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m a g a z i n e
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WEEK-END --- dimanche 26 août 2007
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Ce soir à 18h au Centre Swami Vivekananda, Pailles
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Moments de grâce avec le Dr L. Subramaniam et Kavita Krishnamurthy
Le 31 août à Pailles et le 2 septembre à Flacq
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Debojit Saha et Vinit Singh en concert
Le week-end prochain au Conservatoire
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Steeve Deville: Osons avec lui !
Finale de la Ramayana Chanting Competition
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Le Navyuvak Ramayan Mandali et le Vishwanath Mandir Mahila Sabha couronnés
Livres sur la musique
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Mémoires musicales
Singing with Saivite Saints
Campagne Dodo 2007
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Des ossements d'animaux datant de 4 000 ans retrouvés
Fêtes de la Cités 2007
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Port-Louis se met à l'heure du patrimoine
Page d'Histoire
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La motion de SSR demandant l'Indépendance pour l'île Maurice (22 mars 1967)
Souvenirs
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Princesse Indira Devi: "Mes rencontres avec Malcolm de Chazal"
Religion
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Trente ans de la Journée Mondiale de Prière des Femmes à Maurice
Le 30 août à Port-Louis
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Questionnement sur la culture pour la reprise du Café-Philo
Santé
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Épilation: Faire peau neuve…
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Benetton à tout prix
Cinéma
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Steppin'
Litéracie kreol
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Gid Profeser Literesi, nouvelle publication de LPT
Recette
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Monique Petit: Un zeste du passé
Informatique
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Le jeudi et vendredi noirs de Skype
Brèves
Ce soir à 18h au Centre Swami Vivekananda, Pailles
Moments de grâce avec le Dr L. Subramaniam et Kavita
Krishnamurthy
Kavita Krishnamurthy, célèbre chanteuse de Bollywood
et son époux, le Dr L. Subramaniam, violoniste de réputation
internationale, donneront un unique concert ce soir à 18h
au centre Swami Vivekananda, Pailles. Organisé à
l'initiative de l'agence Immedia et de la Parashakti Peetham Cultural
Academy de Chebel, ce concert sera d'une durée de trois
heures. Il verra également la participation des trois enfants
du couple, Bindu Seetaa (chanteuse), Ambi (violoniste) et Narayana
Raju Subramaniam (médecin et virtuose).
Ces voix poignantes et cristallines seront accompagnées
par les instrumentistes aux sonorités veloutées,
dont Sanjay Wandrekar (claviers), Sanjay Marathe (claviers), Dominic
Fernandes (guitare basse), Akram Khan (tabla), Raju Kulkarni (octopad),
Vasudev Mhatre (dholok), Giridhar Udupa (ghatam) et Ghantasala
Satya Sai (mooding). Selon Rama Poonoosamy, directeur d'Immedia,
le registre de ces musiciens est varié varié: classique,
semi-classique, oriental, global fusion. Il invite les
Mauriciens à profiter de cette expérience musicale
unique en compagnie de deux grosses pointures de la musique indienne.
Kavita Krishnamurthy et les enfants du violoniste virtuose sont
arrivés à Maurice vendredi matin. Le Dr L. Subramaniam
a foulé le sol mauricien hier après-midi, venant
de Kuala Lumpur, Malaisie. Il profitera de son séjour à
Maurice pour discuter des modalités visant à créer
une académie de musique en collaboration avec la Parashakti
Peetham Cultural Academy.
Avec le Dr L. Subramaniam, c'est un voyage dans un univers musical
plein d'évocations qui nous est promis. Des instants magiques
avec des variations époustouflantes d'une rare intensité.
Le violoniste a déjà dirigé des orchestres
philharmoniques américains, européens et indiens.
Il compte à son actif plus de 150 albums et a posé
sa marque de fabrique à Singapour, Paris, Los Angeles et
New Delhi. Il a eu l'occasion de travailler avec un autre virtuose,
Lord Yehudi Menuhin et des célébrités comme
Stéphane Grappelli, Jean-Pierre Rampal, Steven Seagal,
Ruggiero Ricci, entre autres. Il a été associé
à la musique de films célèbres comme Salaam
Bombay et Mississippi Masala de Mira Nair, Little
Buddha de Bernardo Bertulocci et Cotton Mary d'Ismaël
Merchant.
Kavita Krishnamurthy chante avec ses tripes. Elle est l'une des
rares personnalités du monde musical à jeter des
ponts entre les chanteurs d'hier comme Mana Dey et Kishore Kumar
et les célébrités d'aujourd'hui comme Sonu
Nigam et Shaan. En 1971, alors qu'elle est encore enfant, elle
enregistre pour la première fois avec la légendaire
Lata Mangeshkar.
Elle effectue ses débuts à Bollywood avec le morceau
Maang Bharo Sajno. Mais ce n'est qu'en 1985 qu'elle connaît
le succès avec la chanson Tumse Mikkar Na Jaane Kyon
du film Pyar Jhukta Nahin. Sa voix mélodieuse a
assuré le succès de films comme Sandagar,
Hum, Khalnayak, Heer Ranjha, Khudah Gawah
et Roop Ki Rani Choron Raja. Elle connaît la consécration
avec Hawa Hawai du film Mr India. Kavita est aussi
récipiendiaire des Filmfare Awards avec Pyar
Hua Chupke Se (1942 - A love story), Mera Piya Ghar
Aya (Yaarana) et Aaj Main Upar (Khamoshi).
En 2002, elle inscrit encore son nom aux Filmfare Awards
avec le morceau Dola Re Dola (Devdas).
Les billets pour ce concert qui s'annonce grandiose sont en vente
à Rs 800 (sièges réservés) et Rs 500
et Rs 300 (sièges non réservés) à
l'agence Immedia, Port-Louis et dans les magasins Mikado. Ils
sont également disponibles à partir de 16h aujourd'hui
au centre Swami Vivekananda à Pailles.
Le 31 août à Pailles et le 2 septembre à
Flacq
Debojit Saha et Vinit Singh en concert
Debojit Saha et Vinit Singh, respectivement gagnant et runner-up
de l'émission Sa Re Ga Ma Pa Challenge 2005, sont
attendus à Maurice la semaine prochaine, dans le cadre
d'une tournée organisée par la compagnie Bollywood
Events. Ces deux étoiles montantes de la chanson indienne
se produiront le vendredi 31 août à 19h30 au Swami
Vivekananda Centre de Pailles et le dimanche 2 septembre à
15h au stade Auguste Vollaire, Flacq. Debojit Saha et Vinit Singh
seront accompagnés de Neha Kakkar, finaliste du concours
Indian Idol et de l'humoriste Sikander Sheikh.
Après leur triomphe à Sa Re Ga Ma Pa Challenge
2005, les deux jeunes loups ont vu leurs carrières
s'épanouir sous les meilleurs auspices. Sous la houlette
du compositeur No 1 de l'Inde, l'incontournable Himesh Reshammiya,
Vinit a fait vibrer le public lors de la tournée mondiale
de son mentor, l'année dernière. Le Aap Ka Surroor
Show a été un succès grâce à
ce duo de choc à Pailles, en 2006. Vinit Singh avait promis
de revenir cette année. Sa prestation sur scène
est très attendue car il a l'habitude de mettre le feu
avec des tubes endiablés. Debojit tentera, lui, de justifier
la confiance placée en lui par des milliers de mélomanes
à travers l'Inde.
Pour le deuxième concert prévu à Flacq, les
organisateurs visent un public jeune. Les premiers 5 000 jeunes
qui feront leur entrée au stade recevront un t-Shirt dédicacé
par Debojit et Vinit. Neha, considérée comme la
Shakira indienne, pourrait interpréter certains morceaux
qui figurent en bonne place dans les hit-parades européens.
Ceux qui veulent rire un bon coup avant le début des examens
de fin de cycle secondaire ne manqueront pas d'applaudir Sikander
dans ses imitations d'acteurs célèbres comme Amitabh
Bachchan.
Les billets pour le concert du 31 août sont en vente à
Rs 800 (fauteuil) et à Rs 500 (gradins). Pour le concert
du 2 septembre, les billets sont en vente à Rs 300. Vous
pouvez réserver vos billets en appelant le 292-2872 ou
vous rendre dans les locaux de Bollywood Events, à Astor
Court Building, Port-Louis. Les billets sont également
en vente dans les magasins Mikado et les supermarchés Winners.
Le week-end prochain au Conservatoire
Steeve Deville: Osons avec lui !
Si on a pu le voir aux côtés de grands noms de la
musique locale comme Triton, Kaya ou Menwar, le guitariste Steeve
Deville n'en a pas moins nourri, au cours de toutes ces années,
une originalité musicale qui s'est cristallisée
à travers l'album Ozé, sorti il y a quelques
semaines. Loin des sentiers rebattus, il y tente le défi
d'une expression où la langue créole explose les
habitudes du séga pour flirter avec le jazz et autres rythmes
du monde. Une séduisante nouvelle voie que Steeve Deville
nous invite à partager en live le week-end prochain
au Conservatoire François Mitterrand. Puisque pour ce génial
guitariste, c'est sur scène et nulle part ailleurs que
se libère la fascinante énergie de la musique !
"Pour moi, la musique c'est la scène, la scène
et la scène. L'album, c'est ce qu'on ramène chez
soi pour donner à ceux qui n'étaient pas là
une petite idée de ce qu'ils ont manqué !"
Dixit Steeve Deville, au lendemain de la sortie de son
tout premier album, Ozé, et à la veille des
deux concerts live qu'il propose au public local les vendredi
31 août et samedi 1er septembre prochain. C'est dire à
quel point ils sont importants pour lui, ces deux rendez-vous
qu'il a entièrement produits, malgré des moyens
très modestes, mais riche d'une phénoménale
envie de partage.
Car la musique, cela a toujours été ça pour
Steeve Deville: l'envie de partager avec d'autres, musiciens et
non-musiciens, cette formidable passion qui l'habite depuis l'enfance.
Musique découverte aux coins des rues de la Cité
Père Laval, à Quatre-Bornes, où il a grandi
et vit toujours. Lieu de sa rencontre avec son pote de toujours,
Eric Triton, et avec bien d'autres jeunes pour qui la moindre
boîte de beurre vide servait à faire résonner
des rythmes indissociables du quotidien.
Pour Steeve Deville, l'instrument de la fascination sera la guitare
ramenée à la maison par ses grands frères.
Guitare que ce jeune autodidacte ne tardera pas à allumer
de rythmes reggae, jazz, funky, soul, épatant la famille
et la galerie qui a vite fait de le surnommer Little Stevie, en
grand fan de Wonder qu'il est toujours. Et dont il semble partager
cette sorte de jubilation musicale si particulière au contact
de son instrument.
Il est, de fait, fascinant de voir Steeve Deville poser ses mains
sur sa guitare. De l'écouter la rendre bavarde, vive, insolente,
se riant des rythmes et des scansions habituelles pour recréer
sa propre voix. Une voix musicale qu'il mettra longtemps au service
des autres, notamment en signant les arrangements du marquant
Zistwar Revoltan de Kaya, en étant la cheville ouvrière
du projet Tandela, singulier album de world mauricienne,
ou aux côtés de Menwar pour pousser plus loin l'expérience
sagaï. Mais une voix qui demandait aussi de pouvoir s'exprimer
pleinement pour elle-même, en allant jusqu'au bout de son
exigence, de sa créativité et de son originalité
propres.
Ce sera donc finalement chose faite avec l'album Ozé.
Où Steeve Deville ose dans tous les sens. Sur le plan rythmique,
des accords, de l'écriture, des churs. Le fruit de
cinq ans de travail. Des chansons mûries, rodées
dans les pubs et les bars. Au final, dix titres où Steeve
Deville se confronte au défi de faire chanter et bouger
le créole autrement, pour faire entendre ses aspirations
d'amitié, de solidarité, de fraternité, son
refus de l'hypocrisie, de la facilité, de la drogue, ses
convictions sur la condition d'artiste et de musicien.
Avec Jalill Auckbaraullee à la batterie, Mayeven Murden
au mridangam, James Brasse aux percussions et Didier Baniaux à
la basse, Steeve Deville nous invite à le rejoindre le
week-end prochain pour oser, avec lui, sortir des sentiers rebattus.
