Faits et effets
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Les sorties du dimanche
Humeur
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Le développement de "lindristi kokin" municipal
Carnet
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Indécent
Faits et effets...
Les sorties du dimanche
Les sorties du dimanche du Premier ministre seraient-elles devenues
des rendez-vous de la "déconne" ? Après
Union Park, le dimanche 10 septembre, où il nous avait
entretenus du sari de l'épouse de Rajesh Jeetah et l'histoire
de la vodka qui n'avait pas trouvé de verres du fils Sithanen
et la toute dernière sortie de dimanche dernier devant
les partisans du PTr, mais en présence aussi des diplomates
en poste à Maurice, on est en droit de se poser la question.
Parce que après ces meetings dominicaux, gracieusement
relayés par les "fossoyeurs" de la Rue Pasteur,
selon ce qu'en a dit l'honnête conseillère premierministérielle,
Bettina Cadinouche, à notre confrère l'Express-Dimanche,
il faut, paraît-il, toujours revenir sur les propos tenus
pour des précisions et des explications.
À Réduit, dimanche dernier, on a eu droit au réflexe
raciste de certains partisans de l'Alliance sociale qui ont lancé
le mot "blanc" lorsque leur leader a allégué
que si c'est Paul Bérenger qui devait mettre en chantier
le projet du Mauritius Research Couunil de 2004 d'extraire de
l'eau de mer pour l'embouteiller à des fins commerciales,
il l'aurait "donné à ses amis". Ce malheureux
troupeau est, en fait, victime de la campagne sectaire menée
par Navin Ramgoolam et l'Alliance sociale. Il n'a, d'ailleurs,
pas condamné ses propos et c'est contenté de dire
qu'il y avait des bons et des méchants dans toutes les
communautés ! Quelle trouvaille ! L'incident de Réduit,
dimanche dernier, nous a fait penser à ce qui est arrivé
à l'équipe de foot de deuxième division française,
Bastia qui a récemment perdu un point parce ses supporters
avaient lancé des commentaires racistes à l'égard
d'un joueur noir. Mais le foot n'est pas la politique où
tous les excès sont permis même ceux qui incitent
à la haine raciale.
En guise d'explications, hier, nous avons eu droit à une
longue déclaration sur l'industrie de la canne et des relations
avec l'Union Européenne. Pas de questions donc sur les
sujets de brûlante actualité du moment comme les
excès des motards et autres policiers, dont se plaignent
même, juge et député, les prisons, les scandales
des bourses indiennes, la NHDC et ses nouveaux propriétaires
de luxe, les manuels scolaires de James Burty David, Chitrakoot,
les planteurs de Riche Terre et de Terre Rouge, la fièvre
porcine qui décime le cheptel de nombreuses familles, la
municipalité de Quatre-Bornes et ses étals qui se
négocient à prix fort, du rond-point du Caudan,
du radier de Macondé et même de cette MBC croque-mort.
Non, rien de tout ça et même pas une petite question
sur le dossier évoqué, l'industrie sucrière.
Et il y en avait des questions à poser sur ce qu'il a dit
à Réduit et même hier. Après avoir
été corrigé sur la centrale de Belle Vue
dont l'accord de partenariat a été signé
en 1998 par son gouvernement et réalisé qu'il y
a des photos le montrant tout sourire, en présence de "banne
missié-là", en train de procéder à
l'inauguration de cette centrale, Navin Ramgoolam est passé
à autre chose. Il parle des profits de cette unité
de production d'énergie mais ne dit pas que, contrairement
aux accords signés entre 2000 et 2005, dans le cas de Centrale
Thermique du Sud et de la Centrale de Savannah, déposés
à la bibliothèque de l'Assemblée nationale,
pas d'appel d'offres et pas de transparence pour Belle Vue, Beau-Champ
et Fuel, les documents y relatifs restent secrets un peu comme
l'accord passé, en 1999, entre la CWA et la Lyonnaise des
eaux et celui qui porte sur la fourniture des produits pétroliers
gouvernés par la plus totale des opacités.
