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Lutte contre la drogue
ADSU: Le port et la prison sous haute surveillance !
Au cours de la semaine écoulée, les limiers de l'Anti-Drug
and Smuggling Unit (ADSU) ont réalisé un coup double.
D'abord, la saisie de 2,5 kilos de gandia, d'une valeur marchande
de Rs 1 million, sur un skipper srilankais, Bandara Karabana,
qui revenait d'une campagne de pêche sur les bancs de Nazareth
à bord du King Fish VI de la compagnie Hassen Taher
Seafoods Limited, et la saisie d'un kilo d'héroïne
d'une valeur de Rs 10 millions à l'aéroport sur
une ressortissante sud-africaine, Euphramia Pulma Iroegbu, venant
de Johannesbourg. Sur la base des informations et confirmations
obtenues au sujet de ces réseaux, le Port et la Prison
sont sous haute surveillance de l'ADSU. D'ailleurs, jeudi, le
Security Adviser a animé une importante séance
de travail avec les responsables de la police et du port en vue
d'adopter de nouvelles mesures de contrôle et de surveillance
dans l'enceinte portuaire. L'ADSU a sollicité la collaboration
de la Prison pour une série de perquisitions de cellules
occupées par des suspects actuellement en détention
dans le cadre de la vérification des liens éventuels
avec la plus récente tentative d'importer illégalement
de l'héroïne.
Les premiers détails révélés par le
skipper du King Fish VI lors de son audition par des membres
de l'escouade de l'ADSU du Port, menée par l'inspecteur
Jagai sous la supervision de l'assistant surintendant de police
Mario Larue, ont permis de confirmer que les bancs de pêche
sont souvent transformés en zone de trafic illégal
de drogue, principalement du gandia venant de la Grande Ile.
Selon les recoupements d'informations effectués par Week-End,
l'un des premiers aveux du suspect est que cette cargaison
de gandia lui avait été remise par un capitaine
pakistanais qu'il avait croisé sur les bancs de Nazareth
lors de la récente sortie du King Fish VI. Les enquêteurs
de l'ADSU attendent avec une certaine impatience les prochaines
séances d'audition du présumé trafiquant
de drogue en présence de son homme de loi pour en savoir
plus sur le déroulement de cette transaction ou encore
le mécanisme adopté pour la réception du
gandia venant de Madagascar.
Les responsables de la brigade contre la prolifération
de la drogue dans le port avaient mis en place un système
de filature suite à des indications qu'une importante quantité
de gandia était attendue dans le port de pêche de
Trou Fanfaron. Soulignons que Bandara Karabana fut un des derniers
témoins à déposer en faveur de la Hassen
Taher Seafoods Limited devant la Court of Investigation instituée
pour faire la lumière sur le double naufrage des King
Fish II et V au large de Saint-Brandon, le 24 février
dernier.
Lundi après-midi, quand les hommes de l'inspecteur Jagai
ont pris la décision de passer à l'action, ils savaient
qu'ils tenaient le bon morceau. L'opération devait se solder
par la saisie de 2,5 kilos de gandia emballés dans deux
sachets, une somme de Rs 101 000, de même qu'une balance
électronique pour les besoins de la vente du gandia. Une
autre perquisition menée à bord du King Fish
VI, amarré au port de pêche, devait déboucher
sur la découverte d'une autre quantité de gandia
dans la cabine réservée au skipper.
Mais le timing de l'opération de l'ADSU ne devait
pas permettre de connecter Bandara Karabana avec le parrain de
ce réseau d'importation de gandia en transitant par les
bancs de pêche. Néanmoins, l'ADSU souligne que les
trafiquants de drogue savent pertinemment qu'ils demeurent sous
haute surveillance de la part des autorités.
Contrôle dans l'enceinte portuaire
Du côté de la compagnie Hassen Taher Seafoods Limited,
qui s'est retrouvée depuis le début de l'année
au centre de l'affaire du naufrage de deux unités de pêche
lors du passage du cyclone Gamede, l'on tient à soutenir
que la compagnie n'a rien à faire avec les activités
illicites de ce capitaine. Ils avancent que les procédures
ont été enclenchées en vue de résilier
le permis alloué à ce ressortissant srilankais pour
les besoins professionnels.
Dans le sillage de cette opération anti-drogue, le Security
Adviser a convoqué en fin de semaine une séance
de travail avec la participation du Deputy Commissioner of
Police Rampersad, du directeur général de la
National Security Service, le DCP Dev Jokhoo, du directeur général
de l'ADSU, le DCP Ravine Sooroojebally, et des responsables du
Bureau du Port. Le principal item à l'ordre du jour était
les mesures en vue de renforcer le contrôle dans l'enceinte
portuaire en vue de lutter contre les entrées illégales
de drogue sous le couvert d'activités liées au débarquement
du poisson.
