Faits et effets...
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La cantine du Labour
Humeur
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L'État travailliste
Interrogations
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What's in a name ?
Carnet
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Une nouvelle chance
Faits et effets...
La cantine du Labour
Ce qui devait être une séance, quand bien même
baptisée spéciale mais finalement bien banale, avec
une motion proposant un nouveau vice-président, a été
l'occasion d'une révélation au grand jour de la
grave dérive de nos institutions. Clovis Azie et Rosario
Braducan, deux assidus de l'Assemblée nationale, tantôt
invités par des ministres, et non des moindres, et tantôt
par des élus locaux, étaient, comme à leur
habitude, présents vendredi. Ils n'étaient pas dans
la galerie des invités de marque, comme c'est souvent le
cas, avec en prime le déjeuner et le goûter, mais
dans la galerie publique, ouverte aux membres du public qui, lorsqu'ils
ne veulent plus écouter les débats ou lorsque ceux-ci
se terminent, s'en vont, comme ils l'ont fait pour y pénétrer,
tranquillement, sous surveillance policière.
Comment deux individus qui étaient dans la galerie publique
ont atterri à la salle à manger pour prendre le
goûter avec leurs amis ministres et députés
de l'alliance sociale ? C'est d'autant plus un très grand
mystère et, en même temps, une manifestation de la
mentalité scabreuse qui prévaut dans nos institutions
que certains journalistes s'étaient vu refuser l'entrée
de la salle à manger dans la soirée du 7 août
alors qu'ils n'y allaient pas pour manger mais pour s'entretenir
avec certains de leurs contacts. Les policiers avaient décidé
que ces journalistes-là ne pouvaient pas avoir accès
à la salle à manger parce que le Premier ministre
s'y trouvait et, mieux, il était, à un moment, à
la table du MMM. Certains journalistes sont refoulés mais
n'importe quel autre quidam peut faire des allées et venues
dans tous les coins et recoins du Parlement sans être inquiété.
C'est cela qui a conduit aux incidents de vendredi au cours desquels
le ministre Anil Baichoo a été menacé de
mort et Shakeel Mohamed a été agressé. Comment
Clovis Azie et son imposant compère peuvent-ils avoir un
accès aussi facile et libre dans les couloirs du Parlement.
Le Speaker, Kailash Purryag, n'est-il pas au courant des antécédents
de ce Monsieur Azie, non pas "out there" mais dans l'hémicycle
même ? N'était-il pas le vice-Premier ministre et
ministre des Affaires Étrangères en 99 lorsqu'il
y a eu les incidents que l'on sait et qu'il a quitté la
galerie d'honneur pour s'en prendre à Jean-Claude Barbier.
S'il l'a curieusement oublié, le Sergeant-at-Arms, l'agent,
plus politique que de l'ordre, Kishore Munroop, un parfait figurant,
n'était-il pas là, lui aussi, lors de ces incidents
de 99 pour savoir que Clovis Azie, le nouvel habitué de
l'hémicycle, est un imprévisible capable de tout,
comme il l'a démontré quelque temps avant les dernières
élections générales lorsque, invité
par le PTr dans la galerie d'honneur, il avait décidé
d'aller "corriger" le Premier ministre Bérenger
qui venait d'avoir un accrochage verbal avec le leader de l'opposition
d'alors Navin Ramgoolam mais qu'il fut bloqué par ses propres
amis ? Personne ne nous fera croire que tout ce beau monde ignore
les antécédents de M. Azie. Il est aussi permis
de se demander ce qui est arrivé au cas de contrebande
de vin auquel il avait été mêlé avant
2000 et comment il a pu tranquillement quitter le pays avec son
passeport anglais avant la déconvenue électorale
du PTr aux élections de cette année-là.
Il ne faut pas croire que les agents de l'alliance sociale, ceux
catégorisés "nou dimoune sa", à
qui tout est donc permis, qui parasitent l'Assemblée nationale
s'arrêtent au tandem Azie/Rosario. On a eu, il y a quelque
temps de cela, le cas de Prem Doonghoor qui avait osé apostropher
la député Maya Hanoomanjee dans les couloirs de
l'Assemblée nationale parce qu'elle avait posé une
question sur l'affaire des graffitis peints contre le Premier
ministre à Triolet dans laquelle un de ses neveux était
impliqué. Comme récompense de ce haut fait d'armes
qui est l'agression d'une femme au Parlement, Prem Doonghoor a
été nommé ambassadeur à Addis Abeba.
