a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 26 août 2007



Menaces au ministre Baichoo: - "Si to vann Navin, mo pou touy twa !"
Lutte contre la drogue - ADSU: Le port et la prison sous haute surveillance !


Menaces au ministre Baichoo:

"Si to vann Navin, mo pou touy twa !"

Tous ceux présents au lunchroom de l'Assemblée nationale, vendredi après-midi, à l'ajournement après la motion faisant d'Angidi Chettiar le nouveau vice-Président de la République, principalement des membres de la majorité gouvernementale, sont unanimes. Les incidents impliquant deux agents de l'Alliance sociale, Clovis Azie et Rozario Drabucan, qui ont tenté de molester le ministre de l'Environnement, Anil Baichoo, ont dépassé le point de non-retour. Le laxisme affiché par les services d'ordre policiers, si prompts à intervenir face à des membres de la presse, était plus que proverbial devant le comportement inacceptable de ces deux agents, avec l'un d'eux se permettant de lancer son téléphone cellulaire en direction du ministre Baichoo. Des menaces de mort ont été proférées à l'encontre d'Anil Baichoo alors que le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell, tentait de ramener ces agents à la raison. L'intervention énergique du backbencher de la majorité, Shakeel Mohamed, allait mettre un terme à ces échanges alors que le Speaker, Kailash Purryag, s'était retrouvé dans une situation des plus délicates. Le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Rashid Beebeejaun, était également un des témoins privilégiés de cette scène.

Mais la principale interrogation demeure: comment Clovis Azie et Rozario Drabucan, qui avaient pris place dans la galerie réservée aux membres du public, ont pu avoir accès au lunchroom? À cette question venant de son entourage, le président de l'Assemblée nationale esquisse un rictus. Très peu de renseignements officiels ont transpiré à ce sujet jusqu'ici. L'un des parlementaires de la majorité cité comme étant le point de contact de ces deux agents, nie cette information avec véhémence.

Mais l'une des premières conséquences suite aux incidents de vendredi est qu'à partir de la reprise des travaux parlementaires, le vendredi 6 novembre, le lunchroom de l'Assemblée nationale sera exclusivement réservé aux parlementaires avec interdiction formelle d'accès aux invités. Le président de l'Assemblée nationale compte convoquer les responsables de ses services dans les plus brefs délais pour faire le point sur la situation et pour élaborer les nouvelles directives.

Mais le fait connu et difficilement contestable est que depuis juillet 2005, Clovis Azie et Rozario Drabucan sont des habitués des couloirs de l'Assemblée nationale et assistent d'habitude aux travaux dans la galerie des invités, soit à l'invitation des ministres. "Régulièrement, ces deux agents de l'Alliance sociale sont dans la salle à manger à l'heure du déjeuner et sont à tu et à toi avec des membres du gouvernement. Ces derniers ne doivent pas jouer aux offusqués devant la présence de ces agents au lunchroom, vendredi", souligne un des vétérans de l'Assemblée nationale.

Ainsi, quand Clovis Azie et Rozario Drabucan débarquent au lunchroom après la séance parlementaire de vendredi, rien n'anormal à signaler. La situation s'envenimera au fil d'un échange entre le ministre Baichoo et Clovis Azie. Le ton montera et le langage utilisé dépassera les bornes, à la stupéfaction de ceux présents. Des insultes, des mots grossiers et des invectives pleuvent à l'adresse d'Anil Baichoo. Ce dernier s'installe à côté de son collègue Madan Dulloo, de la backbencher Nita Deerpalsingh ou encore de Shakeel Mohamed.

Devant cette détérioration de la situation, le Speaker, qui se trouvait dans la salle à manger, tente de faire entendre son autorité. Quoique timidement, selon des témoins gênés. La réaction de Clovis Azie est des plus brutales. "Shut up ! Mo pa inn aide twa dan No 9 !", lancera-t-il d'un ton sévère à l'adresse de Kailash Purryag. Les reproches fusent et les agents de l'Alliance sociale accusent le ministre de les avoir rapportés au commissaire de police. "To al raport nou avek komiser polis". Un véritable malaise gagne les autres membres du gouvernement présents.

