(1e partie)
"Je suis Italien, j'ai un frère sexagénaire
et infirme dans le pays. Il a amassé une petite fortune
depuis 50 ans qu'il y réside, et se voyant avancé
en âge, il eut l'idée d'appeler l'un des siens pour
diriger ses petites affaires, pour lui fermer les yeux et pour
recueillir son bien.
Ce fut moi qu'il choisit, j'arrivai ici en 1819, j'avais
alors 12 ans. Je fus mis au collège Royal où je
fis mes études, et je peux dire que je compte aujourd'hui
autant d'amis que j'y ai connu de condisciples
"
En se fondant uniquement sur cet extrait d'une lettre parue
dans le journal Le Cernéen un matin d'avril 1833,
on pourrait croire que son auteur, un certain M. Pieretti, fut
un citoyen modèle de la colonie britannique de l'île
Maurice. Mais ce M. Pieretti, un jeune Corse de souche italienne,
fit beaucoup couler d'encre durant les années qui précédèrent
l'abolition de l'esclavage. Entre autres délits, il fut
accusé d'avoir voulu commettre un attentat contre le célèbre
Procureur général anglais et bête noire des
esclavagistes, John Jeremie.
La page d'Histoire de Week-End est aujourd'hui consacrée
à l'épopée de ce personnage trouble du passé
colonial mauricien. Beaucoup de ses contemporains, à l'exception
d'Adrien et Prospère D'Epinay et leurs supporters, jugèrent
Pieretti extrêmement dangereux pour la sécurité
publique, au point de devoir être déporté
de la colonie britannique de l'île Maurice.
La première fois que Pieretti fit parler de lui remonte
à 1831 alors que Sir Charles Colville était le gouverneur
anglais de l'île. Le 5 novembre de cette année-là,
lors d'un duel au pistolet, pour une affaire d'honneur entre deux
particuliers, MM. Richaud et Mackay, les duellistes allèrent
vaillamment sur le terrain et échangèrent deux balles,
mais sans résultat.
L'incident ne finit pas là. Un des combattants, M. Richaud,
se prit soudain de querelle avec un des témoins, un certain
Pieretti, Corse de naissance, âgé de 24 ans alors.
Puisqu'on se trouvait sur les lieux, autant valait en découdre
une bonne fois. Le duel fut donc recommencé. Pieretti tua
raide son adversaire.
Après le duel, comme il y avait eu mort d'homme, il y eut
l'enquête de la police et Pieretti fut arrêté.
Le 26 décembre, le juge B. Collin conclua qu'il n'y avait
eu ni crime, ni délit, ni contravention, mais rien qu'un
duel régulier. "On ne trouve aucune des circonstances
prévues par les articles 1, 8, 9 et 11 du Code Pénal
Considérant qu'une loi pénale actuellement existante
ne punit le duel
., disons qu'il n'y a lieu au renvoi demandé
du prévenu devant la cour d'assises, ordonnons sa mise
en liberté", décréta le juge. Pieretti,
qui avait subi un emprisonnement préventif, fut relaxé.
Le gouverneur sir Colville émit toutefois un ordre d'expulsion
du jeune homme. Mais cet ordre n'est pas suivi d'exécution.
Bien qu'il fut étranger, aucune espèce de cautionnement
ne fut lui fut demandé tout d'abord, mais par la suite,
on exigea de lui une garantie de bonne conduite valant 1 500 piastres.
C'est ainsi que Pieretti resta au pays.
Séjours contrôlés des étrangers
par Sir Colville
Le 4 janvier 1833, Sir Colville étant d'avis que la dégradation
des murs dans l'île était due à l'invasion
continuelle d'étrangers avides de faire fortune ici, "comme
des vautours fondant sur leur proie", décida qu'il
était plus que temps d'y mettre bon ordre. "À
dater du 1er juillet prochain, tout alien qui désirerait
se fixer à Maurice, devrait, avant s'y rendre, en obtenir
la permission écrite du gouverneur et faire viser cette
permission par l'ambassadeur ou le consul ou tout autre fonctionnaire
anglais, dans le lieu de sa résidence
Le séjour
des aliens étant de pure tolérance, ils étaient
tenus de se soumettre aux lois et règlements de police
sous peine d'être immédiatement expulsés",
proclama le gouverneur.
