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p o l i t i q u e
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WEEK-END --- dimanche 5 août 2007
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Les lettres de Yatin Varma
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L'affaire soulevée de nouveau mardi prochain
Le Comité de soutien à Yatin Varma
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"Un complot; du character assassination !"
Infrastructure routière
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Le MSM contre le projet de feux de signalisation au Caudan
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE, MARDI DERNIER
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Dharam Gokhool de nouveau sur le gril
Visite du Chef ministre du Bihar, Nitish Kumar
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Un retour aux sources riche en événements
Les incongruités du dossier EIILM
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Nando Bodha : "La TEC n'a pas assumé son rôle de régulateur"
Ça va se savoir
Bob Choolhun destitué
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Élection, demain, du nouveau président de Moka/Flacq
Les lettres de Yatin Varma
L'affaire soulevée de nouveau mardi prochain
La nouvelle de la lettre de Yatin Varma proposant ses services
à au moins un ministre contre rémunération,
publiée en primeur dans nos colonnes le 24 juin, a pris
d'énormes proportions. L'affaire a fait l'objet d'une lettre
de l'ancien ministre Anil Gayan à l'ICAC et elle revient
devant l'Assemblée nationale ce mardi avec deux interpellations
d'Ajay Gunness et d'Arianne Navarre-Marie portant sur son recrutement
par les casinos et la possibilité que ce cas soit référé
au Bar Council. Le MSM a, depuis le week-end dernier, réclamé
sa démission du comité parlementaire de l'ICAC.
Quant au principal intéressé, il a confirmé
qu'il démissionnerait comme président du comité
parlementaire sur l'ICAC si cette commission initie une enquête
sur lui, et a adressé des correspondances où il
dit estimer n'avoir rien fait de mal. Ses partisans dans la circonscription
No 12 ont, par ailleurs, mis sur pied un comité qui a pour
vocation de le soutenir.
À l'Assemblée nationale, mardi prochain, Ajay Gunness
demandera au vice-Premier ministre et ministre des Finances les
procédures qui ont été adoptées par
les casinos de Maurice pour le recrutement de Yatin Varma comme
conseiller légal de la compagnie en 2006 et pour le cas
de Ramsamy v/s les Casinos de Maurice. Cette question a fait surface
après que copies d'une lettre que l'avocat-parlementaire
avait adressée à un haut cadre des casinos ont circulé
et dont la teneur a été publiée dans le Défi
Plus de la semaine d'avant.
Cette lettre, en date du 12 septembre 2006, signée Yatin
Varma, consistait à dire à M. Woodun, l'Administrative
& Support, Services Manager, de rappeler à Iqbal
Mallam-Hasham, qui avait décidé de se passer de
ses services (voir la nouvelle à cet effet parue dans le
Week-End du 24 septembre 2006) que "Hon. Rama Sithanen,
Deputy Prime Minister and Minister of Finance appointed me and
the decision (celle de le révoquer) should come
from him and no one else".
La teneur de cette lettre, qui implique Rama Sithanen, est contestée
par l'entourage du ministre, qui soutient qu'il est inexact de
dire que c'est le ministre qui a nommé Yatin Varma comme
conseiller légal des casinos. Il serait donc intéressant
de savoir comment Rama Sithanen, à qui la question d'Ajay
Gunness est adressée, va répondre mardi prochain.
Ce qui est certain, par contre, c'est que la correspondance de
Yatin Varma a eu des résultats puisque Iqbal Mallam-Hasham
a été désavoué et que l'avocat-parlementaire
a été maintenu à son poste de conseiller
légal des casinos. En témoigne la réponse
de Vasant Bunwaree qui, en sa qualité de ministre des Finances
par intérim, indiquait, le 17 juillet, que le député
était toujours le conseiller légal des casinos.
Si la semaine à venir s'annonce mouvementée pour
Yatin Varma, celle qui s'est écoulée ne l'était
pas moins. Lundi, jour de la réunion du comité parlementaire
sur l'ICAC, les deux élus du MSM qui y siègent ont
réitéré la position de leur parti selon laquelle
son président doit démissionner en attendant les
conclusions de l'enquête referrée à l'ICAC.
La députée du MMM, Françoise Labelle, étonnamment
plus nuancée, soutenait certes la position du MSM, mais
elle ajoutait, sur les ondes de Radio One, qu'elle n'en faisait
pas une affaire politique.
Comme il n'y avait pas de nouvelles du côté de l'ICAC,
Yatin Varma est resté à son poste de président
du comité parlementaire sur la commission alors qu'Anil
Gayan - qui, comme annoncé par Week-End la semaine
dernière, avait adressé une lettre à la commission
lui demandant d'ouvrir une enquête - ne cachait pas son
exaspération devant la non-réaction de la commission.
Il annonçait déjà son intention de saisir
la cour suprême en vue d'obtenir un writ of mandamus
obligeant l'ICAC à se conformer à la loi.
Après ses déclarations dans Week-End la semaine
dernière, Yatin Varma, critiqué sur plusieurs fronts,
décidait, mercredi, de réagir de manière
plus élaborée en adressant des explications par
écrit à toute la presse. Dans ce communiqué,
il écrit que "it is surprising that a private letter
given in person as personal note to a Minister has gone into hands
of the Opposition and the press".
Confirmant qu'il a "offered my services", il
dit penser qu'il y a, derrière tout cela, a "well
planned systematic political campaign aimed at causing me harm
in my political, professional and family life
".
Yatin Varma, qui n'a pas encore démissionné de la
présidence du comité sur l'ICAC, semble considérer
son annonce d'une éventuelle démission comme un
haut et unique fait d'armes. Il reproche même à la
presse de ne pas apprécier cette intention à sa
juste mesure. Il écrit ainsi que "it is unfortunate
that some persons of the press find this a non-event".
