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À l'initiative de l'association réunionnaise
Tikouti
Collection de "Zistoir lontan pou Marmay Koméla"
Le domaine des publications de la Réunion s'est enrichi,
au cours de ces derniers mois, d'une série de livrets présentant
des contes et "zistoir lontan", mettant en avant la
richesse de l'imaginaire créole en version bilingue créole-français.
Une initiative de l'association Tikouti, qui a réussi là
à réunir les talents conjugués d'artistes
comme Axel Gauvin, Boris Gamaleya ou William Zitte entre autres,
pour une collection qui fait revivre, et partager, un important
patrimoine.
Outre diverses publications ayant trait notamment aux sirandanes
ou à diverses questions de fond concernant la place et
l'enseignement du créole et du français à
la Réunion, l'association Tikouti a donc lancé récemment
une Collection baptisée "Zistoir Lontan pou Marmay
Koméla". Collection qui se décline en deux
séries, la Série 1 étant consacrée
aux "Contes Merveilleux" et la Série 2 aux "Zistoir
Zanimo".
La série des Contes Merveilleux nous permet ainsi de découvrir
un premier livret intitulé Pou in grape létshi
- Des letchis pour le Roi. Une des particularités de
cette collection résidant justement dans son expression
bilingue créole réunionnais- français. Pou
in grape létshi est donc une histoire racontée
par Janio Técher, recueillie et écrite par Axel
Gauvin, qui s'est également chargé de la traduire
en français avec la collaboration de Herisoa Payet. Le
tout accompagné de dessins du plasticien réunionnais
William Zitte. On y découvre l'histoire d'un roi, en convalescence,
devenu "mèg konm in zarète poisson".
Tourmentée, sa fille cherche chaque jour à lui redonner
le goût de la nourriture, utilisant tamarin vert, citron
vert ou bilimbi vert. En vain. Le roi finit par exprimer le désir
de manger des letchis. Mais où en trouver en plein mois
de septembre ? Rassemblant ses garde-champêtres, la princesse
leur ordonne de proclamer qu'elle se mariera au premier qui rapportera
des letchis à son père. Nouvelle qui va tomber dans
l'oreille de monsieur Kasse-Koko-Po-Boir-Delo, père de
trois fils, qui possède trois grands letchiers portant
chacun une grappe mûre. Appelant son fils Leblan, l'homme
le charge de se faire aussi beau qu'il est et d'aller porter une
des grappes de letchis à la princesse. Mais en chemin,
Leblan rencontre une vielle femme assise sur un rocher, qui lui
demande s'il n'y aurait rien dans son sac "po rafréshi
la boush". Leblan lui ayant répondu que son sac
ne contient que des galets, il aura la surprise, une fois parvenu
près de la princesse, de voir que ses letchis se sont effectivement
transformés en galets !
Même sort pour le deuxième fils, Legri, qui verra
ses letchis se transformer en crapauds. En désespoir de
cause, Kasse-Koko-Po-Boir-Delo se résout à envoyer
son troisième et dernier fils, Lenoir, toujours déconsidéré,
qui n'a même pas de vêtements de qualité à
se mettre, mais qui décide d'y aller comme il est, pieds
nus comme d'habitude. En chemin, il rencontre et aide la vieille
dame en lui donnant quelques-uns de ses letchis. Arrivé
devant le roi, ce sont bien des letchis, "bel, roz konm
kardinal, gro zépol, ti grin, rienk filipine" qu'il
sort de son sac. Ce sera donc lui qui aura la main de la princesse
!
La Série 2, Zistoir Zanimo, nous invite à découvrir
l'histoire Lièv i sava bal - Lièvre au bal.
Histoire créole recueillie et transcrite par Boris Gamaleya,
publiée pour la première fois par la revue Bardzour
Mascarin, adaptée pour les enfants et traduite en français
par Axel Gauvin. Le tout illustré par Fabrice Urbatro.
Le roi donne un bal pour tous les animaux. Tous ? Pas tout à
fait. Seulement les animaux à cornes. Désireux d'y
aller, un lièvre fringant et séducteur va se fabriquer
de jolies petites cornes en cire d'abeille. Succès garanti
auprès de toutes les "zanimèl" présentes
! Jusqu'à ce que, étourdi, il éprouve le
désir de sortir un peu pour respirer de l'air frais. Or,
"dëor néna gro solèy", car
"bal zanimo i fé pa la nuite, i fé la zourné
ça" ! Devinez la suite !
Témoins de la richesse, de la verve, de la poésie
et du mordant de l'imaginaire créole, ces contes et zistoir
lontan se révèlent aussi savoureux qu'édifiants.
En les publiant, l'association Tikouti apporte une contribution
fondamentale à la connaissance et à la transmission
d'un patrimoine. Une initiative qui devrait, ici aussi, nous inspirer
À propos de Tikouti
Le mot tikouti a une double signification. Il désigne d'une
part un petit oiseau brun clair, au chant très doux. Il
désigne aussi la petite baguette (encore appelée
batavèk) servant à frapper la corde du bobre africain
ou du tambour hindou.
Créée il y a deux ans, l'association Tikouti a pour
objet de contribuer à la promotion de l'enseignement de
la LCR (Langue et Culture Régionales de l'île de
La Réunion) par la création, la publication et la
diffusion de tout matériel pédagogique adéquat.
Les adhérents de Tikouti sont des enseignants de maternelle,
du primaire, du secondaire, du supérieur. "Cela
ne veut absolument pas dire que nous souhaitons que l'enseignement
se fasse
en créole de la maternelle à l'université",
précise Laurence Daleau, une des responsables de l'association.
Leur profession de foi fait ainsi ressortir que "la langue
et la culture françaises font tout autant partie de l'identité
réunionnaise que la langue et la culture créoles"
et que "l'enseignement du créole ne va pas
à l'encontre de celui du français. Créole
et français sont des langues partenaires".
Face à la question linguistique le projet d'action de Tikouti
est donc culturel et pédagogique.
Pour en savoir plus sur l'association, ses actions, ses documents
et ses publications, une adresse internet : http : //www. tikouti.
net
Extraits
Lièv i sava bal - Lièvre au bal
Le Roi la-fé bate tanbour : li fé in gran bal po
toute zanimo.
Po toute zanimo ?
Preske toute : po toute çat néna la korne, rienk
çat néna la korne.
(
)
Lièv, in pti zène-zan karnér, li. Dann son
vativien, li pran konésanse linvitasyon le roi. E li, bal,
li yème ça !
Lièv i ariv devan le salon, li louk in kou en ndan : rienk
grann gense ! Li akoute : lorkèsse, la mizik ! Séga
i sème le son ! Malouya i roule malër ! Anplis le
dansé ! La patte i pil, le rin i roul ! Plato salade i
passe : zoli salade bien tann, bien pomé, bien fré.
Anplis partou zoli pti zanimèl - manmzèl-zanimo,
si ou i préfér ! Zoli zanimèl, en zizite,
en ponponète, en roz bonbon ! Lièv i mazine :
"Ayayay, oukilé amoin-la !"
Le Roi a fait battre tambour : il donne un grand bal, un bal pour
tous les animaux.
Tous les animaux ?
Presque tous : tous ceux qui ont des cornes, rien que ceux qui
ont des cornes.
(
)
Lièvre est un petit jeune homme fringant. Lors de ses allers
et venues, il prend connaissance de l'invitation du roi. Et lui,
Lièvre, le bal, il aime ça !