Ces nouvelles mesures s'imposent en raison de la prochaine reprise
des activités dans le port de Trou Fanfaron. Avec l'approche
de la nouvelle saison, un nombre de plus en plus grandissant de
bateaux sera engagé dans des campagnes de pêche sur
les bancs, avec des risques d'activités corollaires et
illicites.
Axe Jo'Burg/Maurice: Une prime de Rs 6 500 pour passer 1 kg
d'héroïne
La ressortissante sud-africaine Euphramia Pulma Iroegbu, qui fêtera
en cellule policière cette semaine ses 19 ans, devait obtenir
une prime de Rs 6 500, soit environ 2 000 dollars, à son
retour d'Afrique du Sud après la livraison de la cargaison
d'un kilo d'héroïne à des contacts mauriciens.
Ce montant avait été promis en plus du coût
du billet d'avion et des frais d'hébergement à Maurice.
Mais au terme de l'opération conjointe de l'ADSU et de
la Customs Drug Unit de mardi après-midi à l'arrivée
du courrier de la South African Airways, elle se retrouve avec
une inculpation provisoire de drug dealing with aggravating
circumstances (importation of heroin with an averment of trafficking),
logée devant le tribunal de Mahébourg en fin de
semaine. Le cerveau de ce réseau de trafiquants de drogue,
un dénommé Dany Steven Raymond, âgé
de 27 ans, et Security Officer de son état, a été
interpellé dans un deuxième temps sous les mêmes
accusations. Deux autres complices mauriciens, Marie Marieline
Dartagnan, 32 ans, habitant Petite Rivière, et Joas Ephraim
Joseph, 18 ans, ont été arrêtés lors
de l'exercice de control delivery dans l'enceinte d'un
établissement hôtelier de l'Est, mercredi après-midi.
Dès le démarrage de l'enquête après
la saisie d'un kilo et cinquante grammes d'héroïne
dans les bagages de la Sud-Africaine et une somme de 5 000 dollars
américains, les limiers de l'ADSU, sous la supervision
de l'assistant surintendant Ramasawmy, gardaient un il vigilant
sur des mouvements de nervosité dans l'enceinte de la Prison.
Toutes les indications sont que cette tentative d'importer de
l'héroïne a été élaborée
en complicité avec des parrains de la drogue purgeant actuellement
des peines d'emprisonnement.
En fin de semaine, les contacts entre la direction générale
de l'ADSU et celle de l'administration centrale de la Prison se
sont multipliés au sujet d'un partage d'informations par
rapport à certains suspects. Des fouilles ont également
été effectuées dans certaines cellules alors
que d'autres arrestations sont à prévoir. Les mouvements
de certains prisonniers sont strictement surveillés sur
la base de ces derniers développements.
Le personnage de Dany Steven Raymond est considéré
comme étant un pivot majeur. Ce suspect, qui a déjà
purgé une peine d'emprisonnement de trois ans, est actuellement
en liberté provisoire suite à son arrestation avec
la saisie de comprimés de Subutex pour une valeur de Rs
25 millions en janvier dernier. Il avait été dénoncé
suite à l'arrestation de Stéphane Jonas et d'Abdool
Kader Jeewa. Me Raouf Gulbul, dont les services avaient été
retenus initialement par Dany Steven Raymond, s'est retiré
en fin de semaine dans cette affaire.
Selon les recoupements d'informations, l'ADSU a pris la décision
d'incarcérer Dany Steven Raymond vu que son nom avait été
cité, par des suspects interpellés, comme un des
principaux bailleurs de fonds de cette opération. Il aurait
été également aperçu à l'est
de l'île au moment où se déroulait l'exercice
de control delivery entre mardi et mercredi derniers. La
mission de Marie Marieline Dartagnan était de récupérer
les deux colis d'héroïne de la Sud-Africaine pour
ensuite les remettre au cerveau présumé.
Mais pendant un peu plus de vingt-quatre heures, les effectifs
de l'ADSU et les contacts locaux de la Sud-Africaine s'étaient
livrés à une véritable partie de cache-cache.
D'abord, les trafiquants de drogue ont changé de tactique
pour réceptionner les colis de drogue venant de l'étranger.
Marge de manuvre réduite
En vue de limiter les chances d'être pris par surprise par
l'ADSU lors de cette étape cruciale de l'opération,
les contacts mauriciens se sont installés à l'hôtel
bien avant l'arrivée prévue de la passeuse étrangère.