Une offre qui ne se boude pas. Rendez-vous à honorer donc
les vendredi 31 août et samedi 1er septembre à 20h
au Conservatoire de Musique François Mitterrand à
Quatre-Bornes.
Les billets sont en vente à Rs 200 à travers le
Rézo Otayo et à la porte.
Finale de la Ramayana Chanting Competition
Le Navyuvak Ramayan Mandali et le Vishwanath Mandir Mahila
Sabha couronnés
La finale de la Ramayana Chanting Competition organisée
par la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation a eu lieu le
lundi 20 août au Centre Culturel Indira Gandhi, Phnix.
C'est le Navyuvak Ramayan Mandali de Rivière du Rempart
qui a remporté le premier prix (section traditionnelle),
doté d'un cash prize de Rs 20 000 et des copies
du Ramcharitmanas. Le second prix (Rs 10 000) a été
décerné à l'équipe de Notre Dame Kalimata
Mandir.
Dans la catégorie moderne, le premier prix de Rs 20 000
a été octroyé au Vishwanath Mandir Mahila
Sabha de Vacoas. Le Nageshwarnath Mandir de Bois Jacot, Amaury,
arrivé second, a remporté un cash prize de
Rs 10 000 et d'autres trophées. Le troisième prix
(Rs 5 000) a été remis à l'équipe
de Poudre D'Or Sarvajanik Shivalaye.
Somduth Dulthummun, le président de la MSDTF, nous a indiqué
que les préliminaires avaient été organisés
depuis le 22 juin dans sept localités du pays: Flic en
Flac, Montagne Longue, Rivière du Rempart, Montagne Blanche,
Curepipe, Camp Diable et Quatre Cocos. Cent groupes se sont fait
inscrire dans la catégorie moderne et vingt-cinq dans la
catégorie traditionnelle. Les demi-finales ont eu lieu
les 7 et le 8 août au siège de la MSDTF, à
Port-Louis. Six groupes ont été choisis dans la
catégorie moderne et deux groupes dans la catégorie
traditionnelle.
Les participants ont eu une formation sur la musique et le rythme
dispensée par des formateurs de la MSDTF avant les préliminaires.
Les équipes sélectionnées ont également
poursuivi leur formation jusqu'à la finale. M. Dulthummun
nous a précisé que cette compétition est
importante pour ceux qui veulent lire et comprendre le Ramayana.
Selon lui, le Ramayana est un trésor pour propager
les valeurs familiales et morales et pour la bonne gouvernance.
L'équipe championne de l'année prochaine aura l'occasion
de séjourner en Inde ou en Afrique du Sud, si les négociations
aboutissent, nous a précisé M. Dulthummun.
Livres sur la musique
Mémoires musicales
Il y a quelques années encore, les ouvrages consacrés
à la musique indienne (traditionnelle ou populaire) étaient
rares à Maurice. C'est à peine si ce domaine intéressait
les chercheurs en musique, les enseignants et autres passionnés
du genre. Aujourd'hui, le thème suscite de nombreux travaux,
les plus récents étant ceux du Dr Gautami Bhagat
Ramyad (Global impact of Indian music) et d'Adi Sankara
Perumal (Singing with Saivite Saints). Deux ouvrages en
anglais qui font l'actualité du livre "musical"
par la somme d'informations compilées et la démarche
dynamique des auteurs.
La présentation de Gautami Bhagat Ramyad n'exige pas de
grands éclaircissements: elle est une joueuse de sitar
renommée, née à Montagne Longue. Elle est
aussi issue de la famille du célèbre poète
de langue hindi B.M. Bhagat, qui a contribué à la
promotion de la langue hindi à Maurice. Il fut aussi chanteur.
"Mon père voulait que je chante ses poèmes
et ma mère voulait que je joue au sitar", nous
avoue Mme Ramyad pour expliquer l'origine de sa passion de la
musique.
Elle explore dans Global impact of Indian music (with
special reference to Mauritius; Sanjay Prakashan Publisher,
India) le domaine de la musique hindoustanie du nord de l'Inde
(instrumentale et vocale) et la danse khatak. Son livre sur les
origines de la musique indienne dans le continent et son évolution
comprend une partie importante sur les différentes formes
de musique indienne développées à Maurice
(musique dévotionnelle, folklorique, populaire) depuis
l'arrivée des premiers immigrants indiens jusqu'en 1980.
L'auteur part d'un vide: "I found that there were records
of printed materials on other cultural aspects of Mauritius but
very little on Indian music. Only few scattered written information
was available. I could find a few books of Dr. I. Nundlall and
some articles in newspapers. I interviewed Mr. & Mrs. Nandkishore
and some other musicians who were eager to talk about their experience
concerning Indian Classical Music in Mauritius", écrit-elle
dans son avant-propos. Son livre est en fait le prolongement d'une
thèse intitulée "The Development of Hindustani
Classical Music in Mauritius from 1960 onwards", soutenue
en 2004.
Certaines figures de la musique indienne à Maurice et quatre
grandes tendances s'imposent comme une évidence dans le
livre du Dr Ramyad. Après une introduction très
documentée sur la musique indienne, elle adopte une approche
sociologique et historique pour décrire la vie culturelle
et sociale des premiers Indiens à Maurice. On apprend qu'ils
sont arrivés de l'Inde avec leurs instruments de musique:
le dholak (tambour), manjira (cymbales). Des instruments
qu'on trouve encore dans la musique folklorique.
Les immigrants indiens accompagnaient les différentes étapes
de la vie (naissance, communion, mariage, mort) par la musique
de leur pays. Les sankaras concernaient leur vie quotidienne.
Les chants et danses folkloriques en bhojpuri rythmaient particulièrement
certaines activités saisonnières, comme le labourage,
la culture, la récolte. Mme Ramyad cite en exemple Jantsar,
Ropni, Katni. Les immigrants indiens avaient apporté
avec eux leurs livres sacrés et chantaient à la
gloire de Dieu. Elle traite aussi des musiques pratiquées
par les autres communautés indiennes: "Tamils,
Marathi, Gujrati, Telegu, Muslims."
L'évolution de la musique indienne à Maurice est
passée par les aspects spirituels, folkloriques et populaires
(musiques de films). La musique classique indienne a pris de l'ampleur
à Maurice depuis son enseignement par diverses institutions
et musiciens. Gautami Ramyad cite l'ouverture de l'École
de la Musique et de la Danse à Vandermeesh, le département
de musique indienne au MGI. Elle fait aussi la part belle aux
pionniers de cette musique: le Dr I. Nundlall, le couple Nandkishore
(School of Indian Music and Dance) et le Professeur Vishwanath.
V. Shrikhande, premier directeur du département de musique
et danses indiennes au MGI.
Le Dr Ramyad distingue 4 grandes tendances dans l'évolution
de la musique indienne à Maurice: spirituelle, classique,
folklorique, musique populaire. La musique traditionnelle se perpétue.
Les instruments qui suscitent le plus d'intérêt sont:
le tabla, le sitar, le violon, le mridangam (dans la musique
carnatique).
L'auteur souligne, par ailleurs, la contribution des associations,
organisations, ministères et des médias dans la
promotion de la musique classique indienne à Maurice.
À signaler des informations complémentaires précieuses
à la fin du livre comme l'interview du Dr B.M. Bhagat (Madhukar).
Autant d'éléments rassemblés par l'auteur
qui rendent compte de l'évolution brillante de la musique
indienne à Maurice.
Singing with Saivite Saints
Adi Sankara Perumal apporte sa contribution à la culture
tamoule et brasse les traditions musicales du sud de l'Inde dans
Singing with Saivite Saints (AS Production, Inde). Le lecteur
aura bien vite compris l'utilité pratique de l'ouvrage.
C'est la formule du livre musical qui est ici adoptée,
représentant un genre méconnu jusqu'ici à
Maurice.
Quel est le but poursuivi ? L'ouvrage de A. S Perumal, sérieusement
documenté, traite des traditions sivaïtes (Shiva,
être suprême). L'auteur avoue son attirance pour les
temples de Shiva à Chidambaram (Tamil Nadu) dans le sud
de l'Inde. En 2007, il entreprend des recherches sur ces temples
et les chants pieux au dieu Shiva, les Tirumurai, une collection
de chants interprétés par les saints depuis le 6e
siècle avant notre ère. L'auteur nous dit
qu'à Maurice, on chante ces chansons sans vraiment connaître
leur signification. À qui sont-elles dédiées
? Dans quels temples ont-elles été composées
et dédiées à qui ? Le lecteur trouvera des
éléments de réponse dans le livre de M. Perumal
qui consacre treize chapitres autour des saints descendus sur
terre selon la religion sivaïte.
Le titre du livre renvoie aux saints sivaïtes qui ont composé
des chants à la gloire de Shiva à la fin du 6e siècle.
L'auteur établit la liste des compositeurs ayant rendu
hommage à ce dieu jusqu'en 1964. Un CD (8 titres) complémentaire
à la lecture du livre illustre les différents chapitres
du livre musical.
Adi Sankara Perumal a jugé la nécessité de
réhabiliter 4 grandes figures de la musique carnatique,
dont la réputation s'est obscurcie: Gnanasambandar, Appar,
Sundrar, Manickkavasagar. Ils sont les compositeurs des 8 des
12 livrets de la collection de chants (Tirumurai). La reproduction
de textes de chansons et leur traduction sont des documents pour
la compréhension de l'évolution de la musique carnatique
à Maurice. A.S. Perumal évoque le Tillai Nataraja
Temple (le centre de l'univers dans la mythologie indienne) à
Chidambaram. Les 13 saints sivaïtes évoqués
dans les 13 chapitres du livre ont séjourné dans
ce temple, d'où leur inspiration.
Perumal, qui a donné récemment un récital
de chant à l'Institut Mahatma Gandhi est lui-même
un spécialiste de la musique carnatique (vocale). Ses efforts
pour décentraliser l'enseignement de la musique carnatique
à Maurice ont été salués à
juste titre: "This book in English would be an inspiring
and attractive introduction to the Saivite culture of the Tamizh
country. And when we realise that the author is a citizen of Mauritius,
our admiration goes up. Now we look forward to researchy writings
on music from this young post-graduate in music." (Dr.
N. Ramanathan, musicologue).
Campagne Dodo 2007
Des ossements d'animaux datant de 4 000 ans retrouvés
Mare aux Songes est un site toujours en fouilles. La poursuite
des recherches par les scientifiques hollandais et mauriciens
dans ce cimetière de fossile naturel - l'un des plus riches
au monde - a permis de retrouver un échantillon d'ossements
d'animaux. Ces fossiles dateraient de 4 000 ans. Un record ! Une
découverte qui vient enrichir la collection d'ossements
découverts jusqu'ici et améliorer les connaissances
géologiques, stratigraphiques et hydrologiques du site.
L'écrin sédimentaire de Mare aux Songes révèle
progressivement qu'il y a eu d'autres volatiles que le dodo dans
ce site recouvert de sédiments, accumulé avec le
temps. Il faut savoir que Mare aux Songes est un site d'enfouissement.
La poursuite des recherches cette année par l'équipe
du Dr Kenneth Rijsdijk devait affiner la séquence stratigraphique
du lieu. Ce qui était au départ une campagne de
travaux géologiques a tourné à la découverte
de dépôt d'ossements d'animaux.
Cette nouvelle fouille permettra d'éclairer l'histoire,
la signification et l'ancienneté de ces ossements. Les
scientifiques du Dodo Research Programme (DRP) ont isolé
au début de leurs travaux un carré d'environ 4m
x 4m. Une tranchée a été creusée autour.
Des feuilles de tôle et des pierres (pôle d'air) y
ont été insérées. L'idée était
d'avoir un carré sec, avec des sondes pour faires remonter
l'eau, afin de mener à bien les recherches. C'est en préparant
ce carré qu'un échantillon de 4 000 ossements environ
a été découvert. Les travaux d'excavation
n'ont pas continué. Ils se feront au cours de la prochaine
campagne.
