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Après l'arrestation de Teeren Appasamy
"Éna enn ministre ki pa pé dormi ces temps-ci
!" déclare Paul Bérenger
"Dans cas Teeren Appasamy, éna enn ministre ki
pa pé dormi ces temps-ci !" Mo éna l'information
ki li pé envoye dimoune et li pé fer démarche
auprès Teeren Appasamy pou ki li pa kozé. Nou souhaité
ki toute la lumière fer". Ce sont les propos tenus
hier à une conférence de presse par le leader de
l'opposition et du MMM alors qu'il évoquait les scandales
du moment.
Interrogé sur l'identité du ministre auquel il fait
allusion, Paul Bérenger n'a pas donné plus de détails
sauf qu'il sait qui est celui que le ministre en question a dépêché
à Londres auprès de celui qui est considéré
comme le principal bénéficiaire du détournement
des fonds du NPF à la Mauritius Commercial Bank. Il a ajouté
que Rama Valayden, qui fut l'avocat de Teeren Appasamy, et qui
est "Attorney General, sans être ni élu ni
best loser, aurait dû avoir la décence de demander
au Premier ministre d'être désaisi de ce dossier
et qu'il soit passé à quelqu'un d'autre".
Au chapitre des scandales, il a aussi évoqué l'affaire
des terrains acquis obligatoirement pour la construction de la
SSS Triolet et a soutenu que "Asraf Dulull a induit le
Parlement en erreur lorsqu'il a cherché à faire
croire que c'est en 2002 que cela s'est passé et ce qui
a permis à James Burty David de parler de own goal".
Venant aux faits, le leader de l'opposition a dit que c'est bien
en 2002 que le gouvernement MSM/MMM d'alors avait initié
les procédures en vue de l'acquisition obligatoire de quatre
portions de terres, dont trois totalement agricoles et le quatrième
mi-agricole mi-résidentiel. Le Government Valuer a estimé
à Rs 5 millions l'arpent du terrain résidentiel
et à Rs 450 000 l'arpent de celui dévolu à
un usage agricole.
Paul Bérenger explique que le propriétaire du terrain
mi-résidentiel/mi-agricole a accepté l'évaluation
effectuée et il a déjà été
payé le 20 juin 2003. Les trois autres propriétaires,
a-t-il rappelé, ont refusé et ont logé un
appel contre l'évaluation de leurs terres à Rs 450
000 l'arpent.
Évaluation modifiée en 2007 : de Rs 450 000 à
Rs 5 millions
L'appel, dit-il, a été entendu en 2006 et l'argument
mis en avant dans le rapport d'évaluation était
: "In view of the location of the three properties being
found outside the limits of permitted development and within the
operational irrigation zone development for any higher use other
than agricultural will not be allowed". C'est en février
2007 que l'évaluation a été modifiée
pour que le chiffre de Rs 450 000 soit porté à Rs
5 millions l'arpent et que l'affaire a été conclue
contrairement à ce qu'a avancé le ministre Dulull
à qui il a demandé de déposer tous les documents
relatifs à cette transaction de même que les travaux
du Board of Assessment à la bibliothèque de la l'Assemblée
nationale.
Dans le registre des scandales évoqués mardi dernier
au Parlement, Paul Bérenger a mentionné celui de
"James Burty David et de ses livres de mauvaise qualité
pédagogique" et s'est déclaré ahuri
de la réponse du ministre de l'Éducation, Dharam
Gokhool, qui a dit que ce n'est pas le critère pédagogique
qui a prévalu mais un souci de faire plaisir à tout
le monde et, dans ce cas, James Burty David dont il a dit "ki
li ti bizin fini démissionné, li enn la honte pour
le pays et le Parlement." "Jamais mo ti a croire ki
enn parlementaire et enn ministre de surcroît pou tombe
aussi bas !".
S'agissant du scandale de la municipalité de Quatre-Bornes
et de la NHDC, le leader de l'opposition a dit qu'il est "clair
que ces affaires sont en train soit d'être étouffées
soit manipulées et poussées dans telle ou telle
direction au lieu d'établir la vérité !".
Répondant à une question relative à un article
de Impact News qui tend à le lier au scandale de
la NHDC, Paul Bérenger a d'abord affiché du mépris
pour le titre en question avant d'ajouter que "s'il y
a des ministres qui sont dégoûtants, il y a aussi
des journalistes qui sont dégoûtants !".
Peste porcine : rendre public le rapport de Gaston Funès
C'est un leader de l'opposition autrement plus "impressionné
par la lucidité, l'intelligence et le courage de l'équipe
qui s'occupe des éleveurs de porc" qui a évoqué
ce dossier au sujet duquel il existe, dit-il, une "confusion
très grave" et qui doit être, sans tarder,
dissipée. Paul Bérenger a rappelé que le
23 octobre dernier l'expert international Gaston Funès
avait catégoriquement dit que tous les porcs, et pas seulement
ceux qui sont infectés, doivent être éliminés
pour que cette industrie puisse se relever. Le ministre Arvin
Boolell a dit la même chose alors qu'au Parlement mardi
il est venu affirmer que tel n'est pas le cas et que ce sont seulement
les bêtes qui sont infectées qui seront éliminées.
"Le doute existé ki pé joué ek la
vérité et ki pé joué ek difé
de façon à écarte tou kozé compensation".