Le 30 janvier, quelques jours après publication de l'ordre
de Sir Colville, son successeur, Sir W. Nicolay, débarqua.
D'après l'historien Auguste Toussaint, "Sir William
Nicolay arriva dans l'île avec des instructions très
sévères du Bureau colonial de Londres. Avec un navire
de guerre et des troupes, pouvoir lui était donné
pour ramener à la raison les satanés Mauriciens".
Quelques jours plus tard, Pieretti est parmi les premiers à
recevoir du chef de police, le capitaine Finiss, l'ordre de quitter
la colonie. Surpris par cette injonction, il adresse un mémoire
au gouverneur pour en connaître la raison. Il ne recevra
aucune réponse et entre en clandestinité. Entre-temps,
le commissaire de police lui obtient du chef juge Reddie l'autorisation
d'entrer chez n'importe quel particulier qui serait soupçonné
d'avoir donné asile à Pieretti.
Le frère de ce dernier, celui qui l'avait invité
au pays, muni d'une pétition signée par une centaine
de personnes, et accompagné de son avocat, se rend auprès
du gouverneur. Mais, Nicolay ne peut annuler la décision
prise par son prédécesseur, Sir Colville.
Le jeune fugitif corse organise alors sa défense à
travers Le Cernéen dans lequel il accuse les autorités
de le persécuter. "La réquisition de M.
Finiss est de pénétrer dans tous les domiciles où
il me supposerai pour me saisir. C'est cet ordre qui a motivé
l'ordonnance du juge qui commande une visite domicilaire chez
M. Herchenroder à Petite Rivière. C'est en vertu
de cet ordre que depuis un mois, j'erre de place en place, n'osant
même pas demander l'hospitalité qui deviendrait un
crime pour celui qui me l'accorderait", se plaint-il.
Le retour de Jeremie
Mais Pieretti commencera véritablement à rendre
des comptes à la justice à partir du retour à
Maurice, le 29 avril, de Sir John Jeremie, le zélé
Procureur général anglais et membre de l'Anti -
Slavery Society de Londres. Lors d'une première visite
en vue d'abolir l'esclavage à Maurice, Jeremie fut conspué
et malmené pas les colons et dut réembarquer de
force pour l'Angleterre sous les pressions des colons menés
par Adrien D'Epinay. C'est Jeremie lui-même qui, le 2 mai,
conseilla au Chef juge d'ordonner l'arrestation de Pieretti le
duelliste.
La police passa à l'action dès le lendemain, 3 mai,
et Le Cernéen raconta ainsi cette arrestation: "Ce
matin à 6 heures, le capitaine Lay, assistant commissaire
de police, suivi de 3 officiers de police et d'une douzaine de
gardes, a sommé Pieretti de le suivre à la police.
Comme il n'avait fait aucune résistance, le capitaine Lay
a renvoyé tous ses officiers et gardes moins un officier
de police, qui a lui conduit Pieretti au bureau central où
on le détient provisoirement".
Nous verrons dans la suite et la fin de cette histoire, dimanche
prochain, pourquoi, hormis le duel avec le malheureux M. Richaud,
John Jeremie en voulait tant à Pieretti...
Sources citées:
Le Cernéen 1833, réponse d'Adrien
D'Epinay à un écrit intitulé "Avis du
Gouvernement" signé de l'officier anglais Geo F. Dick;
Mauriciana, Esquisse historique d'Albert Pitot;
et Souvenir d'un vieux colon de l'île Maurice d'André
Maure.
Tendances
Fashion et glamour
Pour que le style au quotidien reflète au mieux la personnalité
des femmes, les boutiques Presents et Tendances proposent un éventail
d'accessoires de mode: sacs à main, bijoux, chaussures,
ceintures
Ces objets tiennent une place prépondérante
dans les commodes et permettent à celles qui veulent faire
les belles de confirmer leurs talents dans l'art et la manière
de sublimer chaque parcelle de leur physique.