Il arrive devant la salle de bal, il y jette un oeil : rien que
du beau monde ! Il écoute : l'orchestre ! La musique !
Des ségas endiablés, des maloyas d'enfer ! Et la
danse ! Les pieds qui pilent, les reins qui roulent ! Et les plateaux
de salade qui passent : de la jolie salade, bien pommée,
bien tendre, bien fraîche.
Et partout de magnifiques animelles - des demoiselles-animaux,
si tu préfères. Des animelles en beauté,
pomponées, poudrées, fardées.
"Oh la là ! se dit Lièvre. Je m'y vois déjà
!"
"Anplis partou zoli pti zanimèl - manmzèl-zanimo,
si ou i préfér ! Zoli zanimèl, en zizite,
en ponponète, en roz bonbon !
Donovan Victoire, danseur
Une étoile en devenir
En avril dernier, au Concours International de Danse, Région
Sud, qui a eu lieu en France, l'unique participant mauricien,
Donovan Victoire, évinçait les 699 autres danseurs
venus d'Europe et d'ailleurs. Il décroche alors la médaille
d'or. Bientôt 17 ans, Donovan Victoire évolue à
l'école de danse (EPSE) de la chorégraphe Anne-Marie
Porras à Montpellier depuis un peu plus de deux ans. "Adopté"
par le danseur étoile Rudy Bryans, Donovan Victoire, vise
un diplôme d'Etat en classique moderne. Suivant ainsi les
traces de son frère, Stephen Bongarçon. Sous l'il
bienveillant de Rudy Bryans, Donovan se prépare aussi à
passer les auditions en vue d'intégrer la compagnie de
Maurice Béjart
C'est l'histoire peu ordinaire d'un garçon qui croyait
que son avenir serait plus ou moins
ordinaire ! Cette histoire
est celle de Donovan Victoire, bientôt 17 ans. Il y a cinq
ans, il se voyait danseur dans le circuit hôtelier. C'est
dans cet univers, où paillettes et strass, costumes colorés
et tenues tropicales sont de rigueur pour les chorégraphies
les plus variées, que Donovan Victoire se voyait évoluer.
D'ailleurs, c'est dans ce circuit qu'il a fait ses premiers pas.
Il avait alors à peine 13 ans ! Il pensait aussi à
cette époque faire un métier en parallèle.
"J'aimais les travaux manuels. J'adorais poser les carreaux",
confie l'adolescent. Mais, un jour, une chance inouïe
s'est présentée à Donovan. Une audition,
suivie d'une sélection le mène à Paris. Il
y intègre une école de danse. Notamment l'AID, école
internationale de musique, chant, danse, mime et de théâtre.
Dans cet établissement, réservoir de prédilection
pour un certain Kamel Ouali, des élèves les plus
talentueux sont sélectionnés pour des comédies
musicales : entre autres Le Roi Soleil. Puis, comme il
le dit, Donovan Victoire "descend" à Montpellier
où l'attendent la chorégraphe Anne-Marie Porras
et Rudy Bryans.
La diversité, son atout
Danseur étoile, maître de scène, Rudy Bryans
est un nom, une référence dans le monde de la danse.
"Depuis, Donovan est comme un fils pour Rudy Bryans. Aussi
bien pour Anne-Marie Porras. Ils aiment dire que nous sommes leurs
fils mauriciens !", lance Stephen Bongarçon, le
frère de l'adolescent. Lui-même, animant des ateliers
de danse fusion à l'école du couple Porras/Bryans,
Stephen Bongarçon a été formé à
Montpellier et détient depuis son passage, un diplôme
d'État français en danse contemporaine. Après
presque trois ans à l'école d'Anne-Marie Porras,
Donovan Victoire s'apprête à passer au niveau professionnel,
en octobre prochain. Comme son aîné, il veut aussi
décrocher un diplôme d'État. Mais Donovan
voit plus loin. Il vise la compagnie de Maurice Béjart
! C'est dans la troupe, sélecte, du plus grand qu'il veut
faire carrière et fouler les scènes les plus prestigieuses
d'Europe. Pour y arriver, Donovan Victoire se prépare déjà.
C'est sous le regard bienveillant et les conseils de Rudy Bryans
que le jeune mauricien peaufine technique et expression. Le travail
est dur et les sacrifices sont exigeants. Pour être retenu
et faire partie de la compagnie Béjart, la compétition
est rude. "J'ai la chance de maîtriser plusieurs
styles : indiens, contemporain, jazz, hip-hop, et j'arrive à
les fusionner sans problème. Ceci est un atout et peut
jouer en ma faveur", explique Donovan Victoire. Car même
si en avril dernier, lors du Concours International de Danse,
Région Sud, il a évincé 699 participants
venus d'Europe pour décrocher la médaille d'or,
le Mauricie, sait qu'intégrer la compagnie Béjart
ne sera pas chose aisée.
De Carmen à La Belle Hélène
Depuis qu'il a mis le cap sur l'hexagone, en 2003, Donovan Victoire
revient à Maurice pour la première fois. Le petit
garçon de 10 ans, qui voulait le jour des fiançailles
de son frère, Stephen, s'essayer au hip-hop et qui a fait
sa première télé au concours Ti Mambo,
est devenu grand
Aujourd'hui, sa vie est rythmée
par la danse où le classique contemporain tient une grande
place dans son quotidien. Scolarisé à Montpellier,
Donovan Victoire, jongle entre les études et ses cours
à l'EPSE, l'école d'Anne-Marie Porras. Trop modeste
pour confier qu'il arrache souvent des larmes au jury qui scrute
ses moindres mouvements et expressions lors des examens de fin
de trimestre, Donovan écoute son frère raconter
cette anecdote. "J'ai eu l'occasion de le voir danser
à l'école et j'ai vu des membres du jury émus
au point d'avoir la larme à l'il en regardant Donovan
danser !" Avec en moyenne 18 sur 20, le jeune mauricien
reste de loin un des meilleurs éléments de l'école.
Ce qui l'a propulsé sur différentes scènes
où il a exécuté des solos. "Lors
des examens internes, des producteurs de spectacles sont toujours
dans les parages. Ils viennent chercher les meilleurs pour monter
des spectacles. C'est comme ça qu'en avril dernier j'ai
pu jouer dans La Belle Hélène, mise en scène
par Bruno Agati, autre chorégraphe connu. Il y a eu San
Francisco Ballet dirigé par Elvis Thompson et Carmen,
sous la férule de Jean-Paul Scapita", raconte
Donovan Victoire. Et ce dernier de confier qu'il rêve un
jour d'être à l'affiche de Don Quichotte, Le Corsaire
CD
Séga Final, Shè Ra
L'une est Shévrine Étiennette et l'autre, Rachel
Appapoulay. Et lorsque les deux demoiselles se retrouvent en studio
le temps d'un album, le duo devient Shè Ra. Depuis
deux semaines, les deux jeunes femmes ont débarqué
en force dans les bacs avec Séga Final. Si elles
ont été mises en lumière et flirte sur les
ondes grâce à cet album, il faut dire que Shè
Ra est loin d'être novice dans le circuit. Choristes, elles
ont accompagné une pléiade d'artistes et participé
sur de nombreux albums. Avec l'expérience acquise tant
sur les albums que dans le secteur hôtelier, il était
temps pour les deux jeunes femmes de faire leur preuve autrement.