Face à cette nouvelle découverte, une nouvelle interprétation
de l'environnement du dodo se dégage. La collection d'ossements
s'enrichit avec beaucoup d'études statistiques, selon le
Dr Anwar Janoo, scientifique mauricien. Il n'est pas exclu qu'il
y ait eu d'autres volatiles que le dodo à Mare aux Songes.
La partie micro-analytique de cette campagne 2007 fera la lumière
sur cela. Une scientifique hollandaise travaille sur les petits
vertébrés alors qu'une autre chercheuse s'occupe
de la partie botanique. Des découpes effectuées
dans des troncs d'arbres sur le site sont une autre manière
de dater les découvertes.
Le bilan de la campagne 2007 de recherches sur le dodo est définitivement
positif. Les fouilles ont été effectuées
avec l'autorisation et le soutien logistique de Mon Trésor
Mon Désert Ltée, avec le feu vert du National Heritage
Fund. Le Dodo Research Programme est une initiative internationale
dont l'objectif est d'analyser les couches fossiles à Mare
aux Songes. Il faut se pencher sur les raisons qui ont conduit
au dépôt des ossements dans le site. Les recherches
sont menées par une équipe de 50 scientifiques de
différentes organisations, dont le National Heritage Fund,
le Mauritius Museums Council, l'Université de Maurice,
l'Université d'Amsterdam et le Natural History Museum of
London, entre autres. Les fouilles sont co-sponrisées par
WWWF-Netherlands.
Les analyses faites par les chercheurs du DRP révèlent
que Mare aux Songes est l'un des plus riches et des plus récents
(moins de 5 000 ans) cimetières de fossile naturel au monde.
C'est aussi le seul qui existe jusqu'ici sur une île. La
poursuite des recherches vise à donner à Mare aux
Songes une renommée mondiale.
Fêtes de la Cités 2007
Port-Louis se met à l'heure du patrimoine
"Port-Louis d'hier, passerelle de demain". C'est le
thème qu'a choisi la mairie de Port-Louis pour l'édition
2007 des Fêtes de la Cité. Un programme qui a débuté
le vendredi 21 août dernier et qui se prolongera jusqu'au
2 septembre prochain, avec un volet culturel qui fait la part
belle à la redécouverte et revalorisation du patrimoine.
S'il comporte aussi des épreuves sportives, des dons de
cadeaux aux hospices, couvents, orphelinats et crèches
de la ville, l'ouverture d'un centre ophtalmologique à
Plaine Verte et une journée de dépistage du Sida
(le 31 août sur l'esplanade des droits humains), le calendrier
des Fêtes de la Cité 2007 fait la part belle à
des activités culturelles axées autour du patrimoine.
On peut ainsi y relever, ce dimanche 26 août, la projection
de "Films lépok lontan" au Cinéma Majestic,
et la tenue, à partir de 15h au Champ de Mars, d'une fête
pour les enfants qui proposera de redécouvrir cerfs-volants,
jeux d'antan et courses à bicyclette, aux côtés
de promenades sur des poneys ou autos tamponneuses.
Vestiges et vertiges
Demain, lundi 27 août, sera inaugurée à 11h,
une exposition de photos sur le thème "Vestiges et
vertiges" proposée avec l'aide de Jaffar Hossen Sobha,
connu pour ses photos du vieux Port-Louis. Dans l'après-midi,
une compétition réservée aux enseignants
leur proposera de porter une réflexion sur une photo du
patrimoine. Un concours de photos sur le thème "Patrimoine
et cases créoles" est aussi prévu le jeudi
30 août.
Le mardi 28 août débutera, à 10h, un concours
et expo-vente autour du "Carri lontan", alors que le
mercredi 29 sera consacré à un quiz inter-collèges
sur le patrimoine portlouisien.
Le vendredi 31 août débutera avec une "Fête
du Livre" et culminera avec le dévoilement de deux
plaques, l'une donnant le nom de Rémy Ollier au foyer du
Théâtre de Port-Louis, l'autre donnant le nom de
Léoville L'Homme à la bibliothèque municipale.
Cette journée prendra fin avec un programme "Raconte
ène zistoire-Sirandanes-Jeu de mots" au Café
du Vieux Conseil à partir de 19h. Samedi verra la tenue
d'une Chasse au Trésor dans la matinée et d'un spectacle
culturel sur l'esplanade des droits humains à partir de
19h.
Un programme dont on peut espérer qu'il servira à
conscientiser le plus grand nombre autour d'un patrimoine non
seulement portlouisien, mais aussi national, en nette décrépitude
Page d'Histoire
La motion de SSR demandant l'Indépendance pour l'île
Maurice (22 mars 1967)
À un moment où le journaliste historien Yvan Martial
a lancé l'excellente l'idée d'une plaque commémorative,
il nous a semblé également intéressant que,
pour bien connaître l'histoire de leur pays, les jeunes
devraient prendre connaissance de ce que fut le discours de Sir
Seewoosagur Ramgoolam - celui qui devint alors le 1er Premier
ministre du pays - ainsi que de l'ambiance qui prévalut
ce jour-là au sein de ce qui était encore l'Assemblée
législative.
C'est plus exactement à 23h45, que les membres de la majorité
parlementaire (Parti Travailliste, Independant Forward Block et
Comité d'Action Musulman) votent par acclamations la motion
de Sir Seewoosagur Ramgoolam demandant l'Indépendance de
l'île Maurice "dans le plus bref délai et
cela au sein du Commonwealth britannique".
Les débats, constate Le Mauricien, journal qui avait
combattu l'Indépendance, "ont été
très animés, mais Sir Seewoosagur Ramgoolam, en
tant que meneur, a fait preuve de modération dans son discours".
Le journal a trouvé "remarquables les interventions
des indépendantistes Satcam Boolell, Veerasamy Ringadoo
et Raymond Rault, lesquels ont porté les importantes délibérations
à un haut niveau". Fut jugé "non
moins brillant le discours de Gaëtan Duval, le leader de
l'opposition, qui ne s'est nullement prononcé contre le
vu de la majorité bien qu'il fît ressortir
que les résultats des élections générales
du 7 août, sur lesquels SSR se fondait pour présenter
sa motion n'étaient pas définitifs parce que des
pétitions avaient été logées pour
contester ces résultats dans certaines circonscriptions".
Toujours selon Le Mauricien, se démarquèrent
du lot, les interventions de jeunes parlementaires débutants
comme Guy Ollivry et Raymond Rivet (PMSD), Preedath Mewasing (Parti
de l'Indépendance) et Yousouf Mohamed. Par contre, le leader
de l'Independant Forward Block, Sookdeo Bissoondoyal, allié
à ce moment-là de SSR, mit le feu aux poudres en
affirmant avoir été l'objet d'une tentative de corruption
visant à l'inciter à voter contre la motion contre
promesse d'argent et du poste de Premier ministre si les neuf
voix de son parti se désolidarisaient de l'Indépendance.
C'est à 14h20 que Sir Seewwoosagur se lève pour
présenter sa motion. Celle-ci se lit comme suit :
"That this Assembly requests Her Majesty's Government
in the United Kingdom to take the necessary steps to give effect,
as soon as praticable this year, to the desire of the people of
Mauritius to accede to Independance within the Commonwealth of
Nations and to transmit to others Commonwealth Governments the
wish of Mauritius to be admitted to membership of the Commonwealth
on the attainment of Independance".
Sir Seewoosagur, dit que sa motion "n'est que l'expression
de la volonté du peuple manifestée sans équivoque
lors du scrutin du 7 août. Maurice va prendre sa place parmi
les nations libres du monde. C'est le cours inexorable de l'Histoire.
En cette occasion, les curs de tous les Mauriciens sont
remplis de joie car le pays sera enfin libre. Notre petite île
a donné au monde l'exemple de son courage et de sa détermination".
SSR rend hommage à ceux qui, à travers les années,
ont lutté pour l'émancipation du peuple, de Remy
Ollier à Edgar Laurent et Raoul Rivet et il évoque
la mémoire d'Anquetil, de Rozemont et de Seeneevassen.
"Nos curs, dit SSR, sont reconnaissants à
ces hommes qui ont lutté de toutes leurs forces. La bataille
a été dure, mais elle n'a pas été
vaine. Une époque prend fin ici, une autre s'ouvre à
nous ! Ce pays sera désormais notre patrie. Pour elle,
nous devrons donner le meilleur de nous-mêmes, car, que
nous le voulions ou pas, nous vivrons et mourrons ici."
"La liberté n'a fait de mal à personne"
(SSR dixit)
Sir Seewoosagur évoque la lutte entreprise par le peuple
britannique pour sa libération et par les peuples du Canada
et de l'Australie. Puis, il fait une incursion dans l'Histoire
de Maurice pour démontrer qu'en 1794, alors que le pays
était encore l'île de France, il s'était rebellé
contre le gouvernement central. SSR résume alors les évolutions
constitutionnelles que le pays a connues depuis Sir William Newton
à ce 22 août 1967. Il déplore que les forces
réactionnaires aient tout fait pour entraver le progrès.
Des gens qui sont dotés d'intelligence pourtant font preuve
d'obscurantisme. Même de nos jours quelques Mauriciens croient
encore à la supériorité d'une classe. Les
curs n'ont pas beaucoup changé depuis Sir Henry Leclézio.
Quelques-uns ont monopolisé l'économie et la politique
pendant 100 ans. Ils luttent encore pour préserver leurs
privilèges féodaux et défendre leurs "vested
interests". Pourquoi avoir peur de l'Indépendance.
La liberté n'a fait de mal à personne s'écrie
SSR en citant des États africains qui ont pris leurs places
parmi les nations libres du monde : le Kenya, la Tanzanie, la
République malgache où, dit-il, le niveau de vie
a augmenté.
Sir Seewoosagur dit croire que "l'Indépendance
donnera de solides garanties à la démocratie à
Maurice. Il ne nie pas les difficultés économiques,
mais affirme que la formule d'association avec la Grande-Bretagne
(prônée par le PMSD) ne nous aurait pas permis de
les résoudre". Territoire associé, Maurice
aurait subi toute récession économique qui se serait
produite en Grande- Bretagne. Des territoires plus petits que
l'île Maurice ont accédé à l'Indépendance.
Le Premier ministre demande à ceux-là qui se sont
opposés à l'Indépendance d'être réalistes
et de penser au vent de changement qui balaie le continent africain
depuis 20 ans et qui a libéré maints pays. Le vieux
monde a péri et aucune lamentation ne le fera revivre.
Sir Seewoosagur fait un appel pour qu'aucun Mauricien ne se comporte
comme un enfant. L'indépendance, affirme-t-il, ne peut
séparer l'île Maurice de la Grande-Bretagne. Au contraire,
nos liens avec notre ancienne métropole et avec les autres
pays libres du Commonwealth seront plus étroits. Nous travaillerons
avec l'Angleterre sur une base d'égalité dans une
atmosphère de respect mutuel et d'égalité.
Sa Majesté viendra à Maurice et le gouverneur général
aura des pouvoirs étendus qui sauvegarderont les droits
de tous. Nous resserrerons nos liens avec la France et un nouvel
horizon s'ouvrira à nous. Les Nations unies et d'autres
organismes internationaux pourront nous aider davantage.
SSR fit ressortir que notre petite nation divisée en groupes
ethniques émergera plus forte et plus unie. Notre pays
sera notre espoir. Ce sera la fin du colonialisme et de la discrimination
sous quelque forme que ce soit. Nous forgerons une conscience
nationale. Le Premier ministre cite Roger Pezzani (politicien
en vue des années 20 30) qui assure que "les erreurs
du passé ne seront pas commises de nouveau". Je fais
un appel à mes amis de l'Opposition Je leur demande de
ne pas céder à des sentiments émotifs et
de ne pas donner libre cours à leur imagination. Je leur
demande de se rendre que seul un État souverain peut résoudre
les problèmes auxquels nous avons à faire face.
La formule d'association ne nous accorderait aucun privilège
et n'assurait pas l'entrée automatique des Mauriciens en
Grande - Bretagne. Cette formule d'association ne facilitera pas
notre entrée dans le Marché commun européen.
Le pour et le contre de cette formule a été bien
pesé. Si le gouvernement l'a écartée, c'est
qu'elle ne peut pas servir les intérêts supérieurs
du pays.
