s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 5 août 2007



Services de santé - La PMPA s'interroge sur la véritable identité du Apollo Hospital à Maurice
Standard II - Du crayon pour la Pupil Progress Sheet
Tarifs du CEB : + 15% à partir de septembre
Hausse annoncée de 15% du tarif d'électricité - Jayen Chellum(ACIM): "Inacceptable tant par son ampleur que par principe"
Aux Salines de Rivière Noire, cette après-midi - Laurent Rivet ordonné prêtre
Prévocationnel - Délocalisation probable du PVD à la rentrée de janvier
EIILM Mauritius Branch - Toujours pas d'accréditation pour six cours qui débuteront le 13 août
L'INFORMATIQUE À LA MAISON - Un jeu d'enfant que de faire l'apprentissage de ses parents !
Brutalité Policière - Une première victoire pour Nitin Chinien
Face à l'augmentation constante du prix du lait - La Hindu Business Chamber propose une ferme intégrée
Causerie - L'île Maurice face au changement climatique
Recherches agronomiques - Deux nouvelles variétés d'oignon bientôt dans nos assiettes
Publicité — 11e festival AAA - Tradition respectée
Diploma Course: 676 enseignants réussissent leurs examens


Services de santé

La PMPA s'interroge sur la véritable identité du Apollo Hospital à Maurice

Si l'implantation à Maurice de l'hôpital indien de renommée internationale Apollo est considérée comme une entreprise d'envergure pour le pays, la Private Medical Practitionners Association (PMPA) monte au créneau pour dénoncer plusieurs zones d'ombre. Cela, suivant les propos, dans la presse cette semaine, du Dr P. Reddy, le président du conseil d'administration du Apollo Hospitals Group. Assurant qu'ils accueillent favorablement l'implantation de cet hôpital hi-tech à Maurice, les médecins privés se posent toutefois quelques questions, estimant qu'il y a un manque de transparence.

Outre le nom qui sera attribué à l'hôpital implanté à Maurice, Bramwell Hospital, les coûts, "moins chers" qu'il compte pratiquer interpellent nos médecins privés. L'implication de British American Investment (BAI), partenaire majoritaire d'Apollo pour le projet, laisse la PMPA également dubitatif quant à la gestion journalière des soins de santé que proposera le Bramwell Hospital.

La PMPA se demande par ailleurs "pourquoi l'hôpital Apollo à Maurice porte-t-il un autre nom". Selon les médecins privés, s'il s'agit d'une implantation "en bonne et due forme" du Apollo Hospital, avec toute l'expertise et la technologie hi-tech dont il dispose et pour lesquelles il est reconnu dans le monde, l'hôpital à Maurice devrait être connu comme le Apollo Hospital Mauritius Branch.

"L'appellation Bramwell Hospital laisse penser qu'il s'agit d'un hôpital autre que le renommé Apollo Hospital en Inde. On parle de tourisme médical… mais la question est de savoir comment les gens à l'étranger sauront, à travers le nom Bramwell Hospital, que Maurice propose des soins hi-tech du Apollo Hospital", soulignent les médecins.

L'identité réelle du Bramwell Hospital, qui verra le jour en 2008 à Moka, suscite le doute au sein de la PMPA, qui se demande si cet hôpital s'installe à Maurice en apportant à 100% l'expertise et tous les soins hi-tech qu'il propose en Inde. Se basant sur l'investissement d'environ Rs 600 millions, dont 75 % de la BAI et le reste de l'hôpital indien - le protocole d'accord a été signé, en octobre 2005, entre Dawood Rawat, (n°1 de BAI) et le Dr P. Reddy, d'Apollo Hospital, en présence du Premier ministre, Navin Ramgoolam -, la PMPA s'interroge sur le rapport de forces qui prévaut dans ce partenariat.

"Le partenaire majoritaire, la BAI, n'a aucun know-how du traitement médical. Mais est-ce que, en tant que partenaire minoritaire, Apollo (si c'est le véritable institut qui s'implante à Maurice) aura la possibilité de prendre les décisions quant au day to day running de l'hôpital à Maurice ?", questionne le Dr I. Jowahir.

Avançant que les tarifs pratiqués en Inde par le Apollo Hospital sont hautement supérieurs aux prix qui seront pratiqués à Maurice, le président de la PMPA souligne que "l'annonce des tarifs moins chers à Maurice que ceux en Inde laisse des doutes quant aux traitements qui seront fournis dans l'hôpital mauricien". Qui plus est, fait ressortir le Dr I. Jowahir, ce sont les médecins, qui ne bénéficieront pas de salaires (selon les propos du Dr P. Reddy), qui décideront eux-mêmes de leurs honoraires en fonction des services offerts.

"Les médecins du Apollo Hospital sont des médecins hautement qualifiés. Quel sera le tarif "moins cher" qu'ils pratiqueront pour pouvoir recouvrir leurs frais et être rémunérés selon leurs compétences ?", se demande la PMPA.

"Catégoriser signifie discriminer"

L'association des médecins privés monte également au créneau par rapport à la catégorisation des patients, comme annoncé par le Dr P. Reddy. "Quand on pratique la médecine, il n'y a pas de catégorie de patients. Les soins sont les mêmes qu'ils s'agissent de soins dans les hôpitaux ou en cliniques privées. Un médecin ne travaille pas en fonction de la capacité de paiement du patient. Catégoriser les patients signifie discriminer", s'insurge le Dr I. Jowahir.

Les interrogations fusent quant aux procédures qui devront être suivies en vue d'une catégorisation des patients qui seront admis au Bramwell Hospital. Rappelant que les soins en cliniques privées sont payants, mais que cette option relève du choix des patients, la PMPA fait ressortir que les soins de santé sont déjà gratuits à Maurice dans tous les hôpitaux. Dans cette optique, les soins gratuits à l'hôpital Apollo, basés sur une catégorisation des patients, soulèvent d'autres doutes quant aux prix "moins chers" que compte pratiquer le Bramwell Hospital pour les patients qui, eux, devront débourser pour y recevoir des soins.

