o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 26 août 2007



Faits et effets... - La cantine du Labour
Humeur - L'État travailliste
Interrogations - What's in a name ?
Carnet - Une nouvelle chance


Faits et effets...

La cantine du Labour
Josie Lebrasse


Ce qui devait être une séance, quand bien même baptisée spéciale mais finalement bien banale, avec une motion proposant un nouveau vice-président, a été l'occasion d'une révélation au grand jour de la grave dérive de nos institutions. Clovis Azie et Rosario Braducan, deux assidus de l'Assemblée nationale, tantôt invités par des ministres, et non des moindres, et tantôt par des élus locaux, étaient, comme à leur habitude, présents vendredi. Ils n'étaient pas dans la galerie des invités de marque, comme c'est souvent le cas, avec en prime le déjeuner et le goûter, mais dans la galerie publique, ouverte aux membres du public qui, lorsqu'ils ne veulent plus écouter les débats ou lorsque ceux-ci se terminent, s'en vont, comme ils l'ont fait pour y pénétrer, tranquillement, sous surveillance policière.

Comment deux individus qui étaient dans la galerie publique ont atterri à la salle à manger pour prendre le goûter avec leurs amis ministres et députés de l'alliance sociale ? C'est d'autant plus un très grand mystère et, en même temps, une manifestation de la mentalité scabreuse qui prévaut dans nos institutions que certains journalistes s'étaient vu refuser l'entrée de la salle à manger dans la soirée du 7 août alors qu'ils n'y allaient pas pour manger mais pour s'entretenir avec certains de leurs contacts. Les policiers avaient décidé que ces journalistes-là ne pouvaient pas avoir accès à la salle à manger parce que le Premier ministre s'y trouvait et, mieux, il était, à un moment, à la table du MMM. Certains journalistes sont refoulés mais n'importe quel autre quidam peut faire des allées et venues dans tous les coins et recoins du Parlement sans être inquiété.

C'est cela qui a conduit aux incidents de vendredi au cours desquels le ministre Anil Baichoo a été menacé de mort et Shakeel Mohamed a été agressé. Comment Clovis Azie et son imposant compère peuvent-ils avoir un accès aussi facile et libre dans les couloirs du Parlement. Le Speaker, Kailash Purryag, n'est-il pas au courant des antécédents de ce Monsieur Azie, non pas "out there" mais dans l'hémicycle même ? N'était-il pas le vice-Premier ministre et ministre des Affaires Étrangères en 99 lorsqu'il y a eu les incidents que l'on sait et qu'il a quitté la galerie d'honneur pour s'en prendre à Jean-Claude Barbier.

S'il l'a curieusement oublié, le Sergeant-at-Arms, l'agent, plus politique que de l'ordre, Kishore Munroop, un parfait figurant, n'était-il pas là, lui aussi, lors de ces incidents de 99 pour savoir que Clovis Azie, le nouvel habitué de l'hémicycle, est un imprévisible capable de tout, comme il l'a démontré quelque temps avant les dernières élections générales lorsque, invité par le PTr dans la galerie d'honneur, il avait décidé d'aller "corriger" le Premier ministre Bérenger qui venait d'avoir un accrochage verbal avec le leader de l'opposition d'alors Navin Ramgoolam mais qu'il fut bloqué par ses propres amis ? Personne ne nous fera croire que tout ce beau monde ignore les antécédents de M. Azie. Il est aussi permis de se demander ce qui est arrivé au cas de contrebande de vin auquel il avait été mêlé avant 2000 et comment il a pu tranquillement quitter le pays avec son passeport anglais avant la déconvenue électorale du PTr aux élections de cette année-là.

Il ne faut pas croire que les agents de l'alliance sociale, ceux catégorisés "nou dimoune sa", à qui tout est donc permis, qui parasitent l'Assemblée nationale s'arrêtent au tandem Azie/Rosario. On a eu, il y a quelque temps de cela, le cas de Prem Doonghoor qui avait osé apostropher la député Maya Hanoomanjee dans les couloirs de l'Assemblée nationale parce qu'elle avait posé une question sur l'affaire des graffitis peints contre le Premier ministre à Triolet dans laquelle un de ses neveux était impliqué. Comme récompense de ce haut fait d'armes qui est l'agression d'une femme au Parlement, Prem Doonghoor a été nommé ambassadeur à Addis Abeba. Qui dit mieux ?

