Deux accidents de la route majeurs ont marqué cette fin
de semaine. Le bilan est relativement lourd même s'il n'y
a pas eu de morts à déplorer. Subhawtee Juggoo,
une sexagénaire habitant le village de Saint-Julien, a
été amputée de sa jambe gauche suite à
une violente collision entre deux autobus dans la journée
de vendredi. Vingt autres passagers voyageant dans les deux autobus
ont dû recevoir des soins à l'hôpital de Flacq.
D'autre part, les automobilistes, conducteurs de véhicules
et autres usagers de la route ont vécu un véritable
cauchemar jeudi après-midi. Pendant au moins six heures,
la circulation était bloquée dans toutes les artères
quittant la capitale suite à un accident sur l'autoroute
à Pailles avec un camion de sucre sens dessus-dessous après
une course folle sur au moins deux cents mètres. Cet accident
a fait deux blessés graves: le chauffeur, Dhanesh Bhagia,
34 ans, et Nookher Dayanah, 45 ans.
Dans la mi-journée de vendredi, Subhawtee Juggoo, 66 ans,
venait à peine d'entrer dans l'autobus pour aller faire
ses adieux à un de ses proches partant pour l'étranger,
quand elle s'était retrouvée coincée entre
les débris du véhicule. La collision entre un autobus
de la Corporation Nationale de Transport (CNT), immatriculé
3361 JL 00 et un autobus individuel portant le numéro 3584
NV 95 a été d'une rare violence. Les experts de
la police préfèrent attendre les conclusions de
l'expertise avant de se prononcer sur les causes de l'accident.
L'autobus de la CNT, conduit par Hemant Kumar Bhekun, roulait
en direction de Lallmatie et l'autobus individuel avec au volant
Hassen Rakjahballee se dirigeait vers Flacq. L'un des chauffeurs
aurait perdu le contrôle de son véhicule et n'a pu
éviter le choc frontal. Les deux véhicules ont été
gravement endommagés et les passants et autres témoins
ont dû faire preuve de solidarité et de persévérance
pour alléger les difficultés des blessés
se trouvant dans les autobus.
Une vingtaine de passagers furent transportés d'urgence
à l'hôpital de Flacq. En raison de la gravité
des blessures subies par Subhawtee Juggoo à la jambe gauche,
les médecins ont jugé nécessaire une intervention
chirurgicale pour amputation. Une enquête policière
est en cours pour situer les circonstances de l'accident.
La veille, dans la journée de jeudi, ceux qui se trouvaient
sur l'autoroute à la hauteur de Pailles l'ont échappé
belle. Un camion transportant quelque 25 tonnes de sucre a déraciné
des rails séparant les deux principales voies de l'autoroute
sur une distance d'au moins 200 mètres avant de se donner
contre la passerelle pour piétons se trouvant sur la voie
inverse, à hauteur de Mayflower. Toute la cargaison de
sucre s'est répandue sur l'asphalte.
Le chauffeur du camion, Dhanesh Bhagia, et son assistant, Nookher
Dayanah, ont dû être admis à l'hôpital
Jeetoo en raison de graves blessures. Un motocycliste, Toosichas
Runghen, 23 ans, qui passait dans les environs, a été
blessé par les débris du camion. Le camion de sucre
se dirigeait vers les installations du vrac pour débarquer
sa cargaison quand pour des raisons inconnues, il a déraciné
les rails et la grille métallique séparant les deux
côtés sur l'autoroute.
Le camion-fou devait traverser la Central Reservation pour
aller terminer sa course contre la passerelle. Les raisons de
cet accident font actuellement l'objet d'une enquête policière
et une défaillance mécanique n'est pas à
écarter, compte tenu des indices relevés sur l'autoroute.
Mais il n'y a aucune confirmation officielle à ce stade.