Les agents à la rescousse
On ne voit pas en quoi son annonce de démission est un
exploit rarissime dans les annales politiques pour lui valoir
d'être salué par les médias. Avant lui, on
a eu le cas d'Ivan Collendavelloo, qui avait démissionné
comme député après que Sol Kerzner, le grand
patron de Sun Resorts, eut été impliqué dans
une affaire de pot-de-vin, non pas à Maurice mais en Afrique
du Sud, et dans qui était alors connu comme les "bantoustans".
Il l'avait fait parce qu'il avait signé, en même
temps qu'un magistrat qui l'avait sollicité, la demande
de naturalisation du Sud-Africain.
Il y a aussi eu Mukeshwar Choonee, qui avait démissionné
comme ministre après qu'il fut interpellé par l'ICAC,
et qui avait été rétabli à son poste
après que le Directeur des Poursuites Publiques eut rayé
les charges qui pesaient contre lui. Il y a de nombreux cas comme
ceux-là qui témoignent d'une réaction de
principes encore plus spontanée que cette annonce de démission
de Yatin Varma.
Dans ses explications, l'avocat-parlementaire dit aussi que sa
lettre incriminée du 25 février 2007, dans laquelle
il propose ses services, est celle de l'avocat et non celle du
député. Encore qu'on notera qu'il a pris soin de
ne pas omettre le "Hon." dans la lettre adressée
à un ministre.
Le Bar Council, qui s'est réuni mardi, a, entre autres
dossiers, évoqué le cas de Yatin Varma. Mais il
a décidé d'attendre de voir ce que fait l'ICAC avant
de se prononcer sur toute cette affaire. Dans le milieu des avocats,
ils sont nombreux à dire que la lettre constitue en elle-même
un motif suffisant pour que le conseil de l'ordre s'y penche sans
tarder.
En terme de soutien, le député ne peut pas compter
sur son colistier Vasant Bunwaree, avec qui il entretient des
relations plus que mouvementées. Il avait réclamé
la démission du ministre du Travail et des Relations industrielles
après que le nom de ce dernier a paru dans un document
de la MCB produit en cour suprême dans l'affaire du méga-scandale
de détournement des fonds du NPF. Le député
a d'ailleurs posé une question parlementaire cette semaine
sur l'enquête des experts de N'Tan sur ce scandale.
L'avocat-parlementaire semble ne plus pouvoir compter non plus
sur son autre colistier, Richard Duval. Dans une déclaration
à News on Sunday, vendredi dernier, ce dernier a
souhaité que Yatin Varma vienne dire s'il a offert ses
services à des départements qui relèvent
de la responsabilité de Vasant Bunwaree. Il l'a invité
à révéler publiquement tous les postes de
conseillers légaux obtenus et à démissionner
de tous les organismes parapublics, y compris du comité
parlementaire de l'ICAC.
Dans cette querelle de mots entre élus de la même
circonscription, ce qui serait en jeu, c'est le positionnement
pour un poste ministériel, que certains estiment imminent.
Yatin Varma autant que Richard Duval s'estiment qualifiés
pour entrer au conseil des ministres. D'où la toute nouvelle
hostilité entre eux, alors que, dans un passé assez
récent, ils faisaient cause commune contre le Dr Bunwaree.
C'est parmi ses agents que Yatin Varma peut, ces jours-ci, trouver
un peu de réconfort. Ils sont, en effet, venus à
sa rescousse en fin de semaine. Sous l'impulsion de Gérard
Raojee, son bras droit dans la circonscription, un comité
de soutien a été mis sur pied. Une première
conférence de presse a été tenue vendredi
au Domaine les Pailles pour exprimer un soutien indéfectible
au premier député de Mahébourg/Plaine Magnien,
dont le travail sur le terrain a été salué,
et pour réclamer que le Premier ministre initie une enquête
sur les conditions dans lesquelles une lettre adressée
à un ministre s'est retrouvée entre les mains de
l'opposition et de la presse. Affaire à suivre
Le Comité de soutien à Yatin Varma
"Un complot; du character assassination
!"
"Du Varma bashing; un complot; un exercice de character
assassination". C'est ainsi qu'un Comité de
soutien à Yatin Varma qualifie la parution dans la presse
de lettres du premier député de Mahébourg/Plaine
Magnien et président du Comité parlementaire sur
l'ICAC proposant ses services comme avocat.
Pour Gérard Raojee, porte-parole de ce Comité de
soutien, une campagne de "Varma bashing" est
en cours dans la circonscription de Mahébourg/Plaine Magnien
depuis la dernière campagne électorale. "Des
lettres et des tracts ont circulé dans le seul but de nuire
à sa personne. Mais cela ne lui a pas empêché
d'être élu en tête de liste au No 12".
D'après le porte-parole du Comité de soutien au
député travailliste, Yatin Varma est le seul député
de Mahébourg/Plaine Magnien qui, depuis les élections,
reçoit régulièrement ses mandants. "On
le voit régulièrement dans les rues, au marché,
à la rencontre de ceux qui l'ont élu".
Gérard Raojee trouve une seule explication au fait qu'une
lettre "remise en main propre à un ministre"
ait été subséquemment publiée dans
la presse: "Il s'agit d'un complot; d'un exercice de character
assassination". Il trouve "tout à l'honneur
de M. Varma" d'avoir déclaré être
disposé à step down si l'ICAC trouvait qu'il
y a matière à enquêter dans l'affaire qui
le concerne. Un exemple qui, déclare M. Raojee, "n'a
pas été suivi par d'autres".
Pour, donc, contrer la "cabale" contre le premier député
de Mahébourg/Plaine Magnien, un Comité de soutien
a été institué. Ce comité, explique
son principal animateur, regroupe, à ce stade, une cinquantaine
de personnes, tous sympathisants de l'Alliance sociale, dont des
conseillers de villages et de district.
Comme pour convaincre que les membres sont de la majorité
gouvernementale, Gérard Raojee cite le nom de Navin Chitamun
de Trois Boutiques, "membre de l'exécutif du PTr
et Campaign Manager de l'Alliance sociale au No 12 lors
des dernières élections".
Le comité se réunit ce dimanche en vue de finaliser
une campagne de réunions dans les divers quartiers de la
circonscription, qui déboucheront sur la tenue d'un grand
congrès et d'un meeting public.
