"La population regrette l'équipe SAJ/Paul Bérenger".
Cette déclaration du leader du MMM a été
faite lors d'un meeting vendredi. Avant d'y venir, il avait observé
que ce qui se passe avec la ferraille, le vol des bancs de la
Place d'Armes au nez et à la barbe des policiers de garde
devant le Parlement et la tentative de déboulonner le pont
de la Grande Rivière Nord Ouest est "symbolique
de ce que Maurice est devenue deux ans seulement après
les élections générales". "
Dimoune ine joué ar difé et ine remet pays dans
la main bann ki ti fini pays-là entre 95 et 2000",
a déclaré Paul Bérenger avant de constater
que la population regrette l'équipe qu'il formait avec
sir Anerood Jugnauth. C'est dans la même foulée qu'il
est revenu sur les résultats des dernières élections
générales et sur le fait que le peuple mauricien
s'est laissé berner par les "promesses de Navin
Ramgoolam."
"L'alliance sociale ine gagne par 49%, moins de 50% et
nou ti gagne près de 45%, li pa ti beaucoup mais le pays
pé paye li beaucoup", a déclaré
le leader du MMM. Et de renchérir en prédisant que
les prochaines consultations nationales auront lieu "bien
avant 2010" et d'en venir à l'éventualité
d'un autre 60/0 à la 82 s'il n'y pas de réforme
électorale préalable à cette échéance.
Le thème central de l'intervention de Paul Bérenger
était que "tout fout le camp dans le pays, kot
ou guetter crise, pagaille généralisée, tout
en bas-la haut après deux ans au pouvoir de l'alliance
sociale". Et il a cité des exemples pour étayer
ses propos, en commençant par l'économie avec une
inflation qui a doublé en une année et une augmentation
de 1,2% pour le seul mois de juillet dernier alors que le ministre
des Finances avait annoncé une baisse dès ce mois-là.
Il y a des pénuries partout, a-t-il aussi dénoncé
en parlant des fers de construction et en se référant
à la fermeture de Desbro, soulignant au passage la désinvolture
du gouvernement sur ce dossier mais aussi sur l'industrie sucrière
où laboureurs, artisans et petits planteurs feraient les
frais du "badinaz" du gouvernement.
"Déclare bhai ar secteur prive éna trois
mois, à la hier ine alle à genoux, ine déculotté
devant ça même secteur privé-là, ine
recevoir dimoune ki li ti zouré éna trois mois",
a dit le leader du MMM en guise de commentaire sur la rencontre
entre Navin Ramgoolam et Jacques de Navacelle jeudi dernier. Il
a aussi estimé que le pays aurait été en
banqueroute si l'ancien gouvernement n'avait pas lancé
les Integrated Resort Schemes, les Tics et la cybercité
et le seafood hub et que l'actuel ne les avait récupérés.
Poursuivant son analyse sectorielle, Paul Bérenger a parlé
de l'éducation, qui a été marquée
par le problème des frais d'examen, la crise à l'université
et la toute dernière qui secoue le Mauritius Examination
Syndicate. "Qui va réparer les dégâts
causés à ces enfants qui, faute de leurs vrais résultats,
ont dû quitter l'école ?" s'est-il demandé.
À la Santé, ce sont les faux médicaments,
la pénurie de seringues. Au chapitre du law and order,
c'est le Bureau central des statistiques lui-même qui est
venu souligner la flambée de la criminalité, un
fléau qui frappe les touristes comme jamais auparavant,
a souligné l'orateur.
"Le PTr, c'est synonyme de scandales et de corruption",
a aussi observé le leader du MMM, qui s'est attardé
sur l'affaire Varma qui a dit avoir adressé une seule lettre
de demande de travail alors que lui-même a rendu publique
celle qu'il a adressée au Medical Council, sur l'affaire
St Félix et des terres arrachées d'un investisseur
étranger pour les donner à deux employés
du secrétaire général du PTr, Deva Virahsawmy,
la Beach Authority et sa gestion scandaleuse des plages, l'îlot
Gabriel où il y a un véritable pillage.
