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Après les terres
Éric Guimbeau contre la location des îles à
prix bradés
C'est l'ancien ministre de l'Environnement Rajesh Bhagwan qui
avait levé le lièvre il y a quelques mois en amenant
le ministre Arvin Boolell a venir révéler à
l'Assemblée nationale que l'îlot Gabriel avait été
loué à Ocean Blue Island Ltd pour 7 ans depuis le
30 mars 2007. Il n'avait pas été plus loin. Éric
Guimbeau, qui a fait de l'équité dans la location
des terres de l'état son cheval de bataille et qui a pris
position pour des loyers raisonnables dans le cas des campements
à vocation résidentielle, est revenu à la
charge le 14 août dernier pour réclamer d'autres
détails sur cette affaire.
Éric Guimbeau avait voulu savoir s'il y avait eu un appel
d'offres pour la location de l'îlot Gabriel, un peu comme
l'avait souhaité, en mars 2004 le leader de l'opposition
d'alors, Navin Ramgoolam, pour Agaléga après qu'une
lettre d'intention eut été octroyée à
Ireland Blyth pour la construction de 15 chalets dans le cadre
d'un projet touristique à la taille de l'île.
Or, point d'appel d'offres, a confirmé le ministre de l'Agro-Industrie,
sauf que ce monsieur Jayraj Woochit, celui-là même
qui avait aussi obtenu un terrain de l'état à Trio,
près de Pointe-aux-Piments, avant les élections
générales de septembre 2000, a fait une demande
pour un bail à la réserve naturelle qu'est l'îlot
Gabriel "for an eco-touristic purpose". Elle
fut "acceded to after careful examination", d'autant
que selon Arvin Boolell le lieu était dans un état
pitoyable.
Très concerné par l'histoire de cet îlot,
le ministre avait même tenu à souligner que le Dr
Onésipho Beaugeard, médecin qui s'occupait des lépreux
qui y étaient envoyés en quarantaine, y a aussi
sa tombe. C'est à une question supplémentaire du
député Guimbeau que le ministre a dit que le loyer
annuel de l'îlot est de Rs 60 000.
Pour ce qui est de l'île aux Bénitiers, la réponse
de Asraf Dulull, le 7 août dernier, à la question
de Guimbeau sera encore plus édifiante. Cette île
est d'une superficie de 155 arpents. Un bail avait été
offert à Soolaman Nubheebuccus en juillet 1992 pour une
période de 20 ans et quatre autres de 10 ans avec les conditions
suivantes : plantation de cocos et autres produits agricoles avec
l'autorisation du ministre de l'Agriculture, révision du
montant du bail à chaque renouvellement, la préservation
du statut de réserve naturelle, l'accès au public
après l'autorisation de la compagnie et la possibilité
pour le gouvernement de résilier le bail avec un préavis
de 2 ans.
Précision de taille du ministre du Logement : "However,
no lease agreement was subsequently signed." Il n'y a
donc jamais eu de bail en bonne et due forme concernant cette
île. Le ministre a aussi expliqué le 7 août
qu'en avril 2003 le gouvernement avait décidé d'annuler
l'offre de bail. Une décision qui avait été
critiquée par le PTr et c'est à un meeting à
Plaine Verte en pleine campagne électorale en 2005 que
Navin Ramgoolam avait annoncé que cette île serait
restituée à la compagnie Nubheebuccus.
Aussi, c'est en grande pompe, au bureau du Premier ministre, au
bâtiment du Trésor, que la lettre d'offre fut, en
septembre 2005, remise par Navin Ramgoolam lui-même, en
présence du vice-Premier ministre Rashid Beebeejaun et
des ministres Abu Kasenally et Asraf Dulull. Dans sa réponse,
le ministre Dulull a expliqué que l'offre était
assortie des mêmes conditions qu'en 1992, le loyer annuel
étant de Rs 40 000.
A la question d'Éric Guimbeau de savoir s'il y a un projet
d'hôtel sur cette réserve naturelle qu'est l'île
aux Bénitiers, Asraf Dulull a indiqué que son ministère
a bien reçu une demande qui est à l'étude
et que le promoteur est la Société Nubheebuccus
elle-même.
S'agissant de l'île Plate, où là aussi le
ministre Boolell a mis l'accent sur son cachet historique et patrimonial,
il avait été question, toujours dans la réponse
du 14 août, de confier le lieu à une organisation
non-gouvernementale pour sa préservation et que la "well-known
NGO" Nature Watch et d'autres avaient été
approchées, mais qu'elles ont toutes décliné,
ne disposant pas de moyens pour y accéder. C'est alors
que le gouvernement a mis sur pied une compagnie, Discover Mauritius,
pour s'en occuper et elle a obtenu le bail de l'île Plate
depuis le 1 er juillet 2007.
Éric Guimbeau a jugé scandaleux ces baux à
taux bradés alors que les propriétaires de campements
résidentiels doivent débourser des millions pour
habiter dans la maison qu'ils ont construite au prix de nombreux
sacrifices parfois. Il a prévenu qu'il ne compte pas se
taire sur cette affaire de location de nos îles et îlots.
Accès à l'Îlot Gabriel: Des plaisanciers
consignent une déposition à la police de Grand Baie
Les choses se corsent à l'îlot Gabriel depuis qu'il
est considéré comme la propriété privée
du nouveau locataire, la Ocean Blue Island Co Ltd de Jayraj Woochit.
Hier matin, des plaisanciers qui ont pour habitude d'y conduire
des touristes ont consigné une déposition à
la police de Grand Baie après que l'accès leur a
été refusé. "Si zot vini la mort
!" leur aurait crié un préposé sur
l'îlot. Ils ont aussi rapporté le fait qu'il leur
a demandé de verser la moitié des tarifs pratiqués
auprès des touristes.
Une marche pacifique est organisée ce matin à Grand
Baie popur protester contre la privatisation de l'îlot.
Elle partira du siège du conseil de village de la localité.
Il vaudrait peut-être mieux interdire tout accès
à l'îlot Gabriel
Le climat social risque de se dégrader dans le nord, ce
matin, avec manifestation et contre-manifestation alors que des
experts belges s'inquiètent qu'il ne reste seulement que
1.6% de native habitat à Maurice.
Le conflit portant sur l'accès payant à l'îlot
Gabriel opposant l'opérateur privé, Ocean Blue Island
Co. Ltd, favorisé par le gouvernement sans appel d'offres,
et les membres du public regroupés au sein du mouvement
de protestation mené par le travailleur social George Ah-Yan
menace de dégénérer ce matin dans le nord
du pays avec des menaces précises de contre-manifestation
violentes de la part de la d'une incontrôlable organisation
dite socioculturelle. L'objectif de l'une et de l'autre partie
est, d'une part d'obtenir le libre accès gratuit tant des
Mauriciens que des touristes à l'îlot et, de l'autre,
de défendre l'activité rémunératrice
de l'opérateur. Mais, cette situation dangereuse pour l'harmonie
sociale du pays aurait certainement pu être évitée
si les institutions de la République, en tête desquelles
le gouvernement, avaient rempli convenablement leurs rôles
respectifs.
Il s'avère, en effet, que ni le gouvernement actuel, ni
non plus le précédent régime, ni la National
Conservation and Parks Service (NCPS) et la Mauritius Wildlife
Fund n'ont jugé bon de retenir les recommandations
d'un groupe d'experts locaux et étrangers qui, dès
2004, avait étudié la gestion des îlots autour
de Maurice. Des experts de la firme AGRER (consultant en
matière d'environnement et de conservation) avaient, dans
le cadre d'un National Park Strategic Plan, fortement recommandé
que l'îlot Gabriel devienne une réserve naturelle
ouverte mais avec un accès très limité au
public (résidents et touristes compris) dans le but essentiel
d'y protéger les espèces animales et florales endémiques
et rares exposées à une disparition rapide.