Selon la PMPA, "il y a une zone d'ombre quant au fait qu'une entreprise privée telle la BAI, motivée par le profit, annonce des soins gratuits". "La BAI serait-elle devenue une institution charitable ?" se demande le Dr I. Jowahir. "Comment l'hôpital compte-t-il rester viable ?", avancent les médecins du privé, qui redoutent qu'outre les soins hi-tech du Apollo Hospital le centre hospitalier indien offre des services de santé déjà proposés par les cliniques privées et provoque ainsi une certaine "concurrence déloyale" suivant les tarifs "moins chers" qui seront proposés.

Assurant qu'elle accueille favorablement l'implantation de l'hôpital Apollo à Maurice, la PMPA se demande toutefois si la BAI, qui est un groupe commercial, ne serait pas en train d'utiliser un prête-nom pour ouvrir une clinique privée, comme tant d'autres à Maurice, en bénéficiant de 12 arpents de l'État. Quoique volontairement relégués aux oubliettes par les promoteurs du Apollo Hospital pour la présentation du projet en présence du Dr P. Reddy, mercredi dernier, nous avons essayé d'obtenir des renseignements auprès de la BAI. Mais, une fois de plus, la direction n'a pas souhaité informer le public sur son projet dans les colonnes de Week-End.


Standard II

Du crayon pour la Pupil Progress Sheet

La Pupil Progress Sheet, introduite en Std II presqu'à la fin du deuxième trimestre, fait sourciller des enseignants de cette classe. Ce document concerne trois matières: mathématiques, français et anglais. Les enseignants ont reçu des directives pour noter le progrès de leurs élèves dans ces trois matières. Ce sont précisément les directives données par les inspecteurs qui étonnent les instituteurs du primaire. "Ils nous ont demandé d'utiliser le crayon pour écrire nos observations sur le progrès des élèves à la fin de chaque mois !" confie un enseignant.

Si ces directives surprennent, c'est parce que la Pupil Progress Sheet, formulaire de trois pages, est censée être un outil qui démontre l'avancement académique de l'apprenant. Ces notes sont décisives puisqu'elles permettent de répertorier les enfants qui ont besoin d'un encadrement spécifique, soit des cours de rattrapage en remedial classes. Mais, affirme l'enseignant précité, la requête des inspecteurs a un but précis. "S'il nous a été demandé d'utiliser le crayon, c'est pour pouvoir effacer les notes du mois précédent pour écrire celles en cours." Il se demande: "Si nous devons effacer nos observations, comment analyser le progrès des enfants ?"

De son côté, le président de la Government Teacher's Union, Vinod Seegum, explique que la Pupil Progress Sheet aurait un autre objectif. Selon lui, ce formulaire ne relèvera pas d'un exercice mensuel. "Les enseignants ont déjà remis le formulaire aux maîtres d'école, qui, à leur tour, doivent ensuite les soumettre au Directorate de leur zone respective. À ce jour, il n'y a pas eu de directives pour que le crayon soit utilisé dans la rédaction des notes. Et il n'est pas non plus question que la Pupil Progress Sheet serve de préambule au contrôle continu. Elle n'a été circulée qu'une seule fois, c'est-à-dire à la fin du deuxième trimestre", déclare Vinod Seegum.

Ce dernier affirme toutefois que la Pupil Progress Sheet sera déterminante dans la mise en place des classes de rattrapage. Vinod Seegum explique encore "que le ministère travaille actuellement sur un nouveau projet concernant les classes de rattrapage à l'intention du lower primary. Des enseignants seront appelés à assurer ces classes et percevront une allocation".

Par ailleurs, lors d'une réunion au ministère, la Government Teachers Union a approuvé le calendrier scolaire de 2008. La rentrée en Std I se fera le 10 janvier, tandis que les autres classes reprendront le lendemain. Le premier trimestre prendra fin le 4 avril. La rentrée du deuxième trimestre est prévue le 21 avril et prendra fin le 11 juillet. C'est le 11 août que démarrera le troisième trimestre, tandis que le 7 novembre sera le dernier jour de ce trimestre. Il revient que les dates des examens de Std I à V du prochain trimestre n'ont pas encore été finalisées. Cela devrait être chose faite cette semaine.


Tarifs du CEB : + 15% à partir de septembre

Les tarifs d'électricité accuseront une majoration de 15% à partir du 1er septembre prochain. Cette question a été évoquée et entérinée lors de la réunion du conseil des ministres de vendredi alors que du côté du QG du Central Electricity Board (CEB) l'on avance qu'une demande officielle au gouvernement pour une révision à la hausse du coût de l'énergie électrique remontait à février de cette année.

Le président du conseil d'administration du CEB, Patrick Assirvaden, était à la télévision nationale hier soir, en vue de donner des éclaircissements sur la mise en application de cette augmentation et de relever le fait que les groupes les plus vulnérables, soit ceux bénéficiant des barèmes sociaux du CEB, ne seront pas pénalisés de plein fouet par cet ajustement. En effet, il a soutenu que quelque 35 000 familles tombant dans cette catégorie verront leurs factures mensuelles majorées de 5% au lieu des 15%. Cette augmentation de 15% des tarifs sera applicables pour les abonnés industriels et commerciaux également.

Intervenant lors de la Question Time à l'Assemblée nationale récemment, le ministre des Utilités publiques, Abu Kasenally, avait donné des indications sur l'imminence de cette hausse. Il avait révélé que pour les premiers six mois de cette année, le CEB avait essuyé des pertes de Rs 207 millions alors que pour l'exercice financier se terminant au 31 décembre 2004 le CEB avait enregistré des profits de Rs 82,7 millions. Les pertes ont été de Rs 322,1 millions en 2005 et de Rs 1,147 milliard en 2006. Il avait fait état du poids de l'huile lourde dans les opérations du CEB et le fait que les prix des produits pétroliers avaient augmenté de 75% de 2004 à 2006.

