f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 11 novembre 2007



Porté manquant depuis jeudi - Le corps d'Erick Brelu-Brelu retrouvé hier après-midi
Viol et meurtre de Poudre d'Or - Un homme religieux dans le collimateur de la MCIT
Dans une déposition policière - Elle allègue que son viol a été filmé
Lundi soir - Un forcené sème la panique à l'hôpital de Flacq
À Bon Accueil le vendredi 2 novembre - Deux policiers blessés par un employé de la cybercité
Porté manquant - François Thanay allait fêter ses 88 ans demain
Vendredi soir - Un blessé par balle à Camp Levieux
Brèves


Porté manquant depuis jeudi

Le corps d'Erick Brelu-Brelu retrouvé hier après-midi

Le corps sans vie d'Erick Brelu-Brelu, 47 ans, ex-rédacteur en chef de La Vie Catholique, qui était porté manquant depuis jeudi, a été retrouvé hier après-midi sous le pont Colville Deverell. L'autopsie pratiquée en début de soirée hier par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO), a conclu qu'il est décédé des suites d'une fracture du crâne, après s'être jeté d'une certaine hauteur. De ce fait, la police ne soupçonne aucun foul play entourant les circonstances de sa mort.

Erick Brelu-Brelu portait les vêtements qu'il avait jeudi, soit le jour de sa disparition, à savoir une chemise à carreaux de couleur bleue, un pantalon bleu marine. Ont été également retrouvés : sa carte d'identité, qui aura permis son identification, son téléphone cellulaire et une somme de Rs 50.

Erick Brelu-Brelu, qui aura été tour à tour enseignant au collège La Confiance, secrétaire de rédaction/journaliste au Mauricien, journaliste à l'Express et en charge de la communication de Naïade Resorts, aura été aperçu pour la dernière fois jeudi à Port-Louis. Il avait pris part, ce jour-là, à une réunion à La Vie Catholique, réunion durant laquelle il devait soumettre sa démission en tant que rédacteur en chef de cet hebdomadaire. Il restitua également la voiture de fonction qui était en sa possession et les clés de celle-ci à l'issue de la réunion. Il n'est, depuis, pas rentré chez lui.

Son frère Patrick Brelu-Brelu devait consigner une déposition pour missing person au poste de police de Trou-Fanfaron. Des battues policières avaient été effectuées dans les environs de la rédaction de La Vie Catholique, mais en vain. La police a ouvert une enquête afin de tirer au clair les circonstances de cet acte de désespoir.

Ses funérailles auront lieu aujourd'hui en l'église de l'Immaculée Conception à Port-Louis. Erick Brelu-Brelu laisse derrière lui une épouse et trois enfants. La rédaction de Week-End présente ses plus vives sympathies à sa famille et à tous ceux affligés par ce deuil.


Viol et meurtre de Poudre d'Or

Un homme religieux dans le collimateur de la MCIT

C'est lundi que le corps calciné découvert samedi dernier dans un champ de cannes à Poudre d'Or (voir la précédente édition de Week-End) a été identifié. Il s'agit de Swasti Bhujun, 36 ans, alias Vidya, une habitante de Lallmatie. Mahendranath Bhujun a identifié le corps de son épouse grâce à un petit tatouage en hindi qu'elle portait au bras. Depuis la découverte macabre, la MCIT avait orienté son enquête vers la thèse du crime crapuleux, eu égard aux conclusions d'autopsie du Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO). Il avait soutenu que la femme avait été étouffée et immolée, après avoir été victime d'abus sexuels. Depuis, les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT), sont sur la piste d'un homme religieux, le pandit Harish Pursun, soupçonné d'entretenir une liaison avec la défunte. Or, ce dernier a juré un affidavit en Cour suprême, dans lequel il clame son innocence. Cela avant même d'avoir été interrogé…

C'est un appel téléphonique qu'aurait effectué la victime le vendredi 2 novembre, peu avant sa mort, qui est à la base de la suspicion des enquêteurs de la MCIT, placée sous la supervision de l'assistant surintendant de Police (ASP) Yousouf Soopun et menée par le chef inspecteur Ranjit Jookhoo et l'inspecteur Gérard. En effet, les enquêteurs sont en présence du témoignage de la fille de la victime, âgée de huit ans, qui affirme que sa mère avait appelé à la maison en fin de soirée du vendredi 2 novembre pour dire ceci : "Mo dan enn bois. Bann-là pe bat mwa. Mama pa pu returne. Ena pandit…" Le "pandit" mentionné par Vidya Bhujun lors de cet appel téléphonique serait le pandit Harish Pursun, qui a déjà eu des démêlés avec cette dernière. En effet, le pandit Pursun est actuellement poursuivi en cour pour une affaire d'agression sur la personne de… Vidya Bhujun.