Qui dit mieux ?
Autres assidus du Parlement, ce conseiller municipal de Beau Bassin/Rose
Hill qui n'a jamais été maire mais qui se fait appeler
"le maire" et qui vient, avec sa chemise rouge, à
toutes les séances ou presque de l'Assemblée nationale.
On ne sait pas ce qu'il vient faire comme on ne sait pas non plus
ce que le Dr Dinasing, l'ancien directeur du Duty Free Paradise,
le président de l'IVTB, Ashvin Ramdin, ou Rittoo Mungur,
un autre président d'organisme para public, viennent faire
au Parlement. À moins que certains protégés
travaillistes n'aient confondu la salle à manger du Parlement
avec la cantine du Labour ! Il y a d'autres comme le fils du ministre
Vasant Bunwaree ou encore Raj Ringadoo, le président de
la State Investment Corporation, qui sont aussi des habitués,
mais ils ont au moins, eux, le mérite d'être discrets
et d'être courtois envers tout le monde.
Les agresseurs d'un ministre de la République dans l'enceinte
du Parlement et devant des témoins comme un Speaker, un
vice-Premier ministre en la personne du Dr Beebeejaun, courent
toujours. Un Speaker a autorité sur la police pour tout
ce qui touche à l'ordre et à la sécurité
lorsque le Parlement siège. Pourquoi n'y a-t-il pas eu
une quelconque action depuis ces incidents ? C'est après
qu'il a été demandé au ministre Anil Baichoo
de se conformer au rituel du commun des mortels de consigner une
déposition contre ses agresseurs que ces derniers ont finalement
été arrêtés à la mi-journée.
Le traitement indulgent accordé au duo Azie/Braducan contraste
singulièrement avec celui infligé à Shanawaz
Caunhye, interpellé et détenu pour "attempt
at murder" parce qu'il n'a pas voulu céder le passage
au cortège de Rashid Beebeejaun, qui n'était pas
en déplacement officiel mais en compagnie de sa famille.
Gouvernement tellement dans nou lamain qu'un policier, garde du
corps d'un vice-Premier ministre, est mieux considéré
qu'un ministre. On a vraiment touché le fond !
Humeur
L'État travailliste
Décidément, Navin Ramgoolam et son new labour -
et ses partenaires - ne finiront pas de nous surprendre. Dans
le mauvais sens. Ils ont transformé les ministères,
municipalités, conseils de districts et corps para-étatiques
en cours du roi Pétaud où les régents du
moment font tout et son contraire, en violant allégrement
lois et règlements. Dans ces instances financées
par l'argent du contribuable - qui, en dépit des promesses,
est de plus en plus taxé, même sur les intérêts
que rapportent ses économies placées en banque -
, les agents et les protégés font ce qu'ils veulent.
Ils considèrent que l'État et ses institutions leur
appartiennent, donc qu'ils doivent en abuser.
C'est ainsi que depuis 2005, on a assisté à l'envahissement
des instances de l'État par des gens dont la seule qualité
était d'être agents et de porter ostensiblement la
couleur à la mode sous les travaillistes: le rouge. C'est
dans la galerie publique du Parlement que l'envahissement est
le plus visible. Cet espace où on ne peut entrer que sur
invitation du Speaker ou d'un membre du Parlement, a été
rapidement transformé en galerie où ceux qui ont
enn bout à réclamer au chef du gouvernement
essayent de se faire voir de lui. Des hommes et des femmes qui,
aujourd'hui, gèrent des institutions ou des ambassades
ont passé de nombreux mardis à essayer de se faire
remarquer pour recevoir la récompense due pour services
politiques rendus. Cette cour en quête de faveurs a non
seulement réquisitionné la galerie publique, mais
bien souvent s'est retrouvée dans les places réservées
aux fonctionnaires venant prêter main forte à leurs
ministres questionnés au Parlement.
Mais la cour ne s'est pas contentée de prendre d'assaut
l'hémicycle. Face à des responsables de l'ordre
obligés de fermer les yeux sur les invités du gouvernement,
ils ont envahi l'ensemble du Parlement. On les voit dans les couloirs,
dans les escaliers, et même dans la salle à manger.