Toutes les femmes sont des coquettes nées et chaque jour
qui passe est une occasion pour exhiber leur soif de beauté.
Confectionnés dans une multitude de matières et
se déclinant sous toutes les couleurs, les accessoires
de mode apportent une touche très tendance à leur
tenue vestimentaire.
Si Tendances importe ses accessoires, les produits de Presents
sont pour la plupart confectionnés par la créatrice
Véronique de Guardia qui tient un atelier à Grand-Baie.
Les accessoires de la marque V. De Guardia déclinés
dans diverses matières (résine, cristal, agathe,
pierres fines, nacre, perles de bois, perle de rocaille, perle
de crochet, cristal de bohème, breloque) sont disponibles
à Grand-Baie, au Caudan Waterfront, dans les vitrines de
la boutique hors-taxe de l'aéroport ainsi que dans des
hôtels. Presents représente également la marque
d'accessoires européenne Bala boosté.
Sacs à main
Même s'il ne se destine pas particulièrement à
l'anatomie, le sac à main sait apporter sa touche esthétique.
Très prisé pour son aspect indéniablement
pratique, le sac à main s'assortit subtilement à
une tenue et apporte à cette dernière une touche
très mode. Chez Presents, il est réalisé
dans toutes les couleurs. Le panier en plastique destiné
à recevoir des légumes s'arme définitivement
d'élégance pour le grand bonheur de la gent féminine.
Grâce au doigté de la designer Véronique de
Guardia, qui a su lui conférer une deuxième jeunesse,
le panier, dont l'aspect est rehaussé de strass et de paillettes,
ou habillé d'un gros papillon pailleté, est parfait
pour la plage ou les courses. Les plus fantaisistes apprécient
particulièrement les sacs multicolores aux graphismes très
originaux qui se marient à la perfection à leurs
tenues affriolantes
Ceintures
Décorée, strassée, de tissu, de couleurs,
de paillettes, la ceinture chez Presents s'exhibe et ajoute une
touche mode, féminine, voire originale à une tenue.
Fashion, elle se porte sur un jean ou une tunique. De la plus
petite à la plus large, selon les prédilections
et les besoins de chacune, la ceinture module les formes pour
se plier à toutes les exigences.
Bijoux fantaisie
Pour apporter de la lumière à une tenue aux couleurs
sombres ou à un sac, des broches scintillantes peuvent
y être accrochées. Chez Tendances, comme chez Presents,
pince à cheveux fleuris, "chou" et strass, colliers,
sautoirs, piercings plaisent à tous les styles. Le gri-gri
qui, à l'origine, servait à décorer les sacs
est utilisé de diverses manières: pour accrocher
à un bikini, une ceinture ou un trousseau de clés.
Chaussures
Même pour les chaussures, la matière exclusive de
composition chez Presents reste les perles. Chaque femme est unique
et a ses goûts propres. Certaines sont fantaisistes et exubérantes,
d'autres sobres et réservées. L'ingéniosité
des chaussures ne dérogera point à cette pluralité
de personnalités et se conformera scrupuleusement aux désirs
de chacune. La mode a beaucoup évolué. Le fait de
porter des chaussures qui ne sont pas assorties à un sac
n'est plus considéré comme une faute de goût.
Billabong
Pour rayonner sur les plages
Qui dit été dit plage, soleil et maillot de bain.
Nombreuses sont celles qui se morfondent de connaître les
tendances mode en matière de maillots de bain pour cet
été. Dans des modèles une ou deux pièces,
femmes et fillettes trouveront chez Billabong tout ce qu'il faut
pour jouer les sirènes sur les plages sans avoir peur de
paraître has-been. Du classique, en passant par le
style sport ou sexy, les bikinis à pois ou les boardshorts,
qui reviennent cette saison pour les hommes
Direction: la plage. Maillot de bain, lunettes, savates et sac
de plage. Dans sa nouvelle collection été, qui sera
disponible à la mi-octobre, la marque australienne Billabong
offre une nouvelle interprétation fraîche des couleurs,
imprimés, textures et détails. Se référant
aux dernières tendances internationales, la marque de vêtements
et d'accessoires propose dans sa nouvelle gamme les pois de couleur,
les imprimés floraux et les motifs rétro déclinés
dans des matières telles que le lycra et des mélanges
de coton. Chez les hommes, on trouve des shorts de bains lacés
ou avec élastique à la taille dans des matières
comme le supreme suede.