Vidya Bhujun a été vue pour la dernière fois par ses proches le vendredi 2 novembre. Elle s'était levée à l'aube, comme à son habitude, pour se rendre à son lieu de travail à l'usine Tropic, St Pierre. Elle avait regagné le domicile conjugal aux alentours de 18h, tandis que son époux, Mahendranath, se trouvait, quant à lui, chez sa mère. Lorsque celui-ci a regagné son domicile en début de soirée, son épouse n'était déjà plus là.

Vidya Bhujun avait appelé son époux ce soir-là, vers 21h30 et avait eu avec lui une conversation des plus acariâtres. Selon la version des faits de Mahendranath Bhujun, son épouse lui avait fait comprendre qu'elle sortait, ce soir-là, en compagnie de ses amies. Cependant, a affirmé Mahendranath Bhujun aux enquêteurs, il devait être notamment intrigué par le fait d'avoir distinctement entendu une voix derrière celle de son épouse disant : "Donn to mari enn dernie bisou", avant que la communication n'arrive à son terme. C'est en fin de soirée que Vidya Bhujun aurait rappelée à son domicile et cette fois-là, c'est sa fille de huit ans qui aurait répondu au téléphone. Important maillon qui manque aux enquêteurs jusqu'à présent : le portable de la victime.

Les enquêteurs soupçonnent, pour leur part, que la victime entretenait une liaison avec Harish Pursun et que c'est cette liaison qui aurait fini par mal tourner. Or, alors que les limiers de la MCIT s'apprêtaient à interroger le pundit Pursun, ce dernier s'est rendu en Cour suprême afin d'y jurer un affidavit. Et non des moindres. Dans ce document, rédigé par l'avoué Mootoosawmy, qui a été également porté à la connaissance des enquêteurs, le pundit Pursun nie en bloc toute implication dans le meurtre de Vidya Bhujun, de même que d'avoir entretenu une relation avec elle. Le pandit dit craindre d'être arrêté par la police.

Selon la teneur de l'affidavit, le pundit Pursun dit avoir fait la connaissance de Vidya Bhujun par l'entremise de son frère, en octobre 2004. Vidya Bhujun a été employée comme femme de ménage par la famille Pursun jusqu'en décembre de la même année. Selon le pundit, Vidya Bhujun se plaignait constamment de son époux et avait de graves problèmes conjugaux. Dans l'affidavit, le pundit confirme avoir eu des ennuis avec Vidya Bhujun, qui a consigné une déposition pour agression, contre lui et sa mère. Il affirme, du reste, avoir comparu en cour en août, cette année, relativement à cette affaire. La plainte pour agression qu'avait logée Vidya Bhujun contre le pundit Pursun est un élément "à ne négliger sous aucun prétexte", par les enquêteurs de la MCIT. Pour cause, l'époux de la victime a laissé entendre à la MCIT que cette dernière avait été victime de maintes pressions afin qu'elle retire toutes les charges contre le pundit.

Dans son affidavit, le pundit Pursun donne également des détails complets en ce qu'il s'agit de ses Whereabouts le vendredi 1 novembre et le samedi 2, jours de la disparition de Vidya et de la découverte de son corps. Selon les recoupements de Week-End, des développements majeurs à l'enquête devraient intervenir cette semaine. Durant le week-end, les limiers de la MCIT ont passé au crible l'affidavit juré par le pandit Pursun afin d'y voir plus clair dans cette affaire.


Dans une déposition policière

Elle allègue que son viol a été filmé

Dans une déposition consignée dans le courant de cette semaine au poste de police de Stanley, une rosehillienne de 19 ans a allégué avoir été violée, le dimanche 4 novembre par un individu répondant au sobriquet de Colombo. Ce dernier aurait filmé le viol sur son téléphone cellulaire.

