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f a i t s d i v e r s
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WEEK-END --- dimanche 9 septembre 2007
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À l'aéroport, hier matin—L'ADSU démantèle un réseau d'émigration clandestine
Jeudi matin—La sucrerie de Mon-Loisir hors circuit pour la récolte
Pour un appel mal logé contre sa condamnation—Rama Valayden devra payer Rs 200 000 à Jayen Cuttaree
Pour éviter un mandat d'arrêt—Sir Harry Tirvengadum sur une civière en Cour mardi
Dans sa cour—Un bébé de 18 mois écrasé par la roue arrière d'un camion
Immeubles publics—Les ascenseurs mis à l'index !
Agression d'un infirmier, mercredi dernier, à l'hôpital Brown Sequard—Les blouses blanches craignent pour leur sécurité
Négligence médicale alléguée—Deux médecins mis à la porte
Stigmatisation—Harcelée par la police parce que son mari a un look rasta
À l'aéroport, hier matin
L'ADSU démantèle un réseau d'émigration
clandestine
L'escouade de l'Anti-Drug and Smuggling Unit menée par
le chef inspecteur Mungly sous la supervision de l'assistant surintendant
de police Sawmy a procédé au démantèlement
d'un réseau d'émigration clandestine vers la Grande-Bretagne
avec l'arrestation de quatre suspects, tous des étrangers.
Ce réseau utilise Maurice comme un point de transit pour
des ressortissants de la République populaire de Chine
intéressés à refaire leur vie en Europe,
principalement en Grande-Bretagne. Avec l'audition de ces quatre
suspects à partir de demain avec l'aide d'interprètes,
l'ADSU tentera d'établir si cette filière d'émigration
clandestine est de nature récente ou non et de procéder
à une évaluation de la situation avant de travailler
en étroite collaboration avec les autorités britanniques.
Mettant à profit des indications en provenance du département
de check-in au Sir Seewoosagur Ramgoolam International
Airport au sujet de mouvements louches de certains passagers venant
de certaines régions d'Asie, l'escouade du chef inspecteur
Mungly a monté une opération dans la matinée
d'hier coïncidant avec les départs des vols vers Londres
et Johannesburg. Le temps d'une première vérification
sur le terrain, quatre ressortissants chinois impliqués
dans le réseau d'émigration clandestine étaient
appréhendés en flagrant délit. Deux des suspects
étaient candidats à l'émigration pour Londres
avec de faux passeports attestant qu'ils sont des ressortissants
de Hong Kong alors que les deux autres étaient des passeurs
et devaient effectuer un aller-retour rapide en Afrique du Sud
en guise de couverture.
À ce stade, très peu d'indications étaient
disponibles officiellement car l'audition formelle n'a pu démarrer
en l'absence d'interprètes vu que deux d'entre eux ne parlent
ni ne comprennent l'anglais ou le français. Les deux passeurs,
qui venaient de Hong Kong, ont débarqué à
Maurice mardi et les deux émigrants clandestins en début
de semaine de la République populaire de Chine. Ces derniers
logeaient dans un pensionnat à Curepipe et recevaient des
visites régulières des passeurs au cours de la semaine.
Selon les premières indications, une importante somme d'argent,
soit plus d'un millier de dollars par tête, devait être
payée pour le transit à Maurice vers Londres. Cela
en sus du coût des billets d'avion entre la Chine-Maurice
via Hong Kong et Maurice-Londres. Les candidats réglaient
tous les frais avec le cerveau de ce réseau qui se trouve
en Chine alors que les intermédiaires de Hong Kong fournissaient
les faux passeports pour l'entrée en Grande-Bretagne.
Pour éviter des soupçons au départ de Maurice,
l'astuce adoptée était que le départ pour
Londres devait coïncider avec un départ pour Johannesburg.
Ainsi, les deux passeurs complétaient leur check in
pour Johannesburg avec leurs passeports authentiques avant
d'effectuer le check in pour Londres avec les faux passeports
au nom des deux autres. Les soupçons furent attisés
devant le fait que ces quatre passagers voyageaient avec de very
light luggage.
Ensuite, les billets et passeports étaient remis aux émigrants
clandestins peu avant le passage au Passport and Immigration Office.
C'est à ce moment que les limiers de l'ADSU ont bondi pour
procéder à l'arrestation de ces quatre suspects
hier matin. L'un des deux passeurs a voulu faire croire à
la police qu'il avait accepté d'entreprendre cette mission
car la vie des ressortissants chinois était en danger dans
leur pays natal.
Ce suspect a indiqué sommairement que son contact, qui
est gérant d'un restaurant en mainland China, l'avait
approché pour des raisons humanitaires. Ces deux suspects
chinois avaient un urgent besoin de quitter la République
populaire de Chine car depuis la manifestation de Tiennan Men
leurs têtes étaient mises à prix par les autorités
de leur pays. Mais cette thèse n'est pas acceptée
par l'ADSU, qui compte approfondir son enquête dès
la disponibilité de l'interprète demain. L'un des
deux passeurs aurait effectué pas moins de cinq voyages
à Maurice de Hong Kong depuis le début de cette
année.
