en 2002 a mis le feu aux poudres. Et ce, après que le Speaker a, curieusement, jugé irrecevable une question supplémentaire du député sur la proximité d'un des bénéficiaires avec un conseiller du Premier ministre.

Suite à cet échange de questions-réponses qui a opposé Eric Guimbeau et Leela Devi Dookun-Luchoomun au ministre du Logement, le PMSD a tenu un point de presse et fait circuler des documents, lesquels montrent que les terrains initialement évalués à Rs 450 000 ont été en fait acquis à Rs 5 millions en 2006/2007.

À noter qu'à l'ajournement des travaux intervenus après le vote en deuxième lecture du budget supplémentaire 2006/2007, Jayen Cuttaree a mis au jour le fait que la morgue de l'hôpital Victoria était hors service, que les cadavres étaient transférés à Flacq et que Satish Faugoo a annoncé que les procédures étaient en cours pour les réparations d'usage. Quant à Shekar Naidu qui plaidait pour les "desperate housewives" qui ne peuvent se procurer de lait pour confectionner les gâteaux de Divali, la ministre Seebun a soutenu qu'il y a une pénurie artificielle et qu'une nouvelle cargaison arrive dans… quelques semaines.


Mesures ridicules… visant les journalistes

Le Speaker a annoncé, en début de séance - marqué aussi par un hommage à Abdool Hack Osman - les nouvelles mesures pour assurer la sécurité dans l'enceinte du Parlement et le filtrage des "strangers", soit tous ceux, autres que les élus qui sont, pour une raison ou pour une autre, admis dans l'hémicycle. Ces nouvelles mesures ont été rendues obligatoires après que deux agents travaillistes, régulièrement invités par ministres et, non des moindres, et autres députés dans la galerie des visiteurs de marque, ce qui leur donne accès au "manzé boire" à l'Assemblée nationale, auraient agressé le ministre Anil Baichoo le 24 août dernier.

Or, à cause de deux activistes de l'Alliance sociale, ce sont les journalistes qui ont été victimes, mardi dernier, de mesures absolument ridicules. Ils ont d'abord été interdits d'accès par l'entrée habituelle vis-à-vis du Bâtiment du Trésor puis avisés que personne ne pouvait assurer la garde de leurs effets personnels, comme leurs portables, ce qui fait que c'était un véritable tour de passe-passe d'un accès à l'autre avant la séance de mardi dernier. Il a fallu insister et lancer quelques cris de protestation pour que toutes ses mesures ridicules visant la presse soient assouplies.

Comme si ce sont les journalistes qui s'étaient fait remarquer le 24 août. Du laisser-faire à la paranoïa sécuritaire, pas de demi-mesure. Et pas de transparence aussi puisque, malgré que ce soit un secret de polichinelle, le Speaker Kailash Purryag a décidé "qu'il y aura un black-out total sur l'identité de ceux qui avaient invité le duo tapageur du 24 août".

Quant à ceux qui ont envahi la galerie publique ce mardi, tous étaient de l'appareil du PTr, Kushal Lobine, Assad Peeroo, Raj Chuttur, le Dr Dinasing, l'homme à l'inséparable chemise rouge, Rajkumar Aubeeluck et l'ancien maire de Quatre Bornes, Suren Appadoo.


Mardi prochain

Pas de PNQ ni de questions…

Pas de Private Notice Question (PNQ) ni de questions à l'agenda des travaux de mardi prochain, la raison étant que les Standing Orders prévoient qu'il n'y en a pas lorsque le Parlement est appelé à éplucher les dotations du budget national et même des budgets supplémentaires. Voir plus loin quelques-unes des questions déjà déposées depuis le mercredi 7 novembre à midi au secrétariat de l'Assemblée nationale.

Ce qui est prévu, en sus de cet examen des dotations de Rs 969,3 millions pour 2006/2007, c'est un débat en deuxième lecture du Fisheries and Marine Resources Bill, nouvelle loi-cadre qui viendra réglementer le secteur de la pêche et qui prévoit, entre autres, la mise sur pied de comités consultatifs sur les ressources marines en général, la délimitation des zones protégées, la délivrance des permis, l'enregistrement de bateaux de pêche et le combat contre la pêche illégale.

Également prévus, des débats en deuxième lecture du très attendu Competition Bill même si ce gros morceau devrait en fait être considéré à la prochaine séance du 20 novembre, d'autant que le ministre au nom duquel le texte est inscrit, Rajesh Jeetah, n'est pas au pays.

Seront aussi proposés en première lecture seulement les textes suivants, The Conservatoire de Musique François Mitterrand Trust Fund (Amendment) Bill, The Protection from Domestic Violence (Amendment) Bill et The Code Civil Mauricien (Amendment) Bill.