Mais, à partir de là, le véritable cauchemar
allait démarrer vu que l'heure de pointe de l'après-midi
approchait à grands pas. La circulation routière
devait rester bloquée pendant toute l'après-midi
avec au moins une heure pour un autobus quittant la gare Victoria
pour rallier le pont de la Grande Rivière Nord-Ouest. Sur
l'autoroute, la situation était plus difficile vu que tous
ceux qui y passaient voulaient avoir la meilleure vue des lieux
de l'accident, avec pour principale conséquence un net
ralentissement de la circulation déjà perturbée
Terres de St-Félix
Absence énervante en cour de Midas Acropolis
La demande d'injonction en cour suprême de Saint-Félix
Worldwide Resort Limited contre le ministère des Terres
et la compagnie Midas Acropolis Limited au sujet de l'octroi d'un
terrain à bail d'une superficie de 30 arpents à
Saint-Félix pour la construction d'un hôtel 5-étoiles
a été reportée au 11. Cette décision
a été prise par le juge Bushan Domah, siégeant
en référé. La raison motivant ce renvoi est
l'absence des deux principaux actionnaires de la compagnie Midas
Acropolis Limited directement mis en cause dans cette affaire
de bail sur des state lands. Seul le Board of Investment
(BOI) était représenté en cour suprême
vendredi alors que le ministère des Terres n'y était
pas.
Selon les recoupements d'informations, le juge Domah n'aurait
pas caché son agacement devant la tournure des événements,
surtout l'absence des directeurs de Midas Acropolis. "Ceux
présents n'ont pas manqué de faire remarquer que
toute l'île Maurice et même l'île de la Réunion
sont au courant de ce litige au sujet du terrain à bail
devant la cour suprême, sauf les directeurs de Midas Acropolis
Limited", a indiqué à Week-End une
des parties en présence dans cette affaire.
Ainsi, les hommes de loi de Saint-Félix Worldwide Resort
Limited ont obtenu l'autorisation formelle de faire placarder
des copies de la mise en demeure sur les portes des domiciles
des deux directeurs de Midas Acropolis en vue de la prochaine
convocation en cour suprême. Des avis légaux seront
également publiés dans la presse quotidienne à
cet effet pour que Midas Acropolis, qui s'est approprié
des terres de l'État initialement allouées à
la Saint-Félix Worldwide Resort Limited, puissent expliquer
pourquoi la cour ne devrait pas émettre une injonction
formelle contre cette décision.
D'autre part, le ministère des Terres, qui n'a pas encore
bouclé ses consultations avec le State Law Office,
ne s'était pas fait représenter devant le juge en
Chambre vendredi dernier. De son côté, le Board of
Investment mis en cause a soumis un affidavit juré par
l'entremise de Doon Heerah, Investment Executive. Ce dernier
retrace les principales étapes de cette affaire, soit une
demande soumise par Saint-Félix Worldwide Resort Limited
pour un Investment Certificate (Tourism) en vue de la construction
d'un hôtel 5-étoiles à St-Félix en
date du 27 août 2004; recommandation le 10 septembre 2004
d'un comité du BOI pour l'octroi de ce certificat et envoi
aux promoteurs d'une Letter of Intent en date du 14 septembre
2004.
Le représentant du BOI fait également état
de la décision de Midas Acropolis de se lancer dans un
projet de construction d'un hôtel de 189 chambres à
St-Félix en date du 7 juin 2006. Le dossier fut soumis
au ministère du Tourisme le 20 juin 2006 et décision
par le ministère des Terres le 10 octobre 2006 au sujet
de l'octroi d'un terrain de l'État d'une superficie de
30 arpents pour les besoins de ce projet. Le BOI a aussi précisé
que plusieurs autres promoteurs lorgnaient ce même terrain
pour des projets semblables.
Les promoteurs de Saint-Félix Worldwide Resort Limited
se préparent à répondre dans les jours à
venir à l'affidavit de la BOI mais s'intéressent
davantage au prochain move du ministère des Terres,
qui n'aura d'autre choix que de venir soumettre ses objections
contre cette demande d'injonction par voie d'affidavit.
Dans sa demande d'injonction, Louis Narayanin de Saint-Félix
Worldwide Resort Limited affirme que "Saint-Félix
Worldwide Resort Limited was fighting a losing battle as everything
would be done by the mighty and powerful of the day to prevent
Saint-Félix Worldwide Resort Limited from obtaining the
said precious EIA licence", tout en ajoutant dans son
affidavit que "with the benefit of hindsight it is clear
that the letter was a colourable device aimed at disguising the
intent of the parties and that indeed it was all part of a machiavelic
design whose sole purpose was to set the stage so as to deprive
Saint-Félix Worldwide Resort Limited of the said plot of
State Land".
