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Campagne contre deux projets de loi sur le travail
Première offensive syndicale le 20 octobre
Le Front Travayer du Sekter Privé (FTSP) part en campagne
contre les deux projets de loi sur le travail présenté
par le gouvernement, l'Employment Relations Bill et le
Labour Act. Depuis un peu plus de dix jours, ce mouvement
syndical poursuit une campagne d'information sur le terrain qui
culminera vers une manifestation pacifique le samedi 20 octobre
à Rose-Hill. L'objectif de cette campagne est de sensibiliser
les travailleurs aux changements préconisés dans
les deux projets de loi, qui remplaceront l'Industrial Relations
Act (IRA) et le Labour Act. Le syndicaliste Reaz Chuttoo
a par ailleurs dénoncé l'absence de réaction
de l'opposition par rapport à la question. La principale
préoccupation des mouvements syndicaux porte sur le faible
taux de syndiqués dans le secteur privé. "90%
des travailleurs ne sont pas syndiqués et ne savent pas
ce qui les attend. Il y a urgence !", déclare
le syndicaliste Reaz Chuttoo, qui estime qu'il faut dès
maintenant développer une "prise de conscience"
autour de ces changements envisagés et de réagir
en conséquence.
Construction - En attendant le nouveau RO-Proposition pour
un 14e mois de salaire
Comment faire bénéficier aux travailleurs la croissance
élevée enregistrée dans le secteur de la
construction depuis le début de l'année en attendant
une nouvelle révision salariale sous le National Remuneration
Board (NRB) ? La Construction, Metal and Workers Employees Union
(CMWEU) a formulé une requête à la BASEKA
en vue d'octroyer un 14e mois de salaire aux employés du
secteur de la construction lors du paiement de la gratification
annuelle à la fin de l'année.
Cette proposition est motivée non seulement par le boom
que connaît ce secteur, mais également par le fait
les entreprises dans le secteur sont en général
en faveur d'une révision salariale. Un accord collectif
a même été signé dans ce sens, les
deux parties estimant qu'une révision salariale était
nécessaire compte tenu de l'augmentation du coût
de la vie. Des représentations ont par ailleurs été
faites NRB. Une augmentation variant entre 15% et 25% a été
proposée.
Valeur du jour, selon le barème établi, un maçon
qualifié touche Rs 300 par jour, alors qu'un apprenti perçoit
Rs 225.
Jusqu'en juin 2008-Hôpital Victoria : Rs 3,8 M seulement
pour payer les "overtime" des infirmiers
En raison des contraintes budgétaires, l'administration
de l'hôpital Victoria, Candos, se retrouve avec seulement
Rs 3,8 M pour payer les heures supplémentaires des infirmiers
jusqu'à la fin de l'année financière, soit
jusqu'en juin 2008. Des Rs 20,5 M allouées pour cet item
pour l'année financière 2007-08, quelque Rs 17 M
ont déjà été dépensées
pour payer les arrérages et les overtime des infirmiers
pour les trois derniers mois.
Face à son budget restreint, l'administration de l'hôpital
Victoria se voit dans l'obligation de réduire les coûts.
D'où la proposition du Regional Health Director (RHD),
le Dr Gooroodeo Bauljeewon, en consultation avec les Head of Departments,
de réduire de manière conséquente la pratique
des heures supplémentaires. Cette mesure, qui attend l'aval
du ministère de la Santé, fait des mécontents,
les infirmiers s'insurgeant qu'outre le manque aigu de personnel
dans les salles, cette décision aggraverait la situation
et cela au détriment des malades.
Jusqu'en juin 2008
Hôpital Victoria : Rs 3,8 M seulement pour payer les
"overtime" des infirmiers
En raison des contraintes budgétaires, l'administration
de l'hôpital Victoria, Candos, se retrouve avec seulement
Rs 3,8 M pour payer les heures supplémentaires des infirmiers
jusqu'à la fin de l'année financière, soit
jusqu'en juin 2008. Des Rs 20,5 M allouées pour cet item
pour l'année financière 2007-08, quelque Rs 17 M
ont déjà été dépensées
pour payer les arrérages et les overtime des infirmiers
pour les trois derniers mois.
Face à son budget restreint, l'administration de l'hôpital
Victoria se voit dans l'obligation de réduire les coûts.
D'où la proposition du Regional Health Director (RHD),
le Dr Gooroodeo Bauljeewon, en consultation avec les Head of Departments,
de réduire de manière conséquente la pratique
des heures supplémentaires. Cette mesure, qui attend l'aval
du ministère de la Santé, fait des mécontents,
les infirmiers s'insurgeant qu'outre le manque aigu de personnel
dans les salles, cette décision aggraverait la situation
et cela au détriment des malades.
Confirmant que l'administration de l'hôpital se retrouve
à réduire les coûts face aux contraintes budgétaires,
le Dr Bauljeewon indique que la décision relative au overtime
a été prise lors d'une réunion lundi dernier
en consultation avec les chefs de départements. "Nous
ne pouvons faire autrement", dit-il, ajoutant : "Contrairement
à l'année dernière, où nous avions
un budget de Rs 33 M pour les heures supplémentaires, l'hôpital
Victoria ne dispose cette année que de Rs 20,7 M, soit
quelque Rs 13 M de moins, et dont environ Rs 17 M ont déjà
été dépensées pour payer les frais
d'arrérages de l'année précédente
et les overtime des trois derniers mois".
Ainsi, depuis lundi dernier, les Nursing Administrators, Regional
Nursing Administrators et Head of Departments, tenus au courant
des contraintes budgétaires, ont été informés
qu'il n'y a pas d'autre solution que de réduire radicalement
les heures supplémentaires pour le reste de l'année
financière.
"Il s'agit d'une solution que nous avons trouvée
à notre problème financier. À ce jour, il
ne nous reste que Rs 3,8 M. Nous ne pouvons pas continuer à
demander à faire des heures supplémentaires alors
que nous n'avons pas d'argent pour payer le personnel. C'est ce
que nous avons expliqué au ministère en l'informant
de la situation financière et réclamant son aval
pour appliquer cette mesure", précise le Dr Bauljeewon.
Parmi la série de mesures proposées figure également
la réduction des heures supplémentaires pour les
hospital servants. Selon le Dr Bauljeewon, ces employés
ne profitent pas des quatre heures de repos qui leur sont données,
l'hôpital devant les payer de ce fait pour des heures supplémentaires.
"Cela nous coûte environ Rs 1 M mensuellement, soit
Rs 12 M par an. C'est énorme, d'où la décision
de réduire cette pratique", indique le RHD.
De même, fait-il ressortir, parmi les mesures avancées,
celle de fermer les différents services à partir
de 16h - dont le Paediatric Out Patient Department et le dispensaire,
pour n'avoir qu'un département, soit le Casualty, ouvert
après 16h - vise toujours à réduire le nombre
d'overtime à payer pour ceux qui y travaillent en
général.
Cette mesure provoque le mécontentement des infirmiers.
Ils estiment que la réduction des heures supplémentaires
est impensable, notamment en raison d'un réel manque de
personnel au sein de l'hôpital Victoria. "Cette
mesure est contradictoire. Il y a déjà un manque
aigu d'infirmiers qualifiés. Cette décision va aggraver
la situation et ce sont les patients qui en souffriront",
fait ressortir Teriasamy Kuthy, président de la Nurses
Association (NA). "Par manque de personnel, les employés
n'arrivent même pas à prendre un mois de congé.
