a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 23 septembre 2007



  Politique - Après le départ du PMSD du gouvernement - Bouleversements en vue!
  Paul Bérenger, hier—"Nous pensons que le poste de leader de l'opposition revient de droit au MMM"
  Poste de leader de l'opposition: Avant d'agir "en conséquence"—Jugnauth demande à Bérenger de bien préciser sa position
  Sylvio Michel, leader des Verts Fraternels—"Il est bon que le PMSD soit retourné dans l'opposition"
  Formulaires d'impôts—NRPT : Nouvelle fronde ministérielle au Cabinet
  Sur l'île Frangipane près du Touessrok lundi soir—Navin Ramgoolam à un dîner avec Sol Kerzner


Dulloo joue à l'offusqué à midi et reçoit Allet après

Le leader du MMSM et ministre des Affaires étrangères, Madun Dulloo, se retrouve sous les feux de la rampe politique depuis son retour au pays jeudi dernier ou plus particulièrement à moins de 12 heures de son nouveau départ en mission, hier soir, pour New-York, Washington et El Salvador en Amérique latine. Jouant à l'offusqué vers midi, hier, suite à une question de la presse au sujet d'un éventuel rendez-vous politique avec le leader du PMSD, Maurice Allet, Madun Dulloo, devait par la suite recevoir ce (re) nouveau député de l'opposition à son bureau à l'Hôtel du gouvernement en cours d'après-midi pour un tour d'horizon politique (voir détails plus loin). La scène politique a été marquée par le départ du PMSD de l'Alliance Sociale en début de semaine et ses effets domino que ce soit au sein du gouvernement ou encore de l'opposition. Ce ne fut pas un "nu bizin kozé dimé" tardif du Premier ministre et leader de l'Alliance Sociale de lundi soir, qui aurait pu empêcher le PMSD de claquer la porte de l'Hôtel du gouvernement.

La déclaration des dirigeants du PMSD à l'effet que pas moins de quatre autres parlementaires de la majorité gouvernementale seraient en instance de divorce politique n'est pas pour apaiser la tension qui est montée d'un cran. Dans la conjoncture politique, les noms des deux ministres les plus cités comme étant au centre de la controverse sont ceux de Madun Dulloo, leader du MMSM et Anil Baichoo, leader du MTD. Ce dernier, qui est rentré de mission hier, avait été aperçu à l'Hôtel du gouvernement peu avant 11 heures 30.

Mais celui qui continue à surprendre demeure Madun Dulloo. Il se caractérise par son attitude tendant à accréditer la thèse qu'il souffle le chaud et le froid en même temps. Pendant plus d'une heure, il s'était entretenu avec la presse sur des sujets traitant des relations avec l'Union Européenne, de la problématique des accords de partenariat économique ou encore du Protocole-Sucre.

Alors que le chef de la diplomatie prend congé des journalistes, Week-End lance la question axée sur sa position par rapport aux derniers développements politiques avec allusion au départ du PMSD de l'Alliance sociale. Volontiers, Madun Dulloo se prête au jeu. "Je prends l'avion ce soir (hier soir) pour une nouvelle mission. Mo pe fly pu alle rencontre le Premier ministre… Le Premier ministre, c'est le leader de l'Alliance sociale. Ce matin même (hier matin), j'ai rencontré les dirigeants du Parti travailliste, le leader du MR. Le leader du PMXD, Xavier Duval, n'est pas à Maurice. Anil Baichoo vient de rentrer de mission ce matin. Je compte le rencontrer en cours de journée. Je suis bien installé où je suis sauf que parfois je suis dans les airs", déclare-t-il avec bonhomie.

À la question de L'Express au sujet de son rendez-vous avec le leader du PMSD, Madun Dulloo change de mood. Le sourire cède la place à un air quelque peu sévère comme pour faire comprendre comme s'il n'avait jamais été question de rencontre avec Maurice Allet. Il joue à l'offusqué, pour ne pas dire l'offensé innocent, en réclamant des précisions sur cette affaire. "Cela me permettra de savoir qui prend des initiatives en mon nom", répondra-t-il en mettant cette affaire sur le compte des rumeurs agrémentant le paysage politique.

Pour justifier ses rencontres avec les dirigeants du Parti travailliste, Madun Dulloo affirmera que "mo dan ène lallyans. Eski mo a gagn drwa joindre mo bann partner pu diskité dotant plus ki ène partenaire kit nous". À ce stade, les choses en resteront là jusqu'à l'arrivée du leader du PMSD au bureau du ministre des Affaires étrangères un peu,plus d'une heure après. Entre-temps, y aurait-il eu échanges téléphoniques entre Rama Sithanen et Maurice Allet ? La question est sur toutes les lèvres depuis la journée d'hier.