Réagissant par voie de commentaires de presse à
la demande d'injonction des promoteurs, le ministre Asraf Dullul
avait avancé que "doubts regarding the financial
capacity of the Group Ouest Concassage, in view of the absence
of material evidence from the Group to prove, beyond reasonable
doubts, its financial strength, and reasons to believe, in these
circumstances, that there could be speculative motivations".
Il a soutenu que cette décision avait été
entérinée après consultations avec le State
Law Office.
Affaire à suivre
Dans une affaire de corruption
Un officier de l'État civil atteste le mariage d'une
adolescente de 15 ans
Etrange affaire que celle impliquant deux officiers de l'État
civil d'abord dans une affaire de "bribery", puis pour
avoir attesté le mariage d'une adolescente de 15 ans à
un adulte, formellement interdit par la loi. C'est sur la base
d'une dénonciation de corruption par la mère de
l'adolescente à l'Independent Commission Against Corruption
(ICAC) que le pot-au-rose aurait été découvert.
Dans la soirée de vendredi, un des officiers impliqué
dans cette affaire a été arrêté par
l'ICAC alors qu'il s'apprêtait à quitter le pays.
Il devait en effet participer à une parade d'identification
demain, lundi.
Les deux volets de cette enquête ne sont pas forcément
liés, saufs que les deux officiers faisant l'objet d'allégation
de corruption sont affectés au bureau de l'État
Civil. Cela se passe en 2005. Dans sa version donnée à
l'ICAC, la mère de l'adolescente affirme avoir remis une
somme d'argent à un dénommé M.G, affecté
bureau de l'État civil de l'hôpital Jeetoo, pour
qu'il lui remette un certificat de naissance à sa fille,
qui devait se marier civilement à un homme âgé
de 20 ans. Une enquête fut ouverte par l'ICAC. Le présumé
accusé devait faire l'objet d'une parade d'identification
dans le courant de la semaine, avant que celle-ci ne soit renvoyée
pour ce lundi. Il avait contesté le fait que les personnes
sélectionnées n'étaient pas du même
groupe d'âge que le sien.
Dans la soirée d'hier, le suspect a été interpellé
à l'International SSR Airport par un officier de l'ICAC
avant d'être placé en détention. Selon sa
version des faits, il se rendait en France pour poursuivre ses
études.
Parallèlement à cette affaire, les enquêteurs
de l'ICAC ont interrogé un deuxième officier, S.A,
affecté au bureau de l'État civil de Richelieu,.
Selon la version de la mère, ce dernier aurait demandé
une certaine somme d'argent pour valider le mariage de l'adolescente
qui, légalement, n'est pas autorisé. Il aurait alors
accepté de fausser l'âge de l'adolescente dans le
mariage register, indiquant qu'elle avait 16 ans.
Les enquêteurs de l'ICAC tenteront de tirer cette affaire
au clair et les éventuelles poursuites seront engagées
contre les deux présumés suspects sous la Section
53 vu qu'ils sont soupçonnés d'avoir utilisé
leur "position as public official to obtain gratification."
Fisc
NRPT : procès renvoyé au 8 janvier de l'année
prochaine
Le renvoi à cette date constitue pour le forum un demi-échec
dans la mesure où, agissant sur instructions, les représentants
du State Law Office sous la férule de Me. Moolna, ont également
refusé que l'application légale de la taxe résidentielle,
à partir de la fin de ce mois, soit suspendue en attendant
le jugement final de la cour de justice. Le Forum Citoyen réitère
son appel à la désobéissance civile invitant
les contribuables à ne pas remplir la case concernée
par la déclaration de la taxe résidentielle sur
la fiche d'impôt sur les revenus.
C'est, comme prévu, jeudi dernier, que les parties engagées
dans le procès ont déposé leurs dossiers
complets dans l'affaire devant le Master and Registrar Court.
La plainte du Forum Citoyen réclame un ordre de la Cour
déclarant le gel de la NRPT et son inconstitutionalité.
Elle a été inscrite aux noms de MM. Marie Jean Nelson
Mirbel et Girish Desai. Ces derniers étaient représentés,
jeudi, par une armada d'hommes de loi composée de Mes.
Ng Sui Wa, V. Samputh, B. Ramportab, B. Ramportab et Dev Doorga.
