C'est lundi que le corps calciné découvert samedi
dernier dans un champ de cannes à Poudre d'Or (voir la
précédente édition de Week-End) a
été identifié. Il s'agit de Swasti Bhujun,
36 ans, alias Vidya, une habitante de Lallmatie. Mahendranath
Bhujun a identifié le corps de son épouse grâce
à un petit tatouage en hindi qu'elle portait au bras. Depuis
la découverte macabre, la MCIT avait orienté son
enquête vers la thèse du crime crapuleux, eu égard
aux conclusions d'autopsie du Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal
Police Medical Officer (PPMO). Il avait soutenu que la femme
avait été étouffée et immolée,
après avoir été victime d'abus sexuels. Depuis,
les enquêteurs de la Major Crime Investigation Team (MCIT),
sont sur la piste d'un homme religieux, le pandit Harish Pursun,
soupçonné d'entretenir une liaison avec la défunte.
Or, ce dernier a juré un affidavit en Cour suprême,
dans lequel il clame son innocence. Cela avant même d'avoir
été interrogé
C'est un appel téléphonique qu'aurait effectué
la victime le vendredi 2 novembre, peu avant sa mort, qui est
à la base de la suspicion des enquêteurs de la MCIT,
placée sous la supervision de l'assistant surintendant
de Police (ASP) Yousouf Soopun et menée par le chef inspecteur
Ranjit Jookhoo et l'inspecteur Gérard. En effet, les enquêteurs
sont en présence du témoignage de la fille de la
victime, âgée de huit ans, qui affirme que sa mère
avait appelé à la maison en fin de soirée
du vendredi 2 novembre pour dire ceci : "Mo dan enn bois.
Bann-là pe bat mwa. Mama pa pu returne. Ena pandit
"
Le "pandit" mentionné par Vidya Bhujun
lors de cet appel téléphonique serait le pandit
Harish Pursun, qui a déjà eu des démêlés
avec cette dernière. En effet, le pandit Pursun est actuellement
poursuivi en cour pour une affaire d'agression sur la personne
de
Vidya Bhujun.
Vidya Bhujun a été vue pour la dernière fois
par ses proches le vendredi 2 novembre. Elle s'était levée
à l'aube, comme à son habitude, pour se rendre à
son lieu de travail à l'usine Tropic, St Pierre. Elle avait
regagné le domicile conjugal aux alentours de 18h, tandis
que son époux, Mahendranath, se trouvait, quant à
lui, chez sa mère. Lorsque celui-ci a regagné son
domicile en début de soirée, son épouse n'était
déjà plus là.
Vidya Bhujun avait appelé son époux ce soir-là,
vers 21h30 et avait eu avec lui une conversation des plus acariâtres.
Selon la version des faits de Mahendranath Bhujun, son épouse
lui avait fait comprendre qu'elle sortait, ce soir-là,
en compagnie de ses amies. Cependant, a affirmé Mahendranath
Bhujun aux enquêteurs, il devait être notamment intrigué
par le fait d'avoir distinctement entendu une voix derrière
celle de son épouse disant : "Donn to mari enn
dernie bisou", avant que la communication n'arrive à
son terme. C'est en fin de soirée que Vidya Bhujun aurait
rappelée à son domicile et cette fois-là,
c'est sa fille de huit ans qui aurait répondu au téléphone.
Important maillon qui manque aux enquêteurs jusqu'à
présent : le portable de la victime.
Les enquêteurs soupçonnent, pour leur part, que la
victime entretenait une liaison avec Harish Pursun et que c'est
cette liaison qui aurait fini par mal tourner. Or, alors que les
limiers de la MCIT s'apprêtaient à interroger le
pundit Pursun, ce dernier s'est rendu en Cour suprême afin
d'y jurer un affidavit. Et non des moindres. Dans ce document,
rédigé par l'avoué Mootoosawmy, qui a été
également porté à la connaissance des enquêteurs,
le pundit Pursun nie en bloc toute implication dans le meurtre
de Vidya Bhujun, de même que d'avoir entretenu une relation
avec elle. Le pandit dit craindre d'être arrêté
par la police.
