a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 9 septembre 2007



  La douloureuse - Fisc : tollé général contre les intérêts bancaires
  Pravind Jugnauth, leader du MSM—"Beaucoup plus que 35 000 contribuables auront à payer"
  Coopération internationale—Maurice/Bruxelles : relations étiolées !
  Vishnu Lutchmeenaraidoo, hier—"Rama Sithanen pé pousse enn vengeance ek PTr"
  Comité disciplinaire—Dev Hurnam livre le procès de sa carrière d'avocat


La douloureuse

Fisc : tollé général contre les intérêts bancaires

À l'approche de l'échéance du 30 septembre pour la soumission des Income Tax Returns, la grogne contre le paiement de l'Income Tax sur les intérêts versés sur des Bank Savings ne fait que s'amplifier. La Government General Services Union se joint dans ce mouvement de protestations et d'irritation populaire en réclamant officiellement auprès du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, une révision de cette mesure fiscale dans les plus brefs délais. L'autre sujet à controverse au chapitre de l'Income Tax, soit le paiement de la National Residential Property Tax (NRPT), fera l'objet d'une demande d'injonction en Cour suprême, jeudi prochain, à l'initiative d'Anil Gayan, un des principaux animateurs du forum anti-NRPT. D'autre part, alors que jusqu'ici les formulaires d'Income Tax ne concernaient que principalement les Income Earners, la Mauritius Revenue Authority (MRA) a fait publier des communiqués réitérant les sept catégories de personnes, qui sont tenues à soumettre des formulaires d'impôts pour la Year of Assessment 2007/08, d'ici le 30 septembre. Les surprises les plus désagréables ne font que commencer.

Le véritable casse-tête des clients des banques commerciales, qu'ils soient imposables ou pas à la Mauritius Revenue Authority, demeure dans la conjoncture cette communication officielle au terme de la section 111 (k) (1) (a) de l'Income Tax Act comme amendé par le Finance Act 2007. Dans ce Statement of Income Tax Deduction émis par les banques commerciales, les clients prennent connaissance avec surprise les montants qui ont été déduits au terme de l'Income Tax à partir de leurs comptes en banque.

Tout semble indiquer que ces informations sur les montants Deducted à partir des comptes et Withheld également font déjà partie du système informatique de la MRA pour les besoins de contrôle fiscal à la soumission des Returns. Mais ces déductions à la source sont effectuées indépendamment du fait que le client soit imposable ou pas, même des comptes des nouveaux nés (voir témoignage plus loin). Du côté de la MRA, l'on affirme que dans des cas où des déductions ont été effectuées pour des détenteurs de comptes bancaires non-imposables, des possibilités de remboursement existent après réclamations logées formellement.

"Dans le temps, les contribuables recevaient des certificats des banques pour des déductions à l'Income Tax, comme des intérêts sur des Secured Loans. Avec la réforme Sithanen, ce privilège a disparu. Aujourd'hui, ils reçoivent de véritables coups de massue avec des lettres portant sur des déductions à tort ou à raison", soutient le président de la Government General Services Union (GGSU), Rashid Imrith, pour justifier sa dernière démarche auprès du vice-Premier ministre et ministre des Finances.

La GGSU, qui craint une véritable explosion sociale devant les répercussions néfastes de ces déductions fiscales sur les intérêts bancaires, demande à Rama Sithanen, de revoir d'urgence les règlements en approuvant un seuil d'exemption raisonnable. Dans une communication transmise en fin de semaine au vice-Premier ministre et ministre des Finances, la GGSU maintient que "this is a request in the name of all modest income earners who are feeiling extremely outraged and aggressed in face of the taxation policy of government in respect of interest earned on bank savings".

Pour la GGSU, cette nouvelle mesure affecte principalement ceux qui sont les plus tondus au niveau de la fiscalité. "The fact that the least interest they have earned in respect of bank savings is being considered as taxable income by government, is provoking an outburst of righteous anger the more so, from more modest income earners who have always faithfully paid their income tax."

Plus loin, Rashih Imrith, qui se fait le champion des petits épargnants, rappelle à juste titre que "the savings deposited in bank accounts are from the income that they have derived as salary. Such savings have already been taxed before being deposited in banks. Tax on the meagre interest from a saving that has already been taxed can hardly be swallowed". Il soutient que ces économies ne constituent nullement des investissements profitables.

"These modest bank savings are meant as provisions for difficult times or for the sustenance of a decent old age. These savings have been laboriously accumulated over years as a result of painful sacrifice. They have stopped receiving tax relief in respect of interest paid on loans which are often taken to sustain basic necessities such as housing, education and medical treatment ; to ensure a decent life style to their family", note la GGSU.

En conclusion et dans une tentative d'éviter les risques potentiels de Social Unrest, la GGSU réclame des mesures d'urgence du vice-Premier ministre et ministre des Finances, comme un plafond approprié pour des exemptions de déduction sur des intérêts bancaires et également un retour des Allowances pour des personnes âgées, des Dependent Children et des intérêts sur des Secured Loans en vue du prochain budget.