À la lecture du rapport de ces experts, rapport déposé
le 25 juin 2005 auprès du ministère de l'Agriculture,
on comprend que la gestion des îlots autour de Maurice aurait
dû être du ressort d'une Mauritian Islets Authority,
laquelle institution aurait dû, selon les recommandations
des experts, prendre le contrôle des 49 îlots autour
de Maurice. Cette Authority n'a jamais été mise
sur pied et passant outre aux recommandations, ces toujours le
président de la République et le Conseil des ministres
qui ont le dernier mot sur l'usage qui serait fait de ces îlots.
Manifestement, le gouvernement a profité de ce manquement
pour satisfaire la demande de bail de l'opérateur privé.
Le rapport d'AGRER avait été déposé
le 24 juin 2005, et il avait été commandité
par le ministère de l'Agriculture à travers le National
Parks and Conservation Service. Le rôle des consultants
de la firme, dont le chef d'équipe était le Dr Michael
A.K. Smith, était de passer en revue tous les aspects d'un
plan stratégique pour la gestion de 16 îlots qui
font partie des îlots compris dans le park national. Les
consultants belges, mais également un Environmental
assesment specialist mauricien, Deolall Daby, avaient proposé
que l'île Plate et îlot Gabriel qui jusque-là
étaient désignés comme réserves naturelles
sous le Forestry and Reserve Act de 1983 deviennent des
réserves ouvertes. Les experts avaient pris en considération
le fait que l'île Plate et l'îlot Gabriel, qui sont
situés très près l'une de l'autre, attiraient
beaucoup de touristes et d'opérateurs de bateaux de plaisance,
mais que, en raison de son accès facile, l'îlot était
le plus fréquenté. Ainsi, il avait été
établi que plus de 200 visiteurs transitent sur l'îlot
chaque jour durant la période de pointe touristique. Toujours
selon le rapport d'experts, malgré cette fréquentation
importante, il était impérieux de prendre en considération
le fait que l'îlot Gabriel abrite le plus fort pourcentage
de plantes indigènes que n'importe lequel des îlots
de la partie nord du pays. Le rapport faisait ressortir que "Gabriel
Islet also has a good population of shearwater and a number of
white-tailed tropicsbirds. It is also populated by various native
reptiles; Cryptoblepharus boutonil, Gongylomorphus bojeril and
Phelsuma ornate as well as at least one exotic reptile. Ideally,
Flat Island, Gabriel et Pigeon's Rock should be part of the Islets
National Park, which would unable not only restriction of the
number of vistors but also islet zonation thereby increasing protection
of vulnerable-sensitive areas and allowing multiple usage through
control of activities. Pigeon's Rock should be declared, at the
very least, a Nature Reserve", soulignait le rapport.
En clair donc, on peut déduire que l'allocation d'un bail
sur l'îlot Gabriel n'aurait jamais dû être laissée
entre des mains politiciennes - lesquelles se sont empressés
d'en disposer aux bénéfices de quelques favoris,
mais aurait dû, au moins, être contrôlé
par une Mauritian Islets Authority qui aurait imposé de
sévères conditions et effectué un suivi.
Les recommandations des experts n'ayant pas été
écoutées, Ocean Blue Island non seulement s'est
permis d'y arracher des plantes endémiques portant ainsi
atteinte à la conservation, mais également de réclamer
paiement d'une entrée aux touristes voulant avoir accès
à l'îlot.
Beaucoup d'observateurs - sans nécessairement être
supporters du mouvement de protestation de George Ah-Yan - ont
déjà commencé à s'interroger sur le
droit dont s'arroge Blue Ocean de réclamer ce droit d'entrée
payant car, selon son contrat avec le gouvernement, il ne contrôlerait
qu'un hectare de l'îlot Gabriel alors que l'îlot compte
42 hectares ? De plus, à un moment où la justice
mauricienne vient de rendre un jugement sans précédent
contre le délit de faciès (lire l'affaire Sandrine
Carere contre l'État en page 26) ils se demandent comment
les préposés de Ocean Blue Limited vont s'y prendre
pour identifier un citoyen Mauricien qui n'aura pas à s'acquitter
d'un droit d'entrée et d'un touriste contraint de payer.
Demanderont-ils aux visiteurs de l'îlot de présenter
passeport et carte d'identité ou bien jugeront-ils par
la couleur de la peau ?
Tout compte fait, on se demande s'il ne vaudrait finalement pas
mieux que personne (opérateurs économiques, plaisanciers,
touristes et résidents Mauriciens) ne soit autorisé
à mettre pied sur l'îlot Gabriel. D'autant que les
consultants se sont faits forts de souligner ce qui suit à
la page 2 de leur rapport:
"The flora and fauna of Mauritius and its offshore islets
has evolved through millions of years of isolation and adaptation,
and is characterised by high diversity and endemicity that is
particularly susceptible to population declines and extinction.
Much of the native flora and fauna has disappeared over the past
400 years of human settlement and many components of the remainder
are internationally recognised as threatened and vulnerable. The
major threat to biodiversity is the continuig degradation by invasive
exotic species and human activities ont the 1.6% of the land that
remains as native habitat
"
Pèlerinage Père Laval 2007
Mgr Maurice Piat: "Face à la drogue et au Sida,
nul ne peut dire dan nou sa, péna !"
"Face aux fléaux de la drogue et du Sida, désormais,
nul ne peut dire dan nou sa, péna", a déclaré,
en substance, hier soir, l'évêque de Port-Louis,
Mgr Maurice Piat, à la principale messe célébrée
dans le cadre du pèlerinage père Laval 2007 placé
sous le thème "Avek Père Laval, Napa Zet Lékor".
"Nous sommes tous vulnérables", a soutenu Mgr
Piat. Raison de plus, selon lui, de se donner la main pour combattre
le mal.
Expliquant le sens de l'engagement des religieux dans la lutte
contre le Sida, Mgr Piat s'est référé au
passage du Livre de l'Exode où Dieu appelle Moïse
à la libération de son peuple de l'esclavage en
Egypte. Ainsi, devait-il dire c'est "Dieu qui entend la misère
des victimes du Sida" et "appelle pour eux à
l'ouverture d'un chemin de libération".
L'évêque de Port-Louis a souligné le lien,
désormais, intime, chez nous, entre la progression du Sida
et celle de la drogue dans la mesure où les dernières
statistiques laissent entrevoir que 90% des personnes infectées
par le virus mortel l'ont été par l'usage de seringues
de drogue infectées. Le chef de l'Eglise catholique locale
a rappelé que Maurice est en tête des pays africains
en termes de consommation d'héroïne et deuxième
au plan mondial.
D'où, dit-il, le "réel danger" qui nous
menace. D'autant que la drogue n'est pas qu'une menace "que
pour les cités". Raison de plus de "se donner
la main" en vue de combattre le mal.
L'évêque de Port-Louis n'a pas, non plus, manqué
d'évoquer le problème d'insécurité
découlant du fléau de la drogue. Il a présenté
les problèmes de la drogue et du Sida comme le principal
fléau susceptible d'affecter notre force du travail et
"mettre l'économie en danger".
