c o u r r i e r WEEK-END --- dimanche 21 octobre 2007



  Tribune—The torch-bearers of humanity
  Échéances mal gérées—Une irresponsabilité nationale


Tribune

The torch-bearers of humanity

Five persons emerge with flying colours to be the recipients of this title. They are, by order of rank, the 16th President of USA, Abraham Lincoln, Mahatma Gandhi, Walter Savage Landor, Mohammad Yunus of Bangladesh and Wangari Maathai of Kenya. Each has pertinent messages for humanity.

In a letter to the school master where his son was studying - this letter in itself is a Bible book and which constitutes a poster in the head teacher office of many of our schools - Abraham Lincoln enjoined the educator to teach his son that "all men are not true, all men are not just; but that for every scoundrel, there is a hero. For every false politician, there is a dedicated leader. That one dollar earned is of far more value than five dollars found. That all the things he hears should be filtered against a screen of truth". There are other items, I am quoting the most important ones. The President has left the world with a message of light and hope. Life is livable and on no account we should allow despair paralise our soul.

Next comes Gandhi; he has taught the world that, under no circumstances, violence should have a place among humans. Violence is the prolifix mother of violence. We are seeing that everyday. The nation that practises violence to the extreme is U.S.A. It has produced the Vietnam war in Asia and Americans lost their sleep because of Uncle Ho Chi Minh. The climax of violence was reached in Africa when, at the instigation of the Americans, Patrice Lumumba of the ex-Belgian Congo, was executed without even having a 'cagoule' on his head, and his body dissolved in acid as a spoonful of sugar dissolves in a glass of water.

In Latin American, U.S.A. has lighted many sources of violence through the production of a host of bloody dictators. Coming on top of the list was Augusto Pinochet of Chili, whose pattern of repression could match that of Hitler. The latter created the concentration camp of Aushwitz, Pinochet has left the world with that of Chacabuco, where he imprisoned and tortured to death his political opponents. Ousama Ben Laden himself was a creation of the Americans to fight the Russians in Afghanistan; so was Saddam Hussein to fight the Iranians in the Shatt El Arab war. The list is long, I prefer to stop here.

Now, what is the result of all this violence: only extra violence. Ben Laden hit the Americans at the heart of their pride: his suicide bombers smashed the New York Twin Towers on 11 September 2001. President W. Bush launched the anti-terror war; now his army is enmeshed in the 'bourbier Irakien'. This war and its retaliative corollaries are draining lot of resources; security problem has become a national obsession. Americans have lost the tranquility of their sleep at night in much the same way as Macbeth did, after the murder of Duncan and his army mate. The appearance of the ghost of Ben Laden during the day is as painful as that of Banquo!

Gandhi has also many other teachings for humanity in general and Mauritians in particular. These are in the form of sayings. One such is - I am giving French version of it - "Les petites choses n'ont l'air de rien; elles sont comme les fleurs des champs, toutes ensemble elles s'embaument". This means that doing a multitude of small things is as good as achieving a great one. Another goes thus: "the slightest untruth befalls a man as a drop of poison ruins milk". In Mauritius untruth is being uttered in the most haphazard fashion and from the most unsuspected quarters.

Walter Savage Landor was an English poet; we do not come across his verses often. Yet he had been able to arrest the tragedies of many a nations in only a few lines of poetry:

Alas, how soon the hours are over

Counted us out to play the lover!

And how much narrower is the stage

Allotted us to play the sage!

But when we play the fool, how wide

The theatre expands; beside

How long the audience sits before us!

How many prompters! What a chorus!

Who plays the lover and the sage here? Who plays the fool? The allusion is crystal clear. Unfortunately, our poor island has undergone through this process time and again.

Mohammad Yunus has created an upheaval in the world of finance: he lends money to the poor at a very low interest and without any guarantee to set up businesses. These people keep on returning the loans advanced and borrow other money to push far their business. This initiative is known as the Grameen Bank. Yunus says that this is his method of promoting development and peace in the world.