Un nouveau chapitre de notre petite histoire est écrit,
dit SSR. Sachons donner un nouveau sens à l'Unité
dans une si riche diversité. Sir Seewoosagur dit espérer
que les membres de l'Opposition se montreront à la hauteur
de leur tâche, qu'ils feront preuve d'un tempérament
d'hommes d'État. Il les avertit, par contre, que le gouvernement
ira de l'avant avec l'Indépendance et ne cédera
à aucune pression et à aucune menace d'intimidation.
La motion de SSR fut secondée par le député
ministre et adjoint leader du Parti travailliste, Guy Forget.
Duval : "J'ai beaucoup apprécié l'attitude
de SSR"
Le discours de Sir Seewoosagur Ramgoolam démontra avait
les qualités d'un grand leader modéré, mais,
celui du Leader de l'Opposition, Gaëtan Duval, dont le parti
avait été le grand perdant des élections,
mais de justesse (44% au PMSD contre 54% au Parti de l'Indépendance)
fut tout aussi mémorable. Le leader du PMSD réitérera
ses doutes qu'un petit pays de 750 000 âmes comme Maurice
puisse survivre de ses propres moyens avec déjà
50 000 chômeurs, un déficit budgétaire qui
se dégrade d'année en année et un marché
du sucre déjà incertain. Mais, il promit que son
parti coopérera pleinement tant que la Constitution du
pays ne sera pas violée dans sa lettre et dans son esprit.
Les députés PMSD firent un walk-out après
le dîner parlementaire en protestation des accusations,
selon eux calomnieuses, de Sookdeo Bissoondoyal. Mais, dans une
lettre publique, dès le lendemain pour expliquer ce walk-out,
Gaëtan Duval écrivit ce qui suit :
"Je dois à la vérité de dire que
j'ai beaucoup apprécié l'attitude de Sir Seewoosagur
lui-même tout au long des débats". Avec
recul, on peut dire maintenant que cette appréciation de
Duval de la modestie de SSR, lequel savait qu'il allait hérité
d'un pays difficile - était déjà les prémises
d'une coalition "coûte que coûte"
qui allait s'ensuivre
Souvenirs
Princesse Indira Devi: "Mes rencontres avec Malcolm de
Chazal"
En 1968, à l'invitation d'amis, la princesse Indira Devi
d'une des familles princières d'Hyderabad effectua une
visite à l'île Maurice. Lors de son séjour,
elle fut présentée à Malcolm de Chazal qui
lui consacra plusieurs chroniques dans le quotidien Advance.
Trente-huit ans après, la princesse effectue actuellement
son troisième séjour à Maurice. Pour Week-End,
elle a bienveillamment accepté d'évoquer ses rencontres
avec le penseur mauricien.
Très impliquée dans la vie culturelle indienne,
la princesse Indira Devi avait parmi ses relations des indiennes
originaires du Gujerat qui avaient épousé des Mauriciens.
C'est par ces relations qu'elle avait entendu parler de Maurice.
Elle était également la présidente d'une
association culturelle et c'est à ce titre qu'elle fut
invitée, en 1968, à procéder à la
pose de la première pierre d'un bâtiment de Andra
Maha Sabha. Au cours de son séjour, la princesse est présentée
aux personnalités du pays en commençant par le Premier
ministre, Sir Seewoosagur Ramgoolam. "Au cours d'une de
nos conversations, sir Seewoosagur, qui était un homme
très cultivé et savait que je m'intéressais
à la littérature, a suggéré que je
fasse la connaissance de Malcolm de Chazal. Il a demandé
que des démarches soient faites dans ce sens. Le poète
mauricien était aussi connu pour son originalité
que pour ses uvres et quand on lui a dit que je souhaitais
faire sa connaissance, il a simplement demandé:
qui c'est ? sans répondre à la proposition. Sa
réponse ne venant pas, j'étais persuadé que
j'allais quitter Maurice sans rencontrer Malcolm de Chazal. Et
puis, un jour avant mon départ, je suis allée me
promener au Morne avec M. Kissoonsingh Hazareesingh et son épouse
et Vijay Joypaul. Quand nous sommes arrivés au Morne, on
nous a dit que M. de Chazal était au bout de la plage.
M. Hazareesingh m'a dit: Allons à sa rencontre. Et c'est
ainsi que j'ai rencontré pour la première fois Malcolm
de Chazal qui était en costume noir avec son légendaire
chapeau sur la plage du Morne. Ses premiers mots après
m'avoir été présentée ont été:
- Tout le monde me dit que je dois vous rencontrer. Je ne vois
pas pourquoi je devrais le faire. Pourquoi insistez-vous pour
faire ma connaissance ?
- Parce que si je quitte Maurice sans vous avoir rencontré
mon séjour serait incomplet. On m'a dit qu'on ne peut pas
connaître Maurice sans avoir rencontré Malcolm de
Chazal.
- Que voulez-vous savoir de moi ?
- Tout ce que vous voudrez bien me dire.
- Alors allons marcher.
Et nous sommes allés faire une promenade sur la plage
du Morne. Lui avec son costume et son chapeau noir, moi avec mon
sari et mes sandalettes qui s'enfonçaient dans le sable.
Il m'a posé des questions sur ce que je savais de lui,
sur son uvre et m'a promis de m'envoyer une copie de son
livre Sens Plastique. Il m'a ensuite emmené dans
une partie de l'hôtel où il peignait, m'a montré
quelques-uns de ses dessins et m'a demandé de lui dire
ce que j'en pensais. Je lui ai dit que j'étais incapable
de le faire et il m'a demandé de choisir une de ses peintures,
qui à mon avis se ressemblaient toutes. J'en ai choisi
une et il m'a demandé la raison de mon choix. Diplomatiquement,
je lui ai dit que cette peinture me rappellerait mon passage au
Morne et surtout ma rencontre avec Malcolm de Chazal. Il a semblé
très satisfait de ma réponse et m'a dit: "Ah,
je vois que vous comprenez ma peinture", et m'a offert plusieurs
autres peintures en me demandant à chaque fois de lui dire
ce que j'en pensais. Il a été satisfait de mes réponses
et je suis repartie avec, je crois, une demi-douzaine de peintures."
La princesse Indira Devi quitte Maurice le lendemain et quelques
jours plus tard, Malcolm de Chazal publie sa version de la rencontre
dans la chronique qu'il animait dans le quotidien Advance.
Il y fera allusion dans plusieurs autres chroniques au point où
la rencontre entre la princesse indienne et le penseur mauricien
devient un des sujets de conversation de l'île. La rencontre
sera suivie d'un échange de lettres entre le Morne et Hyderabad
et de l'envoi d'un exemplaire de Sens Plastique.
"Nous sommes allés faire une promenade sur la plage
du Morne. Lui avec son costume et son chapeau noir, moi avec mon
sari et mes sandalettes qui s'enfonçaient dans le sable"
La deuxième rencontre aura lieu en 1979. Cette année-là,
la princesse est invitée par le Premier ministre pour donner
une conférence à l'université de Maurice.
"Au cours de ce séjour officiel, j'ai habité
au château du Réduit et un soir je ne sais plus comment,
l'épouse du gouverneur général, Lady Williams,
a parlé de Malcolm de Chazal. À l'époque,
tout le monde était au courant de ma rencontre avec le
penseur qui en avait beaucoup parlé dans un journal. Comme
j'étais censée être la seule personne écoutée
de Malcolm de Chazal, Lady Williams m'a demandé de lui
rendre un service. Je devais demander à Malcolm s'il accepterait
de recevoir le Order of the British Empire. Je ne me sentais pas
capable de le faire, mais Lady Williams a tellement insisté
que j'ai accepté de transmettre la demande. Cela s'est
passé à Grand Baie dans un hôtel qui ne doit
plus exister aujourd'hui et où nous avions déjeuné.
J'ai transmis la demande au dessert. Malcolm a posé ses
couverts avec force et crié: "Moi OBE ? Moi m'agenouiller
aux pieds d'une femme même si c'est une reine ! Jamais,
je n'accepterai une telle proposition." J'ai passé
le week-end suivant au Morne et j'avais invité Lady Williams
à dîner en conviant également Malcolm sans
trop croire qu'il accepterait. Mais il est venu. Quand il est
arrivé, il a demandé que l'on éteigne les
lumières de la pièce où nous nous trouvions.
J'ai été prise de court mais ai accédé
à son désir et il s'est assis. Quelques instants
plus tard, lady Williams est arrivée et nous avons dîné
dans une semi-obscurité car il n'y avait que les lumières
du couloir qui étaient allumées. Malcolm a entretenu
une conversation avec Lady Williams qui parlait de musique. À
un moment donné, il a évoqué la proposition
de lui décerner le OBE qu'il a, une fois de plus refusé,
mis son chapeau et a quitté la pièce. Je crois que
ce fut la seule rencontre, dans l'obscurité, entre l'épouse
du gouverneur général et Malcolm." Pour
la princesse Indira Devi, Malcolm de Chazal "était
indéniablement un grand intellectuel qui avait beaucoup
lu. Il parlait beaucoup de lui, de son uvre, de sa peinture
et de sa vision du monde. Il avait un niveau de pensée
exceptionnel et des théories révolutionnaires, en
tout cas très en avance sur son temps, ce qui explique
qu'il n'était pas compris par la majeure partie de ses
contemporains. Il était, comme le sont les êtres
exceptionnels, passionnants et passionnés avec des contradictions.
Il disait ne pas avoir besoin de décorations tout en voulant
être reconnu pour ses pensées et ses écrits
et aimait la publicité." La princesse rencontrera
plusieurs fois le penseur lors de son deuxième séjour
à Maurice. "Chacune de nos rencontres s'est déroulée
de manière totalement imprévisible. Nous avons eu
de longues discussions, disons plutôt de longues déclarations
de lui avec souvent des questions inattendues qu'il me posait.
J'ai même aidé les journalistes de Paris Match
à réaliser une interview de lui. Bernard Violet,
un photographe français a réalisé une série
de photos d'une de nos rencontres au Morne. Malcolm avait accepté
de poser pour le photographe mais a demandé que ce soit
moi qui lui transmette les questions des journalistes pour l'interview
qui a été, je crois, publiée dans Paris
Match. Après ces deux premières visites, nous
avons échangé quelques lettres et j'ai suivi, de
loin, son parcours et sa renommée de plus en plus grandissante.
Je me rappelle avoir entendu parler de la possibilité qu'il
soit proposé pour le prix Nobel et j'ai pensé qu'il
avait dû apprécier la démarche. Pas pour le
prix, mais pour avoir été jugé digne d'être
considéré comme un candidat, ce qui était
une reconnaissance de son talent."
La troisième visite à Maurice de la princesse Indira
Devi est en quelque sorte un grand retour sur le passé.
"Je viens de perdre mon époux au mois de mai et
j'avais besoin de quitter Hyderabad pour me changer les idées.
J'ai choisi de revenir à Maurice, où j'ai d'excellents
amis, pour essayer de retrouver les traces d'une période
heureuse. Je souhaite aller me promener au Morne tout en redoutant
le changement que cette région a obligatoirement connu
au cours des trente-six dernières années."
L'actuelle visite à Maurice de la princesse Indira Devi
a également un autre objectif. "J'ai rencontré
le Premier ministre et lui ai promis de retourner à l'État
mauricien les peintures que Malcolm de Chazal m'avait offertes,
sauf une que je vais garder. J'ai entendu dire qu'une fondation
avait été créée pour honorer la mémoire
de Malcolm de Chazal. Je pense que ces tableaux y seront à
leur place et donneront l'occasion aux Mauriciens de les admirer."
Profil
La princesse Indira Devi est la fille aînée du Rajah
Dhanrajgir descendant d'une des familles princières d'Hyderabad.
Après un long séjour effectué à Bombay,
la famille revient s'installer à Hyderabad au Gyan Bagh
Palace, la demeure familiale. Tout en faisant ses études
secondaires, la princesse évolue à la cour royale
du septième Nizam d'Hyderabad, commence à faire
de la peinture puis découvre la poésie et publiera
plusieurs ouvrages. La princesse Indira Devi épousera Seshendra
Sharma, un célèbre poète et écrivain
télégou qui s'était également spécialisé
dans la traduction d'uvres de la littérature télégoue
en anglais. Le poète Seshendra Sharma est mort au mois
de mai de cette année.