Et c'est Gérad Louis, qui depuis quelque temps déjà
était à la recherche de nouvelles voix féminines,
qui leur offre l'occasion de se défendre sur Séga
Final. Le musicien, avec la collaboration de Dallon leur propose
quatre morceaux respectivement. Du séga d'ambiance et tout
ce qu'il faut comme ingrédient pour en faire un album chaloupé,
Séga Final renferme Guetté ki metté,
Frédérik, Lamour nou deux, Li pa pou nou
Décédé le 6 septembre dernier
Pavarotti : la superstar planétaire de l'art lyrique
n'est plus
Le célèbre chanteur d'opéra Luciano Pavarotti
est décédé jeudi dernier, 6 septembre, à
71 ans, dans sa ville natale de Modène, dans le nord-est
de l'Italie, à l'issue d'un long combat contre le cancer.
Plus encore qu'Enrico Caruso et Maria Callas, Luciano Pavarotti
s'était imposé, grâce à sa voix unique,
comme la superstar planétaire de l'art lyrique. Sortant
l'opéra de son carcan "élitiste" pour
lui donner une popularité inégalée.
Né à Modène le 12 octobre 1935, Luciano Pavarotti
est fils d'un boulanger italien, par ailleurs ténor remarquable
et vedette de la chorale locale. Luciano, lui, se destine initialement
à l'enseignement. Mais ayant découvert qu'il a,
lui aussi, une voix, il travaille avec le ténor Arrigo
Pola et en 1961, âgé de 25 ans, il foule pour la
première fois les planches en professionnel, en incarnant
Rodolfo, héros de La Bohème de Giacomo Puccini,
au Teatro Municipale de Reggio nell'Emilia. C'est ce même
rôle qui lui permettra d'accéder véritablement
à la notoriété en 1963, un soir où,
à Covent Garden, il est appelé à remplacer,
à la dernière minute, le ténor Giuseppe di
Stefano. Sa prestation enthousiasme public et critique. Dès
lors, on ne l'arrêtera plus, et les portes des salles les
plus prestigieuses s'ouvrent devant lui. En 1972, il crée
le délire au Metropolitan Opera de New York en enchaînant
sans difficulté les neuf contre-uts de l'air "Ah mes
amis, quel jour de fête" de La fille du régiment
de Donizetti.
Une voix solaire et lumineuse
S'il n'a jamais caché qu'il ne savait pas lire une partition,
Pavarotti impose sa réputation par "son remarquable
instinct musical, la beauté solaire de son timbre, la luminosité
de sa voix, la spontanéité de son chant",
pour reprendre les termes de Michel Parouty.
Sa réputation déjà bien établie dans
le monde de l'opéra, l'imposant ténor à la
barbe noire, surnommé "Big P", "Lucky Luciano"
ou "Le Tenorissimo", n'aura de cesse de faire sortir
ce genre de son carcan "élitiste", chantant aux
côtés de ses amis Bono, Sting, Céline Dion,
Florent Pagny, Zucchero, Liza Minnelli ou George Michael lors
de ses concerts caritatifs baptisés "Pavarotti and
Friends".
Son concert dans les majestueuses ruines des thermes de Caracalla
à Rome, à l'occasion de la Coupe du monde de football
disputée en Italie en 1990, le propulse au rang de superstar
planétaire. Ce concert, suivi à la télévision
par 800 millions de personnes à travers le monde, fait
exploser les ventes de disques d'opéra et permet à
l'air "Nessum dorma", extrait de l'opéra Turandot
de Giacommo Puccini, de trouver une place inattendue parmi les
autres chants dans les stades.
Déjà père de trois filles, Pavarotti avait
épousé en 2003 Nicoletta Mantovani, son assistante,
de 34 ans sa cadette. Celle-ci, enceinte de jumeaux, ayant donné
naissance à un garçon mort-né, le chanteur
affligé avait reporté toute son affection sur la
petite fille survivante, Alice, pour laquelle il avait enregistré
Ti Adoro (Je t'adore), son premier album solo depuis quinze
ans.
De sérieux problèmes de santé
De sérieux problèmes de santé, certains dus
à son poids, perturbaient l'activité du chanteur
depuis quelques années. En 2004, à New York, il
avait fait ses adieux officiels à la scène dans
La Tosca, et se limitait à quelques récitals
pour une tournée d'adieu.
Sa dernière prestation en public remonte finalement à
février 2006, lors de la cérémonie d'ouverture
des Jeux olympiques de Turin. En juillet 2006, il est opéré
à New York d'une tumeur au pancréas, puis se retire
dans sa villa de Modène et annule, quelques mois plus tard,
sa première apparition en public depuis l'intervention.
"Il était resté optimiste, il était
certain de pouvoir surmonter la maladie et était déterminé
à revenir sur scène pour pouvoir achever sa tournée
d'adieux", raconte son agent. Selon lui, Pavarotti projettait
de terminer un enregistrement de chants sacrés et de dévoiler
la prochaine étape d'un concours international portant
son nom destiné à révéler les plus
belles voix. Pavarotti, qui avait créé il y a deux
ans une école pour jeunes chanteurs à Modène,
donnait par ailleurs, jusqu'à encore quelques semaines
avant sa mort, plusieurs heures de cours par jour dans sa villa
de vacances à Pesaro, sur la côte adriatique.
L'annonce du décès de Pavarotti, le 6 septembre
dernier, a créé une émotion internationale.
Depuis jeudi dernier, un flot ininterrompu d'admirateurs et d'afficionados
a défilé dans la cathédrale de Modène
où sa dépouille mortelle a été exposée
jusqu'à ses funérailles prévues pour hier
après-midi.
Pavarotti n'est plus. Mais il nous laisse en tête des airs
inoubliables et des disques et DVD figureront toujours parmi les
best-sellers du lyrique.
Ils disent de lui
° "Il est l'un des rares artistes à avoir
touché la vie des gens de tous milieux à travers
le monde. À travers les nombreuses émissions auxquelles
il a participé, ses enregistrements et ses concerts, il
a fait connaître l'extraordinaire puissance de l'opéra
à des gens qui peut-être n'auraient jamais connu
l'opéra ou le chant classique. En faisant cela, il a enrichi
leurs vies", souligne dans un communiqué le Royal
Opera House de Covent Garden, à Londres.
° "Il y avait des ténors, et puis il y a eu
Pavarotti", souligne le réalisateur italien Franco
Zeffirelli.
° Resteront inoubliables "sa voix divine" et son
sens de l'humour, déclare le ténor espagnol Placido
Domingo, qui avait chanté aux côtés de Pavarotti
et de Jose Carreras dans le cadre de la tournée des "Trois
ténors".
Unique incursion à l'écran
Au milieu de tous les triomphes éclatants enregistrés
en tant que chanteur, Luciano Pavarotti ne connut qu'un seul échec.
Il eut pour nom Yes, Giorgio, film de Franklin J. Schaffner
tourné en 1982, unique incursion du ténor à
l'écran.
Avec plus de succès, Pavarotti s'était aussi, depuis
1988, intéressé à la mise en scène,
avec La Favorite de Donizetti (Venise, 1988) et La Bohème
(Fano, 2004).
Automobile
Toyota : 70 ans et No. 1 mondial
Le Japonais Toyota, ancien fabricant de métiers à
tisser, reconverti dans le moteur à explosion, a fêté,
mardi dernier, ses 70 ans après s'être offert avec
un peu d'avance un beau cadeau d'anniversaire: la couronne de
premier constructeur automobile mondial. Il devance ainsi le géant
américain General Motors.