Le ministre Boolell intervient pour essayer de calmer le jeu. Clovis Azie ne veut rien entendre et repart de plus belle. "Li (Anil Baichoo) inn vann Satcam Boolell, to pe dir mwa kalmé. To pran so par lor-là. Li inn vann Bolom Ramgoolam", poursuit Clovis Azie. Se tournant vers Anil Baichoo, il se montre encore plus menaçant et plus violent: "Si to vann Navin, mo pou touy twa", ajoute-t-il.

Le ministre de l'Environnement ne bronche pas. Presqu'au même moment, le complice de Clovis Azie devait lancer son téléphone cellulaire en direction d'Anil Baichoo, tout en esquissant un geste pour enlever sa veste. Sentant le danger, Shakeel Mohamed se dresse et les échanges se font encore plus violents, et l'un des agents est littéralement bousculé.

Finalement, un des membres de la VIPSU assurant la sécurité des membres du gouvernement, le Sergeant-at-Arms et d'autres policiers entrent en scène. On entend Arvin Boolell menaçant de "bez enn kalot" pour mettre un terme à cette tentative d'agression du ministre Baichoo.

Les deux agents de l'Alliance sociale se retirent de la salle à manger de l'Assemblée nationale sans être nullement inquiétés par la police après ces graves incidents devant témoins. À hier soir, très peu d'indications étaient disponibles quant aux décisions prises par la police suite à la déposition consignée contre ces deux agents par le ministre Baichoo, hier matin.


Azie pas à son premier écart parlemenataire

Clovis Azie, un véritable habitué de l'Assemblée nationale quand le Parti Travailliste est au pouvoir, n'est pas à son premier écart parlemenaire. Avant les menaces et la tentative d'agression contre le ministre Baichoo de vendredi, cet agent de l'Alliance sociale s'était déjà distingué en s'en prenant à un autre membre de l'Assemblée nationale en pleine séance.

C'était le 13 avril 1999. Clovis Azie, qui évoluait dans l'entourage de l'ancien ministre travailliste Dan Beeharry, avait déchiré de manière violente la veste du député du MMM, Jean-Claude Barbier, dans l'hémicycle. Des incidents avaient éclaté à l'Assemblée nationale avec des propos injurieux et dénigrants de l'ancien ministre de la santé, Kishore Deerpalsing, à l'encontre de Dany Perrier.

Alors que le député Barbier tentait une riposte aux propos provocateurs de Kishore Deerpalsing, Clovis Azie, qui se trouvait dans la galerie d'honneur, dans le dos du député de l'opposition, avait empoigné la veste de ce dernier pour l'empêcher de répondre à l'ancien ministre de la Santé. La veste de Jean-Claude Barbier avait été déchirée et Clovis Azie devait être évacué de force de l'hémicycle par des policiers. Ensuite, il devait revenir à sa place pour assister à la suite des travaux parlementaires, sans aucune autre forme de procès.

D'autre part, Clovis Azie s'est également signalé publiquement dans une autre affaire. C'était en février 2000. Suite à une enquête de la Customs Investigation and Intelligence Unit et de l'Anti-Drug and Smuggling Unit, une importante saisie de boissons alcoolisées et de spiritueux avait eu lieu à Poste de Flacq. Le montant de la fraude était de l'ordre de Rs 15 millions. La perquisition avait eu lieu au domicile du beau-père de Clovis Azie.

Non satisfait du travail conjoint de la Customs Investigation and Intelligence Unit et de l'Anti-Drug and Smuggling Unit, Clovis Azie devait brandir des menaces contre ces fonctionnaires. "Mo pou al guet pli divan lao !", devait-il soutenir au moment de la saisie de ces 300 cartons de boissons alcoolisées et de spiritueux. Cette affaire avait été soulevée par le député Rajesh Bhagwan à l'Assemblée nationale, lors de la séance du 21 mars 2000, avec une interpellation au ministre des Finances d'alors, Vasant Bunwaree.


Lutte contre la drogue

ADSU: Le port et la prison sous haute surveillance !