Face à cela, Mgr Piat appelle les autorités à
l'élaboration d'un "plan concerté sous un leadership
fort". Aux "Pharaons de la drogue", l'évêque
de Port-Louis en appelle à leur conscience, "eux qui
ont aussi une famille" et les "supplie" de voir
la souffrance qu'il occasionne en "investissant dans un commerce
de la mort". Il rappelle qu'au niveau de la répression,
ce sont toujours les "ti-miyon" qui sont pris alors
que les gros requins continuent leur nage en eaux profondes.
S'il plaide pour le droit aux victimes du Sida à la compassion
et à un traitement "heureusement gratuit chez nous",
Mgr Piat leur rappelle, quand même, leurs devoirs, notamment,
celui d'informer leur partenaire de leur séropositivité.
Sous ce même rapport, l'évêque de Port-Louis
appelle les couples qui "vivent une sexualité épanouie"
à partager leur expérience à la jeune génération.
Pour l'évêque de Port-Louis, il est temps de "réinventer,
à l'intention de la jeunesse, des loisirs sains" de
même que de l'encourager à s'engager dans des activités
sociales volontaires.
Se référant à l'Évangile de la multiplication
des pains proclamée lors de cette messe du père
Laval, Mgr Piat a, en conclusion, rendu grâce "aux
personnes généreuses" qui, déjà,
sont sur le terrain de la lutte contre la drogue et le Sida et
les a comparées aux "cinq pains et deux poissons"
de départ qui devaient se multiplier pour satisfaire la
faim des 5000 personnes présentes.
Au début de la célébration, des représentants
d'autres confessions religieuses, membres du Conseil des religions,
nommément, la pandita Pokraz de l'Arya Sabha, M. François
Lam de la Bouddist Association of Mauritius, M. Abdool Majeed
Koromtally du Muslim Citizen Council et le pandit Ved Gopee, représentant
de la foi sataniste ont, tous, prié pour la lutte contre
le sida et pour que la paix et l'harmonie continuent de régner
dans le pays. C'est le père Sylvain Victoire qui a proclamé
l'Évangile de Saint Luc.
Pour ce pèlerinage 2007 au tombeau duu Bienheureux père
Laval, une immense foule bigarrée de pèlerins a,
de nouveau, convergé vers Sainte Croix durant la soirée
d'hier. Vieux, jeunes et enfants, souvent venus en famille ont
défilé au tombeau du Bienheureux, qui, pour faire
une demande d'intercession, qui pour rendre grâce pour un
vu exhaussé. Le pèlerinage se poursuit ce
dimanche 9 septembre, jour de la fête du père Laval,
avec la tenue de sept messes à chaque intervalle de deux
heures, la première à 6h00 le matin et la dernière
à 18h00.
A l'occasion du Ganesh Chaturchi le 16 septembre
La Task Force et la MSDTF contre l'immersion des statuettes
de Ganesh à Grand-Bassin
L'immersion des statuettes du Dieu Ganesh ne sera pas autorisée
à Ganga Talao à l'occasion de la fête Ganesh
Chaturthi, le 16 septembre ainsi en a décidé la
Task Force lors d'une réunion tenue lundi. Le ministre
de l'Environnement, Anil Baichoo qui est aussi président
de la Task Force a déclaré que le lac est
un lieu sacré et l'immersion des statuettes provoque un
grave problème de pollution pour ceux voulant ramener l'eau
chez eux pour des prières. Dans le cadre de cette fête,
les berges de plusieurs rivières ont été
nettoyées et l'immersion des statuettes se fera à
Mont Choisy, Flic-en-Flac, Belle-Mare et Baie-des-Dames
La Mauritius Sanatan Dharma Temple Federation a, par la
voix de son président, M. Somduth Duthummun s'est élevée
contre l'immersion des statuettes de Ganesh à Ganga Talao
lors d'une rencontre avec la presse. Selon lui, les statuettes
doivent être immergées dans les running waters
des rivières ou la mer et non dans les eaux stagnantes.
Les produits chimiques contenus dans les statuettes qu'on distribue
actuellement est une source de pollution et on ne peut polluer
le lac sacré a déclaré Somduth Dutthummun.
La MSDTF lance un appel au gouvernement et aux autorités
concernées pour empêcher l'immersion des statuettes
de Ganesh à Ganga Talao: la MSDTF mène un combat
dans ce sens depuis deux ans mais certains dévots continuent
à immerger les statuettes dans le lac sacré. La
MSDTF procède actuellement à la distribution de
deux conteneurs de statuettes bio-dégradables à
des organisations socio-culturelles. Le président de la
MSDTF était entouré du président de la Mauritius
Marathi Mandali Federation, Balraj Narroo, du pandit Ramchurn
et Gopee.
Une statue de Ganesh de 108 pieds immergée à
Pointe-aux-Roches
Une statue du Dieu Ganesh 108 pieds sera immergée le 23
septembre à Pointe-aux-Roches dans le cadre de la fête
Ganesh Chaturthi. L'initiative revient à l'organisation
Om Rugukul de Grand-Bois. La statue est actuellement en construction
depuis une vingtaine de jours et ce sont les sculpteurs indiens
aidés de quelques Mauriciens qui travaillent sur cette
statue imposante. 13 tonnes de barres de fer et d'autres matériaux
de construction dont la chaux sont utilisés dans le cadre
de cette construction. La réalisation de cette statue a
nécessité l'investissement de Rs 950 000 et les
barres de fer seront récupérées aussitôt
la cérémonie d'immersion terminée. Les travaux
sont supervisés par Biswas Beeharry et les prières
qui ont débuté le 7 septembre se poursuivront jusqu'au
16 septembre. Les prières sont dites par le swami Murali
Dharan.
Concernant le programme du 23 septembre, une procession quittera
Grand-Bois à 13 h 30 pour rallier Pointe-aux-Roches. Cette
procession à laquelle prendront part des milliers de fidèles
sera canalisée par les autorités policières.
L'organisation Om Gurukul compte construire prochainement une
école de formation religieuse.
Religion
"Le Voyage intérieur" en deuxième édition
Une deuxième édition mauricienne du livre "Le
Voyage intérieur" (260 pages, Les Editions du
Grand Large) est sortie des presses la semaine dernière.
Ce livre est le fruit d'une rencontre exceptionnelle d'échange
spirituel entre le cardinal Jean Margéot, et Mgr Robert
Le Gall, archevêque de Toulouse, initiée, suivie
et annotée par Anne et Daniel Facérias. Ces derniers
sont les auteurs de "Pour un Monde de Justice et de Paix",
avec l'abbé Pierre et le père Pedro.
"Le Voyage intérieur" est sorti en première
édition en France des presses de la Renaissance et mise
en circulation le jeudi saint de cette année, à
19 euros l'exemplaire. Ce prix étant trop élevé
pour les bourses mauriciennes, une édition spéciale
a été publiée aux Éditions du Grand
Large. Mise en vente à Rs 300, l'édition mauricienne
a été lancée le 29 avril à Bonne Terre
en présence du cardinal Margéot et de Mgr Le Gall.
Anne Facérias a eu le plaisir d'offrir un exemplaire du
livre au Pape Benoît XVI le 4 juillet à Saint Pierre
de Rome. De nombreux intéressés n'ayant pu se procurer
un exemplaire de la première édition mauricienne,
une nouvelle édition a été mise sous presse
et en circulation. On peut la trouver au Carmel à Bonne
Terre, Vacoas, dans les paroisses et les librairies de l'île.