Du côté de l'hôtel du gouvernement, une aile ministérielle, maintenant la ligne dure face aux premiers signes d'énervement, tente d'atténuer cette poussée d'adrénaline contre des déductions fiscales sur les intérêts bancaires. Au ministère des Finances, l'on continue à soutenir que les seuils d'exemption, sous forme d'Earned Income Thresholds, constituent des garde-fous épargnant "la majorité des familles". "Ceux qui peuvent doivent le faire pour permettre à l'État d'investir dans l'éducation, la santé et assurer le financement de programmes d'encadrement en faveur des plus démunis", tente-t-on de rassurer à ce chapitre.

Mais les contribuables ne sont pas encore au bout de leurs peines et surprises à l'approche de la date limite pour la soumission des Income Tax Returns. La Mauritius Revenue Authority a établi la liste des sept catégories de Mauriciens, qui sont tenus à soumettre des Returns pour la Year of Assessment 2007/08.

Ainsi, au terme de la loi, toute personne qui reçoit des Chargeable Income, qui s'est vu allouer un Tax Account Number par la MRA ;

qui est propriétaire de biens immobiliers imposables sous la National Residential Property Tax ; qui est propriétaire de plus d'une résidence ;

qui est propriétaire de maisons évaluées à plus de Rs 2 millions ou encore avec des dépenses de plus de Rs 2 millions encourues soit dans la construction immobilière soit dans les réparations ;

qui est propriétaire d'une voiture de plus de 2000 cc et qui est propriétaire d'un bateau de plaisance selon la définition du Tourism Act 2004

est tenue à remplir et soumettre des formulaires d'impôts au directeur général de la MRA au plus tard le 30 courant. Avis aux concernés ! Le gendarme fiscal veille au grain.

Si pour les contribuables avec des Chargeable Income, la tâche de la MRA est facilitée avec les informations déjà fournies au plus tard à la fin du mois d'août par les employeurs, dans les autres cas susmentionnés, des escouades spécifiques d'officiers de la MRA devront être constituées pour traquer ces contribuables. Il n'est pas à écarter que les registres des permis de construction résidentielle, notamment dans des morcellements, maintenus par les municipalités et conseils de district, soient des cibles privilégiées aussi bien que les Records informatisés de la National Transport Authority (NTA) sans oublier les dossiers à la Tourism Authority pour les bateaux de plaisance.

Après l'échéance du 30 septembre, la MRA se lancera dans une vaste opération de "gratté ! fouillé ! peinturé !" des contribuables au terme de la réforme fiscale de Sithanen. Ces contribuables autont à justifier leurs Sources of Fund pour les biens immobiliers et autres propriétés en leurs noms respectifs…


"Pa déduire kas mo piti 4 ans la banque !"

La taxe n'épargne pas même pas l'enfant de quatre ans, qui vient d'être admis à la maternelle. Le père de cet enfant n'a pas encore digéré la déduction d'une somme de Rs 650 du compte d'épargne de celui-ci au terme de la section 111 (k) (1) (a) de l'Income Tax Act piloté à l'Assemblée nationale par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen.

Ce père de famille a eu la première surprise en revenant de son travail mercredi en trouvant sur sa table une lettre adressée par la banque à son enfant, qui sait à peine lire. Il aura sa plus grande surprise en ouvrant la lettre. L'enveloppe contient des détails du Statement of Income Tax Deduction, soit une déduction de Rs 650 sur les modestes économies versées sur ce compte bancaire.

"Depuis la naissance de mon enfant, je me suis fait un devoir de verser sur son compte toute somme d'argent qu'il aura reçue en cadeau de mes proches. Parmi, l'on retrouvera une somme de Rs 10 000 que sa grand'mère lui avait donnée à sa naissance. Malgré les difficultés quotidiennes, je me suis promis personnellement de ne jamais faire des retraits de ce compte. Mais Rama Sithanen, avec sa réforme fiscale, a eu le culot de faire des déductions à mon insu. J'ai une chose à dire au ministre des Finances : pa déduire kas mo piti 4 ans labanque. Déduire mo kash si bizin", avance ce père de famille d'un ton vraiment amer. Véritable cri du coeur, dira l'autre.

Il ne fait pas de doute que ce cas n'est qu'un parmi des milliers d'autres contribuables, qui se voient ainsi injustement pénalisés pour avoir osé faire des économies et garder une poire pour la soif, comme le dit le dicton.


NRPT : L'affaire en Cour suprême jeudi

La demande d'injonction contre l'imposition de la National Residential Propert Tax sera appelée en Cour suprême, jeudi. C'est ce qu'a confirmé Anil Gayan, le principal porte-parole du forum anti-NRPT. Il a soutenu que le gouvernement devra présenter sa défense à cette occasion.