Il a estimé qu'il est urgent que le gouvernement rende
public le rapport de Gaston Funès, d'autant que le doute
est là et que le député de Rodrigues Robert
Spéville a affirmé, mardi dernier, que 20 porcs
ont été récemment envoyés à
Rodrigues. Il a, là aussi, souligné que le ministre
Arvin Boolell y a apporté un démenti alors que c'est
la vérité et que fin septembre 21 porcs ont été
expédiés de Maurice à Rodrigues. Il a évoqué
une lettre des services du ministère de l'Agro-Industrie
qui atteste de cet envoi et a aussi déploré le comportement
du ministre concerné pour avoir affirmé que la nourriture
destinée aux porcs est distribuée, ce qui est faux
et qu'il a pu vérifier lors de sa rencontre jeudi dernier
avec la fédération des éleveurs de porc.
Paul Bérenger a lancé un appel à tous les
partis pour qu'ils accordent leur appui aux éleveurs de
porc qui se trouvent dans une situation dramatique et pour qu'ils
obtiennent une compensation pour chaque bête abattue ou
qui a été emportée par la peste. Le gouvernement
a une grande responsabilité dans la manière dont
la maladie est entrée au pays et le temps qu'il a perdu
avant d'agir, estime-t-il. Paul Bérenger en a profité
pour revenir sur une suggestion faite par Jayen Cuttaree au Parlement
à l'effet que le gouvernement se tourne vers la Banque
mondiale ou vers l'UE - en dépit de l'irritation de cette
institution vis-à-vis du gouvernement pour non-respect
des engagements pris - pour le financement de la compensation
des éleveurs de porc.
"Manque de savoir-faire et de lucidité"
Le leader de l'opposition a trouvé déplorable que
le gouvernement et la Société Usinière du
Sud (SUDS), responsable de l'application du Blue Print des travailleurs
de St Félix qui vivent le martyr, aient lié leur
sort à celui du contentieux en cours, d'une part sur la
réforme sucre et, de l'autre, à la fermeture de
Riche en Eau et de Mon Désert Mon Trésor. "Ti
fasil delink ça !" a-t-il soutenu tout en soulignant
que c'est une bonne chose que le Sugar Investment Trust se soit
mis de la partie pour assurer le paiement des salaires et du boni
des victimes de St Félix. Répondant à la
presse, il a aussi dit que Frédéric Robert jr s'est
monté têtu dans toute cette affaire et a retardé
la fermeture alors que le blue print aurait déjà
dû avoir été appliqué.
Le plus tôt le litige gouvernement/industrie sucrière
réglé le mieux pour la survie même de ce secteur
en général mais aussi des petits planteurs, des
laboureurs et artisans qui sont mis en danger par la façon
de faire de Navin Ramgoolam et de l'industrie sucrière,
a commenté Paul Bérenger. Le problème de
terres n'était pas difficile à régler avec
le savoir-faire nécessaire. Il a rappelé que le
gouvernement MSM/MMM avait, entre 2000 et 2005, obtenu 3 600 arpents
de terres de l'industrie sucrière sans mettre en danger
ce secteur comme le fait Navin Ramgoolam par "manque de
savoir-faire et de lucidité". À une question
de Week-End sur l'évolution des négociations
en cours, le leader de l'opposition a dit que ce n'était
pas difficile d'obtenir satisfaction sur la question des terres
mais que Navin Ramgoolam "s'en est pris de la pire des
façons possibles". "Nous avions nous obtenu
3 600 arpents sans tapage et sans fla-fla", a-t-il dit
en évoquant la fierté que les Mauriciens doivent
ressentir avec les développements à la cybercité
d'Ébène, qualifiée d'éléphant
blanc par Navin Ramgoolam et ceux de tout le corridor du MGI à
Highlands, grâce au Illovo Deal. "L'île Maurice
de demain est en devenir sous nos yeux", a-t-il déclaré.
Quant à l'utilisation des terres obtenues des sucriers,
le leader de l'opposition et du MMM a souhaité qu'un "very
good use" en soit fait et que les oubliés de l'histoire
obtiennent une considération spéciale.
Politique
Pravind Jugnauth lance une pique à Paul Bérenger
Les relations entre le MMM et le MSM, davantage aigries depuis
que Paul Bérenger a ravi le poste de leader de l'opposition
à Nando Bodha, ne s'améliorent toujours pas. À
une conférence de presse du MSM hier, pour commenter la
situation générale dans le pays, le leader du MSM,
Pravind Jugnauth, a observé que s'il était à
la place de Bérenger sa Private Notice Question aurait
été axée sur le sort des travailleurs de
l'usine sucrière de St-Félix plutôt que sur
les Chagos et Tromelin. Selon M. Jugnauth, "tout en étant
importante, la question sur les Chagos et Tromelin n'a rien changé
dans ce dossier alors qu'il y a des problèmes prioritaires
à régler dans le pays".