Ils n'obtiennent que quinze jours", ajoute-t-il.
La NA souligne que pas moins de 25% du personnel infirmier travaillant
en salle le jour est on overtime/bank nurse system. Il
ajoute que dans les salles la nuit, un seul hospital servant
et un infirmier travaillent. "Si le hospital servant
prend ses quatre heures de repos et qu'entre-temps l'infirmier
a besoin d'aide dans la salle, qui le préviendra alors
que l'infirmier lui-même est débordé de travail
?" s'interroge-t-il.
Selon les infirmiers, les mesures annoncées provoqueront
le chaos au sein du service hospitalier. Dans cette optique, le
syndicat a envoyé une lettre au ministère de la
Santé, réclamant une réunion urgente. Ils
espèrent que leurs griefs seront entendus avant que ces
mesures ne prennent effet. Une réponse du ministère
est attendue avant de décider de la marche à suivre
Augmentation salariale sélective à la CHCL
Vive dénonciation de ACSP
Action Commune des Syndicats du Port (ACSP) a vivement dénoncé
en fin de semaine les augmentations sélectives de salaires
de 25% à 38% pour quatre cadres de la Cargo Handling Corporation
Ltd, alors que c'est la Salaries Review Commission qui
est censée effectuer un exercice d'évaluation des
salaires de l'ensemble du personnel.
Cette décision est mal vue parce que le directeur, Archimède
Lecordier, et son adjoint Jacques Faustin, avaient, à leur
tour, bénéficié en janvier 2006 d'une hausse
salariale de 70% et qu'une pétition adressée à
la CHCL et au ministre des Communications extérieures,
Xavier Duval, pour un relèvement des salaires de tous les
employés de la CHCL, était restée sans suite.
C'est donc avec une vive colère que les trois syndicats
qui constituent ACSP, la Docks and Wharf Staff Employees Association
(DAWSEA), la Stevedoring and Marine Staff Employees Association
(SAMSEA) et la Maritime Transport and Port Employees Union (MTPEU),
ont réagi à la décision de donner une augmentation
de 25,7% (de Rs 35 000 à Rs 44 000) à Hubert Noël,
de 31% (de Rs 29 000 à Rs 38 000) à François
d'Hotman, de 31% à D. Rambhajun (de Rs 29 000 à
Rs 38 000) et de 37,5% (de Rs 24 000 à Rs 33 000) à
C. Malabar.
Les représentants de ACSP sont d'autant plus remontés
que, lors d'une réunion avec la direction mercredi dernier,
pour discuter de cette politique salariale discriminatoire, il
lui a été dit, sur un ton arrogant, semble-t-il,
que c'est "la prérogative du management" de prendre
de telles décisions et qu'elles sont soi-disant basées
sur un rapport à l'effet qu'il n'y a pas de supervision
et que ces augmentations visent à permettre aux bénéficiaires
d'assurer un contrôle après les heures de travail.
ACSP conteste cet argument de la direction qui équivaut
à dire qu'il y a seulement quatre personnes qui font de
la supervision à la CHCL. Il se demande aussi si ce n'est
pas déjà le travail de ces quatre cadres de procéder
à la surveillance du bon déroulement du travail
dans le port. Cette plate-forme syndicale soutient aussi qu'en
fixant les salaires de ces managers, la commission salariale avait
pris en considération le fait qu'ils devaient travailler
au-delà des heures normales lorsque c'est nécessaire.
Il cite le dernier rapport de la Salary Review Commission pour
rappeler qu'une allocation de Rs 3 900 était prévue
pour les managers qui travaillent sur la troisième rotation.
Pour ACSP, la réalité aujourd'hui, c'est que la
CHCL est dirigée "par le favoritisme, la discrimination,
politik get figir, protection montagne, protection partisan, protection
batchiara politik ki hier ti éna pavillon mauve dans zot
la main et zordi ena pavillon bleu/rouge et passe droits".
Ont aussi été considérées comme encore
plus graves "la collusion et la complicité"
entre de "soi-disant représentants des travailleurs
et la direction". Ce qui a amené le front syndical
à conclure qu'il n'y a pas de bonne gouvernance à
la Cargo Handling Corporation.
Karo Kalyptis, Belle Mare
Squatters : une école sera construite sur le site où
ils sont installés
Malgré le dernier ordre d'évacuation émis
depuis le 21 septembre dernier, les squatters sont toujours sur
place à Karo Kalyptis, Belle Mare, au sein de Cité
Perdue. "Nou pa pou bouzé", affirment-ils.
"Bouzé kot pou alé ?". Malgré
six arrestations mardi dernier, ils sont résolus à
ne pas quitter les lieux et comptent mettre tout en uvre
pour obtenir ce lopin de terre, ou alors un bout de terrain ailleurs
"kot nou pou kapav viv". Si les huit familles
qui ont rencontré le ministre des Terres et du Logement
jeudi dernier gardent espoir que leur situation sera régularisée,
il demeure que cette semaine, selon nos informations, les autorités
mettront à exécution les manuvres pour démolir
les cabanes construites depuis environ un mois à Karo Kalyptis.
Elles sont 84 familles à vivre illégalement sur
les terres de l'État à Karo Kalyptis. Une vingtaine
de bicoques ont été érigées. Certaines,
montées sur des pilotis, recouvertes de feuilles de tôles,
sont complétées, et même joliment peintes,
d'autres sont encore à l'état embryonnaire. Les
propriétaires ont simplement voulu marquer leur territoire,
jusqu'à ce qu'ils puissent y monter une maison. Mais depuis
le 7 septembre dernier, le ministère des Terres et du Logement,
mis au courant de l'irrégularité de quelque 27 familles
sur les terrains de l'Etat à Belle Mare par la Police des
Terres, a sommé ces habitants de quitter les lieux. Mais
l'ordre d'évacuation émis pour 48 heures n'a pas
été respecté.
Un nouvel ordre a été émis le 10 septembre
et cette fois aussi contre les 21 autres familles qui y avaient
entre-temps érigé leur bicoque. Le deuxième
ordre n'a également pas été pris en compte.
Au 17 septembre, 32 autres familles avaient construit leur maison
sur ce site. Et le 21 septembre dernier, le ministère a
établi un troisième avis d'évacuation. Toutefois,
les habitants de Karo Kalyptis l'ont ignoré. Au contraire,
d'autres familles y ont construit leurs cabanes.
Mise au courant de cette situation illégale, la police
de la localité s'est rendue sur les lieux mardi dernier
pour faire évacuer les récalcitrants, qui s'élèvent
au nombre de 84 familles depuis. La plupart des habitants étant
absents, les policiers ont procédé à l'arrestation
de six personnes. Après avoir été traduites
en cour, elles ont été libérées sous
caution. Le ministère a fait comprendre qu'il sera inflexible
face aux squatters. Mais ces derniers sont résolus à
obtenir un lopin de terre.
