s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 22 juillet 2007



Draps sales dans nos hôpîtaux - Ces chiffres qui font tâches…
En marge de leur accréditation - Les laboratoires privés contestent le délai de 6 mois imposé par Mauritas
Médicaments inefficaces - Les critères de sélection de fournisseurs resserés
Activités de l'AAA - Conférence sur la simplicité dans la publicité à l'UoM mardi
Festival de la diaspora indienne - Ouverture par Navin Ramgoolam et Nitish Kumar du Bihar
Créativité et développement global - Le collège Sainte-Marie en fait son atout !
Luttant contre une thalassémie majeure - Anaïs Seechurn, 13 ans, veut vivre, tout simplement…
Tribune—Jeunes du secondaire: drogue, sida… - Cherchons les vraies causes
Rentrée académique 2007-2008 à l'UoM - Nouveaux modules, indépendants, pour démocratiser l'accès aux études universitaires
Énergie renouvelable - France Thomas:Le fermier qui transforme les déchets des animaux en biogaz
Selon son président, M. Dana Chengen : - "Il n'est pas question de dissolution du MACOSS"
À partir de mardi prochain - Tariq Ramadan de retour pour une nouvelle série de conférences
À l'initiative du Mauritius Research Council - Lancement d'une académie des sciences et technologies
Le 29 juillet à Port-Louis - Concert contre la brutalité policière
L'Église Presbytérienne de Maurice au service des ressortissants malgaches
Communiqué du Diocèse anglican de Maurice
La Bible Society Resource Centre opérationnel à Trou-aux-Biches
À l'église Saint Sacrement de Cassis, mardi - Cérémonie religieuse en mémoire de Mary-Ann Both-John


Draps sales dans nos hôpîtaux

Ces chiffres qui font tâches…

Après les réponses jugées "évasives" du ministre de la Santé, Satish Faugoo concernant l'affaire de bourses indiennes (qui fait toujours débat), d'autres zones d'ombres traversent ce ministère. Cette fois, c'est l'affaire de draps sales, dans nos hôpitaux, la semaine dernière, qui laisse perplexe. D'un côté, c'est un véritable casse-tête pour comprendre les chiffres (dont les Rs 50 M d'économie) avancés, par Satish Faugoo, en réponse aux questions parlementaires mardi dernier, concernant le contrat alloué à Cernol Services Ltd (CSL), pour le Laundering of Hospital Clothing, de l'autre, le recours à la sous-traitance par CSL pour assurer le service de repassage du linge des hôpitaux. Si cette semaine, la situation dans les salles semble s'être assainie, satisfaisante même pour le ministère, qui a visité deux hôpitaux, la semaine dernière, certains déplorent toujours les retards du nouveau prestataire dans la livraison du linge propre, forçant les lingères, dont le nombre est restreint, à faire des heures supplémentaires.

Lors de la visite, planifiée, du ministre de la Santé, dans deux de nos hôpitaux, Dr Jeetoo Hospital et Victoria Hospital, mercredi dernier, les Regional Health Directors (RHD) ont affirmé que "la situation est revenue à la normale après quelques légères perturbations durant la semaine écoulée". Devant le ministre Faugoo, les RHD ont soutenu que malgré les perturbations, les Ward managers ont utilisé le buffer stock (de trois jours) pour pallier le manquement, assurant qu'à aucun moment les patients ont dû dormir dans des draps sales, ou encore, que le personnel hospitalier a dû se vêtir d'un même coat, plusieurs jours d'affilés. Un des ward manager, à l'hôpital Candos, a indiqué qu'"à partir d'hier (ndlr: mardi dernier), la situation est revenue à la normale", et qu'il arrivait à se débrouiller pour assurer la distribution du linge au niveau de son service. Le même constat a été effectué par le ministre à l'hôpital Jeetoo. Néanmoins, certaines sources avancent que, par crainte de représailles (voire une mutation, ou perte d'emploi), le personnel hospitalier n'ose décrier la vraie situation. Soit, pour déplorer le retard du nouveau prestataire, dans la livraison de linge propre dans nos hôpitaux, malgré l'affirmation de ce dernier, ainsi que du ministre, que CSL livre le linge aux heures convenues. Selon nos informations, si Cernol assure, selon les terms and conditions du contrat qui lui a été alloué, que la livraison s'effectue en 48h, les lingères continuent à effectuer des heures supplémentaires, et travaillent également le dimanche. Une situation que déplore leur syndicat, qui attend de rencontrer le ministère pour discuter de cette situation.