Devant cette décision du gouvernement par rapport aux tarifs d'électricité, les opérateurs dans le transport en commun, qui ont déjà soumis une demande d'augmentation de 25% du ticket d'autobus, comptent revenir à la charge dès cette semaine pour que les autorités fassent diligence dans leur cas. Dans les milieux de la National Transport Authority, l'on n'écarte pas l'éventualité qu'une hausse variant entre 10 et 15% dépendant des stages soit accordée par le gouvernement.


Hausse annoncée de 15% du tarif d'électricité

Jayen Chellum(ACIM): "Inacceptable tant par son ampleur que par principe"

"Inacceptable tant par son ampleur que sur une question de principe". L'Association des Consommateurs de l'île Maurice (ACIM) rejette toute nouvelle hausse du tarif d'électricité en l'absence d'un régulateur indépendant capable de justifier une nouvelle augmentation.

Dans une déclaration à Week-End, Jayen Chellum, porte-parole de cette association, rappelle sa demande formulée aussi loin que depuis 2000 pour l'institution d'un corps régulateur indépendant sur le modèle de l'Information and Communication Technologies Authority (ICTA) pour les télécommunications. Cet organisme serait investi du pouvoir d'éplucher les comptes du Central Electricity Board (CEB) de même que ses choix d'investissements et sa politique de gestion en vue de justifier ou non toute nouvelle demande d'augmentation tarifaire.

L'ACIM rappelle que la dernière hausse des tarifs d'électricité - qui avait notamment été de l'ordre de 10% pour les consommateurs domestiques - ne remonte qu'à janvier de l'année dernière. Bien que concédant que le prix de l'huile lourde vient d'augmenter, l'association des consommateurs souligne que des choix stratégiques du Central Electricity Board (CEB), notamment le projet de Pointe aux Caves, sont des sujets à controverses.

"Tout doit être décidé dans la plus grande transparence. Les abonnés du CEB sont en droit de tout savoir sur tout, qu'il s'agisse de la production à partir de la bagasse ou qu'il s'agisse des fraudes commises par de gros consommateurs", soutient le porte-parole de l'ACIM.

"Ceux qui payent déjà ne peuvent cette fois payer pour ceux qui n'ont pas payé ! En l'absence d'un régulateur indépendant qui serait capable d'assurer une réelle transparence dans les chiffres, il ne saurait être question d'accepter une nouvelle hausse d'une ampleur aussi conséquente que 15%", déclare M. Chellum.


Aux Salines de Rivière Noire, cette après-midi

Laurent Rivet ordonné prêtre

C'est ce dimanche à 14h30 qu'a lieu l'ordination presbytérale de Laurent Rivet aux Salines de Rivière Noire. La cérémonie, présidée par l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, sera retransmise en direct à la télévision sur MBC 3. Le jeune ordinand sera entouré de tout le clergé.

Une délégation française de vingt personnes, comprenant notamment deux prêtres de la paroisse Saint-Pierre-de-l'Océan de Saint Lazaire (où Laurent Rivet a fait son stage diaconal), de même que cinq jeunes prêtres de sa promotion issus de la région nantaise, a fait le déplacement pour assister à la cérémonie d'ordination.

À la manière du sel qui donne du goût au plat en se fondant à la cuisson, rappeler aux baptisés que le chrétien se reconnaît par le bien qu'il fait discrètement autour de lui: c'est ce que l'ordinand dit vouloir signifier en choisissant comme thème de son ordination "Vous êtes le Sel de la Terre", parole de Jésus à ses disciples dans l'Évangile.

Tout au long de la journée d'hier, les bénévoles mettaient la dernière main aux préparatifs à Morcellement Carlos en prévision du rendez-vous de cette après-midi. Interrogé par Week-End, le père Georgy Kenny, responsable des vocations au diocèse de Port-Louis, se disait satisfait de ces préparatifs en cours depuis deux mois et qui s'est surtout appuyé sur les laïcs de la paroisse Saint Augustin.

Des dispositions ont été prises pour assurer des navettes gratuites à l'intention de ceux qui feront le déplacement par le transport public jusqu'au lieu précis où se déroulera la cérémonie. Ceux qui s'y rendront en voiture pourront se garer sur des parkings aménagés près du site de l'ordination ou dans les rues avoisinantes.

Vu qu'un important mouvement de foule est prévu à cette occasion, les autorités policières ont pris les dispositions nécessaires pour régler le trafic routier dans la région entre midi et 17h. Il est conseillé à ceux qui se rendront à la cérémonie de suivre les directives de la police.

Appelé à être prêtre pour le diocèse de Port-Louis, Laurent Rivet, 27 ans, qui se destinait à une carrière d'architecte après l'obtention d'une bourse d'études australienne, a finalement choisi la prêtrise. Au terme de deux années de dicernement, il entre au séminaire diocésain de Beau Bassin en septembre 2001.

Après ses deux années d'études préliminaires, il termine, à partir de 2003, ses études de séminariste au séminaire de Nantes, en France. Laurent Rivet a été ordonné diacre - ultime étape avant de devenir prêtre - le 24 juin de l'année dernière en la Cathédrale de Nantes.


Prévocationnel

Délocalisation probable du PVD à la rentrée de janvier

La délocalisation de la filière prévocationnelle (PVD) est plus que jamais à l'agenda au ministère de l'Éducation ! Des hauts cadres du ministère se sont rencontrés en fin de semaine pour discuter de la question. Selon nos informations, il est plus que probable qu'à la rentrée de 2008, les élèves du PVD des collèges d'État et même du privé seront répartis dans des établissements ayant un taux de population estudiantine relativement bas. De ce fait, à l'avenir, ces collèges auront pour vocation l'accueil et l'éducation des enfants qui ne peuvent être canalisés dans le mainstream. Il revient qu'une quarantaine de collèges ne procédera pas à l'admission en PVD lors de la rentrée de janvier prochain.