La police a procédé à une descente des lieux
dans la journée d'hier dans le pensionnat où les
suspects avaient logé depuis leur arrivée. La police
est également sur la piste d'autres complices impliqués
dans cette enquête suivie de près par le deputy
commissioner of police Sooroojebally de l'ADSU.
Jeudi matin
La sucrerie de Mon-Loisir hors circuit pour la récolte
Un grave incendie, qui s'est déclaré dans le Turbo-Alternator
Room de la sucrerie de Mon-Loisir, a mis hors circuit cette
sucrerie, candidate à la centralisation depuis la récolte
de 2005. Une décision officielle devra être prise,
vendredi prochain, lors d'une réunion d'un comité
d'évaluation, au sujet de la reprise ou non de la production
sucrière à Mon-Loisir.
Entre-temps, un communiqué officiel émis conjointement
par le ministère de l'Agro-Industrie, la Mauritius Sugar
Authority et la direction de la Compagnie Sucrière
de Mon-Loisir Ltée évoquent que "preliminary
analysis tends to point out that the turbo-alternator will not
be operational for the rest of the 2007 sugar crop".
Jusqu'à vendredi prochain, aucune décision n'a été
prise quant au sort qui sera réservé aux artisans
de cette sucrerie. Ils ont poursuivi le travail avec le déblayage
des dégâts causés par le sinistre. En cas
de confirmation de la fin prématurée de la récolte
à Mon-Loisir, des négociations devront être
entreprises à ce sujet.
Pour ce qui est de la situation aux champs, ce cas de force majeure
a nécessité une réallocation des cannes aux
sucreries de Belle-Vue et de FUEL. À ce jour, Mon-Loisir
S. E. avait à broyer 180 000 tonnes de cannes sur un
potentiel de 270 000. Les membres du Control Board, qui
se sont réunis d'urgence, ont arrêté des décisions
en vue de ne pas pénaliser les planteurs de Factory
Area, les camionneurs aussi bien que les coupeurs de cannes.
En raison de la gravité de la situation et de l'importance
de ce secteur, le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell,
avait annulé ses rendez-vous jeudi matin pour un constat
de visu des dégâts. L'Executive Director
de la Mauritius Sugar Authority, le Dr Gowreesungkursingh
Rajpati, les membres du conseil d'administration de la Compagnie
sucrière de Mon-Loisir, dont Thierry Lagesse, Arnaud Lagesse,
Cyril Lagesse et Jockie Vaudin le Chief Executive Officer
se trouvaient également sur place.
Pour un appel mal logé contre sa condamnation
Rama Valayden devra payer Rs 200 000 à Jayen Cuttaree
Coup de théâtre en Cour suprême lundi dernier
alors que l'on attendait une décision de la cour dans l'affaire
de l'appel logé par Rama Valayden contre sa condamnation,
le 15 septembre 2006, à Rs 200 000 par le juge Lam Shang
Leen pour diffamation à l'encontre de Jayen Cuttaree.
Veda Baloomoody, qui a paru pour Jayen Cuttaree, a relevé
un vice de procédure et a objecté que l'appel soit
considéré par la Cour suprême, représentée
par le chef juge Bernard Sik Yuen et le Senior Puisne Judge et
non par le Court of Civil Appeal. Les juges ayant donné
raison à l'avocat de Jayen Cuttaree, celui de l'Attorney
General, Jacques Panglose, n'a eu d'autre choix que de retirer
l'appel. Rama Valayden aura donc à dédommager Jayen
Cuttaree comme l'a ordonné la Cour suprême et aura
à encourir tous les frais de l'affaire.
Réagissant à ce développement, Veda Baloomoody
s'est étonné qu'un "Attorney General, celui
qui fait office de principal conseiller légal du gouvernement,
ne sache pas devant quelle instance loger un appel".
Pour lui, Rama Valayden a été "pris au piège
de son petit jeu qui consiste à dire n'importe quoi sur
ses adversaires". Il a aussi rappelé au passage
que c'est ce "même Valayden qui a dû me présenter
des excuses en cour après avoir fait des allégations
gratuites à mon égard et qui a dû aussi ravaler
ses accusations contre Anil Baichoo, son collègue au gouvernement".
"Je plains l'électorat de Rose Hill/Stanley qui
l'a rejeté et qu'il prétend représenter",
a déclaré l'avocat.
Jayen Cuttaree est pour sa part revenu sur les observations très
dures faites contre Rama Valayden dans le jugement de septembre
2006 du juge Paul Lam Shang Leen et a dit que l'appel logé
n'était en fait "qu'un faux fuyant" face
à la campagne du MMM l'invitant à démissionner
alors qu'il est Attorney General et qu'il a été
condamné pour diffamation par la Cour suprême.
"Je vais prendre les Rs 200 000 et la distribuer à
des organisations charitables", a aussi précisé
le Deputy Leader du MMM, qui a dit penser que l'Attorney General
a les moyens de payer et qu'il en fait plus une question d'honneur
que d'argent et que c'est pour cela qu'il avait, dans le cas de
Xavier Duval, accepté les excuses de ce dernier qui avait
fait amende honorable après qu'il eut prononcé des
propos lui portant préjudice lors d'un rassemblement public.