Employment Relations Bill/Employment Rights Bill

Soutien assuré du MMM et du MSM au mouvement syndical

Le MMM et le MSM, les deux principaux partis de l'opposition parlementaire ont assuré, mercredi, le mouvement syndical qu'ils s'opposeront à toute tentative du ministre du Travail et des Relations industrielles de présenter, à l'Assemblée nationale, l'Employment Relations Bill et l'Employment Rights Bill.

Selon Atma Shanto, ces deux partis qui étaient représentés respectivement par MM. Veda Baloomoody (MMM) et Showkutally Soodhun (MSM) à une rencontre avec les dirigeants de la Plate-forme syndicale NTUC/MLC/MTUC se sont engagés à faire cause commune pour contester, à l'Assemblée nationale, les deux projets de loi controversés.

Le mouvement syndical, on le sait, a rejeté en bloc dans leur forme actuelle et l'Employment Relations Bill et l'Employment Rights Bill. La Plate-forme syndicale réclame deux nouvelles ébauches de loi pour remplacer l'Industrial Relations Act et le Labour Act et s'oppose à toute idée de faire voter les deux projets de loi controversés.

Le ministre du Travail et des Relations industrielles, le Dr Vasant Bunwaree a, à un certain moment, laissé entendre que les deux projets de loi seront portés à l'Assemblée nationale le 6 décembre prochain. Chose à laquelle s'oppose le mouvement syndical.

Sous ce rapport, Atma Shanto explique que, dans le passé, des projets de législation controversés, tel le Public Order Act, ont été portés au Parlement et votés durant la période festive de décembre marquée par la démobilisation. Aussi, c'est pour "prévenir" que l'actuel gouvernement n'use de la même "tactique" que la Plate-forme syndicale menace d'avoir recours à une grève générale symbolique le mardi 11 décembre prochain au cas où le ministre Bunwaree allait de l'avant avec son projet de faire adopter, en décembre, les deux projets controversés de législation du Travail.


L'Affaire "coquin motion" à BB/RH

Nouvelle lettre de Nitin Soonarane au secrétaire de la ville

Le conseiller travailliste Nitin Soonarane a, le 8 février dernier, adressé une nouvelle lettre au secrétaire de la ville en relation avec ce qui est maintenant connu comme l'affaire "coquin motion".

Il lui reproche de ne pas lui avoir fourni une quelconque explication quant aux raisons pour lesquelles sa motion du 26 mars proposant que la citoyenneté d'honneur soit octroyée à Jean-Claude de l'Estrac n'était pas à l'ordre du jour de la réunion spéciale du 4 octobre dernier en dépit de l'engagement pris dans une correspondance en date du 24 avril.

Nitin Soonarane se demande s'il n'est pas ainsi lésé dans ses droits de conseiller et si "the Municipal Council has not been misled by you on this issue". Il réitère sa demande d'explications faute de quoi il annonce des actions légales contre le conseil municipal.

Copies de cette correspondance ont aussi été adressées au Premier ministre, au secrétaire permanent du ministère des Administrations Régionales, au secrétaire de la Local Government Service Commission, à l'Ombudsman et à Jean- Claude de l'Estrac. C'est vendredi prochain qu'est prévue la cérémonie de remise de citoyenneté d'honneur à Rama Valayden, Jean-Claude de l'Estrac et au Tiruvalluvar Circle dont un des fondateurs n'est autre que Vadivel Valayden, père de l'Attorney General.


Ca va se savoir

MBC-La nouvelle star en voyage

La nouvelle star de la MBC a décidément un traitement préférentiel. Ce n'est qu'une fois toutes les six semaines qu'elle présentera le journal télévisé, ce qui ne l'empêche pas d'avoir un ordinateur portable pour son usage exclusif. En attendant sa prochaine apparition à l'écran, cette directrice de la Communication suit les cours en… communication qu'elle vient tout juste de commencer. Pour ce faire, elle se fait déposer à l'université trois fois la semaine par une voiture de la rédaction. Mais le traitement préférentiel de la nouvelle ne s'arrête pas qu'aux déplacements entre la MBC et l'université. L'année dernière, la directrice de la Communication avait "profité" d'une bourse destinée à un journaliste. Le mois prochain elle "profitera" d'une bourse destinée à la radio pour effectuer un voyage dans un pays africain pour assister à une conférence internationale, en compagnie du DG de la MBC. Un DG qui n'arrête pas de louer la prestation de sa nouvelle star.

Rama chez les Dallons

Les voyages de Rama Sithanen sont généralement détaillés et annoncés à l'avance à la presse, même s'il lui arrive de les annuler pour régler des situations de crise politique, comme ce fut le cas il y a quelques semaines. Mais contrairement aux habitudes, le dernier déplacement du ministre des Finances s'est fait dans la plus grande des discrétions. Il a profité du long week-end précédé de deux congés public pour effectuer un séjour au pays des Dallons. Les mauvaises langues prétendent que c'est suite aux allégations de Dinesh Ramjuttun sur son emploi de consultant non déclaré à Air Seychelles que Rama Sithanen s'est rendu dans l'archipel.