"Perte de majorité à MT :bel-bel l'argent
pé marché"
Bérenger a, sous ce même chapitre, évoqué
un autre "mari scandale, la perte de la majorité
mauricienne au sein de Mauritius Telecom". "Ena
bel-bel l'argent pé marché pour diluer majorité
gouvernement et National Pension Fund dans MT", a-t-il
allégué avant de revenir sur ses critiques contre
le choix de Angidi Chettiar comme vice-président de la
République.
Sur les incidents survenus au Parlement, lui aussi "en
bas-la haut" avec ce fait sans précédent
de "tapeurs de l'Alliance sociale" venus menacer
de mort le ministre Anil Baichoo, Bérenger a déclaré
: "Bizin koné ki senla derrière çà."
Il a estimé "honteux et lâche" que
le Premier ministre a soutenu qu'il s'agit de deux agents de feu
sir Gaëtan Duval alors que Rosario Draboucon a, déclaration
après déclaration, affirmé son allégeance
travailliste et ramgoolamienne.
Le leader du MMM s'est aussi interrogé sur les raisons
pour lesquelles un des agresseurs a obtenu une caution de Rs 15
000 alors qu'il était déjà sous caution.
"Qui est intervenu auprès de la police pour qu'elle
n'objecte pas à la caution, çà doit être
soit Navin Ramgoolam ou Rama Valayden !" a-t-il soutenu
pour dénoncer "le pourrissement de toutes les institutions",
y compris les municipalités et les conseils de district.
A aussi été dénoncée la politique
"dominer" qui a frappé Shakuntala Jugmohun
et d'autres cadres juste après les dernières élections
et la mésaventure du conducteur Shanawaz Caunhye, "enn
ti zeness ki fine accusé de attempt at murder parski
line refuse cède la place à son altesse Rashid Beebeejaun."
"Aster ou pou bizin al à genoux dan la croisée
kan son altesse traversé. Sa kalité l'arrogance,
dominer, abus de pouvoir là jamais ine éna coumsa
!" a-t-il observé en y incluant aussi les marchands
ambulants.
Après avoir aussi critiqué le caractère "injuste
et discriminatoire" du NRPT et la taxe sur les intérêts
qui frappent l'épargne, Bérenger a évoqué
"la honte nationale pour toute l'île Maurice"
qu'est la MBC et s'est demandé si la population regarde
même la MBC et le fiasco des JIOI après "l'élan
patriotique extraordinaire" qui avait marqué ceux
de 2003, égratignant au passage Sylvio Tang "enn
bon garçon" mais aussi "enn clown"
tout comme celui qui l'a accompagné dans la débâcle
malgache, Asraf Dulull.
C'est Arianne Navarre-Marie qui a été la première
intervenante avec un discours axé sur les difficultés
de vivre des Mauriciens et "le leurre que représente
l'Empowerment Programme". Ajay Gunness s'est pour sa
part appesanti sur le scandale au MES et a réclamé
la démission de Lucien Finette, Sam Lauthan a critiqué
le Dr Beebeejaun, "qui a dû quitter trois fois sa
circonscription en quatrième vitresse", Vishnu
Lutchmeenaraidoo a promis l'abolition du NRPT et de la taxe sur
les épargnes qui frappe même les enfants, Alan Ganoo
a évoqué "l'affaiblissement du gouvernement
et de Navin Ramgoolam" et Jayen Cuttaree a dit que si
"SSR avait pris 15 ans, de 67 à 82, pour conduire
le pays au chaos, il n'a fallu que deux ans à son fils
pour arriver au même résultat".
C'était la mobilisation des grands jours vendredi à
la rue Dr Reid à Beau-Bassin pour ce qui se voulait l'entame
d'une série de rassemblements publics mais aussi pour marquer
les 25 ans de présence de Rajesh Bhagwan dans la circonscription
avec un premier mandat de conseiller municipal obtenu en décembre
1982. C'est d'ailleurs le député de Beau Bassin/Petite
Rivière depuis 1983 qui a lui-même présidé
ce rassemblement.