Selon la teneur de l'affidavit, le pundit Pursun dit avoir fait
la connaissance de Vidya Bhujun par l'entremise de son frère,
en octobre 2004. Vidya Bhujun a été employée
comme femme de ménage par la famille Pursun jusqu'en décembre
de la même année. Selon le pundit, Vidya Bhujun se
plaignait constamment de son époux et avait de graves problèmes
conjugaux. Dans l'affidavit, le pundit confirme avoir eu des ennuis
avec Vidya Bhujun, qui a consigné une déposition
pour agression, contre lui et sa mère. Il affirme, du reste,
avoir comparu en cour en août, cette année, relativement
à cette affaire. La plainte pour agression qu'avait logée
Vidya Bhujun contre le pundit Pursun est un élément
"à ne négliger sous aucun prétexte",
par les enquêteurs de la MCIT. Pour cause, l'époux
de la victime a laissé entendre à la MCIT que cette
dernière avait été victime de maintes pressions
afin qu'elle retire toutes les charges contre le pundit.
Dans son affidavit, le pundit Pursun donne également des
détails complets en ce qu'il s'agit de ses Whereabouts
le vendredi 1 novembre et le samedi 2, jours de la disparition
de Vidya et de la découverte de son corps. Selon les recoupements
de Week-End, des développements majeurs à
l'enquête devraient intervenir cette semaine. Durant le
week-end, les limiers de la MCIT ont passé au crible l'affidavit
juré par le pandit Pursun afin d'y voir plus clair dans
cette affaire.
Dans une déposition policière
Elle allègue que son viol a été filmé
Dans une déposition consignée dans le courant de
cette semaine au poste de police de Stanley, une rosehillienne
de 19 ans a allégué avoir été violée,
le dimanche 4 novembre par un individu répondant au sobriquet
de Colombo. Ce dernier aurait filmé le viol sur son téléphone
cellulaire.
Dans sa version des faits, la fille affirme avoir fait la connaissance
de son agresseur présumé le même jour, non
loin du terrain de football de Plaisance. Selon sa déposition,
elle soutient que le dénommé Colombo lui aurait
proposé d'avoir des relations sexuelles avec elle, chose
qu'elle dit avoir carrément refusé. Cependant, a-t-elle
affirmé, Colombo serait alors rentré dans une rage
terrible, l'aurait giflé à plusieurs reprises et
l'aurait entraînée dans un buisson.
Là, il l'aurait contraint à se dévêtir
et l'aurait violé, tout en filmant la scène par
le biais de son téléphone cellulaire. Colombo aurait
ensuite quitté les lieux très rapidement en emportant
le téléphone avec lui.
La rosehillienne a été examinée par un médecin
légiste de la police. Cependant, lors de son examen, elle
a fait ressortir que le viol dont elle a été victime
ne s'est pas produit le 4 novembre, mais le 29 octobre dernier.
La police, qui recherche activement le dénommé Colombo,
enquête afin de tirer toute cette affaire au clair.
Lundi soir
Un forcené sème la panique à l'hôpital
de Flacq
Un individu, Julio Ross, habitant l'Est, a causé la panique
à l'hôpital de Flacq dans la soirée de lundi.
Emmené à l'hôpital en état d'ébriété
des suites d'un accident de la route survenu à Belle-Mare,
il devait agresser physiquement le constable Chinniah avant d'endommager
le pare-brise d'un taxi. Ces incidents devaient provoquer une
panique, dans la mesure où l'entrée de l'hôpital
devait être bloquée par des personnes en colère.
Julio Ross s'en est pris physiquement et verbalement, ce lundi
soir-là, au personnel hospitalier et au policier Chinniah
avant de se diriger à l'extérieur de l'hôpital,
où l'attendait un de ses amis, Bouba Draboucan, qui était
venu le récupérer à l'hôpital. Au-dehors,
Julio Ross devait asséner un coup de poing dans le pare-brise
d'un taxi, qui transportait un malade à l'hôpital,
avant de quitter les lieux. Le chauffeur du taxi, très
en colère de par le fait que Julio Ross ait pu quitter
l'hôpital en toute impunité, a appelé du renfort
et a obstrué l'entrée de l'hôpital pendant
plus d'une heure.
La police devait procéder à l'arrestation du suspect
Ross le lendemain matin. Il a été Provisionally
charged pour les délits susmentionnés.
À Bon Accueil le vendredi 2 novembre
Deux policiers blessés par un employé de la cybercité
Un employé de la cybercité, Deepak Ajodah, 30 ans,
a été arrêté par la police dans la
soirée du vendredi 2 novembre. Il est accusé d'avoir
blessé deux policiers, à savoir le sergent Mudhoo
et le constable Pannigadu, qui tentaient de le maîtriser
alors qu'il faisait du désordre à Bon-Accueil, devant
la maison de son beau-père, un retraité de la force
policière. Le suspect, qui a aussi endommagé un
véhicule de la police à coups de gourdin, a été
Released on parole samedi dernier.