En attendant les conclusions de la Cour suprême au sujet de la National Residential Property Tax, Anil Gayan demande aux contribuables, sur un geste de protestation, de ne pas payer cette taxe immobilière en inscrivant sur leurs feuilles d'impôts le libellé Awaiting Judgment of the Supreme Court.

De son côté, la Mauritius Revenue Authority poursuit sa campagne d'explications au sujet de la National Residential Property Tax. Elle a mis sur son Website un Guide on National Residential Property Tax de neuf pages. Le document est en deux volets soit la première partie consacrée à des notes explicatives et la seconde à des cas d'espèces.

La définition de Total Income pour les besoins de la National Residential Property Tax comprend les salaires, les Business profits, les loyers perçus, les intérêts versés sur des comptes en banque et les dividendes reçus. La National Residential Propety Tax est imposable à partir des Total Income de Rs 358 000 par an.


Pravind Jugnauth, leader du MSM:

"Beaucoup plus que 35 000 contribuables auront à payer"

"Avec, notamment, l'abolition des exemptions fiscales traditionnelles et l'imposition des intérêts perçus à l'épargne, beaucoup plus que 35 000 contribuables auront à s'acquitter de l'impôt sur le revenu", estime. Pravind Jugnauth, leader du MSM et ancien ministre des Finances. M. Jugnauth trouve, d'autre part, que la "politique fiscale suicidaire" du ministre des Finances est "seule responsable de l'accroissement de la dette publique". Quant à la réforme sucrière qu'il estime "en panne", M. Jugnauth trouve que le gouvernement "joue avec le feu".

Pour Pravind Jugnauth, le ministre des Finances qui avait fait de la réduction de la dette publique l'une de ses principales priorités a connu un "échec total". Alors que, dit-il, dans ses réponses à l'Assemblée nationale, le ministre prend toujours soin de présenter la dette publique en termes de pourcentage du Produit Intérieur Burt (PIB), le leader du MSM soutient que, selon ses informations, le montant total de cette dette en incluant celle des corps parapublics s'élevait à Rs 145 milliards à juin 2007. Un chiffre "jamais évoqué par Sithanen" et qui, "selon les prévisions, va atteindre Rs 155 milliards en juin 2008".

"Pour masquer son échec, il a, dans son dernier budget, eu recours à un colourable device en annonçant l'abolition du Consolidated Sinking Fund. Chose connue des institutions internationales". Pour l'ancien ministre des Finances, en faisant des emprunts en devises étrangères "à de forts taux sur le long terme", M. Sithanen entraîne la nation dans une spirale de l'endettement. "Et quand, dit-il, Moody's vient dire la vérité, Sithanen a le culot de jeter le blâme sur l'ancien gouvernement."

Selon M. Jugnauth, c'est la politique fiscale "suicidaire" du ministre des Finances qui est seule responsable de l'accroissement du "servicing" de la dette comme le soutient Moody's.

Abordant le dossier de l'impôt sur le revenu, le leader du MSM parle du "traumatisme" que vit la population actuellement. Il se demande pourquoi la MRA a décidé de demander à quelque 230 000 Mauriciens de soumettre leur déclaration d'impôt "si, comme l'affirme Sithanen, seulement 35,000 personnes ne paieront la taxe sur le revenu". Pour lui, l'imposition de 15% sur les intérêts perçus sur l'épargne porte atteinte au secret bancaire. "Même les comptes des enfants ne sont pas épargnés !", dit-il.

Pravind Jugnauth cite le cas de parents qui auraient durement économisé Rs 755 000 en quinze ans pour un enfant et qui n'auraient plus le droit de considérer l'enfant comme un "dependent" et qui auraient, en plus, à déclarer les Rs 60,400 d'intérêts perçus par l'enfant dans leurs revenus annuels. "Dans les faits, beaucoup plus de 35,000 contribuables auront à s'acquitter de l'impôt", soutient-il. Pour M. Jugnauth, avec, notamment, l'abolition des exemptions fiscales traditionnelles, M. Sithanen "vise délibérément à attirer encore plus de personnes dans une tax trap".

Il renouvelle l'engagement du MSM, une fois revenu au pouvoir, de rétablir les exemptions fiscales et d'abolir la taxe sur l'épargne bancaire. De même, M. Jugnauth renouvelle son engagement d'abolir le National Residential Property Tax (NRPT). Cette dernière taxe étant qualifiée, dans sa nouvelle formule, comme étant "encore plus injuste qu'avant".

Le leader du MSM soutient, en effet, que, dans sa nouvelle formule, la NRPT "permet aux multipropriétaires de payer le moins possible". De manière générale, il dit ne pas comprendre comment pour "un modeste logement construit sur 100 toises à Triolet, un propriétaire devra payer la même taxe qu'un autre disposant d'une résidence de luxe sur 100 toises à Floréal".