Religion
Trente ans de la Journée Mondiale de Prière des
Femmes à Maurice
La Journée Mondiale de Prière (JMP) des Femmes a
été observée pour la première fois
à Maurice en 1977. On en est à la trentième
année de son observation dans l'île. L'événement
a été marqué d'une pierre blanche le vendredi
17 août lors d'un service d'action de grâces en l'église
presbytérienne de St-André à Rose-Hill. Jusqu'au
16 septembre, une exposition sur la JMP à Maurice et dans
le monde est ouverte aux visiteurs les dimanches, de 9h30 à
10h30, au Geneva Hall, église St-André, Rose-Hill.
Un grand nombre de fidèles, majoritairement des dames,
des églises adventiste, anglicane, catholique et presbytérienne,
a écouté avec attention le Père H. De St-Pern
(catholique), le Vénérable Archidiacre James Wong
(anglican), le Pasteur Agnel Barbe (adventiste) et le Pasteur
Rodney Curpanen (presbytérien) parler sur l'amour, la joie,
la paix et l'encouragement respectivement. Étaient aussi
présents Mgr Ian Ernest, Évêque de Maurice
et Archevêque de l'Océan Indien, le Pasteur Marc
Etive, directeur de la Société Biblique, et le Pasteur
France Cangy, Modérateur de l'Eglise presbytérienne.
Une initiative signée Mary James en 1887
La JMP est un mouvement animé par des femmes chrétiennes.
Ces dernières se réunissent chaque année
pour observer une journée commune pour prier et servir.
"Les femmes chrétiennes sont amenées à
se servir de leurs talents dans et pour la société.
À travers le mouvement, les femmes affirment que la prière
et l'action sont inséparables, que les deux ont une influence
importante dans la société." *
Le mouvement a été initié au dernier quart
du 19e siècle par Mary James, l'épouse d'un pasteur
presbytérien, qui était, à l'époque,
présidente du "Board of Home Missions" de l'Église
Presbytérienne aux États-Unis. En 1887, elle plaida
pour l'institution d'"une Journée Mondiale de Prière
dans le cadre d'une confession des péchés individuels
et nationaux avec offrandes qui montrent la pénitence."
(Idem) En 1890, deux membres de l'Église Baptiste,
Helen Montgomery et Lucy Peabody, réclamèrent, à
leur tour, une JMP pour les Missions de l'Église Outre-Mer,
avec accent sur "l'alphabétisation et la création
des centres éducatifs des femmes en Afrique, en Asie et
en Amérique Latine". (Idem) Au fil du temps,
"les deux journées devenaient une et le mouvement
s'étendait au Canada". (Idem)
La JMP s'étendait à l'Europe à l'issue de
la Conférence Mondiale Missionnaire à Jérusalem
en 1928. Dans les pays meurtris par les guerres mondiales, l'hydre
du racisme et les génocides, les animatrices et membres
de la JMP se trouvèrent face à de nombreux défis
à relever pour "le rétablissement des valeurs
morales
la mission du Christ dans un monde déchiré".
(Idem) La conjoncture apporta une touche cuménique
à la JMP et offrit aux femmes chrétiennes "l'occasion
à planifier, à organiser et à diriger des
cultes". (Idem)
La JMP introduite à Maurice via l'UMOFC en 1977
La JMP est marquée chaque année par une journée
annuelle de célébration fixée au premier
vendredi de mars. Chaque année, l'ordre du culte est préparé
par un groupe de femmes d'un pays membre. Le pays organisateur
est désigné par un comité international qui
se réunit tous les quatre ans dans un pays différent.
En 1970, la participation croissante des femmes de l'Église
catholique s'est traduite par la nomination de deux femmes de
l'"Union Mondiale des Organisations Féminines Catholique"
(UMOFC) au comité exécutif.
C'est en adhérant, à travers les Écoles Ménagères
dont la cheville ouvrière était la regrettée
France Boyer de la Giroday, à l'UMOFC que Maurice a été
informée de l'existence de la JMP. France Levantard, déléguée
des Écoles Ménagères aux assises de l'UMOFC,
a obtenu du siège de la JMP à New York le matériel
et la documentation requis pour l'organisation de la première
journée mondiale de prière à Maurice le 1er
vendredi de mars 1977, avec catholiques et anglicans se joignant
dans cet exercice. Dans les années 1980, une décentralisation
de JMP a amené à la création d'une vingtaine
de centres d'animation auxquels se sont joints aussi les presbytériens
et les adventistes.
La JMP à Maurice est chapeautée par un comité
national comprenant une trentaine de membres qui sont responsables
de la célébration annuelle de la JMP dans leurs
centres respectifs. Une réunion mensuelle donne l'occasion
à ces membres d'étudier la Bible en commun (étude
qui est animée par Alice Derblay), de préparer la
célébration annuelle de la JMP et de choisir les
institutions charitables qui bénéficieront des dons
de la JMP mauricienne. Le siège national de la JMP se trouve
actuellement à l'église St-André à
Rose-Hill.
*"La Journée Mondiale de Prière"
par Elizabeth Crosby, in Sève et Vigne,
No. 74, janvier/février 1974
Le comité international
Depuis 1968, avec le nombre de pays et régions adhérents
avoisinant les 170, un comité international comprenant
des représentantes des Comités nationaux et régionaux
s'occupe de tout ce qui touche à l'administration et à
l'organisation de la JMP. Le comité international se réunit
tous les quatre ans dans une partie du monde différente:
Suède (1968), Thaïlande (1970), Mexique (1974), Zambie
(1978), Allemagne (1982), USA (1986), Jamaïque (1990), Australie
(1995), Afrique du Sud (1999), Angleterre (2003) et Canada (2007).
Depuis 1995, l'île Maurice est invitée au comité
international, et a été représentée,
tour à tour, par France Levantard, Diana Douce, Ginette
Dennemont, Stella Blackburn et Floriane Laventure.
Entre autres activités, le comité international
élit un Comité exécutif cuménique
et représentatif des traditions catholique, orthodoxe et
protestante, et composée d'une présidente, d'une
trésorière et de représentantes d'Afrique,
d'Asie, d'Europe, d'Amérique Latine, du Moyen Orient, d'Amérique
du Nord et du Pacifique, et choisit les thèmes futurs et
les rédactrices des liturgies. Ainsi, les thèmes
choisis pour la JMP de 2007 et de 2008 sont respectivement "Unis
sous la tente de Dieu" et "La sagesse de Dieu apporte
une compréhension nouvelle".
Le 30 août à Port-Louis
Questionnement sur la culture pour la reprise du Café-Philo
"La culture est-elle un facteur d'humanisation ?" C'est
la question qui sera au centre du Café-Philo, qui reprend
ses activités le 30 août prochain après une
interruption liée aux vacances d'hiver.
Proposé et animé par Joseph Cardella, professeur
de philosophie au Lycée des Mascareignes, le Café-Philo
a proposé, depuis le début de cette année,
des rendez-vous permettant une véritable discussion et
des échanges approfondis autour de thèmes divers,
directement liés à l'actualité comme celui
sur la laïcité et la liberté religieuse au
lendemain de "l'affaire des haut-parleurs", ou alors
plus généraux. Avec la particularité non
pas d'inviter le public à venir prendre connaissance des
vues de quelques invités, mais au contraire de laisser
la discussion ouverte entre les personnes présentes.
Cette fois, c'est donc la culture - et son éventuelle capacité
d'humanisation - qui sera au centre des discussions de l'édition
du Café-Philo, prévue pour ce jeudi 30 août
2007 à 17h30, au bar Lotus on the Square, à côté
du Théâtre de Port-Louis.
En attendant ce rendez-vous, les intéressés peuvent
toujours se connecter sur le site internet www.cafephilomaurice.com
pour écouter le débat qui a eu lieu en avril 2007
sur "Laïcité et religions: Quelles relations
? Pour quelle tolérance ?"
Santé
Épilation: Faire peau neuve
L'épilation de toutes les zones du corps chez l'homme comme
chez la femme fait véritablement partie de la vie quotidienne.
Dans nos sociétés, la beauté physique inclut
un entretien des poils. Selon la nature chimique et hormonale,
certaines femmes sont aussi velues que ces messieurs et en souffrent.
Le corps est naturellement recouvert de poils. Les jambes sont
les parties les plus "touchées", mais les bras,
les aisselles, etc
ne sont pas épargnés. L'épilation
est le seul remède à ce problème de pilosité.
S'épiler oui, mais comment ? Du simple rasoir aux méthodes
les plus sophistiquées, en passant par les différentes
sortes de cire, le choix est impressionnant ! De quoi décourager
les poils les plus résistants.
Il existe en effet, plusieurs méthodes d'épilation:
rasoir, crème épilatoire, mousse, cire ou laser
Économiques ou coûteuses, douces ou douloureuses,
rapides ou compliquées, durables ou temporaires, les méthodes
d'épilation sont d'abord une question de choix personnel.
Si le rasage est pratique et économique, certains s'épilent
au spray ou à la crème d'épilation. D'autres
préfèrent les crèmes dépilatoires
ou encore la cire. Les épilations à long terme ou
dites définitives sont celles faites par électrolyse,
par laser ou par lumière pulsée.
Nous vous proposons un aperçu de ces différentes
méthodes:
Le rasage
Utilisé quasi quotidiennement, le rasoir est l'accessoire
beauté indispensable pour les femmes. Rapide et sans douleur,
économique et facile, il est parfait quand on est pressé.
Toutefois, le rasage laisse la peau sèche et souvent irritée,
et la vitesse de repousse est trop rapide. En effet, comme on
coupe le poil au ras de la peau, la repousse est immédiate
(comme la barbe des messieurs !). Le poil devient plus foncé,
donc plus visible, et il faut s'y soumettre quasiment chaque jour
pour avoir la jambe douce.
La crème ou le lait épilatoire
Agit comme le rasoir, mais de façon légèrement
plus prononcée. La substance chimique contenue dans ces
crèmes ou laits dissout le poil durant le temps de pose.
Au rinçage, le poil s'en va avec l'eau. La peau est immédiatement
douce, mais la repousse est drue, comme pour le rasoir. Si les
crèmes épilatoires contiennent des principes actifs
hydratant la peau, ces produits sont très forts et causent
chez les peaux sensibles différentes réactions allergiques
- plaques rouges, apparitions de petites lésions ou boutons
ou gonflement de la zone touchée. L'épilation de
poils faite par produits chimiques doit être effectuée
environ toutes les trois semaines.
La cire
L'épilation à la cire, qu'elle soit faite à
la maison ou chez l'esthéticienne, est une méthode
tout indiquée pour les aisselles, les jambes et le maillot.
L'utilisation de la cire froide réside dans l'application
de bandes encollées, recouvertes de cire poisseuse (qu'on
retrouve en grandes surfaces) sur la peau. On retire la bande
d'un coup sec et les poils sont entraînés avec la
cire. Le problème consiste à retirer ensuite les
résidus de cire restant sur la peau.
La cire chaude. La cire chaude traditionnelle se présente
généralement sous la forme de petites billes de
résine à faire fondre. Cette cire, réutilisable,
doit être chauffée dans un appareil ou au bain-marie.
Il est conseillé d'effectuer la veille un gommage des jambes
pour désincruster les cellules mortes et les poils qui
repoussent sous la peau. À l'aide d'une spatule en bois
ou d'un roll-on (qui déverse une dose de cire en continu),
la cire à épiler s'applique sur la peau. Une fois
sèche, on l'arrache d'un coup sec du bout des doigts en
tirant dans le sens inverse de la pousse. La chaleur ouvre les
pores de la peau et permet un arrachage facile des poils.
La cire tiède. La cire est chauffée à
la température adéquate et s'applique sur la peau
au moyen d'une spatule ou d'un applicateur spécial, en
couche aussi fine que possible. On applique ensuite une bande
de coton et on tire d'un coup sec. La chaleur de la cire détend
la peau, ce qui relâche le poil, qui s'arrache plus aisément.