"Manzé mem nou péna"
Conscient de vivre dans l'illégalité, un des habitants,
ancien toxicomane qui tente de refaire sa vie, explique qu'il
n'a pas vu d'autre moyen pour acquérir un bout de terrain.
Il raconte que depuis 1998, lorsque sa sur s'est installée
à Cité Perdue (en face de Karo Kalyptis) parmi les
squatters, il s'est installé chez elle. La famille de sa
sur s'agrandissant avec ses enfants, il ira vivre non loin,
dans la même cité, chez son frère. Ce dernier
dispose d'une longère de deux chambres pour sa famille
composée de quatre enfants.
Depuis quelque temps, cet homme de 30 ans a aussi fondé
une famille. Avec sa compagne et leur enfant de trois ans, il
ne peut plus continuer à vivre sous le toit de son frère.
"Pou nou viv nou pa pe kapav. Mo travay pa assez pou soigne
mo fami. Mo zanfan ale lékol. Kass zamé assé.
Nou pa kapav loué lacaze. Kot nou pou alé ?",
se demande-t-il. Ainsi, lorsqu'il voit certaines personnes entreprendre
la construction de leur bicoque à Karo Kalyptis, il suit
le pas et installe les pilotis et quelques feuilles de tôles
pour démarquer son territoire.
Selon un membre des Forces Vives de la localité, au départ,
ce sont certaines femmes de la région, en marge de l'Empowerment
Programme, souhaitant utiliser ce site pour y élever des
canards ou cultiver des fleurs afin de créer une petite
entreprise, comme le prône le gouvernement, qui y ont érigé
leur bicoque. D'autres familles les ont suivies et se sont installées,
même si leur cabane n'est qu'une structure en bois et tôles
plantées les unes sur les autres. Comme les autres squatters,
celui que nous avons rencontré espère que le gouvernement
régularisera sa situation. Cet homme à tout faire
indique qu'il a déjà rempli un formulaire du Trust
Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups afin de faire
une demande auprès des autorités pour obtenir un
logement, mais jusqu'ici il n'a rien entendu. "Nou tou
dimoun miser ki res la. Manzé mem nou péna. Kouma
pou ale paye lacaze ? Are ki pou ale paye laterre ?",
s'interroge-t-il.
Selon les habitants de cette localité, le terrain sur lequel
ils ont érigé leur maison servait de dépotoir.
"Péna nanien lor sa terrin la. Nou ki finn nettoye
li. Parey couma Cité Perdi ti été, nou finn
fer parey", disent-ils, ajoutant qu'ils espèrent
que comme ce fut le cas pour les habitants de Cité Perdue,
eux aussi ne seront prochainement que d'ex-squatters si le gouvernement
décidait de faire un geste honorable envers les plus démunis
en leur attribuant un morceau de terrain.
Pas d'ordre d'évacuation pour certains
Or, le ministre des Terres et du Logement, Asraf Dulull, a fait
valoir qu'il "n'est pas question de légaliser l'illégalité".
Le ministre a souligné l'intention de son ministère
d'instaurer la discipline et le sens de responsabilité
chez ces familles. "Il faut qu'ils comprennent que c'est
une propriété qui n'est pas la leur. Nous sommes
dans un État de droit et les terres de l'État ont
un propriétaire, et c'est l'État. Il y a beaucoup
de personnes qui respectent les procédures et ont fait
une requête pour un terrain. L'État veut bien aider
les personnes, mais qu'elles s'aident elles-mêmes d'abord.
Il n'est pas question de légaliser l'illégalité",
a déclaré le ministre Dulull.
Les habitants de Belle Mare, eux, sont bien décidés
à ne pas quitter les lieux. Si certains avancent que quelques
personnes possédant déjà un logement en ont
profité pour s'installer sur ce site en vue d'obtenir une
portion de terrain de l'État, les habitants de Karo Kalyptis
expliquent que "zot pe res kot fami." "Ena 3-4
fami dan enn lacaze, ek so zanfan tou. Pa kapav res koumsa lontan.
Zot péna moyen pou gagn enn bout terrin. Sa mem zot inn
met zot lacaze dan Karo Kalyptis. Bann-la ti gagn terrin dan 98.
Ki fer sa bann dimoun mizer la pa kapav gagne enn ti bout zot
? Terrin-la enn dépotoir sa. Li pa servi l'État".
D'autres avancent que les longères nouvelles construites
à Karo Kalyptis sont sur le même terrain sur lequel
deux maisonnettes, pourvues en eau et en électricité,
ont été construites depuis 1998. De ce fait, comme
les propriétaires ont reçu leurs papiers, ils s'attendent
à être régularisés aussi. Les squatters
de Karo Kalyptis s'insurgent également contre le fait que
certaines personnes, qui auraient selon eux érigés
leur cabane depuis plus de trois mois sur le même site,
n'auraient pas reçu d'ordre d'évacuation. "Enn
zistis dé lizié. Nou oussi nou péna. Ki fer
servi nou papier, lezot ki la dépi avant, ki péna
papier pou rest lor sa terrin la, zot pa gagn poussé ?"
Un autre habitant, dont la maisonnette est joliment peinte et
aménagée, malgré le manque d'électricité
et d'eau potable, fait ressortir qu'il a entamé des démarches
auprès du housing depuis 1995. "Premié
kout zot dir moi mo pa marié ki fer mo pe rod terrin. Dézième
kout zot dir moi mo fek marié attane encor inpé.
Février mo finn réalé, zot dir boucou dimoune
inn demann terrin, bizin attane. komié tan pou attan ?",
demande-t-il. Ce menuisier de deux enfants, dont l'un est en CPE
et l'autre a cinq ans, explique qu'il n'a pas les moyens de se
payer une maison. "Travay mem dificil. Mo ti pé
res dan lacaze mo mama ek mo six frer ek mo ser. Dan trois pièces
nou tou ti pé resté. Sakenn éna so fami.
Kouma zanfan pou kapav apran coum sa ? Zamé nou pa pou
sorti dan la miser", estime cet homme.
"Minis inn dir pa koz are zournalis"
Ce dernier figure parmi les six personnes qui ont été
arrêtées mardi dernier par la police de la localité.
"Finn bizin ale rod Rs 3 500 caution. Nou mizer. Nou péna
larzan pou viv. Lavi pa facil", soupire-t-il. Ainsi,
avec sept autres personnes, il a rendu visite jeudi dernier à
Asraf Dulull. Selon nos informations, c'est le ministre de l'Éducation
qui aurait arrangé cette rencontre avec le ministre des
Terres et du Logement, qui a finalement reçu huit familles
de Karo Kalyptis à son bureau.
S'ils se disent satisfaits d'avoir au moins pu exposer leur cas
à Asraf Dulull, lors de notre visite sur les lieux, les
habitants de Karo Kalyptis n'ont pas souhaité parler de
cette rencontre. "Minis inn dir nou pa koz are zournalis.
Pa mett sa lor radio". Ils indiquent que le ministre
leur a fait comprendre que ce terrain est destiné à
la construction d'une école, entre autres. Ces squatters
se disent ravis de l'initiative du ministère, mais estiment
qu'il y a d'autres lieux où cette école et les autres
projets auxquels le ministre Dulull a fait allusion peuvent être
érigés. "Kot li pou dir nou alé ?
Kot pou donn nou terrin ?", demandent-ils.