Pour ce qui concerne la réforme de l'industrie sucrière, M. Jugnauth trouve que le gouvernement "joue avec le feu". Il rappelle l'engagement pris envers la Commission européenne quant à la réalisation des quatre objectifs identifiés au plus tard à la mi-2007. "Plus de deux ans après l'installation du gouvernement, la réforme sucrière est en panne. Trois des quatre objectifs n'ont pas été atteints. Le gouvernement et le secteur privé ne sont pas encore parvenus à un accord sur les modalités de la réforme. C'est de l'entière irresponsabilité et si cela continue, le débours des fonds va être hypothéqué au détriment, particulièrement, des petits planteurs".

"Une croissance à 5% est loin d'être un exploit", affirme, par ailleurs, Pravind Jugnauth en citant la performance de certains pays d'Afrique australe qui ont réalisé une croissance de 5,5 à 6% en 2006 et qui prévoient pour 2007 une performance de 6,2 à 6,5%. Pour lui, une croissance de 5% n'est d'autant pas un exploit puisque "dopée, en grande partie, par la dépréciation de la roupie". Non seulement, dit-il, le secteur du textile a bénéficié de cette dépréciation, ce secteur a aussi pris avantage de la réimposition, par l'Union européenne, de quotas aux exportations chinoises jusqu'en 2008.

D'autre part, selon M. Jugnauth, le secteur du tourisme profite largement du "boom du tourisme mondial" de même que des "développements hôteliers significatifs sous l'ancien gouvernement". Dans le même ordre d'idées, le leader du MSM explique que l'investissement direct étranger vient "presque uniquement des projets IRS mis en place sous le précédent gouvernement". En conclusion, il trouve que "l'unique exploit" du ministre Rama Sithanen aura été "d'appauvrir la population".


Coopération internationale

Maurice/Bruxelles : relations étiolées !

Deux dossiers majeurs sont au cœur des relations devenues depuis ces derniers temps, extrêmement difficiles et étiolées pour ne pas dire empoisonnées, entre Maurice et l'Union européenne. D'abord, sur le plan bilatéral, les gros retards accumulés dans la mise en œuvre des engagements pris formellement dans le cadre de la réforme sucrière au chapitre des mesures d'accompagnement constituent " a major irritant " entre Bruxelles et Port-Louis. Aucune des parties concernées ne se gêne pour dissimuler la déception de la Commission européenne face aux tergiversations et hésitations de Port-Louis. Il faudra ajouter à cette situation la menace brandie par une aile du gouvernement visant à traduire la Commission européenne devant la justice pour sa décision dénonçant le Protocole-Sucre. Le dernier dossier litigieux en date, qui est venu exacerber les relations déjà compliquées entre Maurice et l'Union européenne est les négociations au sujet d'un Accord de partenariat économique (APE) qui doit entrer en vigueur en principe le 1er janvier 2008.

En ce qui concerne les APE, le principal reproche de Bruxelles à l'encontre de Maurice a été l'absence d'un véritable coup de pouce au processus de négociations pour faire de ce projet dans le cadre de l'Accord de Cotonou une réalité à l'échéance du 31 décembre 2007. Mais Maurice s'est montrée résolument réticente à faire progresser ces discussions jusqu'ici. D'ailleurs, la récente déclaration de l'ambassadeur de Maurice à Bruxelles, Satiawan Gunnessee, à Africa Renewal, une publication des Nations unies, n'est pas pour arranger les choses.

" At no point in time was an Economic Partnership Agreement (EPA) as a free trade agreement the first choice for the African, Caribbean and Pacific (ACP) countries. It was not. But we had no alternative ", a soutenu l'ambassadeur mauricien à Bruxelles de manière catégorique dans le cadre d'un dossier sur les APE sous le titre Africans fear ruin in Europe trade talks. À cet effet, l'article souligne que " African governments, policy analysts, regional economic groups and civil society organisations are increasingly speaking with one voice : EPA now being hammered out between Europe and ACP must be significantly modified to safeguard those countries'prospects for development. "

Bruxelles, qui avait cru à un certain moment pouvoir bénéficier du soutien de Maurice en vue de renverser la vapeur au sujet de l'APE dans cette partie de l'Afrique, se retrouve en pleine désillusion. À Port-Louis, on croit de moins en mois dans la signature d'un APE avec l'Europe avant la date butoir du 31 décembre. Le constat devrait être effectué demain lors de la réunion à Bruxelles de tous les chefs de délégations de la Commission européenne dans les pays ACP avec le commissaire européen au Développement, Louis Michel. Claudia Wiedey, le chef de la délégation européenne à Port-Louis, a quitté Maurice en fin de semaine pour participer à ces délibérations.