Renouer avec une tradition et un genre littéraire
"Dans les premiers siècles de l'Église,
il était de tradition, chez les moines du désert,
de se rencontrer et de dialoguer afin de mettre en commun l'expérience
spirituelle vécue par chacun," expliquent Anne
et Daniel Facérias. "C'est à partir de ces
échanges que la doctrine de la méditation et de
la prière chrétienne a commencé à
se formaliser, et nous avons voulu en proposant cette rencontre
entre le cardinal Jean Margéot et Mgr Robert Le Gall, renouer
avec cette tradition et son genre littéraire."
La rencontre en question dure neuf jours à l'île
Maurice qui "a servi de cadre inattendu à ces entretiens".
L'île "n'en est pas moins un lieu de contemplation
et de rencontre entre différentes cultures et religions.",
donc un cadre tout à fait approprié pour qu'"un
ancien moine et un cardinal se retrouvent pour échanger
leur expérience et leurs opinions sur la prière,
la méditation et la contemplation comme dans les fameuses
Collations des pères du désert."
Au vu de leurs "parcours croisés" d'une
exceptionnelle fécondité, l'un tirant partie de
"ses quarante années de vie bénédictine
dans sa nouvelle charge d'évêque" et l'autre
de sa découverte, "après soixante-cinq années
de vie pastorale", de "la méditation chrétienne
dans le milieu multiconfessionnel de son peuple arc-en-ciel où
le christianisme est confronté à l'islam, l'hindouisme
et au bouddhisme", il est certain que l'exercice proposé
par les Facérias vaut son pesant d'or et
le détour.
Les auteurs
Daniel Facérias est titulaire d'un doctorat à la
Sorbonne sur les troubadours du XIIe siècle. Il a enregistré
des albums comme chanteur, notamment avec Jean-Jacques Goldman.
Après un passage à l'Olympia en 1988, il se met
à écrire et à réaliser des spectacles
à caractère spirituel.
Anne Facérias, après une formation sociale, a travaillé
dans le monde de la publicité, l'affichage culturel à
Paris et pour le groupe Bayard Presse. Depuis 1990, elle produit
et organise l'ensemble des spectacles de Daniel dont, entre autres,
Bernard de Clairvaux (avec Michaël Lonsdale de 1990 à
1995), Marie (en France, en Belgique, en Suisse et à l'île
de la Réunion de 1992 à 1995), Le Bal des Exclus
(avec l'Abbé Pierre dans les Zéniths de France en
1996, en collaboration avec le ministère de la Culture),
Maron Lib (à l'île Maurice en 2003, pour commémorer
l'abolition de l'esclavage) et Sauvage (à la Réunion,
en 2005, sur le Voyage de Bougainville).
Religion
La 46e convention annuelle de la communauté musulmane
Ahmadiyya
La 46e convention annuelle (jalsa salana) de la communauté
musulmane Ahmadiyya a eu lieu du 24 au 26 août à
Trèfles, Rose-Hill, réunissant environ 3 000 fidèles
locaux ainsi que des délégués venant de Rodrigues,
Seychelles, Mayotte et Madagascar, et des invités d'Europe
et d'Asie. Les trois jours ont été consacrés
à l'édification spirituelle des membres et au rappel
des préceptes enseignés et vécus par le Prophète
de l'Islam, qu'il incombe aux fidèles de pratiquer.
La convention a été entrecoupée de la visite
et des interventions de nombreux notables dont le vice-Premier
ministre Xavier-Luc Duval, les ministres Mahen Gowreesoo et Rama
Valayden ainsi que les mairesses Régina Maudar et Mirella
Chauvin. L'archevêque Ian Ernest était également
présent. L'engagement de la communauté dans les
uvres sociales au bénéfice des ONGs comme
Lizié dan la Main, la Mauritius Mental Health Association
et Humanity First a été souligné. Le ministre
Valayden a rappelé que la communauté musulmane Ahmadiyya
finance ses activités de ses propres deniers, ne recherchant
pas, par principe, les subsides de l'Etat aux religions. Il a
remis 200 copies de la Constitution de Maurice au président
de la communauté, M. Mohammed Ameen Jowahir.
La convention avait débuté avec la diffusion du
sermon de calife de la communauté. Ce sermon du vendredi
est diffusé en direct dans le monde par le biais de la
chaîne satelliitaire de la 'Muslim Television Ahmadiyya'.
Durant la convention les participants et invités pouvaient
faire le tour de nombreux stands où s'affichaient les différentes
activités des organisations auxiliaires de la communauté,
et visiter une librairie.
Examens en kreol/anglais
Prévokbek: défi réussi pour le BEC
Vanessa Momus, Shummoogun Vythalingum, Janick Chung Foo, Vincent
Étiennette, Kesseven Cannoosamy
sont en troisième
année de prévocationnel et font partie des 12 meilleurs
candidats s'étant distingués aux examens du deuxième
trimestre. Suivant le programme Prevokbek, ces élèves
ont donc participé aux examens en kreol/anglais qui ont
eu lieu en juillet dernier. Et des 214 candidats, en troisième
année, dans les 10 collèges catholiques, 76% d'entre
eux ont réussi et ont reçu leur certificat vendredi
dernier, lors de la graduation ceremony organisée
au BPS. "Apré trwa zan, nou pa kapav dir ki nou
rézilta égal solisyon mirak !", déclarait
Gilberte Chung, directrice du Bureau de l'Education Catholique
(BEC), lors de son intervention avant la remise des certificats.
Le kreol dans la filière préprofessionnelle a cependant
fait ses preuves ! Hormis le pourcentage global de réussite,
73% des adolescents ont réussi en anglais, 82% en français,
93% en mathématiques, 92% en Integrated Science et 72%
en creative arts. Cependant, le kreol n'est pas présent
dans toutes les classes du PVD catholique. L'on note que la filière
préprofessionnelle des collèges Lorette ne figure
pas sur la liste des établissements ayant participé
aux examens de juillet dernier ! Quoi qu'il en soit, les résultats
étant satisfaisants et l'effort payant que le BEC envisage
même d'étendre les classes du PVD au-delà
de trois ans. Il s'avère même que le ministre de
l'Education, qui avait participé à une pré-évaluation
des résultats, jeudi dernier au BEC, s'est montré
très intéressé au programme. Tout en résumant
l'arrivée du prevokbek dans l'éducation catholique,
succédant aux programmes informels, dans le passé,
Gilberte Chung a rappelé qu'en appliquant le kreol morisien
en classe, le BEC met en pratique le concept multilinguiste, prôné
par l'Unesco.
"Prevokbek enn nouvo simé pou enn nouveau lavi,
pou nou servi nou pei." C'est en ces termes que l'Évêque
de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, a défini les résultats
obtenus au deuxième trimestre. Lorsqu'il y a échec,
déclare-t-il, c'est le système éducatif qui
échoue et non les élèves ! L'utilisation
du kreol dans l'enseignement et l'apprentissage dans le PVD catholique,ont
pu, dit-il, être concrétisés grâce à
l'effort conjugué des parents, enseignants, élèves
et tous ceux qui ont contribué à l'élaboration
et la mise en place du programme. En réussissant leurs
examens par le biais de leur langue maternelle, les adolescents
du PVD peuvent envisager une place dans la société.
"Nou pa dir ki dan legliz katolik nou éna tou solisyon.