Quant à l'Attorney General, il a reconnu le vice de procédure
et a même dit qu'il n'avait pas d'argent pour honorer sa
condamnation.
Dans le jugement du 15 septembre 2006, Paul Lam Shang Leen avait
sévèrement critiqué l'Attorney General pour
ses allégations suggérant que Jayen Cuttaree avait
obtenu une faveur. Il avait été condamné
pour n'avoir pas défendu lui-même sa position et
apporté des preuves de ce qu'il avançait, son avocat
Me Panglose persistant à refuser de reconnaître que
Jayen Cuttaree avait payé pour l'organisation de son anniversaire
en 2001 au Maritim Hotel comme en avait témoigné
un responsable de l'établissement.
Le juge avait considéré les allégations de
Rama Valayden comme étant "blatantly false"
et "untrue". Il avait été extrêmement
sévère à l'encontre de l'Attorney General
pour avoir fait appel au "self confessed conspirator"
Gérard Tyack dans une tentative de dénigrer Jayen
Cuttaree. Et, après avoir conclu que le défendeur
était de mauvaise foi et qu'il n'avait pas reconnu ses
torts et qu'il ne s'était pas rétracté, le
juge l'avait condamné à verser des dommages de Rs
200 000 à Jayen Cuttaree.
Dans l'appel interjeté contre ce jugement par les bons
soins de son avoué Pazhany Rengasamy, Rama Valayden avait
accusé le juge Lam Shang Leen de "bias".
Au paragraphe 5 de son appel, il avait même écrit
que "the language and tone used by the trial judge towards
the appellant's case in his findings and during the proceedings
are so acid that it is apparent that he had a bias against the
appellant's case throughout".
Partout dans l'appel logé, il était question de
"trial judge erred
misdirected himself
regrettably
failed
fell into severe error". Or, tout cela a
tout bonnement dû être retiré lundi
Pour éviter un mandat d'arrêt
Sir Harry Tirvengadum sur une civière en Cour mardi
La reprise du procès dans l'affaire de la caisse noire
d'Air Mauritius mardi denier a été marquée
par la présence de l'ancien président directeur
général de la compagnie aérienne nationale,
sir Harry Tirvengadum, sur une civière. Le principal accusé
dans ce procès a dû avoir recours à cette
formule pour se rendre en Cour intermédiaire en vue d'éviter
l'exécution d'un mandat d'arrêt émis en fin
de matinée contre lui formellement par le bench présidé
par le Senior Magistrate, Benjamin Joseph.
La séance de mardi devait être consacrée à
une motion portant sur le désistement des hommes de loi
de sir Harry Tirvengadum, Mes Yusuf Mohamed et Ravin Chetty. Dans
la circonstance, aucune décision n'a été
prise à ce sujet. Les magistrats ont conseillé les
hommes de loi de poursuivre les échanges en vue de trouver
une solution.
Les médecins traitants de sir Harry Tirvengadum ont été
entendus sur l'état de santé du suspect. De son
côté, la Leasing Counsel pour le ministère
Public, Me Gaytree Manna, a évoqué la possibilité
que sir Harry Tirvengadum soit examiné par un panel de
médecins dans un premier temps. Cette semaine marquera
le sixième anniversaire de ce scandale financier.
Dans sa cour
Un bébé de 18 mois écrasé par la
roue arrière d'un camion
Un bébé de 18 mois, Jean Matthieu Lisette, a été
écrasé par la roue arrière gauche d'une camionnette
dans la soirée de vendredi. Cet accident dramatique s'est
déroulé dans la cour de la victime à Camp-Berthaud,
Britannia. Il était peu avant 21 h 30. Le père de
la victime, un maçon de 34 ans, était en conversation
dans la camionnette de son ami, Mohumud Nizam Jugoo, âgé
de 29 ans, qui état venu lui rendre visite.
À un certain moment, le chauffeur de la camionnette, qui
se trouvait dans la cour, fit machine arrière. Presque
au même moment, l'enfant de 18 mois échappa au contrôle
d'un de ses parents. Il fut écrasé par la roue arrière
gauche du véhicule. Quand la victime fut transportée
à l'hôpital Nehru, il était déjà
trop tard. L'autopsie pratiquée par le Police Medical Officer,
le Dr Maxwell Monvoisin, attribua le décès à
de multiples fractures.
Dans un premier temps, les parents du petit Jean Matthieu Lisette
ont déclaré à la police que ce dernier avait
été victime d'un cas de hit and run. Mais
dans le sillage d'une enquête policière approfondie,
le père a révélé les circonstances
tragiques de cet accident. Dans la nuit de vendredi à samedi,
le chauffeur a été interpellé et la camionnette
saisie à des fins d'enquête.
Immeubles publics
Les ascenseurs mis à l'index !