Au cours de la semaine écoulée, les limiers de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) ont réalisé un coup double. D'abord, la saisie de 2,5 kilos de gandia, d'une valeur marchande de Rs 1 million, sur un skipper srilankais, Bandara Karabana, qui revenait d'une campagne de pêche sur les bancs de Nazareth à bord du King Fish VI de la compagnie Hassen Taher Seafoods Limited, et la saisie d'un kilo d'héroïne d'une valeur de Rs 10 millions à l'aéroport sur une ressortissante sud-africaine, Euphramia Pulma Iroegbu, venant de Johannesbourg. Sur la base des informations et confirmations obtenues au sujet de ces réseaux, le Port et la Prison sont sous haute surveillance de l'ADSU. D'ailleurs, jeudi, le Security Adviser a animé une importante séance de travail avec les responsables de la police et du port en vue d'adopter de nouvelles mesures de contrôle et de surveillance dans l'enceinte portuaire. L'ADSU a sollicité la collaboration de la Prison pour une série de perquisitions de cellules occupées par des suspects actuellement en détention dans le cadre de la vérification des liens éventuels avec la plus récente tentative d'importer illégalement de l'héroïne.

Les premiers détails révélés par le skipper du King Fish VI lors de son audition par des membres de l'escouade de l'ADSU du Port, menée par l'inspecteur Jagai sous la supervision de l'assistant surintendant de police Mario Larue, ont permis de confirmer que les bancs de pêche sont souvent transformés en zone de trafic illégal de drogue, principalement du gandia venant de la Grande Ile.

Selon les recoupements d'informations effectués par Week-End, l'un des premiers aveux du suspect est que cette cargaison de gandia lui avait été remise par un capitaine pakistanais qu'il avait croisé sur les bancs de Nazareth lors de la récente sortie du King Fish VI. Les enquêteurs de l'ADSU attendent avec une certaine impatience les prochaines séances d'audition du présumé trafiquant de drogue en présence de son homme de loi pour en savoir plus sur le déroulement de cette transaction ou encore le mécanisme adopté pour la réception du gandia venant de Madagascar.

Les responsables de la brigade contre la prolifération de la drogue dans le port avaient mis en place un système de filature suite à des indications qu'une importante quantité de gandia était attendue dans le port de pêche de Trou Fanfaron. Soulignons que Bandara Karabana fut un des derniers témoins à déposer en faveur de la Hassen Taher Seafoods Limited devant la Court of Investigation instituée pour faire la lumière sur le double naufrage des King Fish II et V au large de Saint-Brandon, le 24 février dernier.

Lundi après-midi, quand les hommes de l'inspecteur Jagai ont pris la décision de passer à l'action, ils savaient qu'ils tenaient le bon morceau. L'opération devait se solder par la saisie de 2,5 kilos de gandia emballés dans deux sachets, une somme de Rs 101 000, de même qu'une balance électronique pour les besoins de la vente du gandia. Une autre perquisition menée à bord du King Fish VI, amarré au port de pêche, devait déboucher sur la découverte d'une autre quantité de gandia dans la cabine réservée au skipper.

Mais le timing de l'opération de l'ADSU ne devait pas permettre de connecter Bandara Karabana avec le parrain de ce réseau d'importation de gandia en transitant par les bancs de pêche. Néanmoins, l'ADSU souligne que les trafiquants de drogue savent pertinemment qu'ils demeurent sous haute surveillance de la part des autorités.

Contrôle dans l'enceinte portuaire

Du côté de la compagnie Hassen Taher Seafoods Limited, qui s'est retrouvée depuis le début de l'année au centre de l'affaire du naufrage de deux unités de pêche lors du passage du cyclone Gamede, l'on tient à soutenir que la compagnie n'a rien à faire avec les activités illicites de ce capitaine. Ils avancent que les procédures ont été enclenchées en vue de résilier le permis alloué à ce ressortissant srilankais pour les besoins professionnels.

Dans le sillage de cette opération anti-drogue, le Security Adviser a convoqué en fin de semaine une séance de travail avec la participation du Deputy Commissioner of Police Rampersad, du directeur général de la National Security Service, le DCP Dev Jokhoo, du directeur général de l'ADSU, le DCP Ravine Sooroojebally, et des responsables du Bureau du Port. Le principal item à l'ordre du jour était les mesures en vue de renforcer le contrôle dans l'enceinte portuaire en vue de lutter contre les entrées illégales de drogue sous le couvert d'activités liées au débarquement du poisson.

Ces nouvelles mesures s'imposent en raison de la prochaine reprise des activités dans le port de Trou Fanfaron. Avec l'approche de la nouvelle saison, un nombre de plus en plus grandissant de bateaux sera engagé dans des campagnes de pêche sur les bancs, avec des risques d'activités corollaires et illicites.