Le MSM réclame la démission du ministre Gokhool
P.Jugnauth : "Vers un conflit permanent entre employés
et employeurs"
"L'irresponsabilité, l'incompétence et les
nombreuses bavures" du ministre de l'éducation
ont été au centre de la conférence de presse
du MSM, hier, au Sun Trust Building. Pravind Jugnauth a indiqué
rappeler les nombreuses crises auxquelles ce secteur a dû
faire face ces derniers temps, citant "le calvaire des
enfants qui prennent part aux examens de C.P.E, la suppression
des subsides de SC/HSC, le scandale de l'Eastern University, et
récemment la crise financière à l'université
de Maurice". Mais pire encore, le scandale qui secoue
le Mauritius Examinations Syndicate (MES), avec la découverte
d'une erreur de l'organisme dans l'envoi des résultats
de français pour les examens de SC, à Cambridge
pour 234 élèves.
"Nous avions dès le départ dénoncé
la nomination politique à la tête du MES. Nous avions
dit que c'est une chose inacceptable. Et aujourd'hui le flou s'insère
dans la tête de la population mauricienne quant à
l'influence politique au sein de cette instance", rappelle
P. Jugnauth. Il assure ne pas mettre en doute les compétences
du directeur du MES, Lucien Finette, et confie ne rien avoir contre
sa personne, mais "il y a une perception que la politique
s'ingère dans les affaires de cette instance".
L'erreur commise par le MES est inacceptable selon le MSM et l'organisme
est à blâmer. Toutefois, indique P. Jugnauth, c'est
le ministre de l'éducation, Dharam Gokhool qui est le plus
fautif. Ce dernier, en possession de cette information a tardé
pour réagir. "Ce n'est que lorsque Lucien Finette
a dénoncé ces faits publiquement et réclamé
une commission d'enquête, que le ministre est venu de l'avant",
s'insurge P. Jugnauth. Pour le MSM, cette attitude relève
du "je m'en foutisme", du ministre de l'Éducation,
concernant le dossier de l'Éducation en général.
Le MSM estime que le ministre de l'Éducation est en train
de jouer avec l'avenir des enfants mauriciens, et qu'au lieu de
prendre des sanctions contre les responsables au sein du MES,
c'est lui-même qui devrait être sanctionné.
Le mouvement réclame la démission du ministre de
l'Éducation. P. Jugnauth s'élève également
contre la situation à l'école primaire de Chitrakoot,
où au troisième trimestre, à deux mois des
examens du C.P.E, les élèves doivent être
transférés à l'école primaire de Vallée
des Prêtres, suivant l'état déplorable des
locaux de l'école. "Nous l'avions prévu,
et projetions un autre espace pour les élèves de
Chitrakoot, Mais le ministre Gokhool n'a pas jugé nécessaire
de construire une nouvelle école. Voilà le résultat
maintenant, au détriment des enfants", déplore
le leader du MSM. Il s'interroge sur le concept de l'Éducation
du gouvernement de l'alliance sociale, et réclame la démission
du ministre de l'éducation.
Outre le secteur de l'éducation, le MSM a commenté
les deux projets de lois, l'Employment Relations Bill et
l'Employment Rights Bill, présentés par le
ministre du travail, Vasant Bunwaree. Selon P. Jugnauth, ces changements
vont crée plus de méfiance entre les employés
et les employeurs, et seront sources de plus de conflits entre
ces deux classes. Se disant "bien tracassé"
pour la classe des travailleurs, P. Jugnauth soutient que les
projets de lois introduisent un nouveau système d'esclavage.
"Avek sa bann laloi la, Bunwaree pe fer travayer vinn paillasson",
dit-il, ajoutant le Employment Rights Bill donnera licence
au patron de "hire & fire à n'importe quel
moment", soutient le leader du MSM. Ce dernier, critique
également, entre autres, la proposition qu'il n'y ait plus
d'arbitrage par le Termination of Contracts Service Board, instance
qui avait été mise en place pour éviter que
les résiliations de contrats ne soient arbitraires. P.