Les ascenseurs dans des immeubles abritant des ministères
et des départements du gouvernement sont mis à l'index
depuis un grave incident survenu dans la journée de lundi
dans le Lift de Sterling House. Un Princial Examiner
du National Audit Office, Nunkular Kallychurn, 54 ans,
a vu son pied gauche être coincé dans l'ascenseur.
Depuis il a été admis à l'hôpital Jeetoo
avec son pied gauche complètement immobilisé sur
avis médical. Cet incident a fait monter à la surface
tout le problème de la sécurité et des entretiens
des ascenseurs des immeubles loués par le gouvernement
pour ses besoins en bureaux administratifs. Le président
de la General Government Services Union (GGSU), Rashid
Imrith, est en première ligne de ce combat pour une inspection
générale des ascenseurs et pour un renforcement
des contrôles au terme de l'Occupational Health and Safety
Act.
"Nous nous retrouvons devant un problème prioritaire
et grave. Un fonctionnaire a été grièvement
blessé alors qu'il prenait l'un des ascenseurs de Sterling
House dans l'exercice de ses fonctions. Les responsables de cet
immeuble n'ont pas été en mesure de nous fournir
des explications au sujet des lacunes et manquements notés
jusqu'ici. Pire ! Ils n'ont pas été en mesure de
nous donner la garantie que les deux autres ascenseurs du même
immeuble sont en état. La situation est vraiment grave",
a déclaré à Week-End Rashid Imrith.
Commentant l'accident de lundi dernier, le président de
la GGSU ne s'explique pas le fait que les responsables de Sterling
House auraient pu avoir accès à l'ascenseur
incriminé dès lundi pour y effectuer des réparations
et le remettre en service dès le lendemain. "Nous
ne pouvons que condamner l'absence de décision de la part
des enquêteurs en vue d'apposer des scellés sur l'ascenseur
en question pour des besoins d'enquête. Après ce
qui s'est passé de lundi à mardi matin, seront-ils
en mesure de vérifier la véritable cause du problème
mécanique à l'origine des graves blessures du fonctionnaire
de l'Audit. Il semblerait que la police et le ministère
du Travail se renvoient la balle au sujet de ce manquement grave",
ajoute-t-il Rashid Imrith.
La situation au Sterling House a connu une dégradation
avec une panne survenue vendredi matin dans l'un des deux autres
ascenseurs avec un des nouveaux Liftmen bloqué pendant
plus d'une heure. Acculés par les représentants
des fonctionnaires lors d'une réunion convoquée,
en fun de semaine, par le ministère de la Fonction publique,
les gérants de cet immeuble n'ont pas été
en mesure de fournir des garanties sur la sécurité
des deux autres lifts en opération.
Selon les documents disponibles, notamment un Report of Examination
of a Hoist or Lift, une inspection effectuée
en date du 17 mai dernier n'avait décelé aucun "Defect
affecting the safety of the lift". La prochaine inspection
devait intervenir le 17 novembre. De leur côté, les
techniciens d'Elevator-Escalator Services Limited avaient
effectué la maintenance de ces trois ascenseurs le 25 août
dernier de 7 heures 44 à 11 heures 15. Les Copper Spacers
on Door Drive furent remplacés lors d'un précédent
exercice d'entretien en date du 23 juin dernier.
Devant la succession de problèmes au cours de la semaine,
les propriétaires de Sterling House ont pris la
décision de faire venir un spécialiste d'Afrique
du sud. Ce dernier est attendu lundi et devra entreprendre un
Overhaul complet des équipements avant d'émettre
un certificat de garantie. "Nous avons décidé
d'accorder un délai jusqu'à mercredi prochain pour
des garanties au sujet de la sécurité de ces ascenseurs
non seulement utilisés par les fonctionnaires mais également
par des membres du public. Passé ce délai, nous
allons prendre des mesures énergiques pour faire comprendre
qu'il y va de la sécurité des usagers de ces lifts",
affirme le président de la GGSU.
En début de semaine, Rashid Imrith compte écrire
officiellement au chef de la fonction publique pour réclamer
un audit général de la sécurité dans
les immeubles abritant les différents services publics.
"Cet exercice est des plus urgents et ne devra pas seulement
se concentrer sur des ascenseurs mais également les Emergency
Exits et autres dispositifs de sécurité stipulés
dans la loi", affirme-t-il.
De leur côté, des fonctionnaires attirent l'attention
sur l'état des quatre ascenseurs de l'immeuble du National
Pensions Fund à Rose-Hill ou encore au sujet d'une
récente panne encombrante survenue à un des Lifts
du Victoria House alors que le ministre responsable de
l'Occupational Health and Safety, Vasant Bunwaree, présidant
une importante fonction à son ministère.
Aucune déposition de la victime jusqu'ici
Nundkumar Kallychurn,, 54 ans Principal Examiner au National
Audit Office, est encore sous l'effet du choc à l'hôpital
Jeetoo, suite à la traumatisante expérience vécue
lundi dernier avec son pied en écharpe dans les portières
de l'ascenseur qui descendait du 12e étage au rez-de-chaussée.