Savon pour un candidat à la candidature

Les militants n'acceptent pas toujours les décisions de la direction du parti. C'est ce qu'a dû se dire ce même du BP mauve parachuté dans la circonscription numéro 8 où, comme partout ailleurs, les candidats à la candidature sont nombreux. C'est en présence de ses collègues du BP que ce politicien s'est fait remonter les bretelles par un militant lui reprochant son arrogance et sa manière de faire avec ceux de la base. Ce qui a le plus étonné ce membre des instances dirigeantes, c'est le fait qu'aucun des membres du BP présent n'ait pris sa défense. Un mauvais signe pour l'avenir ?

XLD Premier ministre p. i. à partir du mardi 20

Avec le vice-Premier ministre et ministre de l'Infrastructure publique, Rashid Beebeejaun, se trouvant à l'étranger en vue de subir une intervention chirurgicale au genou et pour participer à l'assemblée générale annuelle de l'International Maritime Organisation (IMO) à Londres et la prochaine participation du Premier ministre, Navin Ramgoolam, au sommet du Commonwealth en Ouganda, le numéro 3 du gouvernement, Xavier-Luc Duval, sera appelé à assurer la suppléance aux fonctions de Premier ministre à partir du mardi 20 novembre.

À moins d'un changement de dernière heure dans la date du départ et la programmation de son déplacement, Navin Ramgoolam devra transiter par Johannesburg et Nairobi en vue de se rendre au Commonwealth Heads of Government Meeting (CHOGM) en Ouganda. Des dispositions ont été prises pour revoir le programme de missions officielles du vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, au cours de cette période. La délégation officielle au sommet du Commonwealth devra être de retour vers le 26.

La GGSU écrit au PM sur le cas du ministre Sinatambou

Le président de la Government General Services Union (GGSU), Rashid Imrith, a écrit officiellement au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour évoquer le cas du ministre des Télécommunications et de la Technologie informatique, Étienne Sinatambou. Il réclame une réunion avec le chef du gouvernement pour faire état du comportement inadmissible du ministre à l'égard des fonctionnaires de ce ministère.

Le président de la GGSU fait état du cas d'un officier de ce ministère, qui est tombé sans connaissance lundi dernier quand il avait été convoqué au bureau du ministre. "The Minister attacks his honour and reputation. The psychological assault is beyond tolerable sufferance and he ends up collapsing. Colleagues have to attend to him", écrit la GGSU, qui demande au Premier ministre de mettre un terme aux "Extremist Inclinations of Honourable Sinatambou who is not only violating the fundamental rights of civil servants but will definitely also tarnish the international reputation of our republic".

Un colis encombrant à la douane importé au nom d'un ministère

Les services de douanes se retrouvent depuis un mois environ avec un véritable colis encombrant importé officiellement au nom d'un ministère. Pourtant, ce ministère avait eu le feu vert du ministère des Finances pour les dépenses relatives. Mais à la réception de cet équipement à la douane, la Mauritius Revenue Authority a approché les responsables de sécurité pour un Special Clearance vu l'utilisation qu'un tel équipement pourrait porter atteinte aux droits fondamentaux de ceux qui seront ciblés. Toutes les démarches entreprises par le ministère-importateur n'ont pu faire la MRA changer d'avis à ce sujet. La douane ne pourra pas mettre à l'encan cet équipement saisi aux dépens d'un autre service gouvernemental.

Teeren Appasamy miserait sur le volet des Droits de l'Homme

Teeren Appasamy, l'Ultimate Beneficiairy présumé pour la Mauritius Commercial Bank du détournement de Rs 881,6 millions dans le scandale MCB/NPF, compte miser sur le respect de ses Droits fondamentaux pour contester la motion d'extradition logée contre lui à Londres. Cette demande d'extradition avait été exécutée le 1er novembre avec l'arrestation de l'homme d'affaires mauricien installé à Londres. Il a été remis en liberté provisoire contre une importante caution.

Les hommes de loi de Teeren Appasamy ont pris l'engagement de soumettre à la Westminster Magistrate Court un affidavit pour contester cette demande d'extradition de l'Independent Commission Against Corruption. Cette ligne de défense fait craindre le pire aux autorités mauriciennes en raison des retombées sur le plan international au chapitre du respect des Droits de l'Homme. Les premiers détails de ce document sont attendus avec impatience pour la confirmation de la démarche de Teeren Appasamy, qui n'est nullement à court de cibles que ce soit sur le plan politique ou autres.