En tout cas, la décision entérinée par les dirigeants du PMSD, lundi soir, en vue de claquer la porte à l'Alliance sociale, a constitué un véritable déclic sur l'échiquier politique. Même si officiellement, Navin Ramgoolam tentera d'affirmer n'avoir rien tenté pour empêcher le départ du PMSD du gouvernement, les informations qui sont parvenues à Week-End confirment que dans la soirée de lundi, un long échange téléphonique est intervenu entre le leader de l'Alliance sociale et le leader du PMSD. Ayant appris la nouvelle du départ du PMSD, il se serait entretenu au téléphone pendant une longue période avec Maurice Allet.

Navin Ramgoolam se trouvait au dîner offert par Sol Kerzner à l'hôtel Touessrok et Maurice Allet en pleine réunion avec les autres dirigeants du PMSD, où Eric Guimbeau faisait le point sur la situation. Mais ce n'est pas le " nu bizin kozé dimé " tardif du leader du Parti travailliste, qui aurait changé le cours des derniers événements politiques. Ce lundi soir, la balle était partie comme un bouchon de champagne et la nouvelle rupture PTr/PMSD était consommée.

Les secousses allaient également se faire sentir dans les rangs de l'opposition. Les nouvelles mathématiques parlementaires allaient mettre mal à l'aise le MSM, dont les dirigeants furent les premiers à se concerter avec les enfants prodigues de l'opposition. L'objectif était de sécuriser les fonctions de leader de l'opposition au sein du MSM dans la nouvelle configuration parlementaire. Mais ce fut de courte durée.

Jeudi soir, la rencontre entre les dirigeants du MMM et du PMSD allait remettre dans sa juste perspective le poste de leader de l'opposition à l'Assemblée nationale au grand déplaisir du leader du MSM, Pravind Jugnauth. Maurice Allet s'était donné initialement une mission, soit celle de se transformer en homme-pont entre le MSM et le MMM en vue de conclure une nouvelle alliance pour la reconquête du pouvoir. Mais les réactions enregistrées en ce début de week-end que ce soit dans les rangs de l'opposition ou du gouvernement confirment que d'autres secousses politiques à retardement sont à prévoir…


L'après-démission du PMSD: Rencontre Allet/Dulloo à l'hôtel du gouvernement, hier

Les leaders du MMSM et du PMSD se sont rencontrés hier après-midi dans le bureau du ministre des Affaires étrangères pour passer en revue la situation politique après la démission des bleus du gouvernement.

C'est au Champ de Mars où il se trouvait, comme lors de chaque journée de courses, que Maurice Allet a reçu un appel de Madan Dulloo l'invitant à le rejoindre à son bureau de l'hôtel du gouvernement, hier. Au cours de cette rencontre qui a duré une vingtaine de minutes, Madan Dulllo a demandé à Maurice Allet de lui faire part des circonstances ayant conduit le PMSD à quitter le gouvernement de l'Alliance sociale lundi dernier.

Auparavant, le leader du MMSM avait rencontré les autres leaders faisant partie de l'Alliance sociale, c'est-à-dire le président et le secrétaire général du PTr, le leader du Mouvement républicain, et devait rencontrer plus tard dans la journée le leader du MTD, Anil Baichoo.

À l'issue de sa recontre avec Maurice Allet, Madan Dulloo nous a déclaré qu'il voulait apprendre directement du leader du PMSD les raisons qui l'ont poussé à quitter le gouvernement. Comme Anil Baichoo, Madan Dulloo n'était pas au pays en début de semaine quand le PMSD a annoncé son retrait du gouvernement.

Après la rencontre, Maurice Allet est retourné au Champ de Mars pour recevoir une coupe, son cheval Keen To Win ayant remporté le Top FM Kozé Do Mo Pep Cup. Pour le leader du PMSD, cette victoire hippique est un signe que les Mauriciens approuvent la décision de son parti politique de quitter le gouvernement.


Paul Bérenger, hier

"Nous pensons que le poste de leader de l'opposition revient de droit au MMM"

"Nous pensons que le poste de leader de l'opposition revient de droit au MMM… Nando Bodha ti bizin koné par li mem ki li bizin fer, si non nou pou suive attentivement sa ki président république pou fer". Déclaration de Paul Bérenger hier à une conférence de presse pour rappeler aussi que le MMM n'était demandeur de rien et ne veut pas de ce poste de leader de l'opposition coûte que coûte mais qu'il y a une nouvelle situation qui est claire et que le poste revient au MMM. Également révélée, la promulgation de nouveaux règlements pour réintroduire la taxe sur les successions et demande de son annulation immédiate. Le leader du MMM a aussi suggéré que Maurice appelle une réunion des chefs d'État ACP pour discuter des APE. Le clin d'œil adressé à Madan Dulloo et à Anil Baichoo après avoir dit prévoir d'autres défections de l'Alliance sociale n'est pas passé inaperçue.

Le MMM accueille le retour du PMSD dans l'opposition et apprécie la déclaration de ce parti à l'effet qu'il souhaite que le MMM reprenne le poste de leader de l'opposition à l'Assemblée nationale, a déclaré Paul Bérenger en précisant aussitôt que "nou pa ti demane narien et MMM pas intéressé reprend leader de l'opposition coûte que coûte, nou pensé ki li revine de droit au MMM. Nou pa pou laguerre pou çà coûte que coûte !".