Ce fonctionnaire, qui effectuait le contrôle interne des
livres de compte de la National Development Unit (NDU),
avait été grièvement blessé au pied
gauche.
En raison des blessures au talon, le médecin de l'hôpital
Jeetoo a interdit à la victime tout mouvement. De ce fait,
cet habitant d'Isidore Rose, Flacq, est cloué au lit avec
interdiction de déplacement physique. Une semaine déjà
depuis cet accident, aucun des enquêteurs n'est venu consigner
sa version des faits. En principe, une enquête policière
a été initiée avec une déposition
consignée lundi dernier sur cet accident. L'Inspectorate
du ministère du Travail s'occupe également de
cette affaire.
En fin de semaine, le Directeur de l'Audit a entamé des
procédures établies pour ouvrir une enquête
départementale en ce qui concerne des Injury Leaves
selon les dispositions en vigueur dans la fonction publique. Nundkumar
Kallychurn prenait l'ascenseur au 12e étage de Sterkiung
House dans la journée de lundi quand à peine
avait-il intégré l'ascenseur que la portière
s'était refermée en prenant son pied gauche en écharpe.
L'ascenseur s'était mis à descendre les douze étages
avec le pied du Principal Examiner coincé. La victime
fut aidée par des volontaires quand le lift s'était
immobilisé au rez-de-chaussée. Les propriétaires
de l'immeuble allèguent que l'ascenseur était bondé
en guise d'explications à cet accident.
Agression d'un infirmier, mercredi dernier, à l'hôpital
Brown Sequard
Les blouses blanches craignent pour leur sécurité
Nos infirmiers ne se sentent pas en sécurité. Ils
se sentent délaissés et ont peur pour leur vie.
L'agression d'un de leurs pairs, la semaine dernière n'a
fait qu'augmenter les craintes du personnel. Dans cette optique,
les blouses blanches lancent un ultimatum de trois semaines au
ministère de la Santé pour remédier à
la situation. Au cas contraire, avec leur syndicat, la Nurses'Union
(NU), infirmiers et infirmières manifesteront devant le
ministère de la Santé. C'est ce qu'a indiqué
le président de la NU, Cassam Kureeman, lors d'une conférence
de presse vendredi dernier.
"Tous les jours, les infirmiers sont agressés verbalement.
Cela fait partie des risques du métier. Mais quand on nous
attaque physiquement, la question est grave. Ce qui s'est produit
mercredi dernier à l'hôpital Brown Sequard est inacceptable",
indique Cassam Kureeman. Selon lui, c'est un manque de sécurité,
mais aussi un manque de personnel au niveau des infirmiers qui
a crée cette situation. En effet, mercredi dernier, V.H,
un infirmier de 30 ans, affecté à l'hôpital
Brown Sequard a été agressé par un des patients,
Jean René Laurent, qui l'a frappé au menton avec
un tesson de bouteille (voir texte plus loin). Cet incident, qui
n'est pas le premier, soulève à nouveau le problème
de la sécurité dans les hôpitaux. "Tout
le système de sécurité à revoir dans
tous les hôpitaux", estime la NU, déplorant
que ce qui s'est passé avec l'infirmier aurait pu se passer
avec un patient. Faisant un rappel de l'agression en question,
Cassam Kureeman indique que "ce qui est pire, c'est que
son agresseur est un patient violent qui a commis un crime. Cet
homme aurait dû être mis sous surveillance. Je me
demande comment un patient, qui a commis un meurtre, a pu être
en possession d'un tesson de bouteille". Selon lui, l'infirmier
a échappé à la mort. Le tesson de bouteille
que l'agresseur a utilisé pour frapper la victime est passé
à un centimètre de son artère carotide. "Si
cette artère avait été touchée, l'infirmier
serait mort dans l'espace de deux ou trois minutes",
affirme Cassam Kureeman. Il fait ressortir que l'agresseur aurait
dû se trouver dans un very high security ward, mais
un mois de cela, il a été transféré
dans une salle avec les malades chroniques. "Ceci nous
rend perplexe. Comment un malade avec un antécédent
tel que celui de Jean René Laurent, connu des médecins,
puisse se trouver dans la même salle des autres patients.
Il n'y a aucune sécurité pour les autres patients",
soutient le président de la NU. Le syndicat réclame
une enquête afin de déterminer à qui revient
à la responsabilité d'avoir transféré
ce patient violent dans la salle 4. Qui plus est, ajoute Cassam
Kureeman, avant l'agression, plusieurs fois Jean René Laurent
a menacé l'infirmier. "Ce dernier en a fait part
à l'administration, mais comme les agressions verbales
font partie du lot quotidien du personnel, l'administration n'a
pris aucune mesure", avance-t-il, soutenant que le niveau
de sécurité à l'hôpital Brown Sequard
est de zéro.