Dès lundi dernier, Marie Marieline Dartagnan et Joas Ephraim
Joseph avaient réservé et occupé une chambre
dans le complexe hôtelier où devait descendre Euphramia
Pulma Iroegbu. Le choix de la chambre était des plus stratégiques
puisque les deux complices avaient une vue imprenable sur celle
qu'allait occuper la ressortissante sud-africaine.
De par la présence de Marie Marieline Dartagnan et Joas
Ephraim Joseph dans l'enceinte de l'hôtel, la marge de manuvre
de l'ADSU pour l'étape du control delivery était
réduite. Mais la principale suspecte devait jouer le jeu
pendant ces 24 heures. Elle devait tenter en vain à quatre
reprises de remettre les colis de drogue à ses contacts
mauriciens.
Ainsi, lors d'une des occasions, l'opération, qui devait
se dérouler sur l'une des plages publiques à l'Est,
fut annulée à la toute dernière minute par
le commanditaire mauricien suite à un appel téléphonique.
En effet, la présence d'un couple sur la plage l'avait
intriguée. Il soupçonnait cette présence
comme étant une astuce de l'ADSU pour les coincer. Lors
d'une autre tentative, les contacts mauriciens se sont montrés
très allergiques au fait qu'un taxi se trouvait dans les
parages où devait se faire la livraison.
Finalement, Euphramia Pulma Iroegbu, qui partage sa vie avec un
ressortissant nigérian, selon les informations en provenance
d'Afrique du Sud, devait recevoir des instructions pour aller
déposer les colis à la consigne d'un supermarché
dans les parages de l'hôtel. Elle devait y déposer
les colis contre réception d'un ticket. Ensuite, elle devait
le remettre à l'un de ses deux contacts mauriciens une
fois à l'intérieur du supermarché et permettre
à ce dernier de récupérer l'héroïne
à la sortie. Mais pour des raisons inconnues, le plan fut
également décommandé.
Devant celle valse d'hésitations pour la livraison mais
ayant accumulé suffisamment d'indices et de preuves pour
confronter les principaux suspects, l'ADSU devait décider
de mettre un terme à l'opération et de procéder
à l'arrestation des trois premiers suspects avant d'appréhender
le quatrième jeudi après-midi à Cité
La Cure. Maintenant que trois des quatre prévenus ont déjà
retenu les services d'hommes de loi, l'audition formelle au QG
de l'ADSU devait être initiée sous la supervision
directe du DCP Sooroojebally, en raison de la portée des
informations et détails au sujet du fonctionnement de ce
réseau, qui seront dévoilés. Affaire à
suivre
Très tôt samedi matin: Un cas de hit and run à
la hauteur de Dry Cleaning
Vers 1h30 hier matin, des policiers affectés au poste de
Line Barracks ont été informés d'un cas d'accident
fatal à la hauteur de Dry Cleaning à Cassis. Un
homme âgé d'une trentaine d'années gisait
dans une mare de sang avec de graves blessures sur tout le corps.
Tout indiquait que c'était un cas de hit and run
avec le chauffeur du véhicule incriminé ne s'étant
pas arrêté après avoir balayé mortellement
ce passant dans la nuit de vendredi à samedi. Les policiers
n'ont relevé aucune trace de débris de véhicule
ou encore de freins appliqués sur l'asphalte. Les savates,
un polo et le sac de la victime ont été récupérés
par la police sur les lieux de l'accident. La police lance un
appel à témoins et la victime, qui avait déjà
succombé à ses blessures, a été transportée
à la morgue du Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital
à des fins d'autopsie. Dans la matinée d'hier, la
police avait engagé des procédures en vue de confirmer
l'identité de la victime.
Vendredi: Des articles volés recouvrés chez deux
trafiquants présumés
L'escouade de la Metropolitan Division de l'Anti-Drug and Smuggling
Unit (ADSU) du sergent Chowdharry a réalisé un coup
double lors d'une opération vendredi après-midi
à l'avenue Victoria, Quatre-Bornes. Elle a appréhendé
deux trafiquants présumés de drogue, Faizal Chutkoi,
27 ans, habitant Vacoas, et Gulshan Woozageer, aussi connu sous
le nom de Sanjeev, 33 ans, de Belle-Rose. Ils avaient en leur
possession 37 grammes de gandia répartis en 122 sachets
prêts pour la vente et une somme de Rs 2 700, soupçonnée
d'être des recettes provenant du trafic de drogue.
Lors d'une perquisition au domicile de Sanjeev Woozageer, les
policiers devaient découvrir tout un arsenal d'équipements
utilisés dans la préparation des sachets de gandia.