Autres assidus du Parlement, ce conseiller municipal de Beau Bassin/Rose Hill qui n'a jamais été maire mais qui se fait appeler "le maire" et qui vient, avec sa chemise rouge, à toutes les séances ou presque de l'Assemblée nationale. On ne sait pas ce qu'il vient faire comme on ne sait pas non plus ce que le Dr Dinasing, l'ancien directeur du Duty Free Paradise, le président de l'IVTB, Ashvin Ramdin, ou Rittoo Mungur, un autre président d'organisme para public, viennent faire au Parlement. À moins que certains protégés travaillistes n'aient confondu la salle à manger du Parlement avec la cantine du Labour ! Il y a d'autres comme le fils du ministre Vasant Bunwaree ou encore Raj Ringadoo, le président de la State Investment Corporation, qui sont aussi des habitués, mais ils ont au moins, eux, le mérite d'être discrets et d'être courtois envers tout le monde.

Les agresseurs d'un ministre de la République dans l'enceinte du Parlement et devant des témoins comme un Speaker, un vice-Premier ministre en la personne du Dr Beebeejaun, courent toujours. Un Speaker a autorité sur la police pour tout ce qui touche à l'ordre et à la sécurité lorsque le Parlement siège. Pourquoi n'y a-t-il pas eu une quelconque action depuis ces incidents ? C'est après qu'il a été demandé au ministre Anil Baichoo de se conformer au rituel du commun des mortels de consigner une déposition contre ses agresseurs que ces derniers ont finalement été arrêtés à la mi-journée.

Le traitement indulgent accordé au duo Azie/Braducan contraste singulièrement avec celui infligé à Shanawaz Caunhye, interpellé et détenu pour "attempt at murder" parce qu'il n'a pas voulu céder le passage au cortège de Rashid Beebeejaun, qui n'était pas en déplacement officiel mais en compagnie de sa famille. Gouvernement tellement dans nou lamain qu'un policier, garde du corps d'un vice-Premier ministre, est mieux considéré qu'un ministre. On a vraiment touché le fond !




Humeur

L'État travailliste
Jean-Claude Antoine


Décidément, Navin Ramgoolam et son new labour - et ses partenaires - ne finiront pas de nous surprendre. Dans le mauvais sens. Ils ont transformé les ministères, municipalités, conseils de districts et corps para-étatiques en cours du roi Pétaud où les régents du moment font tout et son contraire, en violant allégrement lois et règlements. Dans ces instances financées par l'argent du contribuable - qui, en dépit des promesses, est de plus en plus taxé, même sur les intérêts que rapportent ses économies placées en banque - , les agents et les protégés font ce qu'ils veulent. Ils considèrent que l'État et ses institutions leur appartiennent, donc qu'ils doivent en abuser.

C'est ainsi que depuis 2005, on a assisté à l'envahissement des instances de l'État par des gens dont la seule qualité était d'être agents et de porter ostensiblement la couleur à la mode sous les travaillistes: le rouge. C'est dans la galerie publique du Parlement que l'envahissement est le plus visible. Cet espace où on ne peut entrer que sur invitation du Speaker ou d'un membre du Parlement, a été rapidement transformé en galerie où ceux qui ont enn bout à réclamer au chef du gouvernement essayent de se faire voir de lui. Des hommes et des femmes qui, aujourd'hui, gèrent des institutions ou des ambassades ont passé de nombreux mardis à essayer de se faire remarquer pour recevoir la récompense due pour services politiques rendus. Cette cour en quête de faveurs a non seulement réquisitionné la galerie publique, mais bien souvent s'est retrouvée dans les places réservées aux fonctionnaires venant prêter main forte à leurs ministres questionnés au Parlement.