Mé nou kontan montré ki éna enn sémin",
soulignait Mgr Piat. Maintenant que le kreol morisien s'est
révélé pertinent dans la pédagogie,
ce dernier, confie que c'est avec impatience et espoir qu'il attend
l'arrivée d'une méthode similaire au prevokbek dans
le primaire, notamment pour soutenir les élèves
de Std VI. Abondant, presque, dans le même sens que Mgr
Piat, Jimmy Harmon, coordonnateur du programme Prevokbek au BEC,
a eu un mot particulier pour les parents. Ces derniers, dit-il,
peuvent être fiers de leurs enfants. "Apré
trwa zan, nou atann ki zot pou kapav engaz zot dan la vi sosyal
gras à langaz maternel", souligne-t-il.
Primaire: La GTU craint l'abolition du principe d'ancienneté
La Government Teacher's Union (GTU) est sur le qui-vive
! En effet, la rumeur veut que le critère d'ancienneté
soit exclu lors des prochains exercices de promotion dans le milieu
de l'enseignement. Ce critère, insiste, Vinod Seegum, président
de la GTU, est vital pour les enseignants qui comptent plusieurs
années de service. "Avec le principe d'ancienneté,
les enseignants n'ont pas à faire la queue devant la porte
des ministres, tels des agents de partis, pour une promotion",
scande ce dernier. C'est dans cette optique que la GTU mobilise
ses délégués, jeudi prochain, à 13h30
au Teachers'Center à Quatre-Bornes.
Alphabétisation
Apprendre pour sortir d'Africa Town
Une des poches de pauvreté les plus touchées par
le chômage, où la plupart des mères élèvent
seules leurs nombreux enfants, Africa Town est un bout de terre
perdue dans le sud du pays. Pas toujours scolarisés, des
enfants grandissent dans des pièces en tôle délabrées
où les pierres tapissent le sol. S'ils n'ont pas accès
à l'éducation, la responsabilité incombe
aux parents qui ne font pas toujours de celle-ci une priorité.
Pour les sensibiliser sur l'importance de l'éducation,
une équipe du Centre d'Éducation et de Développement
pour les Enfants Mauriciens, s'est rendue dans la région,
mercredi dernier. Celle-ci, avec la collaboration du conseil de
village de Surinam, lancera samedi prochain, un programme éducatif
- grâce au financement de l'ambassade des États-Unis
- pour les enfants d'Africa Town. Un pied dans la région,
permettra aussi à l'organisation, spécialisée
dans l'encadrement des victimes d'abus, de sensibiliser les enfants
et leurs parents sur les dangers auxquels les plus petits sont
exposés.
"Kifer apel isi Africa Town ? Mo pa koné.
Sa landrwa la apel kumsa dépi lontan", dit Belinda.
Coincé entre la cité EDC de Riambel et la flore
clairsemée du littoral sud, Africa Town est une terre d'exil
pour une vingtaine de familles venues s'y implanter il y a bien
des années. Chacune d'entre elles a bénéficié
de quatre perches du crownland, légué par
l'Etat il y a quelques années. De son côté
le Trust Fund for the Social Integration of Vulnerable Groups
a, comme le stipule son programme d'aide au logement, leur a fourni
de la tôle et du bois pour consolider leur habitat ou, dans
certains cas, construire un logement relativement décent.
"Mais moi, je ne veux plus revenir vivre là. Les
conditions de vie ne me conviennent pas", confie Belinda.
La jeune femme, au visage agréable, est souriante. Elle
ne boude pas pour autant la parcelle de terre qui l'a vue grandir
jusqu'à ses 10 ans. Belinda ne se la joue pas prétentieuse.
Elle veut rester réaliste. Africa Town est synonyme d'exclusion.
Il est l'image même de la pauvreté au sens large
du terme. De nombreux enfants ne sont pas scolarisés, ceux
qui sont handicapés ne sont pas toujours encadrés
A priori, cet endroit n'a rien de différent des autres
crownland habités illégalement par des familles
en situation de vulnérabilité. Les maisons sont
dépourvues de sanitaires adéquates et de cuisine.
Mais, une fois à l'intérieur des maisons de fortune,
l'on constate qu'Africa Town a quelque chose de différent
- en pire - des autres squats !
Combattre la pauvreté et tout ce qu'elle implique par
l'éducation
"Dans le milieu du social, nous connaissons tous Africa
Town. C'est l'une des poches de pauvreté les plus touchées
de Maurice !", dit d'emblée Rita Venkatasawmy,
directrice du Centre d'Education et de Développement pour
les Enfants Mauriciens (CEDEM). Accompagnée de Shenaz Hessensaheb,
entre autres, de la même organisation, Rita Venkatasawmy
passe de case en case. Avec son équipe, la directrice du
CEDEM a un message à faire passer. Le 15 prochain, des
animateurs de l'ONG seront au centre communautaire de la cité
EDC dès 10 heures. Ils y seront pour commencer un programme
éducatif spécifique à l'intention des enfants
de 3 ans à plus. Ce sera ainsi chaque samedi jusqu'à
la fin de l'année. "Nous voulons combattre la pauvreté
et tout ce qu'elle implique par l'éducation", avance
Rita Venkatasawmy
Le CEDEM n'est pas à sa première
visite dans la région. Une première prise de contact,
en vue du programme éducatif, s'était avérée
nécessaire.
Africa Town. Les pierres çà et là, sont de
véritables pièges. Il est préférable
d'avoir les yeux rivés au sol pour éviter de se
blesser. Mais lorsqu'on se hasarde à jeter un bref coup
d'oeil aux alentours ou encore sur les toits des cases, une image,
celle des antennes paraboliques dressées, laisse perplexe
! Ce paradoxe en dit long et invite à la réflexion.
Ce plaisir matériel, qui propose une coupure avec la réalité
et qui fait rêver, a un prix. Et face à l'éducation,
c'est l'évasion qui l'emporte. À cause de l'irresponsabilité
des adultes, l'éducation de la plupart des enfants d'Africa
Town est négligée. Plusieurs raisons sont évoquées.
Notamment l'absence de ressources financières. Pourtant,
l'éducation est gratuite et l'école primaire gouvernementale
la plus proche se trouve à Surinam. Qui plus est, les écoliers
et autres collégiens bénéficient du transport
gratuit. "Ena paran dir ki zot pena nanié pou met
dan dipain zot zenfant", explique Belinda. À l'instar
de Maryse, 38 ans et mère de six enfants, dont certains
en âge d'être scolarisés ne vont pas à
l'école. Priscilla, 26 ans, mère de trois enfants
à aussi à sa charge les deux petits de son compagnon,
maçon. Toutefois, malgré la précarité
de sa maison et ses difficultés financières, la
jeune femme fait de l'éducation de ses enfants une priorité.
Mais, à Africa Town, l'éducation obligatoire jusqu'à
l'âge de 16 ans n'est pas toujours une préoccupation.
Après tout qui a pris le temps de sensibiliser les familles
de cette poche de pauvreté ? Dans ce coin exclu, les mères
de familles sont relativement jeunes. À peine la trentaine.
D'autres en ont un peu plus. Mais toutes ont en moyenne 4 enfants.
Des pierres au sol, trois lits et une télé
Salonee, 36 ans, elle, tient à peine sur ses jambes. Les
yeux boursouflés, elle tient dans ses bras, son petit dernier.
Maigre et chétif, le garçonnet a 3 ans. Salonee
confie que le père du benjamin est parti. Comme les autres
d'ailleurs. Dans la pièce en tôle qui lui sert de
logement, des pierres tapissent le sol. Trois lits, une télé
et un désordre traduisant l'absence d'hygiène, sont
là les biens de Salonee. C'est cet univers que Belinda
a voulu fuir. La jeune femme est l'une des huit enfants de Salonee.