Navin Ramgoolam s'est bien gardé, hier, d'attaquer le MAAS,
un document qui semble faire tourner la tête autant que
le stupéfiant du même vocable qui est utilisé
dans le jargon mauricien. Et pour cause, c'est son gouvernement
qui en a décidé des termes et qui l'a approuvé
au Conseil des ministres du 21 avril 2006. Bientôt deux
ans. Les attentes angoissées, désespérées,
vaines jusqu'ici d'une retraite paisible et digne, avec compensation
adéquate et lopin de terres des travailleurs de St Félix
sont de la même durée, deux années qui sont,
pour eux, très longues. Nous espérons seulement
qu'il n'y a aucun malheureux travailleur au chômage technique
depuis deux ans qui ne décédera pas en attendant
l'issue des tergiversations de Navin Ramgoolam et que ses garanties
se matérialisent et soient rétroactives. Continueront-ils
à être l'otage des négociations entre l'État
et les sucriers alors qu'ils n'ont rien à y voir, eux ?
C'est là la véritable question et le "test"
pour ceux qui se gargarisent de "partage".
Ce qui bloque au niveau des négociations État/sucriers,
ce sont les terres. Des terres oui, l'État en a besoin
mais là aussi une question se pose, pour faire quoi ? Pour
donner à Rs 100 l'arpent l'année aux proches des
ministres, pour permettre aux agents de les renégocier
avec des étrangers pour Rs 150 millions, pour découvrir
que les employés du secrétaire général,
Deva Virahsawmy, sont devenus de grands promoteurs hôteliers
au point de ravir un bail à St Félix à des
hommes d'affaires réunionnais et pour en extraire 500 arpents
pour le seul projet de Tian Li. Les terres de l'État, on
les donne aux petits copains et lorsqu'il n'y en a plus, on va
les chercher ailleurs.
Que les sucriers doivent offrir des terres comme ils l'ont toujours
fait, soit, les collectivités locales ayant été
de grandes bénéficiaires jusqu'ici, mais il faut
que ce soit pour des projets utiles. Nous suggérons qu'ils
commencent dans l'est. Qu'ils se tournent vers une ONG sérieuse
pour une étude des besoins des familles de squatters qui
dorment à la belle étoile depuis plus d'un mois
et qu'ils leur allouent non seulement des terres mais qu'ils approchent
les entreprises de construction pour leur construire un petit
toit. Ce serait un beau geste social et une manière de
montrer que l'industrie sucrière est sensible à
la grande misère de certains de nos compatriotes.
Humeur
Le développement de "lindristi kokin" municipal
Les semaines se suivent et se ressemblent à Maurice en
ce qu'il s'agit de découvertes d'affaires de fraude et
de corruption plus élaborées les unes que les autres.
Ce secteur semble avoir connu un développement fulgurant
au cours des dernières années. Une progression qui
risque de faire Maurice grimper plusieurs marches sur l'indice
de perception du degré de corruption de Transparency International.
L'île Maurice avait découvert avec ahurissement,
la semaine dernière, que des hauts cadres de corps para
étatiques et de la fonction publique avaient détourné
les règles de bases de la NHDC. Ils avaient mis au point
un système pour acheter des appartements réservés
(i) à des non propriétaires et (ii) détenteurs
de comptes PEL pour les offrir à leurs proches dont des...
mineurs.
Cette semaine, c'est toujours du secteur para public, plus précisément
celui des administrations régionales - dont le ministre
responsable vient d'être mêlé a une histoire
de manuels scolaires imposés - qu'est venu le scandale.
Une conseillère municipale de Quatre-Bornes a été
prise la main dans le sac à Wolmar en train de récolter
une somme de plus de Rs 250 000, représentant la location
d'étals de la foire de la ville des fleurs. Une location
tout à fait particulière puisque les sommes récoltées
ne vont pas dans les caisses municipales, mais dans les poches
de certains élus. Arrêtée en flagrant délit
et interrogée pendant des heures, la conseillère
du PMXD - c'est un détail politique important que certains
semblent vouloir occulter -, a fini par cracher le morceau. Grâce
à ces révélations, un autre conseiller municipal,
le président du Public Health Commitee de la ville, et
deux entremetteurs ont été arrêtés
en attendant que d'autres cadres et conseillers municipaux les
rejoignent en cellule. Comme les cadres de la NHDC l'avaient fait
pour les appartements, ces élus de l'Alliance sociale et
leurs complices cadres municipaux ont mis au point un système
pour détourner le fonctionnement de l'attribution des étals
de la foire de Quatre-Bornes.