Interrogé quant au stand des deux colistiers de
leur favori, M. Raojee parle de l'"ingratitude"
du député Richard Duval qui, dit-il, "était
venu, pour les dernières élections, pleurer dans
les bras de Yatin Varma pour se faire élire".
Infrastructure routière
Le MSM contre le projet de feux de signalisation au Caudan
Le Premier ministre a, cette semaine, exigé que tout le
dossier d'installation de feux de signalisation au rond-point
de Caudan soit réexaminé. Si maintenant, comme tout
semble l'indiquer, ce projet est abandonné, ou même
modifié, en sus de la presse qui n'a eu de cesse d'en relever
les dessous peu reluisants, sans doute le Mouvement socialiste
militant (MSM) y aura également grandement contribué
Effectivement, alors que l'exécution du projet était
déjà sur la voie rapide, le leader du MSM, Pravind
Jugnauth l'avait sévèrement critiqué, le
considérant carrément "scandaleux".
"Ce projet de remplacement du rond-point de Caudan par
des feux de signalisation est soi-disant pour résoudre
le problème d'embouteillage sur ce tronçon de la
route nationale aux heures de pointe. Mais c'est tout simplement
un scandale et ce sera de l'argent jeté à l'eau",
avait fait ressortir Pravind Jugnauth lors d'une rencontre avec
la presse le 21 juillet dernier. À l'Assemblée nationale
également, Sunil Dowarkasing, député du parti
blanc et orange, continue à harceler le gouvernement contre
le projet à travers des interpellations.
Pravind Jugnauth avait cité le rapport d'études
dans lequel Julian Aron (consultant de la firme étrangère
BCEOM) a conclu que "s'il s'agissait de décongestionner
le traffic routier simplement en remplaçant un rond - point
par des feux de signalisation, l'objectif ne sera pas atteint
et il vaudrait mieux une do nothing measure en attendant
la mise en service de la route reliant Moka via Malenga".
Cette route est censée dévier une grosse partie
de la circulation venant du nord du pays vers le centre de l'île.
Selon le leader du MSM, "il n'y avait nul besoin d'être
expert pour arriver à une telle conclusion. Mais puisque
le gouvernement a choisi des experts, il faut maintenant écouter
ce consultant et abandonner le projet qui va coûter au pays
quelque Rs 65 millions pour rien".
Selon Pravind Jugnauth, dès le départ même,
il y avait un parfum de scandale quand, en juillet 2006, BCEOM
s'est vu octroyer sans appel d'offres un contrat pour évaluer
l'impact des feux de signalisation le matin et l'après-midi.
Pravind Jugnauth avait fait remarquer que BCEOM s'est vu payer
Rs 7,5 millions pour ce travail, mais elle l'aurait sous-traitée
avec la firme Lux Consult au coût de seulement... Rs 207
500 ! "On peut donc déduire que si appel d'offres
il y avait eu ce travail d'évaluation aurait pu coûter
encore moins !", avait signalé le leader du MSM.
Toujours selon Pravind Jugnauth, en dépit de l'avis défavorable
de Julian Aron en février dernier, la Road Developmemt
Authority (RDA) a, à l'encontre de toutes les procédures,
alloué le contrat pour les travaux à A. J Maurel
(Rs 58 millions) et Soobany and Sons (Rs 7 millions) pour les
équipements. Le leader du MSM affirme qu'une vidéoconférence
a eu lieu au 15e étage de la Telecom Tower au cours de
laquelle Julian Aron a réitéré sa "do
nothing measure", mais, selon Pravind Jugnauth, "de
manière inacceptable, la RDA, dont le Chief Executive était
présent à la vidéoconférence, a maintenu
le projet".
Pour Pravind Jugnauth, "la RDA ne peut pas octroyer le
contrat sans avoir l'approbation du conseil des ministres".
Le leader du MSM avait fait un appel au vice-Premier ministre
et ministre du Transport intérieur, Rashid Beebeejaun,
lui priant "d'être vigilant au cas où il
ne serait pas au courant de ce qui se trame, et ce pour afin que
le pays ne gaspille pas Rs 65 millions en une période économique
difficile".
Le MSM avait annoncé qu'il allait "veiller au grain"
et il semble que l'évolution du dossier lui a donné
raison au vu de la démarche du Premier ministre.
A L'ASSEMBLÉE NATIONALE, MARDI DERNIER
Dharam Gokhool de nouveau sur le gril
Dharam Gokhool, ministre de l'Éducation, était,
de nouveau, sur le gril, mardi, à l'Assemblée nationale,
sur l'affaire du permis octroyé à l'université
des Jeetah. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'est
pas beaucoup amélioré depuis la semaine précédente
puisqu'il a eu des réponses approximatives à plusieurs
interpellations supplémentaires. Lorsqu'il ne trouvait
pas les réponses, il renvoyait le leader de l'opposition
à la Tertiary Education Commission (TEC). En dépit
des questions restées sans réponse et des zones
d'ombre non éclaircies, le ministre n'a pas réagi
positivement à la demande de Nando Bodha pour l'institution
d'une commission d'enquête mais il a néanmoins dit
"être prêt à prendre ses responsabilités"
s'il était établi qu'il y a eu irrégularités
dans l'octroi du permis à la Eastern Institute for Integrated
Learning in Management.
Dans ses premières réponses, le ministre avait indiqué
que le promoteur avait évoqué 7 cours mais qu'il
n'a finalement soumis qu'un seul à la TEC, celui de Bachelor
in Administration, et que les cours n'ont pas encore démarré.
Aux premières questions supplémentaires de Nando
Bodha sur les dispositions qui régissent les universités
en Inde (qui couvrent aussi les branches à l'étranger)
et un jugement de la Cour Suprême y relatif, Dharam Gokhool
a soutenu ne pas être un homme de loi et ne pouvoir interpréter
les textes cités.