La délocalisation du PVD avait été évoquée au tout début du mandat du ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool. Certains établissements d'État n'avaient pas caché leur empressement de mettre fin à des classes prévocationnelles. Cette question a toujours soulevé des débats. D'une part, il y a ceux qui défendent l'intégration du PVD dans le mainstream et conçoivent toute séparation comme une ségrégation à l'égard des enfants de la filière préprofessionnelle. D'autre part, il y a aussi ceux qui trouvent que le PVD devrait avoir une entité, indépendamment du mainstream.

Naraindranath Gopee de la Government Secondary School Teachers' Union, est de ceux qui pensent qu'une délocalisation favoriserait une concentration d'effort et un déploiement de moyen pour rehausser la qualité de l'éducation dans le PVD. Il affirme que le syndicat qu'il représente avait déjà identifié quatre établissements qui pourraient être convertis en collèges professionnels: les SSS Régis Chaperon, Abdool Razack Mohamed, Marcel Cabon et La Gaulette. "Cependant, ces collèges devraient être gérés par l'IVTB."

Du côté des collèges privés, c'est un peu la surprise. "Nous n'avons pas été avertis d'un éventuel changement concernant le PVD. D'ailleurs, contrairement aux précédentes années où le ministère nous informe, dès juin-juillet, sur certaines modalités concernant l'admission, nous n'avons reçu aucune directive cette fois", déclare Tejnarain Chumroo, de la Fédération des Managers des Collèges Privés.

"Nous avons beaucoup investi dans les classes de PVD. Si le gouvernement adopte une quelconque mesure l'année prochaine, il devra prendre cet investissement en considération", dit, pour sa part, Harris Bachwa, de la même fédération.


EIILM Mauritius Branch

Toujours pas d'accréditation pour six cours qui débuteront le 13 août

Confiant la semaine dernière de recevoir, à la fin du mois de juillet, les accréditations pour six autres programmes d'études que l'EIILM Mauritius Branch compte démarrer à la rentrée universitaire, le 13 août, Sunil Jeetah, Chief Executive de l'institution mauricienne gérée par la Ramnath Jeetah Trust (RJT), est toujours dans l'expectative. Sunil Jeetah annonçait haut et fort la semaine dernière que lors du prochain board meeting de la TEC, sa demande d'accréditation afin de pouvoir dispenser des cours menant au MBA Business Administration, BA in Computer Application, BA in Journalism and Mass Communication, BA in Advertising, BA in Hospitality Management et BA in Fashion and Marketing, pour lesquels l'EIILM Mauritius Branch a effectué des publicités et qui figurent toujours sur son site web, allait être approuvée. "Contentwise, cela a déjà été approuvé, mais cette semaine, après le board meeting de la TEC, nous aurons toutes les autorisations. C'est un exercice de procédure que nous avons suivi", expliquait-il.

Or, malgré les nombreuses réunions du board de la TEC cette semaine, aucune décision n'a été prise à ce sujet. Avare de commentaires, le directeur de la TEC, Praveen Mohadeb, nous a toutefois fait comprendre que le board étudie toujours la demande et qu'une décision sera prise en temps et lieu.

Ainsi, jusqu'ici un seul programme d'études a été accrédité par la TEC. Mais l'institution sera opérationnelle à partir du 13 août prochain. Selon Sunil Jeetah, "l'opposition perd son temps avec toutes ces allégations. Je lance un défi à Nando Bodha de venir prouver qu'on est en faute. Il se base sur ses propres interprétations, et tous ces arguments sont concentrés autour de l'UCG. Or, nous sommes une université privée et nous n'avons pas besoin de l'UGC".

La RJT a initié depuis lundi dernier des procédures en cour suprême pour réclamer des dommages et intérêts de Rs 50 millions chacun à Nando Bodha et Pravind Jugnauth, leader de l'opposition et leader du MSM respectivement, par rapport à ce qu'il considère comme étant des "false and malicious allegations" faites lors d'un point de presse du MSM, le mercredi 25 juillet. L'affaire sera entendue le 29 novembre prochain devant la cour suprême.


L'INFORMATIQUE À LA MAISON

Un jeu d'enfant que de faire l'apprentissage de ses parents !

À l'école ils apprennent les bases de l'informatique. À la maison, l'ordinateur n'est plus confiné à son rôle pédagogique. Monopolisant le PC familial, ils explorent la sphère de l'informatique afin de la maîtriser suffisamment pour, à leur tour, initier leurs parents à certains programmes, voire les dépanner. Bluffés par le niveau de leurs enfants, les parents rencontrés ne peuvent que concéder sur ce plan, qu'ils redeviennent… élèves !

Pragati pensait ne plus retrouver le fichier dans lequel elle avait sauvegardé la jolie maison rouge qu'elle avait réalisée auparavant. Ses beaux yeux clairs rivés sur l'écran de l'ordinateur, la fillette découvre avec surprise que son dessin est toujours là. "Pourquoi ne pas ajouter une niche pour ton toutou à côté de la maison ?", lui suggère sa mère, Nirupa Ittoo. Et Pragati d'exécuter cette proposition en faisant glisser la souris de son ordinateur. À 9 ans, la petite fille ne se lasse pas de découvrir l'univers de l'informatique. À l'école gouvernementale Shri Shamboonath, où elle est en Std IV, l'ICT est sa matière préférée. Et ce n'est pas un hasard qu'elle soit sortie première en classe avec 100/100 dans cette matière lors des épreuves des deux trimestres écoulés. "Ce n'est pas toujours que j'ai 100. Parfois j'ai 99 ou 98", dit-elle. Pour Pragati, l'ordinateur est plus qu'un outil qui lui permet de développer son sens de créativité. "Je vais sur Microsoft Word pour écrire mes notes de ICT. Comme ça je n'ai pas besoin d'écrire dans un cahier et perdre du temps", confie la fillette. Même si pour l'instant, elle n'a pas encore atteint le niveau de sa sœur aînée, Pallavi, 13 ans, Pargati est en tout cas meilleure en informatique que son père, Raj. Ce que concède ce dernier, chauffeur dans une compagnie privée. Et il va sans dire que dans très peu de temps, les deux sœurs devanceront leur mère, Nirupa, Chief Welfare Officer à la municipalité de Curepipe. Pallavi, en Form II au Collège Notre Dame, raconte non sans fierté qu'il lui arrive de dépanner sa mère, "lorsque celle-ci est bloquée sur internet".