Avec le développement que constitue la déclaration du PMSD, Nando Bodha "ti bizin koné par li meme ki li bizin fer ! si non nou pou suive attentivement sa ki président république pou fer, a, par ailleurs, déclaré le leader du MMM en ajoutant que li à prévoir ki pou éna lézot dimoune au parlement ki pou quitte l'alliance sociale". Il est trop tôt pour dire ce qu'il en serait entre le PMSD et le MMM pour les prochaines élections générales, on laisse le temps faire son travail, a-t-il aussi précisé.

À des questions de la presse, il a dit que "nou pas ti demandeur et aujourd'hui nou pa bizin être demandeur parski la position du PMSD est clair et que la constitution l'est aussi, bizin aplik la constitution et le poste revient au MMM". Le leader du MMM a également dit qu'il n'y a aucune rencontre prévue avec le MSM et a ajouté que "si Pravind Jugnauth, dont les positions ne seraient pas partagées par ses collègues et qui serait isolé au sein de son parti, change d'attitude et qu'il arrête de dire des bêtises tout deviendrait possible". "Si ou envi marier ek enn tifi, ou pas zoure li !", a ironisé Paul Bérenger.

NRPT, taxe sur les intérêts, etc: Rama Sithanen violemment désavoué jeudi

Abordant la question fiscale, Paul Bérenger a dit que ses renseignements sont que "Rama Sithanen a été violemment désavoué par tu dimoune jeudi dernier au conseil des ministres". "C'est clair qu'à part Rama Sithanen et Navin Ramgoolam que tout le monde au sein de l'alliance sociale est en faveur de l'abolition du NRPT et des taxes sur les intérêts sur l'épargne comme réclame avec insistance par le MMM, le MSM et l'Union Nationale", a-t-il déclaré en conseillant au gouvernement de les abolir sans plus tarder.

Choquant aussi, a-t-il jugé, qu'alors que tout le monde, sauf Rama Sithanen et Navin Ramgoolam, réclame la suppression des deux taxes précitées, le Government Notice du 15 septembre 2007 est venu réintroduire la taxe de 5% à 10% sur les successions sur les terres et les biens immobiliers qui avaient été abolis par Vishnu Lutchmeenaraidoo en 1983. Paul Bérenger s'est dit persuadé que personne n'est au courant de cette nouvelle et même Navin Ramgoolam sauf Rama Sithanen. Il a réclamé sa suppression immédiate.

Quant à savoir si le MMM proposera une motion d'annulation de ses nouveaux règlements, il a dit qu'il espère que tel ne sera pas le cas et qu'ils seront immédiatement abolis.

"Maurice n'est plus le chouchou, le bon élève de l'UE !"

Il en est venu ensuite au "cafouillage" sur les accords de partenariat économique Union Européenne/Afrique Caraïbes Pacifique et des discussions qu'il a engagées à ce sujet avec ses collègues Jayen Cuttaree, Vijay Makhan et Vishnu Lutchmeenaraidoo. Le leader du MMM a estimé que "quelque chose d'extrêmement grave s'est produit" ces derniers jours avec les déclarations reproduites dans la presse de la commission européenne à Bruxelles et du commissaire à l'agriculture, Peter Mandelson.

Lorsqu'on lit attentivement entre les lignes de ce que dit Peter Mandelson et qui est extrêmement grave, selon le leader du MMM, c'est que "nou ne pli le chouchou, et le bon élève de l'Union Européenne comme c'était le cas jusqu'à présent, nou fine perdi sa statut et non seulement sa mais zot pé target Maurice" s'est indigné Paul Bérenger.

Il a trouvé trois raisons à cette situation choquante, les engagements pris auprès de l'Union Européenne qui n'ont pas été tenus et qui ont été grossièrement remis en question, l'UE est choquée par la façon dont Navin Ramgoolam et le gouvernement traitent du dossier de la réforme urgente de l'industrie sucrière et le comportement et le langage d'Arvin Boolell dans les négociations ont, très certainement, dit-il, ajouté à ces deux autres raisons.

Pour une réunion urgente des chefs d'état ACP

Maurice a, non seulement, perdu de sa considération mais la manière de faire du gouvernement et d'Arvin Boolell, au moment ou l'UE songe à tuer le Protocole Sucre, est telle que nous nous retrouvons complètement isolés, a poursuivi le leader du MMM, avec ce résultat incroyable que l'UE est en train de discuter avec différents regroupements des ACP et de la communauté des 16 pays de la Eastern and Southern Africa alors qu'un accord est censé être conclu d'ici fin décembre 2007, ce qui est derrière la porte.