Dans sa version des faits, la fille affirme avoir fait la connaissance de son agresseur présumé le même jour, non loin du terrain de football de Plaisance. Selon sa déposition, elle soutient que le dénommé Colombo lui aurait proposé d'avoir des relations sexuelles avec elle, chose qu'elle dit avoir carrément refusé. Cependant, a-t-elle affirmé, Colombo serait alors rentré dans une rage terrible, l'aurait giflé à plusieurs reprises et l'aurait entraînée dans un buisson.

Là, il l'aurait contraint à se dévêtir et l'aurait violé, tout en filmant la scène par le biais de son téléphone cellulaire. Colombo aurait ensuite quitté les lieux très rapidement en emportant le téléphone avec lui.

La rosehillienne a été examinée par un médecin légiste de la police. Cependant, lors de son examen, elle a fait ressortir que le viol dont elle a été victime ne s'est pas produit le 4 novembre, mais le 29 octobre dernier. La police, qui recherche activement le dénommé Colombo, enquête afin de tirer toute cette affaire au clair.


Lundi soir

Un forcené sème la panique à l'hôpital de Flacq

Un individu, Julio Ross, habitant l'Est, a causé la panique à l'hôpital de Flacq dans la soirée de lundi. Emmené à l'hôpital en état d'ébriété des suites d'un accident de la route survenu à Belle-Mare, il devait agresser physiquement le constable Chinniah avant d'endommager le pare-brise d'un taxi. Ces incidents devaient provoquer une panique, dans la mesure où l'entrée de l'hôpital devait être bloquée par des personnes en colère.

Julio Ross s'en est pris physiquement et verbalement, ce lundi soir-là, au personnel hospitalier et au policier Chinniah avant de se diriger à l'extérieur de l'hôpital, où l'attendait un de ses amis, Bouba Draboucan, qui était venu le récupérer à l'hôpital. Au-dehors, Julio Ross devait asséner un coup de poing dans le pare-brise d'un taxi, qui transportait un malade à l'hôpital, avant de quitter les lieux. Le chauffeur du taxi, très en colère de par le fait que Julio Ross ait pu quitter l'hôpital en toute impunité, a appelé du renfort et a obstrué l'entrée de l'hôpital pendant plus d'une heure.

La police devait procéder à l'arrestation du suspect Ross le lendemain matin. Il a été Provisionally charged pour les délits susmentionnés.


À Bon Accueil le vendredi 2 novembre

Deux policiers blessés par un employé de la cybercité

Un employé de la cybercité, Deepak Ajodah, 30 ans, a été arrêté par la police dans la soirée du vendredi 2 novembre. Il est accusé d'avoir blessé deux policiers, à savoir le sergent Mudhoo et le constable Pannigadu, qui tentaient de le maîtriser alors qu'il faisait du désordre à Bon-Accueil, devant la maison de son beau-père, un retraité de la force policière. Le suspect, qui a aussi endommagé un véhicule de la police à coups de gourdin, a été Released on parole samedi dernier.

Selon les recoupements effectués par Week-End autour de cette affaire, la région de Lallmatie-Bon Accueil a vécu une soirée du vendredi 2 novembre des plus mouvementées avec cette affaire. Dans le courant de cette soirée-là, un policier à la retraite devait appeler le poste de police de Lallmatie, à l'effet que son gendre était en train de faire du désordre devant son domicile de Bon-Accueil. Des effectifs devaient être promptement dépêchés sur place. Là, les policiers trouvèrent le suspect, brandissant un gourdin et visiblement en état d'ébriété, qui vociférait: "Mo pu touye zot tou !"

Dans leur tentative de le maîtriser, le sergent Muddhoo et le constable Pannigadu devaient recevoir des coups. La police a dû faire usage de gaz afin de parvenir à maîtriser le suspect et de l'arrêter. Ce dernier a passé la nuit de vendredi 2 au samedi 3 au Detention Centre de Moka. "Nous avons dû effectivement faire usage de gaz afin de procéder à l'arrestation du suspect. Non content d'avoir asséné des coups de gourdin à deux policiers, il a également endommagé un véhicule de police", a-t-on fait ressortir dans les milieux de l'enquête.

Dans l'après-midi du samedi 3, le suspect devait être longuement interrogé par les éléments du poste de police de Lallmatie, menés par le sergent Bhujun. Le suspect a retenu les services de Me Baboolall dans cette affaire. Des suites de son interrogatoire, le suspect a été Released on parole. Il a, par la suite, comparu en cour sous trois accusations provisoires, notamment celles de Assaulting a civil agent in the exercise of his duty, damaging government property et de breach of the peace.