Ils ont 8, 13, 14 ou 17 ans, pour les plus grands. Leur aisance en informatique déconcerte toujours leurs proches. Lorsque le fameux computer fait son entrée pour la première fois à la maison, il a un objectif spécifique: devenir un outil clé dans l'éducation des enfants. "J'en voulais pour mes filles", indique Bala Caullee, cadre dans le secteur privé. "Et aussi pour suivre la tendance", reconnaît-il. "Comme je prenais des cours à l'université, un ordinateur s'avérait nécessaire pour mes travaux, puis il est très vite devenu le " computer " des enfants", explique Nirupa Ittoo. Bien vite l'ordinateur ne s'est plus limité à la sphère pédagogique. L'accès à l'ordinateur a aussi encouragé les plus curieux à développer leur sens de créativité artistique, pour les uns, et aptitude informatique pour les autres. De ce fait, bien souvent, la plupart des écoliers et collégiens qui manient parfaitement cet outil, deviennent vite d'astucieux autodidactes. À l'exemple de Jean-Daniel qui est en Form III; ce collégien de 14 ans n'avait jamais travaillé sur un ordinateur jusqu'à récemment, soit en décembre dernier, lorsque ses parents achètent un PC. "En 7 mois, Jean-Daniel a appris à écrire des lettres, télécharger de la musique et les graver sur CD. Il joue aussi, quand il ne regarde pas de films", raconte Doris Mootoo, la mère du garçon.

Les parents ne peuvent alors que constater la rapidité avec laquelle leurs ados maîtrisent cette "chose" qu'est l'informatique. "Je n'y comprends rien, quand il s'agit des jeux" , concède l'enseignant et syndicaliste Sunil Jhugroo. Lorsqu'il offre un ordinateur à son fils, Nashil, classé 35e au Certificate of Primary Education (CPE), Sunil Jhugroo est loin de se douter qu'il se retrouverait en position… d'élève face à son fils aîné ! C'est auprès de Nashil et de sa fille, Kushboo, 14 ans, que le syndicaliste va chercher de l'aide pour rédiger ses papiers. "Je me souviens qu'au début, ils m'aidaient à envoyer mes mails. Je ramenais les résultats de mes élèves à la maison et ils me montraient comment les mettre sur Excel." Depuis, Sunil Jhugroo n'a pu rattraper ses enfants à ce plan. Il concède même qu'il devrait songer à prendre des cours en informatique. Comme lui, Doris Mootoo a aussi recours à "l'expertise" de son fils quand elle est appelée à rédiger des notes pour les besoins de son travail, entre autres. Entretemps, Nashil, lui, maîtrise déjà le programme Microsoft Publisher, lui permettant de modifier les photos numériques prises avec sa caméra. Une possibilité utile pour les projets scolaires, précise le jeune garçon, mais afin d'intégrer de nouveaux programmes et rester dans le coup, il est impératif d'upgrade l'ordinateur. Ce qui revient à un investissement de pas moins de Rs 5 000.

Barbie online

"Je suis épaté quand Drishti me dit: Pas comme ci, pas comme ça, lorsqu'on est devant le computer ! Une chose est certaine: elle est plus forte que moi !" affirme Bala Caulee en parlant de sa benjamine, 8 ans. Selon notre interlocuteur, la fillette a quasiment monopolisé l'ordinateur familial. Familial ? Pas tout à fait. "Je dispose d'un ordinateur au bureau et ça me suffit ! Quand j'ai besoin de rédiger un rapport, j'écris mes notes sur papier et c'est mon épouse, Brinda, qui se charge de les transposer sur l'ordinateur ! Je crois qu'elle le fait sur un programme qui s'appelle Word, quelque chose du genre !" ajoute Bala Caullee, visiblement heureux de pouvoir déléguer cette tâche. Le même bonheur s'entend dans la voix du jeune père, lorsqu'il raconte comment, à 8 ans, Drishti a fait preuve d'ingéniosité face à son PC. "D'abord, elle sait comment écrire une lettre, introduire un CD pour jouer, écouter de la musique, regarder des photos, un film ou des clips. Elle adore ça ! Mais lorsqu'elle fait des recherches sur internet, c'est pour tout savoir sur Barbie. Il n'y a que Barbie, Barbie et Barbie !" confie-t-il.

Avec le début de la English Premier League, il n'y a aucun doute: Nashil passera plus de temps sur internet. Fan de foot et de Liverpool, chaque minute passée sur le net est consacrée à ce sport. Chez les Jhugroo, comme les Ittoo, Caullee et Mootoo, l'accès à Internet fait l'objet d'une surveillance parentale. Comme les parents ont affaire à de plus calés qu'eux, ils confient faire de leur mieux pour contrôler les sites visités. C'est ainsi que le syndicaliste n'hésite pas à rallumer l'ordinateur et scruter chaque site consulté par ses deux enfants. "Je ne saurais ouvrir la page internet seule. Alors à chaque fois que Jean-Daniel va sur internet, je suis à ses côtés" , laisse entendre pour sa part Doris Mootoo.


SOBAH, NADÈGE, CHANDRIKA…

"Kan ti fek pran kour, nou ti inpé per létan nou get komputer la ek so souri"

Lorsque Sobah Bundhoo, Nadège Victor, Swastee Appadoo, Chandrika Bundhoo et Ivy Lararodeuse, toutes mères et femmes au foyer s'inscrivent au cours d'informatique au Indira Gandhi Women's Center de Rivière-du-Rempart, elles ont une idée bien précise en tête. Elles fréquentent le centre depuis de nombreuses années, et se sont toujours intéressées à tous les cours qui y sont dispensés. Mais, quand le ministère des Droits de la Femme lance le programme d'initiation à l'informatique en 2004, nos femmes au foyer n'hésitent pas à s'y inscrire, d'autant que la plupart d'entre elles ont un ordinateur chez elles et ne savaient pas l'utiliser. "Mem si zanfan konn servi komputer lakaz, li pli bon aprann ek bann miss", affirme Chandrika, 46 ans. "Je cultive des fleurs et je voudrais monter un business. Avec une notion en informatique je peux chercher des informations sur les plantules et faire du e-commerce. Comme je vais bientôt m'installer à Triolet, qui est un village très fréquenté par les touristes, j'ai intérêt à maîtriser l'ordinateur, n'est-ce pas ?" poursuit-elle.