Et c'est "at this late hour" que le Conseil des ministres a décidé, jeudi, de procéder à la création d'un nouveau regroupement composé de Maurice, de Madagascar, des Seychelles et des Comores pour discuter avec l'UE, a-t-il souligné avant de relever que le ministre Boolell est venu, vendredi, évoquer un autre regroupement avec, cette fois, Maurice, le Kenya, le Zimbabwe et les Seychelles.

"Li incroyable, pé zoué ar difé, pé badiné ek enn question essentielle surtout pour ce qui est du sucre mais aussi du thon et du textile", a déploré le leader du MMM. Ce sont les petits planteurs, les laboureurs et les artisans qui risquent de faire les frais de ce genre de badinage, de l'incompétence et du manque de sérieux de Navin Ramgoolam, de Arvind Boolell et du gouvernement, a-t-il dit.

"Nou compte lor Madan Dulloo…"

Le MMM, a ajouté Paul Bérenger, est d'avis que Maurice aurait dû proposer une réunion urgente des chefs d'État ACP pour demander à l'OMC une nouvelle dérogation supplémentaire de six mois à un an pour essayer de conclure les discussions sur les Accords de Partenariat Économique à la satisfaction des pays ACP ou trouver une solution alternative sous la forme d'un GSP, selon lequel les pays ACP peuvent conserver certains avantages obtenus auprès de l'UE.

"Nou compte lors Madan Dulloo pour ramène le gouvernement et Arvin Boolell, en particulier, à la raison !", a aussi tenu à ajouter le leader du MMM soulignant que les intérêts vitaux du pays sont, ces jours-ci, en danger.

Paul Bérenger s'est également dit choqué qu'un membre du secteur privé ait, la semaine dernière, eut "un coup de génie" et qu'il ait suggéré l'enlèvement des taxes douanières sur l'éthanol importé afin d'alimenter les véhicules, celui que nous produisons n'étant pas déshydraté et ne pouvant être utilisé à cette fin. Il a rappelé que cette production est envisagée dans le cadre de la réforme de l'industrie sucrière.

Contre l'importation hors taxe de l'éthanol déshydraté

Le MMM s'est dit carrément contre l'importation de l'éthanol déshydraté parce que cela va porter atteinte à la réforme urgente de l'industrie et a dit espérer que le gouvernement ne va pas dans cette direction et qu'il ne fera pas preuve d'incompétence une fois de plus.

Paul Bérenger s'est aussi élevé contre le fait que le gouvernement continue à considérer l'installation de la centrale à charbon de 110 MGW à Albion. "C'est un énorme scandale qui a quatre dimensions, c'est un contrat donné aux petits copains sans appel d'offres et cela a même choqué l'Union Européenne, il y a sa dimension corruption et petit copains et ses implications environnementales et c'est le CEB qui va prendre les risques et les frais de l'importation du charbon notamment tandis que les petits copains vont, eux, prendre les profits."

Ce projet, a-t-il renchéri, c'est un autre coup porté à la réforme urgente de l'industrie sucrière et c'est pour toutes ses raisons que Paul Bérenger a adressé un avertissement à tous ceux concernés au CEB pour qu'ils arrêtent ce projet dans l'intérêt du pays et des consommateurs d'électricité.

"Nou compte lor Anil Baichoo…"

Dans ce cas là, "nou compte lor Anil Baichoo pour que le EIA bâclé du promoteur soit refusé, sakenn bizin prend so responsabilité, sa projet 110 MGW li enn danger terrible pour le pays" a déclaré le leader du MMM. A une question de la presse qui voulait savoir si c'est plus qu'une coïncidence qu'il en appelle à Madan Dulloo et Anil Baichoo et s'il n'y avait pas plus dans ses appels, Paul Bérenger a répondu, ironique, qu'il a évoqué des dossiers qui sont de leur ressort et que ce n'est pas lui qui nomme les ministres.


Poste de leader de l'opposition: Avant d'agir "en conséquence"

Jugnauth demande à Bérenger de bien préciser sa position

Pravind Jugnauth, leader du MSM, juge "ambiguë" la position de Paul Bérenger, leader du MMM, au sujet du poste de leader de l'opposition et lui demande de préciser clairement s'il tient, oui ou non, à reprendre ce poste. "À partir de là, nous agirons en conséquence", déclare le leader du MSM.

"Nous voulons savoir ce qu'il compte faire", a déclaré M. Jugnauth à Week-End, hier après-midi, après avoir pris connaissance de la position de M. Bérenger à l'effet qu'il ne tenait pas "coûte que coûte" à devenir leader de l'opposition et de sa déclaration selon laquelle Nando Bodha "sait ce qu'il doit faire".

Sans donner de détails, le leader du MSM a indiqué avoir de nouveau parlé, le matin, au leader du PMSD, Maurice Allet. Il déclare aussi avoir appris les rumeurs à propos de nouvelles défections au sein du gouvernement sans savoir si elles sont fondées ou pas.