" Dans la conjoncture et au vu des problèmes qui ne sont pas encore résolus, il n'est nullement prématuré de soutenir qu'un APE avec l'Europe avant le 31 décembre relève d'un pari impossible à tenir. Les divergences exprimées sont trop profondes pour croire à des rapprochements. Nous devons déjà commencer à réfléchir sur des arrangements de transition pour ne pas porter préjudice à nos exportations vers l'Europe ", a indiqué à Week-End une source ministérielle, qui suit de près les dossiers de coopération avec l'Europe.

Du côté du secteur privé, les premières consultations portant sur une évaluation de la situation en cas d'échec des négociations pour un APE avec l'Europe sont axées sur les exportations de thon dans la filière du seafoof hub, de textile et de sucre. Les responsables du privé cachent difficilement leurs inquiétudes de la situation qui pourrait prévaloir à partir du 1er janvier 2008, d'autant plus que les relations entre Bruxelles et Port-Louis ne sont nullement au beau fixe.

À ce stade, les principaux ténors du Joint Economic Committee évitent de faire des commentaires publics pour ne pas être accusés de vouloir jeter de l'huile sur le feu entre Maurice et la Commission européenne. Mais l'un des porte-parole a préféré faire allusion aux problèmes qui ont surgi lors des consultations entre l'Europe et la région du Pacifique pour une meilleure compréhension des obstacles et difficultés à venir pour les exportations mauriciennes.

" Si vous analysez ce qui se passe dans le Pacifique, vous allez voir que sous les appréhensions de la Papouasie Nouvelle Guinée, cette région met les bouchées doubles pour conclure un APE avec l'Europe. Pourquoi ? La Papouasie Nouvelle Guinée veut à tout prix préserver les acquis de son industrie d'exportation de thon vers l'Europe. En l'absence d'un APE, le thon de cet État du Pacifique sera imposable d'une taxe de 24%, considérée come un sure killer de son industrie, qui ne pourra pas être en compétition avec les exportations de la Thaïlande et des Philippines en Europe. Maurice ambitionne de faire du seafood hub un nouveau pilier économique. Mais sans un APE nous aurons à nous battre à armes inégales avec d'autres exportateurs plus aguerris ", avance-t-on du côté du secteur privé à titre d'exemple. Le JEC ne cache pas le fait que la conjoncture s'annonce complexe pour le sucre et le textile sans approfondir ces observations.

L'évolution des négociations entre les États des Caraïbes et l'Europe est également suivie avec un intérêt particulier. Les Caraïbes prévoient une série de réunions ministérielles consacrées au dossier du market access à partir du 17 septembre. The Jamaica Business Observer rapportait au cours de la semaine écoulée une déclaration du principal négociateur des Caraïbes, le Dr Richard Bernal, à l'effet que " we are up against a very tight schedule. " " We believe it is beneficial to finish on time, so we hope that series of meetings will allow us to present our offer. We are stil trying to make the deadline. All the meetings we have scheduled are working back from that December 31st date. We cannot guarantee that we will meet that date but we are trying to meet the schedule. "

Mais, du côté de Port-Louis, l'on ne croit pas au deadline du 31 décembre 2007 mais le gouvernement se prépare à solliciter des arrangements transitoires pour préserver les acquis sous l'accord de Cotonou entre les ACP et l'Union européenne dans une conjoncture où la confiance ne demande qu'à être rétablie.


Sucre - Sithanen : " Nous allons soumettre le rapport d'évaluation à l'UE "

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, qui est parti en mission en Europe en tant que président du bureau des ministres des Finances de la COMESA, a confirmé que Maurice se prépare à soumettre à la Commission européenne son rapport d'évaluation sur les Key Performance Indicators dans le cadre des mesures d'accompagnement pour le sucre en prévision du décaissement de l'assistance financièrement pour la fin de cette année et les provisions pour l'année prochaine.

" Nous allons soumettre le constat de l'évaluation des engagements pris à la Commission européenne comme prévu. Il est un fait que dans tous les domaines, sauf le sucre, nous sommes on target. Les discussions se poursuivent au niveau de la composante énergétique ", a soutenu à Week-End Rama Sithanen.

Tout semble indiquer qu'une nouvelle étape dans les discussions entre le gouvernement et la délégation de la Commission européenne sera franchie au retour de Bruxelles dans la semaine du 17 de Claudia Wiedey, responsable de la Délégation européenne à Port-Louis. La Commission européenne a déjà exprimé le souhait formel que le overall package au sujet de la réforme sucre soit bouclé et ficelé au cours de la première quinzaine de ce mois pour ne pas mettre en péril les engagements financiers à venir sous le programme indicatif arrêté par Bruxelles.

Mais, avec le départ en mission du vice-Premier ministre et ministre des Finances, les perspectives d'un accord entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) sont considérées comme étant relativement minces compte tenu des aspects délicats de ce deal. Rama Sithanen est parti à la tête d'une délégation de ministres des Finances des États membres de la COMESA pour une mission de lobbying à Londres, Bruxelles et Lisbonne en vue d'essayer d'obtenir des ressources nécessaires pour assurer l'intégration régionale et promouvoir le concept Aid for Trade.