Que vous optiez pour les rayures dynamiques, les fleurs pétillantes,
l'attitude Boardshort, les propositions sont là
pour vous guider. Ronde, épaules larges, taille ou hanche
fine, petite poitrine, gamine ou sexy, Billabong offre des modèles
qui conviennent à tous les styles. Si la majorité
des t-shirts sont fabriqués à Maurice, les boardshorts,
polo shirts, accessoires - ceintures, chaussures, casquettes,
chapeaux et sacs - sont importés d'Australie.
Peace Angels
Nouvelle façon de séduire
Peace Angels a présenté sa nouvelle collection
été 2007/2008 le mercredi 19 septembre au complexe
Magic Lantern à Rose-Hill. Au-delà d'être
caractérisée par une très grande attention
pour le noir et le blanc où l'homme est invité à
conjuguer une décontraction sans excès en puisant
dans une garde-robe riche en pantalons poches basses, shirts et
chemises unis ou imprimés, cette collection a voulu transmettre
un message d'amour aux jeunes auxquels ils s'adressent. Dans la
nouvelle gamme sont également associés des éléments
de leur nouvelle griffe, Dark Angel.
Pour séduire, fidéliser mais surtout toucher, la
marque Peace Angels a choisi de véhiculer à travers
ses créations, des messages de paix et d'amour. Cette saison,
elle met l'accent sur le thème Feel good pour qu'elle
soit non seulement une marque mais aussi une inspiration et un
guide prônant des valeurs comme la paix.
Guy Jnudi, styliste de la marque déclare: "Nous
sommes convaincus que nous avons une très grande influence
sur les jeunes, pas seulement en les habillant de manière
confortable mais fondamentalement dans la transmission de nos
messages. S'ils le comprennent, ils peuvent réussir dans
tous les domaines, just by feeling good, by celebrating love
and giving thanks for everything they have".
En ce moment, dans les vitrines des boutiques Peace Angels, nous
retrouvons chemises manches courtes ou longues, pantalons casual
smart, pantacourts et débardeurs avec capuchon, entre
autres. La silhouette y est notamment parée de noir et
quelquefois de blanc, et d'une petite sélection de couleurs,
dont le rouge, le bleu ou le vert. Outre des looks bicolores,
la collection se construit aussi autour du concept heavy metal
et gothique où la couleur prédominante reste le
noir.
On retrouve cette nouvelle tendance chez Wild Angel, nouvelle
boutique sise au complexe commercial Magic Lantern à Rose-Hill.
Concernant les prix, Guy Jnudi explique que "we make amazing
clothes and people love that. So we keep the price as low as possible
so that the customer is happy and is back to the shop".
Existant depuis maintenant 9 ans et comptant 9 boutiques à
travers l'île et 70 employés, la griffe Peace Angels
est depuis toujours conçue et fabriquée à
Port-Louis. Le styliste de la marque qui a mis au point une nouvelle
griffe, Dark Angel, qui a ensuite évolué pour devenir
Wild Angel, n'a pas cessé de concevoir des vêtements
pour tous les âges, styles et goûts. Même si
ses créations font surtout fureur auprès des ados,
qui semblent adorer son interprétation du vestiaire masculin.
Établir une nouvelle marque, est, pour le designer, "to
complete the contrast to Peace Angels which is about love. If
Peace Angels is about love and harmony, Dark Angel is all about
heavy metal and gothic". Entre-temps, Guy Jnudi, Arnaud,
Perry, Luisa, stylistes et couturières, continuent de s'affairer
à concevoir des vêtements dont les "styles
vont du classique au very wild".