In Africa, Wangari Maathai has made hers this mission in another way. She mastermined a tree-planting campaign in her Kenya: 30 millions trees had been grown in her country. "When resources are plentiful", she said, "the belly of the common will be filled and there will be peace and harmony in the world!".

The world has recognised the works of these two persons, and both had been awarded the Nobel Prize for peace. The African and the Asian are the two living torch-bearers of humanity.

Mohunparsad Bhurtun


Échéances mal gérées

Une irresponsabilité nationale

Depuis deux semaines, de nombreux articles de presse font état de " l'énervement croissant " de l'Union Européenne (UE) envers notre république. C'est parce que nous n'avons pas, à la date butoir du 30 septembre 2007, soumis à la Commission de l'UE un rapport d'évaluation sur la mise en œuvre du Mauritius Sugar Sector Support Programme.

Réformes majeures en panne

Rappelons que ce programme a été soumis, en avril 2006, par le Gouvernement mauricien à la Commission Européenne qui l'a approuvé. Il comprend plusieurs projets de réformes majeures pour la restructuration de l'industrie sucrière, en prévision de la disparition du Protocole Sucre à partir de 2010.

Ces réformes comprennent, entre autres, la centralisation des usines et leur réduction à quatre seulement d'ici à 2008, l'épierrage et la mécanisation des champs des petits planteurs, le développement énergétique avec la construction de nouvelles centrales thermiques bagasse/charbon,la construction de raffineries et la mise à la retraite prématurée, assortie de recyclage, de quelque 6000 employés.

À part des travaux d'épierrage des champs des petits planteurs, toutes les autres réformes sont en panne, le gouvernement ayant décidé unilatéralement d'imposer à l'industrie sucrière des conditions nouvelles par rapport à la superficie des terres qu'il souhaite acquérir à des fins sociales. Il y a aussi un litige concernant la part des planteurs dans l'actionnariat.. D'où l'incapacité de Maurice de soumettre un rapport d'évaluation à la Commission de l'UE. Sans ce rapport, l'UE ne peut décaisser des montants conséquents d'aide au titre des mesures d'accompagnement de la restructuration de l'industrie sucrière.

Tant pis, dira-t-on, si l'on continue, à la fâcheuse manière mauricienne, de croire que tout finira par s'arranger. Nous sommes de grands adeptes de la formule théâtrale du " deux ex machina ", de la fée magique qui viendra nous sauver à l'ultime seconde. C'est se tromper lourdement !

Les conditions des décaissements

Sortons du rêve et revenons aux faits, dans l'espoir que cela nous ramènera sur terre et nous évitera des cauchemars. Nous procéderons en deux temps: d'abord en rappelant les conditions rattachées au décaissement des mesures d'accompagnement, puis en mettant l'accent sur l'impact budgétaire, au cas où les encaissements prévus en 2007-2008 ne se matérialisent pas.

En gros, l'UE a l'intention de nous accorder, à travers l'aide budgétaire, quelque 301 millions d'euros (soit l'équivalent de 12 milliards de roupies) durant la période 2007 - 14. Ce montant se décompose comme suit:-

Tableau I

Aide Budgétaire UE

(en millions d'euros)

Total 2007 - 11 2011 - 14

Pour la réforme sucrière

249,5 127,0 122,5

9e et 10e Fonds Européen de Développement 52,5 n.d n.d

301,0

N.B. Il s'agit d'ordres de grandeur et non de chiffres officiels.