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances se rendra également en Finlande pour la signature d'un accord de protection des investissements avec ce pays et pour une campagne de promotion des investissements dans le secteur des technologies de l'information et de la communication, en particulier le business processing outsourcing, le software development et la gestion des parcs informatiques.


APE : pourquoi la date butoir du 1er janvier 2008 ?

Aux termes de l'Accord de Cotonou, le système actuel des préférences commerciales non réciproques doit être éliminé et remplacé par des Accords de partenariat économique (APE). Chaque APE doit être négocié entre les pays ACP et l'Union européenne. Ces accords de libre échange devront être compatibles avec les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) - en d'autres termes ils couvriront essentiellement tous les échanges et seront mis en œuvre dans un délai de dix à douze ans - et ils contiendront des dispositions en vue d'une coopération et d'une aide dans d'autres domaines que le commerce.

Tous les pays ACP ne devront pas forcément ouvrir leurs marchés aux produits de l'Union européenne en 2008. Les pays les moins avancés (PMA) qui ne souhaitent pas souscrire à un accord de partenariat économique pourront en effet " conserver Lomé " sans obligation de réciprocité, puisque tous leurs produits bénéficieront d'un accès en franchise de douane sur les marchés de l'UE au titre de l'initiative " tout sauf des armes ".

En revanche, les pays non PMA qui arrivent à la conclusion qu'ils ne sont pas en mesure de négocier des APE pourraient être transférés dans le système des préférences généralisées de l'UE, qui offre des préférences non réciproques moins généreuses que Lomé, ou négocier des accords proposés en alternative et compatibles avec les règles de l'OMC.

Mais toute situation nécessitant une nouvelle demande de dérogation auprès de l'OMC après le 31 décembre prochain en cas d'échec des négociations dans les échéances prévues est envisagée avec appréhensions. Ainsi, toute dérogation, si elle est au moins accordée par l'OMC, n'interviendra qu'après 2008 vu que les procédures légales sont fastidieuses et peuvent s'échelonner sur une période d'au moins une année. Toute initiative en quête de dérogations mettra l'Union européenne en position vulnérable vis-à-vis de ses autres partenaires commerciaux avec des répercussions sur les négociations portant sur le cycle de Doha.


Vishnu Lutchmeenaraidoo, hier:

"Rama Sithanen pé pousse enn vengeance ek PTr"

Vishnu Lutchmeenaraidoo a été très critique vis-à-vis du ministre des Finances hier. Il animait, en sa qualité de président de la commission économique du MMM, une conférence de presse pour mettre en pièces trois mesures de "Rama la gaffe", la taxe sur les épargnes et le National Residential Property Tax (NRPT) et les nouveaux impôts qui frappent les petits planteurs et l'accuser de "pousse enn vengeance ek PTr" en appliquant des mesures qui frappent en premier l'électorat travailliste. Aussi, il a annoncé qu'une fois au gouvernement le MMM abolira la taxe de 15% sur les épargnes, le NRPT et rétablira ce qu'il avait lui-même introduit à l'intention des petits planteurs, à savoir l'exemption de la taxe sur 60 tonnes de sucre et des facilités hors taxe pour l'acquisition de 4x4.

Pour souligner le caractère "scélérat et rétrograde" de la taxe sur les épargnes et l'embarras que cela provoque pour le contribuable, le président de la commission économie du MMM a fait circuler, hier, copie d'un courrier adressé par une banque à son client lui indiquant avoir perçu des intérêts de… Rs 4,15. Il a accusé Rama Sithanen de "bluffer, de manipuler les informations et d'induire la population en erreur" sur cette taxe de 15% qui frappe l'épargne.

Il en a voulu pour illustration le fait que le ministre avait initialement annoncé que ce sont les épargnants qui ont plus de Rs 2 millions alors que le formulaire de l'Income Tax distribué en ce moment étend l'application à tout le monde, sans distinction, avec des copies de relevés bancaires envoyés aux clients et à la Mauritius Revenue Authority.

"Nou pé exempté dividende mais pé taxé ti cash ki dimoune ine mette de côté pou zot zenfan et pou l'avenir !" s'est exclamé, outré, Vishnu Lutchmeenaraidoo. C'est une taxe injuste, a-t-il dit, tout en rappelant le caractère "illogique" de la décision de Rama Sithanen de supprimer les déductions fiscales pour les emprunts logement qui étaient une incitation à l'accès à la propriété mais qui, dans le même temps, taxe l'épargne.

Lutchmeenaraidoo a aussi souligné la place que l'épargne occupe dans la culture des Mauriciens, nombreux à se sacrifier et à mettre un petit argent de côté parfois pendant 25 ans pour que leurs enfants puissent, par exemple, financer leurs études. Non seulement le ministre des Finances taxe-t-il cette épargne, mais entre-t-elle aussi dans les revenus, ce qui réduit le montant déductible pour les dépendants, a-t-il dénoncé.