En nette progression
Plus de 50 cabriolets sur nos routes
Il y a sur nos routes de plus en plus de voitures cabriolets,
appelés décapotables dans le jargon mauricien: 52
exemplaires au décompte en août de cette année,
pour être plus précis. Un segment longtemps inexploité
dans notre île mais qui s'est étendu dans le sillage
du développement des projets IRS, supposés attirer
des grosses fortunes étrangères et avides de voitures
de luxe. En attendant cette arrivée de millionnaires d'ailleurs,
certains locaux qui ont les moyens se sont laissés tenter.
Longtemps l'apanage des marques italiennes à cause du climat
plus méditerranéen de ce pays transalpin, on retrouve
les cabriolets maintenant sous différentes marques, surtout
avec l'arrivée des nouvelles technologies. Celles-ci permettent
d'offrir aux clients des toits "en dur", fractionnelles
et repliables en quelques secondes, qui vieillissent mieux que
les traditionnelles capotes souples et protègent mieux
des assauts des vandales.
La Renault Mégane en tête
Sur le créneau des grands cabriolets, capables de loger
quatre passagers, ce sont les voitures françaises qui ont
sonné la charge dans notre pays. Avec d'abord la Renault
Mégane (représentée par Leal & Co.) et,
plus tard, la Peugeot 307. Le premier nommé est le modèle
le plus vendu à Maurice: 18 exemplaires sur nos routes
à ce jour. Son prix, le plus abordable de toutes les voitures
semblables (autour de Rs 1,3 million), a certes été
un élément moteur dans son succès, mais c'est
aussi le fait que ce soit une 1 600 cc (taxe routière moins
onéreuse) qui lui vaut d'être en tête de liste.
Elle a été vite concurencée, dans la gamme
des voitures de luxe (entre 2 000 et 2 900 cc) par les Allemandes,
comme la BMW série 3 cabriolet (Rs 3,4 millions; toujours
chez Leal & co) avec 4 unités sur nos routes et 6 autres
qui sont dans le collimateur. La Mercedes SLK, commercialisée
par Iframac, tout comme la Peugeot 307, a déjà été
vendue à 8 exemplaires sur le sol mauricien.
Autre voiture qui connaît un engouement significatif est
la Saab, cabriolet commercialisé par IDC au prix de Rs
2,2 millions. Huit exemplaires sont déjà sur nos
routes. Sur le même créneau du hard-top, Volkswagen,
par le biais d'Allied Motors, a commercialisé son nouveau
modèle Eos, et l'on retrouve 2 exemplaires chez nous. Dans
le même esprit "cheveux aux vents", Ford, à
travers Axess, propose depuis peu la Focus CC, version coupé-cabriolet
de sa berline de nouvelle génération, et attend
son tout premier client. Tout comme les bijoux de chez Jaguar,
la série des XK convertibles, dont les prix dépassent
allégrement les Rs 5 millions de roupies
Dans les plus petits modèles, on retrouve en position de
monopole dans les purs cabriolets la gamme des Mini Cooper (chez
Leal) dont 8 exemplaires trônent déjà sur
le réseau routier mauricien. La C3 en version coupé
cabriolet de chez Axess est également apprécié,
en attendant l'arrivée d'autres concurrents dans ce créneau
plutôt féminin.
Une tendance en nette hausse
Le segment du coupé-cabriolet connaît aujourd'hui
une progression spectaculaire, même s'il est raisonnable
de penser que le marché mauricien n'est pas extensible
à souhait. Il bénéficie néanmoins
d'un phénomène de mode prisé chez les nouveaux
riches et les retraités fortunés. Il y a une offre
améliorée d'un coté et une clientèle
- avec notamment de "jeunes haut cadres célibataires
ayant le gout du luxe" - de plus en plus importante de l'autre.
Parmi les clients, des femmes pour les petites cylindrées.
Mais tous les concessionnaires espèrent que les acquéreurs
des villas IRS prolongeront cette progression.
