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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 23 septembre 2007
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Anahita—Sanctuaire de l'est
Conseil d'experts en climatologie de la SADC…—Ne gaspillez pas l'eau, il tombera moins de pluies cet été
Projet de déviation de la route côtière à Trou-aux- Biches, version contestataires—Un réalignement de la route côtière à 30 mètres du High Water Mark
Tensions villageoises—Trou-d'Eau-Douce en eaux troubles
Accès à l'îlot Gabriel—La bataille légale enclenchée
Collèges secondaires—Le privé tire la sonnette d'alarme sur l'indiscipline scolaire et exige une loi cadre
Éducation—Surveillance des examens du CPE
Affaire Eastern University—Les universités indiennes ne reconnaissent pas le diplôme de EIILM
En visite à Maurice—L'équipage du USS Normandy laisse une fresque murale à Roche-Bois
Environnement marin—Le spectacle des baleines à bosse
Vallée des Prêtres—Les forces vives dénoncent deux membres du gouvernement
Rapport américain sur la Liberté religieuse—La liberté de culte se pratique sans entrave à Maurice
107e anniversaire de la naissance de SSR—Ambiance de fête à Kewal Nagar
Anahita
Sanctuaire de l'est
Les 70 toits des premières villas de luxe Anahita pointent
du nez. La première phase du projet IRS de Ciel Properties
prend forme et les premiers résidents de L'Adamante, de
l'hôtel et des Villas Four Seasons recevront leurs clés
en mars 2008. Une visite sur l'étendue du domaine, la semaine
dernière, nous a donné à voir une fourmilière
sur le chantier, les ouvriers travaillant d'arrache-pied pour
livrer dans les délais prévus ce projet de développement
hôtelier à Beau Champ.
Étendu sur 200 hectares, le domaine Anahita est un véritable
sanctuaire: cadre accueillant des résidences, splendeur
de la nature qui s'étale devant soi. Les appartements en
construction, dont le prix d'achat débute à Rs 21
millions, avec vue sur la mer et les montagnes qui se découpent
à l'arrière, se dessinent peu à peu sur le
site.
Tournée sur le chantier de construction. Plus de 2 500
ouvriers s'activent à plein temps afin de livrer dans les
délais prévus ce projet de développement
hôtelier à Beau Champ. Depuis le début des
travaux en janvier 2006, la construction de l'hôtel et des
villas est parvenue à un stade avancé. Les promoteurs
s'attellent à monter les assises de ce refuge, dont 8%
sera occupé par la construction.
Le concept de l'IRS Anahita repose sur un village résidentiel
(315 résidences) et de loisirs de haut niveau, intégré
dans la nature, orienté vers la mer. Nicolas Vaudin, directeur
général de Ciel Properties, indique que ce projet
comporte neuf phases, dont la construction d'un établissement
hôtelier et de villas Four Seasons, référence
mondiale en matière de savoir-faire et de qualité
dans l'hôtellerie. Cet hôtel luxueux viendra compléter
les infrastructures dont dispose Anahita, avec ses propres restaurants,
bars et son spa, qui seront accessibles à tous les résidents
d'Anahita. Selon les promoteurs, l'hôtel et les villas Four
Seasons représentent actuellement le plus grand chantier
en cours à Maurice.
Construits sur la péninsule située en bordure de
la ligne de côte du domaine d'Anahita, les 45 villas Four
Seasons, de deux, trois, quatre ou cinq chambres à coucher,
varient d'une superficie de 230 à 600 mètres carrés.
Ces villas de deux ou trois chambres seront louées par
l'hôtel selon les termes d'un accord avec le propriétaire.
Pour rappel, Anahita est un IRS donnant l'accès à
la propriété à des investisseurs étrangers.
Toutefois, les Mauriciens peuvent également acquérir
des propriétés. La phase de construction terminée,
le Four Seasons devrait démarrer ses opérations
à partir d'avril 2008. Les promoteurs annoncent déjà
la livraison de 70 villas pour mars 2008. Il s'agit des premiers
appartements et villas d'Anahita, faisant partie de la première
phase du projet, baptisée Adamante, et qui valent entre
Rs 21 millions et Rs 31 millions. Les 70 résidences de
l'Adamante font face au lagon, avec des vues magnifiques sur les
îles et une perspective imprenable sur les vastes étendues
vertes.
Pour les besoins de la visite de la semaine dernière, un
appartement a été aménagé sur le site.
Luxe et raffinement, bien-être et confort, mais surtout
convivialité, sont les maîtres mots de ces résidences.
"La totalité des 70 premières résidences
a été vendue en un jour, en 2006", rappelle
Nicolas Vaudin. Toutes les villas d'Anahita disposeront d'une
varangue, l'un des traits caractéristiques de l'art de
vivre à la mauricienne, selon Ciel Properties. "Ces
belles vérandas en bois permettront de profiter pleinement
de l'élégance tropicale, au cur du domaine
résidentiel", assurent les promoteurs.
Les premières résidences qui seront disponibles
sont situées à proximité de La Place Belgath,
qui offre lui aussi des vues imprenables sur le lagon, les forêts
de palétuviers et les montagnes en arrière-plan.
Les promoteurs indiquent que La Place Belgath sera le lieu où
les résidents pourront faire leur shopping, en termes d'épices
locales ou vestimentaires. Anahita, c'est aussi des complexes
sportifs et des activités de loisirs qui permettront de
satisfaire les besoins de tout un chacun, souligne Nicolas Vaudin.
Le complexe proposera une gamme de restaurants - repas rapide
ou festin de gourmet, faisant la part belle aux épices
locales et fruits de mer, avec des recettes indiennes, chinoises,
créoles, ou françaises.
L'écologie mise en valeur et respectée
Niché au cur du site Anahita, le parcours de golf,
signé Ernie Els, troisième joueur mondial, est également
en phase d'achèvement. À l'ombre des arbres, avec
des vues plongeantes sur la mer et l'intérieur des terres
en direction des montagnes, le parcours est le premier du genre
à Maurice, avec notamment une accréditation de l'United
States Golf Association (USGA). Il fait face au lagon du sud-est,
avec une vue panoramique qui va de l'île aux Cerfs à
l'île de la Passe.
Selon les promoteurs, le lieu retrace l'histoire de Maurice. Outre
les maisons à la mauricienne, les acquéreurs bénéficieront
d'un rivage fabuleux, une végétation luxuriante,
des arbres centenaires, et, au loin, les premiers contreforts
des montagnes. Seulement 8% de la superficie de plus de 200 hectares
seront utilisées pour la construction, faisant d'Anahita
un sanctuaire végétal où s'épanouissent
43 espèces, dont 13 rares, incluant le Bois de Buf
et la Liane à Corne. Les promoteurs assurent s'être
engagés à préserver les forêts luxuriantes.