Les deux plaignants sont des propriétaires de leur résidence
à Beau-Bassin. Ils soutiennent, dans l'essentiel, que la
taxe résidentielle va à l'encontre de la Constitution
de Maurice en ce qu'elle empiète sur le droit fondamental
des citoyens du pays de jouir en toute quiétude de leur
résidence acquise en toute propriété. MM.
Mirbel et Desai demande à la justice d'émettre tout
ordre approprié qui gèlerait et décréterait
que la "National Residential Property Tax is a colourable
device taxing device designed to circumvent the fundamental right
to property and the protection of the law as these rights are
guaranteed in the Constitution".
MM. Mirbel et Desai affirment comprendre l'utilité des
taxes municipales, dont ils s'acquittent déjà selon
la loi, dans la mesure où ils obtiennent en retour des
services pour cette taxe municipale. Par contre, ils considèrent
que la National Residential Property Tax vise à convertir
leur résidence (acquises en toute propriété
après règlements des frais d'enregistrement conventionnels)
en propriété d'État (State Land). Ils estiment
que le gouvernement n'a pas de pouvoir d'agir de la sorte.
Plus loin dans leur plainte, MM. Mirbel et Desai affirment également
que la NRPT empiète et viole les principes d'équité
devant la loi de la façon suivante :
Premièrement, la NRPT impose une taxe identique et à
des taux uniformes de manière indiscriminée à
tous les propriétaires d'une résidence sans tenir
compte de la valeur, de la qualité, de la location et des
aménités de la résidence en question avec
pour résultats que c'est injuste, unfair et discriminatoire.
Deuxièmement, il y a un traitement inégal entre
les propriétaires de terrains résidentiels et ceux
des résidences situées dans des localités
qui ne sont pa comparables.
Troisièmement, il n'y a aucun critère raisonnable
pour l'imposition de la NRPT.
Appel à la désobéissance civile maintenue
Malgré la déception des représentants légaux
de MM. Mirbel et Desai, jeudi à leur sortie du Master's
Court, la campagne de désobéissance civile lancée
le 15 août dernier contre la NRPT est maintenue. La campagne
est toujours soutenue par les syndicats de la fonction publique,
Fédération des Syndicats du Service civil en tête.
"Nous savons que l'Assemblée nationale a voté
une loi, mais le but même d'une désobéissance
civile, c'est de ne pas respecter une loi qui fait souffrir les
gens. Depuis le temps de Thoreau à celui de Nelson Mandela
en passant par le Mahatma Gandhi, tout le temps à cause
de lois et de taxes injustes il y a eu des mouvements populaires
pour se soulever contre des décisions qui mettent en péril
la liberté et la survie des gens. Et nous maintenons que
notre action est basée sur la désobéissance
civile. Et nous demandons à la population d'avoir le courage
de faire comme les Indiens et les Américains avaient fait
en suivant un mouvement qui, dans son propre intérêt,
se lève contre une loi injuste", a déclaré
Me. Gayan.
Le meneur du Forum Citoyen a également "pris acte
de l'engagement des leaders de tous les partis de l'Opposition
d'abolir la NRPT à leur retour au pouvoir". "Je
les félicite pour cette très bonne décision.
Le MSM, le MMM et l'Union Nationale doivent toutefois poursuivre
dans leur logique lorsqu'ils accéderont au pouvoir en annulant
également toutes les pénalités, amendes ou
autres mesures de rétorsion qui pourraient découler
de la non-déclaration de la NRPT dans les feuilles d'impôts
de ceux qui suivront le mot d'ordre de désobéissance
civile", a-t-il poursuivi.
"Une taxe sur le capital familial", selon Gayan
La NRPT a été incorporée dans la loi sur
l'impôt sur les revenus. Selon Me. Gayan, "c'est
un subterfuge juridique de la part du gouvernement pour imposer
une taxe sur le capital de la famille. Mais il n'y a véridiquement
aucun aspect qui relève de revenus dans la taxe résidentielle.
On peut comprendre que s'il y a des revenus économiques
qui découlent d'une résidence, on peut taxer ces
revenus, mais, là le gouvernement est en train de taxer
une famille qui a lutté pour se trouver un logement avec
le fruit de son labeur et il est inacceptable que cette famille
ait à payer à l'État sur ce qui est son capital"..