Il paraît que la restauratrice qui a obtenu le contrat du
catering du Parlement est obligée chaque semaine
d'augmenter les couverts, les chaises et même les tables.
L'augmentation des invités atteint de telles proportions
qu'il est courant que les honorables arrivant en retard dans la
salle à manger du Parlement n'aient pas grand-chose à
se mettre sous la dent.
Depuis vendredi, on sait que certains des invités du gouvernement
ne se contentent pas de jouer aux pique-assiettes; ils agressent
carrément les ministres. C'est en présence du Speaker,
d'au moins un vice-Premier ministre, de ministres et de députés
que le ministre Anil Baichoo s'est fait agresser, verbalement
d'abord, ensuite à coup de téléphone portable,
avant de subir des menaces de mort par deux invités-agents
du gouvernement.
Cette scène que l'on aurait pu croire extraite d'un feuilleton
télévisé consacré à un règlement
de comptes entre membres d'un même gang, s'est passée
vendredi dans la salle à manger du Parlement. Il a fallu
que le député Mohamed et le ministre Boolell s'interposent
entre le ministre insulté et ses agresseurs pour forcer
les agents invités mécontents à sortir de
la salle à manger. Ils ont quitté librement le Parlement
en passant devant le poste de police.
Il y a quelques jours, un automobiliste a été traduit
en cour et accusé de tentative d'assassinat sur un motard,
qui le prenait en contravention pour avoir dépassé
un cortège ministériel. Selon la police, il aurait
déclaré aux motards: "Mo pou touy zot".
La presse de ce matin rapporte qu'un des deux agents invités
agresseurs du ministre Anil Baichoo lui a déclaré:
"Si to kit Navin mo touy twa".
La question est de savoir si les agresseurs du ministre Baichoo
subiront le même traitement et devront répondre à
la même accusation que la police a logée contre l'automobiliste,
comme cela devrait se passer normalement dans un État de
droit ? L'application d'un traitement de deux poids et de deux
mesures dans ces affaires - au nom de la politique du put
our people first ? - obligera à conclure que nous vivons
en fait dans un État travailliste.
Interrogations
What's in a name ?
Il est sans doute plus que temps de revoir notre vocabulaire,
quand il ne sert plus qu'à tenter de nous cacher certaines
réalités. Cessons donc de parler du problème
des "marchands ambulants". Comme nous l'a à nouveau
prouvé cette semaine l'expulsion de dizaines d'entre eux
des trottoirs jouxtant la haute commission indienne, à
la demande de cette dernière, nous n'avons plus un problème
de marchands "ambulants". Nous avons un problème
de marchands tout court. Et nous avons un problème de marché.
Tant en termes commercial que de travail.
Depuis un bon bout de temps déjà, les abords du
LIC Building se sont transformés en véritable souk,
où des marchands sont installés de façon
permanente. Comme en d'autres lieux dans la capitale et dans d'autres
villes. Autrefois "saisonnière", s'organisant
autour de la période des fêtes de fin d'année,
la présence de ces marchands de rue est devenue, au cours
de ces deux dernières années, un phénomène
permanent. Et un coup d'il sur les produits proposés,
leur diversité et leur provenance permet aisément
de se rendre compte qu'il s'agit là d'une véritable
économie parallèle. Avec des réseaux d'importation
bien organisés et structurés. Et avec un marché
grandissant.
"Faire le trottoir", pour détourner une expression
commune, est en effet devenu une activité courante pour
des consommateurs mauriciens qui, jusque-là, se tournaient
vers les magasins pour leurs achats. Et comment s'en étonner.
Chez "La Chaussée.com", comme le disent certains,
on trouve aujourd'hui, pour se vêtir notamment, des occasions
que l'on ne trouve pas en magasins (stocks dégriffés
de grandes marques venant d'usines locales), ou des vêtements
importés d'Asie du sud-est vendus deux à trois fois
moins cher que dans certains magasins.