Ces chiffres ne sont pas définitifs et pourraient être accrus, notamment au titre du FLEX (voir Tableau IV)

Il convient, ici, de préciser deux faits importants:

o premièrement, le montant indiqué au Tableau I n'est pas destiné qu'à l'industrie sucrière. 54% servira à financer des secteurs non-sucre, la part devant revenir à l'industrie sucrière étant destinée principalement aux coûts sociaux et aux planteurs. Il reviendra à l'industrie de financer, à travers des capitaux propres et des emprunts, toute l'infrastructure à être mise en place, sous la forme de raffineries, de distilleries et de centrales sucrières modernes. Il a été estimé que l'ensemble de la réforme représente un coût de 675 millions d'euros pour les opérateurs.

o deuxièmement, le décaissement du montant indiqué au Tableau I n'est pas automatique. Il est sujet au bon déroulement de la réforme de l'industrie sucrière, ainsi que de la mise en œuvre de mesures macro-économiques appropriées. Celles-ci comprennent entre autres, une gestion appropriée des finances publiques, une politique énergétique cohérente et un nouveau système de marché public. Il est évident que la remise en état de notre économie ne pourra être réalisée de manière soutenue si la restructuration de l'industrie sucrière est retardée, sinon abandonnée.

Le tableau suivant est un rappel des montants reçus ou à recevoir de l'UE jusqu'à juin 2008 et les conditions qui s'y rattachent.

Mesures d'accompagnement

(montants estimés et exprimés en millions d'euros)

Description 2007-08 Subséquemment Conditions de décaissement Remarques

Tranche fixe No.1 6,5 Evaluation programme macro-économique Déjà décaissée

Tranche variable No. 1 4,5 Evaluation programme de réforme de l'industrie sucrière Décaissement d'ici le 31 décembre 2007, mais sujet à un rapport d'évaluation au 30 septembre 2007

Total Tranche No. 1 11,0

Tranche fixe No 2 n.d Evaluation programme. macro-économique et dossier énergie Ces décaissements sont sujets à la soumission de rapports d'évaluation selon le calendrier établi

Tranche variable No. 2 n.d Evaluation programme de reforme de l'industrie sucrière Ces décaissements sont sujets à la soumission de rapports d'évaluation selon le calendrier établi

Total Tranche No 2 44,7

FLEX 9,8 9,7 Evaluation programme macro-économique et programme de réforme de l'industrie sucrière Ces décaissements sont sujets à la soumission de rapports d'évaluation selon le calendrier établi

n.d. = non disponible

FLEX = fluctuations in foreign currency (dédommagement pour baisse des recettes nationales en devises étrangères).

Source: Divers articles de presse. À noter que ce ne sont pas des chiffres officiels. Il faut les considérer comme des ordres de grandeur.

Des sommes énormes en jeu

Il ressort de ce tableau que d'énormes sommes d'argent sont en jeu (quelque 75 millions d'euros, équivalent à 3,2 milliards de roupies), dont 87 pour cent à être encaissés par le Trésor public d'ici à juin 2008.

Ainsi en sus de paralyser la restructuration de l'industrie sucrière, leur non-encaissement creusera davantage le déficit budgétaire, avec des conséquences néfastes pour la politique macro-économique. Le tout est fortement imbriqué, nous nous trouvons comme dans un cercle, lequel sera vertueux ou vicieux, selon les décisions que nous prendrons.

Il est opportun de rappeler que trois institutions étrangères de financement nous accordent une aide budgétaire significative depuis le dernier exercice financier. Ce sont la Banque Mondiale, l'Agence Française de Développement (AFD) et la Banque Africaine de Développement (BAD). En 2006-07, elles nous ont consenti des prêts totalisant 2,24 milliards de roupies, selon les estimations budgétaires de juin dernier. En 2007-08, le montant comparable est égal à 2,22 milliards, toujours selon ces mêmes estimations budgétaires. De plus, l'UE et le FED (Fonds Européen de Développement) pourraient nous accorder des dons à hauteur de 2,8 milliards au titre des mesures d'accompagnement discutées ci-dessus. Ces prêts et dons sont estimés à 5,02 milliards en 2007-08, soit 8,1 pour cent des recettes budgétaires prévues pour cet exercice. Ce sont des sommes considérables et c'est pourquoi le moindre faux pas serait bien dommageable. En ce moment, nous sommes dans une zone à forts risques, mais qui s'en soucie ?