Le leader du Forum Citoyen invite donc la population "à
ne pas céder à la campagne de terreur et de peur
que le gouvernement véhicule à la télévision
avec la complicité condamnable de la MBC".
Le mot d'ordre du Forum Citoyen demeure donc, a rappelé
M. Anil Gayan, "de ne pas payer". Dans le casier
de la feuille d'impôts réservé à la
déclaration de la National Residential Property Tax, M.
Gayan et le Forum Citoyen recommandent aux contribuables d'écrire
simplement les mots "Awaiting jugement from the Supreme
Court".
Le Forum Citoyen a aussi qualifié de "très
grave" le fait que la Mauritius Revenue Authority puisse
avoir accès aux comptes bancaires des citoyens - sans l'approbation
préalable d'un juge - en faisant obligation aux banques
de déduire automatiquement à la source une partie
des intérêts perçus par leurs clients ayant
des dépôts supérieurs à Rs 2 millions.
Selon M. Gayan, "c'est tout le secret bancaire qui est
ainsi mort dans notre pays".
Brèves
Dans le port, hier : Incendie et oil spill dans un parc de
conteneurs
Un incendie signalé peu avant midi dans un parc de conteneurs
dans la zone portuaire a provoqué un problème de
oil spilling, nécessitant l'intervention
d'une compagnie pétrolière et les Port Fire Services
pour éviter des dégâts environnementaux. En
début de soirée, le responsable du parc de conteneurs,
Speedfreight Ltd, en compagnie des techniciens de la compagnie
pétrolière, avait mis en application un plan de
contingence pour récupérer l'huile lourde, se trouvant
dans un des conteneurs et qui avait commencé à se
répandre dans le parc. Selon les premières indications,
une partie du liquide se serait déversée dans des
canaux. "C'est le motif de notre présence, car
si des mesures ne sont pas prises, une bonne partie de l'huile
peut atteindre la mer", a déclaré un membre
de la police de l'environnement, qui a été avertie
du problème en fin d'après-midi. À hier,
peu d'informations étaient disponibles quant aux dégâts
que cet incendie a provoqués, le responsable de la compagnie,
sur place, s'étant montré peu coopératif.
La police du Port en partenariat avec les Fire Services du Port
ont ouvert une enquête pour déterminer les causes
de l'incendie.
Vallée des Prêtres: Un taxi saccagé, vive
tension entre deux familles
Les membres d'une famille de Vallée des Prêtres accusent
deux de leurs voisins - un père et son fils - d'avoir saccagé
leur voiture jeudi matin. Une plainte pour agression physique
a aussi été logée contre ces derniers. La
voiture, un véhicule reconditionné acheté
il y a deux ans, a été sérieusement endommagée.
La famille dit être dans une situation encore plus délicate
: "Mon époux est chauffeur de taxi. Cette voiture
est notre source de revenue. Nous ne l'avons pas encore remboursée.
Il nous faudra maintenant trouver de l'argent pour la réparer.
Comment ferons-nous pour vivre ?", se demande Yasmine
Ismaël. La police enquête toujours pour déterminer
les circonstances exactes dans lesquelles le véhicule a
été vandalisé jeudi.
Selon Yasmine Ismaël, la veille, son époux avait garé
leur voiture au bord de la route non loin de leur maison. "À
6h, le lendemain, quand mon fils est rentré de la mosquée,
la voiture était en bon état. Une heure plus tard,
notre fille est venue nous avertir du drame." Des témoins
auraient affirmé avoir entendu un des voisins de la famille
vociférer et dire qu'il saccagerait le véhicule
sous prétexte qu'il obstruait la route à son camion.
Lorsque des comptes ont été demandés à
ce dernier, Yasmine Ismaël explique que la tension a monté
de plusieurs crans. "Il a fait appel à son fils
qui est venu avec un sabre. Mon beau-père, qui est âgé,
a été agressé et moi j'ai été
jetée par terre", relate Yasmine Ismaël.
Cette dernière affirme qu'au cours de l'altercation, le
fils de leur voisin a projeté deux pierres contre la voiture.
"Ils nous ont dit qu'ils sont proches de certains ministres
et députés et que rien n'allait leur arriver. Nous
espérons que justice nous sera quand même rendu."