"L'intégralité du système de sécurité
doit être revue et renforcé", martèle
Cassam Kureeman, en faisant ressortir que les craintes parmi les
infirmiers ont augmenté au sein de l'hôpital Brown
Sequard. Il rappelle qu'un Security Committee, sous l'égide
du senior chief executive, avait recommandé plusieurs
mesures importantes dans le but de prévenir les cas d'agressions
contre le personnel. "Certaines mesures ont été
appliquées, mais les infirmiers sont toujours victimes
d'agressions. Il est urgent d'avoir une discussion avec les autorités
pour qu'une décision soit prise", souligne le
président de la NU. Le syndicat est aussi d'avis que le
ministère doit revoir le système de staffing.
"S'il y avait 2 ou 3 infirmiers dans une salle, cela aurait
pu empêcher l'agression commise mercredi dernier",
soutient Cassam Kureeman, déplorant ainsi le manque de
personnel infirmier dans certains hôpitaux, et particulièrement
à l'hôpital Brown Sequard. Selon Cassam Kureeman,
malgré les demandes de transfert faites par la NU, jusqu'ici
rien n'a été fait. "Nou finn demann transfer
infirmier dépi lopital Flacq, Nehru et SSR, kot ena suffisamment
infirmiers. Mé pa finn ena transfer. Bann la ena protection
politik", s'insurge-t-il. Il soutient ses propos en avançant
que ces infirmiers opèrent dans la circonscription du ministre
de la Santé et du Premier ministre, entre autres. Cassam
Kureeman indique que les hôpitaux Victoria, Brown Sequard
et Jeetoo sont pénalisés contrairement aux hôpitaux
Nehru, Flacq et SSR, "qui sont politisés et protégés.
Dans ces établissements, 3/4 infirmiers s'occupent d'une
salle de 20 patients alors que nous avons pu constater qu'à
l'hôpital Brown Sequard, un infirmier s'occupe d'une salle
de 31 patients". Condamnant l'indifférence du
ministère de la Santé à l'égard des
infirmiers, la NU estime que "le ministère attend
que quelqu'un perde la vie à l'hôpital Brown Sequard
pour réagir". La NU a envoyé un courrier
au ministère concerné afin de faire ressortir les
différents problèmes et craintes auxquels font face
les infirmiers. La NU réclame une réunion urgente
en vue d'exposer la situation et de faire part de leurs propositions.
Le syndicat a donné un délai de 21 jours (3 semaines)
au ministère de la Santé pour remédier à
la situation. "Si aucune décision n'est prise,
nous prévoyons une manifestation devant le ministère
de la Santé", a indiqué Cassam Kureeman.
V. H : "Tou le soir mo trouv so figir"
"Mo pa dormi asoir. A sak foi mo trouv so figir devan
mwa. Mo stressé", indique V.H, âgé
de 30 ans. Cet infirmier s'est fait agresser mercredi dernier
par un des patients à l'hôpital Brown-Séquard.
Jetant un regard à sa fille de deux mois, il sourit et
dit : "Ankor enn tigit li ti pou nepli ena papa".
Difficilement, il essaye de parler. Mais sa mâchoire lui
fait souffrir. Il a 17 points de suture. Racontant son agression,
il indique que l'incident s'est produit vers 14 heures. Ce jour-là,
il remplaçait un collègue. "J'étais
on bank session. Le superviseur m'a envoyé
à la salle 4, où se trouvent les paranoïaques,
schizophrènes, alcooliques, drogués. En général,
je m'occupe des patients schizophrènes uniquement. C'est
la première fois que je travaillais à la salle 4",
indique V.H.
Il fait ressortir qu'étant en remplacement, il n'était
pas censé être en charge d'une salle. Il a pris ses
fonctions à 9h, et vers 10h, indique-t-il, le patient Jean
René Laurent (un récidiviste qui a assassiné
sa fiancée) est venu lui demander la permission de sortir
à l'heure des visites. "Comme j'étais occupé
avec le travail, je lui ai dit qu'on reprendrait cette conversation
un peu plus tard", souligne V. h.
Mais, plus tard, alors qu'il revenait de sa pause, il a vu Jean
René Laurent s'avancer vers lui, furieux. Ce dernier a
commencé à le menacer et l'injurier. "Zordi
mo pou touy twa", a menacé le patient, selon l'infirmier,
ajoutant que Laurent aurait également menacé les
patients dans la salle. Immédiatement, à travers
le téléphone, V. H a tenté d'informer le
superviseur, mais ce denier n'étant pas à sa place,
c'est une autre personne qui a répondu. Cette personne
indiquant qu'elle connaissait bien le patient a demandé
à l'infirmier de passer le combiné Laurent pour
essayer de le calmer.
Mais le patient s'étant rapproché de V.H, l'air
menaçant, l'infirmier a raccroché le téléphone.
"Il m'a poussé et m'a tapé. J'ai tenté
d'éviter ses coups, mais il m'a donné un coup de
poing à la tête", raconte V.H. Deux autres
patients ont également mis la main à la pâte
pour le frapper. Effrayé, V. H est sorti de la salle et
s'est abrité dans une antichambre en fermant la porte à
clef. De son téléphone portable, il a essayé
d'appeler à l'aide, mais le patient Laurent a réussi
à forcé la porte.