Avant la mise en chantier du projet, Ciel Properties a passé
commande d'un rapport complet sur l'environnement dans le but
d'assurer la sauvegarde et la protection de toutes les caractéristiques
naturelles du domaine qu'il sera possible de préserver.
Actuellement, indiquent les promoteurs, il y a plus de 20% de
la surface du domaine d'Anahita qui sont recouvertes d'arbres
qui poussent traditionnellement sur l'île. La plupart
de ces forêts seront préservées afin de s'assurer
que la population d'arbres reste constante.
Le projet devrait être complété en 2011 avec
la création de 315 résidences au total. Outre la
formation des habitants de la région, à travers
l'Anahita Centre for Excellence (ACE), Ciel Properties a mis en
place un plan d'intégration sociale pour former et recruter
en priorité les habitants de la région et proposer
des aides à l'entrepreneuriat. Des coopératives
de pêche et de maraîchers ainsi qu'un projet de crèche
figurent sur la liste des actions mises en uvre pour le
développement social de la région.
Conseil d'experts en climatologie de la SADC
Ne gaspillez pas l'eau, il tombera moins de pluies cet été
La communauté des planteurs en particulier, mais la Central
Water Authority et toute la population elle-même, ont intérêt
à prendre des précautions et à bien gérer
l'eau. Selon les experts en climatologie des pays de la Southern
Africa Development Community (SADC) l'île Maurice ensemble
avec le Botswana, la Namibie, la Tanzanie ainsi qu'une partie
de la République démocratique du Congo (RDC) devraient
s'attendre à recevoir moins de pluies d'octobre à
décembre cette année. Qui plus est, toujours selon
ces prévisions expertes, Maurice, enregistrerait moins
de pluies que d'ordinaire également durant la deuxième
partie de l'été soit de janvier à mars.
Les experts sont convaincus que la plupart des pays africains
faisant partie du bloc économique de l'Afrique australe
seront copieusement arrosés par la pluie au cours de la
prochaine saison d'été qui durera d'octobre à
mars. C'est une nouvelle encourageante pour la plupart de ces
pays souffrant généralement de terribles sécheresses
qui minent leurs productions agricoles. Mais pour l'île
Maurice et les autres pays précités les perspectives
sont sombres.
Les conclusions des experts ont été débattues
lors de leur réunion de travail annuelle dans le cadre
de la revue du système climatique global par le Drought
Monitering Centre de la SADC. Cette année ces experts se
sont réunis à Maseru, la capitale du Lesotho.
Pour arriver à leurs prévisions, les scientifiques
de la SADC ont pris en compte les principaux paramètres
utilisés pour ces exercices telles les températures
de surface de la mer prévalant actuellement dans les océans
Indien, Atlantique et Pacifique. Les études de ces paramètres
ont démontré que l'état de la mer dans la
zone équatoriale du Pacifique est neutre et tout indique
qu'on se dirige vers le développement du phénomène
dit La Nina durant les deux prochains mois.
La Nina, phénomène climatologique extrême
aussi appelé El Viejo signifie "petite fille"
en Espagnol et qui a des effets contraires à l'El Nino
(qui signifie petit garçon ou l'Enfant Christ en raison
de son apparition autour de la Fête de la Nativité).
La Nina est définie comme une période anormalement
plus froide de la température de surface de la mer dans
les régions tropicales centrales et du Pacifique. Tout
comme l'El Nino, elle a un impact sur le temps qu'il fait au niveau
de toute la planète. Sa persistance peut durer de neuf
à douze mois mais épisodiquement elle peut aussi
perdurer pendant deux années. Aux États-Unis, par
exemple, les agriculteurs comptent leurs pertes en termes de milliards
de dollars quand ces deux phénomènes sévissent.
Dans le cas précis de l'île Maurice, les experts
de la SADC n'excluent pas d'autres facteurs qui pourraient modifier
la donne, par exemple, l'arrivée des cyclones entre février
et mars, la période de pointe de ces catastrophes qui,
tout en ayant un potentiel dévastateur remplissent néanmoins
réservoirs. Mais l'expérience a également
démontré que lorsque La Nina apparaît les
cyclones aussi se font plutôt rares. Il est donc conseillé
à la population de ne pas gaspiller l'eau.
Projet de déviation de la route côtière
à Trou-aux- Biches, version contestataires
Un réalignement de la route côtière à
30 mètres du High Water Mark
Face à leur crainte de voir leur tranquillité perturbée
avec le réalignement de la route côtière comme
envisagé par le groupe Beachcomber, dans le cadre des travaux
de démolition et reconstruction du Trou-aux-Biches (TAB)
Hotel, les habitants du morcellement Jhuboo, réunis au
sein du Mouvement pour le Maintien du Silence & la Tranquillité
du Morcellement Jhuboo (MMSTMJ), ont déposé lundi
dernier, un dossier pour contrer le dossier Environment Impact
Assessment (EIA) soumis par Beachcomber, au ministère de
l'Environnement, le 24 août dernier. Outre quelque trente
points de contestations du projet de déviation, le mouvement
propose entre autres, qu'un nouveau tracé soit dessiné,
plus proche du littoral, à 30 mètres du High Water
Mark, à l'intérieur du terrain de Beachcomber (à
l'avant), au lieu de passer en bordure du morcellement Jhuboo,
à l'arrière du terrain de golf de l'hôtel.
Les membres du mouvement ont tenu une conférence de presse,
hier, à TAB, pour expliquer leur prise de position et soutenir
les objections qu'ils avancent à ce projet de réalignement
de la route par Beachcomber.
Estimant que le projet de réalignement de la route côtière
par Beachcomber "has severe, grave and irreversible damage
on environment, quality of life of local community", les
membres du MMSTMJ, par la voix de leur présidente, Mme
P. Lallchand, font ressortir qu'ils ne se laisseront pas faire.
Pour rappel, comme annoncé par Week-End, le dossier
EIA soumis par Beachcomber, le plan d'ensemble de démolition
et reconstruction du TAB Hotel comprend le réalignement
de la route côtière. La route devrait être
fermée de la Station de police de la région (dont
le groupe projette une démolition et une reconstruction
plus loin), jusqu'à l'hôtel Casuarina et le tracé
de la nouvelle route passerait sur le terrain de golf de l'hôtel,
à une vingtaine de mètres des wetlands et du morcellement
Jhuboo. Dans son rapport, Beachcomber fait ressortir qu'entre
la nouvelle route proposée d'une longueur de 1000 mètres
(contre 850 mètres actuellement) et le morcellement Jhuboo,
est prévu un espace vert, d'une superficie totale de 8,5
arpents, d'une largeur minimum de 20 mètres. Toutefois,
les habitants du morcellement Jhuboo n'envisagent pas les choses
sous cet angle. Ils soutiennent qu'à travers son projet
de réalignement, le groupe hôtelier serait en train
de commettre des "crimes à l'encontre de l'environnement,
du patrimoine, de la communauté, et des résidents
du morcellement Jhuboo". Selon le MMSTMJ, au lieu de
promouvoir l'intégration, ce projet accentue les conflits
avec la communauté. Selon la présidente du mouvement,
les promoteurs ont induit la communauté locale ainsi que
les autorités en erreur. "En avançant que
ce projet de déviation aurait - no or minimal impact on
environment, no or minimal impact on quality of life of people
living nearby, elevate road will not generate heavy traffic and
will have no impact, et project is in accordance with Planning
guidelines on Coastal Tourism Development - Beachcomber ne joue
pas franc jeu. La buffer zone mentionnée par Beachcomber
est une tromperie de taille", soutient Mme P. Lallchand.