Le ministre a indiqué, lors de sa visite dans les hôpitaux que, "les Weak points du prestataire allaient être améliorés". D'aucuns s'interrogent encore sur la capacité de Cernol de satisfaire ce service. D'un côté, on se demande, en se fondant sur les réponses du ministre Faugoo, mardi dernier à la PNQ, les raisons pour lesquelles, dans sa recommandation initiale, le ministère de la Santé prévoyait d'allouer le contrat pour des Laundering services à Dry Cleaning pour les trois hôpitaux suivants: Dr Jeetoo, Moka et Victoria et que le contrat pour les deux plus petits établissements hospitaliers, soit le SSRN et Flacq, à Cernol. Selon ces recommandations, le ministère aurait déboursé Rs 105M avec Dry Cleaning et Rs 38 M avec Cernol, soit un total de Rs 143M sur une période de trois ans. Or, le CTB, a jugé mieux d'allouer le nouveau contrat en totalité à Cernol, au prix de Rs 111M. Une économie de Rs 50 M, selon le ministre de la Santé, contre quelque Rs 160 M cotées par Dry Cleaning. Là où les interrogations fusent, c'est la différence de Rs 50 M. Certains soulignent que si le CTB avait alloué le contrat comme suggéré aux deux compagnies, cela aurait fait une différence d'environ Rs 32 M. Or, la décision de tout modifier et d'allouer le contrat pour les cinq hôpitaux à Cernol fut entérinée suite au refus de Dry Cleaning d'accéder à la demande pour une extension sur les anciens termes et conditions. Le ministère a ainsi alloué le 4 juillet le contrat à Cernol pour la somme de Rs 111M pour une période de trois ans, soit au coût de Rs 33 M pour la première année. En trois ans, les frais devraient, selon certains tourner autour de Rs 100 M, soit quelques Rs 12 M moins cher que la somme pour laquelle le contrat a été alloué à Cernol. D'aucuns s'interrogent sur la véritable somme économisée par le ministère sur cette affaire de draps ? Qui plus est, avec le paiement des heures supplémentaires aux lingères, sans compter le stock qu'il faudra renouveler, le ministère devra débourser une somme finalement conséquente.

D'autres interrogations fusent concernant l'affaire de sous-traitance (pour le repassage) effectuée et admise par Cernol, la semaine dernière dans nos colonnes mêmes. Selon le ministre de la Santé, les officiers du ministère ont effectué une visite des prétendants à ce service pour déterminer leur capacité à offrir ce service dans nos hôpitaux. Parmi les critères de sélection l'"avaibility of adequate washing machines, drying machines and ironing equipment" ainsi que l'"adequacy of human resources in each field of operation namely, laundering, packing, collection, delivery and supervision". Dans un communiqué de presse, Cernol confirme que "les responsables et techniciens du Ministère ont rendu visite à CSL pour s'assurer de la capacité, du sérieux et du professionnalisme du CSL, le 8 mai". Pour quelles raisons précises l'entreprise, soutenant que suite au retard accumulé en raison du overload of work lorsqu'elle a pris le travail en main, a-t-elle eu recours à la sous-traitance jusqu'à mercredi dernier, selon nos informations, alors qu'à vendredi dernier, elle était à jour avec les livraisons et que le ministre a révélé à la Chambre, mardi dernier, les conditions du contrat, mentionnant qu'"il n'y a nulle mention de sous-traitance". "De ce que j'ai pu voir et constaté, je suis satisfait que cette compagnie a la capacité pour faire ce travail", soulignait, mercredi, le ministre de la Santé, soutenant que les retards dans la livraison sont attribuables à un backlog de Dry Cleaning, qui a livré le linge que le vendredi 6 juillet au lieu du 5 avec pour résultat un décalage… Par ailleurs, en ce qu'il s'agit du renvoi des opérations au sein de certains hôpitaux, pour cause de manque de linge, le ministre assure qu'une enquête interne a été instituée, car malgré la non livraison du linge, un buffer stock de trois jours est à la disposition du personnel hospitalier pour pallier le manque. Par ailleurs, le ministre de la Santé, devra, cette semaine encore, revenir sur cette affaire, en répondant aux questions du député du MSM, Joe Lesjongard, qui souhaite savoir si le nouveau contrat alloué à Cernol, fait provision pour la sous-traitance.