Le secret d'une bonne épilation à la cire tiède
réside dans la finesse de la couche de cire: plus elle
est fine, mieux c'est ! Cette cire, à base de sucre, se
rince à l'eau tiède.
Les épilateurs électriques
C'est un ressort mobile qui saisit les poils et les arrache sans
ménagement. Certains appareils disposent de disques qui
agissent comme des pinces à épiler et d'un petit
"masseur" qui a pour but de désensibiliser les
terminaisons nerveuses avant l'arrachage du poil. Le défaut
de ces appareils est que parfois le poil est cassé avant
d'être arraché. Les jambes seront bien épilées,
mais il n'y a pas de réelle sensation de douceur de la
peau.
L'épilation électrique. Cette méthode
utilise une aiguille insérée dans le bulbe pileux,
jusqu'à la racine du poil. Une faible décharge est
lancée, ce qui a pour effet de tuer la racine. Le poil
s'arrache sans effort et, privé de racine, ne repousse
plus. C'est un traitement de longue haleine, pas vraiment agréable
et relativement cher. Mais c'est le seul qui, semble-t-il, débarrasse
vraiment à vie des poils.
L'épilation au laser. Ce principe équivaut
à régler une lumière sur une longueur d'onde
particulière, qui détruit le poil en faisant exploser
la mélanine qu'il contient. Selon la couleur de la peau
et celle du poil, il faudra utiliser un appareil spécifique.
Au passage de la lumière, les premiers poils sont détruits
(environ 10% de la totalité). Il faut donc renouveler les
séances afin de traquer la totalité du duvet. Les
poils ont un cycle de vie de deux ans et le laser ne "prend"
pas ceux en phase de pousse. Le traitement laser est donc un traitement
long et assez onéreux. De plus, environ 25% des poils repoussent
au bout de 2 à 3 ans. Il faut donc refaire quelques séances
pour terminer l'opération. L'épilation laser est
plus une épilation longue durée qu'une épilation
définitive.
Soins rasage
Restez dans votre bain une bonne dizaine de minutes pour que la
peau ramollisse légèrement. Appliquez ensuite une
couche de mousse à raser ou simplement un peu de savon
pour que le rasoir glisse plus facilement sur la peau. Utilisez
une lame bien coupante pour ne pas irriter la peau. Rasez-vous
par petits mouvements réguliers sans appuyer trop fortement
sur le rasoir. Partez de la cheville et remontez jusqu'au genou
sans vous interrompre. Faites de même tout autour de la
jambe et terminez par les petites retouches. Rincez puis appliquez
une crème hydratante sans alcool pour réhydrater
la peau et éviter les inflammations. Pour les aisselles,
évitez de mettre du déodorant juste après
le rasage au risque d'irriter votre peau. À noter qu'il
existe aussi des rasoirs mécaniques "spécial
femmes" qui déposent sur la peau une fine pellicule
d'aloe vera aux propriétés adoucissantes.
Conseils à suivre
- Attendre que vos poils atteignent la longueur idéale
de 5 mm sur les jambes et de 6 mm sur le maillot avant de vous
épiler.
- Préparer l'épilation du maillot en coupant aux
ciseaux les poils les plus longs et appliquez pendant les quelques
jours précédant l'épilation une solution
exfoliante qui vous évitera les risques de poils incarnés.
- Chasser les résidus de cire après l'épilation
en utilisant les lingettes imbibées d'huiles essentielles
bactéricides et d'huiles nourrissantes.
Benetton à tout prix
L'enseigne de Benetton - véritable mythe de mode et de
marketing dans le monde - a été lancée avec
l'ouverture d'une première boutique, l'unique dans l'océan
Indien, le 22 août à Floréal. Gérée
par le jeune Italo-Mauricien Erman Indirli, l'unité du
prestigieux groupe italien de l'habillement propose pour fin hiver
et début été 2007, des collections complètes
pour homme, femme et enfant, toutes fabriquées en Italie.
Si la gamme proposée par l'United Colors of Benetton est
notamment centrée sur les teintes vives et les nuances,
celle de Sisley, autre marque du groupe Benetton, offre des vêtements
très "trendy" dans des styles variés:
casual ou élégance.
Avec un investissement de Rs 7 m dans cette nouvelle unité,
Erman Indirli, directeur à 26 ans de deux entreprises,
dont la vinicole Les caves du roi, compte réaliser un joli
coup à Maurice. "Beaucoup de gens cherchent la qualité
et sont prêts à payer le prix", avance-t-il.
Il précise: "Nous visons une clientèle haut
de gamme, dont les touristes".
Tout commence en 2006. Après avoir fait une analyse du
marché mauricien ainsi que de l'emplacement et la stratégie,
le groupe Benetton - dont les magasins sont souvent caractérisés
par leurs emplacements prestigieux dans les centres historiques
et commerciaux - décide de donner son aval pour l'ouverture
d'une boutique à Floréal ainsi qu'au Caudan Waterfront,
Port-Louis (celle-ci sera opérationnelle en décembre
2007), Quatre-Bornes et Grand-Baie (ouverture prévue pour
2010), les autres sites n'étant pas idéals pour
cette marque de renommée internationale.
L'unité de Floréal est divisée en deux départements,
avec, au rez-de-chaussée L'United Colors of Benetton et
à l'étage Sisley. Elle emploie actuellement une
dizaine de personnes, dont une Marketing Manager d'origine italienne.
La boutique, autorisée et certifiée par Benetton,
est interdite de commercialiser d'autres produits que ceux de
la marque italienne.
Chez Benetton, il n'est pas question que le look soit négligé.
Pour ceux qui veulent craquer pour les derniers caprices de la
mode, la marque a déniché dans la gamme de l'United
Colors of Benetton et Sisley, quelques "must-have" au
meilleur rapport tendance/prix. Ainsi, des jeans se vendent de
Rs 2 300 à Rs 3 500, des chemises pour hommes coûtent
Rs 1 000 à Rs 1 500. Chez Sisley, les vêtements sont
vendus à partir de Rs 2 800 à Rs 5 000 et pour les
enfants à partir de Rs 800. En attendant la confirmation
du Area Manager de la branche africaine pour un éventuel
défilé de mode, Erman Indirli nous présente
quelques-unes des collections qu'il vient tout juste de recevoir.
Hautes en couleurs
Chez l'United Colors of Benetton, la tendance est interprétée
à travers une palette éclatante, ciblant tous les
âges et répondant à toutes les envies. On
retrouve beaucoup de basiques de bonne qualité, en particulier
dans des vêtements déclinés dans des dizaines
de coloris. La marque italienne ose les couleurs flashy sans se
soucier des tendances.
Dans toutes les collections, toutes les matières et les
couleurs sont présentes. Ainsi, dans cette mode joyeuse
et estivale, nous retrouvons le jaune, le rouge, le vert, entre
autres dans des imprimés "fleurs et feuillages".
L'omniprésence des fleurs n'échappe pas. Elles sont
partout et nageront toute la saison dans un océan de couleurs
pour rendre aux filles la féminité qu'elles semblent
perdre. Une envie de nature où se mêlent des accords
de vert très variés, des plus acides aux plus tendres.
Quant au jean, il s'impose toujours en vêtement fétiche
de la saison.
Pour éviter l'overdose de couleurs, l'United Colors of
Benetton habille les filles en uni ou à pois. Quant à
Sisley, elle offre des collections toujours plus tendances, en
adéquation avec les nouveaux goûts de leur clientèle
phare: les jeunes.
La boutique de Floréal compte lancer à la fin du
mois de septembre une gamme de lingerie ainsi que des accessoires
de luxe - bijoux en or, sacs à main et ceintures.
Visuels chocs
Chez Benetton, la communication par l'image prend tout son sens:
les visuels chocs s'imposent pour attirer l'attention. En ce moment,
sur les divers billboards placés à divers endroits
de Maurice, on peut voir une femme vêtue d'une mini-jupe
très sexy assise sur un homme.
Rien de choquant comparé aux publicités de Benetton
dans les années 90. En effet, les campagnes publicitaires
imaginées par Oliviero Toscani ont été très
controversées partout dans le monde. Benetton avait décidé
de bouleverser l'opinion publique et de réveiller les consciences
dans ces campagnes. Nous avons eu droit à une religieuse
estampillée du signe VIH, un soldat qui a une cuillère
à la place d'un bras, une chaise électrique, un
enfant trisomique. La pub signée Benetton dérange
et scandalise mais ne peut laisser indifférente et c'est
peut-être la clé de son succès.
Passion héritée
Avant de prendre les commandes de Benetton à Maurice, Erman
Indirli est d'abord connu pour produire du vin italien sur l'île
depuis mai 2005. Après ses études tertiaires à
l'European School of Economics en Italie en 2004 et détenteur
d'un degré en Eco et Finances, il retourne sur son île
natale pour lancer une entreprise vinicole avec son père:
Les caves du roi. Élaboré à base de moût
concentré de raisin venu tout droit du sud de l'Italie,
le produit a su trouver sa place sur le marché grâce
à la volonté de son créateur et à
une stratégie commerciale ambitieuse.
Distribués sous diverses marques, les produits Les caves
du roi sont vendus en bouteille de verre de 750 ml et connaissent
un certain succès sur le marché local, du fait de
son prix abordable - entre Rs 36.75 et Rs 81.
Par ailleurs, le jeune entrepreneur envisage de diversifier ses
activités et de conquérir les marchés de
la Communauté de développement d'Afrique Australe
(SADC) et du Marché Commun pour l'Afrique de l'Est (COMESA),
afin d'y écouler 50% de sa production.
L'histoire de Benetton
Des mégastores en surnombre, une vente de 130 millions
de produits par an et un chiffre d'affaires de 1,9 milliard d'euro.
Quand on pense à Benetton, on est loin de se douter que
tout a commencé dans une petite famille de Trévise,
en Italie, il y a plus de quarante ans. À cette époque,
Luciano Benetton se lance sans le sou. Son point de départ:
la maille que tricote sa sur Giuliana. Dès ses débuts
dans le monde du textile, Luciano et sa sur optent pour
une organisation aussi simple qu'efficace: Giuliana crée,
Luciano vend. De fil en aiguille, le succès se fait sentir.
En 1963, la famille Benetton ouvre sa première boutique
et, trois ans plus tard, la première usine est inaugurée.
La clé de ce succès: la couleur. À une époque
où la mode n'ose pas encore les teintes vives, l'entrepreneur
italien propose des créations centrées sur le jeune,
le bleu, le vert... Au total, plus de 48 coloris sont rapidement
disponibles par saison et par collection.
C'est en 1974 que Sisley intègre le groupe Benetton, qui
achète le nom. Mais c'est seulement en 1985 que Sisley
trouve sa place avec sa personnalité au sein du groupe.
Sisley a maintenant plus de 800 points de vente partout dans le
monde et cible notamment les jeunes consommateurs.
Aujourd'hui, en plus de 40 ans de règne sur la mode italienne,
le bilan du clan Benetton est éloquent: 5 000 boutiques
dans 120 pays et un chiffre d'affaires plus qu'honorable.
Au-delà de la mode, la diversification version Benetton
passe aussi par d'autres secteurs: le sport (Formule 1), la grande
distribution, la restauration, les télécommunications,
les autoroutes. En 40 ans, le clan Benetton a ainsi su faire de
son entreprise familiale une multinationale toujours reconnue.
Cinéma
Steppin'
Dancing Kings
De Sylvain White
Avec Columbus Short, Meagan Good, Ne-Yo
Durée: 1h54
En quittant les quartiers pauvres de L.A. pour étudier
dans la plus prestigieuse université d'Atlanta, DJ Williams
intègre un monde dont il ignore tout. Grâce à
ses qualités d'athlète, il était chez lui
un champion de street dance. Mais dans ce repaire de l'élite,
il ne se sent pas à sa place.
À la Truth University, DJ découvre également
le stepping, une danse qui trouve ses racines dans la boot
dance africaine. Lorsque le jeune homme démontre ses
qualités de danseur dans un club local, il attire
l'attention des fraternités. Même la très
belle April a remarqué son talent, ce qui n'est pas du
goût de son petit ami, Grant, l'une des stars de
Mu Gamma Xi. DJ décide de rejoindre la fraternité
rivale, Theta Nu Theta. Son style atypique et spectaculaire ravive
la compétition et remet en cause la suprématie de
Mu Gamma Xi...