Plus tôt durant la semaine, Pravind Jugnauth, réagissant en premier à la nouvelle du départ du PMSD de l'Alliance Sociale, avait qualifié ce développement de "chronique d'un départ annoncé". Il avait expliqué qu'il n'était pas "surpris" que le PMSD quitte le gouvernement vu le "langage critique" de ce parti à l'égard du gouvernement depuis un certain temps.

M. Jugnauth souhaitait, par la même occasion, que ce ralliement du PMSD au camp de l'opposition ne vienne pas remettre en question le titulaire au poste de leader de l'opposition et que ce poste demeure pour le MSM et que son parti continue à être "le principal parti de l'opposition".

Par ailleurs, Pravind Jugnauth n'a pas souhaité "alimenter la polémique" autour des récentes déclarations controversées du Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, notamment à Union Park. "Je ne pense pas que le moment soit propice de tenir de tels propos loin des véritables préoccupations du moment des Mauriciens et alors que le pays a de grands défis à relever".

Pour M. Jugnauth, tout cela ne serait qu'une "stratégie en vue de dévier l'attention de l'opinion publique et faire oublier les difficultés du peuple". Il assure que, pour sa part, le MSM a toujours "tenu le langage de la vérité" et a toujours tout entrepris en vue "d'unir la population selon ce que lui rappelle son slogan: unir pour bâtir".

"Face à la présente situation de misère due à l'incompétence de certains ministres et alors qu'il nous faut relever de grands défis, il est primordial que prime l'unité nationale. Ceux qui parlent publiquement doivent, en conséquence, assumer leurs responsabilités", déclare le leader du MSM.


Sylvio Michel, leader des Verts Fraternels:

"Il est bon que le PMSD soit retourné dans l'opposition"

"Le retour du PMSD dans l'opposition est une bonne chose", déclare Sylvio Michel, leader des Verts Fraternels. Il explique qu'il était personnellement "très mal à l'aise" de la présence de ce parti au sein de l'Alliance gouvernementale dans la mesure où "il était, au départ, de l'opposition".

Il trouve par ailleurs que la bataille qu'engage le député Eric Guimbeau et ces critiques à l'adresse du Premier ministre ne sont "qu'une lutte en faveur d'une section de la population générale".

"Ce n'est que maintenant qu'ils découvrent les réalités mauriciennes et qu'ils constatent la politique de recrutement injuste à Air Mauritius et ailleurs !", déclare-t-il sur le ton de l'ironie. Et de trouver comme "une bonne chose" que le PMSD ait finalement choisi de "retourner là où il était".


Formulaires d'impôts

NRPT : Nouvelle fronde ministérielle au Cabinet

La National Residential Property Tax (NRPT), nouvelle taxe foncière imposable à partir de l'exercice financier 2006/07 et payable ces jours-ci, continue à faire des vagues. En parallèle à la démarche légale entreprise en Cour suprême par les animateurs du Forum Citoyen, mené par Me Anil Gayan, des ministres ont profité de la réunion du Conseil des ministres avancée de vingt-quatre heures, jeudi, pour soulever des objections fermes contre l'imposition de cette nouvelle taxe foncière et tenter de renverser la vapeur à la veille de la date limite pour la soumission des feuilles d'impôts sur les revenus à la Mauritius Revenue Authority. La seule et maigre consolation qu'ont obtenue les meneurs de cette fronde anti-NRPT au sein du Conseil des ministres n'a été qu'un renvoi d'une semaine, soit au lundi 8 octobre, de la date limite pour le paiement de cette taxe avec la soumission des formulaires d'impôts.

Profitant de l'absence au pays du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, et des délibérations du Conseil des ministres de jeudi, des ministres, sous la pression de leurs mandants et de puissants lobbies, ont tenté un coup en revenant à la charge contre la National Residential Property Tax. L'objectif de cette attaque ciblée était d'amener le Premier ministre, Navin Ramgoolam, à prendre position en faveur d'un gel de la mise à exécution de cette mesure fiscale, qui ne rapportera que Rs 60 millions annuellement. Un cinglant désaveu déguisé au vice-Premier ministre et ministre des Finances !

La formule d'emballage élaborée pour justifier le gel de l'imposition de cette taxe foncière était de proposer la mise sur pied d'un comité ministériel sous la présidence du vice-Premier ministre et ministre des Finances avec pour attribution de revoir les modalités de la National Residential Property Tax. Les noms des ministres James Burty David et Rama Valayden étaient même mentionnés à cet effet. L'une des principales objections avancées par les animateurs de cette fronde ministérielle était la confusion autour de cette taxe foncière. Les ministres concernés ont joué leur va-tout en vue de convaincre le Premier ministre de prendre position en leur faveur. Mais ce serait en vain.

Des recoupements effectués par Week-End auprès de différentes sources ministérielles avancent que les débats, qualifiés de houleux par certaines sources, sur la NRPT au Conseil des ministres de jeudi ont été classés sans qu'aucune décision ne soit prise concernant l'institution de ce comité ministériel pour la révision de cette mesure fiscale. Le Premier ministre s'était contenté de calmer l'ardeur des autres membres du gouvernement en plaidant l'absence du principal concerné par ce dossier. La seule décision administrative entérinée a été le report de la date-butoir pour la soumission des formulaires et le paiement des impôts du lundi 1er octobre au lundi 8 octobre (voir détails plus loin).

