a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 30 septembre 2007



Miss Mauritius 2007 - Olivia Carey, sans surprise
Relations tendues au Richfield Tang Knits, Coromandel - Une tentative de déportation provoque la colère d'une centaine d'ouvriers chinois
Politique - Des clarifications attendues avec le retour aujourd'hui de Paul Bérenger
Campagne contre deux projets de loi sur le travail - Première offensive syndicale à RH le 20 octobre
Income tax - Rama Sithanen multiplie les assurances
Produits pétroliers plus cher à partir de mercredi ? - Sécurité renforcée sur les stations-service


Miss Mauritius 2007

Olivia Carey, sans surprise

Olivia Carey

La couronne tant convoitée est revenue à Olivia Carey. C'était lors de la finale de Miss Mauritius qui s'est tenue, hier soir, au Centre Vivekananda, Pailles. Agée de 19 ans, Olivia Carey a raflé la mise en séduisant le jury par sa personnalité, son charme et son allure. Ses deux dauphines ont pour noms Mélina Mootoo et Élissa Rosse.

Ils n'étaient pas nombreux à s'être déplacés pour venir applaudir la nouvelle Miss Mauritius. Pourtant, malgré les nombreuses critiques formulées à l'encontre de ce concours ces derniers temps, force est de reconnaître que cette année les Miss ont été à la hauteur de l'évènement et même le spectacle d'encadrement fut fort sympathique

La soirée s'est déroulée sans anicroches, entre les défilés des candidates arborant plusieurs tenues dont la nouvelle collection Beachwear, puis la tenue de soirée Primode et Benetton, on a eu droit un spectacle haut en couleurs avec les groupes musicaux Yash et la troupe de Calodyne sur Mer entre autres...

Mais le point d'orgue de la soirée est tout même resté la proclamation de Miss Mauritius 2007 et ce fut sans surprise qu'Olivia Carey, également élue Miss Elégance et Miss Talent l'a emporté. Pour sa première déclaration de presse après son sacre elle devait confier à Week-End: "C'est la meilleure expérience de ma ve après mon bac. J'avais peu d'espoir de remporter le titre car les autres filles le méritaient également. Je remercie tout le monde. Le concours a été magnifique et cela m'a permis d'avoir plus confiance en moi...Je suis vraiment très heureuse."


Relations tendues au Richfield Tang Knits, Coromandel

Une tentative de déportation provoque la colère d'une centaine d'ouvriers chinois

Les relations tendues entre la direction de l'usine de textile Richfield Tang et les ouvriers chinois, qui avaient déclenché une grève le vendredi 21 septembre, se sont détériorées avec la décision de la direction de déporter un des leurs. Plus d'une centaine d'ouvriers s'étaient massés hier dans la cour de l'usine pour exprimer leur colère. "We are angry", déclarait une des ouvrières, alors qu'un directeur de l'usine, en compagnie de deux représentants de l'ambassade de Chine et un haut gradé du ministère du Travail arrivaient difficilement à leur faire entendre raison. À 22h hier soir, des négociations étaient toujours en cours pour qu'ils reprennent le travail lundi et que le dialogue soit ouvert autour d'une table. Même si aucun incident n'était à déplorer, la police et les membres de la Special Supporting Unit étaient présents sur le lieu pour parer à toute éventualité.

Salaire insuffisant, grève, allégation d'agression, tentative de déportation, manifestation… On pourrait ainsi résumer les remous qui secouent actuellement l'usine de textile Richfield Tang. À hier (samedi), quelque 200 ouvriers chinois avaient entamé leur huitième jour de grève. Pendant une semaine, ils ont refusé de travailler pour des raisons qui restent à être confirmées. Certains avancent qu'ils ne seraient pas rémunérés en fonction du travail fourni et des heures supplémentaires accomplies, alors que d'autres affirment que deux des travailleurs chinois auraient été agressés physiquement par un des directeurs de l'usine. Une des deux victimes a même saisi le ministère du Travail et des Relations industrielles de ce cas d'agression, avant que l'usine ne décide quelques jours plus tard de le déporter, considérant qu'il usait de son influence pour empêcher ses collègues de reprendre le travail.