Tous ceux présents à la conférence du MSM,
hier, avaient compris que le leader de ce parti rendait ainsi
la monnaie de sa pièce à Paul Bérenger, qui
n'avait pas lui aussi lésiné récemment pour
reprocher à son prédécesseur, Nando Bodha,
de passer à côté de la plaque dans ses fonctions
! Pour le leader du MSM, la situation dans laquelle se trouvent
"les pauvres ex-travailleurs de St-Félix est vraiment
scandaleuse". Après deux ans "d'irresponsabilité"
et de "fout-pas-malisme" sur ce dossier, dans
la panique, le gouvernement est en train de mettre la main dans
la poche des petits planteurs et des travailleurs de l'industrie
sucrière, à travers la State Investment Trust (SIT),
pour payer les salaires d'un certain nombre de travailleurs de
St-Félix alors que ces salaires auraient dû être
acquittés de leurs employeurs.
"Au lieu d'exiger que cette usine sucrière honore
ses engagements légaux pris dans le Blue Print sur la réforme
sucrière et qu'elle assume ses responsabilités envers
ses employés, c'est la SIT qui va payer sans que ses actionnaires
aient eu leur mot à dire. C'est inacceptable et je fais
un appel aux actionnaires de la SIT pour qu'ils réclament
des explications à la direction de la SIT, mais aussi au
ministre Arvind Boolell", a déclaré Pravind
Jugnauth.
Selon le leader du MSM, "la solution aux problèmes
des 135 artisans non payés de St-Félix est simple".
"Il ne fallait pas attendre que St-Félix déclare
faillite et entre en liquidation pour prendre la décision.
Le gouvernement a laissé pourrir la situation. Boolell
a compté sur la Société usinière du
sud (SUDS) pour faire le paiement jusqu'à janvier
2008, mais celle-ci l'a envoyé se balader. Pourquoi faut-il
maintenant que la SIT, qui ne compte que 20% d'actions au sein
de la SUDS contre 80% aux autres actionnaires, doit-elle porter
la responsabilité de payer les ex-travailleurs de St-Félix
?".
Pour le MSM, "il faut trouver quelque Rs 100 millions
pour les salaires et les portions de terres qui sont dues aux
ex-travailleurs de l'usine". "Pourquoi attendre
que l'argent vienne de la Communauté économique
européenne, que le gouvernement se laisse dicter par la
Banque mondiale et pourquoi laisser les artisans dans l'angoisse
pour quelques millions de roupies ? En plus, le gouvernement n'a
pas encore parlé des autres bénéfices dûs
aux ex-travailleurs". Le leader du MSM veut qu'Arvin
Boolell et le ministre des Finances contraignent les usiniers
à contracter un emprunt pour payer les travailleurs et
qu'ils remboursent ensuite cet emprunt lorsque l'argent viendra
de Bruxelles.
Le leader du MSM a également traité d'autres sujets
d'actualité lors de la conférence de presse :
Corruption : selon Pravind Jugnauth, ce fléau a
atteint "une ampleur sans précédent"
dans le pays, comme l'a confirmé le récent rapport
de Tranparency International. Tout en réitérant
sa confiance dans les institutions, Pravind Jugnauth a réclamé
que l'ICAC et la police veillent que personne ne "get
away with murder", par exemple, dans l'affaire de pots-de-vin
dans l'octroi des étals à la foire de Quatre-Bornes.
Dans cette affaire, a-t-il observé, "certains conseillers
se sont comportés comme de véritables mafias".
Law and order : le leader du MSM a blâmé le
gouvernement pour avoir coupé de manière drastique
dans les dépenses sur les équipements de la police.
Il a invité le commissaire de police à ne plus jouer
"un very low profile" comme c'est le cas et à
réagir car son poste lui assure une protection constitutionnelle
jusqu'à même pouvoir remettre en cause les décisions
du Premier ministre dans l'exercice de ses fonctions. Selon Pravind
Jugnauth, "il faut que le commissaire de police exige
qu'il ait les moyens pour maintenir l'ordre et il est étonnant
qu'il ne l'a pas fait jusqu'ici".
Subsides des frais d'examen : Pravind Jugnauth a assuré
la Plate-forme pour l'Éducation de son appui totale dans
son combat pour la réintroduction de subsides sur les frais
d'examen de SC et de HSC. Il a salué l'engagement personnel
de Yahya Parouty en tant que syndicaliste dans ce combat "contre
le crime qu'a commis le ministre Sithanen contre les enfants dans
ce dossier". Pravind Jugnauth a dénoncé
ce qu'il a appelé le "harcèlement"
de Yayha Paraouty par le ministre de l'Éducation, Dharam
Gokhool.
Réformes lois du travail : le MSM a également
"donné son soutien total à la Plate-forme
syndicale nationale dans sa lutte contre les projets de réforme
des lois du travail du ministre Bunwaree". Pravind Jugnauth
s'est dit "choqué" d'apprendre que le
Bureau international du travail (BIT) a rejeté des clauses
de ces projets de loi alors que le ministre Bunwaree avait toujours
fait accroire que le BIT avait donné son accord.