Selon les premiers éléments de l'enquête policière, le suspect, qui vit séparé de son épouse, s'était rendu chez ses beaux-parents, dans le but de faire entendre raison à celle-ci. Son beau-père aurait catégoriquement refusé de le recevoir, ce qui aurait eu pour effet de provoquer son courroux.

L'enquête policière se poursuit dans le but de tirer au clair toute cette affaire.


Porté manquant

François Thanay allait fêter ses 88 ans demain

La famille Thanay, de Mont Roches, ne sait plus à quel saint se vouer. Cela fait maintenant plus d'une semaine depuis que le patriarche de la famille, François, est porté manquant. Ce dernier devait fêter ses 88 ans demain.

Le jour de sa disparition, soit mercredi de la semaine dernière, François Thanay, qui portait une chemise de couleur blanche, un pantalon noir et d'épaisses lunettes, avait dit à ses proches qu'il comptait se rendre au cimetière de St-Jean afin de régler une affaire ayant trait à l'entretien et à la succession d'une tombe. Coiffeur de son état, François, qui n'exerce plus, se rendait chaque matin à son salon de Mont-Roches, pour y rencontrer ses amis. Ce jour-là, avant de se rendre au cimetière, il était à son salon, comme à son habitude.

Certaines personnes affirment avoir vu François Thanay, marchant sur le terre-plein de l'autoroute de Phœnix, en direction de St-Jean. Une autre personne affirme, par contre, l'avoir vu à Grande-Rivière Sud-Est. Des battues policières ont été effectuées dans ces endroits précités, sans résultat.

Toute information concernant François Thanay devrait être communiquée au poste de police le plus rapproché, ou à l'Information Room de la police, au 999.


Vendredi soir

Un blessé par balle à Camp Levieux

Un habitant de Camp Levieux, âgé de 22 ans, a été blessé par balle vendredi soir, non loin de chez lui. Selon sa version des faits, il marchait le long de l'avenue Crétin quand une voiture s'arrêta à sa hauteur. Un habitant de la localité en descendit. Il tenait un sabre. Celui-ci lui demanda ce qu'il transportait dans son sac à dos. Il ne répondit pas et se contenta simplement de retirer le sac de son dos. Un autre occupant de la voiture en descendit.

Cet autre homme tenait un samouraï et un autre objet dans ses mains. L'homme de 22 ans prit alors ses jambes à son cou. Il entendit alors une détonation et devait être, tout de suite après, touché au pied droit. Arrivé chez lui, il devait extraire une balle de sa blessure. Il devait être, en conséquence, admis à l'hôpital Victoria, Candos, pour des soins. Son état de santé n'est pas jugé sérieux. La police a ouvert une enquête sur cette affaire.


Brèves

Il périt dans l'incendie de sa maison

Sohanlal Baruth, 63 ans, habitant Camp Benoit, Petite-Rivière, est décédé vendredi des suites de brûlures étendues sur tout le corps. Etant souffrant, il dormait, aux alentours de 15h40, lorsqu'un violent incendie éclata dans la maison. Malgré l'intervention des pompiers, le sexagénaire n'a pu être sauvé. L'autopsie, effectuée par le Dr P. Chamane, Police Medical Officer (PMO), a attribué le décès à un "shock following extensive burns". La police a ouvert une enquête afin de déterminer les causes exactes de l'incendie.

À l'hôpital Candos hier-Un médecin agressé

Un médecin de l'hôpital Victoria, Candos, a été agressé par un patient hier. La police a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances de cette affaire.

Chute fatale pour celui qui se prenait pour Tarzan

Ricardo Raphaël, un laboureur de 30 ans, a effectué une chute fatale d'un arbre à Camp Carreaux, près de Flacq. Alors qu'il se trouvait en compagnie de deux amis, Lindsay Leopold et Javed Shermahamed Khan, il devait précipitamment grimper à un arbre en disant qu'il était Tarzan et ordonna à ses amis de le suivre, s'ils en étaient capables. Selon la version des faits des deux témoins, il se serait alors agrippé à une branche pourrie qui a cédé sous le poids de son corps et est tombé lourdement. Il devait rendre l'âme en route pour l'hôpital de Flacq, dans un véhicule du Service d'Aide Médical d'Urgence (SAMU). Selon les proches du défunt, ce ne serait pas la première fois que la victime aurait grimpée aux arbres, se prenant pour Tarzan.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 11 novembre 2007