Dès son retour au pays, vendredi matin et une fois mis au parfum de la tentative de le déstabiliser au sein du gouvernement, le vice-Premier ministre et ministre des Finances a multiplié les initiatives en vue de confirmer le bien-fondé de ces rumeurs. Il ne s'est épargné aucun effort allant jusqu'à consulter le Premier ministre suppléant, Rashid Beebeejaun, à ce sujet ou encore prendre connaissance des Draft Minutes of Proceedings de cette réunion du Conseil des ministres.

Interrogé en fin de semaine par Week-End au sujet de la National Residential Property Tax, Rama Sithanen était des plus catégoriques. "À ma connaissance et après confirmation officielle, il n'y a aucune décision du Conseil des ministres portant sur l'institution d'un comité ministériel en vue de revoir la NRPT. Vous pouvez aller demander confirmation auprès du Premier ministre par intérim. Si ceux qui avaient initié une telle démarche avaient obtenu gain de cause, ils auraient fait publier cette décision dans le communiqué émis après les réunions du Conseil des ministres comme pour marquer le point. Mais je n'ai rien vu ou lu à ce chapitre. Ensuite quand un ministre est nommé à la présidence d'un comité suite à une décision du Conseil des ministres, le Cabinet Secretariat est tenu à faire suivre cette décision d'une communication officielle au ministre. À ce stade, je ne suis en présence d'aucune correspondance à cet effet", a-t-il fait comprendre.

Rama Sithanen soutient que cette démarche pour un comité en vue de revoir la NRPT n'est pas de mise dans la conjoncture. "Le gouvernement avait déjà mis sur pied un comité, qui a délibéré pendant huit mois. Nous avons fait mieux que les recommandations de ce comité avec le plancher d'imposition fixé à Rs 385 000 au lieu de Rs 215 000. Les terrains non-construits ont été exemptés du paiement de la NRPT. Presque 93% des contribuables seront exemptés de cette taxe foncière. Évidemment, ceux qui doivent payer la taxe renâclent à le faire. Les fonds générés par cette taxe seront utilisés pour le financement de projets sous la National Development Unit", devait-il poursuivre.

"Nous avions un choix à faire au niveau de la politique fiscale, soit suivre le diktat du Fonds monétaire international avec une majoration de la Taxe à la Valeur ajoutée (TVA), donc pénalisant ceux au bas de l'échelle, soit chercher des mesures alternatives pour épargner ces mêmes groupes. C'est la dernière voie que le gouvernement a choisie. Aujourd'hui, l'opposition a beau jeu avec des critiques. Mais nous savons très bien ce qui s'est passé avec la Sales Tax en 1982 ou encore avec la TVA après septembre 2000", devait affirmer le vice-Premier ministre et ministre des Finances.

D'autre part, Rama Sithanen présidera mercredi matin un séminaire sur le thème de New Tax System : Myths and Realities. La décision du ministre des Finances de monter au créneau pour expliquer la politique fiscale est une indication de l'échec des dirigeants de la Mauritius Revenue Authority à endiguer les attaques et critiques contre la réforme fiscale. Le point de presse animé récemment par le directeur général de la MRA, Sudhamo Lall, n'a pas été d'une grande utilité pour faire taire les critiques au point où même au sein du gouvernement gronde la révolte antifiscale.

Ce séminaire d'une durée de deux heures se déroulera au Sir Harilall Vaghjee Hall. Outre l'intervention du Grand Argentier, le secrétaire financier, Ali Mansoor ; le directeur général de la MRA, Sudhamo Lal et le directeur de la cellule des Large Tax Payers à la MRA, Mustapha Mosafeer, interviendront sur des sujets ayant trait à la réforme fiscale en général, la mise en application de la Politique fiscale, ou encore les nouvelles dispositions concernant l'impôt sur les revenus des individus.


Rashid Imrith : "Le report jusqu'à la fin d'octobre"

La Governemnt General Services Union (GGSU), qui avait écrit officiellement au début de ce mois au vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, pour réclamer une élimination de la taxe sur l'épargne, trouve que le report d'une semaine de la date de soumission des formulaires d'impôts n'est pas suffisant. Le président de la GGSU, Rashid Imrith, affûte ses dossiers en prévision d'un éventuel rendez-vous avec Rama Sithanen suite à la correspondance soumise avant le récent départ en mission de ce dernier.