À l'heure des questions toutefois, malgré son "soutien
total", le leader du MSM a systématiquement refusé
de dire si son parti, une fois au pouvoir, inscrira le droit de
grève, noir sur blanc, dans la Constitution du pays comme
le réclame la plate-forme syndicale. Selon M. Jugnauth
et son parti, "le fait qu'il est prévu des procédures
en vue de déclencher une grève est une preuve que
les grèves sont possibles à Maurice". Ce
n'est pourtant pas, signalons-le, la lecture de nombre de membres
de la plate-forme, particulièrement ceux qui se souviennent
encore de l'écrasement de la grève des cadres du
CEB en 1990 et du licenciement de ses meneurs par le gouvernement
de coalition MSM/PTr sous sir Anerood Jugnauth
À l'Assemblée nationale, mardi dernier
La "confiance"
de mise
Les Chagossiens et les Mauriciens étaient suspendus, ce
mardi, à la décision du gouvernement britannique
de loger un appel en ultime recours devant la House of Lords contre
les décisions de deux cours inférieures, la Haute
Cour de Londres et le comité d'appel de casser les deux
Orders in Council de la Reine interdisant le retour des
Chagossiens sur leur île natale. C'est en début de
soirée, ce même mardi, qu'était confirmée
la décision du gouvernement britannique de faire appel
de ce jugement. Aussi, c'est ce thème que le leader de
l'opposition Paul Bérenger avait choisi pour sa Private
Notice Question (PNQ).
Quoi qu'il en soit, même s'il a eu affaire à un Premier
ministre approximatif, indécis, le leader de l'opposition
a eu le mérite d'ouvrir un nouveau chapitre à notre
livre de revendications, celui des îles St Paul et Amsterdam,
qui avaient été largement évoquées
lors d'une des causeries de Paul Bérenger et dont copie
a été adressée à Navin Ramgoolam -
qui en a parlé comme du "interesting reading".
Sans plus.
Rien de précis concernant la demande de Paul Bérenger
pour l'institution d'un comité multipartite présidé
par le Premier ministre sur les revendications mauriciennes, si
ce n'est que le Premier ministre attendra qu'il ait rencontré
Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, dont le leader de l'opposition
a rappelé qu'il a déjà reçu à
l'Élysée tous les dirigeants de la région,
Marc Ravalomanana de Madagascar, James Michel des Seychelles et
Sambi des Comores.
Ce que l'on a appris de vraiment intéressant sur le dossier
Tromelin, c'est que le ministre Morgan des Seychelles était
porteur d'une lettre du président James Michel rassurant
Maurice que l'accord conclu avec la France sur les zones maritimes
des environs de Tromelin n'affectait pas les revendications mauriciennes
sur cette île.
Si la PNQ s'est déroulée dans une ambiance polie,
les autres questions sur des sujets de brûlante actualité
ont donné lieu à de vifs échanges entre essentiellement
James Burty David, rappelé plus d'une fois à l'ordre
par le Speaker d'ailleurs, et les députés du MMM,
ceux du MSM se tenant à l'écart de ces vifs échanges.
La question sur les incidents qui a permis de confirmer que Clovis
Azie et son compère Rosario Drabucan avaient été
interpellés a été aussi l'occasion pour Paul
Bérenger d'interroger le Premier ministre sur le fait que
la police n'ait pas objecté à la remise en liberté
sous caution de Clovis Azie, qui était déjà
en liberté conditionnelle, et sur le fait qu'il ait avancé
que les deux activistes étaient des "agents de Sir
Gaëtan Duval" alors même qu'un des prévenus
insiste pour dire qu'il est travailliste. Navin Ramgoolam a soutenu
qu'un de ceux-là a été candidat du parti
de Sir Gaëtan Duval dans le passé.
MSPCA/MSPA : mem zafer sa !
Toute la partie du Prime Ministers'Question Time aura été
marquée par les piques du leader de l'Opposition sur la
"confiance" après les propos du Premier ministre,
samedi de la semaine dernière, au siège de l'Arya
Sabha, indiquant qu'il ne faisait confiance à aucun de
ses ministres. Des remarques qui avaient l'air d'embarrasser singulièrement
les ministres visiblement diminués aux yeux du public après
le propos premier ministériel.
Les seuls qui se sont fait remarquer sur les bancs de la majorité
n'ont été autres que James Burty David et Nita Deerpalsing,
le premier, qualifié de "dirty David" et qui
a été rappelé à l'ordre pour ses épithètes
"déranzé" et invité à retirer
le mot "raciste" qu'il avait balancé ; et la
seconde qui a fait de l'esprit en disant "mem zafer sa"
alors que Arvin Boolell avait eu un lapsus et a dit MSPCA au lieu
de MSPA après que le leader de l'opposition, suivi en cela
par celui du MSM, Nando Bodha, ait, à l'ajournement des
travaux, fait un vibrant plaidoyer en faveur des travailleurs
de St Félix.
Pas de réponse précise du ministre de l'Education
sur la demande d'un Select Committee pour faire la lumière
sur l'affaire des manuels imposés de "one Mister David"
comme l'a martelé le leader de l'opposition. Une question
qui a occasionné des propos acides de part et d'autre dans
l'hémicycle ; Yatin Varma venant à la rescousse
avec une question dirigée et qui a permis à Dharam
Gokhool de dire que Lindley Couronne et son épouse étaient
tous deux conseillers sous le précédent gouvernement.
Le député de Mahébourg/Plaine Magnien a essuyé
les foudres de l'opposition qui lui a rappelé ses récents
déboires avec ses lettres de sollicitation de travail auprès
de certains organismes.
Le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell a, pour sa part,
refusé de s'engager en faveur d'une compensation pour les
éleveurs de porc malgré l'insistance de l'opposition
qui a même indiqué que le financement pourrait être
trouvé à cette fin auprès des agences internationales
qui interviennent dans les cas de force majeure et de catastrophe.