Qui s'en soucie ?

Certaines personnalités politiques font comme s'il n'y a pas d'urgence à se rassurer que ces montants d'aide soient mis à la disposition de notre pays d'ici à juin 2008. Sont-ils conscients que pour pallier au manque à gagner résultant de la disparition du Protocole Sucre à partir d'octobre 2009, l'industrie sucrière doit se trouver de nouveaux marchés lucratifs, notamment pour le sucre blanc raffiné ? Comment se lancer dans les investissements majeurs que cela requiert, si l'incertitude persiste quant au cadre légal et réglementaire qui sera en place ? Si ces investissements ne se font pas dans les meilleurs délais, Maurice risque de se voir coiffer au poteau par des concurrents sur le marché du sucre désormais libre et non protégé.

Serait-on arrivé au point où l'on pense pouvoir se passer de l'Union Européenne, en se fiant, par exemple, à l'aide de la République Populaire de Chine, réputée plus flexible, du moins dans l'immédiat, par rapport aux décaissements ? Il faudrait, sans aucun doute, ne pas se fier aux apparences et savoir évaluer les effets, à moyen et à long terme, d'un recours trop prononcé à du financement chinois. Car celui-ci est généralement assorti de conditions telles que l'achat de matériel et de services en provenance de la Chine ou la fourniture de matières premières à des prix favorables. Les pays de l'Ouest ont aussi imposé ces conditions dans le passé et le font sans aucun doute encore. Mais il importe de préciser que, dans le cas qui nous concerne, les conditions de l'UE sont d'un autre ordre: il s'agit d'assurer l'efficacité de l'aide, en accord avec les principes adoptés, en 2005, à Paris, par les pays membres de l'OCDE, une centaine d'autres pays et des organisations internationales comme l'Union Européenne, le FMI et la Banque Mondiale.

Qui d'autre se soucie lorsque les chances ne sont pas respectées ? Les chevaliers d'industrie défendent leurs intérêts avec force, les syndicalistes et les planteurs défendent leurs droits acquis, la société civile, largement ignorante des faits, est comme un spectateur désabusé qui se dit que tout finira bien par s'arranger et qu'il vaut mieux pour elle de mener son train-train quotidien.

Intérêt national en veilleuse

C'est ainsi que l'intérêt national, notamment la remise en état de l'économie grâce, entre autres, à la restructuration de l'industrie sucrière, ne préoccupe qu'un petit nombre d'initiés et de responsables, alors que les intérêts individuels et corporatifs occupent bruyamment les premières places. Nous avons oublié que l'intérêt national exige parfois que des intérêts particuliers jettent du lest et adoptent une attitude flexible. C'est autour d'une table et dans le consensus que ces intérêts particuliers pourront s'entendre pour la sauvegarde de l'intérêt national. Tel n'est, semble-t-il, pas le cas en ce moment.

Un sursaut est urgent de la part de toutes les parties concernées et il est évident que c'est au gouvernement à donner le signal en premier. Il y va du bien de la nation tout entière.

Une autre échéance menacée

Une autre échéance en voie d'être ratée est celle de la signature, d'ici le 31 décembre 2007, d'un Accord de Partenariat Économique (APE) avec l'UE, en remplacement de la Convention de Cotonou. Pour être juste, reconnaissons que Maurice n'est pas le seul pays responsable de la stagnation du processus des négociations. Notre pays est coincé entre la défense de ses intérêts propres et la solidarité qu'elle doit observer avec d'autres pays de la région au sein du COMESA et de l'Afrique Orientale et méridionale. Mais il faut bien se rendre à l'évidence: la plupart de ces pays sont en position bien plus favorable que nous pour l'entrée de leurs marchandises sur le marché de l'UE, à cause du principe: Tout sauf les armes, accordé aux pays les moins développés (PMD). Un APE n'a donc pas de nécessité vitale et urgente pour eux.