Après la nouvelle allocation du contrat of Laundering of Hospital Clothing à Cernol-Les employés de Dry Cleaning craignent pour leur emploi

Depuis que le couperet est tombé le 4 juillet dernier, concernant l'allocation du contrat of Laundering of Hospital Clothing à une autre compagnie que la leur, soit Cernol Services Ltd, "une psychose" gagnent les employés de Dry Cleaning Steam and Laundry Services (DCSLS). Ces derniers, craignant pour leur sécurité d'emploi, si la compagnie se retrouve en situation financière difficile, ont alerté leur syndicat. À ce stade, la direction de DCSLS, qui concède "être dans un procédé de restructuration", assure qu'aucun licenciement n'est envisagé. Une rencontre, entre la direction et le syndicat des employés de DCSLS, en vue de discuter de cette situation est prévue cette semaine.

"Depuis plus d'un an et demi, la Chemical Manufacturing & Connected Trade Union (CMCTU) s'est engagé dans une négociation avec la direction de DCSLS en vue d'une hausse du salaire des employés", explique Reaz Chuttoo, porte-parole de la CMCTU. Or, souligne-t-il, les négociations ont été bloquées, principalement à cause des problèmes de contrat de linge des hôpitaux, qui n'était pas définitif. En juin 2007, les syndicats ont accepté une augmentation minimum de 5% du salaire, mais depuis "une psychose" règne parmi le personnel de DCSLS, soutient Reaz Chuttoo, car la direction avait fait comprendre que sans le contrat du linge des hôpitaux, la compagnie se retrouverait avec un surplus de personnel. "Aujourd'hui, nous connaissons l'histoire, et les travailleurs vivent dans la peur de perdre leur emploi", indique Reaz Chuttoo. Ce syndicaliste déplore "la façon de faire du ministère de la Santé", estimant que "malgré la pression économique, il faut également considérer l'impact social et la qualité de service offert dans nos hôpitaux". Selon Reaz Chuttoo, l'argument de Rs 50 M d'économie n'est pas justifié quand cette nouvelle allocation de contrat peut faire des victimes, soit 150 personnes, des pères et mères de famille, certains avec plus de 30 années de service, qui risque de perdre leur emploi. La direction de DCSLS fait, elle, ressortir que les employés en reçu en juin dernier, une hausse de salaire, comme convenu avec le syndicat, et qu'en ligne avec la décision gouvernementale, une augmentation leur sera attribuée ce mois-ci. Concernant les risques de licenciement, la direction rassure que "même si l'entreprise connaît actuellement un procédé de restructuration, aucun licenciement est envisagé".


En marge de leur accréditation

Les laboratoires privés contestent le délai de 6 mois imposé par Mauritas

Les propriétaires de 21 laboratoires d'analyses privés, regroupés au sein de la Private Medical Laboratories Association (PMLA), montent au créneau pour dénoncer une situation "injuste" qui leur est imposée. Suivant la demande du ministère de la Santé aux laboratoires d'analyses privés de se faire accréditer auprès de Mauritius Accreditation Service (Mauritas), organisme régulateur qui s'assurera de la qualité des services offerts, les propriétaires de ces laboratoires contestent le délai de six mois auquel ils doivent s'assujettir. Ils déplorent également les frais additionnels, qu'ils jugent trop élevés, que ces nouvelles dispositions vont occasionner, impliquant par là même, une hausse des frais des services offerts au public. Assurant qu'ils accueillent favorablement la décision du ministère d'implémenter ces normes de qualité, les contestataires réclament un moratoire de trois ans pour soumettre tous les documents exigés.