"Sincèrement, à la GGSU, nous pensions que le délai pour la soumission des formulaires d'impôts sur les revenus aurait dû être reporté jusqu'à la fin du mois d'octobre au lieu du lundi 8. Un report aussi long aurait permis au vice-Premier ministre et ministre des Finances de prendre connaissance de l'ampleur de la grogne - un véritable Outcry - chez les contribuables que ce soit au niveau de la taxe sur l'épargne aussi bien qu'avec la mise en application de la National Residential Property Tax. Ainsi, il disposerait du temps nécessaire pour apporter les mesures correctives nécessaires dans la conjoncture", a soutenu Rashid Imrith à Week-End.

D'autre part, un plus long délai aurait facilité la tâche de nombreux propriétaires de résidence secondaires qui se trouvent à l'étranger. En effet, les démarches entreprises auprès de la Mauritius Revenue Authority par des Proxies de ces propriétaires à l'étranger sont rendues difficiles car les responsables du fisc veulent traiter directement avec les principaux concernés en ce qui concerne la National Residential Propery Tax. C'est ce qui découle d'un témoignage recueilli par Week-End.

"Un de mes proches, qui se trouve en France et qui est propriétaire d'une résidence à Maurice, m'avait demandé de faire le nécessaire auprès de la MRA pour le paiement de la NRPT.J'ai rencontré des difficultés pour obtenir le formulaire d'impôts au QG de la MRA. Finalement, le proche en question a dû téléphoner de l'étranger à la MRA où on lui a réclamé son numéro de carte d'identité nationale pour des besoins administratifs avant d'accepter de remettre les formulaires d'impôts", a fait comprendre à Week-End le contribuable visiblement agacé par le Time Consuming Exercise et le Red Tape.

De nombreux contribuables imposables sous la NRPT et se trouvant à l'étranger sont dans cette même situation. Ces exemples poussent le président de la GGSU à revenir avec force au sujet de sa demande pour un plus long délai. "Avec un plus long délai, la MRA ne subira aucun préjudice financier. Avec le Cumulative PAYE, le moindre sou du contribuable a déjà été taxé au cours de l'exercice financier passé. La MRA n'a rien laissé au hasard. Elle devait être dans ses Targets. La MRA peut très bien repousser la date pour la soumission des formulaires d'impôts", s'appesantit Rashid Imrith.

La GGSU trouve que la MRA est tenue à jouer la carte de la transparence. Cette question sera abordée lors de la prochaine réunion avec le vice-Premier ministre et ministre des Finances. "Nous comptons demander au ministère des Finances de publier la liste des noms des responsables de la MRA, qui sont exemptés d'impôts sur les revenus alors que ces mêmes officiels s'assurent que la roupie versée par la banque sur des économies du petit contribuable soit taxée à 15%. Cela sans pitié ! La MRA doit également faire preuve de transparence sur les cas d'arriérés d'impôts sur les revenus qui ont été Written off sous le TAPIS. Pour les besoins de bonne gouvernance, ces informations sont d'une extrême importance pour éviter des abus", devait-il conclure.


MRA : " Cash Offices " ouverts jusqu'à 18 h à partir du 1er

Avec la décision de la Mauritius Revenue Authority de fixer au lundi 8 octobre la date limite pour la soumission des feuilles d'impôts sur les revenus au lieu du lundi 1er, de nouvelles dispositions ont été prises pour les heures d'ouverture des Cash Offices pour le paiement de la taxe. Mais la MRA tient à préciser que la date du 8 octobre ne concerne que les contribuables alors que les compagnies, les sociétés non-résidentes ou encore les Trusts auront à s'acquitter de leurs obligations à l'égard de la taxe le lundi 1er octobre comme convenu.

Selon le nouveau programme établi, les Cash Offices au QG de la MRA à Port-Louis seront ouverts jusqu'à 18 heures le lundi 1er octobre, le jeudi 4 et le vendredi 5. Pour la journée de samedi, les caisses seront opérationnelles de 9 heures à 13 heures. Par contre pour le dernier jour, soit le lundi 8, les Cash Offices seront opérationnels de 9 heures à 20 heures.

Six Cash Offices décentralisés seront ouverts du 3 au 5 octobre et le 8 octobre de 9 heures à 14 heures 30. Ces Cash Offices se trouveront au tribunal de Rose-Hill, au Sub-Office de la Wastewater Authority de Curepipe, au tribunal de Pamplemousses, au tribunal de Flacq, au bureau de la Sécurité sociale de Mahébourg et au tribunal de Souillac.


Taxe sur les intérêts bancaires - M. Vinod Seegum (GTU) : "Veut-on, désormais, promouvoir une culture de manze boire" ?

M. Vinod Seegum, président de la Government Teachers'Union (GTU) dénonce vivement la taxe sur les intérêts bancaires qui, dit-il, "décourage l'épargne. Rappelant la fable de la Cigale et de la Fourmi, il se demande si, en ce faisant, les autorités veulent, désormais, promouvoir une culture de dépenses et de manze boire."

M. Seegum explique que l'épargne nationale a toujours été la force motrice du développement national. Il rappelle que plus l'épargne s'accroît, plus la consommation baisse avec pour conséquence, une baisse de l'inflation et une diminution de la pression sur l'économie et les finances publiques.