Nadège Victor, 43 ans, a l'intention de se lancer dans la vente de gâteaux et un service de catering. Afin de promouvoir sa petite entreprise, elle passera par le biais d'internet. Idem pour Sobah Bundhoo, 48 ans. "Avec d'autres femmes nous commercialiserons des épices et achards locaux sur le marché étranger. Nous allons nous lancer avant décembre prochain. Comment exploiter le marché étranger si nous ne savons pas utiliser un ordinateur et accéder à internet ?" se demande cette dernière. Quant à Swastee, 57 ans, elle explique que c'est pour garder contact avec ses deux enfants à l'étranger, qu'elle a voulu mieux comprendre cet outil qu'est l'ordinateur. "Ma fille partait pour l'Angleterre et mon fils, l'Egypte. Le seul moyen dont je disposais pour avoir de leurs nouvelles c'était l'internet. Mo ti bizin chat ar zot. J'ai un computer à la maison. Et c'est ma fille qui m'a appris à écrire et envoyer un mail. Quand elle est partie, j'ai eu un peu de mal pour me connecter à l'internet. Mais au bout de quelques essais, j'y suis arrivée !" Et Chandrika de faire part d'une anecdote pour taquiner Nadège, "li'nn kas so komputer telman li pe rod rant lor internet !" Pour Ivy, qui ne dispose pas encore d'un ordinateur chez elle, s'initier à l'informatique s'avérait important dans la mesure où elle compte acheter un PC pour ses deux enfants. "Ils en ont besoin pour travailler sur des projets pour l'école. Avec une notion en informatique, je pourrais mieux contrôler ce qu'ils feront sur l'ordinateur", dit-elle. Après trois mois de cours, nos interlocutrices ont reçu un certificat faisant leur fierté. "Kan ti fek pran kour, nou ti inpé per létan nou get komputer la ek so souri", indiquent ces dames du Centre de Rivière-du-Rempart Mais, rappellent-elles, il leur reste encore du chemin à parcourir: "Aster la nou bizin aprann internet."

Faut-il préciser que Sobah, Nadège et les autres se sont déjà inscrites pour le prochain cours ?


Brutalité Policière

Une première victoire pour Nitin Chinien

Après enquête, la Commission nationale des Droits de l'Homme a soumis le dossier Nitin Chinien au directeur des poursuites publiques (DPP). Elle estime que le chanteur a été victime de brutalités par des policiers. Un développement qui intervient quelques jours après le rassemblement tenu contre ce fléau à Port-Louis. Cassam Uteem, Reza Issack et d'autres parlementaires y avaient pris part pour dénoncer la brutalité policière.

Une première conclusion officielle qui devrait faire taire les sceptiques. La Commission nationale des Droits de l'Homme a en effet recommandé au DPP d'entamer des procédures légales contre les policiers qui auraient battu Nitin Chinien. Après enquête et après audition des témoins, la commission est arrivée à la conclusion qu'il pouvait, dans cette affaire, avoir matière à poursuite. Il reviendra au DPP de donner suite au dossier pour qu'il soit entendu en cour. Il se penchera aussi sur les résultats de l'enquête du Complaints Investigations Bureau de la police. À ce stade, il s'agit déjà d'une première victoire vers la justice pour Nitin Chinien.

En juin, il aurait été illégalement arrêté, détenu, battu, insulté et humilié par des policiers à Curepipe. Ces derniers n'avaient, selon son témoignage, pas apprécié que le jeune homme leur réclame le respect de ses droits quand ils avaient cherché à fouiller dans ses affaires en public. Ils avaient jugé le look de l'animateur/artiste suspect alors qu'il rentrait de son travail et attendait l'autobus sur la gare Jan Palach. Le Dr Gujjalu, qui l'avait examiné, avait attesté que Nitin Chinin avait été battu. Il avait dû subir un traitement médical.

"Assez !" c'est l'appel lancé par les artistes, politiciens, militants des droits de l'Homme et le public présents au théâtre de Port-Louis dimanche dernier. Un appel adressé à la police et aux autorités concernées pour que la brutalité policière soit éradiquée. Cassam Uteem et Reza Issack ont soutenu qu'au sein d'un État de droit et d'une démocratie rien ne peut justifier ou expliquer que la brutalité policière existe toujours.

Le nombre élevé de viols, de violence, de crimes, ne justifie pas, ajoute Cassam Uteem, qu'il faille utiliser la violence et la torture pour arriver à la vérité : "Nous ne sommes pas là pour protéger les malfrats. Nous sommes dans un État de droit, la loi doit être respectée. Qu'adviendra-t-il si chacun prend la loi entre ses mains ? Une personne est innocente jusqu'à ce que la cour l'ait trouvée coupable. Nou pa kapav bat 10-15 innocents pour gagn enn koupab."

L'ancien président et le lord-maire prenaient la parole lors de ce rassemblement organisé par l'ONG Justice, Komite Sutyin Nitin Chinien et la municipalité de Port-Louis. Dans son discours prononcé à la fin de la cérémonie, Cassam Uteem a parlé des conséquences de ces actes sur les individus, leur entourage et la société. "Fodre pas ki arrive enn dezyem Kaya", a-t-il lancé. Rappelant les troubles qui avaient suivi l'annonce du décès du chanteur en cellule en 1999, il ajoute : "Depuis 68, nou pas ti viv enn situation aussi dramatik et danzerez."