Placée dans un foyer d'accueil alors qu'elle avait 10 ans,
elle a pu échapper à la pauvreté. Et aller
à l'école. Cependant, recalée au Certificate
of Primary Education, Belinda, prend sa revanche à
19 ans. "Kan mo ti dan foyer, mo ti éna enn sponsor.
Mo'nn pran kour ratrapaz ek mo'nn rési pass sizyem. Mo'nn
mem contigne aprann ziska nivo form dé", explique
Belinda. À sa majorité, elle s'installe chez des
proches dans le sud. "Mo lavi diféran aster. Mo
pa pou kapav rétourn viv dan kondisyon ki mo'nn kité
kan mo ti tipti", concède-t-elle. Aujourd'hui,
Belinda veut transmettre ce qu'elle a appris aux enfants d'Africa
Town. C'est pourquoi, elle s'est portée volontaire pour
prêter main forte au projet du CEDEM. "Grâce
à l'éducation, ces enfants pourront se faire une
place dans la société", dit-elle en quittant
le quartier pour le centre communautaire où l'équipe
du CEDEM a donné rendez-vous aux parents.
Attentifs aux explications de Rita Venkatasawmy, les quelques
parents d'Africa Town et des environs, qui ont l'intention d'inscrire
leurs enfants au programme éducatif découvrent le
contenu et l'objectif du projet. "Chaque samedi, nous
serons au centre à partir de 10 heures. Nous viendrons
de loin et nous nous attendons à ce que les enfants soient
présents, car ce projet vise à les aider à
sortir de la pauvreté
", commence par dire
la directrice du CEDEM. Riambel est la première région
du littoral a bénéficié de l'expertise du
CEDEM en matière d'éducation. Africa Town succède
ainsi à Anoska, la cité Mangalkhan et la cité
La Caverne. Intervenant à son tour Ramesh Bondy, le président
du conseil de village de Surinam - lequel soutient le projet -
interpelle les parents sur leur responsabilité et la nécessité
de sortir de l'assistanat. Poursuivant ses explications, Rita
Venkatasawmy précise aux parents que les enfants seront
initiés à l'anglais et au français à
travers une pédagogie interactive : marionnettes, dessin
et autres. Les jeunes bénéficiaires devront être
réguliers, insiste-t-elle. "Nou pou pran presans
zenfan, parey kuma nou finn fer ayer. Ek kouma bann zenfan Anoska,
ki'nn travay byen, zot oussi zot pou gaynn lokazyon al an Afrique
du Sud si zot apliké", fait ressortir la directrice
du CEDEM. En mettant un pied dans la région, l'organisation
qui est aussi spécialisée dans l'encadrement des
mineurs victimes d'abus, en profitera pour sensibiliser sur les
risques auxquels des enfants de régions défavorisées
sont exposées. Le programme qui sera lancé samedi
prochain, fera ensuite l'objet d'une évaluation.
CTI Needy Students Program
D. Ramdani: "Être boursière, c'est un turning
point dans ma vie et dans celle de mes parents"
Les frais des études universitaires sont onéreux.
Et pour cause, de nombreux étudiants ne peuvent, faute
de moyens financiers poursuivre des études universitaires.
Si l'éducation est la clé vers l'amélioration
du statut social, au Charles Telfair Institute (CTI), l'accent
est mis sur l'accès à l'éducation pour tous.
Dans cette optique, depuis plusieurs années, l'établissement
a mis en place un programme spécial, afin de venir en aide
aux étudiants nécessiteux. Soutenu par plus d'une
dizaine de sponsors, le CTI a, à ce jour, pourvu plus de
d'une cinquantaine d'étudiants de bourses d'études,
pour subvenir à leurs besoins scolaires.
Pour les jeunes boursiers, ce programme mis en place par le CTI,
pour les étudiants nécessiteux représente
l'accomplissement d'un rêve. "Cette bourse, c'est
une grande chance que j'ai eue", souligne un des bénéficiaires.
"Cela représente beaucoup pour moi. Les études
au CTI, c'est un turning point dans ma vie et dans celle de mes
parents", avance Diana Ramdani. Cette jeune fille, benjamine
d'une famille de deux enfants, dont la mère est au foyer
et le père maçon, figure parmi les bénéficiaires
des bourses offertes par onze sponsors du CTI, qui ont aidé
financièrement les étudiants à entreprendre
et poursuivre des études universitaires. Sans cette bourse,
raconte Diana Ramdani, elle n'aurait jamais pu se payer des études
dans un tel institut. "Après le HSC, je pensais
suivre des cours d'ACCA. J'envisageais de travailler un peu pour
pouvoir financer mes études, car mes parents n'ont pas
les moyens", explique-t-elle. Toutefois, grâce
à une annonce dans les journaux, elle soumet sa candidature
pour les bourses offertes par les sponsors, en vue des études
universitaires au CTI. Pendant trois ans, la firme MultiConsult,
(spécialisée dans l'offshore), un des sponsors,
a financé ses études, à la hauteur de Rs
300 000, en vue de l'obtention d'un BCom Accounting & Finance.
Actuellement, il reste un semestre à cette jeune fille
avant de terminer ses études universitaires. Diana Ramdani
se dit heureuse d'avoir pu se tracer une voie professionnelle,
comme ses autres camarades, grâce à l'aide des sponsors.
Remerciant ses bienfaiteurs "pour la confiance qu'ils
ont placée en moi", Diana Ramdani souligne "j'espère
pouvoir être à la hauteur. Merci d'avoir changé
ma vie".
Thierry Buffon, David de LaPeyre et Jhonyvan Anthonie, font également
partie de ceux qui ont pu poursuivre leurs études grâce
aux bourses d'études offertes par les sponsors. Pour Jhonyvan
Anthonie "les études universitaires, c'était
impensable pour moi. Mes parents n'ont pas les moyens".
Grâce à son bienfaiteur, Robin Harel (le président
du CTI), il poursuit actuellement des études menant à
un BCom Public Relations & Management. "Après
le secondaire, j'envisageais de faire un Diploma en Graphic Design
à l'IVTB. Je souhaitais un degré, faute de moyens
financiers, je me serai contenté d'un Diploma. Mais aujourd'hui,
grâce à l'aide de mon mentor, je peux aspirer à
mieux dans la vie", fait ressortir ce jeune homme. Ainsi,
si les bourses d'études offertes motivent ces jeunes, ils
estiment également qu'il existe une certaine pression qui
leur fait travailler davantage. "Nous avons un devoir
envers nos bienfaiteurs. Il y a la confiance placée en
nous. En poursuivant des études universitaires, on fait
la fierté des parents, mais aussi ceux des sponsors",
indiquent ces jeunes. En ce qu'il s'agit des études tertiaires
à Maurice, ces jeunes estiment que les autorités
n'offrent pas de grandes opportunités aux nécessiteux.
"Certaines entreprises du secteur privé offrent
des bourses, mais plus d'aide serait souhaitable, car de nombreux
jeunes, capables, n'ont pas les moyens d'aller à l'université.
L'accès à l'éducation est un luxe pour certains.
Plus il y aura de bourses, plus de jeunes seront amenés
à grimper les échelons sociaux", estiment
ces étudiants. Le directeur du CTI, Éric Charoux,
souhaitant que ces bénéficiaires tirent avantage
de l'opportunité qui leur est offerte pour grimper les
échelons sociaux, tout en contribuant au développement
du pays, indique, lui, qu'il "envisage that with the growth
of our institution into this country's first private university,
we shall be offering even more opportunities to those deserving
students aspiring to tertiary education". La CTI espère
que d'autres entreprises se joindront à ce programme d'aide,
afin de donner l'opportunité à un plus grand nombre
de jeunes nécessiteux à l'accès aux études
universitaires.