Selon le MMSTMJ, la route proposée par Beachcomber "contains
no buffer zone/espace vert", car "the promoter has severely
encroached that space with large scale development relating to
a taxi stand, maintenance & services building, and a treatment
plant".
"Serious impact on the monetary value of the assets"
Par les objections avancées par le MMSTMJ, outre le fait
que l'élimination du Golf course "will cause beautiful
scenic landscape of TAB region to completely disappear, making
the surrounding region look dull and unattractive, les membres
de ce mouvement soutiennent que "the road deviation will
have serious implications on the monetary value of the assets
of the promoter as well as the nearby residents; The promoter's
land value could increase by several billion rupees without a
single cent accruing to the government, whislt that of the nearby
residents could decrease by a least several million rupees through
no fault of their own. The prejudice would be grave". Certaines
sources avancent toutefois que l'un des riverains aurait initié
ce mouvement de protestation pour sauvegarder ses propres, sa
résidence surplombant le terrain de golf. Pour l'avocat
du MMSTMJ, Me Ajay Daby "ce problème n'est pas
un problème particulier à un groupe ou un lieu précis,
mais est d'envergure nationale. Cela relève du droit à
la propriété et ce qui se passe au morcellement
Jhuboo peut se passer ailleurs". Selon Mme P. Lallchand,
malgré les efforts faits par les membres du mouvement afin
que le groupe Beachcomber procède aux concertations avec
les habitants du morcellement en marge de ce projet, il n'y a
eu aucune considération de leur requête. Dans cette
optique, le mouvement a décidé de contrer, avec
l'aide de certains experts, ce projet de déviation. Dans
le contre EIA soumis, le MMSTMJ souligne que "the guiding
principle of the mouvement's objection to the proposed project
is not to prevent the hotel extension
Our main focus is
on the irreversible negative impact that the project will generate
on the riverains of the golf course, as we believe that the promoter
has not given due consideration to the existing quality of life
of these inhabitants and the change that will happen if the road
is deviated as per the proposed project". Selon Mme P.
Lallchand, le mouvement s'est attelé, dans le cadre du
dépôt du contre EIA, à faire une serie de
contre propositions ainsi que des solutions. "Les propositions
faites sont basées sur les normes internationales du développement
touristique", assure le MMSTMJ, ajoutant que ce dossier
pourrait être considéré comme la base vers
la discussion et aux négociations entre les promoteurs
et les personnes qui seront lésées, en vue de trouver
un consensus.
Proposition en ligne avec le développement touristique
La première solution proposée par le MMSTMJ pour
satisfaire les riverains est une déviation de la route
plus proche du littoral, à 30 mètres du High Water
Mark, à l'intérieur du terrain de Beachcomber (à
l'avant), au lieu de passer en bordure du morcellement Jhuboo,
à l'arrière du terrain de golf de l'hôtel.
Cette proposition, assure Mme P. Lallchand, est en ligne "with
sustainable tourism development and protection of environmental
and settlements being actively promoted by all major countries
in the world". L'autre option soumise par le MMSTMJ est
une déviation vers le morcellement Jhuboo, en respectant
certaines conditions. Suivant la déposition du contre EIA,
le groupe de contestataires compte procéder à une
campagne intense et soutenue afin d'alerter l'opinion publique.
Ils ont écrit au EIA Committee et parallèlement
au Premier ministre, Navin Ramgoolam, élu de leur circonscription,
pour qu'une visite aux abords du morcellement Jhuboo ait lieu,
afin de constater de visu les effets du projet de réalignement
de la route côtière, comme proposé par Beachcomber.
Contacté par Week-End, le groupe hôtelier
indique qu'elle a pris la décision de ne faire aucun commentaire
à ce stade, et encore moins de donner des informations
additionnelles, le dossier étant entre les mains des autorités.
Tensions villageoises
Trou-d'Eau-Douce en eaux troubles
Depuis quelque temps, la quiétude des habitants de Trou-d'Eau-Douce
n'est plus. Pour cause, une recrudescence de la violence, des
vols et surtout la drogue hantent la région. Les vives
tensions qui ont secoué le village le week-end dernier
(voir texte plus loin) découlent "d'une concurrence
déloyale" entre les plaisanciers mais, en toile
de fond, il y a une détérioration des murs,
à cause de certains qui dictent leurs lois dans le village,
soutient Moïse Dardenne, président du village de Trou-d'Eau-Douce.
Trop, c'est trop ! Les habitants ont décidé de réagir
pour sauver leur village.
Selon les habitants, quelques personnes, dont certaines sont des
"immigrés" (issus des régions avoisinantes)
sèment la terreur à Trou-d'Eau-Douce. "Auparavant,
notre village était paisible. Trou-d'Eau-Douce était
un endroit sans aucune tension. Mais, depuis quelque temps, les
familles vivent dans la crainte. La drogue a pris le dessus. Le
taux de vols a dramatiquement augmenté. Les bandits font
la loi. Il n'y a aucune sécurité à Trou-d'Eau-Douce",
s'insurgent-ils. Et devant cette insécurité qui
va grandissante, la police serait impuissante, soutient-on.
Les policiers restent les bras croisés devant les agissements
de ce groupe de malfrats qui uvrent au vu et au su de tous,
avance-t-on. "Tout le monde sait qui sont ces bandits.
La drogue se vend comme des petits pains. Il ne leur reste qu'à
mettre un étal devant les boutiques ou sur la plage pour
faire fleurir le business", estime un autre habitant.
Trou-d'Eau-Douce est un village qui dépend hautement des
activités touristiques. Mais face aux murs dégradantes,
les habitants craignent non seulement pour leur sécurité,
mais aussi pour leur gagne-pain. "L'île-aux-Cerfs
est un site incontournable pour les touristes. Mais face à
la recrudescence des vols, des bagarres, comme celle qui a eu
lieu le week-end dernier entre les plaisanciers, les touristes
vont bouder notre endroit. Les commentaires sur internet ne font
pas honneur à Trou-d'Eau-Douce. Certains touristes ont
été victimes de vols, d'autres ont été
témoins de violents règlements de compte. Ils sont
repartis traumatisés. Le nom de l'île-aux-Cerfs ainsi
que celui de notre village est mentionné à l'étranger,
et pas de la plus belle des manières. Notre avenir est
menacé. Trou-d'Eau-Douce est devenu un village sans lois,
ou plutôt c'est les bandits qui font régner leurs
lois", s'indignent les habitants.