"Li finn avans ver moi ek enn tesson boutey. Li dir mwa
: zordi mo touy toi et il m'a donné un coup à
la mâchoire". V. H indique que malgré la
douleur il a réussi à repousser son agresseur et
ce dernier a pris la fuite. C'est à cet instant qu'il a
pu appeler au secours. "Disan ti pe koule boukou. Mo finn
apiy mo blessir ek enn serviette ek mo finn ale rod l'aide pou
amenn mwa lopital", indique V.H.
Aucune ambulance n'étant en vue, il s'est rendu à
l'hôpital dans un van. S'il en est sorti vendredi après-midi
et que son état de santé s'améliore, V. H
indique qu'il est traumatisé. Il n'arrive pas à
trouver le sommeil. Il en a parlé au médecin et
ce dernier lui a donné rendez-vous pour des séances
avec un psychologue.
L'infirmier déplore le manque de sécurité
à Brown-Séquard ainsi que le manque de personnel.
"Si mo pa ti evite, li ti pou koup mo arter karotid. Mo
ti pou fini zordi. Napa ena sekirite dan lopital. Lapolis ek garde
sekirite trop loin are lasal. Kan bizin zot, bizin telefone. Dimoun
gagn letan fini mort", fait ressortir notre interlocuteur.
Cela fait six ans que V. H travaille en tant qu'infirmier. Il
était affecté à l'hôpital Jeetoo et
depuis décembre dernier a été transféré
à Brown-Séquard. Mais depuis son agression il s'interroge
sur son avenir. Une chose est sûre : il ne souhaite pas
y retourner travailler
Négligence médicale alléguée
Deux médecins mis à la porte
Après la mort d'un nourrisson de deux mois ainsi que celle
d'une femme enceinte de 22 semaines, le ministère de la
Santé a pris des sanctions et décidé de mettre
à la porte les deux médecins impliqués dans
ces cas de négligences médicales alléguées.
Dans le premier cas, il ressort que le 17 août dernier,
le nourrisson, conduit au dispensaire de Forest Side par sa mère
parce qu'il avait les narines bouchées et souffrait de
constipation, a été examiné par le médecin
qui n'aurait rien diagnostiqué d'alarmant. Le médecin
lui a prescrit des gouttes nasales ainsi que des suppositoires
et renvoyé chez lui. Une heure plus tard, la mère
s'est une nouvelle fois présentée au dispensaire
avec son enfant, dont le décès a été
constaté quand le médecin l'a à nouveau ausculté.
Ce cas a été référé au Police
Medical Officer, et l'autopsie, pratiquée par le Chief
Police Medical Officer, Satish Boolell, révèle que
l'enfant est décédé d'une bronchite aiguë.
Une enquête a été instituée au niveau
du ministère de la Santé et les conclusions révèlent
qu'il y aurait eu négligence médicale. La décision
a été prise de résilier le contrat du médecin
jusqu'à la conclusion de l'enquête du Medical Council
qui a été saisi du dossier.
L'autre cas concerne une femme de 35 ans, enceinte de 22 semaines,
habitant Curepipe, décédée après son
admission à l'hôpital Victoria le 23 août dernier
pour des problèmes des voies respiratoires. Cette patiente
suivait des traitements pour un bronchal asthma. Le médecin
qui a ausculté la jeune femme lui a donné le traitement
approprié, en recommandant son admission le même
jour dans la soirée.
Toutefois, alors que l'état de santé de la patiente
s'est détérioré dans la soirée et
que le médecin de garde a fait appel au spécialiste,
ce dernier s'est contenté de donner des instructions au
téléphone. Et cela, malgré les nombreux appels
de l'hôpital. Malgré le traitement fourni, l'état
de la patiente a continué à s'aggraver et au cours
d'un appel au médecin traitant, ce dernier a demandé
son transfert à la Intensive Care Unit.
En dépit du fait d'avoir été contacté
plusieurs fois, le spécialiste ne s'est pas rendu au chevet
de la patiente qui est décédée le lendemain,
dans l'après-midi, des suites de problèmes respiratoires
aigus. Mis au courant de cette affaire de maternal death,
le ministère a institué une enquête départementale,
dont le rapport indique qu'il y aurait eu, ici aussi, négligence
médicale. Le ministère a pris des actions disciplinaires
contre ce médecin qui est interdit dans les hôpitaux.
Son emploi étant régi selon les PSC Regulations,
le gouvernement a décidé de le congédier.
Son dossier a été envoyé au Medical Council.
Stigmatisation
Harcelée par la police parce que son mari a un look
rasta
En octobre 2002, Sandrine Carrere, une ressortissante française,
était venue à Maurice rejoindre son fiancé
mauricien, Franco David, en rêvant y passer de bonnes vacances
au soleil. Mais elle avait vécu un véritable harcèlement
de la part de la police. Son mari ayant un look rasta, pour le
sergent de police Lowtun, être rasta veut dire "drogué",
et parce que Franco David avait fait l'objet d'une condamnation
antérieure pour possession de cannabis, il avait conclu
que sa fiancée étrangère ne pouvait donc
qu'être semblable. La Cour intermédiaire a, jeudi
16 août dernier, débouté la police et dédommagé
la plaignante.