A d'autres questions du même genre et déjà,
à court d'arguments, le ministre se contentera de dire
que la TEC devra assumer ses responsabilités par rapport
à ce que stipule la loi, encore qu'il a émis l'opinion
que tout a été fait dans le cadre des règlements
en vigueur à Maurice. "Fail fail !" s'exclameront
les députés de l'opposition pour qualifier la qualité
des réponses données par le ministre de l'Éducation.
S'empêtrant davantage dans ses explications sur les documents
soumis au conseil d'administration de la TEC par rapport à
la demande de la famille Jeetah, le ministre ira même jusqu'à
dire que ce n'est pas nécessaire que cette instance dirigeante
du TEC soit mise en présence de tous les documents avant
de prendre une décision. Il a aussi soutenu que la Eastern
University n'a pas besoin de l'autorisation de la University
Grants Commission pour opérer.
Devant tant d'approximation, le leader de l'opposition va réitérer
sa demande d'une commission d'enquête en insistant que cela
ne devrait pas poser de problème si le gouvernement n'a
rien à cacher, mais sa demande n'a pas été
agréée. Le ministre n'a pas bénéficié
de beaucoup de soutien vocal de la part de ses collègues
dont certains et, non des moindres, affichaient un air embarrassé.
Le seul à tenter de venir à sa rescousse ne fut
autre que Shakeel Mohamed qui a voulu démontrer que le
leader de l'opposition avait eu une interprétation erronée
du jugement de la Haute Cour de l'Inde qui a clarifié les
pouvoirs de l'UGC sur les universités et qu'il avait ainsi
"induit le Parlement en erreur", ce qui devait susciter
de très vives réactions des bancs de l'opposition.
Le Speaker est intervenu pour demander au back bencher
travailliste de retirer ses propos, ce qu'il a fait mais en voulant
y mettre un bémol; mais il a été interrompu
par la présidence qui a exigé qu'il retire ses propos
sans condition. Même rappel à l'ordre abrupt de Kailash
Purryag à Dharam Gokhool qui voulait en rajouter et à
qui il a été rappelé que les opinions sur
le jugement sont une affaire d'appréciation.
La MRA après N'Tan
Le Premier ministre a, en réponse à une question
de Yatin Varma, indiqué que les conclusions du rapport
N'Tan ont été reprises par la Mauritius Revenue
Authority' (MRA) et que c'est le conseil d'administration
qui avait, collectivement, pris la décision de ne pas demander
à la firme d'enquêteurs singapouriens de poursuivre
ses investigations.
Il a rappelé que les travaux entrepris en 2003/2004 ont
coûté Rs 66 millions à la Banque de Maurice
et que la poursuite des travaux d'enquête aurait représenté
la bagatelle de Rs 300 millions. Rajesh Bhagwan a profité
de cette occasion pour tenter de glisser une question supplémentaire
sur Teeren Appasamy et les procédures en vue de son extradition
mais en a été empêché par le Speaker,
qui a statué que cela n'a rien à voir avec la question
originale. Le bouillant député a alors lancé
qu'il croyait que "Valayden ti pé al rod li !".
Les prix ont, par ailleurs, occupé une bonne partie du
Question Time avec l'annonce de la ministre de la Protection
des Consommateurs, Indranee Seebun qu'elle allait organiser une
réunion avec les importateurs de lait et des grains secs
afin de discuter de la situation, marquée par la pénurie
et les hausses de prix.
Plusieurs parlementaires, dont les plus insistants auront été
Rajesh Bhagwan, Ajay Gunness et Jayen Cuttaree, avaient soulevé
les nombreux problèmes de pénurie et de marché
noir après une hausse de 118% des prix du gros pois et
105% de dholl gramme.
À Yatin Varma qui déplorait l'absence d'uniformisation
des prix d'un même article et d'un meilleur contrôle
des inspecteurs de ce ministère, la ministre a dit que
c'est aussi aux consommateurs de rapporter les cas d'abus. Répondant
à Nita Deerpalsing sur la nécessité d'assurer
une sécurité alimentaire dans le pays, Arvin Boolell
a, lui, énuméré les mesures initiées
en vue d'augmenter la production locale de nourriture et de lait
alors que Jayen Cuttaree a préconisé la production
à grande échelle de lait au moyen d'un regroupement
des petits éleveurs de vache pour que les coûts baissent.
À Sunil Dowarkasing qui s'intéressait au sort de
Creambell, le ministre a expliqué qu'après
le retrait de son partenaire sud-africain le promoteur indien
n'a pas donné suite à son projet de laiterie. L'Assemblée
nationale a aussi approuvé deux textes, le premier inscrit
au nom du Premier ministre, le Civil Aviation, Hijacking and
other Offences (Amendment) Bill qui punit sévèrement
les perturbateurs en vol et la Vallée d'Osterlog Endemic
Garden Foundation Act (du ministre de l'Agro-Industrie, Arvin
Boolell) qui, comme son nom l'indique, crée une fondation
pour gérer la vallée qui se trouve à proximité
de Le Val.
Plusieurs interventions à l'ajournement, celles de Joe
Lesjongard sur l'Unesco (voir plus bas), de Maya Hanoomanjee sur
l'accident de Pomponette (qui a coûté la vie à
un couple de retraités) et de Françoise Labelle
sur l'insécurité routière à Route
Sadally.
Fait marquant-Radios privées: une loi à venir,
déclare le Premier ministre
Les questions initiales de Rajesh Bhagwan portaient sur le traitement
partisan de l'information à la MBC, et ce en violation
des dispositions de la loi qui régit la corporation. À
la suite des questions supplémentaires de l'opposition,
Navin Ramgoolam a soutenu avoir subi le même traitement
lorsqu'il était leader de l'opposition et que même
les directives de l'Independent Broadcasting Authority (IBA) changeaient
d'orientation. À une question de Joe Lesjongard, le PM
a indiqué n'avoir aucune objection à ce que les
travaux parlementaires soient retransmis en direct, comme l'a
demandé aussi Shakeel Mohamed. Par ailleurs, Navin Ramgoolam
a dénoncé la "désinformation" sur
les radios privées notamment, et a dit que c'est pour cela
que "we are coming with a law !".