Jugnauth a indiqué que ses commentaires découlent
d'un premier constat de ces deux projets de lois, et souligne
qu'une commission du MSM travaillera sur ce dossier pour éplucher
toutes ses failles. Il a ensuite abordé la question du
Law & Order dans le pays, en particulier, l'agression qui
a eu lieu la semaine dernière à l'Assemblée
Nationale, contre le ministre de l'Environnement, anil Baichoo,
en présence du Speaker, et autres parlementaires. Selon
P. Jugnauth, ce qui s'est produit est inacceptable. Le MSM condamne
sans réserve cette agression, et estime que le Speaker
ainsi que le leader of the house, Navin Ramgoolam, auraient dû
prendre leurs responsabilités. "Nous sommes très
concernés par ce problème et nos parlementaires
ont envoyé une lettre au Speaker pour exprimer notre inquiétude.
C'est un très mauvais signal pour l'Assemblée Nationale",
a indiqué P. Jugnauth.
"La majorité pep souhaite enn gouvernman MSM/MMM,
avec Pravind Jugnauth comme Premier ministre"
Répondant aux questions de la presse, le leader du MSM,
a soutenu qu'il est "totalement d'accord avec les propos
du leader du MMM, Paul Bérenger", disant que l'opposition
doit prendre ses responsabilités. Selon P. Jugnauth, le
MSM n'a pas à s'interroger sur la question, car "nou
pe fer nou travay, tant au niveau du parlement, qu'au niveau de
la population". Il a toutefois fait ressortir que "concrètement
bizin guetté ki sann la ki pe pran so responsabilité".
P. Jugnauth a ajouté qu'il est d'accord que l'opposition
ne doit pas être divisée, mais s'il s'agit d'unification,
"c'est d'une unification du MSM/MMM". D'autant
plus, selon le leader du MSM, de ce qu'il retient de ses contacts
avec la population "la majorité pep souhaite enn
gouvernman MSM/MMM, avec Pravind Jugnauth comme Premier ministre".
Selon P. Jugnauth, il faut regarder la réalité du
pays. "Fodé guette lintéré pays et
non pas lintéré personnel", soutient P.
Jugnauth, ajoutant que pour une alliance orange et mauve, il faut
une communication entre les leaders des deux partis, ainsi qu'une
consultation des dirigeants des partis. Avançant qu'il
n'y a aucune communication entre lui et Paul Bérenger,
le leader du MSM a fait ressortir qu'"une alliance ne
peut pas se faire par courtoisie, mais avec la volonté;
Kan tou lédé leaders commans cozé".
Mercredi dernier à Port Louis
Le PM inaugure le Centre des Droits de l'Homme
Le pays compte depuis mercredi dernier un Centre des Droits de
l'Homme. Inauguré par le Premier ministre, Navin Ramgoolam,
ce centre a été obtenu après un engagement
personnel du ministre de l'Attorney Général, M.
Rama Valyden, lequel avait pu convaincre le ministère des
Finances d'y consacrer 1.1 million de roupies dans le budget national.
Le centre a également permis de sauver une ancienne cour
de justice de Port Louis qui était vouée à
la démolition.