Il faut savoir que cette municipalité avait décidé,
l'année dernière, d'ouvrir la foire deux jours supplémentaires,
les mardi et vendredi. Elle avait également décidé
que les étals seraient attribués aux habitants de
la ville à travers un exercice d'appel d'offres. Selon
certains renseignements, plus de 500 applications avaient été
reçues pour les 250 étals disponibles. Face à
cette grosse demande, un sous-comité municipal avait été
nommé pour étudier chaque cas et faire des recommandations
au Public Health Commitee à qui revient la responsabilité
d'attribuer les étals. À partir de là, un
autre comité, parallèle et illicite, a été
institué pour mettre au point le trafic. La liste des noms
des candidats a été utilisée pour permettre
à des "démarcheurs" d'aller les contacter
personnellement pour leur proposer de faire activer les démarches.
Contre paiement de ce service, évidemment. Arrangeants,
les "démarcheurs" acceptaient que le paiement
se fasse par instalments, comme dans les magasins spécialisés
dans le hire purchase, mais sans contrats, ni reçus.
C'est en allant récupérer les "mensualités"
sur la plage de Wolmar que la conseillère s'est fait pincer
par la police. Selon des sources bien informées, d'autres
arrestations et d'autres révélations sur le trafic
sont attendues dans les jours qui viennent à la municipalité
de Quatre-Bornes.
Mais ce n'est pas seulement la municipalité de Quatre-Bornes
qui est éclaboussée par la découverte d'affaires
peu reluisantes. Pratiquement toutes les municipalités
et conseils de districts contrôlés par l'Alliance
sociale semblent avoir été atteints par cette curieuse
politique de proximité qui pousse les élus à
mettre au point des systèmes pour profiter des biens de
la collectivité. À Rose-Hill, on a eu les conseillers
"manzé boire" et l'affaire d'attribution
des étals à la foire Da Patten. À Port-Louis,
les dénonciations du lord-maire sur le fonctionnement du
garage municipal. À Curepipe, la rénovation du kiosque
du jardin SSR. Sans compter la disparition de millions d'excédents
dans certaines caisses de conseils de districts ou de manière
générale les voyages outremer des édiles.
"Ou kapav ampes lindistri kokin dévelopé
ou ?" demandait autrefois sir Seewoosagur Ramgoolam quand
on lui parlait des ravages de la corruption. Dans le cadre de
sa politique de "put our people first", avec
ses nominations et ses élus, son fils, Navin, est en train
de transformer cette "industrie" en pilier de l'économie
parallèle dans le secteur des administrations régionales.
Carnet
Indécent
On pourrait comprendre si le Comité National Olympique
Mauricien (CNOM) se sentait gêné de prendre la décision
d'initier une enquête sur un de ces membres. Toutefois,
ce serait probablement une occasion en or de démontrer
la rupture entre l'ancienne et la nouvelle méthode du CNOM
puisque le président de la Fédération mauricienne
Triathlon ne peut indéniablement pas s'en sortir à
bon compte après sa décision de " pénaliser
" de façon délibérée la triathlète
confirmée qu'est Ambre de Falbaire au profit de la nageuse
et néophyte en triathlon, Christelle Louis.
En dépit du fait qu'une telle décision peut, a priori,
gêner, il n'empêche que CNOM doit s'intéresser,
d'un peu plus près, non seulement à ce cas flagrant
d'injustice, mais à toutes les " manigances "
au sein de la FMTri, comme elle s'est sentie interpellée
par le déroulement des élections au sein de la fédération
d'haltérophilie.
Par contre, le ministère de la Jeunesse et des Sports ne
peut pratiquer la politique de l'autruche, petit jeu désormais
courant au 3e étage de l'Emmanuel Anquetil Building, et
encore moins se sentir gêné pour enquêter dans
cette affaire.