Rien que Rs 3 millions d'économie avec le nouveau système
de paiement de pension
C'est finalement une économie de seulement Rs 3 millions
que le gouvernement réalise avec son nouveau système
de paiement de pension pour les personnes âgées,
Rs 4 millions en tout et Rs 1 million payé au service postal
pour assurer le service. Un chiffre que l'opposition a considéré
dérisoire compte tenu des inconvénients que cela
représente. Sheila Bappoo a assuré que le paiement
se fait dans de meilleures conditions depuis
la veille,
lundi 5 novembre.
Réponse un peu embarrassée de Arvin Boolell après
les questions de Paul Bérenger qui, citant les conditions
du bail à l'îlot Gabriel alloué à Blue
Ocean de Jayraj Woochit, a indiqué qu'il y a deux clauses
stipulant qu'il peut limiter l'accès à l'ensemble
de l'îlot alors qu'il ne détient qu'un bail sur 10
000 mètres carrés et qu'il peut aussi "levy
a fee". Le ministre a assuré qu'en dépit de
ces clauses les Mauriciens auront un accès gratuit à
l'îlot.
Une réponse du ministre du Logement à une question
de Eric Guimbeau à l'effet que l'acquisition obligatoire
de terrains à proximité de la SSS de Triolet aurait
été conclue en 2002 a mis le feu aux poudres. Et
ce, après que le Speaker a, curieusement, jugé irrecevable
une question supplémentaire du député sur
la proximité d'un des bénéficiaires avec
un conseiller du Premier ministre.
Suite à cet échange de questions-réponses
qui a opposé Eric Guimbeau et Leela Devi Dookun-Luchoomun
au ministre du Logement, le PMSD a tenu un point de presse et
fait circuler des documents, lesquels montrent que les terrains
initialement évalués à Rs 450 000 ont été
en fait acquis à Rs 5 millions en 2006/2007.
À noter qu'à l'ajournement des travaux intervenus
après le vote en deuxième lecture du budget supplémentaire
2006/2007, Jayen Cuttaree a mis au jour le fait que la morgue
de l'hôpital Victoria était hors service, que les
cadavres étaient transférés à Flacq
et que Satish Faugoo a annoncé que les procédures
étaient en cours pour les réparations d'usage. Quant
à Shekar Naidu qui plaidait pour les "desperate housewives"
qui ne peuvent se procurer de lait pour confectionner les gâteaux
de Divali, la ministre Seebun a soutenu qu'il y a une pénurie
artificielle et qu'une nouvelle cargaison arrive dans
quelques
semaines.
Mesures ridicules
visant les journalistes
Le Speaker a annoncé, en début de séance
- marqué aussi par un hommage à Abdool Hack Osman
- les nouvelles mesures pour assurer la sécurité
dans l'enceinte du Parlement et le filtrage des "strangers",
soit tous ceux, autres que les élus qui sont, pour une
raison ou pour une autre, admis dans l'hémicycle. Ces nouvelles
mesures ont été rendues obligatoires après
que deux agents travaillistes, régulièrement invités
par ministres et, non des moindres, et autres députés
dans la galerie des visiteurs de marque, ce qui leur donne accès
au "manzé boire" à l'Assemblée
nationale, auraient agressé le ministre Anil Baichoo le
24 août dernier.
Or, à cause de deux activistes de l'Alliance sociale, ce
sont les journalistes qui ont été victimes, mardi
dernier, de mesures absolument ridicules. Ils ont d'abord été
interdits d'accès par l'entrée habituelle vis-à-vis
du Bâtiment du Trésor puis avisés que personne
ne pouvait assurer la garde de leurs effets personnels, comme
leurs portables, ce qui fait que c'était un véritable
tour de passe-passe d'un accès à l'autre avant la
séance de mardi dernier. Il a fallu insister et lancer
quelques cris de protestation pour que toutes ses mesures ridicules
visant la presse soient assouplies.
Comme si ce sont les journalistes qui s'étaient fait remarquer
le 24 août. Du laisser-faire à la paranoïa sécuritaire,
pas de demi-mesure. Et pas de transparence aussi puisque, malgré
que ce soit un secret de polichinelle, le Speaker Kailash Purryag
a décidé "qu'il y aura un black-out total
sur l'identité de ceux qui avaient invité le duo
tapageur du 24 août".
Quant à ceux qui ont envahi la galerie publique ce mardi,
tous étaient de l'appareil du PTr, Kushal Lobine, Assad
Peeroo, Raj Chuttur, le Dr Dinasing, l'homme à l'inséparable
chemise rouge, Rajkumar Aubeeluck et l'ancien maire de Quatre
Bornes, Suren Appadoo.
Mardi prochain
Pas de PNQ ni de questions
Pas de Private Notice Question (PNQ) ni de questions à
l'agenda des travaux de mardi prochain, la raison étant
que les Standing Orders prévoient qu'il n'y en a pas lorsque
le Parlement est appelé à éplucher les dotations
du budget national et même des budgets supplémentaires.
Voir plus loin quelques-unes des questions déjà
déposées depuis le mercredi 7 novembre à
midi au secrétariat de l'Assemblée nationale.