Il est certes assez sympathique d'avoir à la fois un coupé
pour les zones pluvieuses et en saison froide et un cabriolet
pour l'été, surtout sur les côtes, pour épater
la galerie. Mais aussi et simplement pour se faire plaisir, lorsqu'on
en a les moyens
Le décompte des cabriolets vendus à Maurice
Renault Mégane (18)
Saab Cabriolet (8)
Mini Cooper (8)
Mercedes SLK (8)
BMW series 3 (4)
Peugeot 307 (2)
Citroën C3 pluriel (2)
Volkswagen Eos (2)
Ford Focus
Jaguar XK
Baby blues:
Un mal passager surmontable
L'arrivée d'un enfant est porteuse de joies. Bébé
est là, tout le monde est heureux. Pourtant, en ces moments
riches d'émotions, maman a la gorge nouée. Elle
pleure pour un rien. Sautes d'humeur, idées tristes, crises
de larmes sans raison apparente, insomnies, irritabilité,
hypersensibilité aux remarques ou aux critiques de l'entourage,
accablement, découragement et crainte de ne pouvoir assumer
ses responsabilités de maman
Il s'agit du fameux
baby blues, qui touche certaines mamans. Des syndromes pas toujours
faciles à gérer
Le baby blues ne dure généralement que quelques
jours, indique la psychologue Natasha Chakowa. "Ce n'est
pas une maladie mais une réaction postnatale normale, passagère,
que ressent la mère après l'accouchement",
explique-t-elle. Il s'agit d'un état de vulnérabilité
que certaines femmes vivent face à ce nouveau statut de
"mère" et toute la responsabilité qui
leur incombe.
Si cette "maladie" touche plusieurs mères, cette
réaction n'est pas systématique, précise
la psychologue, car toutes les mamans n'auront pas forcément
le baby blues. "Une mère de plusieurs enfants pourrait
ne pas avoir de baby blues ou alors l'avoir à la suite
d'un accouchement et pas d'un autre, par exemple", souligne-t-elle.
"On observe souvent le baby blues au moment où
la mère se retrouve seule chez elle avec son bébé",
indique la psychologue.
La mère se retrouve vite confrontée à la
fatigue qui suit l'accouchement et subit un bouleversement hormonal
(baisse de progestérones et d'strogènes).
Cette nouvelle situation peut provoquer un état de vulnérabilité
difficile à contrôler pour certaines mères.
"Devant cette nouvelle vie qui se présente à
elle, il lui faut vite trouver ses repères et s'y adapter,
ce qui nécessite ce moment de transition. Souvent, les
femmes ressentent alors un sentiment d'impuissance ou de perte
de contrôle devant ce petit être qui est venu au monde.
"Vais-je pouvoir l'élever comme il le faut ?",
"Serais-je une bonne mère", "Et si je n'y
arrivais pas ?" , sont autant de pensées négatives
qui traversent les mères dans ce moment de vulnérabilité",
souligne la psychologue. Elle précise également
qu'après l'accouchement, d'un point de vue psychologique,
les mères doivent aussi faire "le deuil" de l'enfant
imaginaire - celui qui a été fantasmé dans
l'imaginaire parental pendant les neuf mois de la grossesse -
pour accueillir l'enfant réel, avec tout ce que cela implique.
"La relation mère/enfant: une dynamique qui
se construit"
Les symptômes du baby blues (dont les plus typiques sont
l'hypersensibilité - crises de larmes, émotivité,
sautes d'humeur, irritabilité, anxiété, etc.),
sont passagers et durent pendant un temps relativement court (une
semaine environ). La psychologue remarque toutefois que ces symptômes
peuvent varier en qualité et en intensité d'une
femme à l'autre. Les troubles du sommeil et le manque de
repos peuvent aussi apparaître, entraînant alors des
répercussions émotionnelles importantes, ajoute-t-elle.
Toutefois, même si la fatigue, l'épuisement physique
et le débordement émotionnel peuvent activer davantage
le baby blues, il n'existe pas de lien entre le mode d'accouchement
(césarienne ou accouchement par voie basse) et le baby
blues, soutient notre interlocutrice. Certaines femmes se retrouvent
souvent rongées par la culpabilité de ne pas être
de bonnes mères car elles n'ont pas su assumer efficacement
ces premiers moments de maternité. Natasha Chawoka précise
que le baby blues n'est absolument pas la faute de qui que ce
soit. "Il est important que les mères qui accouchent
prennent conscience que cet état est normal et ne fait
pas d'elles des personnes dépressives ou incapables de
s'occuper de leur bébé", souligne-t-elle.