À Grand-Baie: Vol d'articles de Rs 1,4 M dans la journée
de vendredi
Une directrice d'une boîte, âgée de 37 ans,
habitant le morcellement Boucan, Grand-Baie, a été
victime d'un cambriolage dans la journée de vendredi. Son
appartement a été dévalisé des objets
d'une valeur de Rs 1,4 million, dont une somme de Rs 100 000.
Parmi les objets emportés, l'on retrouve une chaîne
en or, un ordinateur et des accessoires informatiques de même
que d'autres équipements bureautiques. Aucun signe d'effraction
n'a été relevé. La victime a déjà
communiqué à la police des indications au sujet
de l'identité du présumé auteur de ce cambriolage.
En plein centre de Port-Louis: Audacieux braquage de devises
étrangères
Deux employés de la compagnie Change Express ont été
victimes d'un audacieux braquage avec le vol d'une enveloppe contenant
une forte somme d'argent en devises étrangères.
Cela s'est passé vendredi peu avant 15h alors que le véhicule
dans lequel ils voyageaient se trouvait aux feux de la Place d'Armes.
Cyril Vacher, Security Officer chez Change Express et le
chauffeur de la compagnie, Koomalen Vyapouree, se trouvaient dans
la voiture immatriculée CE 44 quand ils furent attaqués
par le compagnon d'un motocycliste. La motocyclette portant la
plaque d'immatriculation 4548 B devait s'arrêter à
leur hauteur aux feux.
Sans crier gare, le compagnon du motocycliste devait faire voler
en éclats le pare-brise du véhicule à coups
de marteau. Il devait également agresser le Security
Officer avant de faire main basse sur l'enveloppe contenant
les devises étrangères et prendre la fuite.
Dans la nuit de vendredi: Quatre personnes agressées
sur la plage de Flic en Flac
Quatre personnes, dont trois adolescents, qui se trouvaient sur
la plage de Flic en Flac dans la nuit de vendredi, ont été
attaquées et agressées par trois inconnus armés
de couteaux. Il était peu avant 23h, quand les victimes
furent maîtrisées par les bandits. Ces derniers devaient
voler la carte de crédit du plus âgé de la
bande, un ingénieur de profession, ainsi qu'une somme de
Rs 5 000, qui se trouvait sur lui.
Nullement satisfaits du butin, ils devaient exiger de leurs victimes
de les mener au distributeur de billets de banque de Bambous où
des retraits de Rs 5 000 furent effectués. Ensuite, toujours
sous la menace de leurs armes, ils demandèrent au chauffeur
de se diriger vers Yémen où ils devaient abandonner
leurs victimes dans un champ de cannes en volant leur véhicule.
Le butin global est de l'ordre de Rs 215 000. Les quatre purent
rallier le poste de police de Rivière Noire vers 3h samedi
matin pour réclamer de l'aide. Ils ont dû se faire
soigner à l'hôpital Yves Cantin de Rivière
Noire suite à des blessures.
Vendredi après-midi: Une adolescente agressée
à côté de l'école d'Arsenal
Une adolescente, qui marchait le long de route à côté
de l'école d'Arsenal, a été attaquée
par deux motocyclistes vers 16h15, vendredi. Elle fut assaillie
par le compagnon du motocycliste avant que l'on ne lui arrache
son sac contenant une somme de Rs 200, son téléphone
cellulaire et des accessoires d'ordinateur. Le tout est estimé
à Rs 15 000.
Jeudi après-midi: Trois arrestations pour possession
illégale d'armes
La police de Flacq a procédé à trois arrestations
pour possession illégale d'armes lors d'une opération
sur le parking du supermarché Winners à Flacq. Constatant
la démarche louche de Raksherow Rama, 22 ans, habitant
la rue Dioré, Port-Louis, Vincent Jaytoo, 28 ans, habitant
Floréal, et Stéphane Souci, 30 ans, de Cassis, les
policiers devaient perquisitionner la voiture dans laquelle se
trouvaient les suspects. Ils devaient découvrir un toy
gun, une matraque, une antenne de radio, deux paires de nunchaku,
un walkie-talkie factice, un samurai et un couteau de cuisine.
Les armes ont été saisies et les suspects interpellés.