Qui plus est, devant le centre trônera, désormais,
la statue d'Anjalay Coupan, la femme martyre tuée lors
d'une fusillade au cours d'une manifestation/grève des
travailleurs de l'industrie sucrière, en 1947. La statue
d'Anjalay regardera, dorénavant, d'un regard franc la Cour
suprême et, ainsi, forcera passants et touristes de s'enquérir,
au moins, sur une partie du combat ouvrier de ce pays
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, était en grande conversation
avec son ministre de la Justice et Attorney General, M. Rama Valayden,
mercredi après-midi au moment où, lors de l'inauguration
du centre, Zul Ramiah, président de la Mauritius Society
of Authors et chanteur engagé toujours reprenait "Diego",
une chanson des années début 80 dénonçant
la déportation des Chagossiens de leurs îles natales
par les gouvernements Anglais et Américains afin de construire
leur base militaire. Bien qu'il soit maintenant passé de
l'autre côté de la barrière politique en rejoignant
le camp des travaillistes, contre lequel il luttait à la
mesure de son talent à l'époque, Ramiah n'a rien
modifié de son texte et pourfend toujours les "complices",
volontaires ou involontaires des puissantes nations responsables
qui avaient décidé de commettre l'ignominie envers
les Chagossiens-Mauriciens. En principe, l'évocation de
cette "complicité" aurait dû avoir
gêné Navin Ramgoolam puisque son père, Sir
Seewoosagur, est directement visé. Mais, Navin Ramgoolam
a eu raison de ne pas en prendre ombrage: "Le Centre des
Droits de l'homme qui ouvre ses portes n'appartient ni à
moi, ni au ministre de la Justice, mais au peuple mauricien",
a-t-il dit.
Pour ceux qui, comme nous, ont connu le bâtiment qui abrite
le centre du temps où il servait de Cour de Justice première
division de Port Louis, mais surtout l'état de délabrement
dans lequel il était tombé, il est difficile de
ne pas reconnaître que l'Attorney General a fait là
un très grand effort en réussissant à le
transformer de nos jours en un sanctuaire par où "passeront
désormais toutes les complaintes contre les atteintes aux
droits des humains à Maurice". Et pour le Premier
ministre et pour le ministre Rama Valayden, il faudra faire de
l'île Maurice un modèle de respect des droits de
l'homme dans la région de l'Ocean Indien.
Disposant amplement d'espace, dont des salles de conférences
qui seront mises à la disposition des Organisations non
gouvernementales militantes tout en abritant aussi les bureaux
de la Law Reform Commission, le Centre des Droits de l'Homme sera
ouvert à tous. "Même le MMM pourra y tenir
ses conférences de presse du MMM", a ironisé
l'Attorney General sans doute pour faire mieux remarquer qu'aucun
membre de ce parti d'Opposition n'avait cru bon de marquer de
sa présence la cérémonie d'ouverture. Effectivement,
des opposants au gouvernement, seule la députée
MSM de Curepipe-Midlands, Mme Mireille Martin avait fait le déplacement.
Les Droits de l'Homme, nous a-t-elle dit, "ne devraient
faire l'objet d'aucune querelle".
Le Premier ministre s'est dit fier d'être associé
à l'ouverture du centre car, selon lui, la démarche
cadre bien avec le postulat du gouvernement de "put people
first". Lors de son allocution, Navin Ramgoolam a cité
son professeur de la London School of Economics, Lord Scarman,
qui n'avait de cesse de répéter que "la
garantie de la protection des droits de l'homme et des libertés
fondamentales dans une Constitution écrite n'est pas une
garantie en elle-même". Friand de citations, le
Premier ministre a aussi appelé à sa rescousse le
Professeur Abel de Smith, celui qui avait eu la tâche d'écrire
la Constitution de Maurice en compagnie de l'ancien chef juge
Lallah. Abel de Smith, a-t-il dit, avait affirmé son attachement
aux droits humains mais non sans souligner qu'il faut toujours
une machinerie qui pour veiller à ce que ces droits soient
effectivement protégés.
Le Premier ministre envisage le Centre des Droits de l'Homme comme
le "focal point" de toutes les activités
se rapportant à l'information, l'éducation et la
formation dans le domaine de la défense des droits humains
dans le pays.
Selon nos informations, un des tout premiers groupes d'aggrieved
persons qui entendraient solliciter l'utilisation le centre
pour faire entendre leurs doléances serait celui des travailleurs
sociaux des rues qui ont été privés de leur
gagne-pain par le ministère de la Sécurité
sociale après les dernières élections générales.