Géant industriel au succès écrasant, inventeur
d'un système de production, le "toyotisme", imité
dans le monde entier, pionnier des moteurs hybrides et d'autres
technologies "propres", Toyota reste aussi une entreprise
typiquement japonaise qui cultive les traditions d'égalitarisme
et d'humilité.
Tout au long de son histoire, ce groupe automobile a su se détacher
du lot. Il a été fondé officiellement le
28 août 1937 par Kiichiro Toyoda, héritier d'une
famille de magnats de l'industrie. Son père, Sakichi Toyoda,
avait été l'inventeur d'un métier à
tisser automatique en 1924. Toutefois, la famille Toyoda a préféré
le nom "Toyota ", la lettre T, écrit en japonais,
portant bonheur.
Passionné d'automobile, Kiichiro parcourt l'Europe et les
États-Unis pour enquêter sur ce moyen de locomotion
et importer la technologie au Japon. Il fonde d'abord une division
auto au sein de l'entreprise de métiers à tisser
familiale en 1933 puis, quatre ans plus tard, fonde Toyota Motor
Corporation.
Aujourd'hui, basé à Toyota City, près de
Nagoya (centre), le groupe est la plus grosse entreprise du pays
en termes de chiffre d'affaires, de bénéfices, d'employés
(286.000) et de capitalisation boursière. En 2007, il prévoit
même de produire 9,42 millions de véhicules, ce qui
devrait confirmer son titre de premier constructeur mondial, qu'il
a dérobé à l'américain General Motors.
Ironie du sort, Toyota fête cette année ses 50 ans
de présence aux États-Unis, devenu son marché
numéro un.
Selon les médias, Toyota prévoit de franchir en
2009 la barre des 10 millions de véhicules produits, une
première mondiale pour un constructeur. Un succès
que le groupe doit avant tout au fameux "toyotisme",
philosophie basée sur le principe d'amélioration
continue le traitement immédiat de tout problème
et l'élimination totale du gaspillage. Au prix d'une gestion
à flux tendu des effectifs, critiquée par les syndicats
à l'étranger.
Le fondateur Kiichiro Toyoda, constamment améliorée
par ses successeurs et adoptée avec plus ou moins de succès
par de nombreuses sociétés de tous secteurs dans
le monde, la "méthode Toyota" se double d'une
stratégie commerciale particulièrement flexible.
Cette stratégie se fonde toujours sur la philosophie du
premier responsable des ventes du groupe, Shotaro Kamiya, débauché
chez
General Motors en 1935, deux ans avant la naissance
de Toyota. "Pour offrir au consommateur une vraie satisfaction,
nous devons être flexibles et répondre aux changements
des besoins des clients", déclarait Kamiya, dont
l'une des devises était: "Le client d'abord, le
concessionnaire ensuite, le constructeur enfin."
Cette culture d'entreprise rigoureuse, réactive et à
l'écoute des usagers a permis à Toyota de prévoir
avec une bonne longueur d'avance sur ses concurrents l'engouement
mondial pour les voitures "propres" et économes
en carburant, une stratégie à la clé de son
foudroyant succès. Autre particularité: la présence
très forte des vertus nippones traditionnelles, notamment
l'égalitarisme. À titre d'exemple, les augmentations
de salaires sont les mêmes pour tout le monde, du PDG à
l'ouvrier de base.
La modestie est également de mise. Le vice-président,
Akio Toyoda, avait déclaré: "Il existe un
conte à propos de trois dentistes: le premier affirme sur
son enseigne qu'il est le meilleur dentiste du monde. Un autre
qu'il est le meilleur du pays. Le troisième dit qu'il est
le meilleur de la ville. Finalement, les patients choisissent
le meilleur dentiste de la ville. Je dis toujours: soyons le meilleur
constructeur automobile de la ville".
43 ans à Maurice
La marque Toyoya est présente à Maurice depuis 43
ans. C'est en 1964 que la compagnie Beechand and Co Ltd qui, après
avoir obtenu la représentation exclusive de la marque automobile
dans l'île, commence à importer les premiers véhicules
de la marque Toyota. L'année dernière, la même
marque est passée sous la bannière de Toyota (Mauritius)
Ltd qui compte aujourd'hui deux showrooms dans l'île, notamment
à Vacoas et Port-Louis. Le concessionnaire propose aujourd'hui
une gamme (Yaris, Corola, Avensis, Crown, Hilux, Raider etc.)
de véhicules de la marque Toyota, allant des petites cylindrées
aux grosses, en passant par les minis vans et véhicules
utilitaires (2x4 et 4x4). Toyota est un des leaders automobile
à Maurice étant constamment en concurrence avec
une autre japonaise, Nissan. Durant ces treize dernières
années, Nissan est resté on "top". Ces
deux marques représentent plus de 40% des parts du marché.
Selon les derniers statistiques, Toyota occupe 19% des parts du
marché. Son Managing Director, Arvind Issur, se dit confiant
que Toyota a encore de beaux jours devant lui.
Au salon de Francfort: Soupçons de plagiat sur un constructeur
chinois
Présenter en Allemagne des copies de voiture allemande
? Ce n'est pas une blague mais le pari d'un constructeur chinois.
Il se défend bien entendu de fabriquer des "copies".
Mais les Allemands sont furieux
Les Chinois avaient fait une première apparition à
Francfort, le plus grand salon automobile du monde, il y a deux
ans, avec trois constructeurs. Cette année, ils seront
quatre à présenter leur modèle au public
du 13 au 23 septembre. Mais cette participation fait déjà
grincer des dents en Allemagne. Car l'un d'entre eux, Shuanghuan,
doit dévoiler deux modèles qui rappellent fortement
la petite citadine Smart Fortwo de DaimlerChrysler et une ancienne
version du tout-terrain X5 de BMW, dont la production a été
abandonnée l'an dernier. Du coup, les groupes de Stuttgart
(Sud-Ouest) et de Munich (Sud) sont montés au créneau
cette semaine, brandissant la menace de poursuites judiciaires.
"Nous examinons en ce moment toutes les options juridiques
possibles en Europe et en particulier en Allemagne contre le (tout-terrain)
CEO", a indiqué un porte-parole de BMW à
l'AFP en début de semaine. L'avertissement semble avoir
été entendu. "Shuanghuan ne prévoit
pas d'aller au salon de Francfort ou d'y présenter aucune
voiture", a fait savoir un porte-parole en Chine.
Mais l'affaire n'est pas aussi simple. Car le fabricant n'a jamais
prévu de présenter en personne ses véhicules
à l'IAA, mais a confié ce soin à son représentant
pour l'Europe, China Automobile Deutschland. Ce dernier laisse
entendre un tout autre son de cloche. "Nous prévoyons,
comme avant, d'être présents avec notre stand"
et d'y présenter la citadine "Noble" et le tout-terrain
"CEO", a déclaré un porte-parole, qui
affirme ne pas avoir reçu de contre-ordre en provenance
de Chine.
Collectif jeunes
Jammers: Génération spontanée
À travers un vaste éventail d'expressions, les Jammers,
un regroupement de jeunes, sont confrontés à leurs
propres questionnements mais n'en reste pas moins une passerelle
essentielle dans la promotion des arts dans l'île Maurice
contemporaine.