Selon nos informations, le ministre a également indiqué
que le cas de trois personnes, parmi les huit familles qui sont
allées à sa rencontre jeudi et qui disposent de
leurs papiers, sera étudié minutieusement, car il
semblerait qu'il existe certaines irrégularités
et que ces personnes auraient dû avoir obtenu un lopin de
terre. Pour les autres cas, soit ceux des cinq autres familles,
le ministre a indiqué qu'il fera faire une enquête
sociale en vue de déterminer leur situation et parallèlement
déterminer la marche à suivre.
Ainsi, à l'issue de sa rencontre avec ces huit familles
de Karo Kalyptis, le ministre Dulull soutient que "nous
ne sommes pas contre les pauvres, mais nous menons un combat contre
la pauvreté." "Nous voulons aider ces personnes
à s'en sortir. Ce n'est certainement pas en ayant une attitude
d'assistés que l'on sortira du tunnel de la pauvreté".
Et au ministère on indique que cette semaine la police
va agir car les délais des ordres d'éviction seront
passés. Les bicoques seront prochainement démolies.
Consommation
Lait : hausse de 30% la semaine prochaine
Même si l'approvisionnement en lait en poudre reste très
difficle à travers l'île, cela n'empêchera
pas ce produit de première nécessité d'accuser
une nouvelle augmentation d'ici une semaine. Il ressort que la
prochaine majoration variera entre 20 et 30%, dépendant
des marques. La Consumer Protection Unit (CPU) poursuit, pour
sa part, ses descentes à travers l'île pour sévir
contre les commerçants qui n'exposent pas ces mêmes
produits, alors qu'ils en disposent dans le stock.
Cette semaine, elle a verbalisé deux supermarchés
très en vue dans la région de Vacoas et Curepipe
pour n'avoir pas exposé le lait sur leurs étagères,
alors qu'ils en disposaient dans leur stock. La CPU indique qu'elle
continuera à mener une campagne sans relâche sur
le terrain pour combattre non seulement ceux qui n'exposent pas
leurs produits, mais également contre ceux qui vendent
le lait au marché noir.
On aura noté que de nouvelles marques font leur apparition
de manière assez régulière sur les étagères
des supermarchés depuis ces quatre dernières semaines.
Mais elles ne font malheureusement pas long feu. "Le manque
de lait sur le marché a bouleversé bien des habitudes,
le fait étant que les consommateurs n'achètent plus
par rapport aux marques. S'il y en a, peu importe la marque, ils
en achètent", déclare le directeur d'un
supermarché.
Cela peut se confirmer sur pratiquement tous les points de vente
à travers l'île. La politique de first come first
served continue à prévaloir. Cela s'est confirmé
encore plus la semaine dernière lorsque la CPU a surpris
un gérant d'un libre-service stockant 120 boîtes
de lait dans un fourgon. Et tout le stock de lait fut écoulé
lorsque le commerçant a été contraint de
les exposer immédiatement sur les étagères.
Cette situation risque de persister jusqu'à la fin du mois.
"Mais il n'y a aucune garantie que la situation va s'améliorer",
déclare un importateur, dont une nouvelle cargaison de
lait en poudre sera débarquée ce vendredi. Selon
les informations recueillies, les marques Anchor et Red Cow devrait
être à nouveau disponibles sur le marché,
mais à un prix plus élevé. Un kilo de Red
Cow ou de la marque Anchor devrait dépasser les Rs 185
selon les premières indications.
Biodiversité terrestre et marine
Le Parc Marin de Balaclava en péril !
À l'heure où l'on évoque le respect de
la biodiversité locale dans des forums internationaux,
des travaux dans le parc marin de Balaclava attirent l'attention
sur la conscience environnementale et démontrent un retard
considérable en matière d'aires protégées
et de réserves marines. Des roches ont été
cassées et des coraux enlevés du lagon par Sagar
Hotels and Resorts Ltd pour l'aménagement d'une plage pour
touristes. Des travaux allant à l'encontre de certaines
conditions - "All necessary measures shall be taken to
safeguard the marine park
" - du EIA Licence
accordé au groupe par le ministère de l'Environnement
en juin 2006
Des engins JCB à chenilles (jusqu'à 6) et des camions
ont été utilisés pour l'opération
de "nettoyage" du parc marin de Balaclava. Les travaux
ont commencé mercredi soir jusqu'aux environs de 22h et
se sont poursuivis les jours suivants par Sagar Hotels and Resorts
Ltd pour aménager une belle petite plage pour touristes.
L'hôtel et le lagon dont il est question se situent au cur
du parc marin ! L'aménagement des infrastructures révèle
de manière flagrante le non-respect de l'environnement
et du permis délivré.
Selon nos renseignements, Sagar Hotels and Resorts Ltd a mandaté
Scene-Ries Consult Ltd, le 27 mars 2006, pour faire une "Etude
d'Impact Environnementale" concernant un projet hôtelier
de 195 chambres sur une portion des terres de l'État de
67 023 mètres carrés (15 arpents 88 perches) à
Balaclava. Le EIA Report a été soumis au
ministère de l'Environnement le 12 avril 2006.
Un EIA Licence a été délivré
par le ministère de l'Environnement le 29 juin 2006, stipulant
certaines conditions, dont voici les principales:
Condition 3: "All hard structures proposed on the 15-30
m setback from the High Water Mark shall be built on piles to
ensure minimum interference with the coastal processes in the
dynamic zone". Or, des bâtiments ont été
construits presque pieds dans l'eau à moins de 3 mètres
du niveau de la mer actuel.
Près de 50% des arbres le long de la côte ont été
coupés, enfreignant certains règlements:
Condition 4: "All coqueluche trees on the beach
frontage shall be left untouched".
On pourrait citer d'autres exemples de destruction de la faune
et la flore locales malgré certaines interdictions: roches
cassées au marteau-piqueur, coraux enlevés du lagon...
Les instructions sont pourtant claires:
Condition 5: "The existing beach rocks shall not
be removed and no works shall be carried out on the beach and
in the lagoon".
Condition 8: "All necessary measures shall be taken to
safeguard the marine park".
Condition 16: "No structures shall be erected within 15
m setback from the High Water Mark and this setback shall remain
free of obstruction".
La lettre du ministère adressée au promoteur le
9 décembre 2005 stipule clairement que "the implementation
of the hotel project should not jeopardise the existence of the
marine park".
La protection du milieu marin fragilisé par des agressions
de toutes sortes, de pollutions, d'activités humaines destructrices,
est pourtant une impérieuse nécessité.
La situation actuelle implique le rétablissement du parc
marin; la destruction de tous les bâtiments situés
à moins de 15 m du High Water Mark et le rétablissement
de la faune et la flore du lagon au risque d'une sérieuse
amende au promoteur.
Société
Maurice chute dans l'indice de perception de corruption
Le directeur de la Commission indépendante contre la corruption
(ICAC), Anil Kumar Ujoodha, a été sollicité
par Week-End pour une réaction au dernier rapport
de Transparency International (TI) sur l'indice de perception
de la corruption à Maurice. Ce rapport, défavorable,
voit Maurice reculer de 11 places sur la liste de 180 pays africains
comparé aux chiffres de l'année dernière.