L'impuissance de la police face aux malfrats irrite. "Tout
le monde sait qui sont les malfaiteurs. Tout le monde sait qui
sont les marchands de drogue, mais quand on va déposer
plainte, rien n'est fait pour les arrêter. La police a peur
de ces gangs", avancent certains habitants. Dans cette
optique, ces derniers se mobilisent pour contrer les bandits qui
font obstacle à la paix et à la tranquillité
du village.
Les habitants se sont réunis mardi dernier pour faire un
état de la situation dans leur village et décider
de la marche à suivre pour combattre tous ces fléaux.
Selon les membres du Mouvement de solidarité de Trou-d'Eau-Douce,
le manque infrastructurel au niveau des loisirs accentue les fléaux
qui rongent depuis quelque temps la région. Par exemple,
souligne Moïse Dardenne, le terrain de foot est impraticable.
"Il y a eu beaucoup de promesses, mais jusqu'aujourd'hui
zéro", dit-il.
Moïse Dardenne soutient que le conseil de village tente tant
bien que mal de faire son travail dans l'intérêt
des citoyens, mais face à l'inaction des autorités
certains conseillers ont baissé les bras, avance-t-il.
Les habitants réclament des activités ainsi que
des facilités pour l'épanouissement de la jeunesse
de leur village. Parmi les actions qui seront prochainement entreprises,
le porte-à-porte (avec la collaboration de la force policière)
auprès des habitants de la région pour dénoncer
les drogués ainsi que les marchands de drogue. "Il
est impératif que Trou-d'Eau-Douce trouve un moyen pour
se sortir de la drogue", indique Moïse Dardenne.
Ce dernier lance un appel aux ministres et députés
de la région afin de tenir compte des besoins des habitants.
Outre une patrouille régulière, la présence
d'une unité de la Police du Tourisme est souhaitée
dans la région, cela pour assurer la protection des touristes.
Les habitants, qui estiment que la Tourism Authority n'assume
pas ses responsabilités et que les garde-côtes ne
peuvent plus agir, lancent un appel aux autorités pour
sauver le village de Trou-d'Eau-Douce et parallèlement
"le travail de ceux qui uvrent honnêtement
sur l'île-aux-Cerfs".
Rixe et menaces de mort contre le président du village
Venus apprécier le calme du lagon et la vue imprenable
de la côte est, tout en profitant des sports nautiques,
c'est à une véritable rixe que les touristes ont
assisté le vendredi 14 septembre dernier sur l'île-aux-Cerfs.
Traumatisés par cette bagarre, dans la panique générale,
ils ont délaissé leurs affaires pour tenter de se
mettre à l'abri. C'est à coups de manches de pioche
et de bouteille que des malfaiteurs s'en sont pris à des
plaisanciers.
La bagarre de vendredi dernier est venue s'ajouter à une
longue liste d'agressions qui se succèdent sur l'île-aux-Cerfs
et qui troublent Trou-d'Eau-Douce ces derniers temps, indiquent
les habitants du village. Durant le week-end, certains habitants
ont eu mal à se défaire du même groupe de
fauteurs de trouble qui dicteraient leurs lois dans le village.
Le président du village, Moïse Dardenne, a même
reçu des menaces de mort. Craignant pour sa sécurité
et celle de sa famille, il a porté plainte à la
police.
"Vers 11 heures, un ami m'a averti que deux bandits, qui
consommaient de l'alcool, projetaient de m'attaquer. J'ai prévenu
mon père qui m'a conseillé d'alerter les garde-côtes.
C'est ce que j'ai fait", raconte Stéphane Seblin
(plaisancier), l'une des victimes de cette rixe sur l'île-aux-Cerfs.
Durant toute la journée, il s'est adonné, comme
à son habitude, à ses activités nautiques
avec des clients étrangers. Dans l'après-midi, vers
15 heures, les deux bandits ont approché Stéphane
Seblin.
"L'un d'entre eux m'a envoyé une bouteille à
la tête, mais j'ai pu esquiver. L'autre avait deux manches
de pioche dans les mains et a commencé à me taper
avec, suivi par son camarade. Je n'ai pas pu me défendre",
indique la victime. Son frère Wendel, qui se trouvait également
sur l'île, a tenté de l'extirper des mains de ces
malfrats, mais il a également été passé
à tabac. Les malfaiteurs ont ensuite pris la fuite à
bord d'un bateau.
Entre-temps, c'était la panique générale
sur l'île. "Certains touristes, effrayés,
ont quitté leurs affaires pour trouver refuge ailleurs.
Certains sont entrés dans l'eau. Cette bagarre les a traumatisés",
souligne Stéphane Seblin. Saignant abondamment, son frère
et lui se sont rendus au bureau des garde-côtes et ont pris
une Form 58 avant de se rendre à l'hôpital.
Les frères Seblin disent vivre dans la crainte.
"Déjà, en août dernier, ces mêmes
individus ont écrasé des bouteilles devant notre
domicile. Aujourd'hui, ils nous ont tabassés. Jusqu'où
iront-ils ?", se demande Stéphane. S'il ne connaît
pas la raison pour laquelle son frère et lui ont été
attaqués, Stéphane estime que ce serait peut-être
en raison de la concurrence dans le domaine des activités
nautiques. "Des fois, quand nos clients nous demandent
à faire du parasailing, nous les recommandons auprès
d'un membre de la famille qui opère dans ce secteur particulier.
Or, ces deux individus sont les hommes de main d'un autre opérateur
de parasailing. La jalousie serait peut-être le motif derrière
cette agression", avance le jeune homme.
Si après une panique générale sur l'île-aux-Cerfs
les choses se sont calmées vendredi, les malfaiteurs n'en
avaient pas encore fini de régler les comptes. Moïse
Dardenne affirme que le samedi 15 les deux agresseurs de Stéphane
et Wendel Seblin ont menacé son frère, Joshué,
avec un sabre. "Au départ, nous avons cru à
une plaisanterie. Mais, plus tard dans la journée, ils
ont menacé deux autres personnes. C'est alors que nous
avons pris la décision, mon frère et moi, d'aller
à leur rencontre pour qu'ils arrêtent de semer la
terreur dans la région", explique Moïse Dardenne.
Lors de la conversation avec ces deux individus, ces derniers
ont, selon le président du village, affirmé que
leurs propos ont été mal interprétés.
Toutefois, le lendemain, alors que les habitants de Trou-d'Eau-Douce
assistaient à un tournoi de pétanque pour enfants,
les rumeurs ont commencé à circuler à l'effet
que l'un des deux malfaiteurs aurait en sa possession un revolver,
qu'il aurait obtenu d'un plaisancier.