Le réalisateur franco-américain Sylvain White signe
un film qui met en scène le stepping, discipline
qui s'est imposée comme une tradition sur les campus afro-américains.
Elle combine des pas et des figures méticuleusement réglés
avec des chants et des mouvements de percussion des mains et des
pieds. Le chorégraphe Dave Scott explique: "Le
stepping a commencé avec des éléments
traditionnels africains comme la percussion corporelle et les
mouvements de groupe coordonnés. Les fraternités
ont ajouté des pas et figures d'une précision extrême.
Pour le film, nous avons encore voulu actualiser cela en intégrant
des figures de street dance et des mouvements acrobatiques."
Signalons que ce long-métrage, sorti le 12 janvier aux
États-Unis, y a remporté plus de 61 millions de
dollars de recettes. Soit près de cinq fois l'équivalent
de son budget, à hauteur de 13 millions de dollars.
La découverte Colombus
Sylvain White a fait des castings dans tous les États-Unis
afin de trouver des danseurs capables de jouer la comédie,
et inversement des acteurs capables de danser. Le réalisateur
précise qu'"il fallait des talents hors du commun
tant au plan dramatique qu'au plan de la danse". Le choix
de l'acteur principal a été le plus rapide, Columbus
Short (DJ Williams) s'est imposé comme une évidence,
autant pour ses qualités d'acteur que pour ses qualités
de danseur. Columbus Short est également un chorégraphe
très demandé. Il a notamment réalisé
les chorégraphies pour les tournées des chanteuses
Britney Spears et Ashanti.
Ciné News
Emma dans la cour des grandes
Le site Premiere.com vient de publier la liste des 100
femmes les plus influentes d'Hollywood. Entre les productrices
décisionnaires (Paula Wagner ou Kathleen Kennedy) on trouve
les actrices Helen Mirren (The Queen), Julia Roberts, Kate
Winslet ou encore Nicole Kidman. La surprise vient de l'apparition
de la jeune Emma Watson (Hermione dans Harry Potter). Cette
dernière doit son entrée dans la liste à
son salaire et sa présence dans la saga jusqu'en 2010.
Nicole Kidman se livre
Nicole Kidman va retrouver le réalisateur et le scénariste
de The hours. Le dramaturge David Hare vient en effet de
rendre à Stephen Daldry le script de The reader
d'après le roman de Bernhard Schlink. En Allemagne, juste
après la Seconde Guerre mondiale, une femme analphabète
a une liaison torride avec un adolescent. Elle disparaît.
Des années plus tard ils se retrouvent: lui est devenu
étudiant en droit, elle est jugée pour crimes de
guerre. Un zeste de thriller et un soupçon d'érotisme
pour Nicole Kidman et Ralph Fiennes
Dollars Carrey
Le contrat de Jim Carrey pour Yes Man, sa prochaine comédie,
risque de bousculer la donne hollywoodienne. L'acteur ne touchera
pas de salaire direct pour son rôle, mais plus de 36% des
recettes, une fois les coûts de production, copie et promotion
déduits. Un vrai coup de poker pouvant lui rapporter des
dizaines de millions de $ ou
quelques miettes. Ce type de
contrat existait déjà dans le milieu indépendant,
mais c'est une première pour un gros studio.
De Niro sans Scorsese ?
Ce n'est peut-être qu'une rumeur mais elle est insistante:
Martin Scorsese se serait retiré de Frankie Machine,
le nouveau film de gangsters qu'il devait réaliser avec
De Niro. Tiré du roman de Don Winslow, le film raconte
comment un ancien tueur à gages doit reprendre du service
à la demande d'un mafieux.
Wonder Katie ?
Une nouvelle rumeur circule à Hollywood concernant Katie
Holmes. Mme Tom Cruise aurait apparemment rencontré l'équipe
de production du film Wonder Woman. Une source proche de
l'actrice aurait également révélé
que cette dernière voyait à travers ce rôle
un moyen de revenir sur le devant de la scène
CInéma
Heyy Babyy
Comédie romantique de Sajid Khan
Avec Akshay Kumar, Fardeen Khan, Riteish Deshmukh, Vidya Balan
Aroush (Akshay Kumar), Ali (Fardeen Khan) et Tanmay (Riteish Deshmukh),
trois jeunes célibataires ont une drôle de façon
de vivre. Contrairement aux bigots et aux hypocrites, ils refusent
de se voiler pudiquement la face et la sexualité est une
réalité qui gouverne leurs vies. Littéralement
affamés d'amour, ils font de belles conquêtes à
Sydney. Aroush mène la belle vie dans le night-club où
il travaille. Tanmay amuse les enfants en assumant le rôle
d'Eddy Teddy. Ali, jeune homme au physique de beau ténébreux,
a 100% de réussite auprès des femmes, mais il est
aussi un parieur invétéré, attendant patiemment
son tour pour récolter une grosse cagnotte.
Nos trois héros gais, fantaisistes et spontanés
qui rêvent d'établir leurs bases à Sydney,
découvrent un bébé devant leur porte. Aroush,
Tanmay et Ali se retrouvent donc avec un bébé sous
les bras. Leur vie bascule: ils se retrouvent à changer
les couches et calmer les sautes d'humeur du petit. Après
plusieurs difficultés, le trio de séducteur devient
de bons pères, toujours aux petits soins avec le petit.
La qualité de l'interprétation l'emporte aisément
sur les artifices d'un scénario dans lequel on reconnaît
mal la marque du producteur Sajid Nadiawala. La recette est bien
connue et le cinéma indien est un de ceux qui l'a sans
doute le plus utilisée. Sajid Khan nous offre une comédie
vive et bien chevillée en ne négligeant pas le drame
humain qu'est l'abandon d'un bébé. Les difficultés
de nos héros à élever un enfant donnent lieu
à des scènes plaisantes et les dialogues sont bien
ficelés. Ceux qui adorent les tirades bien senties trouveront
leur compte.
Akshay Kumar qui a abandonné son blouson de justicier pour
s'essayer à la comédie tient le film à bout
de bras tandis que Vidya Balan (Parimeeta et Lege Raho
Munnabhai) se découvre une âme vengeresse. Rappelons
que Shah Rukh Khan fait une apparition spéciale en dansant
sur le rythme de Mast Kalandar.
Buddha Mar Gaya
Comédie de Rahul Rawail
Avec Paresh Rawal, Anupam Kher, Om Puri, Rakhi Sawant
Laxmikant Kabadiya, aussi connu comme LK, est un des industriels
les plus riches de l'Inde. Lui qui avait commencé au bas
de l'échelle avec la vente de vieilles ferrailles est aujourd'hui
un magnat de la construction. Dans l'entreprise qu'il dirige,
tout le monde est emballé par l'idée que la compagnie
va bientôt être cotée en bourse. Ce qui le
placerait comme l'un des plus puissants de la Grande Péninsule.
Les choses prennent une autre tournure lorsqu'à la date
prévue pour l'entrée en bourse, LK meurt dans les
bras d'une belle créature. La famille est horrifiée,
non pas par la mort du vieil homme mais parce que personne ne
voudra acheter les actions cotées en bourse. Ils décident
de cacher la mort de LK pour deux jours encore, en attendant que
prennent fin les transactions boursières. Mais une série
d'événements amène la famille à repousser
l'annonce de la mort de LK
Bollywood News
Vacances mauriciennes pour Govinda
L'acteur Govinda, qui vient d'effectuer son retour triomphal à
l'écran avec les succès de Bhagam Bhaag et
de Partner, a choisi de se reposer sous le soleil mauricien
en compagnie de son chorégraphe Ganesh. Govinda, un habitué
de l'île Maurice pour avoir déjà tourné
Hum, Albela et Bade Miyan Chotte Miyan chez nous
a choisi une fois de plus notre île pour se la couler douce.
Né le 21 décembre 1963 à Virar, une localité
de Mumbai, Govinda, de son vrai nom Govind Arun Ahuja, a fait
ses débuts dans le Tanbadan, film de son oncle Anand,
en 1986. Pranlal Mehta le remarqua durant le tournage de
ce film et lui confia un rôle dans Love 86 aux côtés
du Neelam. Mais c'est Ilzaam (1986) qui l'a véritablement
fait connaître. Après une série de succès,
il commença à signer des films à la chaîne
même s'il ne se sentait pas en sécurité à
Bollywood. "I thought I'd buy an autorickshaw once I made
some money. So that even if I didn't click as an actor, I'd at
least have another source of livehood", devait-il confier.
En 1987, il fait un tabac au box-office avec les succès
de Khudgarz, Marte Dam Tak et Sindoor.
Après un long passage à vide, il revient au-devant
de la scène avec Shikari, Haseena Maan Jayegi et
Akhiyon Se Goli Maare. Après les succès de
Bhagam Bhaag et Partner, il est à nouveau
très sollicité à Bollywood.
Sanjay Dutt en liberté provisoire
L'acteur Sanjay Dutt, condamné à six ans de prison
le 31 juillet dernier, a obtenu une liberté provisoire
lundi de la cour suprême jusqu'à ce qu'une copie
du jugement lui soit remise par le juge P.D. Kode. Il avait été
trouvé coupable de possession d'armes à feu ayant
été utilisées par les séries d'attentats
à la bombe en 1993 à Mumbai. Un panel de trois membres
a décidé de libérer Sanjay Dutt et cinq autres
condamnés car ces derniers n'avaient pas encore obtenu
une copie du jugement. Cette liberté provisoire prendrait
fin dès qu'ils seraient en possession d'une copie du document.
Sanjay Dutt a accueilli la nouvelle de sa libération sous
caution avec un ouf de soulagement. Les conditions de détention
à la prison de Yerawada, à Pune, étaient
particulièrement rigoureuses. Sa sur Priya, qui est
également une députée du Congress, parti
au pouvoir, avait multiplié les démarches pour la
remise en liberté de son frère. Les producteurs
sont également heureux car ils risquaient de perdre Rs
500 millions investies dans les films de Sanju Baba. Ils estiment
pouvoir compléter les films à temps avant la nouvelle
comparution en cour de l'enfant terrible du cinéma indien.
Sanjay Dutt doit cependant rester au pays car une interdiction
de quitter le territoire pèse sur lui.
Selon le producteur Subhash Ghai, la liberté provisoire
de Sanjay Dutt est "the result of the prayers of millions
that he has got justice. My family and I are extremely happy that
now Sanju can breathe easy and follow his father's footsteps in
serving the nation. He has been punished enough for his mistakes.
Now let him make his late father, family and nation proud of him.
I am sure he will do that through".
Au CCB
L'Inde vue par Louis Malle
Dix ans après la mort de Louis Malle, le centre culturel
français Charles Baudelaire invite le public mauricien
à la découverte de l'Inde vue par le cinéaste,
dans un contexte où ce continent est particulièrement
présent dans le monde.
Du lundi 27 août au samedi 1er septembre, L'Inde fantôme,
un documentaire en sept parties et Calcutta, un long-métrage,
seront projetés gratuitement dans la salle polyvalente
du centre, en présence de Robert Grélier, historien
et critique d'art.
Louis Malle, surtout connu pour ses fictions, réalise en
1968 un documentaire intitulé l'Inde fantôme.
Sept films de 52 minutes chacun qui renvoient aussi bien à
la complexité à appréhender ce pays et ses
habitants qu'aux fantômes qui hantent le cinéaste
pendant le tournage. Louis Malle écrira dans son journal
de bord: "Comment peut-on être indien ? Comment
peut-on être cinéaste ?" Autant de questions
qui surgiront peut-être chez le public lors de la projection
de cet aspect singulier de l'uvre de Louis Malle. Le carnet
de voyage du cinéaste, publié par Gallimard en 2005,
éclaire l'histoire d'un documentaire singulier.
L'histoire de cette aventure indienne est la suivante: Louis Malle,
écrit Robert Grélier, est invité en 1967
en Inde dans le cadre d'une semaine de cinéma. "Malle
s'attend certes à un choc culturel mais celui-ci est bien
plus violent qu'il ne l'a prévu. L'Inde le stupéfie
par son opacité. Il est fasciné par cette culture
qu'il ne comprend pas et ne peut assimiler, surtout en si peu
de temps."