"Nous avons besoin de plus de temps pour soumettre tous les documents exigés. Il nous faut un moratoire de trois ans", indique le secrétaire de la PMLA, Ibrahim Sheik Yousouf. Si depuis 2005 (lorsque le ministère de la Santé en a eu assez des plaintes dénonçant l'incompétence de certains laboratoires), les propriétaires de laboratoires sont au courant qu'ils devaient se conformer aux normes internationales, les contestataires indiquent qu'ils ont eu deux rencontres, en 2006 et en février dernier avec le ministère de l'Industrie pour expliquer pourquoi, le délai alloué est trop court. Néanmoins, une lettre datée du 15 juin, du ministère de la Santé, les informe qu'ils ont six mois pour demander leur accréditation au Mauritas, soit jusqu'au 31 décembre 2007. Suivant leur satisfaction aux critères exigés pour mener à bien les analyses médicales, l'organisme les reconnaîtra formellement, à défaut, leur permis d'opération pourrait ne pas être renouvelé. "Il y a trop de choses à faire, dont des travaux d'agrandissement pour certains laboratoires qui sont trop étroits, la soumission de toute une liste de documents (un Policy Manual), l'accréditation des fournisseurs d'appareils par l'autorité régulatrice pour pouvoir être prêts en six mois… C'est pourquoi, nous demandons trois ans encore", explique Ibrahim Sheik Yousouf. Ce dernier fait ressortir que l'association n'est nullement opposée à cette accréditation, mais le délai imposé par Mauritas est trop court. Autre problème soulevé, parmi les exigences de Mauritas, le personnel appropriately qualified à plein temps. "C'est un gros problème, car nous n'avons pas de gens qualifiés qui peuvent travailler à plein temps. Avec cette exigence, il nous faudra faire venir des gens de l'étranger", souligne Ibrahim Sheik Yousouf. Et cela implique d'énormes frais. "Nous serons obligés d'augmenter nos tarifs, et cela, au détriment du public, pour lequel, face au service reçu dans les hôpitaux publics, nous sommes d'un grand secours", avance le secrétaire de la PMLA. Il ajoute que les laboratoires, qui n'ont pas fait provisions pour ces frais, devront débourser par exemple, Rs 10 000 par jour, pour une prévérification par un expert, soit Rs 300 000 annuellement, moyennant plusieurs visites de plusieurs experts par an. "Dans cette optique, nous allons impérativement devoir augmenter nos coûts, et cela, le public en fera les frais", déplore Ibrahim Sheik Yousouf. Conscients qu'ils sont tenus d'offrir un service de qualité au public, répondant aux normes internationales, les propriétaires de laboratoires estiment que le ministère devrait leur accorder un peu plus de temps. En attendant d'obtenir une rencontre avec le ministre de la Santé, pour discuter des problèmes d'incompétence de certains laboratoires, qui touchent ce secteur et éventuellement revoir le délai auquel ils doivent s'assujettir, les propriétaires de laboratoires envisagent l'option de débattre leur cas en Cour.


Médicaments inefficaces

Les critères de sélection de fournisseurs resserés

Après l'affaire de médicaments inefficaces distribués aux patients dans nos hôpitaux, le ministère de la Santé a resserré ses critères de sélection de fournisseurs de médicaments. Une nouvelle liste de critères, incluant le rating des fournisseurs, a été établie pour assurer et renforcer le contrôle de qualité des médicaments fournis par les laboratoires étrangers. Cette liste a été approuvée par le Central Tender Board. En effet, suite aux résultats du rapport du laboratoire d'analyse sud-africain, confirmant, malgré les explications des fabricants indiens qui affirmaient que les médicaments étaient conformes aux normes, que l'un des quatre médicaments soupçonnés d'être inefficaces, destinés aux asthmatiques, diabétiques ainsi qu'aux hypertendus, mis à la disposition des patients l'année dernière, le Salbutamol 4 mg, fabriqué par le laboratoire indien BHD Industries, et destiné aux asthmatiques, contenait plus de composants chimiques que permis par la pharmacopée, le ministère a décidé de mettre sur pied d'un Fact Finding Committee (FFC), afin de faire la lumière sur cette affaire. Si le ministère a également indiqué que s'il n'y a aucun problème avec le Salbutamol 2 mg ainsi que le Metformin Hydrochlroride 500 mg, produits respectivement par les laboratoires indiens FDC Ltd et Medopharm (parmi les laboratoires cités dans cette affaire, dont ne figure pas, ce qui est confirmée de source officielle, la compagnie Leben, comme mentionné par Week-end, dans son édition du 6 mai dernier), la Santé a décidé de resserrer la vigilance par rapport aux fournisseurs. Actuellement d'autres échantillons (une vingtaine) de médicaments suspects ont été envoyés dans des laboratoires à l'étranger aux fins d'analyses. Le ministère attend les résultats. Par ailleurs, un budget, d'environ Rs 10 M a été voté par le ministère de la Santé, pour la mise sur pied d'un laboratoire d'analyses de qualité, à Maurice. Le ministère procédera prochainement aux appels d'offres pour la fourniture des équipements de ce laboratoire, qu'il souhaite mettre sur pied dans les plus brefs délais. Ce laboratoire local vise, entre ses nombreux objectifs, à protéger la santé publique, et soutenir le développement de l'industrie pharmaceutique, ainsi qu'à combattre l'industrie de la contrefaçon à Maurice. Le ministère a récemment recruté cinq chimistes, qui bénéficieront de formation étrangère, pour assurer la bonne marche de ce laboratoire.