Mais qui sont donc les Jammers ? Ils se caractérisent par
la force de leur jeunesse et leur spontanéité. Ils
sont neuf: Karen, Daniella, Véronique, Jean-Lou, Simon,
Sohan, Gilbert, Hashish et Stéfan. C'est lors d'une soirée
particulièrement foisonnante de musiques et d'idées
à Baie du Tombeau en avril 2005 qu'ils se sont rencontrés
et ont décidé de poursuivre des activités
à forte dimension sociale et culturelle. Le défi
à relever pour le collectif: favoriser l'interaction entre
la création locale et les jeunes. À travers différentes
stratégies (peinture, sculpture, théâtre,
musique, poésie) leurs soirées restent une formidable
vitrine de la production artistique locale. Ils interrogent une
île plurielle et des cultures en prise avec leur environnement
immédiat. Pour preuve, les soirées musicales organisées
depuis 2005, des Jam sessions dans leur jargon. Les Jammers
vont au-delà de l'échange artistique: "La
création d'espaces d'échange ne se résume
pas à des clubs de rencontre ou de soutien. La démarche
des Jammers se situe dans cette volonté de réduire
le fossé entre différentes catégories sociales.
Nous n'avons pas la prétention de tout changer, mais nous
voulons donner la chance à ceux qui veulent s'exprimer",
disent les principaux responsables du collectif. Les activités
de Jammers ont donné lieu à de belles rencontres
souvent empreintes d'une forte dimension sociale pour aider ceux
qui sont en difficultés. Ainsi la Jam Session est un espace
ouvert sur l'art, parfois à l'état brut mais dans
une ambiance tellement chaleureuse. À la fois musicales
et poétiques les Jam Sessions offrent aux jeunes une plate-forme
où diverses formations dans différents domaines
peuvent se côtoyer et s'enrichir mutuellement. Pour certains
ces Jam Sessions sont simplement un espace d'éveil ou de
délire musical.
Enn ti soirée seryé pou Xavier ek Donn enn sans
lavi
En novembre 2006, les Jammers ont organisé avec la participation
d'artistes de renom, Menwar, Eric Triton, Zanzak, Jean-Claude
Émilien, une soirée musicale. L'objectif était
de lever des fonds pour financer l'opération de Xavier,
un adolescent rodriguais atteint d'aplasie médullaire.
La manifestation a été suivie d'une opération
médiatique pour faciliter une quête publique pour
la même cause.
"Donn enn sans lavi", c'est le slogan des Jammers pour
faire prendre conscience que la vie est précieuse et qu'il
faut lui donner un sens ou une chance. C'est dans ce double contexte
que les Jammers ont participé à l'opération
Candlelight, initiée par RAPID, à Simé Rel,
Rivière du Rempart. Ainsi, ils ont apporté un questionnement
à plusieurs niveaux: pourquoi ne pas accorder un certain
pouvoir aux habitants de la localité pour qu'ils puissent
devenir les acteurs de la soirée; leur permettre de vivre
pleinement le slogan "Partaz Twa" à travers différents
ateliers de travail.
Les Jammers affirment qu'ils soutiennent toute forme d'action,
tout mouvement ou toute activité visant le partage. Ils
ont participé récemment à l'exposition organisée
par Right Now autour de la liberté d'expression à
Maurice.
Le logo de Jammers, ce cur coloré d'un chaleureux,
atteste bien de la volonté du collectif de s'ouvrir et
de s'adapter à l'autre mais surtout de communiquer leurs
vives émotions.
Finale de Jori No. 1 le 23 septembre à Pailles
Ce sera du jamais vu à Maurice, promet Bijaye Madhou,
le DG de la MBC
Après plusieurs renvois, la finale de Jori No. 1, concours
de chants organisé par la MBC aura lieu le dimanche 23
septembre, de 14 h à 19 au Centre Swami Vivekananda à
Pailles. Des chanteurs étrangers dont les noms n'ont pas
été finalisés jusqu'ici animeront le spectacle,
a annoncé le directeur général de la MBC,
M. Bijaye Madhou. "Ce sera du jamais vu à Maurice",
a déclaré le responsable de la MBC avec des
jeux de lumière, un décor somptueux et des numéros
de chants et de danses époustouflants. La MBC utilisera
les décors conçus par les promoteurs des Gold
Awards qui auront lieu la veille au même endroit. Des
petites modifications sont prévues au niveau du décor
avec l'accord des décorateurs étrangers.
800 participants avaient envoyé leur candidature. Seulement
108 ont été retenus pour participer aux 14 préliminaires.
Les deux semi-finales ont été âprement disputées
et six duos ont été retenus pour la finale. La présentation
est assurée par Aditya Lama et Swayamprabha Bauhadoor.
Le jury est composé de Belal Lallmohamed, Pratima Ghura,
Vishal Mungroo et Sunil Deerpaul. Les participants ont eu à
s'improviser sur un morceau choisi par le jury. Ce concours est
destiné aux jeunes de 12 à 25 ans.
Les duos sélectionnés pour la finale sont :
Khushboo Kaur Panchoo - Pankaj Mohabeer
Khushboo Kaur Panchoo, encore très jeune voue une grande
passion pour la danse classique indienne. Son époux Kevin
l'a soutenue tout au long de la compétition surtout en
ce qu'il s'agit des répétitions. Son partenaire
Pankaj Mohadeer a la musique dans le sang puisque son oncle était
également un chanteur réputé.
Bhovidya Sonu Pawan - Akshay Joorun
Bhovidya Sonu Pawan, étudiante au collège Queen
Elizabeth, a comme passe-temps favori, la danse. Elle a conquis
le jury en dansant sur les airs entraînants de la chanson,
Mehbooba Mehbooba de Sholay. Akshay Joorun, son partenaire
avec sa voix limpide est sur le point de réaliser le rêve
de son père, Ashok Joorun qui n'avait pas eu trop de chance
avec la compétition Geet Gata Chal.
Devina Baboobudjnauth - Vishal Rajendranath Mukool
La belle voix de Devina devra lui ouvrir les portes du succès.
Elle a séduit le public avec les morceaux, Kehta Hai
Dil et Oh Mere Sonare. Son partenaire, Vishal Rajendranath
Mukool, policier de profession est un fin danseur.
Maniella Azie - Hemant Jaggapah
Maniella est une véritable déesse de la danse. Elle
possède un style et une aisance sur scène dont on
se souviendra pour longtemps encore. Hemant Jappapah ne peut que
donner le meilleur de lui-même face à son partenaire,
rompu au métier de la danse.
Artee Sewduth - Natraj Beekhy
Artee Sewduth est la fille de Vinod Sewduth dont la popularité
concernant les chants en bhojpuri a dépassé les
frontières. Natraj Beekhy, candidat malheureux de Hum
Bhi se retrouve en finale et espère avec sa belle voix
conquérir le jury lors de la finale.
Bhavna Rama - Roshan Mahadoo
Bhavna Rama semble être faite pour la danse et ses mouvements
gracieux et bien synchronisés laissent entrevoir qu'elle
a un bel avenir. Son partenaire Roshan Mahadoo possède
beaucoup de sincérité et de générosité
dans la voix.
Le 22 septembre à Pailles
Gold Awards récompensant les meilleurs de la télévision
indienne
The First Global Television Awards aussi connu comme The
Gold Awards, aura lieu le 22 septembre au Centre Swami Vivekananda
à Pailles. Le spectacle sera d'une durée de trois
heures et demie et l'équipe technique est déjà
en place pour la mise en place du décor et des effets spéciaux.