Selon M. Ujoodha, "une des plus grosses faiblesses qui
freint la lutte contre la corruption à Maurice demeure
à ce jour un manquement dans la loi qui ne permet pas encore
la saisie de biens des personnes qui manifestent des signes extérieurs
évidents de richesse incompatibles avec leurs revenus réels".
Notre interlocuteur remarque que "les chiens de garde
étrangers veillent pourtant de très près
à l'introduction d'une loi pour contrecarrer ce genre de
personnes et il y a pour ça des conventions que Maurice
a signées dont la Declaration of Assets Forfeiture. Tôt
ou tard, notre pays aura à appliquer ces conventions. Une
telle mesure devrait avoir pour résultat que la perception
de corruption dans notre pays diminue".
"La situation est telle actuellement qu'une personne peut
intriguer autant qu'elle le veut ses voisins en menant un train
de vie sans commune mesure avec ce qu'il perçoit réellement
en termes de revenus, mais les autorités ne pourront lui
exiger des explications et saisir ses biens, éventuellement
mal acquis, à moins qu'elle ne soit trouvée coupable
d'un délit de corruption. Dans lequel cas, les autorités
peuvent peut-être établir un lien entre sa richesse
inexplicable avec l'activité illicite avérée",
ajoute-t-il.
L'indice de perception (IPC) pour l'année 2007 a été
réalisé sous le contrôle du professeur Johann
Graf Lambsdorff, de l'université de Passau en Allemagne.
Il a analysé la situation dans le secteur public de 180
pays, soit le plus grand nombre de pays répertoriés
à ce jour. Après quatorze enquêtes et sondages
différents réalisés par des organismes indépendants,
l'indice a classé les pays selon une échelle allant
de 0 (le plus haut degré de corruption perçu) à
10 (plus faible degré de corruption perçu).
Au niveau mondial, l'île Maurice s'est classée 53e
avec 4,7 points, soit à un niveau sensiblement dégradé
par rapport à l'année dernière (4,5). Au
niveau africain toutefois, Maurice se trouve à la 4e place
derrière respectivement le Botswana, l'Afrique du Sud et
le Cap Vert.
Selon Huguette Labelle, présidente de Transparency International,
l'indice a démontré, une fois de plus, "qu'en
dépit de quelques avancées, la corruption continue
à siphonner de manière dramatique les ressources
affectées à l'éducation, la santé
et les infrastructures". Toujours selon Mme Labelle,
"les pays dont les notes sont les plus basses en matière
de corruption doivent prendre les résultats de l'enquête
avec le plus grand sérieux et agir dès maintenant
pour renforcer la responsabilité des institutions publiques".
Mais, d'après la présidente de TI, "les
pays les mieux cotés doivent également agir, en
particulier pour sévir contre les activités de corruption
dans le secteur privé".
Premier concerné par le rapport en tant que responsable
de la principale institution locale luttant contre la corruption,
M. Ujoodha, affirme avoir pris note de l'indice 2007 mais, cependant,
il demande à y voir plus clair dans la mesure où,
selon lui, il semblerait qu'il y a eu au moins deux organismes
impliqués dans les enquêtes et sondages qui paraissent
s'être fondés sur des données compilées
en 2005 et 2006. Selon M. Ujoodha, ces deux organismes sont l'African
Develpmemt Bank et la United Nations Economic Commission for Africa
(l'Uneca).
Toujours selon le directeur de l'ICAC, il a reçu un premier
rapport de TI mercredi lors d'une conférence des stakeholders
africains qui s'est tenue à Madagascar sous l'égide
de Bianco (Ndlr : l'équivalent malgache de l'IAC) qui faisait
état du pointage de Maurice. Ensuite, il a été
mis en présence d'un deuxième rapport par Transparency
International (Mauritius) qui, lui aussi donne un indice de 4,7,
mais à la différence que les deux rapports diffèrent
sur le nombre de sources sur lesquelles les enquêteurs se
sont basés pour arriver à leurs conclusions. Un
premier rapport mentionne avoir puisé auprès de
sept sources, mais le second évoque, lui, six sources.
Tout en soutenant reconnaître que la bataille contre la
corruption en est une de longue haleine et qu'il faut que "notre
pays s'y engage à fond pour améliorer la perception
générale", M. Ujoodha, croit qu'il faut
en savoir plus sur la méthodologie adoptée par les
enquêteurs, surtout en tenant compte que, dans le cas de
Maurice, le rapport de TI se réfère à des
scandales qui ont affecté des banques locales durant les
"recent years" alors qu'on sait que ces scandales
remontaient, en fait, bien avant l'année dernière.
M. Ujoodha avance d'autre part qu'il y a actuellement 85 personnes
à Maurice qui attendent d'être traduites devant la
justice sous la charge de corruption. Il précise que ce
nombre - qui d'après lui est d'ailleurs appelé à
augmenter au fur et à mesure que la bataille se durcira
- ne doit pas être considéré comme une indication
que la corruption augmente à Maurice. En fait, selon M.
Ujoodha, c'est le contraire qui devrait être vrai car il
montre une volonté de la part des autorités à
sévir.
Le directeur de l'ICAC déclare qu'il analysera le rapport
de TI "en toute lucidité et objectivité
durant les prochains jours, d'autant que parmi les sources utilisées
par enquêteurs seuls les détails fournis par l'institution
Freedom House peuvent être gratuitement consultés
sur internet, tandis qu'il faut payer pour accéder aux
autres".
Mais M. Ujoodha s'attend aussi que la législation donne
à son organisme le pouvoir de faire rendre des comptes
à ceux qui montrent ostensiblement leurs richesses tant
soudaines qu'inexplicables.
Par ailleurs, en dépit de la note décourageante
de Transparency International, Maurice s'est vu décerner
cette semaine même le titre de pays africain le mieux gouverné
et celui des pays du continent où il est le plus intéressant
d'investir.
Grains secs
Gros pois : baisse de prix le mois prochain
Contrairement au lait en poudre, le prix des grains secs, qui
a constamment été revu à la hausse durant
ces trois derniers mois, pourrait se stabiliser, voire enregistrer
une baisse dans les jours à venir. Ce serait en effet le
cas pour le gros pois, aussi connu comme le pois du cap. Le prix
de ce produit, principalement importé de Madagascar, a
pratiquement doublé en un an, passant de Rs 17,50 à
Rs 36,50 actuellement. Selon nos renseignements, ce prix pourrait
être revu à la baisse et descendre, selon les indications,
sous la barre des Rs 30. Il semblerait que la dernière
récolte dans la grande île serait plus généreuse
cette saison.
Toujours est-il que la State Trading Corporation (STC) a annoncé
son intention d'importer une cargaison de gros pois pour pallier
le manque sur le marché et éviter aux consommateurs
d'éventuelles hausses. La STC aurait trouvé un fournisseur
en Chine, alors que d'autres sources indiquent que les produits
pourraient venir de l'Australie. Ce qui est sûr, c'est que
la STC a mis sur le marché une nouvelle marque de "dholl
petit pois" sur le marché cette semaine, en l'occurrence
Red Orchid. Importé de l'Australie, ce produit est mis
en vente à Rs 12,90. Il coûte entre 60 sous et Rs
1,60 moins cher que les autres marques mises sur le marché
par des opérateurs privés.