Nous ne sommes pas une PMD et donc non éligible aux faveurs du Tout sauf les armes. De plus, nous voilà bientôt orphelin du Protocole Sucre. Nous avons pris trop de temps à nous débarrasser de ce complexe du Protocole Sucre - certains croient encore pouvoir la sauver en invoquant les droits acquis, alors qu'il est non conforme à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à laquelle nous avons souscrit depuis 1995 en signant le Traité de Marrakech.

Sus aux tergiversations

Il nous faut activement conclure un accord avec l'UE par rapport à notre commerce international de biens et de services. Il n'y a plus de temps pour des tergiversations et atermoiements. Si nous pouvons faire cause commune avec quelques pays qui se trouvent dans la même situation que nous vis-à-vis de l'UE, entamons les démarches sans délai - il est déjà bien tard. Mais si ces démarches-là n'aboutissent pas, il nous faudra oser et pousser jusqu'au bout notre stratégie d'ouverture, en place depuis 2006, en négociant seul à seul avec l'UE, et en faisant ressortir à quel point nous avons progressé dans l'ouverture de nos frontières aux importations de biens et de services. Nous sommes sûrement parmi les pays de la région africaine et india-océanique qui ont pratiqué le plus le désarmement tarifaire. Si Cotonou devient caduc à partir de 2008, sans aucun accord de remplacement, nous ne pourrons nous rabattre que sur un système de préférences généralisées au même titre que d'autres pays.

Le risque d'être coiffé au poteau

Il y a, enfin, une troisième échéance à honorer, faute de quoi nous courons le grand risque de voir fondre nos espoirs dans un port moderne susceptible d'être une plaque tournante de haute performance dans notre région. On sait que, ces dernières années, le traffic maritime via Port-Louis s'est considérablement développé avec le service d'éclatement des conteneurs à destination du marché africain, notamment. Il en résulte, de temps en temps, des goulots d'étranglement qui prolongent indûment le débarquement des navires avec des conséquences fâcheuses pour les coûts d'opération.

Deux dangers nous guettent: premièrement, que des lignes maritimes cessent de desservir Port-Louis, avec des effets néfastes pour notre commerce extérieur, aussi bien que pour nos activités de plaque tournante, deuxièmement, que des surcoûts soient réclamés aux importateurs avec une incidence sur le coût de la vie, et aux exportateurs, avec une incidence sur leur profitabilité.

Il est impérieux que notre unique port soit géré le plus efficacement possible. Pour réaliser cet objectif, le gouvernement doit activement se mettre à la recherche d'un partenaire stratégique internationalement fiable pour accroître la performance de la Cargo Handling. On en parle depuis plusieurs années, le discours du budget 2007-08 y consacre deux alinéas. Depuis, on n'en parle plus. Attendons-nous qu'un pays de la région nous coiffe au poteau ?

Deux pays voisins peuvent le faire. L'Afrique du Sud, avec sa notoriété et ses moyens autrement plus importants que les nôtres, pourrait se doter d'un nouveau port moderne et performant, susceptible de drainer de chez nous tout le business de l'éclatement des conteneurs. Madagascar pourrait en faire de même, notamment à Diego-Suarez, s'il suit le modèle de la construction à Fort Dauphin d'un port moderne, en partenariat avec des firmes étrangères dans le cadre du projet d'exploitation du titane avec Rio Tinto. Selon le discours du budget, il y aurait encore deux autres pays en lice, c'est-à-dire le Mozambique et le Kenya. De quoi nous mettre sur nos gardes.

Pour réussir dans ce monde hautement concurrentiel, il ne suffit pas de prendre des décisions; il faut les prendre à temps. En ratant des échéances, nous perdons nos chances. Une telle irresponsabilité est intolérable au niveau de notre république.

Pierre Dinan

8 octobre 2007



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