Ce qui est prévu, en sus de cet examen des dotations de
Rs 969,3 millions pour 2006/2007, c'est un débat en deuxième
lecture du Fisheries and Marine Resources Bill, nouvelle loi-cadre
qui viendra réglementer le secteur de la pêche et
qui prévoit, entre autres, la mise sur pied de comités
consultatifs sur les ressources marines en général,
la délimitation des zones protégées, la délivrance
des permis, l'enregistrement de bateaux de pêche et le combat
contre la pêche illégale.
Également prévus, des débats en deuxième
lecture du très attendu Competition Bill même si
ce gros morceau devrait en fait être considéré
à la prochaine séance du 20 novembre, d'autant que
le ministre au nom duquel le texte est inscrit, Rajesh Jeetah,
n'est pas au pays.
Seront aussi proposés en première lecture seulement
les textes suivants, The Conservatoire de Musique François
Mitterrand Trust Fund (Amendment) Bill, The Protection from Domestic
Violence (Amendment) Bill et The Code Civil Mauricien (Amendment)
Bill.
Employment Relations Bill/Employment Rights Bill
Soutien assuré du MMM et du MSM au mouvement syndical
Le MMM et le MSM, les deux principaux partis de l'opposition parlementaire
ont assuré, mercredi, le mouvement syndical qu'ils s'opposeront
à toute tentative du ministre du Travail et des Relations
industrielles de présenter, à l'Assemblée
nationale, l'Employment Relations Bill et l'Employment
Rights Bill.
Selon Atma Shanto, ces deux partis qui étaient représentés
respectivement par MM. Veda Baloomoody (MMM) et Showkutally Soodhun
(MSM) à une rencontre avec les dirigeants de la Plate-forme
syndicale NTUC/MLC/MTUC se sont engagés à faire
cause commune pour contester, à l'Assemblée nationale,
les deux projets de loi controversés.
Le mouvement syndical, on le sait, a rejeté en bloc dans
leur forme actuelle et l'Employment Relations Bill et l'Employment
Rights Bill. La Plate-forme syndicale réclame deux
nouvelles ébauches de loi pour remplacer l'Industrial
Relations Act et le Labour Act et s'oppose à
toute idée de faire voter les deux projets de loi controversés.
Le ministre du Travail et des Relations industrielles, le Dr Vasant
Bunwaree a, à un certain moment, laissé entendre
que les deux projets de loi seront portés à l'Assemblée
nationale le 6 décembre prochain. Chose à laquelle
s'oppose le mouvement syndical.
Sous ce rapport, Atma Shanto explique que, dans le passé,
des projets de législation controversés, tel le
Public Order Act, ont été portés au
Parlement et votés durant la période festive de
décembre marquée par la démobilisation. Aussi,
c'est pour "prévenir" que l'actuel gouvernement
n'use de la même "tactique" que la Plate-forme
syndicale menace d'avoir recours à une grève générale
symbolique le mardi 11 décembre prochain au cas où
le ministre Bunwaree allait de l'avant avec son projet de faire
adopter, en décembre, les deux projets controversés
de législation du Travail.
L'Affaire "coquin motion" à BB/RH
Nouvelle lettre de Nitin Soonarane au secrétaire de
la ville
Le conseiller travailliste Nitin Soonarane a, le 8 février
dernier, adressé une nouvelle lettre au secrétaire
de la ville en relation avec ce qui est maintenant connu comme
l'affaire "coquin motion".
Il lui reproche de ne pas lui avoir fourni une quelconque explication
quant aux raisons pour lesquelles sa motion du 26 mars proposant
que la citoyenneté d'honneur soit octroyée à
Jean-Claude de l'Estrac n'était pas à l'ordre du
jour de la réunion spéciale du 4 octobre dernier
en dépit de l'engagement pris dans une correspondance en
date du 24 avril.
Nitin Soonarane se demande s'il n'est pas ainsi lésé
dans ses droits de conseiller et si "the Municipal Council
has not been misled by you on this issue". Il réitère
sa demande d'explications faute de quoi il annonce des actions
légales contre le conseil municipal.
Copies de cette correspondance ont aussi été adressées
au Premier ministre, au secrétaire permanent du ministère
des Administrations Régionales, au secrétaire de
la Local Government Service Commission, à l'Ombudsman et
à Jean- Claude de l'Estrac. C'est vendredi prochain qu'est
prévue la cérémonie de remise de citoyenneté
d'honneur à Rama Valayden, Jean-Claude de l'Estrac et au
Tiruvalluvar Circle dont un des fondateurs n'est autre que Vadivel
Valayden, père de l'Attorney General.
Ca va se savoir
MBC-La nouvelle star en voyage
La nouvelle star de la MBC a décidément un traitement
préférentiel. Ce n'est qu'une fois toutes les six
semaines qu'elle présentera le journal télévisé,
ce qui ne l'empêche pas d'avoir un ordinateur portable pour
son usage exclusif. En attendant sa prochaine apparition à
l'écran, cette directrice de la Communication suit les
cours en
communication qu'elle vient tout juste de commencer.
Pour ce faire, elle se fait déposer à l'université
trois fois la semaine par une voiture de la rédaction.
Mais le traitement préférentiel de la nouvelle ne
s'arrête pas qu'aux déplacements entre la MBC et
l'université. L'année dernière, la directrice
de la Communication avait "profité" d'une bourse
destinée à un journaliste. Le mois prochain elle
"profitera" d'une bourse destinée à la
radio pour effectuer un voyage dans un pays africain pour assister
à une conférence internationale, en compagnie du
DG de la MBC. Un DG qui n'arrête pas de louer la prestation
de sa nouvelle star.