"C'est lorsque la direction a décidé de le renvoyer chez lui que les travailleurs ont commencé à manifester dans l'usine", explique un employé d'origine mauricienne. La direction de l'usine confirme en effet avoir pris la décision de déporter l'ouvrier, mais ajoute également avoir pris la décision de renvoyer un superviseur également en Chine - après un commun accord - parce que les ouvriers réclamaient son départ. "La direction a joué le jeu en acceptant de renvoyer le superviseur, mais ce n'est pas pour autant qu'ils ont accepté de reprendre le travail. Maintenant, ils disent qu'ils ne sont pas contents parce qu'on a déporté un des leurs", soutient un des responsables de l'usine.

Les membres de la force policière et de la SSU ont été dépêchés sur le lieu hier vers 17h, la direction craignant d'éventuels dérapages. Malgré l'arrivée et l'intervention en début de soirée d'un représentant de l'ambassade de Chine, M. Dai, et de Moonsamy Ramsamy, assistant directeur au Labour Inspectorate du ministère du Travail, aucune solution ne semblait satisfaire les expatriés chinois, dont le porte-parole est l'ouvrier qui a failli être déporté. Les deux directeurs de l'usine, MM. Li Wan Po et Tang laissaient comprendre à Week-End qu'ils sont disposés de faire preuve de bonne volonté pour mettre fin à ce problème.

À 21h30, la situation n'avait guère évolué. Les ouvriers avaient bloqué le passage, empêchant un des directeurs, M. Li Wan Po, de quitter l'enceinte de l'usine. Décision fut prise de faire appel à un deuxième représentant de l'ambassade de Chine pour essayer de les convaincre de retourner dans leurs dortoirs et de reprendre les négociations lundi matin.


Politique

Des clarifications attendues avec le retour aujourd'hui de Paul Bérenger

Des clarifications au sein de l'opposition sont attendues avec le retour au pays aujourd'hui de Paul Bérenger de Madagascar. Le leader de l'opposition désigné mardi par le président de la République, Sir Anerood Jugnauth, doit animer une réunion du bureau politique de son parti demain avant de faire sa première déclaration publique depuis sa nomination. Sollicité, il s'est refusé à tout commentaire sur les derniers développements intervenus, ajoutant qu'il préférait être au pays et discuter avec ses collègues avant de faire part de ses observations.

Paul Bérenger est à Madagascar depuis lundi à l'invitation de la Fondation Friedrich Ebert. Il a animé deux séminaires sur le "miracle" économique mauricien, la période de l'indépendance à aujourd'hui et la coopération et l'intégration régionale. Il a profité de son séjour dans la Grande île pour rencontrer un bon nombre de dirigeants et a poursuivi ses recherches aux archives nationales sur l'assassinat du général Ramanandasiraf et d'autres sujets touchant à l'histoire du peuplement de nos deux îles.

C'est lundi que des développements sont intervenus après une seconde rencontre entre Pravind Jugnauth et Maurice Allet, ce dernier confirmant ce qu'il avait publiquement déclaré le vendredi précédent une rencontre avec la presse, et selon laquelle le PMSD soutenait le MMM et Paul Bérenger comme leader de l'opposition.

Et c'est aussi au cours d'une conférence de presse du MSM en fin d'après midi lundi que Pravind Jugnauth annonçait la démission tant de Nando Bodha du poste de leader de l'opposition que de Showkutally Soodhun de celui de whip. Nando Bodha était alors en déplacement officiel en Inde en compagnie du Speaker, Kailash Purryag, dans le cadre d'une conférence de la Commonwealth Parliamentary Association. Il est attendu le 6 octobre puisqu'il profitera de son séjour dans la Grande Péninsule pour prendre quelques jours de vacances.

Les tractations ont toutefois été bon train durant la semaine écoulée. Des dirigeants du MMM ont maintenu le contact avec ceux du MSM. Et même si Pravind Jugnauth a dit, sur un ton amer, que le fossé avait grandi entre le MSM et le MMM avec la cession du poste de leader de l'opposition et que malgré cela il pouvait quand même être comblé, le président du MSM, Joe Lesjongard a, lui, publiquement exprimé le souhait que l'opposition travaille ensemble comme le souhaite la population, un avis qui serait partagé par la majorité des députés du MSM.

Les discussions entre dirigeants MSM et MMM ont porté sur la possibilité que le poste de whip de l'opposition soit offert au MSM, une prérogative qui revient au leader de l'opposition. Ce serait une manière de montrer qu'il y a un désir sincère de reconstituer l'alliance entre les deux partis. Au lendemain des élections générales de 2005, Paul Bérenger était pour rappel le chef de l'opposition et Showkutally Soodhun le whip.