"Afin d'éviter tout dérapage, j'ai décidé
avec mon frère d'aller une nouvelle fois à la rencontre
de l'opérateur pour m'enquérir de son intention",
avance le président du village. Toutefois, l'homme en question
était absent de chez lui, alors que les deux fauteurs de
trouble se trouvaient devant sa porte. "L'un d'entre eux
a soulevé son t-shirt pour me montrer son revolver, avant
de prendre la fuite par la fenêtre d'une maison avoisinante",
indique Moise Dardenne.
La nouvelle s'est vite répandue dans le village. Vers 16h30,
lorsque l'un des deux individus s'est présenté devant
le président du village avec un sabre, le groupe de personnes
qui était présent aux côtés de Moïse
Dardenne l'a pris en chasse. L'individu a toutefois réussi
à les semer. Pour le président du village, ces agressions
découlent des faits survenus sur l'île-aux-Cerfs
avec les frères Seblin.
"Nous ne pouvons plus laisser notre village entre les
mains des malfaiteurs. Nous allons agir pour que la tranquillité
revienne à Trou-d'Eau-Douce. Ces individus doivent arrêter
de faire la loi", dit le président du village.
Craignant pour sa vie et celle de sa famille, parce qu'il a été
pour rappel menacé de mort par ces mêmes personnes,
Moïse Dardenne a porté plainte à la police
de Bel Air Rivière Sèche. Toutefois, à ce
jour, selon nos informations, les malfrats courent toujours.
Accès à l'îlot Gabriel
La bataille légale enclenchée
Après deux semaines de négociations en vain et de
delaying tactics pour l'accès à tous à
l'îlot Gabriel, une bataille légale opposant opérateurs
de catamarans, défenseurs de l'environnement et promoteurs
touristiques sera enclenchée à partir de mardi.
L'action légale vise à garantir le domaine public
et préserver le gagne-pain de quelque 25 familles, menacé
par le phénomène exacerbé de privatisation
des îles.
Le recours à l'action légale suite aux controverses
autour du projet d'exploitation touristique par la Compagnie Ocean
Blue Island Ltd sur l'îlot Gabriel avait été
envisagé, il y a deux semaines, par le collectif Sov nou
la plaz, regroupant opérateurs de catamarans, militants
de l'écologie, forces vives de Grand-Baie et membres du
conseil de districts du nord. L'action s'est précisée
mardi dernier lors d'un point de presse tenu par un groupe d'opérateurs
de catamarans, écologistes et représentants de conseils
de village.
Georges Ah-Yan, président de la Fédération
des Membres de Conseils de village de Maurice, avait annoncé
la bataille légale si le gouvernement ne revenait pas sur
sa décision afin de permettre l'accès à tous
sur l'îlot Gabriel. Certains skippers n'auraient pas accès
à l'îlot. Une injonction sera logée en cour
en début de semaine.
L'affaire oppose les opérateurs de catamarans et Ocean
Blue Island Co. Ltd, dirigé par Jayraj Woochit, détenteur
d'un bail sur l'île. Les services de Me Robin Mardemootoo
ont été retenus. Les négociations entre l'homme
de loi des opérateurs et celui du promoteur n'auraient
pas abouti. La plateforme Sov Nou la plaz a joué la carte
de l'apaisement en attendant la rencontre entre les plaisanciers
et leur homme de loi pour décider de la marche à
suivre, mais a affirmé son désaccord avec la privatisation
des îles.
Georges Ah-Yan est revenu mardi dernier sur la nature de son combat
et la tentative de donner un ton communal au débat pour
faire diversion. Il s'est engagé dans cette lutte en tant
que citoyen, comme il l'a fait pour d'autres combats, comme celui
pour sauver l'hôpital de Mahébourg (ce qui aurait
échappé à la Voice Of Hindu).
Le nerf de la bataille n'est plus seulement l'accès payant
aux touristes à l'îlot Gabriel depuis le 1er septembre,
mais un aspect social: les "petits business" menacés.
L'activité des opérateurs de catamarans concerne
400 familles qui dépendent directement de ce business.
Elles travaillent depuis 25 ans. Ce sont des petits entrepreneurs
dans le domaine touristique qui poursuivent leur travail dans
cette logique de démocratisation de l'économie pour
permettre au plus grand nombre de faire des petits business. Les
catamarans impliquent le travail des chantiers de construction
de bateaux, un service logistique, le catering et la présence
de skippers sur les bateaux. Si l'on tient compte des animateurs,
plus de 400 familles sont concernées indirectement. La
majeure partie du travail de catering se fait sur les bateaux
pour des raisons écologiques.
La situation actuelle pourrait se résumer ainsi: des micro-activités
économiques sont menacées. Des touristes seraient
repoussés du domaine public au risque de ternir l'image
de Maurice. Plus de deux bateaux de 36 pieds auraient été
commandés de Dubai par le promoteur pour l'exploitation
touristique de l'îlot Gabriel.
Les interrogations autour du bail accordé à Ocean
Blue Island Co. Ltd
Le lease agreement entre le gouvernement et Ocean Blue
Island Co. Ltd sur l'îlot Gabriel soulève quelques
points qui demandent à être éclairés.
Le bail est signé par le ministère de l'Agro-Industrie
et de la Pêche et non par celui des Terres et du Logement.
Pourquoi le ministère des Terres a-t-il donné la
gestion de l'îlot à celui de l'Agro-Industrie qui
a sous-loué au promoteur ? La location de l'îlot
coûte Rs 60 000 par an, ce qui constituerait, selon certains,
un lease sous-évalué ! Des travaux ont été
effectués par le promoteur sans EIA Licence. Selon
le Environment Act 2002, first schedule, section 15 (II), part
B, sub-section 24, "land clearing and development
(
) require an EIA Licence".
Certaines clauses du bail n'auraient pas été respectées,
notamment la section 7: "The lessee shall not, without
a written authority from the Conservator of Forests, cut and dispose
of any standing trees, fallen trees and branches on the islet."
La section 9 attire l'attention sur l'obligation du promoteur
de s'aligner au texte de loi qui s'applique aux réserves
naturelles: "All activities on the islet shall be in line
with the provisions of the Forests and Reserves Act and Wildlife
and National Parks Act."
Par ailleurs, la section 11 concernant l'accès à
l'îlot a-t-elle été respectée ? Elle
se lit ainsi: "Subject to the other clauses of this lease
and to the approval of the Conservator of Forests, the lessee
may prohibit or restrict access to the islet."
L'aménagement d'infrastructures légères (toilettes
etc.) sur l'îlot est-il conforme aux sections 18 et 21:
"18. No solid or liquid wastes (treated or untreated)
shall be discharged into the sea.