Le président de la GTU qui regrette la disparition de la School Savings Bank qui visait, jadis, à encourager les élèves à épargner, critique le gouvernement de ne plus faire grand cas de la baisse de l'épargne nationale. Pour lui, en effet, l'imposition des intérêts bancaires portera un coup fatal à l'épargne.

Vinod Seegum qui rappelle la fable de la Cigale et de la Fourmi va jusqu'à se demander si les autorités veulent promouvoir, à la place, une "culture de dépenses et de manze boire". S'il conçoit qu'il convient de combattre l'évasion fiscale, le président de la GTU souscrit, en substance, à l'idée de ceux qui estiment que le secret bancaire est menacé avec les mesures administratives mises en place pour imposer les intérêts bancaires.

M. Seegum qui trouve qu'à travers cette mesure, le gouvernement veut "ostraciser la classe moyenne", cite le cas des Mauriciens ayant travaillé à l'étranger pendant des décennies et qui, rentrés au pays, ont déposé leurs économies en banque. Il rappelle qu'avec le National Residential Property Tax (NRPT), ceux-là ne peuvent pas envisager d'investir dans l'immobilier. Ni même de "garder l'argent sous le matelas" avec l'accroissement du nombre de vols.


Sur l'île Frangipane près du Touessrok lundi soir

Navin Ramgoolam à un dîner avec Sol Kerzner

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et son épouse ont dîné avec le grand patron de Kerzner International, Sol Kerzner, dans la soirée de lundi sur l'île Frangipane qui se trouve devant le Touessrok. Présents pour l'occasion, le ministre Rajesh Jeetah et son épouse de même que le ministre James Burty David. Du côté du privé, Christian Dalais, ancien directeur d'IBL Ltd et qui est toujours celui qui préside la compagnie subsidiaire Sun Resorts et les directeurs des hôtels de ce groupe, La Pirogue, Sugar Beach, Coco Beach et Touessrok.

Ce dîner organisé sur invitation de Sun Resorts se voulait une soirée de remerciements à Solomon Kerzner pour sa contribution à l'essor de l'hôtellerie mauricienne. C'est après de longues discussions entre Sun Resorts et le Private Office du bureau du Premier ministre que la date du 17 septembre a été arrêtée, le calendrier de Navin Ramgoolam et de Sol Kerzner étant chargé.

Dans son allocution, le Premier ministre a dit qu'il est personnellement en faveur du développement des initiatives privées et a mis sur le compte de la presse cette perception selon laquelle il serait hostile à une partie du secteur privé. Certains participants à ce dîner étaient assez étonnés de l'attitude de Navin Ramgoolam, qui s'est montré très "friendly" avec Kerzner et les directeurs de Sun Resorts/IBL et qui les ont même pris à témoin à plusieurs reprises durant son allocution. Cela tranchait, selon eux, avec le discours prononcé à Union Park une semaine plus tôt.

D'autres glosaient aussi sur l'absence de réaction d'IBL à l'inexactitude des propos prononcés par le Premier ministre toujours à Union Park à l'effet que l'île-aux-Bénitiers avait été donnée à IBL par l'ancien gouvernement. Ils sont arrivés à la conclusion que c'est précisément à cause de ce dîner qu'il n'y a pas eu de communiqué d'IBL pour réfuter les propos inexacts de Navin Ramgoolam.

De ce que l'on comprend des intentions de Sol Kerzner, propriétaire du St Géran, où il a marié sa fille il y a quelques mois en présence de quelques célébrités mondiales, c'est qu'il a clairement exprimé le souhait d'étendre ses activités à Maurice.

Ce dîner était censé se dérouler dans le plus grand secret et surtout loin des caméras, mais c'était sans compter la curiosité suscitée par la présence d'un grand nombre d'officiers de police de la Very Important Person Security Unit qui avait, dès le matin de lundi, investi l'établissement hôtelier One and Only Le Touessrok, y compris sa cuisine, pour s'assurer que tout était fin prêt pour le dîner auquel allait participer le Premier ministre dans la soirée.

Les premiers échos de cette soirée devaient en fin d'après-midi gagner certains milieux, d'abord étonnés que Navin Ramgoolam se mette à la même table que ces personnes qu'il vilipende en public, mais la nouvelle devait être confirmée dans l'après midi.

C'est un peu avant 20 heures que le Premier ministre et son épouse sont arrivés, suivis des ministres Jeetah et David. Il y a d'abord eu un cocktail au champagne sur la pelouse du Touessrok à côté du spa avant que les convives ne se mettent à table au Barlen's de l'île Frangipane. Au menu, de la queue de langouste, du poisson et de l'agneau braisé, spécialement commandé par le bureau du Premier ministre. Le tout accompagné, dit-on, d'un excellent Chateauneuf du Pape.

Quelle meilleure illustration que le Premier ministre a passé une excellente soirée que ce départ sur le coup de 23h45…



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 23 septembre 2007