Activités de l'AAA

Conférence sur la simplicité dans la publicité à l'UoM mardi

C'est Piyush Pandey, célèbre publicitaire indien, qui présidera le jury du concours organisé par l'Association of Adversiting Agencies (AAA) pour récompenser les meilleures pubs de l'année. Le visiteur profitera de son séjour à Maurice pour animer une conférence publique sur le thème "Simplicity in Creative Advertising."

C'est une personnalité de la publicité internationale que l'AAA mauricienne a invitée pour présider son festival annuel, qui récompense les meilleurs travaux de l'année écoulée. Il s'agit de Piyush Pandey, Executive Chairman & National Creative Director de la firme Ogilvy & Mather India and South Asia. Piyush Pandey est né à Jaipur et a fait ses études au St Stephen's College de Delhi où il obtint son Master's degree. Après une incursion dans le sport - il fit du cricket au niveau professionnel - Pandey exerça plusieurs métiers avant de se joindre à l'agence de publicité Ogilvy en 1982 comme simple assistant.

En 1989, il est transféré au département créatif de l'agence dont il sera nommé le directeur créatif en 1992 avant d'être nommé National Creative Director (India) deux ans plus tard avant de devenir membre du conseil d'administration de l'entreprise. En février 2004, Piyush Pandey devait être nommé directeur exécutif de Ogilvy and Mather pour l'Inde et l'Asie du Sud. Sous sa direction, Ogilvy and Mather devait devenir le leader de la publicité créative en Inde et collectionner les trophées nationaux et internationaux.

Qualifié de "the most influential man in India's advertising" par The Economic Times de la Grande Péninsule, Pandey est aussi connu pour avoir "redefined Indian advertising by curing its colonial hangover and reaching out to the one billion strong Indian masses, by speaking to them in their own language." Sous sa direction, la firme a collectionné les récompenses en Inde et au niveau international - dont plusieurs Lions au festival de la publicité à Cannes - et contribué à faire mettre l'Inde sur la carte mondiale de la publicité créative.

Dans le cadre de son séjour mauricien, Piyush Pandey a accepté d'animer une conférence publique destinée à tous ceux qui s'intéressent aux divers métiers de la publicité et du marketing. Cette conférence aura lieu mardi prochain 24 juillet à 10 heures à l'auditorium Octave Wiehe à l'université de Maurice. Au même endroit et à la même heure le lendemain, et toujours dans le cadre des activités de l'AAA, Ravin Lama, CEO du Matinal, animera une autre conférence publique.


Festival de la diaspora indienne

Ouverture par Navin Ramgoolam et Nitish Kumar du Bihar

Le chef ministre de l'État du Bihar, Nitish Kumar, arrive à Maurice le jeudi 26 juillet à la tête d'une importante délégation pour participer au premier festival de la diaspora indienne organisé par la Global Organisation of People Origin (GOPIO). La délégation comprendra quatre ministres, des officiels du gouvernement, des hommes d'affaires, un groupe d'artistes, des poètes et des écrivains.

L'ouverture de ce festival est prévue le vendredi 27 juillet. Elle sera effectuée conjointement par le Premier ministre Navin Ramgoolam et le Chef ministre du Bihar, Nitish Kumar. Les membres de la délégation indienne ainsi que les représentants des organisations socioculturelles seront présents au Centre Swami Vivekananda à Pailles pour la cérémonie d'ouverture.