Attitudes-Beach Authority: James Burty David justifie
Le ministre des Administrations Régionales, qui a tenu
à rappeler que c'est lui qui a instauré une Audit
Squad à son ministère pour veiller à
ce que tous les services relèvent de cette instance, a
justifié le fait que les laboureurs recrutés en
dépit des procédures par la Beach Authority
aient été, pour la plupart, issus de sa propre circonscription
et de celles avoisinantes au motif qu'ils ne peuvent être
"debarred" de cet accès à l'emploi.
Quant au cas du fils d'un employé du ministère qui
a déjà défrayé la chronique, James
Burty David a éludé la question de Rajesh Bhagwan
en choisissant de revenir sur les 11 conseillers dont disposait
l'ancien ministre de l'Environnement et qui ont coûté
Rs 5,8 millions en 5 ans - ce qui est finalement bien peu puisque
chaque conseiller touchait légèrement plus de Rs
9,000 en moyenne par mois. Rappelons que parmi les conseillers
visés, il y a un certain Kurshid Kasenally qui n'est autre
que le frère du ministre des Services Publics et qui, lui
a été maintenu à son poste depuis juillet
2005.
Un bureau de Rs 16 millions à l'Unesco, mais le site,
lui, est
très pauvre
La question de Françoise Labelle sur l'absence de toute
référence au projet d'inscription du Morne sur le
site du bureau permanent mauricien n'a pu être prise dans
les temps mais Joe Lesjongard a profité de l'ajournement
pour dénoncer le fait que ce site web, réactualisé
le 31 juillet, soit de très mauvaise qualité et
pauvre en information tant sur l'Aapravasi Ghat que le
Morne. Par contre, on peut y trouver les noms de Dharam Gokhool
comme président de la commission nationale de l'Unesco
à Maurice avec en tant que vice-présidents
Motee Ramdass et Sangeet Fowdar ! Le député n'a
pas manqué de rappeler qu'il y a quelques jours à
peine le gouvernement a justifié les
Rs 16 millions
que cette mission permanente auprès de l'Unesco coûtent
aux contribuables.
Mardi prochain-Le Finance Bill en plat de résistance
Le gros morceau de la séance de mardi prochain ne sera
autre que le très attendu Finance Bill dont les provisions
avalisent les mesures annoncées dans le dernier Budget.
Sinon, il y aura la présentation, en première lecture,
du Merchant Shipping Bill et un Question Time très
fourni sur des thèmes de brûlante actualité.
Pour le Premier ministre, Navin Ramgoolam, sont prévues
quinze interpellations sur la police, sa Traffic Branch
et ses critères physiques de sélection, la MBC,
la drogue, le décès accidentel d'un jeune garçon
de 7 ans, un match annulé à Bain des Dames, les
voitures des présidents d'organismes à temps partiel
mais aussi et surtout le vol de la ferraille, ainsi que le Télédon
organisé pour venir en aide aux familles des disparus des
King Fish.
D'autres dossiers de brûlante actualité reviendront
en force lorsque les autres ministres auront à répondre.
Parmi ceux-là, les suites données à la décision
de la commission européenne concernant les visas Schengen,
la Beach Authority, les bourses indiennes, le Business
Facilitation Act et les expatriés, le National Pay
Council, les attributions de la Road Development Authority,
les projets CT Power et Gamma/Coventa, les abus
du transport gratuit, les Pas Géométriques et l'île
aux Bénitiers, et la Tertiary Education Commission.
Visite du Chef ministre du Bihar, Nitish Kumar
Un retour aux sources riche en événements
Nitish Kumar, le Chef ministre du Bihar, s'est rendu dimanche
après-midi à Ganga Talao et a participé à
la cérémonie de Shiv Abhishek au Kashi Vishwanath
Mandir. Les prières ont été conduites par
l'acharya Ramjanma Mishra, assisté du Shambhoonath,
Pandit en présence du président du Hindu Maha Sabha,
Satish Goburdhun, du ministre Janardhan Singh Sigriwal, de la
députée Renu Devi et de Mahen Utchanah, président
de GOPIO. Nitish Kumar a procédé à l'ablution
successive du shivling avec une multitude d'offrandes.
L'eau sacrée ramenée de Patna où coule le
Gange a été déversée dans le lac sacré.
Aapravasi Ghat: une visite chargée d'émotions
Le Chef ministre du Bihar a débuté sa journée
extrêmement chargée dimanche dernier par une visite
à l'Aapravasi Ghat. Une visite empreinte d'émotions
où les souffrances et les tribulations des immigrants indiens
qui ont foulé le sol mauricien entre 1834 et 1890 ont profondément
ému le distingué visiteur. En gravissant les marches
empruntées par les travailleurs engagés et en visitant
les infrastructures de pierre, il n'a pas manqué de dire
qu'il pouvait entendre les cris et les pleurs de ces travailleurs
indiens qui ont grandement contribué au développement
de Maurice. Il a exprimé sa satisfaction que ce site a
été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de
l'Unesco.
Nitish Kumar a rappelé que 60% de la population d'origine
indienne à Maurice est originaire du Bihar. Il a affirmé
que cette visite lui a fait revivre un moment inoubliable. Les
Biharis, a-t-il dit, sont passés par des moments difficiles.
En dépit des souffrances, les injustices et les tortures
qu'ils ont subies, ils ont travaillé dur pour le développement
du pays. Il a fait les éloges de SSR qui a beaucoup uvré
pour la promotion des valeurs culturelles.
Au MGI: liens de sang entre Maurice et le Bihar
Le chef de l'État du Bihar s'est ensuite rendu au MGI pour
la cérémonie d'ouverture de la conférence
sur la diaspora indienne. Il a mis l'accent sur les liens de sang
qui unissent le Bihar à Maurice et s'est dit très
honoré d'être le premier Chef ministre à visiter
Maurice. Il s'est dit heureux de constater que le président
de la République, Sir Anerood Jugnauth, le PM Navin Ramgoolam
et plusieurs autres ministres, ont leurs racines au Bihar.