Il est toutefois peu probable que le MMM accepte l'ancien titulaire avec qui les relations se sont considérablement dégradées depuis l'année dernière, les élus du MMM n'appréciant pas sa proximité avec certains dirigeants du gouvernement. L'affaire du poste offert au Bureau international du travail contestée par le syndicaliste Atma Shanto n'aurait pas non plus arrangé ses affaires.

Plus souvent ministre que leader de l'opposition

Les mauves, dit-on, accepteraient volontiers tout autre député du MSM qui entretiendrait des relations de travail excellentes avec le leader de l'opposition, lequel doit de toute façon être consulté pour tout ce qui touche à l'organisation de l'agenda parlementaire. On devrait en savoir un peu plus à ce sujet après la réunion du bureau politique du MMM demain.

Paul Bérenger retrouve ainsi un poste qu'il a longtemps occupé, même s'il est historiquement vrai qu'il a été plus souvent ministre que leader de l'opposition. C'est en décembre 1976 qu'il fait ses premières armes de parlementaire sous le leadership de Anerood Jugnauth.

Aux élections de 1982, il est ministre des Finances du gouvernement de 60/0 qui vole en éclats après neuf mois seulement. C'est après les élections de 1983 qu'il devient pour la première fois leader de l'opposition. Il restera à ces fonctions jusqu'au scrutin de 1987. Il n'est pas élu et n'entre pas au Parlement. C'est Prem Nababsing qui est fait leader de l'opposition.

Après les élections de 1991, Paul Bérenger devient le ministre des Affaires étrangères. Il est révoqué en août 1993 et bien qu'étant à la tête d'un groupe de députés du MMM plus important que celui du PTr, il laisse le leadership de l'opposition à Navin Ramgoolam.

Aux élections générales de 1995, c'est la razzia électorale de l'alliance PTr/MMM qui rafle le second 60/0 de l'histoire. Paul Bérenger est fait vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Mais nouvelle révocation en juin 1997. Il redevient leader de l'opposition jusqu'aux élections de 2000.

Il sera vice-Premier ministre et ministre des Finances de septembre 2000 à septembre 2003, après quoi il accède au poste de Premier ministre jusqu'aux élections de juillet 2005.

Toute l'île Maurice a gardé en mémoire sa prestation télévisée le soir de la défaite de l'alliance MSM/MMM, le 4 juillet, une alternance qualifiée d'exemplaire par la presse internationale. Il sera le leader de l'opposition jusqu'en avril 2006, date à laquelle Nando Bodha lui succède.


Campagne contre deux projets de loi sur le travail

Première offensive syndicale à RH le 20 octobre

Le Front Travayer du Sekter Privé (FTSP) part en campagne contre les deux projets de loi sur le travail présenté par le gouvernement, l'Employment Relations Bill et le Labour Act. Depuis un peu plus de dix jours, ce mouvement syndical poursuit une campagne d'information sur le terrain qui culminera vers une manifestation pacifique le samedi 20 octobre à Rose-Hill. L'objectif de cette campagne est de sensibiliser les travailleurs aux changements préconisés dans les deux projets de loi, qui remplaceront l'Industrial Relations Act (IRA) et le Labour Act. Le syndicaliste Reaz Chuttoo a par ailleurs dénoncé l'absence de réaction de l'opposition par rapport à la question.

La principale préoccupation des mouvements syndicaux porte sur le faible taux de syndiqués dans le secteur privé. "90% des travailleurs ne sont pas syndiqués et ne savent pas ce qui les attend. Il y a urgence !", déclare le syndicaliste Reaz Chuttoo, qui estime qu'il faut dès maintenant développer une "prise de conscience" autour de ces changements envisagés et de réagir en conséquence.

Les fédérations syndicales planchent actuellement sur les principaux points sur lesquels ils ont déjà exprimé leur désapprobation, dont les conditions relatives aux droits de grèves, les conditions salariales, les heures de travail ou les conditions de recrutement et de licenciement. Ils ont jusqu'au 12 octobre pour soumettre leurs contre-propositions au ministère du Travail et des Relations industrielles, le Dr Vasant Bunwaree.

Pour le porte-parole de la FTSP et également négociateur de la Federation of the Progressive Union (FPU), le mouvement des travailleurs devrait commencer à s'activer pour éviter que le projet de loi ne soit pas adopté tel que proposé à la rentrée parlementaire. "C'est pour cela que nous soumettrons nos contre-propositions au plus tard le 12 octobre et le ministre devra prendre l'engagement de nous soumettre le Revised Bill et d'indiquer quand le document sera déposé sur la table de l'Assemblée nationale", ajoute-t-il.