Nitish Kumar et sa délégation auront un programme très chargé. Il participera, le jour de son arrivée, à une cérémonie de dépôt de gerbes sur le samadhi de SSR au jardin des Pamplemousses. Le samedi 28 juillet, au Centre international de conférences de Grand-Baie, il sera invité à une rencontre sur le thème "Invest in Bihar". Organisée par la GOPIO et le Board of Investment, elle donnera l'occasion aux hommes d'affaires mauriciens de prendre connaissance des possibilités d'investissement au Bihar. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, le ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo, et le ministre de l'Industrie et du Commerce, Rajesh Jeetah, ont été invités à y participer.

Nitish Kumar se rendra également à Kewal Nagar, lieu de naissance de SSR, et à Phuliar (Barlow) où le premier groupe des travailleurs engagés indiens fut déployé.

Le dimanche 29, Nitish Kumar assistera au MGI à une conférence sur la diaspora indienne, placée sous la présidence du professeur S. Jugessur. Il se rendra aussi à Ganga Talao.

Une conférence sur la jeunesse de la diaspora indienne est prévue le lundi 30 juillet à l'auditorium Octave Wiehé. Le Chef ministre du Bihar se rendra également à l'Aapravasi Ghat à Port-Louis pour rendre hommage aux travailleurs engagés indiens.


Créativité et développement global

Le collège Sainte-Marie en fait son atout !

Créativité et développement avaient pris tout leur sens, jeudi denier, au collège Sainte-Marie à Palma. L'établissement ouvrait ses portes aux parents et au public, et mettait ce jour-là en relief toutes les activités, pédagogiques comme artistiques, dont l'unique objectif est de favoriser le développement global des 120 apprenants de ce collège confessionnel catholique.

Chaque classe avait été aménagée le temps d'une exposition sur des thèmes variés: l'évolution de la langue française et l'espace francophone à travers le monde, par exemple. Ou encore, à travers des posters et des plats typiques, des élèves invitant les visiteurs à faire une incursion dans les mœurs anglaises. Entre-temps, les salles réservées au sport, à l'informatique, la cuisine, aux arts plastiques, à la couture ou encore aux travaux de bois, mettaient en exergue les aptitudes des élèves après trois ans de parcours.

La journée portes ouvertes concluait le deuxième trimestre, avec la distribution des résultats. Il faut savoir que le collège favorise le système de contrôle continu. Dans un peu moins de deux ans, le premier collège catholique payant s'apprêtera à inscrire ses premiers candidats aux examens de School Certificate de Cambridge.

Il y a trois ans, lorsque le collège est entré en opération - à Rose-Hill, dans un premier temps - , il accueillait 45 élèves. La population estudiantine a presque triplé: le collège enregistre actuellement de nombreuses demandes pour une place en Form I en 2008. L'arrivée de Sainte-Marie dans le secteur éducatif se voulait être une alternative à la pratique des sièges réservés dans le secondaire catholique, qui ne pouvait plus être appliquée.

La responsable de Sainte-Marie, Jeanine Provençal, explique que l'établissement peut en effet se distinguer des autres collèges par quelques caractéristiques et des options qu'il offre. Notamment, le nombre d'élèves (25) par enseignant, un programme faisant de la place pour l'espagnol, les travaux de bois (filles et garçons), les classes mixtes, l'éducation sexuelle…

Accueillant des élèves de toutes confessions religieuses, Sainte-Marie propose des classes de valeurs humaines pour les non-catholiques pendant la période consacrée à la classe de religion. Jeanine Provençal explique que durant la récréation, des surveillants, les form teachers et discipline masters assurent la discipline et appliquent les sanctions qui s'imposent. Un panel composé de parents d'élèves et d'enseignants a été constitué pour réfléchir sur la discipline, sujet qui fait débat dans le secondaire.

La responsable de Sainte-Marie précise aussi que le collège a mis à la disposition de chaque élève, un enseignant agissant comme tuteur, qui l'aide dans son parcours académique. Une psychologue est aussi attachée au collège.


Primaire-Nomination prochaine de 60 DHT

La nomination de 60 Deputy Head Teachers est attendue avec intérêt dans le secteur primaire, cette semaine. Dans les jours à venir, des enseignants des écoles comptant de longues années de carrière seront fixés sur leurs chances de promotion.