En sus de cela, ils ont procédé à la saisie
d'une cargaison de câbles électriques volés,
des compteurs d'eau, des tuyaux en PVC, des ampoules et autres
objets en provenance de cambriolages. Ces exhibits ont
été remis au CID de Rose-Hill à des fins
d'enquête. Les deux suspects sont toujours en détention
policière.
Jeudi: Elle se fait enlever et agresser par un de ses ex
Premila Seebunsingh, 25 ans, qui est admise depuis jeudi soir
au Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC), a eu la vie sauve
grâce à un message texto adressé à
son fiancé en début de soirée de jeudi. De
par les multiples blessures qu'elle porte sur son corps, dont
des traces d'étranglement au cou, des traces de blessures
à l'arme blanche au ventre et des ecchymoses au visage,
tout semble confirmer qu'elle l'a échappé belle.
Le suspect, Umyad Ayyaz Ibrahim, 23 ans, beach hawker,
qui a été interpellé lors d'une opération
exécutée par des membres du CID de Curepipe, est
actuellement en détention policière.
Ce jeudi, la victime, Premila Seebunsingh, avait quitté
son domicile à Rose-Belle en vue d'aller chercher du travail
au supermarché Winners de Forest Side. Pendant toute la
journée, le fiancé, qui est un sapeur-pompier, avait
tenté en vain d'entrer en contact téléphonique
avec la victime. Mais ce ne fut que vers 19h05 que le fiancé
devait recevoir un message SMS réclamant de l'aide. "Help
! Help !", aurait-elle transmis sur le téléphone
cellulaire du pompier. Elle devait également donner des
indications sur les lieux où elle avait été
amenée de force, soit à Cité Atlee, Forest-Side.
Entre-temps, la sur de la victime, Sellamathu Heeramuth,
ne la voyant pas rentrer, s'était alarmée. Avec
la preuve de la réception du SOS sur le portable du fiancé,
des éléments du CID de Curepipe furent informés
du problème. Le sergent Appasamy devait constituer une
équipe de policiers pour effectuer une descente des lieux
à l'endroit indiqué.
Vers 22h, les policiers ont débarqué à Cité
Atlee. Les sommations de la police ne sont pas répondues.
Les policiers devaient prendre la décision de forcer la
porte car le fiancé aurait entendu des cris de détresse
de la victime venant de l'intérieur de la maison.
Les hommes du sergent Appasamy devaient surprendre l'agresseur
infligeant de violents coups de pieds à Premila Seebunsingh.
Ils n'eurent aucune peine pour procéder à l'arrestation
du suspect. Entre-temps, la victime devait être transportée
d'urgence au PMOIC avec des blessures sur tout le corps. Dans
une première déposition, elle a soutenu que son
agresseur, qui se trouve être un de ses ex, l'avait rencontrée
à Curepipe, et ne voulait pas de la voir rentrer à
Rose-Belle, d'où la décision de la séquestrer
dans une maison à Cité Atlee. L'enquête policière
se poursuit.
Dans la journée de vendredi: Il débarque à
l'ambassade US avec un poignard de 33 cm
Un étudiant, Bhavesh Gopal Senudhun, 19 ans, qui s'était
rendu à l'ambassade américaine dans le cadre des
démarches pour l'obtention d'un visa, a été
remis à la police par les services de sécurité.
La raison officielle est qu'il avait en sa possession un poignard
de 33 centimètres. La découverte de cette arme fut
confirmée lors d'une fouille du sac de l'étudiant
par un des agents de sécurité. Aucune charge provisoire
n'a été retenue contre l'étudiant, qui a
pu rentrer chez lui suite à l'intervention du surintendant
Seebarrun. L'enquête suit son cours.
En fin de semain: Vol de 400 CD et de lecteurs de CD chez un
chauffeur de taxi
Un chauffeur de taxi habitant Route Royale, Roche Terre, a été
victime d'un vol de 400 CD, de deux lecteurs de CD, d'une série
de disco lights et de câbles électriques.
Le tout d'une valeur de Rs 70 000. Les cambrioleurs ont forcé
le cadenas de son garage dans la nuit de jeudi à vendredi
pour commettre leur forfait.
Vendredi, à Plaine des Papayes: Vol avec violence sur
une sexagénaire
À la mi-journée de vendredi, une sexagénaire,
qui marchait le long de la route Mosquée à Plaine
des Papayes, a été agressée par deux inconnus
circulant à motocyclette. L'un d'eux a arraché avec
violence son sac, qui contenait une somme de Rs 10 000. Elle a
été blessée au genou et au coude droits et
a dû se faire soigner au Sir Seewoosagur Ramgoolam National
Hospital.
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