Il a annoncé qu'il a invité le PM à se rendre
au Bihar au début de l'année prochaine pour dévoiler
la statue de SSR à Patna. Son gouvernement est prêt
à aider si Maurice décide d'introduire l'étude
du bhojpuri dans les écoles. Nalanda Open University, qui
offre les cours en MA en bhojpuri, pourrait aider à la
réalisation de ce projet. Son gouvernement fera un don
de livres en bhojpuri de plus de Rs 1 million au MGI. À
travers la Bihar Foundation et la fondation Trace your roots,
les Mauriciens pourront retracer leurs racines au Bihar. Maurice
est le pays de la coexistence pacifique et malgré la divergence
des religions, les gens vivent en harmonie, a-t-il affirmé.
Le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, a annoncé
la création d'un centre de diaspora indienne au MGI. Nitish
Kumar et sa délégation ont ensuite visité
le musée consacré à l'immigration indienne.
Phooliyar: appel pour la promotion du bhojpuri
À Phooliyar, Barlow, endroit où les premiers immigrants
indiens se sont installés, Nitish Kumar a fait un appel
aux Mauriciens pour la préservation et la promotion du
bhojpuri. Il a promis l'aide de l'État de Bihar pour ceux
voulant retracer leurs racines à travers le programme "Trace
your roots". Mahen Gowressoo, le ministre des Arts
et de la Culture et Mahen Utchanah, le président du GOPIO
ont souhaité que le bhojpuri retrouve ses lettres de noblesse
à Maurice. Nitin Seetah, le président du conseil
de district de Pamplemousses/Rivière du Rempart a déclaré
qu'il allait bientôt déposer une motion pour l'adoption
d'un village de Bihar. Il a aussi souhaité un jumelage
entre le conseil du nord et la ville de Patna, la capitale de
Bihar.
Lundi, Nitish Kumar a aussi reçu la visite du leader de
l'opposition, Nando Bodha, et de l'ancien PM, Paul Bérenger,
à l'hôtel Maritim. Il a également rencontré
les investisseurs mauriciens au centre de conférences de
Grand-Baie. Dans la soirée de mardi, il a assisté
à une réception organisée par l'Islamic Cultural
Centre en présence du VPM, Rashid Beebeejaun, du ministre
Janardhan Singh Sigriwal, des ministres Mahen Gowressoo, Abu Kasenally,
Mahen Utchanah, Reza Issack et du président du board
de l'Islamic Cultural Centre, Abdool Saleb Nazir.
Nitish Kumar et sa délégation ont quitté
le pays mercredi soir.
Publications-Nitish Kumar lance un magazine sur la diaspora
indienne
Nitish Kumar a lancé dimanche au MGI une publication de
GOPIO à l'occasion de la conférence internationale
sur la diaspora indienne. La rédaction, composée
de Radha Mohun Nunkoo, Dev Luchmun et Ramasawmy Madré,
a effectué un bon travail de recherche sur les immigrants
indiens. Cette publication contient les messages du PM, Navin
Ramgoolam, de Nitish Kumar, de Mahen Utchanah, le président
de GOPIO et de Mookhesswur Choonee, le haut-commissaire de Maurice
en Inde.
Mme Saloni Deerpalsingh, la responsable du musée sur l'immigration
indienne au MGI, apporte sa contribution dans un article intitulé
"An overview of indentured labour immigration in Mauritius".
Mookhessur Choonee fait une réflexion sur "Calcutta
Se Chutal Jahaj Pawaniya Dhire Chalo". Suchita Ramdin,
en charge du Rabindranath Tagore Institute, donne son point de
vue sur "Tapping the roots of bhojpuri oral poetry ideas
and experience that shaped the history of Mauritius". Les
autres articles sont signés Amenah Jahangeer-Chojoo, Anand
Neewoor, Dr Roodrasen Neewoor, professeur Soodursun Jugessur et
Premchand Boojhawon.
Les incongruités du dossier EIILM
Nando Bodha : "La TEC n'a pas assumé son rôle
de régulateur"
La polémique sur l'implantation à Maurice, de l'Eastern
Institute for Integrated Learning in Management University (EIILM)
Sikkim continue. Documents à l'appui, le leader de l'opposition,
Nando Bodha, a, mardi dernier, lors de la PNQ, une fois de plus,
souligné, plusieurs zones d'ombre. S'interrogeant sur la
valeur des diplômes qui seront délivrés par
l'EIILM, Nando Bodha maintient que les procédures n'ont
pas été respectées dans l'accréditation
du permis d'opération de la EIILM University, en tant que
branche à Maurice. Pour Nando Bodha, les faits tendent
à démontrer que la Tertiary Education Commission
(TEC) aurait tergiversé sur les conditions qu'elle doit
respecter. Il soutient ses propos en brandissant le protocole
d'accord, signé, le 18 avril dernier, entre la TEC et la
University Grants Commission (UGC) de l'Inde. Mais le directeur
de la TEC, Praveen Mohadeb, réfute ses propos, arguant
que ce protocole d'accord n'implique pas l'approbation de l'UCG
pour la reconnaissance d'une université privée.
De même, souligne-t-il, afin de rassurer les esprits, il
n'y a aucun doute quant à la valeur et la reconnaissance
des diplômes qui seront délivrées par l'EIILM.
"La TEC dispose d'une lettre de la National Assessment and
Accreditation Council (NAAC) de l'Inde, confirmant qu'un diplôme
délivré par une université privée,
créée par un State Law, est valable, en dehors de
l'État", assure Praveen Mohadeb. Entretemps, si
le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, a fait comprendre
qu'il est prêt à assumer ses responsabilités
au cas où le leader de l'opposition arrive à prouver
quoi que ce soit, pour des raisons qui demeurent encore floues,
le secrétaire de la TEC, Anil Chinniah, est parti en retraite
prématurée. Il a annoncé cette décision
au board, jeudi dernier.