Selon un porte-parole de groupe, ces travailleurs sociaux licenciés
estiment avoir été victimes de représailles
politiques injustes alors même qu'un des premiers droits
de l'humain est celui du droit au travail. "Nous projetions
effectivement d'organiser une manifestation le jour même
de l'ouverture du Centre des Droits de l'Homme, mais par manque
de coordination, cette manif a été abandonnée,
mais nous reviendrons à la charge sous peu et nous espérons
que nous ne serons pas déclarés persona non
grata quand nous demanderons le droit d'y coordonner notre
mouvement", a déclaré ce porte-parole.
Ça va se savoir
Cinq juges de la Cour suprême pour décider du
sort d'Hurnam
Dev Hurnam, qui a retrouvé la liberté depuis le
week-end dernier après avoir purgé une peine d'emprisonnement
à Beau-Bassin, fera face à cinq juges de la Cour
suprême à partir de mardi. En effet, le comité
disciplinaire, qui décidera de la carrière professionnelle
de ce membre du barreau, comprend le Senior Puisne Judge, Keshoe
Matadeen, les juges Eddy Balancy, Paul Lam Sang Leen, Premila
Balgobin et Saheeda Peeroo.
Les délibérations de ce comité disciplinaire,
qui se dérouleront tous les jours, auront lieu dans la
salle d'audience n°4 de la Cour suprême. Dev Hurnam
s'apprête à livrer une rude bataille pour conserver
son statut professionnel d'avocat. Il aurait assigné plusieurs
témoins, dont Me Ashley Hurhanghee. Ce comité disciplinaire
a été institué suite à une initiative
de l'Attorney General, Rama Valayden, au terme des dispositions
du Law Practioners Act. Un autre comité disciplinaire pourrait
être nommé incessamment pour se prononcer sur les
délits reprochés au notaire Marcel Joson.
Sécurité sociale : les orphelins attendent la
promesse budgétaire
Dans le discours du budget 2007-08, mention était faite
d'un doublement des prestations sociales versées en faveur
des orphelins. Le discours du budget a été prononcé
le 15 juin et le budget adopté à la fin de ce même
mois. Mais, jusqu'ici, ces orphelins sont encore avec leurs Rs
1 150 par mois. Toutes les démarches entreprises pour avoir
de plus amples renseignements sur cette mesure budgétaire
sont demeurées vaines, sauf qu'une nouvelle condition est
évoquée : les orphelins doivent être des étudiants
pour en bénéficier alors que tel n'est pas le cas
jusqu'ici pour ceux âgés de moins de 15 ans.
D'autre part, la Sécurité sociale fait toujours
face à un problème de fraude. Une équipe
de limiers du Central CID, menée par le surintendant Bala
Kamatchi, devra se rendre à Rodrigues pour enquêter
sur des cas de détournements de la pension pour un montant
de l'ordre de Rs 50 000. Un fonctionnaire de la Sécurité
sociale de Rodrigues serait dans le collimateur de policiers.
Les éloges de Anil Baichoo à SAJ
Est-ce un éloge à SAJ qui a provoqué le courroux
des deux agents travaillistes Clovis Azie et Bouba Drabucan ?
Certains disent que oui et d'autres non. La veille de son agression
en pleine salle à manger de l'Assemblée Nationale,
le ministre de l'Environnement, Anil Baichoo, avait, lors d'une
activité dans une école de sa circonscription, à
Flacq fait les éloges de Sir Anerood Jugnauth et des années
où il était Premier ministre. La presse n'y était
pas mais ceux qui y assistaient en ont parlé après
les incidents de vendredi dernier. Interrogé par Radio
Plus jeudi sur ses propos, Anil Baichoo n'est pas passé
par quatre chemins pour non seulement confirmer ce qu'il a dit
mais ajouter aussi que "fodé ou enn coco piqué
pou ou pa rekonet saki Anerood Jugnauth ine fer pou sa pays-là
!".
La lettre qui dérange
Non, ce n'est pas une nouvelle lettre de Yatin Varma. C'est une
correspondance d'un policier qui dénonce ce qu'il considère
une politique de deux poids deux mesures dans l'affaire Dev Hurnam.