Le foot allemand à la place du foot anglais

Les Mauriciens demandaient les matchs de football anglais dont ils sont très friands depuis des générations et Rajesh Bhagwan a ardemment plaidé leur cause au Parlement mardi dernier. Trop chers les droits de retransmission, répond la MBC qui, vendredi, a annoncé en grandes pompes des directs, dès le week-end prochain, de foot allemand. Une décision qui a franchement irrité les téléspectateurs privés de leur Manchester/Liverpool, pour ne citer que ces deux équipes culte de la league anglaise pour les Mauriciens.

Ça repart entre Rama Sithanen et l'ARR

On se souvient des échanges de propos acerbes entre le ministre des Finances et Johnson Roussety après que Rodrigues a été oublié dans la présentation du budget. C'est reparti cette semaine après que Rama Sithanen a concouru dans le sens du député de l'OPR Alex Nancy qui citait les cas d'abus de fonds publics de l'Assemblée Régionale de Rodrigues. C'était lors des débats sur le budget supplémentaire 2006/2007. Le ministre des Finances a confirmé ne pas être satisfait de la manière dont certaines dépenses sont effectuées par l'ARR. Ce qui a provoqué le courroux du Chef Commissaire. Avec de tels échanges de politesse, la situation ne va pas se décanter de sitôt entre les protagonistes.

Jacques Panglose rapporté

Kishore Pertab, l'avocat de Bindu Ramloll, la conseillère de l'Alliance sociale de Quatre-Bornes interpellée dans une affaire de pots de vin a, selon nos renseignements, rapporté, devant les instances appropriées, son confrère Jacques Panglose qui s'était permis de dire sur une radio ne pas comprendre comment la conseillère de son parti, le PMXD "n'a pas choisi un avocat de chez nous". Après les explications obtenues de part et d'autre, l'affaire pourrait ne pas connaître de suites.

Jayen Cuttaree attend toujours son dédommagement de Rama Valayden

Jayen Cuttaree attend toujours depuis le 3 septembre que l'Attorney General lui paie ses dommages et intérêts s'élevant à Rs 220 000 comme l'a condamné la Cour suprême à le faire. Rien jusqu'ici, au point où les avocats de Jayen Cuttaree envisagent une nouvelle action en Cour pour contraindre l'Attorney General à honorer un engagement pris devant la justice. Ils comptent aussi établir que Rama Valayden a les moyens de payer pour la diffamation commise à l'endroit de leur client.

Le lapsus de Paul Bérenger

C'est peut-être parce qu'il était assis aux côtés de Pravind Jugnauth que ce lapsus est venu à Paul Bérenger. Il s'apprêtait à prendre la parole à la Hindu House, dimanche dernier, lors de la célébration du Divali et énumérait, selon les introductions d'usage les personnes présentes lorsqu'il a parlé de "son petit frère" comme de "l'ex-Premier ministre" au lieu de l'ex-vice-Premier ministre. Cette erreur a amusé l'assistance.

Agents politiques voleurs de cigarettes

Après avoir essayé d'étouffer l'affaire, la direction des casinos n'a eu d'autre choix, devant l'évidence, que de procéder à la suspension de trois employés voleurs de cigarettes. Les tergiversations sur leur cas s'expliquent par le fait qu'il s'agit de trois activistes politiques qui sont des protégés ministériels. L'un est un ancien mauve connu de la capitale qui a viré casaque pour devenir un agent rouge depuis une dizaine d'années que les deux autres sont l'un agent du PTr au No 13 et l'autre celui du PMXD à Quatre-Bornes.

L'ICAC saisie de l'affaire des "fogging machines"

L'affaire des "fogging machines" achetées par le ministère de la Santé a été referrée à l'ICAC depuis le début du mois dernier. Ceux qui dénoncent cet achat viennent avec des arguments sérieux pour soutenir que cet achat n'avait pas sa raison d'être et qu'il est suspect. D'autres dossiers relatifs à la Santé, comme la situation à l'aéroport seront aussi portés à la connaissance de l'ICAC.

Ces questions repoussées au 20 novembre

Les questions parlementaires déposées depuis mercredi dernier ne seront considérées qu'à la séance du mardi 20 novembre, l'impasse sur cet item devant être faite le 13 en raison de l'examen en comité du budget supplémentaire pour 2006/2006. Pas mal de sujets d'actualité devront attendre comme la commission d'enquête que réclame Rajesh Bhagwan sur le scandale des pots-de-vin à Quatre-Bornes et celle d'Arianne Navarre-Marie sur le projet de foire de l'ancien gouvernement à Pointe-aux-Sables et qui bien que terminée n'a pas encore accueilli les marchands forains, des magouilles étant en cours pour leur allocation. On prête aussi aux back-benchers de l'Alliance sociale l'intention de venir avec plusieurs questions sur la NHDC.



p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 11 novembre 2007