Il est important de relativiser et de laisser de côté
le mythe de la mère idéale et de comprendre que
cette fragilité est tout à fait transitoire et passagère.
"Elle peut même être nécessaire pour
que s'établisse la relation mère/enfant",
note la psychologue. Lors de certaines consultations, il lui arrive
aussi d'entendre les femmes exprimer leur culpabilité de
ne pas avoir ressenti la "fibre maternelle" lorsqu'elles
ont pris leur bébé dans les bras pour la toute première
fois. "Il est tout aussi important de comprendre que la
relation mère/enfant est une dynamique qui se construit
au fur et à mesure que chacun d'eux s'approprie leur rôle
respectif", souligne Natasha Chakowa.
Papas, attention au baby blues !
Si les hommes ne réagissent pas de la même manière
que les femmes, le père peut également connaître
ce moment de fragilité qui suit l'accouchement. En effet,
alors qu'il a été pendant neuf mois "spectateur"
de cette fusion mère/enfant, il devient maintenant "acteur".
"Le père peut aussi bien que la mère ressentir
ce sentiment de perte de contrôle et toute l'appréhension
par rapport à son nouveau statut de père",
souligne la psychologue. Selon elle, il est important qu'il prenne
sa place au sein de cette famille redessinée, qu'il s'approprie
son statut de père et qu'il comprenne que son rôle,
tout autant que la mère, est indispensable dans le développement
et l'épanouissement de son enfant.
La venue d'un enfant peut aussi provoquer un véritable
bouleversement au sein de la famille en général.
Le baby blues vécu par la mère peut toucher les
autres enfants, le mari ou toute autre personne de l'entourage:
ceux-ci se sentiront un peu désarmés face à
la déprime de la mère, note Natasha Chakowa. De
même, il arrive souvent que les mères demandent à
leur propre mère d'être présentes à
leurs côtés dans ces quelques jours qui suivent l'accouchement.
Or, il peut y avoir, dans certains cas, confrontation d'une génération
à une autre, ou confrontation entre deux personnalités
différentes. La mère (ou belle-mère) voudra
partager son expérience avec la jeune mère, et souvent
cette dernière voudra imposer sa propre vision de la maternité,
d'où quelques moments de tensions possibles, qui se calmeront
vite au bout de quelques jours.
Pour la psychologue, il est important que les femmes qui portent
leur bébé puissent être informées d'un
éventuel baby blues. On conseille aux mamans de parler,
de se confier à leur entourage, afin d'éviter l'isolement
ou le repli sur soi. "Bon nombre de mamans veulent tout
faire seules et pensent que partager certaines tâches ferait
d'elles des moins bonnes mères. Ce qui n'est absolument
pas le cas. Car, en se reposant, elles se donneront la possibilité
de pouvoir être plus présentes face aux besoins de
leur bébé", indique Natasha Chakowa.
L'allaitement par exemple est connu pour tous les effets bénéfiques
et incontestables qu'il crée dans l'organisme et le système
immunitaire du bébé. "Les mères qui
n'y arrivent pas, stressent et ressentent encore une fois ne pas
être suffisamment bonnes mères ou bonnes nourrices.
Conséquences: la mère est stressée, l'allaitement
devient problématique. Bébé le ressent certainement
et manifeste ses frustrations, et, par conséquent, la mère
se retrouve encore plus anxieuse et fragile", souligne
notre interlocutrice. Savoir déléguer (notamment
au père, en l'impliquant dans les tâches quotidiennes
de la vie du bébé), c'est pouvoir sortir de cette
spirale négative et permettre à la mère de
se sentir soutenue et accompagnée
À l'initiative des EOI
Le Bookstore, bel espace dédié au livre
Les Editions de l'Océan Indien l'avaient annoncé,
elles l'ont fait. La semaine dernière, elles ont inauguré,
à Belle Rose, Le Bookstore: dans un bâtiment flambant
neuf, une nouvelle structure commerciale qui propose, sur quatre
niveaux, une profusion de livres, mais aussi du matériel
informatique ou de la papeterie. Avec également un joli
coin spécial pour les enfants. Un espace spacieux, lumineux,
ludique et fonctionnel, au service du livre et de la lecture.