Selon les recoupements effectués par Week-End autour
de cette affaire, la région de Lallmatie-Bon Accueil a
vécu une soirée du vendredi 2 novembre des plus
mouvementées avec cette affaire. Dans le courant de cette
soirée-là, un policier à la retraite devait
appeler le poste de police de Lallmatie, à l'effet que
son gendre était en train de faire du désordre devant
son domicile de Bon-Accueil. Des effectifs devaient être
promptement dépêchés sur place. Là,
les policiers trouvèrent le suspect, brandissant un gourdin
et visiblement en état d'ébriété,
qui vociférait: "Mo pu touye zot tou !"
Dans leur tentative de le maîtriser, le sergent Muddhoo
et le constable Pannigadu devaient recevoir des coups. La police
a dû faire usage de gaz afin de parvenir à maîtriser
le suspect et de l'arrêter. Ce dernier a passé la
nuit de vendredi 2 au samedi 3 au Detention Centre de Moka.
"Nous avons dû effectivement faire usage de gaz
afin de procéder à l'arrestation du suspect. Non
content d'avoir asséné des coups de gourdin à
deux policiers, il a également endommagé un véhicule
de police", a-t-on fait ressortir dans les milieux de
l'enquête.
Dans l'après-midi du samedi 3, le suspect devait être
longuement interrogé par les éléments du
poste de police de Lallmatie, menés par le sergent Bhujun.
Le suspect a retenu les services de Me Baboolall dans cette affaire.
Des suites de son interrogatoire, le suspect a été
Released on parole. Il a, par la suite, comparu en cour
sous trois accusations provisoires, notamment celles de Assaulting
a civil agent in the exercise of his duty, damaging government
property et de breach of the peace.
Selon les premiers éléments de l'enquête policière,
le suspect, qui vit séparé de son épouse,
s'était rendu chez ses beaux-parents, dans le but de faire
entendre raison à celle-ci. Son beau-père aurait
catégoriquement refusé de le recevoir, ce qui aurait
eu pour effet de provoquer son courroux.
L'enquête policière se poursuit dans le but de tirer
au clair toute cette affaire.
Porté manquant
François Thanay allait fêter ses 88 ans demain
La famille Thanay, de Mont Roches, ne sait plus à quel
saint se vouer. Cela fait maintenant plus d'une semaine depuis
que le patriarche de la famille, François, est porté
manquant. Ce dernier devait fêter ses 88 ans demain.
Le jour de sa disparition, soit mercredi de la semaine dernière,
François Thanay, qui portait une chemise de couleur blanche,
un pantalon noir et d'épaisses lunettes, avait dit à
ses proches qu'il comptait se rendre au cimetière de St-Jean
afin de régler une affaire ayant trait à l'entretien
et à la succession d'une tombe. Coiffeur de son état,
François, qui n'exerce plus, se rendait chaque matin à
son salon de Mont-Roches, pour y rencontrer ses amis. Ce jour-là,
avant de se rendre au cimetière, il était à
son salon, comme à son habitude.
Certaines personnes affirment avoir vu François Thanay,
marchant sur le terre-plein de l'autoroute de Phnix, en
direction de St-Jean. Une autre personne affirme, par contre,
l'avoir vu à Grande-Rivière Sud-Est. Des battues
policières ont été effectuées dans
ces endroits précités, sans résultat.
Toute information concernant François Thanay devrait être
communiquée au poste de police le plus rapproché,
ou à l'Information Room de la police, au 999.
Vendredi soir
Un blessé par balle à Camp Levieux
Un habitant de Camp Levieux, âgé de 22 ans, a été
blessé par balle vendredi soir, non loin de chez lui. Selon
sa version des faits, il marchait le long de l'avenue Crétin
quand une voiture s'arrêta à sa hauteur. Un habitant
de la localité en descendit. Il tenait un sabre. Celui-ci
lui demanda ce qu'il transportait dans son sac à dos. Il
ne répondit pas et se contenta simplement de retirer le
sac de son dos. Un autre occupant de la voiture en descendit.
Cet autre homme tenait un samouraï et un autre objet dans
ses mains. L'homme de 22 ans prit alors ses jambes à son
cou. Il entendit alors une détonation et devait être,
tout de suite après, touché au pied droit. Arrivé
chez lui, il devait extraire une balle de sa blessure. Il devait
être, en conséquence, admis à l'hôpital
Victoria, Candos, pour des soins. Son état de santé
n'est pas jugé sérieux. La police a ouvert une enquête
sur cette affaire.
Brèves
Il périt dans l'incendie de sa maison