C'est indéniable : les marchands de trottoir posent problème
par rapport aux magasins contraints de payer des patentes à
des prix de plus en plus élevés. C'est vrai, ils
posent aussi problème de par l'anarchie et l'inesthétisme
qu'ils génèrent dans nos villes. Mais on ne peut,
parallèlement, occulter deux faits : d'une part qu'ils
répondent à la demande d'un marché appauvri,
malgré ce que veulent faire croire nos velléités
de luxe ; d'autre part que leur prolifération témoigne,
pour un nombre grandissant de personnes, d'une façon de
tenter de s'en sortir, de gagner de l'argent et faire vivre sa
famille.
Posons le problème autrement : que se passera-t-il si,
demain, les autorités décidaient d'un crack down
qui interdirait toute activité aux marchands de rue, saisissant
leurs marchandises et en arrêtant un certain nombre pour
l'exemple ? Aurions-nous pour autant résolu le problème
des marchands ambulants ? Qu'adviendrait-il de ces centaines,
voire milliers de personnes qui semblent aujourd'hui n'avoir que
cette activité pour s'assurer un revenu ? Trouveraient-ils
dare-dare un emploi dans les secteurs établis et officiels
de notre économie ?
La réponse nous amène à nous rendre compte
à quel point, au-delà du seul et coupable clientélisme
politique, nous nous retrouvons confrontés à l'expression
de notre manque de vision.
La production alimentaire est aujourd'hui devenue un enjeu mondial.
De plus en plus d'inquiétudes sont ainsi énoncées
par diverses autorités par rapport à la capacité
du monde à nourrir ses habitants. Trois facteurs entrent
ici en jeu : d'une part, l'accroissement constant de la population
mondiale. D'autre part, les changements et mutations climatiques
grandissantes auxquelles est soumise la planète et ses
répercussions sur les cultures et récoltes. À
cela, il faut aussi ajouter l'impact de la demande pour des biofuels.
Ces combustibles dits " propres ", fabriqués
à partir de divers produits naturels comme la canne à
sucre (éthanol), mais aussi des céréales
comme le maïs.
Ce sont en effet tous ces facteurs qui provoquent et expliquent
les pénuries, mondiales, et qui nous affectent immanquablement
ici aussi, au niveau de la production de céréales,
de grains secs, de lait. Et qui alimentent une inflation du prix
des denrées alimentaires qui devient insoutenable pas seulement
pour ceux déjà identifiés comme pauvres,
mais aussi pour un nombre croissant de personnes jusque-là
considérées comme n'appartenant pas à cette
catégorie.
De fait, les experts de ce secteur estiment que les prix de l'alimentation
sont engagés dans une spirale inflationniste non ponctuelle
et limitée mais au contraire significative et durable.
Engagés dans cette avenue, nous allons continuer à
fabriquer des pauvres à une cadence et dans une proportion
effrayantes, insoutenables.
Le retour à l'agriculture, à la production laitière,
à la culture de denrées alimentaires de base, est
aujourd'hui un enjeu de survie. Ne sommes-nous pas capables de
prendre cela en compte à l'heure de décider de la
façon dont nous allons utiliser nos ressources limitées
en terres ? À l'heure de la centralisation de l'industrie
sucrière, au lieu de nous focaliser à outrance sur
des projets IRS qui se révéleront improductifs une
fois passés les premiers investissements de construction
et de vente de villas de luxe, ne devrions-nous pas considérer
ce que nous aurions à gagner à dégager des
portions de terres à être cultivées par ceux
qui pourraient, ainsi, devenir des producteurs et marchands fixes
? Rattachés à la richesse de la terre plutôt
qu'au bitume aléatoire et ingrat de nos rues ?
Carnet
Une nouvelle chance
S'il est 16h et que vous êtes en train de lire ces lignes,
l'Association mauricienne de Volley-Ball (AMVB) dispose désormais
d'une nouvelle équipe dirigeante. Au moins, cela, on peut
l'affirmer avec certitude puisque l'assemblée générale
élective tant attendue et qui a été l'objet
d'innombrables calculs politiques se tient effectivement aujourd'hui,
dimanche 26 août à 14h au gymnase de boxe à
Vacoas. Par contre, ce que nous ne pouvons pas affirmer avec certitude,
c'est si la nouvelle équipe qui sera installée à
la tête de l'AMVB est celle du changement ou celui de la
continuité avec Kaysee Teeroovengadum et sa clique. Dont
fait partie, cette fois de façon officielle, son frère,
Naz Teeroovengadum.