Il avance une thèse de complot pour soutenir que certains
ont négocié pour être mis hors de cause dans
cette affaire après concertation entre hommes de loi et
officiers de l'ADSU. Il faut dire que les faits mentionnés
ont le mérite d'être précis. Reste à
savoir ce qu'il y aura comme suite dans cette affaire.
Sucre : le rapport du comité Beebeejaun attendu cette
semaine
Le sous-comité Beebeejaun, institué dans le cadre
du dialogue gouvernement/Mauritius Sugar Producers' Association
(MSPA) sur la réforme sucrière, a mis les bouchées
doubles au cours de la semaine écoulée. Cette instance,
qui s'occupe du volet énergétique de la réforme,
a eu des séances de travail avec les représentants
des sucreries FUEL, Médine et Beau-Champ au sujet de leurs
projets de centrales thermiques. Les indications sont que le rapport
devra être soumis au Premier ministre, Navin Ramgoolam,
dans les prochains jours. Cette étape devra relancer les
perspectives d'un overall package sur la réforme
de l'industrie sucrière avec la baisse de 36% du prix garanti
et le démantèlement du Protocole-Sucre.
Au Centre culturel islamique, vendredi
Navin Ramgoolam confirme sa prochaine visite au Pakistan
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a confirmé vendredi
sa prochaine visite au Pakistan qui devrait se faire vers la dernière
semaine du mois d'octobre après le mois du Ramadan. C'était
au Centre culturel islamique lors du lancement d'un magazine souvenir
de l'association Friends of Pakistan pour commémorer les
60 ans d'indépendance de ce pays.
Le chef du gouvernement qui parlait notamment en présence
du haut commissaire pakistanais à Maurice, Syed Hassan
Javed, et du vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, s'est réjoui
du réchauffement des relations entre le Pakistan et l'Inde
en rappelant en substance que les peuples de ces deux pays partagent
des origines communes.
Navin Ramgoolam a expliqué que son gouvernement pratique
une diplomatie active en vue de consolider la visibilité
du pays dans le monde. Il devait rappeler que les relations diplomatiques
avec le Pakistan datent de quelque temps seulement après
l'accession de Maurice à l'indépendance et que le
premier haut commissaire mauricien dans ce pays fut Ameen Kassenally.
Le Premier ministre a rappelé que l'Accord d'échanges
préférentiels entre Maurice et le Pakistan signé
lors de la récente visite du ministre pakistanais du Commerce,
Humayun Akhtar Khan, entrera en vigueur au plus tard en novembre
prochain. Alors que les négociations sont en cours pour
l'établissement d'une liaison aérienne directe entre
les deux pays, un accord pour faciliter le mouvement réciproque
d'hommes d'affaires des deux pays est en voie d'être finalisé.
Navin Ramgoolam a aussi rappelé le récent jumelage
de Port-Louis et Karachi. Le chef du gouvernement se réjouit
aussi de la construction prochaine de la Urdu House de même
que d'un centre commercial à Plaine Verte avec l'assistance
pakistanaise. Confirmant sa prochaine visite au Pakistan, le Premier
ministre a rappelé celui effectué part sir Seewoosagur
Ramgoolam dans ce pays en 1971.
Pour sa part, Sayed Hassan Javed devait rappeler la signature
d'une douzaine d'accords bilatéraux entre Maurice et le
Pakistan ces dernières années. Maurice, dit-il,
est avec la Chine et le Sri Lanka l'un des trois seuls pays avec
lesquels le Pakistan a signé un Accord d'échanges
préférentiels.
M. Javed a loué la "vision" de sir Seewoosagur
pour sa politique de "proche collaboration" avec
le Pakistan. Pour lui, la coopération entre nos deux pays
et réciproquement bénéfique. Le haut commissaire
pakistanais a profité pour rappeler que, dans le cadre
du 60e anniversaire de l'indépendance du Pakistan, notre
compatriote Goolhamid Beegun vient d'être décoré
par le gouvernement pakistanais pour sa contribution à
resserrer les liens entre les deux pays.