Décision avalisée
Jardin de Pamplemousses: payant à partir de demain
C'est officiel: selon la décision prise par le SSR
Botanical Garden Trust, l'accès au Jardin de Pamplemousses
sera payant à partir de demain, lundi 1er octobre. Une
décision vivement contestée par le Front Commun
"Non à l'accès payant Jardin Pamplemousses",
qui organise une journée de protestation sur les lieux
aujourd'hui.
La décision couvait depuis un certain temps déjà.
Depuis le début de l'année en effet, le conseil
d'administration du SSR Botanical Garden Trust, présidé
par Ashvin Mooneeram, avait réaffirmé son intention
d'introduire un droit d'entrée payant au Jardin de Pamplemousses.
Ce afin de générer suffisamment d'argent pour assurer
l'entretien mais aussi le développement futur de ce lieu
à réputation mondiale de par sa vocation botanique
initiée à l'époque de Mahé de Labourdonnais
et de Pierre Poivre. Le budget annuel de Rs 12 millions donné
par le gouvernement étant jugé nettement insuffisant
pour empêcher le lent déclin des lieux.
Un mouvement s'opposant à l'introduction de ce droit d'entrée
avait depuis vu le jour, mené notamment par George Legallant,
homme politique, artiste et habitant de l'endroit. Ce mouvement
récuse en effet ce qu'il considère une tentative
de "fer enn lespas piblik vinn enn prodwi pu zener profi",
et dit trouver inacceptable l'idée que les citoyens mauriciens
devront payer pour avoir accès à une partie de notre
territoire qui abrite un pan de notre patrimoine commun. "Zardin
Botanik Pamplemousses finn byin suvan enn lye de rankont pu lafami,
asosyasyon, klib zenes, muvman sosyal vilaz ek lezot landrwa.
Mem muvman skout plizir vilaz finn tuzur servi li kuma enn plas
ideal pu zot meditasyon", affirme ce mouvement, qui voit
également, dans l'introduction d'un droit d'entrée
payant, un prélude à la "privatisation"
de ce patrimoine public.
Apparemment sourd à ces arguments, le SSR Botanical
Garden Trust a donc décidé d'aller de l'avant
avec cette décision. À compter de demain donc, les
touristes qui visitent le jardin devront débourser Rs 100,
et les Mauriciens Rs 25. Tous les enfants de moins de 5 ans et
les personnes du 3e âge seront exemptés de paiement.
Le Trust dit aussi son intention d'organiser des journées
gratuites à certaines occasions.
Ne l'entendant pas de cette oreille, le Front Commun "Non
à l'accès payant Jardin Pamplemousses" a de
son côté décidé d'organiser, aujourd'hui,
une mobilisation générale contre cette décision.
Cette journée commencera à 10h avec une marche de
protestation qui débutera devant le Centre Social de Pamplemousses
pour rallier le Jardin. Là se tiendra, à partir
de 11h, un meeting d'explication, suivi, à 12h30, par un
déjeuner en famille. Une animation musicale est prévue
à partir de 13h30 pour clôturer la journée
à 16h. Le mouvement envisagerait par ailleurs d'autres
actions plus drastiques, dont une grève de la faim.
En raison de pertes accumulées
L'AMB décide de suspendre la collecte du lait des petits
éleveurs
L'Agricultural Marketing Board (AMB) a décidé, à
compter du mois de novembre prochain, de suspendre la collecte
du lait produit par les petits éleveurs. Cette décision
serait motivée par les pertes qu'enregistre cet organisme
qui dépend du ministère de l'Agro-industrie sur
son projet laitier.
Depuis l'enlèvement, en 2000, de la subvention qui lui
était accordée pour la commercialisation du lait
des petits producteurs, l'AMB enregsitre un déficit annuel
de Rs 5 millions sur ce projet. L'organisme para-public qui achète
à un prix garanti de Rs 12.50 le litre de lait produit
par les petits éleveurs encourerait des pertes de plus
de Rs 5.00 par litre de lait qu'il traite avant sa mise sur le
marché.
Depuis quelque 20 ans, l'AMB se charge de la collecte du lait
des petits éleveurs ; le fait pasteuriser auprès
d'un sous-traitant ; le met en berlingot d'un demi-litre et le
commercialise au grand public dans un certain nombre de points
de vente dont des boutiques coopératives.
Cette décision de l'AMB de suspendre la collecte du lait
des petits producteurs intervient au moment même où
le pays est confronté à un gros problème
de disponibilité de lait en poudre sur le marché
et alors même où d'aucuns souhaitent une relance
de la production locale sur des bases solides. Il convient, à
cet effet, de rappeler que la production laitière à
Maurice ne représente plus que 2% de la demande.
D'où l'étonnement que ce soit à ce moment
même que les autorités choisissent de remettre en
question la commercialisation du lait produit par les petits éleveurs.
Ces derniers au nombre de quelque 1500 écoulent entre 40
à 45% de leur production auprès de l'AMB. Même
si le prix d'achat - Rs 12.50 le litre - leur paraît encore
faible, l'AMB représente, quand même, pour ces petits
producteurs un débouché sûr pour l'écoulement
de leurs productions.
D'autres débouchés à un prix plus compétitifs
ont été identifiés, notamment, le secteur
hôtelier. Ces clients potentiels imposent, toutefois, des
normes que des petits éleveurs n'arrivent toujours pas
à respecter en raison d'un manque d'équipements.
Il est à souligner, à ce propos, que la Nouvelle
Découverte Cowbreeders Cooperative Society a soumis, depuis
l'an dernier, à l'approbation du ministère de tutelle
un projet de modernisation de ses installations en vue, notamment,
de permettre, sur place, des procédés de pasteurisation
et de mise en bouteille du lait produit par les petits producteurs.
Ce projet attend jusqu'ici d'être approuvé.
Informé du projet de l'AMB de suspendre, à compter
de novembre prochain, la collecte du lait des petits éleveurs,
le Mouvement Pour l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) a, dans une
correspondance au ministre Arvin Bolell, réclamé
un moratoire de douze mois, le temps pour ces producteurs de réorganiser
la commercialisation de leurs produits et de s'équipper
en conséquence.
Journée mondiale du cur, aujourd'hui
"S'unir pour des curs sains"
Le monde entier célèbre, aujourd'hui, la Journée
mondiale du Cur. Maladies cardio-vasculaires - cardiopathies
et accidents vasculaires cérébraux - qui font 17,5
millions de victimes chaque année et sont la première
cause de mortalité dans le monde, selon l'Organisation
mondiale de la santé (OMS), seront au cur de nombreuses
causeries internationales. Placée cette année sous
le thème "S'unir pour des curs sains",
la Journée mondiale du Cur vise à mieux faire
connaître au grand public les facteurs de risque de ces
maladies, favorisant ainsi leur prévention.