De nouveaux documents à l'appui, dont une correspondance
de la University Grants Commission (UGC) de l'Inde, le leader
de l'opposition est revenu avec force, mardi dernier, au Parlement,
sur l'implantation de EIILM University à Maurice. Nando
Bodha soutient que le Memorandum of Understanding (MoU) signé
en avril dernier entre la TEC et l'UGC portant sur l'enregistrement
et l'accréditation des institutions tertiaires n'a pas
été respecté. Maintenant que l'UCG est le
Apex Body dans le secteur tertiaire de l'éducation
en Inde, Nando Bodha souligne que l'EIILM ne fait pas partie de
la liste des universités qui figurent sur le site web de
l'UGC. De même, indique-t-il, une correspondance adressée
à Directeur de la TEC, en date du 28 mars 2007, émanant
de l'UCG et signée d'Ashok Mahajan, Under Secretary
de cette instance au sujet de l'EIILM de Sikkim indique clairement
que l'université de Sikkim, ne fait pas partie de universités
reconnues par l'UCG."In this regard, I am directed to
inform you that Eastern Institute for Integrated Learning in Management
University (EIILM) Sikkim is not included on the list of Universities
being maintained under section 2 (f) of the UGC Act 1956",
indique Ashock Mahajan. Le silence de la TEC à ce sujet
aux membres de son board suscite des interrogations, fait ressortir
Nando Bodha. Il avance également qu'outre le fait d'avoir
ignoré la teneur de la section 3 de ces UGC Regulations,
la TEC serait allée à l'encontre du MoU signé
en avril dernier avec l'UGC. "Les paragraphes 9 et 10,
qui concernent respectivement la Mutual Recognition of Qualifications
et la collaboration entre ces deux organismes et qui traitent
des consultations entre la TEC et l'UGC pour l'enregistrement
et la reconnaissance des institutions tertiaires du MoU signé
entre en avril dernier, le démontrent clairement",
soutient Nando Bodha.
En effet, le paragraphe 9 du protocole d'accord souligne que "both
parties commit themselves to collaborate on issues pertaining
to recognition and equivalence of qualifications according to
rules and procedures in the respective countries (in terms of
quality and standards)". Mais pour le directeur de la
TEC, ce MoU, entre la TEC et l'UGC, n'implique pas l'approbation
de l'UCG pour la reconnaissance d'une université privée."La
TEC et l'UGC sont deux instances régulatrices, chacune
avec ses propres règlements. L'accord qui a été
signé entre les deux parties n'implique pas que l'une d'entre
les deux a son mot à dire quant à l'accréditation
qu'elle donne à une université", soutient
Praveen Mohadeb. Il ajoute que le protocole d'accord est principalement
axé sur le capacity building. Praveen Mohadeb réfute
catégoriquement les propos du leader de l'opposition, affirmant
que "tout a été fait selon les règlements
de la TEC" et que l'EIILM University Mauritius Branch
opère en toute légalité. Le leader de l'opposition
n'en démord pas et réitère sa demande en
vue de l'institution d'une commission d'enquête au sujet
des procédures adoptées pour l'enregistrement et
l'accréditation de l'EIILM Mauritius university Branch.
Nando Bodha lance également un appel au Premier ministre,
Navin Ramgoolam, pour qu'il soit saisi de ce dossier en vue d'élucider
les zones d'ombre dans cette affaire. "Outre l'intégrité
des institutions régulatrices dans le secteur de l'éducation,
notamment la TEC, ce dossier concerne non seulement Maurice mais
également l'Inde. Il y va aussi bien de l'avenir des étudiants
mauriciens qui aspirent à des études supérieures
que des relations entre deux Etats", rappelle le leader
de l'opposition. Si le ministre de l'Éducation n'a pas
encore accédé à la demande du leader de l'opposition
pour la mise sur pied d'une commission d'enquête, Dharam
Gokhool a fait comprendre qu'il est prêt à assumer
ses responsabilités au cas où le leader de l'opposition
arrive à prouver ce qu'il avance. Par ailleurs, des changements
ont eu lieu cette semaine au sein de la TEC, suivant le retour
au pays du directeur. Selon nos informations, le board s'est réuni
plusieurs fois cette semaine, et pour des raisons qui demeurent
encore floues, le secrétaire de la TEC, Anil Chinniah,
chargé de distribuer les documents aux membres du board,
est parti en retraite prématurée. Sa décision
a été annoncée au board, jeudi dernier. Sans
entrer dans les détails, Praveen Mohadeb indique qu'il
s'agit d'une décision personnelle, et que le secrétaire
de la TEC est en droit, malgré ses cinquante bougies, de
prendre, comme n'importe qui, une retraite avant l'heure
Ça va se savoir
Arvin Boolell fait machine arrière sur le rapport KPMG
Le ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell, a dû faire
machine arrière sur le rapport du bureau d'experts-conseils
KPMG au sujet de la restructuration du cess dans l'industrie
sucrière. Devant le tollé soulevé par les
conclusions du rapport de KPMG, le ministre avait jugé
utile de présider une séance de travail avec les
responsables et les représentants des syndicats des corps
para-étatiques financés par le cess. Cette
séance de travail s'est déroulée à
la salle Bonâme du Réduit, hier matin.
Le ministre Boolell et les consultants de la firme KPMG ont eu
fort à faire pour endiguer les flots de protestations et
de critiques fusant de partout contre le rapport. En conclusion,
la décision d'efasé refer fut prise.
Mais certains craignent une volte-face, comme ce fut le cas dans
l'affaire de l'étude de sharing of revenue dans
l'industrie sucrière. Lors de la réunion avec la
MSPA, il avait été annoncé que cette étude
avait été abandonnée. Mais après la
réunion, un communiqué était publié
fixant les modalités de cette étude du Management
Audit Bureau.
Radier de Macondé: Contrat alloué sans mention
du prix à payer
Le contrat pour la construction du radier de Macondé a
été enfin alloué. Les travaux pourront démarrer
très bientôt et les usagers de cette partie de la
route de Rivière Noire auront moins de soucis en période
de pluies diluviennes. Mais le hic dans cette affaire est que
le contrat a été alloué sans aucune mention
du prix. Les autorités ont soumis une demande au contracteur
choisi pour qu'il révise à la baisse le prix coté
pour les travaux. Les coûts sont de Rs 200 millions, alors
qu'initialement, le prix était estimé à Rs
140 millions.