La décision d'Alain St-Louis n'est nullement un fait du
hasard et les autorités compétentes doivent se sentir
concernées à plus d'un titre. Car cette décision
est haineuse. Si Ambre de Falbaire a été sacrifiée
sans aucun état d'âme de la part du président
de la FMTri, c'est bien parce que cette sportive de 15 ans est
une passionnée et avec le soutien de ses parents, ne s'est
jamais laissée marcher sur les pieds.
Il est presque certain que c'est aussi parce qu'elle n'a pas voulu
entrer dans une " arnaque " proposée par
le directeur technique de la FMTri, Pascal Auger, à travers
une charte interdisant à tout triathlète de pratiquer
un autre sport qu'elle se trouve aujourd'hui mise à l'écart
pour ce stage. Pourtant, le fait de ne pas s'entraîner sous
la férule du DTN n'a pas empêché Ambre de
Falbaire d'être médaillée d'argent à
ces championnats d'Afrique. Déjà, à l'époque,
la démarche du président de la FMTri, ne cadrait
pas avec ce que l'on appelle l'esprit sportif.
Personne aujourd'hui ne peut rester insensible devant l'évincement
de cette triathlète confirmée, non seulement sur
le plan national mais aussi dans la région. Pour la bonne
et simple raison qu'une telle action est indécente. Surtout
venant d'une personne élue au sein du CNOM. La logique
veut qu'il soit un des gardiens de l'esprit olympique et la Charte
Olympique. Plus indécent encore, le choix d'Alain St-Louis
de raconter des histoires pour justifier son choix tant d'"
éliminer " Ambre de Falbaire pour " sélectionner
" Christelle Louis.
Aussi, on ne comprend pas le silence de Gérard Louis, le
père de la nageuse, face à cette injustice envers
une sportive. Lui qui a toujours fait entendra sa voix, à
juste titre du reste, à chaque fois que sa fille a été
victime des méthodes de sélection de la fédération
de natation. Son silence veut dire qu'il a déjà
accepté le " cadeau " de son nouveau copain
Alain St-Louis - pour qui Gérard Louis s'est aussi transformé
en dirigeant de club de natation. Un silence qui est à
la fois coupable et intrigant.
Cette injustice ne peut rester impunie, car elle n'est pas la
première. Nous ne détenons pas encore la liste de
toutes les " victimes " de la méthode
St-Louis, mais la liste est assez longue pour dire que tout ne
tourne pas rond au sein de cette fédération. On
retrouve, pêle-mêle, sur la liste des " exclusions
" sous le règne d'Alain St-Louis, des noms comme ceux
de Charles Cartier, Rajen Rungassamy, Kevin Hill, Jennifer Henrisson,
Henri Leclézio, André Leclézio, entre autres.
Il y a aussi sur cette liste, la mise à mort des clubs
comme le FYSC en 2005 - duquel étaient membres Jennifer
Henrisson et Henri Leclézio - le Ollier Power Sports Club
ou encore le refus systématique d'affiliation à
des clubs désirant faire partie de la fédération.
Des méthodes qui nous font penser aux despotes qui ont
ruiné le continent africain durant leur règne. Faut-il
être " le fils ou la fille " d'un tel pour
avoir les faveurs du président de la FMTri ? Ou pire. Faut-il
courber l'échine devant le sieur St-Louis et surtout ni
penser ni dire le contraire de ce qu'il pense pour espérer
une affiliation auprès de cette fédération
?
Là encore, ce n'est ni une garantie et encore moins une
certitude si on prend en considération une autre démarche
d'Alain St-Louis autour des demandes " d'invitations "
pour les Jeux Olympiques de Beijing en 2008. Alors qu'il avait
la possibilité de formuler une demande pour quatre triathlètes,
il n'a fait une demande que pour sa fille, Fabienne, arguant au
Labourdonnais Court que les autres ne sont pas des " olympiens
". Y compris un certain Michou Bhageea, multiple champion
de Maurice, qui n'a jamais rien obtenu de la méthode St-Louis.
Il est temps que le ministère de la Jeunesse et des Sports
assume ses responsabilités et réclame une enquête
du Registrar ou d'une instance indépendante pour
tirer faire la lumière sur cette " façon
de faire " de la FMTri. N'oublions surtout pas que si
cette dernière existe, c'est bien grâce au financement
de l'État. Donc l'argent du public
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 28 octobre 2007
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