L'affaire Sandrine Carere serait la première du genre où,
par la faute d'un officier de police qui juge selon les apparences
physiques et qui aura fait preuve d'une certaine forme de "discrimination
raciale" (conclusion de la cour). Dans son jugement, la magistrate
Renuka Dabee, souligne, après examen des faits présentés
devant elle, que "la balance des probabilités"
penche en défaveur de l'Etat. Le 30 octobre 2002 dans l'aire
d'accueil de l'aéroport SSR, Sandrine Carere, après
les formalités douanières, est sur le point de tomber
dans les bras de son fiancé mauricien quand l'officier
de police Lowtun vient vers eux et leur ordonne de le suivre au
bureau de l'(ADSU). L'officier a confirmé en Cour intermédiaire
que son attention avait été "facilement"
attirée par Franco David en raison de son "look
rasta". Il a aussi reconnu en ce dernier quelqu'un qui
avait déjà été condamné pour
possession de cannabis.
Après une fouille dans les bagages de la Française,
les policiers découvrent des rouleaux de papier à
cigarette et des tablettes D 1 Antavic et l'informent que ce sont
des produits prohibés. Le couple est conduit aux Casernes
centrales et est autorisé à partir tard dans l'après-midi.
Elle est accusée d'importation de produits illicites. Elle
eut beau affirmer que l'Antalvic est un médicament et présente
une prescription médicale d'un médecin français
soutenue d'une lettre émise au nom du secrétaire
permanent du ministère mauricien de la Santé attestant
qu'elle est autorisée à être en possession
du médicament et par ailleurs elle présente aussi
une lettre du Contrôleur des Douanes établissant
qu'elle s'est bien acquittée des taxes sur les papiers
à cigarette, rien n'y fit.
Mme Carere est poursuivie devant la cour de district de Mahébourg.
Sans assistance légale lors de cette comparution, elle
plaide coupable, mais le magistrat l'acquitte ne lui ayant trouvé
aucune raison de tenter d'introduire les produits incriminés
dans le pays. Le bureau du Directeur des poursuites publiques
(DPP), insatisfait, fait appel contre l'acquittement de Mme Carere.
Toutefois, au cours du procès en appel devant la Cour suprême
le 5 juin 2003, cette instance ayant fait quelques remarques,
le procès est renvoyé pour être mentionné
le 9 suivant. Mais, ce jour-là, le DPP abandonne son appel.
Elle réclamait des dommages d'un demi-million de roupies
n'aura obtenu que
Rs 50 000
Mme Carere a affirmé en cour qu'elle a été
terrorisée, harcelée par la police, subissant insultes
et remarques désobligeantes, particulièrement du
sergent Lowtun. De plus, la maison de son boyfriend (M. Franco
David) fait l'objet de perquisition. Contre-interrogée
par l'avocat du parquet, Mme Carere a accepté que son fiancé
avait un antécédent de possession de drogue, mais
qu'elle était convaincue que "tout le harcèlement
qu'elle a subi n'était dû qu'au fait que son mari
était un rasta".
Dans son jugement, la magistrate Renuka Dabee a trouvé
que, en poursuivant Mme Carere en justice devant la Cour de Mahébourg
au mépris total des documents produits par son médecin
français et par le secrétaire permanent du ministère
mauricien de la Santé qui étaient venus légaliser
sa situation, les autorités engagées "have
acted unfairly and wrongfully towards the plaintiff and to that
extent there was a faute lourde committed by the officers
investigating and prosecuting the case against the plaintiff".
Dans cette affaire, la Cour intermédiaire a fait remarquer
ce qui suit: La suspicion de la police s'est fondée
sur le fait que la plaignante (Mme Carere) allait à
la rencontre de son boyfriend. Le fait que celui-ci avait déjà
été condamné pour délit de drogue,
a fait que la police a exigé que le couple l'accompagne
au bureau de l'ADSU. Le sergent de police Lowtun a concédé
que c'est l'apparence (le look) du boyfriend qui a éveillé
ses soupçons et, sur la base de ce raisonnement, il apparaît
discriminatoire de stigmatiser les rastas comme étant des
fumeurs de cannabis. J'ai noté qu'il n'y avait pas de suspicion
raisonnable de la part de la police à partir de l'explication
du sergent Lowtun, la police ne pouvant soutenir que si une personne
a un antécédent il serait raisonnable de le fouiller,
de l'arrêter et, de surcroit, procéder aussi à
une fouille sur un étranger qui vient passer des vacances
avec cette personne".
Mme Carere s'est dit "rassurée qu'il existe au
moins une justice à Maurice", bien qu'étant
passablement "déçue des maigres dommages
que la cour a concédés" (elle réclamait
des dommages d'un demi-million de roupies n'aura obtenu que
Rs 50 000) et qui n'est, selon elle, "en aucune mesure
comparable aux frais inattendus et énormes" qu'elle
a eu à encourir lors de son "pénible séjour"
passé chez nous.
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f a i t s d i v e r s
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WEEK-END --- dimanche 9 septembre 2007
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