Pour sa part, Reza Issack a dénoncé ces quelques "voyous" qui ternissent l'image de la police en général. Il s'est questionné sur les failles qui permettent toujours aux responsables de bénéficier de l'impunité. Cassam Uteem s'est demandé si le commissaire de police ne devrait pas revoir la formation des agents. Selon l'ex-président : "Pas kapav fer lisyen veille sosis." Il déplore le fait que ce soit toujours "la police qui enquête sur la police" quand il y a des allégations de brutalité.

Cassam Uteem a aussi demandé que des moyens supplémentaires soient donnés à la Commission nationale des droits de l'Homme. Une structure qui reste critiquée par l'avocat Jean-Claude Bibi, qui réclame qu'elle soit complètement indépendante du gouvernement. Pour ce dernier, la brutalité policière persiste parce qu'aucun gouvernement n'a démontré de volonté pour la combattre.

Précédemment, Martine Desmarais et Lindsay Morvan, de Justice, ont rappelé quelques cas de brutalité sur lesquelles l'association a travaillé. Des bougies ont été allumées en signe de solidarité envers les victimes. Éric Triton, Ram Joganah, Jean-Jacques Arjoon, Larché, La Foule, Menwar sont de ceux ayant participé au concert aux côtés de Nitin Chinien.


Face à l'augmentation constante du prix du lait

La Hindu Business Chamber propose une ferme intégrée

Face à l'augmentation constante des produits laitiers importés, la Hindu Business Chamber propose le concept d'une ferme intégrée regroupant les éleveurs pour produire du lait frais sur une grande échelle, diminuer les coûts de production, commercialiser leur produit et être rentables.

Selon Shahil Ramchurn, président de la Hindu Business Chamber, ce projet de ferme intégrée permettra au pays de faire des économies sur la facture annuelle de plus de Rs 1 milliard en devises. Avec la hausse du prix du lait sur le marché mondial en raison de la sécheresse qui sévit en Australie, le lait frais deviendra de plus en plus économique.

Le concept de ferme intégrée avec le regroupement des vachers et la centralisation des activités pour diminuer les coûts d'opération permettra d'atteindre l'objectif de 10% d'autosuffisance à court terme dans la production du lait frais. L'île Maurice consomme 400 000 litres de lait, principalement en poudre, et la production locale ne pourrait qu'être bénéfique au pays.

Selon Shahil Ramchurn et Dev Cowreea (vice-président de la HBC), l'élevage de vaches laitières pourrait se faire dans les villages laitiers de la Brasserie, Salazie et Palmar. L'idéal serait un grand pâturage d'une superficie minimale de 25 arpents avec un fourrage à forte teneur en protéines, des facilités de stockage et de distribution de lait frais.

Le concept de community breeding et de clustering a déjà été adopté avec succès dans les pays européens. Avec un minimum de 75 vaches regroupées dans un seul lieu ayant toutes les facilités nécessaires, les vachers devraient diminuer leurs coûts de production et maximiser leurs profits. À la longue, avec la production d'environ 20 litres de lait par vache par jour, les éleveurs auront un return on investment de Rs 240 à Rs 320 par jour. Le projet de ferme laitière permettra de générer des emplois et encouragera l'entrepreneuriat féminin. Les jeunes pourront bénéficier des facilités financières à travers l'Empowerment Programme et la Banque de développement. Les nouvelles marques seront exploitées sur le marché local et éventuellement sur le marché mondial.

Économies en devises

Si le concept prend son envol, la production du lait pasteurisé sera envisagée avec la collaboration de l'Agricultural Marketing Board. Sont aussi prévus le lancement de dérivés à valeur ajoutée comme le fromage, le beurre et le yaourt, ainsi que la mise en place du réseau de distribution pour que les produits puissent être accessibles au plus grand nombre de consommateurs. Le prix du lait subira une baisse et le pays fera des économies en devises étrangères.

Dans les pays développés comme la Grande-Bretagne, on consomme davantage de lait frais avec un réseau de distribution bien organisé. Le concept d'écurie permettrait aux éleveurs d'avoir des facilités pour s'occuper d'un minimum de cinq vaches sur une superficie d'un arpent.

Avec la démocratisation de l'économie, c'est une méthode idéale de monter sa propre entreprise, de favoriser l'entrepreneuriat féminin et de protéger l'industrie locale, estime la HBC. Ce sera aussi un pas vers la revalorisation du métier d'agriculteur. Les éleveurs auront une approche scientifique pour l'élevage des vaches et la production de lait grâce à l'expertise de l'Agricultural Research and Extension Unit (AREU) et la Food and Agricultural Research Council (FARC). Les services vétérinaires du ministère pourront également guider les éleveurs sur l'hygiène et les méthodes de vaccination.

Pour réaliser ce projet, aucune étude n'est nécessaire au préalable de la part du ministère car les détails sur la production du fourrage, les structures des étables, le stockage du fourrage, l'élimination des déchets de la ferme, la production du lait et les équipements nécessaires, sont déjà disponibles.

Ce projet sera prochainement présenté au ministère de l'Agriculture et à celui du Commerce et de l'Industrie. Il sera aussi expliqué aux éleveurs de Flacq et de Bel Air et d'autres régions dans un atelier de travail qui sera organisé prochainement par la Hindu Business Chamber.


Causerie

L'île Maurice face au changement climatique

Re-imaginer l'île Maurice dans le contexte du changement climatique et de la déplétion énergétique, tel est le thème d'une discussion que se propose d'initier Gilbert Rochecouste, jeudi prochain, au cours d'une présentation à l'auditorium Octave-Wiehé, à l'université de Maurice.

M. Rochecouste est le Managing Director de Village Well et un des leaders choisis par l'ancien vice-Président américain Al Gore pour reprendre son combat contre le réchauffement climatique dans la région australienne.

La réservation pour les places à l'auditorium doit être faite auprès du réseau Otayo (Tel : 466 99 99).

Re-imaginer l'île Maurice dans le contexte du changement climatique et de la déplétion énergétique, tel est le thème d'une discussion que se propose d'initier Gilbert Rochecouste, jeudi prochain, au cours d'une présentation à l'auditorium Octave-Wiehé, à l'université de Maurice.