Les artistes arrivent à Maurice le 21 septembre et ce show
télévisuel sera diffusé le 7 octobre sur
la chaîne Zee TV. Environ 300 artistes sont attendus chez
nous pour ce grand moment de la télévision qui aura
lieu pour la première fois en dehors du territoire indien.
Les vedettes de la télévision indienne fouleront
le sol mauricien pour une cérémonie de remise de
prix récompensant les acteurs, réalisateurs, metteur
en scène ayant brillé dans les séries télévisées.
Les vedettes du petit écran ainsi que les chorégraphes
et danseurs assureront le spectacle comme cela a été
le cas pour le Zee Cine Awards en 2005.
Le Gold Awards est une collaboration conjointe entre les
promoteurs Vikaas Kalantri et Pooja Ghai de White Leaf Entertainment
et Anuj Saxena de Maverick Productions Private Limited
. Le jury sera composé des célébrités
comme Ravi Chopra (directeur), Mithun Chakravorty (acteur), Rati
Agnihotri (actrice), Poonam Dhillon (actrice), Amod Sharma, le
directeur d'Air India et Gita Hari, journaliste de Gold Magazine.`
Les billets sont déjà en vente sur le rézo
Otayo. Les prix sont, Gold: Rs 5000, Silver: Rs 2 500, Bronze:
Rs 1000.
Gold Awards Nominees
POPULAR CATEGORY
BEST ACTOR
1. Shakti Anand - Nikhil Smarth
(Ek Ladki Anjani Si)
2. Rajeev Khandelwal - Captain Rajveer
(Left right Left)
3. Varun Badola - Sandip
(Ek Chabi Hai Pados Mein)
4. Hussain - Sumit Wadhva
(Kumkum)
5. Apoorva Agnihotri
(Kaajal - Dev Pratap Singh)
BEST ACTRESS
1. Raj Shree Vaidya - Saloni
(Saat Phere
Saloni Ka Safar)
2. Smriti Irani - Vasudha Raisighanya
(Viruddh)
3. Benaf - Baby
(Ba Bahu Aur Baby)
4. Juhi Parmar - Kumkum
(Kumkum)
5. Reena Kapoor - Pari
(Who Rahne Wali Mehlon Ki)
Cinéma
Darling
Thriller de Ram Gopal Varma.
Avec Fardeen Khan, Esha Deol, Isha Koppikar.
Ce triangle d'amour parvient par son dépouillement et un
ton presque insolite à retenir l'intérêt du
spectateur. L'histoire d'amour entre un homme, sa femme et sa
maîtresse est bien connue et le cinéma indien est
un de ceux qui l'a sans doute la plus utilisée. La qualité
de l'interprétation l'emporte aisément sur les artifices
d'un scénario où on reconnaît mal la marque
de fabrique de Ram Gopal Varma. L'atmosphère oppressante
dans laquelle plongent les principaux protagonistes après
la mort de Esha Deol et la bande originale signée Himesh
Reshammiya et Pritam sont les autres atouts de ce film. Tous ces
personnages enchevêtrés donnent corps à une
intrigue psychologique bien-pensante.
Darling raconte l'histoire d'un couple pas comme les autres. Aditya
Soman (Fardeen Khan) est un jeune cadre menant une vie tranquille
auprès d'Ashvini (Isha Koppikar), femme au foyer, qui le
couvre de bonheur. Aditya est également aux petits soins
pour son enfant en bas âge. Un mauvais vent va s'abattre
sur le couple lorsque la secrétaire de Aditya, la sulfureuse
Gita Menon (Esha Deol), s'immisce dans la vie du couple. Aditya
ne pouvant contrôler sa passion a une liaison amoureuse
avec Gita. Celle-ci tombe enceinte et veut que Aditya quitte le
toit conjugal pour vivre avec elle. Au cours d'une dispute, Gita
meurt accidentellement. Alors que tout semble rentrer dans l'ordre,
le fantôme de Gita resurgit et commence à troubler
Aditya. Cette jeune femme au cur blessé veut briser
l'équilibre de sa vie conjugale. Aditya angoissée,
est en proie à l'incompréhension et au désastre
psychologique. La maîtresse possessive rôde dans la
maison et Ashvini qui ne comprend rien à ce qui arrive
à son mari ne peut accepter que son mari soit en proie
à des crises de désespoir. La fracture du couple
est imminente. Des réactions en chaîne provoquent
la montée de la paranoïa.
Darling bénéficie d'une bande musicale signée
Himesh Reshammiya et Pritam. Les morceaux, Tadap, Tadap, Akele
Tanha et Sathiya par Adnan Sani et Pritam sont très populaires
auprès des mélomanes. Dans Darling, la peur est
omniprésente et Ram Gopal Varma, un spécialiste
du genre fait monter l'adrénaline. Il récidive car
Kaun et Bhoot ont connu des succès au box-office.
Toujours à l'affiche
Ram Gopal Varma Ki Aag
Film d'action de Ram Gopal Varma.
Avec: Amitabh Bachchan, Ajay Devgan, Prashant Raj, Sushmita
Sen.
Babban (Amitabh Bachchan) est un bandit de la pire espèce
qui est connu pour ses atrocités. C'est aussi un psychopathe,
un dur à cuire que la ville de Mumbai ne serait que trop
heureuse de s'en débarrasser. Mais cet homme sans scrupule
se terre dans les touts à l'égout et les ruines.
Il traîne sa silhouette dans les quartiers chauds et sème
la mort sur son passage. Il veut s'approprier d'un terrain occupé
depuis longtemps par les artisans de la ville. Ceux qui le défient
sont voués à une mort certaine. L'inspecteur Narashimha
(Mohanlal) est plus que déterminé à débarrasser
la ville de cette ordure. Il parvient à arrêter Babban
mais celui-ci parvient à s'échapper. La vengeance
de Babban sera terrible. Il tue les proches de Narashimha et comme
il est un sadique, il trouve beaucoup de plaisir à sectionner
les doigts de l'inspecteur. Au cours de la fusillade, Durga Devi
(Sushmita Sen) perd son mari. Ayant pris sa retraite de la police,
le regard de Narashimha pose sur Raj (Prashant Raj) et Hero (Ajay
Devgan), deux jeunes venus chercher fortune en ville. Il y a aussi
dans cette histoire, Ghungroo (Nisha Kothari), la seule conductrice
de rickshaw de Mumbai.
Si Sholay, le film culte de Ramesh Sippy avait frappé fort
en 1975, cette deuxième mouture de Ram Gopal Varma est
décevante à plus d'un titre. Les acteurs ne sont
guère convaincants et la musique de A.R. Rahman est insipide.
Dhamaal
Comédie de Indra Kumar
Avec: Sanjay Dutt, Arshad Warsi, Riteish Deshmukh
Derrière un fait divers meurtrier se dessine le profil
de cinq personnages, l'inspecteur de police Kabir Nayak (Sanjay
Dutt), Roy (Riteish Deshmukh) détective privé, Aditya
(Arshad Warsi) musicien raté, Manav (Javed Jaffrey), l'idiot
de service et Boman (Ashish Chowdhry), personnage sympathique
mais qui attire sur lui toutes sortes de problèmes. Roy,
Aditya, Manav et Boman sont heureux dans leurs rôles de
petits truands jusqu'au jour où ils tentent de sauver Bose
(Prem Chopra), un bandit notoire. Ce criminel est aussi recherché
depuis dix ans par l'inspecteur Kabir Nayak. Alors qu'il est sur
le point d'accomplir sa mission, il découvre Bose, mort.