Mais la cour ne s'est pas contentée de prendre d'assaut l'hémicycle. Face à des responsables de l'ordre obligés de fermer les yeux sur les invités du gouvernement, ils ont envahi l'ensemble du Parlement. On les voit dans les couloirs, dans les escaliers, et même dans la salle à manger. Il paraît que la restauratrice qui a obtenu le contrat du catering du Parlement est obligée chaque semaine d'augmenter les couverts, les chaises et même les tables. L'augmentation des invités atteint de telles proportions qu'il est courant que les honorables arrivant en retard dans la salle à manger du Parlement n'aient pas grand-chose à se mettre sous la dent.

Depuis vendredi, on sait que certains des invités du gouvernement ne se contentent pas de jouer aux pique-assiettes; ils agressent carrément les ministres. C'est en présence du Speaker, d'au moins un vice-Premier ministre, de ministres et de députés que le ministre Anil Baichoo s'est fait agresser, verbalement d'abord, ensuite à coup de téléphone portable, avant de subir des menaces de mort par deux invités-agents du gouvernement.

Cette scène que l'on aurait pu croire extraite d'un feuilleton télévisé consacré à un règlement de comptes entre membres d'un même gang, s'est passée vendredi dans la salle à manger du Parlement. Il a fallu que le député Mohamed et le ministre Boolell s'interposent entre le ministre insulté et ses agresseurs pour forcer les agents invités mécontents à sortir de la salle à manger. Ils ont quitté librement le Parlement en passant devant le poste de police.

Il y a quelques jours, un automobiliste a été traduit en cour et accusé de tentative d'assassinat sur un motard, qui le prenait en contravention pour avoir dépassé un cortège ministériel. Selon la police, il aurait déclaré aux motards: "Mo pou touy zot". La presse de ce matin rapporte qu'un des deux agents invités agresseurs du ministre Anil Baichoo lui a déclaré: "Si to kit Navin mo touy twa".

La question est de savoir si les agresseurs du ministre Baichoo subiront le même traitement et devront répondre à la même accusation que la police a logée contre l'automobiliste, comme cela devrait se passer normalement dans un État de droit ? L'application d'un traitement de deux poids et de deux mesures dans ces affaires - au nom de la politique du put our people first ? - obligera à conclure que nous vivons en fait dans un État travailliste.




Interrogations

What's in a name ?
Shenaz Patel


Il est sans doute plus que temps de revoir notre vocabulaire, quand il ne sert plus qu'à tenter de nous cacher certaines réalités. Cessons donc de parler du problème des "marchands ambulants". Comme nous l'a à nouveau prouvé cette semaine l'expulsion de dizaines d'entre eux des trottoirs jouxtant la haute commission indienne, à la demande de cette dernière, nous n'avons plus un problème de marchands "ambulants". Nous avons un problème de marchands tout court. Et nous avons un problème de marché. Tant en termes commercial que de travail.

Depuis un bon bout de temps déjà, les abords du LIC Building se sont transformés en véritable souk, où des marchands sont installés de façon permanente. Comme en d'autres lieux dans la capitale et dans d'autres villes. Autrefois "saisonnière", s'organisant autour de la période des fêtes de fin d'année, la présence de ces marchands de rue est devenue, au cours de ces deux dernières années, un phénomène permanent. Et un coup d'œil sur les produits proposés, leur diversité et leur provenance permet aisément de se rendre compte qu'il s'agit là d'une véritable économie parallèle. Avec des réseaux d'importation bien organisés et structurés. Et avec un marché grandissant.

"Faire le trottoir", pour détourner une expression commune, est en effet devenu une activité courante pour des consommateurs mauriciens qui, jusque-là, se tournaient vers les magasins pour leurs achats. Et comment s'en étonner. Chez "La Chaussée.com", comme le disent certains, on trouve aujourd'hui, pour se vêtir notamment, des occasions que l'on ne trouve pas en magasins (stocks dégriffés de grandes marques venant d'usines locales), ou des vêtements importés d'Asie du sud-est vendus deux à trois fois moins cher que dans certains magasins.