À Maurice, on compte de plus en plus de patients atteints
de maladies cardio-vasculaires, avec au banc des accusés,
le diabète, le cholestérol et l'hypertension. Pour
pouvoir réduire le nombre de malades cardiaques mais aussi
prévenir les éventuelles atteintes, il est impératif
de changer les mentalités et sensibiliser la population
sur les gros facteurs influents, notamment le tabagisme, le diabète,
le cholestérol et l'hypertension. Selon l'OMS, on compte
155 millions d'enfants obèses ou en surpoids à travers
le monde. Les parents ont un rôle important à jouer
pour inciter et aider leurs enfants à combattre les principaux
facteurs de risque de cardiopathie et d'accident vasculaire cérébral,
en mangeant sainement pour ne pas prendre trop de poids et en
faisant régulièrement de l'exercice physique. Ainsi,
dans le cadre de la Journée mondiale du Cur, plusieurs
activités sont organisées à travers l'île
afin de permettre la prise de conscience du taux très élevé
des maladies cardio-vasculaires à Maurice et sensibiliser
la population à la nécessité de la prévention.
Ces activités comprennent des programmes de sensibilisation
à la télé sur les facteurs à risques
cardio-vasculaires, la lecture d'un message lors de l'assemblée
du matin dans les collèges sur la mauvaise alimentation,
le tabagisme, le manque d'activités physiques ainsi qu'une
série d'ateliers de travail sur l'alimentation et une bonne
hygiène de vie. Dans un souci de sensibiliser la population
sur la nécessité du dépistage des maladies
cardio-vasculaires, et ainsi les prévenir, le Mauritius
Heart Network propose aujourd'hui, sur le parking du Trianon Shopping
Park, de 10 à 14 heures, divers tests médicaux gratuits.
Le public pourra faire plusieurs examens dont celui du poids,
du cholestérol, de la tension artérielle et du glucose
pour, éventuellement, relever toute trace de diabète.
Outre les projections de film, mettant en exergue les vertus de
l'huile d'olive et les bienfaits de l'Oméga 3 ou encore
le type de céréale ou de beurre à consommer,
des médecins et des cardiologues seront sur place pour
prodiguer des conseils. Le public peut également participer
ce matin, à partir de 9h30, à un Parcours du Cur,
organisé par la Mauritius Heart Foundation à Petit
Bel-Air, Mahébourg.
Notons que parmi les activités à l'initiative du
ministère de la Santé dans le cadre de cette Journée
mondiale du Cur, une journée portes ouvertes a été
organisée, jeudi dernier, au Centre cardiaque de Pamplemousses.
Pour rappel, hormis la série de dépistages pour
évaluer les personnes à risque quant aux maladies
cardio-vasculaires ou autres, effectuée par le ministère
sur les lieux du travail, des tests de Non communicable diseases
tels le diabète ou le cholestérol, sont effectués
à des jours spécifiques dans tous les Centres de
santé de l'île.
Demain, au Trianon Shopping Park
Journée de sensibilisation aux hépatites
Dans le cadre de la Journée des hépatites - maladies
caractérisées par une inflammation du foie - l'association
HEP Support organise demain, une journée de sensibilisation
à cette maladie au Trianon Shopping Park. L'objectif :
éveiller l'intérêt de la population sur la
nécessité du dépistage des hépatites
et les moyens de prévention, tout en informant sur les
modes de transmission. Différentes associations concernées
par les hépatites A, B et C et des laboratoires de dépistage
seront ainsi sur place, de 10 h à 18 h, pour informer et
sensibiliser le public au sujet de cette maladie. Des dépistages
sont prévus.
Chaque année, le 1er octobre marque la Journée mondiale
de sensibilisation aux hépatites. Décrétée
par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée
vise à encourager les personnes susceptibles d'être
infectées, à se faire dépister. Les trois
types principaux d'hépatite virale sont l'hépatite
A, l'hépatite B et l'hépatite C. L'hépatite
A, la plus courante, se transmet principalement par l'intermédiaire
d'aliments (plus précisément les crustacés)
contaminés. Si ce virus peut être fatal chez certains,
l'hépatite A se guérit par un traitement symptomatique.
À Maurice, on compte quelque 25 000 personnes à
Maurice atteintes d'hépatite C et un peu moins de cas d'hépatite
B. Ces deux types d'hépatite sont transmis par voie sanguine
ou lors de relations sexuelles non protégées. Selon
l'OMS, quelque 170 millions de personnes dans le monde sont infectées
par le virus de l'hépatite C et deux milliards d'individus
ont déjà été en contact avec le virus
de l'hépatite B (soit une personne sur trois), dont 350
millions sont des porteurs chroniques. "On parle beaucoup
de VIH/Sida, mais les hépatites B et C, transmises par
les mêmes voies (seringues, aiguilles, transfusions) sont
en hausse à Maurice", souligne le Dr Zouberr Joomye,
président de l'association HEP Support, créée
en mai dernier. HEP Support, qui regroupe des bénévoles,
des professionnels de la Santé et des anciens malades,
a pour but d'apporter un soutien aux personnes souffrant d'hépatite
B ou C. Pour le Dr Zouberr Joomye, l'hépatite est un réel
problème de santé publique à Maurice.
Avec une prévalence de 0,2 % concernant l'hépatite
C et atteignant de plus en plus de toxicomanes, il importe de
sensibiliser et prévenir les gens quant à la portée
de cette maladie. La gravité des hépatites, si pas
prises en charge, est que la maladie (évoluant en silence)
progresse peu à peu vers une cirrhose et développe
un cancer du foie. Si des traitements antiviraux et interférons
existent pour les hépatites B et C, ils sont onéreux.
Dans cette optique afin d'éviter la propagation de cette
maladie transmissible par voie sanguine et sexuelle, il est important
de ne pas l'ignorer et d'agir sur la prévention.
Brèves
Lutte contre la toxicomanie-Quête du CTR de Terre Rouge
du 5 au 7 octobre
Le Centre d'Accueil de Terre Rouge organise, le week-end prochain,
sa quête annuelle pour financer ses activités dans
la lutte contre la toxicomanie.
Créé en 1986, le Centre d'Accueil de Terre Rouge
a pour vocation d'aider les toxicomanes à quitter le monde
de la drogue. Pour ce faire, il organise des séances de
réhabilitation de plusieurs semaines pouvant accueillir
neuf personnes à la fois. Ces sessions, gratuites pour
les participants, cèdent la place à un suivi au
cours duquel les participants sont invités à venir
chaque samedi au centre. C'est pour financer cette activité
mais également son service d'écoute permanent que
le Centre d'Accueil de Terre Rouge prévoit, du 5 au 7 octobre
prochain, une quête publique à travers le pays. Les
fonds récoltés serviront également à
financer des travaux d'agrandissement et la construction d'une
salle polyvalente afin de doubler la capacité du centre.
Lutte contre le chikungunya-Grand nettoyage dans le Sud
Une grande opération de nettoyage se tient, depuis hier,
dans le sud du pays. Cette opération est organisée
par l'Association des hôteliers et restaurateurs de l'île
Maurice (AHRIM) avec la collaboration des hôtels du Sud,
du Conseil de districts de Grand-Port/Savanne et des ministères
des Administrations locales, de la Santé, de l'Environnement,
la Beach Authority, la Special Mobile Force (SMF), la Police,
le National Coast Guard (NCG), les ONG et les compagnies privées.
Cette démarche est destinée à lutter contre
la prolifération des moustiques, dont le porteur du chikungunya.