À l'angle des rues Royale et Ollier à Belle Rose,
juste à côté du supermarché Super U,
un nouveau bâtiment dont la construction vient tout juste
d'être terminée, affiche des fanions colorés
et une animation particulière. C'est Le Bookstore, dernier-né
des Éditions de l'Océan Indien et premier espace
de ce type à Maurice. Quatre niveaux y sont en effet consacrés
à la vente de livres, avec une ouverture sur du matériel
et des équipements.
Le sous-sol est un espace promotions. Là, on peut trouver,
à des prix soldés, soit à partir de Rs 10,
divers livres et manuels allant de romans de Jane Austen ou de
John Irving à des recueils de contes ou des ouvrages d'histoire
et de mathématiques.
Au rez-de-chaussée, les livres divers, dont des manuels
éducatifs allant du primaire au tertiaire et des ouvrages
pour professionnels de divers secteurs voisinent avec un espace
informatique (où l'on trouve des équipements allant
des CD aux écrans et claviers, en passant par souris d'ordinateur
et autres webcam), et un coin papeterie.
Le premier étage, lui, est consacré aux livres en
général, littérature générale,
manuels pratiques concernant la vie courante, ouvrages sur l'art,
dictionnaires, etc.
Enfin, le deuxième étage offre un attrayant coin
enfants, avec un espace où les tout-petits (et même
les plus grands, pourquoi pas !) pourront s'asseoir pour lire
une belle variété de livres, jouer ou regarder des
dessins animés style Winnie l'Ourson sur grand écran.
Ce niveau comporte également un rayon auteurs mauriciens
qui est pour le moment un peu sommaire, mais qui sera, nous assure-t-on,
rapidement étoffé.
D'emblée, ce qui frappe au Bookstore, c'est le sentiment
d'espace. Là, on peut circuler librement entre des étagères
et présentoirs qui fleurent bon le bois fraîchement
verni, et qui offrent une grande variété de livres
d'intérêt divers et varié. Une quinzaine de
personnes y travaillent, dont certaines sont spécialement
chargées de conseiller la clientèle. On peut par
ailleurs y noter une nette prédominance d'ouvrages en anglais
à côté du français, mais aussi la présence
de livres en hindi, par exemple.
En place depuis trois mois, le nouveau General Manager des
Editions de l'Océan Indien, Devanand Dewkurun, affiche
une grande fierté à présenter ce nouveau
lieu, réalisé au coût de Rs 15 millions, et
qu'il a eu le privilège d'inaugurer la semaine dernière.
"Nous avons procédé au soft opening
et comptons effectuer le grand opening à la fin
de novembre prochain", nous déclare-t-il. "Il
y a certainement des teething problems, que nous allons
travailler à améliorer rapidement. Mais nous sommes
satisfaits d'avoir ou concrétiser cette structure. Les
EOI avaient jusqu'ici des succursales à travers l'île,
mais nous avions senti la nécessité d'offrir au
grand public une sorte de grande surface du livre, avec la possibilité
d'avoir accès à tout ce dont il a besoin sous un
seul toit", souligne le General Manager.
"Depuis l'ouverture, nous notons une véritable
affluence chaque jour. Les gens sont curieux de ce nouveau lieu
et nous espérons rapidement les fidéliser, en offrant
des promotions, des animations et des rendez-vous spéciaux,
dont des lancements de livres", fait ressortir son assistante,
Sheila Gopaul.
Passée l'étape de la mise en place qui n'est pas
encore tout à fait complétée (et qui demandera
sans doute un classement mieux affiné des divers livres
disponibles), on ne peut en effet qu'espérer que le Bookstore
deviendra un lieu que les Mauriciens fréquenteront assidûment