C'est indéniable : les marchands de trottoir posent problème par rapport aux magasins contraints de payer des patentes à des prix de plus en plus élevés. C'est vrai, ils posent aussi problème de par l'anarchie et l'inesthétisme qu'ils génèrent dans nos villes. Mais on ne peut, parallèlement, occulter deux faits : d'une part qu'ils répondent à la demande d'un marché appauvri, malgré ce que veulent faire croire nos velléités de luxe ; d'autre part que leur prolifération témoigne, pour un nombre grandissant de personnes, d'une façon de tenter de s'en sortir, de gagner de l'argent et faire vivre sa famille.

Posons le problème autrement : que se passera-t-il si, demain, les autorités décidaient d'un crack down qui interdirait toute activité aux marchands de rue, saisissant leurs marchandises et en arrêtant un certain nombre pour l'exemple ? Aurions-nous pour autant résolu le problème des marchands ambulants ? Qu'adviendrait-il de ces centaines, voire milliers de personnes qui semblent aujourd'hui n'avoir que cette activité pour s'assurer un revenu ? Trouveraient-ils dare-dare un emploi dans les secteurs établis et officiels de notre économie ?

La réponse nous amène à nous rendre compte à quel point, au-delà du seul et coupable clientélisme politique, nous nous retrouvons confrontés à l'expression de notre manque de vision.

La production alimentaire est aujourd'hui devenue un enjeu mondial. De plus en plus d'inquiétudes sont ainsi énoncées par diverses autorités par rapport à la capacité du monde à nourrir ses habitants. Trois facteurs entrent ici en jeu : d'une part, l'accroissement constant de la population mondiale. D'autre part, les changements et mutations climatiques grandissantes auxquelles est soumise la planète et ses répercussions sur les cultures et récoltes. À cela, il faut aussi ajouter l'impact de la demande pour des biofuels. Ces combustibles dits " propres ", fabriqués à partir de divers produits naturels comme la canne à sucre (éthanol), mais aussi des céréales comme le maïs.

Ce sont en effet tous ces facteurs qui provoquent et expliquent les pénuries, mondiales, et qui nous affectent immanquablement ici aussi, au niveau de la production de céréales, de grains secs, de lait. Et qui alimentent une inflation du prix des denrées alimentaires qui devient insoutenable pas seulement pour ceux déjà identifiés comme pauvres, mais aussi pour un nombre croissant de personnes jusque-là considérées comme n'appartenant pas à cette catégorie.

De fait, les experts de ce secteur estiment que les prix de l'alimentation sont engagés dans une spirale inflationniste non ponctuelle et limitée mais au contraire significative et durable. Engagés dans cette avenue, nous allons continuer à fabriquer des pauvres à une cadence et dans une proportion effrayantes, insoutenables.

Le retour à l'agriculture, à la production laitière, à la culture de denrées alimentaires de base, est aujourd'hui un enjeu de survie. Ne sommes-nous pas capables de prendre cela en compte à l'heure de décider de la façon dont nous allons utiliser nos ressources limitées en terres ? À l'heure de la centralisation de l'industrie sucrière, au lieu de nous focaliser à outrance sur des projets IRS qui se révéleront improductifs une fois passés les premiers investissements de construction et de vente de villas de luxe, ne devrions-nous pas considérer ce que nous aurions à gagner à dégager des portions de terres à être cultivées par ceux qui pourraient, ainsi, devenir des producteurs et marchands fixes ? Rattachés à la richesse de la terre plutôt qu'au bitume aléatoire et ingrat de nos rues ?…




Carnet

Une nouvelle chance
Patrick Jean-Louis


S'il est 16h et que vous êtes en train de lire ces lignes, l'Association mauricienne de Volley-Ball (AMVB) dispose désormais d'une nouvelle équipe dirigeante. Au moins, cela, on peut l'affirmer avec certitude puisque l'assemblée générale élective tant attendue et qui a été l'objet d'innombrables calculs politiques se tient effectivement aujourd'hui, dimanche 26 août à 14h au gymnase de boxe à Vacoas. Par contre, ce que nous ne pouvons pas affirmer avec certitude, c'est si la nouvelle équipe qui sera installée à la tête de l'AMVB est celle du changement ou celui de la continuité avec Kaysee Teeroovengadum et sa clique. Dont fait partie, cette fois de façon officielle, son frère, Naz Teeroovengadum.