Tout compte fait, l'enjeu de cette assemblée générale
élective est tout simplement le choix entre une équipe
qui veut porter le volley-ball mauricien au plus haut nouveau
et l'autre qui a démontré depuis 2004 son incompétence,
voire son amateurisme dans la gestion de cette discipline. S'il
fallait commencer par le commencement pour démontrer que
l'équipe qui a géré le volley-ball mauricien
depuis le " coup d'état " orchestré
contre Mario Legrand aux lendemains des Jeux des Îles 2003,
avait des intérêts autres que la promotion de ce
sport, nos colonnes ne suffiraient pas. De ce fait, arrêtons-nous
à l'essentiel et sur les raisons pour lesquelles, Week-End
plaide pour un changement de fond en comble au sein de la direction
de l'AMVB, qui a vu depuis 2004, une politique de passe droit,
de petits copains et une gestion financière opaque.
Une politique qui n'a pas été sans conséquences,
puisque la nation mauricienne tout entière a été
témoin en direct de l'humiliation essuyée par les
deux sélections nationales aux Jeux des îles de Madagascar.
Pour la première fois depuis la création des JIOI,
nos équipes de volley-ball sont revenues sans une médaille
au cou. Ce qui démontre dans une très large mesure
que la chute du volley-ball mauricien était programmée
et souhaitée par l'ancienne équipe dirigeante de
l'AMVB. Il faut être complètement inconscient pour
ne pas se rendre compte que les larmes d'Anja Ah Yu, Rojelle Chameau,
Maïta Bassy, Katherine Echazar, Christina Larose, Sharmila
Mungur-Emrith, Martine Bistoquet, Janick Louis entre autres mais
aussi celles de l'entraîneur Lindsay Wilson - qui est issu
du club dont Kaysee Teeroovengadum sera candidat à l'assemblée
élective - traduisaient en fait une détresse profonde
et étaient un SOS lancé en direction bon sens des
équipes qui doivent aujourd'hui choisir le comité
qui va diriger le volley-ball mauricien pour les quatre prochaines
années. Les larmes des Mauriciennes au Palais des Sports
de Mahamasina ne peuvent pas avoir coulé pour rien. Justice
doit être rendue à ces volleyeurs et volleyeuses
qui ont lutté avec leurs tripes et leur cur pour
faire honneur au quadricolore.
Rien que pour les résultats désastreux enregistrés
à Madagascar, l'équipe de Kaysee Teeroovengadum
mérite un carton rouge. Elle le mérite également
pour n'avoir pas su donner les moyens aux deux sélections
d'évoluer dans des conditions optimales avant de prendre
l'avion pour Tana. Pourquoi l'ancienne équipe de l'AMVB
a-t-elle délibérément choisi de ne pas organiser
de championnats qui auraient permis aux joueurs d'avoir des compétitions
dans les jambes avant les Jeux ? Rien, absolument rien ne les
empêchait d'organiser ne serait-ce un championnat.
NON, M. Teeroovengadum et sa bande ont préféré
consacrer leur temps à leur campagne électorale,
à faire des promesses en l'air aux dirigeants des équipes,
à mettre sens dessus dessous l'USBBRH - jadis le fleuron
de la régionalisation du sport à Maurice - à
fermer le centre de formation, à faire venir à Maurice
son ami de la CAVB, Tubby Reddy pour cautionner toutes ses "
fautes ", à renverser les décisions de
la commission technique sur le choix des entraîneurs nationaux
et à faire ses frères profiter de sa situation de
président pour faire la pluie et le beau temps à
Vacoas. Et ce n'est certainement pas la secrétaire, Chantal
Vieillesse, qui nous dira le contraire et encore moins le secrétaire
administratif, Roland David qui appelé en messie, a été
par la suite mis sur l'autel du sacrifice et traitée comme
la plaie du volley-ball mauricien.
Le vers est encore dans le fruit et il est temps d'appliquer les
remèdes nécessaires pour l'en retirer. Il n'y a
pas 36 solutions. Il faut utiliser la démocratie pour guérir
ce mal profond qui touche le volley-ball local. L'occasion de
cet après-midi est unique et si elle n'est pas utilisée
à bon escient, il risque bien de ne pas en avoir d'autres.
Donnons donc au volley-ball mauricien une nouvelle chance. Celle
dont elle a besoin
|
o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 26 août 2007
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