Il oriente son enquête vers le quatuor de malfaiteurs
Recette
A l'heure du Ramadan
À la veille du Ramadan, Mansoora Issany, nous rappelle
que la cuisine durant cette période de recueillement doit
être généreuse et être synonyme de partage.
Avoir toujours un couvert en plus à sa table pour le voisin
ou celui qui passe est un devoir. Qui aime cuisiner, nous dit
Mansoora Issany, figure connue dans le milieu culinaire, cultive
l'altruisme. Et comme l'alimentation tient une place spécifique
durant le Ramadan, aussi, à l'heure de l'Iftaar, conseille-t-elle,
qu'il est important de manger équilibré et sain.
Mais, rien n'empêche de se faire plaisir et de varier les
repas. D'ailleurs, n'est-il pas astucieux de préparer une
liste de menus pouvant être préparés chaque
après-midi après l'appel du Muezzin ? Soupes, potages,
galettes, petits gâteaux, mousses aux fruits
autant
de recettes qui peuvent varier les repas de l'après-midi.
Et si le lait se fait rare sur les étagères, pour
l'incontournable alouda, celui-ci peut être, alors, remplacé
par du oat mill, lequel est mélangé à
de l'eau du jus de citron et tokmaria. Autre recette qui
serait assurément appréciée à l'heure
de l'Iftaar : farata sucré. Pour cela, il suffit
de préparer le farata avec de la farine, du yaourt et du
mantègue et cuire selon la méthode traditionnelle.
La galette est ensuite farcie de carotte râpée, cuite
dans du sucre, du lait et de l'élaïti. Il faut laisser
sécher la farce avant utilisation. Après avoir mangé
équilibré durant le Ramada, rien n'empêche
de se faire plaisir le jour de Eid Ul Fitr avec l'inconditionnel
briyani et des gâteaux sucrés
Galettes de crème de maïs
Vous pouvez étaler la pâte sur un plateau allant
au four. Enfournez pendant 15-20 minutes. Coupez selon les formes
désirées ou avec un emporte-pièce.
Ingrédients : 150 g de poulet coupé en petits
morceaux, 250 g de crème de maïs, 1 oeuf, 2 c. à
soupe de farine (self-raising), 1-2 piment vert, 1 botte de cotomili,
1 petit oignon, thym, persil, 1/2 c. à soupe de purée
d'ail et gingembre, 1 c. à soupe d'huile d'olive, sel et
poivre.
Préparation : Dans un bol, bien mélanger
le poulet, une pincée de sel, du poivre (à volonté),
la purée d'ail et de gingembre, l'uf, la crème
de maïs, l'huile, l'oignon coupé finement, les herbes
et le piment coupé en petits morceaux. Incorporez la farine.
Mélangez. Dans une poêle chaude et légèrement
huilée, étalez de petites boules de pâte à
l'aide d'une cuillère. Cuire les deux côtés.
Poulet au paprika (sans matière grasse)
Vous pouvez remplacer les filets par des morceaux de blanc et
le paprika par du tandoori.
Ingrédients : 150g de filet de poulet, un pot de
yaourt nature, 1/2 c. à soupe de maïzena, 1 c. soupe
de poudre de paprika, 2-3 gousses d'ail écrasées,
1 c. à soupe de pâte de piment rouge, 20g de grains
de sésame, le jus d'un citron pressé et du sel.
Préparation : Marinez les filets avec le sel, le
jus de citron et le paprika. Chauffez une poêle, cuire le
poulet sans le griller. Réservez. Dans la même poêle,
sautez les grains de sésame, l'ail. Remuez. Ajoutez la
pâte de piment. Remuez. Mélangez un peu de yaourt
et la maïzena. Incorporez à la préparation
et remuez. Ajoutez les filets et le reste de yaourt. Laissez mijoter
pendant quelques minutes.
Feuille de chou farcie aux légumes, dans sa sauce de
curry
Le chatini coco peut être remplacé par une salade
de tomate ou un chatini de cotomili.
Ingrédients : Un chou moyen, 50-100g de légumes
coupés en petits dés, un petit poivron, 50g de fromage
râpé, 2 c. à café de pâte de
tamarin, 1/2 c. à café de purée d'ail et
de gingembre, 1 c. à soupe de poudre de massala, 200g de
purée de tomate, 1/2 c. à café de sel, 1
c. à café de miel, du piment vert, un peu de chatini
coco.
Préparation : Blanchir le chou entier dans de l'eau
salée et bouillante ou pendant une 1/2 heure dans de l'eau
salée et tiède. Dans un saladier, salez les légumes,
ajoutez le chatini coco et le fromage. Mélangez. Effeuillez
le chou. Farcissez chaque feuille de légumes et enroulez.
Ramenez les rebords sur le centre et collez avec un peu de farine
délayée dans de l'eau. Verser un filet d'huile d'olive
dans un wok. Chauffez. Faites revenir les feuilles, sans les cuire.
Réservez une fois dorées. Dans le même wok,
roussir l'ail, la poudre de curry, la purée de tomate et
le sel. Ajoutez le poivron coupé en lanières et
le piment coupé. Diluez le tamarin et versez dans le wok.
Remuez. Si la sauce est trop épaisse, ajoutez un peu d'eau,
ensuite le miel et les feuilles de chou. Laissez mijoter pendant
10 minutes. Parsemez d'oignons frits avant de servir.
Astuce
Pour avoir à portée de mains des oignons frits.
Râpez des petits oignons et enfournez à 180°c,
jusqu'à ce qu'ils caramélisent. Ils prennent alors
une couleur dorée. Laissez sécher et conservez dans
un bocal hermétique. Ils se conservent pendant un an !
Page d'Histoire
Le "Cher Pont" de la Grande- Rivière Nord
Ouest
Dans leur incroyable soif de mettre la main sur tout ce qui est
fer et qui ne connaît pas de bornes, des voleurs ont eu
le culot, récemment, d'enlever des pièces du pont
suspendu désaffecté de la Grande- Rivière
Nord Ouest pour ensuite les revendre comme de la vieille ferraille.
Or, ce pont, qui a longtemps servi au trafic routier entre Port
Louis (le chef lieu du pays), les Plaines Wilhems et la Rivière-Noire
est chargé d'histoire.
Le pont suspendu de la Grande-Rivière Nord Ouest avait
remplacé en 1846 un ancien pont de bois, avant d'être
lui-même mit hors d'usage par celui, entièrement
bétonné, en service de nos jours. Un poète
l'a même chanté
Selon Léon Huet de Froberville, collaborateur des "Archives
de Maurice" en 1922, il n'est guère probable qu'on
ait construit sur la Grande-Rivière, un pont quelconque
digne de ce nom avant 1769, l'année où l'hôpital
civil fut bâti au-delà de la rivière. À
l'époque, un ancien pont de bois était situé
à environ quatre cents pieds plus bas que le pont suspendu.
Le chemin qui y menait est un morceau de la grand-route qui va
droit à la rivière, tandis que le chemin qui mène
au pont suspendu tourne à gauche (en sortant de Port Louis).