21. There shall be no storage of materials on the islet."
On pourrait citer d'autres contradictions mais la carte de l'île
ci-jointe attire l'attention sur le nerf central de la bataille:
le bail accordé au promoteur s'arrête au high
water mark. Nul ne peut empêcher le public de débarquer
et circuler en dessous de cette zone.
Collèges secondaires
Le privé tire la sonnette d'alarme sur l'indiscipline
scolaire et exige une loi cadre
Face à "la montée de la violence, de la
délinquance et de l'indiscipline, de la drogue et aujourd'hui
le sida", la Fédération des Managers des
Collèges Secondaires Privées (FMCP) tire la sonnette
d'alarme. Elle exige des actions fortes et appelle au réveil
du ministère de l'Éducation pour l'introduction
d'une législation qui permettrait selon elle, d'assainir
la situation. Outre une lettre ouverte au ministre de l'Éducation,
Dharam Gokhool, pour souligner leurs griefs, les managers ont
organisé un séminaire jeudi pour discuter de la
situation qui se dégrade au sein des collèges.
Inquiets et las de l'indifférence du ministère de
l'éducation face aux problèmes auxquelles font face
les collèges, les managers des collèges privés
ont décidé de prendre le taureau par les cornes.
Les dirigeants affirment que les établissements prennent
plusieurs initiatives, et disposent en fonction de leur établissement
de "rules & regulations" pour y maintenir
la discipline, mais estiment que des lois cadres seraient plus
appropriées pour régler les fléaux qui rongent
les collèges. Avançant que depuis plus d'un an,
elle a fait des propositions pour l'amendement de la loi à
ce sujet, la Fédération déplore l'indifférence
du ministère de tutelle, mais encore, estime avoir été
menés en bateau, puisque jusqu'ici rien n'a été
fait. Pour la FMCP, des amendements à la loi contribueront
à non pas réprimer les étudiants, mais à
responsabiliser l'ensemble de la communauté scolaire. En
l'absence d'une loi appropriée, la situation se dégrade
inexorablement, disent les dirigeants, qui soutiennent que si
rien n'est fait, la situation va empirer même dans les collèges
où il y a encore de la discipline. Ils espèrent
que l'effort pour apporter une législation appropriée
doit venir des décideurs politiques, et réitèrent
leur demande pour que la législation soit revue. Si aucun
geste n'est entrepris pour assainir la situation au sein des écoles,
les managers projettent de revenir à la charge, dans les
prochains jours, auprès des autorités.
Éducation
Surveillance des examens du CPE
Il y a polémique entre le Mauritius Examinations Syndicate
(MES) et les instituteurs sur la question de surveillance des
examens du CPE. Si aucun accord n'est trouvé d'ici le 26
septembre, la Government Teachers Union (GTU) annonce que le front
commun des enseignants organisera une manifestation devant les
locaux du MES. Par ailleurs, le même syndicat affirme que
les inscriptions pour les classes de primaire obligent les élèves
du CPE à chômer deux jours avant les examens.
Comme chaque année à cette même période,
les syndicats ouvrent des négociations avec le MES pour
une augmentation des "invigilation fees" des instituteurs
indexée sur l'augmentation du coût de la vie. Contrairement
à la pratique établie, le MES a rejeté la
demande faite par la GTU. Le MES menace même de faire appel
aux ITC Teachers et aux aspirants-instituteurs comme surveillants.
La GTU proteste contre cette démarche en soulignant l'importance
de l'examen du CPE qui ne souffre d'aucune erreur et dont le déroulement
doit être confié a des instituteurs expérimentés.
Le front commun a, dans une lettre au MES, annoncé que
si la question n'est pas réglée le 26 septembre,
il organisera une manifestation devant les locaux du MES le lendemain.
Dans cette lettre, la GTU souligne qu'une "nouvelle confrontation
avec le front commun ternira davantage le peu de crédibilité
dont jouit le MES après l'épisode SC/Français."
Par ailleurs, la GTU maintient que toutes les classes de CPE de
Maurice ont été obligées de chômer
jeudi dernier afin que ceux enseignant dans ces classes puissent
distribuer aux parents les formulaires pour les inscriptions en
Form I l'année prochaine. La GTU prévoit une autre
journée chômée pour le CPE jeudi prochain
quand les parents viendront remplir les formulaires en présence
des instituteurs. La GTU regrette que le ministère de l'Éducation
ait décidé de conduire cet exercice en semaine au
lieu du samedi comme c'était le cas auparavant, obligeant
de ce fait les élèves de CPE à perdre deux
jours de classe à la veille des examens.
Affaire Eastern University
Les universités indiennes ne reconnaissent pas le diplôme
de EIILM
Près d'un mois après la rentrée universitaire,
les controverses autour de l'Eastern Institute for Integrated
Learning In management (EIILM) Mauritius Branch University, gérée
par la Ramnath Jeetah Trust (RJT), continuent de faire
débat. Lors d'une conférence de presse vendredi
dernier, le leader de l'opposition, Nando Bodha est revenu sur
cette affaire pour y apporter certaines précisions contre
les allégations faites à l'encontre de l'ancien
secrétaire de la Tertiary Education Commission (TEC), tout
en soulevant d'autres interrogations au sujet de l'organisme régulateur.
S'attardant sur les réponses reçues par un étudiant
qui s'est enquis auprès des universités indiennes
sur la reconnaissance du diplôme de l'université
de Sikkim, Nando Bodha a fait ressortir sans la reconnaissance
de l'UGC, l'EIILM n'est pas reconnu par certaines universités
indiennes
Parlant d'"irrégularités, d'inégalités
et d'incompétence au niveau de la TEC, le leader de l'opposition,
est revenu une fois de plus sur l'affaire Eastern University,
clouant au pilori l'organisme régulateur des institutions
tertiaires mauriciennes. Réclamant une commission d'enquête
sur cette affaire ainsi que sur la TEC", Nando Bodha
affirme que les agissements du board de cette instance sont douteux.
Il indique que sa source n'est pas d'Anil Chiniah, ancien secrétaire
suppléant de la TEC, qui a pris une retraite prématurée
à 58 ans, comme annoncé par Week-End, suite
à circonstances floues et qu'il n'a jamais rencontré
cet homme. Selon Nando Bodha les documents qu'il a fait circuler
lui seraient parvenus dans une enveloppe anonyme, certains de
l'University Grants Commission (UGC) de l'Inde. Il soutient que,
comme pour d'autres sujets, il a reçu des informations
par voie anonyme, et qu'ensuite, avec le leader du MSM et les
autres membres du parti, il a effectué une enquête
qui a révélé les diverses zones d'ombres
de cette affaire. Le leader de l'opposition estime que "Anil
Chiniah li enn bouk emiser" et attribue son départ
à une "campagne de terreur à l'égard
des fonctionnaires comme ce fut le cas pour d'autres, à
l'instar de Sourya Gayan, le Dr Sankur, Mme Jugmohun
, depuis
que l'Alliance sociale est au pouvoir". S'il a affirmé
sur les ondes avoir été "un bouc émissaire",
pour le board et que son départ à la retraite relève
d'une décision regrettable, l'ancien secrétaire
de la TEC n'a pas souhaité faire davantage de commentaires.