Tout compte fait, l'enjeu de cette assemblée générale élective est tout simplement le choix entre une équipe qui veut porter le volley-ball mauricien au plus haut nouveau et l'autre qui a démontré depuis 2004 son incompétence, voire son amateurisme dans la gestion de cette discipline. S'il fallait commencer par le commencement pour démontrer que l'équipe qui a géré le volley-ball mauricien depuis le " coup d'état " orchestré contre Mario Legrand aux lendemains des Jeux des Îles 2003, avait des intérêts autres que la promotion de ce sport, nos colonnes ne suffiraient pas. De ce fait, arrêtons-nous à l'essentiel et sur les raisons pour lesquelles, Week-End plaide pour un changement de fond en comble au sein de la direction de l'AMVB, qui a vu depuis 2004, une politique de passe droit, de petits copains et une gestion financière opaque.

Une politique qui n'a pas été sans conséquences, puisque la nation mauricienne tout entière a été témoin en direct de l'humiliation essuyée par les deux sélections nationales aux Jeux des îles de Madagascar. Pour la première fois depuis la création des JIOI, nos équipes de volley-ball sont revenues sans une médaille au cou. Ce qui démontre dans une très large mesure que la chute du volley-ball mauricien était programmée et souhaitée par l'ancienne équipe dirigeante de l'AMVB. Il faut être complètement inconscient pour ne pas se rendre compte que les larmes d'Anja Ah Yu, Rojelle Chameau, Maïta Bassy, Katherine Echazar, Christina Larose, Sharmila Mungur-Emrith, Martine Bistoquet, Janick Louis entre autres mais aussi celles de l'entraîneur Lindsay Wilson - qui est issu du club dont Kaysee Teeroovengadum sera candidat à l'assemblée élective - traduisaient en fait une détresse profonde et étaient un SOS lancé en direction bon sens des équipes qui doivent aujourd'hui choisir le comité qui va diriger le volley-ball mauricien pour les quatre prochaines années. Les larmes des Mauriciennes au Palais des Sports de Mahamasina ne peuvent pas avoir coulé pour rien. Justice doit être rendue à ces volleyeurs et volleyeuses qui ont lutté avec leurs tripes et leur cœur pour faire honneur au quadricolore.

Rien que pour les résultats désastreux enregistrés à Madagascar, l'équipe de Kaysee Teeroovengadum mérite un carton rouge. Elle le mérite également pour n'avoir pas su donner les moyens aux deux sélections d'évoluer dans des conditions optimales avant de prendre l'avion pour Tana. Pourquoi l'ancienne équipe de l'AMVB a-t-elle délibérément choisi de ne pas organiser de championnats qui auraient permis aux joueurs d'avoir des compétitions dans les jambes avant les Jeux ? Rien, absolument rien ne les empêchait d'organiser ne serait-ce un championnat.

NON, M. Teeroovengadum et sa bande ont préféré consacrer leur temps à leur campagne électorale, à faire des promesses en l'air aux dirigeants des équipes, à mettre sens dessus dessous l'USBBRH - jadis le fleuron de la régionalisation du sport à Maurice - à fermer le centre de formation, à faire venir à Maurice son ami de la CAVB, Tubby Reddy pour cautionner toutes ses " fautes ", à renverser les décisions de la commission technique sur le choix des entraîneurs nationaux et à faire ses frères profiter de sa situation de président pour faire la pluie et le beau temps à Vacoas. Et ce n'est certainement pas la secrétaire, Chantal Vieillesse, qui nous dira le contraire et encore moins le secrétaire administratif, Roland David qui appelé en messie, a été par la suite mis sur l'autel du sacrifice et traitée comme la plaie du volley-ball mauricien.

Le vers est encore dans le fruit et il est temps d'appliquer les remèdes nécessaires pour l'en retirer. Il n'y a pas 36 solutions. Il faut utiliser la démocratie pour guérir ce mal profond qui touche le volley-ball local. L'occasion de cet après-midi est unique et si elle n'est pas utilisée à bon escient, il risque bien de ne pas en avoir d'autres.

Donnons donc au volley-ball mauricien une nouvelle chance. Celle dont elle a besoin…






o p i n i o n WEEK-END --- dimanche 26 août 2007