Ce vieux chemin, qui était conservé jusqu'en 1922,
était appelé le "Chemin des Français"
(ndlr : s'y trouvait aussi à l'emplacement où se
trouve maintenant le siège du journal Le Défi,
un vieux cimetière des Français). Peu élevé,
en raison de la nature du terrain de la rive droite, le vieux
pont de bois était parfois endommagé et il a pu
même être détruit par les crues d'eau. Il fut
plusieurs fois réparé et, dans le but d'en diminuer
la portée, la rive droite fut comblée sur une assez
grande étendue. Mais, cette chaussée ne résistant
pas davantage aux fortes crues d'eau, le gouvernement décida,
en 1836, d'ériger le pont suspendu que l'on voit maintenant.
Toujours selon de Froberville, c'est le lieutenant colonel J.A.
Lloyd, inspecteur général et ingénieur civil
du gouvernement, qui fut chargé par le gouverneur britannique
Sir William Nicolay de la construction du pont suspendu en fer.
Avant d'être nommé ingénieur du gouvernement,
le lieutenant colonel Lloyd, dont les connaissances et l'habilité
étaient reconnues, avait fait partie du corps de génie
de la Colombie britannique.
Les dimensions du pont de la Grande-Rivière telles qu'elles
furent décidées par Lloyd et les dépenses
qu'il fallait encourir pour sa construction furent vivement critiquées
par des habitants en raison de l'état financier de ce qu'était
à l'époque la colonie britannique de l'île
Maurice. Commencé en 1837, le pont ne put être achevé
qu'en septembre 1846, soit onze années plus tard. Sa longueur
totale est de 566 pieds. Il mesure, de culée en culée,
154 pieds, 9 pouces. La partie du pont suspendu, proprement dit,
a 170 pieds de longueur et 30 pieds de hauteur. Le reste du creux
de la rivière est traversé par un pont de pierre
composé de trois arches.
La pont de la Grande-Rivière Nord Ouest fut le premier
grand pont construit à Maurice selon Léon Huet de
Froberville. Et, s'il est convenu que l'on ne doit pas voir dans
cette structure un chef-d'uvre d'architecture, il faut,
selon de Froberville, reconnaître que c'est un beau travail
qui a fort bien résisté aux ouragans et aux débordements
depuis. Mais, le pont avait coûté tellement (33,000
livres sterlings soit Rs 2 millions au taux de change actuel)
que nos pères le désignaient comme "Ce cher
pont" pendant sa lente construction et très longtemps
après.
Léon Huet de Froberville trouva regrettable qu'on n'ait
pas donné une plus grande largeur au pont, afin de permettre
à deux voitures d'y passer de front. Mais, en 1837, il
fallait se contenter de ces proportions pour ne pas augmenter
les dépenses que l'on trouvait déjà très
élevées.
La petite prairie sous le pont
Jusqu'en 1922, on trouvait sur le pont un avis gravé sur
un carré de bois, appliqué contre une des tours,
qui menaçait de peines sévères les piétons
qui, au lieu de suivre les trottoirs courant de chaque côté
du pont, passeraient par la voie du milieu exclusivement réservée
aux voitures. Le pont suspendu avait été plusieurs
fois réparé au siècle dernier, mais n'a subi
aucune modification.
Fait qui n'avait pas échappé à de Froberville,
l'eau de la rivière se divisait autrefois et passait en
partie sous le pont suspendu et en partie sous les arches du pont
de pierre. L'eau de la rivière, cependant, prenait rarement
la seconde direction. L'espace que l'eau ne recouvrait presque
plus, formait alors dans le lit même de la rivière,
une petite prairie où venaient paître les bufs
de la localité. Cette prairie est la continuation d'un
ancien terrain où avaient été érigés
des moulins qui appartenaient à la Compagnie des Indes.
(ndlr : à nos jours encore il existe des ruines de ces
moulins et la petite prairie est également encore là
et sert, à l'occasion, de lieu de spectacles en plein air.
Toutefois, cet usage culturel qu'on en fait serait bientôt
menacé de par sa trop grande proximité avec des
lieux de cultes qui y ont fleuri).
Léon Huet de Froberville, qui agrémentait ses chroniques
historiques d'un certain lyrisme, fit remarquer que "lorsque
appuyé au parapet du pont, toujours éventé
de brises, on s'oublie à contempler l'immense lit de la
rivière qui mesure plus de quatre cent pieds de largeur".
D'un côté, il est presque partout couvert d'arbres,
de friches et de rochers, de l'autre, c'est une seule masse liquide
qui, paresseusement va se mêler aux eaux marines. Et quel
spectacle grandiose et agréable, même aux esprits
les moins bucoliques, lorsqu'au temps des débordements,
la rivière devient fleuve et se précipite en torrents,
couvrant d'une écume blanche la plus grande partie de cette
vallée ! De nos jours, elle est morte la verte vallée
Le chant d'un poète anonyme
Avant de tourner la page d'histoire du pont de la Grande-Rivière
Nord Ouest, Froberville (dont il faut se rappeler qu'il écrit
en 1922) invita ses lecteurs à écouter chanter un
poète anonyme dans les stances suivantes empruntées
à une ode
intitulée Le Pont de la Grande - Rivière. L'impression
que ressentait ce poète, à la vue du nouveau pont
construit par le lieutenant colonel Lloyd était sans doute
celle de toute la communauté, pensa de Froberville. Et,
si l'on ne découvre pas dans ces stances l'harmonie enchanteresse
des vers des grands poètes d'alors, cela n'empêche
pas de trouver heureux le parallèle entre le vieux pont
de bois souvent emporté par l'immense avalanche et le nouveau
pont qui restera pendant des siècles infinis.
Ainsi écrivit le poète anonyme dont d'aucuns croient
que ce fut
de Froberville lui-même :
Autrefois, dans ces jours où la noire tempête
Qu'atirrait sur les monts leur gigantesque crète,
S'y fondait en torrents qui roulaient avec bruits,
Semblant plus menaçant dans l'ombre de la nuit,
promptement emporté par l'immense avalanche
Allait se perdre en mer l'antique pont en planche.
Aujourd'hui sur nos monts d'une sombre couleur
L'ouragan peut venir secouer sa fureur ;
Les eaux peuvent descendre en masses menaçantes
Et la couvrir parfois en leurs cours furieux ;
L'Océan peut, aidant le fleuve audacieux,
Vers toi le repousser pas ses vagues puissantes.
Tu ne tomberas pas ; tous les flots obstinés
Du fleuve et de la mer contre toi déchaînés,
Contre tes bras de fer, contre tes pieds de pierre,
Verront s'anéantir leur écume et leurs bruits
Et, debout, étalant ta masse à la lumière,
tu resteras pendant des siècles infinis.
Léon Huet de Froberville, se désola, dès
cette époque, "que la durée que prophétise
le poète anonyme pour le pont sera, hélas ! réduite
à soixante quinze ans puisque le gouvernement envisageait
déjà la question de reconstruire le pont".
Tout compte fait, il n'y eut jamais de reconstruction et le pont
de la Grande-Rivière Nord Ouest fut tout simplement fermé
à la circulation à la fin des années 1980
parce qu'il était devenu trop fragile et surtout inadapté
aux véhicules modernes plus spacieux et à l'accroissement
du trafic routier. Fut alors mis en service le pont actuellement
en service.
Mais, là n'est sans doute pas une raison pour les voleurs
de ferraille de détruire ce qui aurait déjà
avoir été décrété un monument
historique.
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