Rama chez les Dallons
Les voyages de Rama Sithanen sont généralement détaillés
et annoncés à l'avance à la presse, même
s'il lui arrive de les annuler pour régler des situations
de crise politique, comme ce fut le cas il y a quelques semaines.
Mais contrairement aux habitudes, le dernier déplacement
du ministre des Finances s'est fait dans la plus grande des discrétions.
Il a profité du long week-end précédé
de deux congés public pour effectuer un séjour au
pays des Dallons. Les mauvaises langues prétendent que
c'est suite aux allégations de Dinesh Ramjuttun sur son
emploi de consultant non déclaré à Air Seychelles
que Rama Sithanen s'est rendu dans l'archipel.
Savon pour un candidat à la candidature
Les militants n'acceptent pas toujours les décisions de
la direction du parti. C'est ce qu'a dû se dire ce même
du BP mauve parachuté dans la circonscription numéro
8 où, comme partout ailleurs, les candidats à la
candidature sont nombreux. C'est en présence de ses collègues
du BP que ce politicien s'est fait remonter les bretelles par
un militant lui reprochant son arrogance et sa manière
de faire avec ceux de la base. Ce qui a le plus étonné
ce membre des instances dirigeantes, c'est le fait qu'aucun des
membres du BP présent n'ait pris sa défense. Un
mauvais signe pour l'avenir ?
XLD Premier ministre p. i. à partir du mardi 20
Avec le vice-Premier ministre et ministre de l'Infrastructure
publique, Rashid Beebeejaun, se trouvant à l'étranger
en vue de subir une intervention chirurgicale au genou et pour
participer à l'assemblée générale
annuelle de l'International Maritime Organisation (IMO)
à Londres et la prochaine participation du Premier ministre,
Navin Ramgoolam, au sommet du Commonwealth en Ouganda,
le numéro 3 du gouvernement, Xavier-Luc Duval, sera appelé
à assurer la suppléance aux fonctions de Premier
ministre à partir du mardi 20 novembre.
À moins d'un changement de dernière heure dans la
date du départ et la programmation de son déplacement,
Navin Ramgoolam devra transiter par Johannesburg et Nairobi en
vue de se rendre au Commonwealth Heads of Government Meeting
(CHOGM) en Ouganda. Des dispositions ont été
prises pour revoir le programme de missions officielles du vice-Premier
ministre et ministre du Tourisme, Xavier-Luc Duval, au cours de
cette période. La délégation officielle au
sommet du Commonwealth devra être de retour vers
le 26.
La GGSU écrit au PM sur le cas du ministre Sinatambou
Le président de la Government General Services Union
(GGSU), Rashid Imrith, a écrit officiellement au Premier
ministre, Navin Ramgoolam, pour évoquer le cas du ministre
des Télécommunications et de la Technologie informatique,
Étienne Sinatambou. Il réclame une réunion
avec le chef du gouvernement pour faire état du comportement
inadmissible du ministre à l'égard des fonctionnaires
de ce ministère.
Le président de la GGSU fait état du cas d'un officier
de ce ministère, qui est tombé sans connaissance
lundi dernier quand il avait été convoqué
au bureau du ministre. "The Minister attacks his honour
and reputation. The psychological assault is beyond tolerable
sufferance and he ends up collapsing. Colleagues have to attend
to him", écrit la GGSU, qui demande au Premier
ministre de mettre un terme aux "Extremist Inclinations
of Honourable Sinatambou who is not only violating the fundamental
rights of civil servants but will definitely also tarnish the
international reputation of our republic".
Un colis encombrant à la douane importé au nom
d'un ministère
Les services de douanes se retrouvent depuis un mois environ avec
un véritable colis encombrant importé officiellement
au nom d'un ministère. Pourtant, ce ministère avait
eu le feu vert du ministère des Finances pour les dépenses
relatives. Mais à la réception de cet équipement
à la douane, la Mauritius Revenue Authority a approché
les responsables de sécurité pour un Special
Clearance vu l'utilisation qu'un tel équipement pourrait
porter atteinte aux droits fondamentaux de ceux qui seront ciblés.
Toutes les démarches entreprises par le ministère-importateur
n'ont pu faire la MRA changer d'avis à ce sujet. La douane
ne pourra pas mettre à l'encan cet équipement saisi
aux dépens d'un autre service gouvernemental.
Teeren Appasamy miserait sur le volet des Droits de l'Homme
Teeren Appasamy, l'Ultimate Beneficiairy présumé
pour la Mauritius Commercial Bank du détournement
de Rs 881,6 millions dans le scandale MCB/NPF, compte miser sur
le respect de ses Droits fondamentaux pour contester la motion
d'extradition logée contre lui à Londres. Cette
demande d'extradition avait été exécutée
le 1er novembre avec l'arrestation de l'homme d'affaires mauricien
installé à Londres. Il a été remis
en liberté provisoire contre une importante caution.