Tous les volontaires souhaitant prendre part à l'opération
doivent se rendre, ce dimanche à 8h30, au Centre social
de Pointe des Régates, Mahébourg.
À Curepipe-La Santé continue à "cultiver"
le chikungunya
En novembre de l'année dernière, Week-End
avait mis en exergue le fait qu'une maison et le terrain qui l'entoure
- appartenant au ministère de la Santé - avaient
été transformés, faute d'entretien, en un
terrain vague apte à devenir un lieu de "culture"
pour les moustiques. Des photos de cette maison, située
à la route du Jardin, Curepipe, avaient été
publiées. Les articles de presse et les nombreuses lettres
de protestation des voisins de cet "élevage"
de moustiques n'ont pas réussi à faire que le ministère
de la Santé et la mairie de Curepipe sortent de leur léthargie.
Voici des photos de ce véritable "élevage"
de moustiques situé en plein quartier résidentiel
de Curepipe prises jeudi dernier. Depuis notre dernière
visite, les bambous ont pris plusieurs mètres de hauteur
et les lianes sauvages ont poussé sur la grille interdisant
son ouverture. Est-ce avec cette politique du laisser-aller sanitaire
que le ministère de la Santé compte venir à
bout de l'épidémie du chikungunya ?
En raison de pertes accumulées
L'AMB décide de suspendre la collecte du lait des petits
éleveurs
L'Agricultural Marketing Board (AMB) a décidé, à
compter du mois de novembre prochain, de suspendre la collecte
du lait produit par les petits éleveurs. Cette décision
serait motivée par les pertes qu'enregistre cet organisme
qui dépend du ministère de l'Agro-industrie sur
son projet laitier.
Depuis l'enlèvement, en 2000, de la subvention qui lui
était accordée pour la commercialisation du lait
des petits producteurs, l'AMB enregsitre un déficit annuel
de Rs 5 millions sur ce projet. L'organisme para-public qui achète
à un prix garanti de Rs 12.50 le litre de lait produit
par les petits éleveurs encourerait des pertes de plus
de Rs 5.00 par litre de lait qu'il traite avant sa mise sur le
marché.
Depuis quelque 20 ans, l'AMB se charge de la collecte du lait
des petits éleveurs ; le fait pasteuriser auprès
d'un sous-traitant ; le met en berlingot d'un demi-litre et le
commercialise au grand public dans un certain nombre de points
de vente dont des boutiques coopératives.
Cette décision de l'AMB de suspendre la collecte du lait
des petits producteurs intervient au moment même où
le pays est confronté à un gros problème
de disponibilité de lait en poudre sur le marché
et alors même où d'aucuns souhaitent une relance
de la production locale sur des bases solides. Il convient, à
cet effet, de rappeler que la production laitière à
Maurice ne représente plus que 2% de la demande.
D'où l'étonnement que ce soit à ce moment
même que les autorités choisissent de remettre en
question la commercialisation du lait produit par les petits éleveurs.
Ces derniers au nombre de quelque 1500 écoulent entre 40
à 45% de leur production auprès de l'AMB. Même
si le prix d'achat - Rs 12.50 le litre - leur paraît encore
faible, l'AMB représente, quand même, pour ces petits
producteurs un débouché sûr pour l'écoulement
de leurs productions.
D'autres débouchés à un prix plus compétitifs
ont été identifiés, notamment, le secteur
hôtelier. Ces clients potentiels imposent, toutefois, des
normes que des petits éleveurs n'arrivent toujours pas
à respecter en raison d'un manque d'équipements.
Il est à souligner, à ce propos, que la Nouvelle
Découverte Cowbreeders Cooperative Society a soumis, depuis
l'an dernier, à l'approbation du ministère de tutelle
un projet de modernisation de ses installations en vue, notamment,
de permettre, sur place, des procédés de pasteurisation
et de mise en bouteille du lait produit par les petits producteurs.
Ce projet attend jusqu'ici d'être approuvé.
Informé du projet de l'AMB de suspendre, à compter
de novembre prochain, la collecte du lait des petits éleveurs,
le Mouvement Pour l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) a, dans une
correspondance au ministre Arvin Bolell, réclamé
un moratoire de douze mois, le temps pour ces producteurs de réorganiser
la commercialisation de leurs produits et de s'équipper
en conséquence.
Deux jours de réflexion pour combattre la pauvreté
En marge des Millenium Development Goals, dont l'un des
objectifs est de réduire à moitié la pauvreté
d'ici 2015, des représentants des secteurs privé
et public se donnent rendez-vous, demain et mardi, pour faire
un état des lieux de la pauvreté à Maurice.
Cet atelier de travail, qui se tiendra à Bell-Village,
au Rajiv Gandhi Science Centre, est une initiative de l'Institute
of Social Development and Peace et du Mauritius Council of Social
Services. Cette activité programmée sur deux jours
s'articulera autour des différentes stratégies,
y compris politiques et économiques, visant à lutter
contre la pauvreté. Et ce, en vue d'assurer la mise en
place d'une plate-forme commune pour que les diverses parties
concernées puissent faire une évaluation de l'état
de la pauvreté à Maurice, de permettre à
la société civile de s'exprimer, d'évaluer
les opportunités et contraintes des programmes de réduction
de la pauvreté entre autres
Violence à l'école
Prévention : l'OCO remet un kit aux enseignants
La violence, sujet qui préoccupe actuellement dans le milieu
scolaire, inquiète parce qu'elle augmente dans des écoles.
Les cas rapportés publiquement sont loin d'être isolés,
et face à la progression de la violence le bureau de l'Ombudsperson
for Children (OCO) s'est penché sur l'élaboration
d'un kit qui vise à décourager toute forme de violence
dans le cadre scolaire.
Lancé lundi dernier, à l'école Révérend
Espitalier-Noël, à Mangalkhan, ce kit, déclare
Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Ombudsperson pour les Enfants, "se
veut un outil pédagogique pour tout le personnel de l'éducation
pour favoriser un environnement sain." Le kit - qui comprend
quatre mini documents, dont une copie de la Convention des droits
de l'enfant, - donne des pistes détaillées sur les
différentes caractéristiques de la violence contre
les enfants scolarisés et les facteurs menant à
la violence. Il aborde également la punition corporelle
et donne des propositions concrètes sur les multiples formes
de prévention contre la violence. Aussi, directement liée
à l'indiscipline, la violence, estime l'Ombudsperson pour
les Enfants, ne peut être sanctionnée - dans certains
cas - uniquement par le renvoi. Et de déclarer à
ce chapitre : "L'enfant qui commet une violence contre
ses camarades ou contre les enseignants, ou contre lui-même
ne sera pas mieux s'il est simplement puni pour indiscipline.
Car on s'attaque au symptôme et non à la cause. S'il
est renvoyé, ça peut en fait répondre à
son désir et il ira grossir les rangs des enfants déscolarisés.
Or, nous sommes pour le droit de l'enfant à l'éducation.
Il faut donc chercher des solutions pour résoudre les cas
des enfants à problème."
Par ailleurs, dans le sillage de la prévention contre la
violence en milieu scolaire, un réseau comprenant plusieurs
partenaires a été mis sur pied. Il s'agit du Network
of Education Community, composé de responsables d'établissements
et d'organismes du secteur éducatif.
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