Le cinéaste retourne en Inde pour filmer et s'interroger
sur la misère, le système de castes, la religion,
le voyage, principaux thèmes des sept films de l'Inde
fantôme et de Calcutta. Soulignons que ce long-métrage
sera présenté en ouverture de cette semaine du cinéma
au CCB, le lundi 27 août à 19h.
Programmation
Mardi 28 août à 19h: La caméra impossible
Mercredi 29 août à 19h: Choses vues à Madras
Jeudi 30 août à 19h: La religion
Vendredi 31 août à 19h: La tentation du rêve
Vendredi 31 août à 20h30: Regard sur les castes
Samedi 1er septembre à 19h: Les étrangères
en Inde
Samedi 1er septembre à 20h30: Bombay - L'Inde future
Litéracie kreol
Gid Profeser Literesi, nouvelle publication de LPT
Lancée vendredi après-midi au siège de Ledikasyon
pu Travayer, la nouvelle publication, Gid Profeser Literesi,
du mouvement, est un outil complet pour soutenir le processus
de l'apprentissage de l'écriture et la lecture. Guide étoffé,
le manuel en kreol, certes, donne aussi des pistes aux enseignants
de matières générales. "En général,
après sa formation, l'enseignant n'a que sa craie pour
seul outil. Puis, il se retrouve entre quatre murs. Pourquoi ?
Parce que l'Education n'a jamais songé à un guide
de travail pour lui (
) Outre l'aspect technique,
le guide contribue au développement de l'enseignant",
relève d'emblée Nita Ragoonundhun, du département
de français à l'institut pédagogique. À
travers le manuel, explique cette dernière, l'enseignant
(re) découvre son rôle et parvient aussi à
développer des méthodes pour faciliter l'apprentissage
chez l'apprenant. Publié à deux semaines de la célébration
de la journée de litéracie, Gid Profeser literesi,
souligne Alain Ah-Vee de LPT, est un moyen de promouvoir et
encourager l'apprentissage de la langue maternelle, dans un contexte,
dit-il où celle-ci est réprimée par le pouvoir
économique et politique. "Aprann langaz maternel,
li pa selman enn drwa, mé li ousi importan", dit-il.
C'est dans cette optique, expliquent Alain Ah-Vee et Lindsey Collen,
que la Mauritius Qualifications Authority fait fausse route en
insistant sur les tests d'aptitude en anglais et en français
dans le cadre du National Certificate in Adult Literacy à
l'intention des adultes qui n'ont pas décroché le
Certificate of Primary Education. Dans une longue lettre
qu'il a envoyée au ministre de l'Education et au directeur
de la MQA, LPT proteste contre l'approche des deux instances.
La langue utilisée pour l'évaluation des candidats
devrait selon LPT être le kreol. Il rappelle que les recalés
du CPE ont déjà des difficultés de compréhension
lorsqu'il s'agit du français et de l'anglais. Et pour soutenir
ses arguments, LPT relève clairement les phrases formulées
dans un anglais approximatif par la
MQA, dans le papier
menant au certificat. LPT qui dénonce la participation
de certaine organisation non-gouvernementale dans l'élaboration
de ce test, demande au ministère de revoir sa conception.
Recette
Monique Petit: Un zeste du passé
Toutes les occasions sont bonnes pour sortir la vieille caraille
afin de préparer l'atni. Depuis qu'une ancienne collègue
de l'usine où elle a travaillé pendant 24 ans lui
a livré cette recette, visiblement d'origine orientale,
Monique Petit en a fait sa spécialité.
À L'Escalier où elle a passé la majeure partie
de sa vie, Monique, 58 ans, respire la joie de vivre. François,
son époux, ses trois enfants et sept petits-enfants sont
le secret de son bonheur. Quand elle sort les casseroles tous
les jours pour préparer les repas, c'est naturellement
avec amour qu'elle se met à la tâche, confie-t-elle.
Monique Petit fait partie de ces rencontres qui marquent. Généreuse
et spontanée, elle arrive avec aisance à faire défiler
les images du passé. Au temps où elle accompagnait
ses parents à la mer pour ramasser ces coquillages aux
noms savoureux: bigorneau, tec-tec, brisan, zéro, bétail,
lasiet louis, bénitier, et en faire un bon bouillon.
"Les coquillages bétail et zéro,
on ne pouvait les préparer qu'en rougaille", précise
notre invitée.
Puisque, par la faute des hommes, les coquillages sont moins abondants,
cette époque fait partie des souvenirs. En revanche, comme
la terre ne nous a pas encore privés de manioc, Monique
se fait un devoir de perpétuer une tradition culinaire.
Ainsi, le fameux katkat manioc est même devenu un
plat de fête. "Kan éna enn fet, mo fer enn
bon katkat manioc-mouton, satini bonnfam tifi ek enn ti ver divin",
dit-elle en inondant sa cuisine de son rire contagieux. Le
satini bonnfam tifi n'est autre qu'un chatini de pommes
d'amour au gingembre, comme l'aimait préparer la belle-mère
de Monique.
Lorsqu'elle n'est pas dans sa cuisine, Monique prend des cours
d'artisanat, s'occupe de sa nouvelle maison et regarde la télévision.
Une vie tranquille qu'elle savoure, depuis 39 ans, aux côtés
de François. Chez elle, Monique garde précieusement
deux souvenirs. Une image de la Sainte Famille et un fer à
repasser. Les deux objets, un héritage de son père
né en 1892, ont plus de 100 ans
Atni
Parfumer le riz en ajoutant un peu d'élaïti pendant
la cuisson.
Le riz peut être préparé en marmite. Dans
ce cas, éteindre le feu avant la fin de la cuisson et ajouter
trois tasses d'eau à la fin de la recette avant de repasser
sur le feu ou en rice cooker. Cuire complètement
et chauffer à la fin de la recette.
Le poisson ou le poulet peut remplacer la viande hachée.
Pour 4-6 personnes
Ingrédients
500 g de riz déjà cuit, 400 g de viande hachée,
500 g de pomme de terre en cubes, 300 g de carotte en cubes, 200
g de haricots en cubes, 400 g d'oignons détaillés,
une botte de cotomili, 2 gousses d'ail, du gingembre, 2 c. à
soupe de mantègue, 2 c. à soupe d'huile, 2 c. à
soupe d'épices pour briyani (Atni), 1 pincée d'anis
en poudre, 1 c. à. café d'ajinomoto, du sel et une
pincée de couleur (rouge) alimentaire.
Préparation
Mettre les pommes à tremper dans un peu d'eau. Ajouter
une pincée de couleur alimentaire. Réduire, l'ail,
le gingembre et 200 g d'oignons en purée et réserver.
Chauffer l'huile dans une grosse caraille. Réduire le feu.
Faire revenir 200 g d'oignon sans les frire. Retirer une fois
dorés et réserver.
Verser les haricots et les carottes dans l'huile, remuer et saler
légèrement. Ne pas laisser cuire, pour préserver
le croquant des légumes. Retirer et réserver. Égoutter
les pommes de terre. Les dorer dans la même caraille. Retirer
et réserver.
Frire la viande hachée, sans ajouter de l'huile, puisque
la viande contient de la matière grasse qui activera la
friture. Saler. Ajouter les légumes, puis la purée
d'ail/gingembre/oignon, remuer. Parsemer les épices et
l'anis en poudre sur la préparation et remuer.
Dans une marmite ou un rice cooker, étaler une couche
de riz, puis la préparation légumes/viande. Alterner
pour finir avec une couche de riz. Parsemer de cotomili ciselés
finement, les oignons frits, des noisettes de mantègue
et l'ajinomoto.
Achard de tiges de brèdes petsaï
Nettoyer et enlever les feuilles des tiges. Couper finement la
partie tendre et arrondie des tiges dans le sens de la longueur.
Chauffer de l'huile dans une caraille. Réduire le feu.
Ajouter 1 c. à café de purée d'ail et d'oignon,
de safran en poudre, grains de moutarde écrasé et
une pincée de méthi. Roussir. Ajouter les tiges
détaillées. Bien remuer. Saler. Verser 2 c. à
soupe de vinaigre, remuer.
Couvrir et laisser sur le feu pendant quelques minutes.
Mousaka au corned beef
Couper les bringelles (la quantité varie selon la grosseur
du légume) en lamelles dans le sens de la longueur. Frire
légèrement, saler et réserver.
Roussir le corned beef avec un peu d'ail écrasé,
d'oignon et de thym. Chemiser le fond d'un moule avec les lamelles
frites, puis étaler une couche de corned beef. Alterner
pour finir avec les bringelles.
Dans un bol, fouetter un uf entier, 2 c. à soupe
de lait en poudre, 2 c. à soupe de farine, une pincée
d'ajinomoto. Verser sur la dernière couche de bringelle.
Enfourner à 180°C pendant 10 minutes. Parsemer de
fromage râpé, de poivre et passer au four pour dorer.
Informatique
Le jeudi et vendredi noirs de Skype
Après quelques messages laconiques sur son blog, Skype
est revenu le lundi 20 août dernier sur les causes de sa
panne. En effet, une grande partie de ses utilisateurs, répartis
dans le monde entier, n'a pas été en mesure de se
connecter à son service de téléphonie sur
Internet pendant 48 heures dans la semaine du 15 août, deux
jours de panne qualifiés par ses utilisateurs comme le
jeudi et vendredi noirs de Skype. Le retour à la normale
n'est intervenu que dans la journée de samedi, et non pas
vendredi comme cela avait été annoncé.
Skype réaffirme que la panne n'est absolument pas liée
à une attaque sur ses serveurs. Elle provient, selon l'opérateur,
d'une mise à jour qu'il a lui-même envoyée
à ses utilisateurs. "Ce nombre anormalement élevé
de redémarrages a affecté les ressources du réseau
de Skype. Ceci a provoqué un déluge de requêtes
de log in, qui, combiné avec le manque de ressources
peer to peer de notre réseau, a provoqué une
réaction en chaîne, laquelle a eu un impact critique."
C'est du moins ce que la société affirmait dans
un premier temps, avant finalement, d'incriminer le système
de mise à jour de Windows (Windows update).
Selon les dernières explications publiées dans la
journée de lundi, c'est la mise à jour et la reconnexion
au service de Skype de nombreux PC, en un laps de temps très
court, qui a causé la saturation du réseau.
Une grande majorité des utilisateurs concernés
Le système de restauration interne de Skype n'a pas pu
prendre la relève. "Cet événement
a révélé un bug logiciel, passé inaperçu
jusqu'ici, à l'intérieur de l'algorithme d'attribution
qui a empêché la fonction de restauration de fonctionner
rapidement", révèle l'opérateur
sur son blog.
Quant au nombre d'utilisateurs touchés, et les précautions
prises par l'opérateur pour éviter qu'une telle
panne ne se reproduise, Skype se montre encore une fois très
discrète. Il explique juste que ces problèmes ont
concerné "une grande majorité de ses utilisateurs".
Au travers le monde, plus de 200 millions d'internautes utilisent
les services de voix sur IP de l'opérateur. Par ailleurs,
une nouvelle version du logiciel client (5.3.5.0214) de Skype
a été mise en ligne samedi dernier sur le site de
l'éditeur.
Skype c'est quoi ?
Téléphoner depuis son ordinateur ne relève
plus du défi technique. Aujourd'hui, plusieurs millions
d'internautes passent tout ou partie de leurs communications téléphoniques
via le Web, en recourant pour l'essentiel aux fournisseurs d'accès
à Internet utilisant l'ADSL. En parallèle, les logiciels
qui permettent de téléphoner sans téléphone
- grâce à un microphone - sont devenus plus simples
d'utilisation et surtout beaucoup plus riches en fonctionnalités.
C'est le cas de Skype, le logiciel édité par la
société américaine du même nom, pionnière
sur le marché et tombée dans l'escarcelle du cybermarchand
eBay en 2005..
Aujourd'hui, Skype revendique pas moins de 100 millions d'utilisateurs
dans le monde, dont quelques milliers à Maurice. À
l'origine, il s'agit d' |