Taux d'épargne le plus bas depuis l'indépendance

Avec cette mesure qualifiée de "rod disef, perdi bef", cela a causé un exode de devises et d'argent qui devait rester au pays, ce qui résulte en une baisse du taux de l'épargne de 28% à 16%, soit le plus bas enregistré depuis l'indépendance. Le porte-parole du MMM pour l'économie et les finances a aussi rappelé qu'à Maurice c'est l'épargne plutôt que l'emprunt qui finance le développement économique et social, un fait historique que reconnaît même le Fonds monétaire international. Aussi, il a annoncé qu'une fois installé au gouvernement aux prochaines élections, ce qui ne fait pas de doute, selon lui, cette mesure sera immédiatement abolie et n'attendra pas qu'un budget soit présenté.

Autre mesure "pran disef perdi bef", le NRPT, qui rapportera Rs 60 millions alors que les coûts pour administrer cette taxe seront beaucoup plus élevés et qui est en train de "provoquer une vive colère dans le pays". Vishnu Lutchmeenaraidoo a ouvert une parenthèse pour dire qu'il est d'accord avec l'analyse de "l'hebdomadaire du PTr", Mauritius Times, qui a dénoncé les mesures Sithanen, ce dernier donnant l'impression de "régler compte ek l'électorat travailliste".

Avec cette taxe qui frappe tous les propriétaires, ce sont non seulement les contribuables qui n'obtiennent aucun service en retour dans les villages qui devront payer, mais ceux des villes qui s'acquittent déjà de la taxe immobilière risquent de voir leur impôt passer de Rs 1 500/Rs 2 000 à Rs 10 000/Rs 18 000, prévient l'ancien ministre des Finances qui souligne aussi que cette "taxe foncièrement injuste" est uniforme et pas dégressive puisqu'elle s'applique de la même manière à tout le monde que la résidence soit à Camp Thorel ou à Quatre-Bornes.

NRPT : le contribuable juge et partie

Le porte-parole du MMM pour les questions économiques a aussi mis en exergue une autre incongruité de la NRPT qui consiste à placer le contribuable en position de juge et partie puisqu'il lui est demandé d'aller mesurer sa maison ou son emplacement non pas en toises et en pieds carrés, mais en mètres. Et s'il l'a mal fait, il sera passible d'une amende qui est dix fois la valeur de sa résidence.

C'est anticonstitutionnel de placer quelqu'un dans la position d'être juge et partie, a avancé Lutchmeenaraidoo. Il a prévu un mouvement de désobéissance civile sur cette question et sans inviter explicitement les contribuables à ne pas payer, il a dit que toute réclamation ou contestation en cour risque de prendre des années jusqu'à son abolition par un prochain gouvernement MMM, a semblé suggérer l'intervenant.

Autres mesures décriées, celles qui frappent les petits planteurs, dont le nombre est déjà passé de 40 000 à 15 000 alors même qu'ils sont confrontés à une hausse de 50% de leurs coûts de production avec la majoration du prix des intrants et de la main d'œuvre et que celui du sucre baisse de 36%. C'est à ce même moment, dénonce-t-il, que Rama Sithanen vient taxer leur production de 60 tonnes jusque-là exemptées et qu'il enlève leur facilité d'acquisition de 4x4 hors taxe.

Lutchmeenaraidoo a aussi relevé une contradiction entre ce que le ministre de l'Agro-Industrie affirme, à savoir qu'il faut accroître la production agricole et alimentaire notamment, alors que son collègue des Finances adopte des mesures qui signent leur disparition. C'est tout cela qui lui fait dire que "Rama Sithanen pé pousse enn vengeance ek PTr". Il a invité le Premier ministre à ne pas persister à suivre la voie du "fézer san cœur" qu'est son ministre des Finances non sans avoir avancé que "80% population ine plein ar sa gouvernement-là !".

Dette publique ingérable

Il a invité le ministre à prendre ses responsabilités au lieu de répéter les mêmes choses à longueur de déclarations et d'interviews radiophoniques et l'a même invité à "asté enn perroquet" pour faire son travail de répétitions et prétendre que ses mesures rapportent des fruits alors que le pays est au bord d'une crise sociale et que la population fait face à une flambée des prix.

Vishnu Lutchmeenaraidoo a contesté l'analyse du ministre selon laquelle la hausse des prix est tributaire de celle enregistrée dans les pays fournisseurs et a soutenu, comme l'a confirmé le FMI, que l'inflation galopante est le résultat des mesures budgétaires et de la dévaluation de la roupie. Et c'est à cette même population "ki fine gagne enn batté touffé" qu'a été, de surcroît, refusée une compensation intégrale pour rattraper son pouvoir d'achat.