Les hommes de loi de Teeren Appasamy ont pris l'engagement de
soumettre à la Westminster Magistrate Court un affidavit
pour contester cette demande d'extradition de l'Independent
Commission Against Corruption. Cette ligne de défense
fait craindre le pire aux autorités mauriciennes en raison
des retombées sur le plan international au chapitre du
respect des Droits de l'Homme. Les premiers détails de
ce document sont attendus avec impatience pour la confirmation
de la démarche de Teeren Appasamy, qui n'est nullement
à court de cibles que ce soit sur le plan politique ou
autres.
Le foot allemand à la place du foot anglais
Les Mauriciens demandaient les matchs de football anglais dont
ils sont très friands depuis des générations
et Rajesh Bhagwan a ardemment plaidé leur cause au Parlement
mardi dernier. Trop chers les droits de retransmission, répond
la MBC qui, vendredi, a annoncé en grandes pompes des directs,
dès le week-end prochain, de foot allemand. Une décision
qui a franchement irrité les téléspectateurs
privés de leur Manchester/Liverpool, pour ne citer que
ces deux équipes culte de la league anglaise pour les Mauriciens.
Ça repart entre Rama Sithanen et l'ARR
On se souvient des échanges de propos acerbes entre le
ministre des Finances et Johnson Roussety après que Rodrigues
a été oublié dans la présentation
du budget. C'est reparti cette semaine après que Rama Sithanen
a concouru dans le sens du député de l'OPR Alex
Nancy qui citait les cas d'abus de fonds publics de l'Assemblée
Régionale de Rodrigues. C'était lors des débats
sur le budget supplémentaire 2006/2007. Le ministre des
Finances a confirmé ne pas être satisfait de la manière
dont certaines dépenses sont effectuées par l'ARR.
Ce qui a provoqué le courroux du Chef Commissaire. Avec
de tels échanges de politesse, la situation ne va pas se
décanter de sitôt entre les protagonistes.
Jacques Panglose rapporté
Kishore Pertab, l'avocat de Bindu Ramloll, la conseillère
de l'Alliance sociale de Quatre-Bornes interpellée dans
une affaire de pots de vin a, selon nos renseignements, rapporté,
devant les instances appropriées, son confrère Jacques
Panglose qui s'était permis de dire sur une radio ne pas
comprendre comment la conseillère de son parti, le PMXD
"n'a pas choisi un avocat de chez nous". Après
les explications obtenues de part et d'autre, l'affaire pourrait
ne pas connaître de suites.
Jayen Cuttaree attend toujours son dédommagement de
Rama Valayden
Jayen Cuttaree attend toujours depuis le 3 septembre que l'Attorney
General lui paie ses dommages et intérêts s'élevant
à Rs 220 000 comme l'a condamné la Cour suprême
à le faire. Rien jusqu'ici, au point où les avocats
de Jayen Cuttaree envisagent une nouvelle action en Cour pour
contraindre l'Attorney General à honorer un engagement
pris devant la justice. Ils comptent aussi établir que
Rama Valayden a les moyens de payer pour la diffamation commise
à l'endroit de leur client.
Le lapsus de Paul Bérenger
C'est peut-être parce qu'il était assis aux côtés
de Pravind Jugnauth que ce lapsus est venu à Paul Bérenger.
Il s'apprêtait à prendre la parole à la Hindu
House, dimanche dernier, lors de la célébration
du Divali et énumérait, selon les introductions
d'usage les personnes présentes lorsqu'il a parlé
de "son petit frère" comme de "l'ex-Premier
ministre" au lieu de l'ex-vice-Premier ministre. Cette erreur
a amusé l'assistance.
Agents politiques voleurs de cigarettes
Après avoir essayé d'étouffer l'affaire,
la direction des casinos n'a eu d'autre choix, devant l'évidence,
que de procéder à la suspension de trois employés
voleurs de cigarettes. Les tergiversations sur leur cas s'expliquent
par le fait qu'il s'agit de trois activistes politiques qui sont
des protégés ministériels. L'un est un ancien
mauve connu de la capitale qui a viré casaque pour devenir
un agent rouge depuis une dizaine d'années que les deux
autres sont l'un agent du PTr au No 13 et l'autre celui du PMXD
à Quatre-Bornes.
L'ICAC saisie de l'affaire des "fogging machines"
L'affaire des "fogging machines" achetées
par le ministère de la Santé a été
referrée à l'ICAC depuis le début du mois
dernier. Ceux qui dénoncent cet achat viennent avec des
arguments sérieux pour soutenir que cet achat n'avait pas
sa raison d'être et qu'il est suspect. D'autres dossiers
relatifs à la Santé, comme la situation à
l'aéroport seront aussi portés à la connaissance
de l'ICAC.
Ces questions repoussées au 20 novembre
Les questions parlementaires déposées depuis mercredi
dernier ne seront considérées qu'à la séance
du mardi 20 novembre, l'impasse sur cet item devant être
faite le 13 en raison de l'examen en comité du budget supplémentaire
pour 2006/2006. Pas mal de sujets d'actualité devront attendre
comme la commission d'enquête que réclame Rajesh
Bhagwan sur le scandale des pots-de-vin à Quatre-Bornes
et celle d'Arianne Navarre-Marie sur le projet de foire de l'ancien
gouvernement à Pointe-aux-Sables et qui bien que terminée
n'a pas encore accueilli les marchands forains, des magouilles
étant en cours pour leur allocation. On prête aussi
aux back-benchers de l'Alliance sociale l'intention de
venir avec plusieurs questions sur la NHDC.
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