Revenant sur les événements sur la mise en marche
de EIILM University Mauritius Branch, avançant que plusieurs
universités indiennes, dont l'université d'Assam,
Jewalall Nehru University (Delhi), la Manipur University, entre
autres, ayant répondu à une requête d'un candidat
qui souhaitait suivre des cours au sein de l'institution mauricienne
pour ensuite les poursuivre à l'étranger, Nando
Bodha souligne que ces institutions ont indiqué qu'elles
ne reconnaissaient que les diplômes reconnus par l'UGC.
Une fois de plus, le leader de l'opposition a pointé du
doigt la TEC, estimant que l'établissement n'a pas agi
en tant que chien de garde. Rappelons que Sunil Jeetah, chief
executive de l'EIILM Mauritius Branch soutient pour sa part que
la reconnaissance de l'université ne relève pas
de l'UGC et que son université est reconnue par l'État
de Sikkim. Par ailleurs, le leader de l'opposition avance que
certaines institutions étrangères d'enseignement
supérieur, se seraient vues refuser un enregistrement auprès
de la TEC, alors que l'EIILM Mauritius Branch, a obtenu son accréditation,
alors même que l'université mère n'avait pas
encore démarré ses activités. Le leader de
l'opposition a fait circuler un courrier qu'aurait envoyé
Sunil Jeetah, chief executive de l'EIILM University Mauritius
Branch, au directeur de la TEC, Pravind Mohadeb, relative à
une demande effectuée par l'instance de soumettre d'autres
documents en marge de l'obtention des accréditations pour
cinq autres matières que l'université compte proposer
aux Mauriciens. Une copie de cette lettre a été
envoyée par le chief executive au Premier ministre, Navin
Ramgoolam. Outre le langage utilisé par Sunil Jeetah, le
leader de l'opposition s'interroge quant à la nécessité
d'envoyer une copie au chef de l'État. Soutenant que la
TEC n'agit pas selon ses prérogatives, Nando Bodha, qui
affirme que l'EIILM opère dans l'irrégularité,
lance un nouvel au Premier ministre pour l'institution d'une commission
d'enquête pour situer les responsabilités. Il soutient
qu'il y "a encore beaucoup d'irrégularités,
d'inégalités et d'incompétence"
dans la gestion de la TEC et réclame que cette enquête
touche aussi au fonctionnement de cet organisme. Pour le
leader du MSM, il faut que la TEC retrouve son prestige et sa
crédibilité. Il prévient que le MSM reviendra
à la charge à la prochaine session parlementaire,
ajoutant que son parti continuera à faire entendre sa voix
sur cette affaire.
En visite à Maurice
L'équipage du USS Normandy laisse une fresque murale
à Roche-Bois
L'équipage du USS Normandy, navire de guerre qui
effectue une visite de "courtoisie" à
Maurice ce week-end, a apporté sa touche personnelle à
une fresque murale à Roche-Bois, hier matin. La fresque
est visible depuis la route Nationale à quelques mètres
du pont aérien desservant la localité.
Le commandant du navire de guerre américain , le capitaine
Robert S. Kerno, avait à peine accosté son bâtiment
au Quai D dans le port, vendredi matin, que, déjà,
qu'il faisait déjà part aux journalistes admis à
bord, de la beauté de notre île et du sens de l'accueil
légendaire des Mauriciens envers les étrangers.
À un journaliste curieux de savoir comment il pouvait en
si peu de temps savoir que l'île Maurice était effectivement
belle alors que cela faisait à peine une heure qu'il était
là, le commandant américain a, de par ses explications
détaillées, prouvé que ce n'était
pas seulement une formule de politesse mais que, de nos jours,
"avec Google Earth on peut tout savoir d'un pays depuis
les satellites avant même d'y poser les pieds".
De plus, selon le commandant Kerno, il avait beaucoup également
appris de notre pays de deux officiers de la National Coast Guard
qu'il avait embarqués depuis les Seychelles et qui lui
ont vanté les qualités techniques de la rade en
eau profonde de Port-Louis.
Navire faisant partie d'une flotte de 26 croiseurs placés
sous le commandement américain basé en Europe, le
USS Normandy, avec ses trois cents hommes et ses missiles
Tomahawks, est capable d'entreprendre des missions d'attaques
et de ripostes aériennes, marines et sous-marines tout
comme il est aussi capable de toucher des cibles situées
loin à l'intérieur de pays hostiles.
Selon le commandant Kerno, la présence du USS Normandy
dans l'océan Indien "vise à renforcer la
sécurité et la stabilité dans la région".
Cette mission que lui avait confiée, initialement, le commandement
de l'Otan depuis avril dernier et ensuite le commandement américain,
a conduit le navire dans plus de quatorze ports de la Baltique
à la Méditerranée avant de contourner complètement
le continent africain via le Canal de Suez et les Seychelles.
"Nous sommes là pour promouvoir la stabilité
et la sécurité des pays de la région, y compris
Maurice, contre le terrorisme, les actes de piraterie maritime,
le transport illégal d'armes, d'humains et de drogue mais
aussi pour entraîner les gardes côtes des pays respectifs
et pour fraterniser avec les communautés des pays avoisinants",
affirme le commandant.
Fort heureusement, il paraît que ce genre d'activités
illicites qui inquiètent tant nos amis les Américains
ne semblent pas être monnaie courante dans les parages de
Maurice, ni non plus sur l'ensemble des côtes de l'Est afrique
où le USS Normandy a patrouillé. Le commandant
Kerno a confié avoir bien perquisitionné "amicalement"
quelques bateaux, question de vérifier leurs pavillons
et ce qu'ils véhiculent, "mais rien de compromettant
n'a été trouvé".
Mais, ce week-end, le personnel du USS Normandy s'offre
du repos et de la détente. Mais il prévoit, néanmoins,
de guerroyer plus pacifiquement avec les accueillants Mauriciens
par le biais de matches de Football et de Basket-Ball. Certains
parmi l'équipage avaient donc, hier, préféré
le pinceau et les pots de peinture en compagnie des enfants de
Roche-Bois mobilisés par les soins du mouvement pour le
progrès de la région animé, entre autres,
par M. Lindsay Morvan.
Environnement marin
Le spectacle des baleines à bosse
Il s'agit d'un phénomène saisonnier. On peut actuellement
admirer les jeux des baleines à bosse (Megaptera novaeanglia)
à quelques kilomètres des côtes mauriciennes.