Le nouveau radier de Macondé, qui traversera la baie, sera
construit sur pilotis. Mais aucune étude d'Environment
Impact Assessment (EIA) n'a été entreprise en
vue du démarrage des travaux dans cette partie de l'île.
La Road Development Authority (RDA) affirme pouvoir assumer les
responsabilités à cet effet.
Un président de corps para-étatique sommé
de rembourser Rs 300 000
Un ministre a sommé un président d'un des corps
publics tombant sous sa responsabilité de rembourser dans
les meilleurs délais une somme de Rs 300 000 suite à
des dépenses effectuées à l'aide de la carte
de crédit de cet organisme. Le ministre s'est fait un devoir
de faire courir la nouvelle du remboursement dans ce secteur parce
que ces deux personnalités, même si elles ont été
en première ligne de la campagne électorale pour
l'Alliance sociale, no longer see eye to eye. Le président
du corps para-étatique était parti en mission et
avait profité de la carte de crédit de cet organisme
pour compléter des emplettes personnelles de Rs 300 000.
Mais dès son retour à Maurice, il a dû obtempérer
aux directives ministérielles, sans faire du cinéma.
Une station-service à l'endroit où était
prévu un échangeur
Véritable casse-tête pour les ingénieurs du
ministère des Infrastructures publiques avec la construction
d'une station-service à la hauteur de Sorèze sur
l'autoroute. En effet, cette station-service a été
construite à l'endroit même où était
prévu un échangeur. Vis-à-vis de cette station-service,
des promoteurs avaient déjà soumis des plans pour
un important développement commercial nécessitant
des aménagements routiers spécifiques pour le trafic
transitant à cet endroit. Mais qui ira demander aux responsables
d'Indian Oil de stopper les travaux ? Aucun volontaire n'est venu
de l'avant pour exécuter cette mission plus que délicate.
Bunwaree enquête sur la fuite de l'Employment Rights
Bill
Le ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant
Bunwaree, n'était pas content du tout dimanche dernier.
En effet, Week-End avait gâché son plaisir
en publiant en exclusivité et en primeur de larges extraits
de l'Employment Rights Bill, qui viendra remplacer le Labour
Act. Très tôt lundi matin, il a convoqué
ses plus proches collaborateurs au ministère en vue de
tenter d'identifier l'auteur de cette fuite. Mais en vain. Il
devait même soulever la question lors de la réunion
ministérielle de l'après-midi consacrée à
ce même projet de loi. Il devait tempêter à
l'effet que six mois d'efforts pour éviter des fuites n'ont
pas eu les effets escomptés à la veille d'une présentation
en grande pompe de ces nouvelles dispositions de la loi-cadre
du monde du travail.
Dénonciations à la MPA
Des lettres de dénonciations circulent à la Mauritius
Ports Authority. Pour ce qui semble être le début
d'une longue, il y a l'affaire du tanker Galileo, transportant
35 000 tonnes de produits pétroliers, qui a été
admis dans notre port alors qu'il est interdit ailleurs en raison
des risques que cela comporte. Mais aussi celle de la commission
d'enquête sur le déversement d'hydrocarbures dans
le port en début d'année, ce qui avait causé
une pollution jusqu'à la marina du Caudan. Il est allégué
que l'enquête a été étouffée
parce qu'un responsable d'une unité du port, incriminé,
serait le proche parent d'un ministre travailliste et que son
frère serait aussi le conseiller d'un autre membre du gouvernement.
Les deux dossiers devraient être soumis à l'ICAC
pour enquête.
Bourse obtenue on "false pretence"
C'est le "talk of the campus". Le fils d'une
personnalité politique aurait bénéficié
d'une bourse d'études de quatre ans dans une importante
université de la Grande-Bretagne après que son père
a fait valoir qu'il était dans l'impossibilité de
payer les cours étant donné son statut de unemployed.
Or, consultant à cette période et rémunéré
en devises, il était conseiller de plusieurs compagnies
tant locales qu'étrangères. Tous les moyens sont
bons
Bob Choolhun destitué
Élection, demain, du nouveau président de Moka/Flacq
Le conseil de district de Moka/Flacq va s'élire un nouveau
président demain, après la destitution, lundi dernier,
du président élu le 2 juillet, Bob Choolhun. C'est
vraisemblablement sur Tapeshwarsing Bissoondoyal que devrait porter
le choix de la majorité des conseillers.
Après le rejet, lundi matin, par la juge Mme Saheda Peeroo
de sa demande d'injonction contre la tenue d'une réunion
spéciale du conseil le même jour en vue de débattre
d'une motion de blâme contre sa personne, M. Choolhun a
été destitué par une majorité de 27
contre 8.
Élu le 2 juillet par 21 voix contre 14, contre la volonté
des dirigeants de l'Alliance gouvernementale, Bob Choolhun a résisté
à l'épreuve d'une première motion de blâme
le 17 juillet dernier, l'auteur de la motion, Sonalall Seeburrun,
choisissant de ne pas soutenir sa démarche à la
dernière minute.
Il restait à savoir si une nouvelle motion de blâme
contre le président pouvait être inscrite à
l'ordre du jour avant une période de six mois. C'est ce
sur quoi la cour suprême a tranché lundi, en validant
la tenue, le même jour, d'une réunion spéciale
du conseil pour débattre d'une nouvelle motion de blâme
contre le président, inscrite à l'initiative de
sept conseillers.
Cette "affaire Choolhun" a, on le sait, pris une certaine
connotation avec des organisations Rajput criant à la victimisation
d'un des leurs. Reste à savoir si le nouveau président
qui sera élu pourra travailler dans la sérénité,
et quelle sera, à l'avenir, l'incidence de cette affaire
sur le jeu politique à l'est mais aussi au plan national.
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p o l i t i q u e
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WEEK-END --- dimanche 5 août 2007
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