Axe Jo'Burg/Maurice: Une prime de Rs 6 500 pour passer 1 kg d'héroïne

La ressortissante sud-africaine Euphramia Pulma Iroegbu, qui fêtera en cellule policière cette semaine ses 19 ans, devait obtenir une prime de Rs 6 500, soit environ 2 000 dollars, à son retour d'Afrique du Sud après la livraison de la cargaison d'un kilo d'héroïne à des contacts mauriciens. Ce montant avait été promis en plus du coût du billet d'avion et des frais d'hébergement à Maurice. Mais au terme de l'opération conjointe de l'ADSU et de la Customs Drug Unit de mardi après-midi à l'arrivée du courrier de la South African Airways, elle se retrouve avec une inculpation provisoire de drug dealing with aggravating circumstances (importation of heroin with an averment of trafficking), logée devant le tribunal de Mahébourg en fin de semaine. Le cerveau de ce réseau de trafiquants de drogue, un dénommé Dany Steven Raymond, âgé de 27 ans, et Security Officer de son état, a été interpellé dans un deuxième temps sous les mêmes accusations. Deux autres complices mauriciens, Marie Marieline Dartagnan, 32 ans, habitant Petite Rivière, et Joas Ephraim Joseph, 18 ans, ont été arrêtés lors de l'exercice de control delivery dans l'enceinte d'un établissement hôtelier de l'Est, mercredi après-midi.

Dès le démarrage de l'enquête après la saisie d'un kilo et cinquante grammes d'héroïne dans les bagages de la Sud-Africaine et une somme de 5 000 dollars américains, les limiers de l'ADSU, sous la supervision de l'assistant surintendant Ramasawmy, gardaient un œil vigilant sur des mouvements de nervosité dans l'enceinte de la Prison. Toutes les indications sont que cette tentative d'importer de l'héroïne a été élaborée en complicité avec des parrains de la drogue purgeant actuellement des peines d'emprisonnement.

En fin de semaine, les contacts entre la direction générale de l'ADSU et celle de l'administration centrale de la Prison se sont multipliés au sujet d'un partage d'informations par rapport à certains suspects. Des fouilles ont également été effectuées dans certaines cellules alors que d'autres arrestations sont à prévoir. Les mouvements de certains prisonniers sont strictement surveillés sur la base de ces derniers développements.

Le personnage de Dany Steven Raymond est considéré comme étant un pivot majeur. Ce suspect, qui a déjà purgé une peine d'emprisonnement de trois ans, est actuellement en liberté provisoire suite à son arrestation avec la saisie de comprimés de Subutex pour une valeur de Rs 25 millions en janvier dernier. Il avait été dénoncé suite à l'arrestation de Stéphane Jonas et d'Abdool Kader Jeewa. Me Raouf Gulbul, dont les services avaient été retenus initialement par Dany Steven Raymond, s'est retiré en fin de semaine dans cette affaire.

Selon les recoupements d'informations, l'ADSU a pris la décision d'incarcérer Dany Steven Raymond vu que son nom avait été cité, par des suspects interpellés, comme un des principaux bailleurs de fonds de cette opération. Il aurait été également aperçu à l'est de l'île au moment où se déroulait l'exercice de control delivery entre mardi et mercredi derniers. La mission de Marie Marieline Dartagnan était de récupérer les deux colis d'héroïne de la Sud-Africaine pour ensuite les remettre au cerveau présumé.

Mais pendant un peu plus de vingt-quatre heures, les effectifs de l'ADSU et les contacts locaux de la Sud-Africaine s'étaient livrés à une véritable partie de cache-cache. D'abord, les trafiquants de drogue ont changé de tactique pour réceptionner les colis de drogue venant de l'étranger.

Marge de manœuvre réduite

En vue de limiter les chances d'être pris par surprise par l'ADSU lors de cette étape cruciale de l'opération, les contacts mauriciens se sont installés à l'hôtel bien avant l'arrivée prévue de la passeuse étrangère. Dès lundi dernier, Marie Marieline Dartagnan et Joas Ephraim Joseph avaient réservé et occupé une chambre dans le complexe hôtelier où devait descendre Euphramia Pulma Iroegbu. Le choix de la chambre était des plus stratégiques puisque les deux complices avaient une vue imprenable sur celle qu'allait occuper la ressortissante sud-africaine.