Congestion portuaire
Des étudiants en attente de leurs manuels scolaires
Deux navires, avec à leur bord des marchandises pour le
marché local - dont des commandes de livres pour les étudiants
d'un établissement scolaire -, et qui devaient accoster
Maurice, ces derniers jours, ont préféré
transborder ailleurs. Ceci en raison de l'attente de sept à
neuf jours en rade avant que ne commencent leurs opérations.
Ce changement de trajectoire provoque un retard dans la livraison
des marchandises, avec pour conséquences, des étudiants
toujours en attente de leurs manuels scolaires.
En effet, si une partie de la commande de livres scolaires effectuée
depuis juin dernier par le proviseur a été livrée,
une autre partie est toujours en attente. Les étudiants
doivent encore patienter jusqu'au 16 septembre, avant de recevoir
leurs manuels. Dans une communication envoyée à
leur client, en date du 5 septembre, les courtiers indiquent qu'en
raison de la congestion portuaire, le navire CMA CGM GALILEE
VOY NM037S "expected to arrive to Port Louis on 07/09/2007
will have to wait for berthing only on 16/09/07 next week. In
this respect will suffer an expected delay of nine days leaving
our Principal with no other alternative than to skips call Port
Louis". Il s'agit d'un navire qui transporte parmi ses
marchandises, les bouquins scolaires. Déjà, le client
avait dû prévenir l'établissement scolaire,
le 28 août dernier, que la livraison des manuels scolaires
devait être retardée car des marchandises, le 22
août dernier à bord du navire Tasmania, avaient
été rechargées sur le navire MSC Delhi.
Le premier navire avait préféré transbordé
à l'île de la Réunion. À ce jour, si
une partie des ouvrages scolaires commandés a pu être
livrée la semaine dernière, l'institut scolaire,
dont la rentrée a eu lieu le 2 septembre, accuse néanmoins
un retard dans la livraison de certains manuels. Par ailleurs,
outre les étudiants pénalisés par ce retard
de livraison, les opérateurs du port estiment que la situation
dans le milieu ne s'améliore guère. Et si d'aucuns
qualifient la congestion portuaire comme récurrente depuis
2003-2004, on rappelle qu'il y a un "mismatch entre la
capacité du volume de trafic portuaire et la demande".
"Pour remédier à cela, il faut des infrastructures
et un nouveau mode de gestion", souligne-t-on. Que des
décisions pour décongestionner le port soient vite
implémentées
Au Rajcoomar Gujadhur SSS, hier matin, premier job fair régional
de l'AHRIM
Les hôteliers rencontrent les sans emplois de l'Est
Pourvoir les personnes sans emplois des régions Est et
Ouest, en opportunités de formation et de placement, tel
est l'objectif de l'Association des Hôteliers et Restaurants
de l'île Maurice (AHRIM) qui a organisé, hier un
job fair, au Rajcoomar Gujadhur SSS. Plus d'un millier
de personnes se sont rendus à ce job fair, organisé
conjointement avec l'Empowerment Programme, en vue de s'enquérir
des perspectives de formation et d'emploi que leur propose l'AHRIM.
À ce stade, selon nos informations, quelque 1170 d'entre
elles se sont inscrites en vue de suivre les formations qui seront
dispensées dans les dix hôtels de l'Est, présents
à ce job fair. Les candidats qui seront retenus
pour les différentes formations dans divers secteurs de
l'hôtellerie, obtiendront, après 10 mois de cours,
un certificat, attestant de leurs compétences dans le domaine.
Les candidats recevront également une allocation mensuelle.
Ces personnes pourront par la suite être employés
par l'un des hôtels de la région. Il s'agit du premier
job fair organisé par l'AHRIM pour cette année.
L'association souhaite faire de job fair, un projet régional.
Le prochain job fair se tiendra le samedi 15 septembre
prochain, au Bambous B. Government School, entre 10 h et 14 h.
Transimages 5 au MGI
Création sur le web d'une "Discothèque mauricienne
du Souvenir"
Se pencher sur l'amplification des possibilités de production
d'images artistiques que fournissent les possibilités du
numérique. C'est ce que propose Transimages 5, exposition
présentée par Synesthésie sur l'invitation
du CCB, qui se tiendra du 19-26 septembre prochain à Moka.
Avec en point d'orgue la création sur internet, en collaboration
avec Mauritius Telecom, d'une "Discothèque mauricienne
du Souvenir"
Forte des possibilités du numérique, une nouvelle
génération d'artistes "travaille autour
de la fiction et fait basculer notre rapport au réel dans
une temporalité où l'imaginaire et le concret se
traversent". C'est ce que vise à montrer l'exposition
Transimages 5.
Enrichies par les innovations des technologies de l'image et du
son, ces uvres, nous dit-on, "nous entraînent
à vivre la plasticité et les transformations du
régime de l'image. Leurs formes composites nous font comprendre
l'impermanence de notre relation au réel, elles expriment
la part de mystère que chacun porte en soi. Par leur pouvoir
transitionnel, ces "transimages" nous font faire un
saut dans l'inconnu, dans un champ de forces et de dynamiques
qui rend perceptible les mutations actuelles des modes de représentation.
En hybridant expérience et fiction, elles proposent des
lectures actives d'un vécu contemporain qu'elles réinventent".
Le programme Transimages a commencé en 2002. À
chaque exposition, le projet se modifie et s'enrichit. Après
la France et le Japon, Transimages, dans sa cinquième
version, présente au MGI à Moka des vidéos
de dix-sept artistes européens, dont des photographies,
une vidéo de Régine Cirotteau, des dessins et des
vidéos de Pierre-Jean Giloux, des vidéos de Brigitte
Zieger et Rémy Marlot, ainsi qu'une sélection d'uvres
du Centre d'art virtuel de Synesthésie.
Construire la cartographie musicale de Maurice
À cela vient s'ajouter "un projet interactif inédit
créé pour les Mauriciens", intitulé
"Le Temps d'une Chanson, la Discothèque du Souvenir",
et réalisé en partenariat avec Mauritius Telecom.
Il s'agit, nous dit-on, de constituer une discothèque à
partir du souvenir de chacun lié à une chanson qui
marqua de façon essentielle un événement,
une action, un sentiment, une notion.
Inspiré par Georges Pérec et de son célèbre
"Je me souviens", ce projet autour de la constitution
d'une discothèque du souvenir met en jeu plusieurs espaces:
celui d'une mémoire collective, celui de la sensation,
du souvenir, l'espace du récit et de la couleur. L'internaute
pourra déposer sur le site un souvenir textuel lié
à une chanson, une grille chromatique lui permettra d'associer
cette chanson à une couleur. Le participant inscrira le
nom de la chanson, son auteur ou interprète tout en décrivant
son souvenir en un maximum de 12 mots à partir de la formule
récurrente "je me souviens de cette chanson"
servant de leitmotiv ou de ritournelle. Chaque fragment, chaque
chanson, chaque récit participeront à "construire
la cartographie musicale de l'Ile Maurice". À découvrir
Brèves
35 ans de relations Maurice/Chine: La Semaine chinoise démarre
mardi
C'est mardi, 11 septembre, que démarre la Semaine chinoise
organisée pour célébrer les 35 ans de relations
diplomatiques Maurice/Chine. Le lancement officiel de ces activités
se fera par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, dans la
soirée de mercredi au Mahatma Gandhi Institute (MGI) à
Moka.