Ce sont des mammifères marins de 40 tonnes et longs de
17 mètres. Cette présence de baleines dans les eaux
mauriciennes correspond à la saison des amours. Les cétacés
viennent s'accoupler, mettre bas et allaiter leurs petits dans
la douceur des eaux tropicales avant une longue migration vers
les eaux froides de l'Antarctique.
Les baleines à bosse mettent généralement
bas tous les deux ou trois ans après une gestation de onze
mois. Le baleineau mesure à la naissance 4 à 4,5
mètres et pèse environ 700 kilogrammes. Il est allaité
par sa mère et commence à se nourrir par lui-même
au cours des six mois suivants. Les baleineaux quittent leurs
mères dans leur deuxième année alors qu'ils
mesurent neuf mètres de long. Ils atteignent la maturité
sexuelle à l'âge de cinq ans. La taille adulte définitive
est atteinte un peu plus tard. Celle-ci varie de 15 à 16
mètres pour les mâles et 16 à 17 mètres
pour les femelles (pour un poids de 40 tonnes). Le plus grand
spécimen découvert mesure 19 mètres avec
des nageoires pectorales de 6 mètres. La durée de
vie des baleines à bosse varie de 40 à 50 ans.
Il est important que le public sache qu'il faut impérativement
respecter l'espace vital du mammifère surtout quand la
mère est accompagnée de son petit. Il faut éviter
de foncer sur eux, de les suivre de trop près ou de leur
couper la route. Ces mammifères sont dotés d'une
grande intelligence et sont très curieux. Ils initient
eux-mêmes le contact avec les humains et s'approchent volontiers
des bateaux qui se tiennent à distance, moteurs coupés.
Vallée des Prêtres
Les forces vives dénoncent deux membres du gouvernement
L'Union des forces vives pour la sauvegarde de l'école
de Chitrakoot a fait parvenir une lettre au Premier ministre cette
semaine. Dans ce courrier, l'union proteste contre les agissements
du ministre de l'Éducation et de la première députée
de la circonscription n°4, Kalyanee Juggoo.
Selon cette correspondance, signée Jean-Michel de Senneville,
président de l'union, ces deux membres du gouvernement
"have personnaly intervened in the most callous way yesterday
afternoon (vendredi dernier) to prevent the annuel Puja
from being held within Chitrakoot Govt. School." Cette
interdiction d'utiliser la cour de l'école de Chitrakoot,
selon le signataire, aurait forcé "the devotees
and the pandits to hold the ceremony in the open on the site of
the street."
La manière de faire de ces deux membres du gouvernement
va finir par pousser les habitants de la région de la Vallée
des Prêtres vers une situation de confrontation avec les
autorités. L'Union des forces vives demande donc au Premier
ministre de faire le nécessaire de manière urgente
"to redress this fast deteriorating and worrying situation."
Rapport américain sur la Liberté religieuse
La liberté de culte se pratique sans entrave à
Maurice
Même si des tensions continuent de subsister entre la majorité
hindoue et les minorités chrétienne et musulmane,
les croyants de l'ensemble des religions présentes à
Maurice jouissent, sans entrave, de la liberté de culte.
Comme garantie par la Constitution de Maurice, le gouvernement
respecte, en général, la liberté religieuse:
c'est ce qu'indique le rapport 2007 du Département d'État
américain sur la Liberté religieuse dans le monde.
Ce document rendu public le 14 septembre dernier laisse entrevoir
que les Mauriciens seraient à 99% des croyants bien que
les pratiquants actifs ne seraient que quelque 50%. Le rapport
souligne aussi que les mariages inter-religieux ne sont pas courants
bien que la tendance soit à la hausse. "La Constitution
garantit la Liberté religieuse et le gouvernement respecte,
généralement, la liberté de culte",
est-il rapporté.
Le document rappelle la subvention accordée par l'État
aux principales religions et souligne que le gouvernement n'a
jamais refusé l'enregistrement, auprès du Registrar
of Associations, de nouvelles entités religieuses. Le rapport
ne manque pas d'évoquer le jugement de la Cour suprême
de mars dernier dans l'affaire de l'appel à la prière.
Ce jugement déboucha sur de "fervent public objections
by some representatives of the Muslim community" dans
la mesure où, est-il écrit, "le jugement
a été interprété par une section de
la communauté musulmane comme une violation de son droit
de pratiquer sa religion". Le rapport rappelle que ces
tensions furent dissipées quand le plaignant et la mosquée
incriminée arrivèrent à un compromis quant
au niveau de décibels acceptable pour l'appel à
la prière par haut-parleurs.
Référence aussi aux allégations des minorités
chrétiennes et musulmanes quant aux difficultés
rencontrées pour atteindre les postes aux plus hauts échelons
dans la Fonction publique. Référence aussi aux allégations
de "traitements injustes" que subiraient les "christian
creoles" de la part de la police.
Dans ce dernier cas, le rapport estime qu'il n'existe aucune preuve
que cela est dû à quelque raison d'appartenance religieuse
mais que, selon des observateurs, la raison était que des
Créoles vivent, dans une large mesure, dans les zones les
plus pauvres "where crime was more prevalent".
107e anniversaire de la naissance de SSR
Ambiance de fête à Kewal Nagar
C'est dans une ambiance de fête que s'est déroulé
mardi la célébration du 107e anniversaire de la
naissance de Seewoosagur Ramgoolam au SSR Memorial Centre for
Culture à Kewal Nagar.
Musique, dance, sketches ont marqué la soirée qui
a pris fin vers 21h. Cette atmosphère de fête avait
gagné presque tout Kewal Nagar. Certains villageois résidant
aux alentours de la tente géante qui avait été
érigée à cette occasion en ont profité
pour se faire un petit pécule avec la vente de gâteaux,
faratas, puris, d'alim ou de briani. Dans le carrefour au centre
du village, des banderoles orange avaient été installées.
La cérémonie officielle a été l'occasion
pour le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le ministre de la
Culture, Mahen Gowressoo, de retracer la vie de Kewal Ramgoolam
et son cheminement jusqu'à l'accomplissement d'un rêve
d'enfance: devenir gouverneur général de l'île
Maurice après avoir assumé les fonctions de Premier
ministre après l'accession à l'indépendance.
Il a été question de l'institutrice catholique,
Mme Sirus, qui permit à Kewal d'avoir accès à
l'éducation primaire et de D. Atchia qui a financé
une partie des études universitaires de Seewoosagur Ramgoolam.
Ce qui a amené Navin Ramgoolam - dont le discours a tranché
avec celui d'Union Park - à souligner que le sectarisme
et le communalisme ne sont pas dans la nature de sa famille. Il
a affirmé n'avoir pas ciblé une communauté
spécifique lorsqu'il a dénoncé la discrimination
pratiquée par certaines personnes, car "la discrimination
existe dans toutes les communautés humaines".
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s o c i é t é
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WEEK-END --- dimanche 23 septembre 2007
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