De par la présence de Marie Marieline Dartagnan et Joas Ephraim Joseph dans l'enceinte de l'hôtel, la marge de manœuvre de l'ADSU pour l'étape du control delivery était réduite. Mais la principale suspecte devait jouer le jeu pendant ces 24 heures. Elle devait tenter en vain à quatre reprises de remettre les colis de drogue à ses contacts mauriciens.

Ainsi, lors d'une des occasions, l'opération, qui devait se dérouler sur l'une des plages publiques à l'Est, fut annulée à la toute dernière minute par le commanditaire mauricien suite à un appel téléphonique. En effet, la présence d'un couple sur la plage l'avait intriguée. Il soupçonnait cette présence comme étant une astuce de l'ADSU pour les coincer. Lors d'une autre tentative, les contacts mauriciens se sont montrés très allergiques au fait qu'un taxi se trouvait dans les parages où devait se faire la livraison.

Finalement, Euphramia Pulma Iroegbu, qui partage sa vie avec un ressortissant nigérian, selon les informations en provenance d'Afrique du Sud, devait recevoir des instructions pour aller déposer les colis à la consigne d'un supermarché dans les parages de l'hôtel. Elle devait y déposer les colis contre réception d'un ticket. Ensuite, elle devait le remettre à l'un de ses deux contacts mauriciens une fois à l'intérieur du supermarché et permettre à ce dernier de récupérer l'héroïne à la sortie. Mais pour des raisons inconnues, le plan fut également décommandé.

Devant celle valse d'hésitations pour la livraison mais ayant accumulé suffisamment d'indices et de preuves pour confronter les principaux suspects, l'ADSU devait décider de mettre un terme à l'opération et de procéder à l'arrestation des trois premiers suspects avant d'appréhender le quatrième jeudi après-midi à Cité La Cure. Maintenant que trois des quatre prévenus ont déjà retenu les services d'hommes de loi, l'audition formelle au QG de l'ADSU devait être initiée sous la supervision directe du DCP Sooroojebally, en raison de la portée des informations et détails au sujet du fonctionnement de ce réseau, qui seront dévoilés. Affaire à suivre…


Très tôt samedi matin: Un cas de hit and run à la hauteur de Dry Cleaning

Vers 1h30 hier matin, des policiers affectés au poste de Line Barracks ont été informés d'un cas d'accident fatal à la hauteur de Dry Cleaning à Cassis. Un homme âgé d'une trentaine d'années gisait dans une mare de sang avec de graves blessures sur tout le corps. Tout indiquait que c'était un cas de hit and run avec le chauffeur du véhicule incriminé ne s'étant pas arrêté après avoir balayé mortellement ce passant dans la nuit de vendredi à samedi. Les policiers n'ont relevé aucune trace de débris de véhicule ou encore de freins appliqués sur l'asphalte. Les savates, un polo et le sac de la victime ont été récupérés par la police sur les lieux de l'accident. La police lance un appel à témoins et la victime, qui avait déjà succombé à ses blessures, a été transportée à la morgue du Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital à des fins d'autopsie. Dans la matinée d'hier, la police avait engagé des procédures en vue de confirmer l'identité de la victime.

Vendredi: Des articles volés recouvrés chez deux trafiquants présumés

L'escouade de la Metropolitan Division de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) du sergent Chowdharry a réalisé un coup double lors d'une opération vendredi après-midi à l'avenue Victoria, Quatre-Bornes. Elle a appréhendé deux trafiquants présumés de drogue, Faizal Chutkoi, 27 ans, habitant Vacoas, et Gulshan Woozageer, aussi connu sous le nom de Sanjeev, 33 ans, de Belle-Rose. Ils avaient en leur possession 37 grammes de gandia répartis en 122 sachets prêts pour la vente et une somme de Rs 2 700, soupçonnée d'être des recettes provenant du trafic de drogue.

Lors d'une perquisition au domicile de Sanjeev Woozageer, les policiers devaient découvrir tout un arsenal d'équipements utilisés dans la préparation des sachets de gandia. En sus de cela, ils ont procédé à la saisie d'une cargaison de câbles électriques volés, des compteurs d'eau, des tuyaux en PVC, des ampoules et autres objets en provenance de cambriolages. Ces exhibits ont été remis au CID de Rose-Hill à des fins d'enquête. Les deux suspects sont toujours en détention policière.