Ce dernier dénonce également ce qu'il appelle le "silence coupable" de l'opposition depuis la présentation des deux projets de loi, ne manquant pas de rappeler qu'il y a d'anciens syndicalistes qui sont dans les rangs de l'opposition parlementaire. "Au lieu de se prononcer ouvertement sur les nouvelles lois, l'opposition s'intéresse plutôt à ceux qui touchent Rs 385 000 par mois. Les travailleurs jugeront eux-mêmes qui sont ceux qui sont en train de défendre leur cause contre une loi qui nous ramènera 60 ans en arrière", dit-il.

Concernant la manifestation prévue le 20 octobre, le point de départ sera la Place Margéot, Rose-Hill. Les manifestants emprunteront la route Royale pour se diriger vers le Plaza.


Income tax

Rama Sithanen multiplie les assurances

À une semaine de l'échéance pour la soumission des formulaires d'impôts et pour le premier paiement de la National Residential Property Tax (NRPT), le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, multiplie les assurances quant aux retombées de la réforme fiscale. Pour la deuxième fois en une semaine, il s'est engagé personnellement dans des présentations publiques avec pour principal thème : la fiscalité. Pendant presqu'une heure, hier, il a animé un point de presse à Port-Louis, saisissant l'occasion pour réitérer sa demande en vue d'un débat sur la politique économique avec le nouveau leader de l'opposition, Paul Bérenger. Le ministre s'est dit disposé à se pencher sur des mesures correctives dans des cas où des Genuine PAYE Taxpayers se retrouveraient en position défavorable avec la nouvelle formule.

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances a confirmé que trois catégories de contribuables pourraient se retrouver avec une note fiscale plus élevée qu'auparavant. "Taxpayers who will pay more tax are a small percentage of existing genuine PAYE taxpayers, those who have been making aggressive use of tax planning to exploit the loopholes in the previous system : interest paid and interest received and those who have been under declaring their income", a-t-il déclaré lors de cette Power Point Presentation.

S'agissant de la première catégorie, le vice-Premier ministre et ministre des Finances a annoncé que la Mauritius Revenue Authority (MRA) sera appelée à plancher sur ces cas au cours des six mois à venir, et que des possibilités de mesures correctives sont envisagées si cette situation ne découle pas d'abus fiscal précédent. Le pourcentage de contribuables dans cette catégorie est de 2 %, selon des sources officieuses. Mais le Grand Argentier s'est montré intraitable par rapport aux deux autres catégories de contribuables se retrouvant avec des paiements d'impôts conséquents.

Rama Sithanen a aussi fait état de la guerre déclarée par la MRA contre les resquilleurs de la taxe, les trafiquants de drogue et "bann ki inn kokin kas ek ki refiz pey tax lor sa kas kokin-la". Il a donné une première indication chiffrée de la fraude fiscale en révélant que dans 20 premiers cas d'Assessments, le Tax Yield a été de Rs 137 millions. "Vous avez une idée de l'envergure de l'évasion fiscale. L'enjeu est de taille. Ces gros requins de la taxe tentent de manipuler les petits contribuables. Zot kone ki zot rol pe fini", a-t-il déclaré. Et le VPM et ministre des Finances d'ajouter : "Avec les impôts sur les intérêts en banque et l'imposition de la National Residential Property Tax, la MRA devrait être en mesure de traquer efficacement ces resquilleurs. You need to pay your fair share of Income Tax." Dans ce contexte, il a maintenu que dans des pays comme la France, la Grande-Bretagne, l'Australie, Singapour ou l'Afrique du Sud, des impôts sont perçus sur des intérêts bancaires.

D'autre part, M. Sithanen a souhaité la tenue d'un débat avec le nouveau leader de l'opposition comme ce fut le cas précédemment entre Paul Bérenger et Vishnu Lutchmeenaraidoo, alors ministre des Finances sous sir Anerood Jugnauth, ou encore entre Navin Ramgoolam et Paul Bérenger. "Today, it's the same story. MMM and MSM say they will phase out Personal tax and eliminate gradually Corporate tax. They will also abolish customs duties. They will also remove taxes we have introduced. They will also restore some of our expenditure cuts. They will need to raise VAT to at least 25 %, if not higher", a-t-il soutenu, tout en réclamant ce débat sur l'économie.