M. Rochecouste est le Managing Director de Village Well et un des leaders choisis par l'ancien vice-Président américain Al Gore pour reprendre son combat contre le réchauffement climatique dans la région australienne.

La réservation pour les places à l'auditorium doit être faite auprès du réseau Otayo (Tel : 466 99 99).


Recherches agronomiques

Deux nouvelles variétés d'oignon bientôt dans nos assiettes

D'ici deux ans, deux nouvelles variétés d'oignon cultivées localement seront disponibles dans les points de vente. Après sept ans de recherches, les techniciens de l'Agricultural Research and Extension Unit (AREU) du ministère de l'Agro-industrie procèdent à l'ultime étape avant d'inviter les planteurs à mettre en terre, sur une base industrielle, la "Bellarose" et la "Francia".

La décision prise en 1998 par l'AREU d'entreprendre des recherches sur de nouvelles variétés d'oignon cultivables localement découle d'une baisse de rendement dans la production de la "Local Red", variété plus connue comme l'"oignon toupie" et, de loin, la plus appréciée jusqu'ici par les consommateurs.

Cultivé à Maurice depuis 1750, l'"oignon toupie" donne des signes de dégénérescence et ne se conserve plus aussi longtemps qu'auparavant. Un phénomène purement "génétique" dû à l'usure du temps et qui ne s'explique pas, par exemple, par une éventuelle utilisation abusive d'engrais chimiques ou de pesticides, assure Satiadev Seetohul, technicien de l'AREU.

Fruit d'un croisement entre l'"oignon toupie", la "Noflaye" et la "Earky Locker Brown", la "Bellarose", au goût piquant, se présente en forme globulaire. Rose comme l'"oignon toupie", elle pèse néanmoins, en moyenne, presque le double que celui-ci, à savoir 60,5 g pour chaque bulbe.

Les recherches de l'AREU ont établi que cette variété s'adapte bien aux principales régions de culture d'oignons à travers l'île de même qu'à Rodrigues. D'un rendement moyen de 20 à 25 tonnes à l'hectare, la "Bellarose" se conserve aussi très bien. Sa période de pousse est estimée à environ 21 semaines.

Variété améliorée d'une espèce brésilienne, la "Francia" s'adapte aux principales régions de culture. De couleur rouge, sa bulbe pèse, en moyenne, 80,7 g. Son rendement est évalué à 30 à 35 tonnes à l'hectare. Elle se conserve très bien - jusqu'à trois à quatre mois.

Selon Lewis Prayag, Chief Agricultural Officer (CAO) au ministère de l'Agro-industrie, ces travaux de recherches s'insèrent dans les efforts visant à assurer la sécurité alimentaire. Alors qu'en matière d'autosuffisance, Maurice ne produit que 30 à 40% de ses besoins en oignon, l'objectif visé est d'atteindre 70% des besoins nationaux d'ici 2015.


Publicité - 11e festival AAA

Tradition respectée

La onzième soirée de gala The Flame, clôturant le festival annuel organisé par l'Association of Advertising Agencies (AAA), s'est déroulée samedi dernier au Domaine Les Pailles. Elle a été, comme d'habitude, marquée par l'élégance des invités et une ambiance survoltée pour l'annonce des résultats et la remise des awards.

Tous les éléments de cette soirée devenue une tradition au fil des années ont été respectés. Les invités, habillés style années cinquante avec beaucoup de plumes et de paillettes pour les dames, pas mal de chapeaux melon sans bottes de cuir pour les messiers, ont été accueillis par Priya Takoor, la présidente de l'AAA, arborant une robe sortant de l'ordinaire. Après avoir été inspirée par Scarlet O'Hara il y a quelques années, elle avait choisi samedi une tenue copiée sur un modèle porté par Grace Kelly à l'époque. Robe superbe certes, mais qui a souvent ralenti la démarche de la présidente quand elle a dû faire le déplacement de la salle à la scène pour remettre ou recevoir les fameux " awards " de la soirée.

La présentation des prix a été précédée d'un cocktail et un dîner au son des musiciens de l'Atelier Mozart et avec des numéros dansés de music hall et quelques chansons des années cinquante interprétées par des chanteuses ayant définitivement de la voix. L'annonce du nom des finalistes et les résultats ont été retardés par une panne de courant qui a permis aux musiciens de l'Atelier Mozart de démontrer que les bons musiciens n'ont pas forcément besoin de sonorisation pour se faire entendre.

La diffusion des spots des finalistes, l'annonce des résultats et la remise des awards se sont déroulées dans l'ambiance traditionnelle AAA. Soit des applaudissements couverts par des hurlements des équipes des agences récompensées, des baisers sonores échangés par les finalistes et de multiples photos avec les awards récoltés. Au niveau des récompenses, les "awards les plus prisés ont été partagés entre Cread, Circus et Maurice Publicité. La tradition établie a été respectée.


Diploma Course: 676 enseignants réussissent leurs examens

676 des 1 100 enseignants qui avaient pris part au Diploma Course assuré conjointement par l'Indira Gandhi Open University of New Delhi et la Mauritius Institute of Education, ont brillamment réussi leurs examens. Les résultats sont arrivés à Maurice dans la soirée du 20 juillet.

Selon le président de la Government Teachers Union (GTU), Vinod Seegum, les autres enseignants seront en mesure de prendre connaissance de leurs résultats incessamment. Le président de la GTU revendique également la pression exercée par son syndicat pour la tenue de ces cours. "Si la MIE devait les assurer seule, les enseignants auraient attendu 10 ans avant de prendre part au Diploma Course !", déclare-t-il. Ce dernier affirme que la GTU veillera à ce qu'il y ait une Graduation ceremony pour honorer les enseignants qui se sont distingués.

Vinod Seegum est rentré au pays vendredi dernier, après avoir assisté au congrès sur l'éducation internationale qui s'est tenue à Berlin.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 5 août 2007