Même chose sur la dette publique, qui atteindra le chiffre ingérable de Rs 160 milliards en 2010, soutient-il en ajoutant qu'il semble que Rama Sithanen n'ait pas retenu sa leçon du Floating Rate Note qui a fait perdre au pays Rs 3 milliards. Vishnu Lutchmeenaraidoo s'est aussi élevé contre les grandes déclarations qui présentent telle ou telle somme obtenue comme des dons alors qu'il s'agit d'emprunts en devises contractés à des taux commerciaux et sur le long terme.


Comité disciplinaire

Dev Hurnam livre le procès de sa carrière d'avocat

De mardi à jeudi dernier, devant le comité disciplinaire de la Cour suprême, présidé par le chef juge suppléant, Keshoe Matadeen et comprenant les juges Eddy Balancy, Paul Lam Shang Leen (Mmes) Saheeda Peeroo et Premila Balgobin, Me Dev Hurnam a livré le procès de sa carrière. D'entrée de jeu, il a présenté une série de motions contestant des juges faisant patrie du panel aussi bien que le Leading Counsel du State Law Office, Me Bobby Madhub. Il devait également signifier son intention de réclamer la récusation de sir Hamid Moollan, QC, conseil légal du Bar Council. Ses premières motions furent rejetées lors des Rulings. Mais en fin de semaine, le président du comité disciplinaire a préféré ajourner les travaux en vue d'étudier en profondeur les points soulevés par les différentes parties sur la motion de Stay of Proceedings ou encore celle réclamant l'élimination du terme "conviction" dans la motion de l'Attorney General, Me Rama Valayden, contre Dev Hurnam.

"A number of issues have been canvassed before the Committee and a number of authorities have been submitted by parties. Many of these issues are of great importance. We are dealing with the rights of a citizen. We cannot deal lightly. We have to take time. We are going to look at all the submissions and we shall inform parties in due course", a déclaré Keshoe Matadeen, jeudi après-midi, pour justifier l'ajournement du comité alors que Dev Hurnam pouvait à peine contenir ses émotions.

Contestant le libellé de la motion de l'Attorney General instituant le comité disciplinaire contre lui, Dev Hurnam trouve que "the charge, as couched, is not within the Law Practioners Act". Il a soutenu que le droit à la pratique au barreau est garanti par la section 3 de la Constitution. Il affirme que "at least, Mr Bholah should be called as witness" afin qu'il puisse être interrogé et contre-interrogé tout en clamant son innocence. "Pour un simple témoignage, j'ai été condamné et j'ai eu à purger une peine de prison. Il se peut que je paie pour le restant de ma vie. I am praying the Court to apply the law as it stands", a-t-il plaidé.

Auparavant, Dev Hurnam s'est appuyé sur une série d'autorités pour remettre en question la validité constitutionnelle du comité disciplinaire vu qu'aucun recours en appel n'est prévu. "There is no appeal against the decision of the disciplinary committee. In the absence of statutory provision for a right of appeal, there is a breach of my right to the protection of the law. It is discriminatory as well", s'est-il appesanti à ce sujet.

"Ce comité disciplinaire n'est pas une division de la Cour suprême. There is no right of appeal. Does the absence of a right of appeal breaches section 3 of the Constitution ? Dans tout litige, il y a la possibilité d'un recours en appel contre les décisions arrêtées. Prenons un cas devant un tribunal de district, la possibilité d'appel existe tout comme les procès en Cour intermédiaire ou encore en Cour suprême. Il y a également le Conseil privé. Mais qu'en est-il quand un homme de loi qui est sanctionné par le comité disciplinaire ? Rien !", a dénoncé Dev Hurnam.

Sir Hamid Moollan devait contester la thèse avancée par Me Hurnam au sujet du recours en appel contre des décisions du comité disciplinaire découlant du Law Practionniers'Act. Le conseil légal du Bar Council devait faire une distinction entre cette instance et les comités disciplinaires prévus par l'Ordre des Médecins ou l'Ordre des Ingénieurs en faisdant état des "stringent controls to be called to the Bar." "In our case, it is not a question of taking a sanction. It only means the folowing: the bar is a regulated profession. Someone is admitted to the bar after a stringent control and that the person is a fit and proper person or as the law Practitioners'Act puts it a person of good character", ajoute-t-il.

Citant le précédent du cas d'Amba Chinien pour rappeler au comité disciplinaire que ce droit d'appel au conseil privé existe, sir Hamid a fait ressortir "Leave will not be granted as a right but in special circumstances; The right of appeal does exist. You have to make your case. The Judicial Review is not an unfettered right. The issue of no right of appeal is more apparent. The right of appeal is there except it is not an absolute right", a soutenu le conseil légal du Bar Council.

Les représentants du State Law Office, Mes Madhub et Narain ont abondé dans le même sens. Ils ont affirmé que, "what has been done is an illegal act " en faisant référence au Law Practitioners Act (LPA) et au Code of Ethics.



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 9 septembre 2007