Jeudi: Elle se fait enlever et agresser par un de ses ex

Premila Seebunsingh, 25 ans, qui est admise depuis jeudi soir au Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC), a eu la vie sauve grâce à un message texto adressé à son fiancé en début de soirée de jeudi. De par les multiples blessures qu'elle porte sur son corps, dont des traces d'étranglement au cou, des traces de blessures à l'arme blanche au ventre et des ecchymoses au visage, tout semble confirmer qu'elle l'a échappé belle. Le suspect, Umyad Ayyaz Ibrahim, 23 ans, beach hawker, qui a été interpellé lors d'une opération exécutée par des membres du CID de Curepipe, est actuellement en détention policière.

Ce jeudi, la victime, Premila Seebunsingh, avait quitté son domicile à Rose-Belle en vue d'aller chercher du travail au supermarché Winners de Forest Side. Pendant toute la journée, le fiancé, qui est un sapeur-pompier, avait tenté en vain d'entrer en contact téléphonique avec la victime. Mais ce ne fut que vers 19h05 que le fiancé devait recevoir un message SMS réclamant de l'aide. "Help ! Help !", aurait-elle transmis sur le téléphone cellulaire du pompier. Elle devait également donner des indications sur les lieux où elle avait été amenée de force, soit à Cité Atlee, Forest-Side.

Entre-temps, la sœur de la victime, Sellamathu Heeramuth, ne la voyant pas rentrer, s'était alarmée. Avec la preuve de la réception du SOS sur le portable du fiancé, des éléments du CID de Curepipe furent informés du problème. Le sergent Appasamy devait constituer une équipe de policiers pour effectuer une descente des lieux à l'endroit indiqué.

Vers 22h, les policiers ont débarqué à Cité Atlee. Les sommations de la police ne sont pas répondues. Les policiers devaient prendre la décision de forcer la porte car le fiancé aurait entendu des cris de détresse de la victime venant de l'intérieur de la maison.

Les hommes du sergent Appasamy devaient surprendre l'agresseur infligeant de violents coups de pieds à Premila Seebunsingh. Ils n'eurent aucune peine pour procéder à l'arrestation du suspect. Entre-temps, la victime devait être transportée d'urgence au PMOIC avec des blessures sur tout le corps. Dans une première déposition, elle a soutenu que son agresseur, qui se trouve être un de ses ex, l'avait rencontrée à Curepipe, et ne voulait pas de la voir rentrer à Rose-Belle, d'où la décision de la séquestrer dans une maison à Cité Atlee. L'enquête policière se poursuit.

Dans la journée de vendredi: Il débarque à l'ambassade US avec un poignard de 33 cm

Un étudiant, Bhavesh Gopal Senudhun, 19 ans, qui s'était rendu à l'ambassade américaine dans le cadre des démarches pour l'obtention d'un visa, a été remis à la police par les services de sécurité. La raison officielle est qu'il avait en sa possession un poignard de 33 centimètres. La découverte de cette arme fut confirmée lors d'une fouille du sac de l'étudiant par un des agents de sécurité. Aucune charge provisoire n'a été retenue contre l'étudiant, qui a pu rentrer chez lui suite à l'intervention du surintendant Seebarrun. L'enquête suit son cours.

En fin de semain: Vol de 400 CD et de lecteurs de CD chez un chauffeur de taxi

Un chauffeur de taxi habitant Route Royale, Roche Terre, a été victime d'un vol de 400 CD, de deux lecteurs de CD, d'une série de disco lights et de câbles électriques. Le tout d'une valeur de Rs 70 000. Les cambrioleurs ont forcé le cadenas de son garage dans la nuit de jeudi à vendredi pour commettre leur forfait.

Vendredi, à Plaine des Papayes: Vol avec violence sur une sexagénaire

À la mi-journée de vendredi, une sexagénaire, qui marchait le long de la route Mosquée à Plaine des Papayes, a été agressée par deux inconnus circulant à motocyclette. L'un d'eux a arraché avec violence son sac, qui contenait une somme de Rs 10 000. Elle a été blessée au genou et au coude droits et a dû se faire soigner au Sir Seewoosagur Ramgoolam National Hospital.



a c t u a l i t é s WEEK-END --- dimanche 26 août 2007