Dans la première partie de son exposé, le ministre des Finances a procédé à une analyse systématique et avec des cas d'espèces (voir tableau plus loin), des effets de la nouvelle formule d'Income Tax. Avec cette nouvelle politique, le manque à gagner dans les caisses publiques varierait entre Rs 350 millions à Rs 400 M.

"Avec l'Income Exemption Threshold amélioré, soit des allocations personnelles de Rs 215 000 au lieu de Rs 85 000, pas moins de 36 600 contribuables sur 72 163 (51 %) n'auront plus à payer des impôts", affirme-t-il. Et de laisser entendre que "an overwhelming percentage of remaining PAYE taxpayers will pay lower tax than under the old system for three main reasons, namely the increased income exemption threshold, the reduction in tax rates from 30 % in 2005/06 to 22,5 % in 2006/07, and to 15 % in 2007/08, and the merging and widening of the tax band of Rs 500 000."

Rama Sithanen, qui avait fait l'objet d'une "fronde" au conseil des ministres la semaine précédente pendant son absence, a commenté l'introduction de la National Residential Property Tax. "Nous avons tenu en ligne de compte les recommandations du comité et nous avons fait mieux. Le seuil pour le paiement de la NRPT est de Rs 385 000, soit des revenus mensuels de Rs 30 000. The NRPT is capped at 5 % of income. Les recettes serviront à financer les projets de la National Development Unit (NDU)", explique-t-il

L'intervenant soutient que 95 % des contribuables ne seront pas assujettis à la NRPT. "Those taxpayers who have benefitted from reduction in Income Tax and who overall are often better off will pay the NRPT. Even, taxpayers liable to NRPT will pay a small amount unless they have more than one large property", a-t-il conclu.


Produits pétroliers plus cher à partir de mercredi ?

Sécurité renforcée sur les stations-service

Les stations-service seront très probablement mises à rude épreuve mardi après-midi avec la dernière révision trimestrielle du prix des produits pétrolier sous l'Automatic Pricing Mechanism (APM). Selon les indicateurs sur le marché mondial, tout porte à indiquer que le prix des deux principaux produits - l'essence et le diesel - devrait atteindre leur niveau le plus élevé si une augmentation maximale de 20% est appliquée. Les autorités craignent par ailleurs que la situation devienne incontrôlable au niveau des stations-service dans l'après-midi et la soirée de mardi en cas d'annonce d'une hausse de prix à partir de mercredi. Les patrouilles et la présence de membres de la police sur les fillings sont ainsi envisagées pour éviter tout incident ou dérapage.

Une nouvelle application du plafond de 20% sur l'essence est plus que plausible avec la montée des cours du pétrole sur le marché mondial et l'augmentation du coût du fret durant ces trois derniers mois. Le prix de l'essence pourrait atteindre son niveau le plus élevé: Rs 46.80 le litre. Le prix le plus élevé avait été enregistré en octobre de l'année dernière lorsque l'essence avait traversé pour la première fois la barre des Rs 40; le prix ayant été fixé à Rs 40.60. Cela pourrait également être le cas pour le diesel, dont le litre est vendu à Rs 29.70.

L'Institut pour la Protection des Consommateurs (ICP) a formulé une requête au gouvernement pour que le plafond de 20% soit revu à la baisse. Il a demandé qu'il soit ramené à 15%. La dernière fois que ce plafond avait été appliqué date d'octobre 2005, lorsque le gouvernement avait décidé d'amender l'indexation maximale de 15% à 20%. Du coup, le prix de l'essence était passé à Rs 40.60 le litre. Selon les indications recueillies, une hausse de 34% aurait dû être appliquée. Ce qui pousse les analystes de la STC à prédire qu'une augmentation maximale n'est pas à écarter pour l'essence.

Quoi qu'il en soit, les automobilistes et consommateurs suivront de très près les délibérations du Certification Committee de l'AMP, qui se réunira à partir de 14h mardi. Les autorités policières s'attendent à ce qu'il y ait un rush sur les fillings si une nouvelle augmentation de produits pétroliers intervient dans l'après-midi. La police n'écarte pas les risques de dérapages et d'incidents, ainsi que l'impact de ce rush sur la circulation routière, dans les régions urbaines en particulier.

Par ailleurs, le gaz ménager ne sera pas soumis au même exercice. Le prix restera inchangé jusqu'à octobre de l'année prochaine. Cette décision a été prise il y a quinze jours par le gouvernement. Le prix d'une bonbonne de 12 kg sera maintenu à Rs 315.



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 30 septembre 2007