Entre autres activités prévues figurent une exposition
de photos à la galerie IBL à Port-Louis, des démonstrations
de Kung-fu dans les collèges de l'île par deux venus
de Chine, des matches de foot opposant l'équipe championne
de Meizhou à des clubs locaux, des démonstrations
d'art culinaire ainsi que des consultations gratuites par deux
spécialistes en médecine traditionnelle chinoise.
En mer méditerranéenne: Heureuse rencontre à
bord de l'Orient Queen
Heureuse rencontre que celle faite à la mi-juin en mer
méditerranéenne par un groupe de quatre couples
d'amis mauriciens. Partis pour une première croisière
dans les eaux grecques à bord de l'Orient Queen,
ces Mauriciens dont un couple qui fêtait ses noces d'argent
devaient, en effet, être agréablement surpris de
constater que 17 compatriotes faisaient partie de l'équipage
de ce paquebot de la compagnie maritime grecque, Louis Hellenic
Cruises.
Parmi eux, une Rodriguaise originaire de Baie-aux-Huîtres.
"Ils étaient tous vraiment heureux que nous arrivions
fraîchement de Maurice, car c'est la première fois
qu'ils accueillaient des Mauriciens en provenance de l'île",
explique Mme Marie-France Hardy qui faisait partie du voyage.
Les rares autres Mauriciens qui ont embarqué sur ce paquebot
sont, en effet, des Mauriciens expatriés.
Ainsi, pour les 17 compatriotes membres de l'équipage de
l'Orient Queen, la présence des huit passagers mauriciens
à bord pour cette traditionnelle croisière grecque
était comme un petit peu de soleil mauricien sur la Méditerranée.
Et comme pour confirmer le sens profond de l'hospitalier des Mauriciens,
ils ont tout fait pour assurer un service impeccable à
ces hôtes spéciaux.
Malades inopérables à Maurice: La mairie de Quatre-Bornes
lance un Teledon ce vendredi
Pour soutenir les malades inopérables à Maurice
et en difficulté financière, la mairie de Quatre-Bornes
organise un Teledon, ce vendredi. Des donation boxes seront
installées, ce jour-là, dès 9 h 30 dans les
points suivants: la salle des fêtes de la municipalité,
Shoprite, Super U, Jumbo, Orchard Center et à la foire
de Quatre-Bornes. Un numéro de compte: 61010100009724,
à été ouvert à la State Bank of Mauritius.
Le public peut téléphoner au 4644443 pour ses promesses
de don.
Air Mauritius: Menace de manifestation de l'Intersyndicale
L'Intersyndicale d'Air Mauritius qui revendique la représentativité
de 85% des salariés de la compagnie d'aviation nationale
menace de manifester contre la direction d'Air Mauritius au cas
où un nouveau protocole d'accord acceptable n'est pas signé
dans le meilleur délai.
Lors d'une conférence de presse au courant de la semaine,
les dirigeants de l'Intersyndicale dont MM. Moteelall Manic et
Raj Jugurnauth et Mme Narvada Beeneessreesingh de même que
leur conseiller technique, M. Awadh Balluck de la FSSC ont fustigé
la direction de la compagnie pour son "absence de volonté
à négocier" alors que, disent-ils, le dernier
protocole d'accord liant direction et salariés est arrivé
à expiration depuis avril 2005.
Cet accord, disent-ils, est pourtant renouvelable tous les trois
ans. Les dirigeants syndicaux qui accusent la direction de vouloir
faire du "cost cutting" sur la tête des salariés
rejettent toute idée de refus de "back pay".
Enquête de la MEF sur la compensation: 55.8% des entreprises
privées ont payé davantage
55.8% des entreprises du secteur privé ont payé
une compensation salariale supérieure à celle entérinée
par le gouvernement. C'est ce que révèle une enquête
de la Mauritius Employers'Federation (MEF) entreprise entre les
mois de mai et juillet auprès de 421 entreprises. Selon
la fédération patronale, l'an dernier, 54.2% des
entreprises du privé avaient payé plus que le quantum
officiel.
L'enquête de la MEF indique que la moyenne de la compensation
payée par les entreprises ayant fait un effort additionnel
est de 8.2%. Un chiffre, "bien au-delà" de la
moyenne de la compensation approuvée par le gouvernement
(quelque 5%). Selon les chiffres de la fédération
patronale, toujours, 20% des entreprises qui ont payé plus
ont accordé une compensation dépassant les 10%.
Dans une Lettre aux parlementaires: Tengur réitère
ses critiques contre L'Employment Relations Bill
Dans une Lettre ouverte aux parlementaires, M. Suttyhudeo Tengur,
président de la Government Hindi Teachers'Union (GHTU)
réitère que l'Employment Relations Bill rendu public
la semaine d'avant "menace l'intérêt des travailleurs"
et entraînera la "mort lente des syndicats". M.
Tengur conteste la Section 57 de l'ébauche du projet de
loi qui prévoit que des négociations peuvent se
faire entre le patronat et un syndicat reconnu "avec un
joint panel ou avec les représentants des travailleurs
désignés par ces derniers".
Une situation qui, déclare le syndicaliste, va contre les
intérêts des travailleurs et au détriment
des syndicats. Pour M. Tengur, si cette philosophie est adoptée,
"feu SSR qui a présenté l'IRA en 1973 et
qui voulait des syndicats forts et unis se retournera dans sa
tombe". Le président de la GHTU explique que la
Section 58 de l'IRA garantit la représentativité
des seuls syndicats forts et prévient, en conséquence,
la prolifération des syndicats.
Exposition ce mercredi à Curepipe: Hommage aux Frères
des Écoles Chrétiennes
En 1877, la Congrégation des Frères des Écoles
Chrétiennes fonde le collège St-Joseph. Depuis,
l'établissement qui a formé et instruit des milliers
de jeunes garçons a connu un parcours qui fait de lui une
référence en matière d'éducation.
Pour rendre hommage à la contribution importante des Frères
des Écoles Chrétiennes - également fondateurs
des collèges St Mary's, La confiance et des écoles
Ste-Thérèse (Curepipe), St-Jean Bosco, St Enfant
Jésus et de La Salle - le collège St-Joseph organise
une exposition le 12 prochain à la salle des fêtes
de l'hôtel de ville de Curepipe. Des documents historiques
: registres biographiques, photos, ouvrages pédagogiques,
estampes, gravures, etc. seront dévoilés pour la
première fois au public. Pour l'occasion, Raoul Lucas,
maître de conférences à l'université
de la Réunion, chercheur et écrivain, animera une
conférence à l'issue de l'inauguration de l'exposition
prévue à 13 heures.
Chitrakoot GS: La PTA de Vallée des prêtres s'associe
au combat
Les parents d'élèves de l'école de Vallée
des Prêtres s'allient au combat de leurs pairs de Chitrakoot
Government School. En effet, dans un communiqué publié
après une réunion entre les parents d'élèves
des deux écoles vendredi dernier, il revient que celle
de Vallée des Prêtres attend toujours une communication
officielle du ministère de l'Education. Celui-ci, ayant
envisagé le transfert des écoliers de Chitrakoot
à Vallée des Prêtres, n'a toujours pas informé
cette école quant à l'arrivée des nouveaux
élèves. L'Union des Forces Vives pour la Sauvegarde
de Chitrakoot GS, par l'intermédiaire de son président,
Jean-Michel de Senneville, annonce une rencontre élargie
cette semaine entre les parents d'élèves des deux
écoles en vue de définir la marche à suivre.
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