Parmi les candidats en lice, le président de la Government Teachers Union, Vinod Seegum. Ce dernier a rencontré le ministre James Burty David en début de semaine, alors que celui-ci faisait la suppléance à l'Éducation, en l'absence du ministre Dharam Gokhool. JBD a donné la garantie au syndicaliste que les assistants maîtres d'école seront nommés incessamment. "Quelques jours après cette rencontre, le ministre David m'a appelé pour me dire que les DHT seront effectivement nommés au cours de cette semaine", a précisé le président de la GTU.

Vinod Seegum, qui aspire au poste de DHT après 33 ans de service, affirme que s'il est nommé, sa nouvelle position n'aura aucune influence sur ses fonctions au sein du syndicat des enseignants. "La GTU compte de nombreux membres DHT. Il ne faut pas oublier que Jugdish Lollbeeharry, qui a été président du syndicat pendant de longues années, était déjà DHT", a-t-il déclaré.


Luttant contre une thalassémie majeure

Anaïs Seechurn, 13 ans, veut vivre, tout simplement…

Anaïs Seechurn, bientôt 14 ans, se bat contre la thalassémie majeure, qui diminue ses chances de survie. Élève en Form II au collège Cosmopolitan, cette jeune habitante de Grand-Baie doit impérativement atteindre ses 15 ans pour garder l'espoir de vivre, tout simplement. Actuellement, la maladie déforme sa colonne vertébrale. Une intervention chirurgicale à La Réunion est vitale pour Anaïs. Mais ses parents, Annick et Jay Seechurn, n'ont pas les moyens de payer les frais de l'opération…

"Matt Pokora ? Mais c'est mon gendre !", dit Annick Seechurn en s'esclaffant, taquinant sa fille, Anaïs. M. Pokora, étoile du R'n'B français, n'a pas épargné le cœur de l'adolescente. Elle en est fan et le trouve, bien entendu, "génial". Lorsqu'elle surfe sur Internet, c'est pour suivre l'actualité de la vedette et visiter aussi les sites du jeune chanteur récemment décédé, Gregory Lemarchal.

Anaïs est une adolescente à part entière. Au collège, ses préférences vont aux sciences et au français. Sa meilleure amie, Anaëlle, écoute Josué, nouveau venu dans la chanson locale; envoie des SMS à ses amis. Entre la voile et le volley-ball, son cœur balance. À 13 ans, la jeune fille excelle en voile: elle est déjà la championne dans sa catégorie. "J'aime la mer. J'espère bien devenir monitrice plus tard", confie Anaïs, qui voudrait aussi exercer le métier de psychologue, "pour être à l'écoute des enfants qui ont des problèmes".

À Grand-Baie où elle vit, elle était inscrite à l'école de voile. Sélectionnée, elle devait faire sa valise pour Dubayy où elle aurait représenté Maurice lors d'une compétition internationale. Mais la maladie en a décidé autrement. Thalassémique, Anaïs vit au rythme des transfusions sanguines et s'accroche à la vie.

Lorsqu'elle n'est pas en proie à des fièvres violentes, l'adolescente est confrontée à des douleurs physiques, surtout après les prises de sang à l'hôpital. La maladie déforme peu à peu sa colonne vertébrale, affectant le côté gauche de son dos. Il y a quelques mois, Anaïs a subi une délicate intervention à l'hôpital de Bellepierre à La Réunion où on lui a prélevé un kyste à l'ovaire. Hémorragies et vertiges font aussi partie du chemin de croix de l'adolescente.

Tout bascule en janvier

"J'ai un problème avec mon sang", explique Anaïs pour résumer sa maladie. En janvier dernier, alors qu'elle est au collège, elle perd connaissance. Appelée en urgence, sa mère la transporte fiévreuse, à l'hôpital où elle est admise. La leucémie est évoquée. À sa sortie de l'hôpital, la jeune fille n'est pas mieux. Ses parents ont recours à une clinique où des analyses révèlent des anomalies au niveau des plaquettes. Les Seechurn apprennent que leur fille ne peut être traitée à Maurice et on leur conseille de se tourner vers l'Afrique du Sud.

Faute d'argent, La Réunion est choisie. En février dernier, les Seechurn se rendent au centre hospitalier de Bellepierre. Le diagnostic tombe: Anaïs est thalassémique et son état s'est détérioré. La jeune fille est consciente qu'elle doit désormais lutter contre la mort. Comme la maladie est héréditaire, les parents de la jeune fille sont invités à faire un test. Sa mère ne porte pas le gène, mais pas son père. Ce dernier a transmis la maladie à ses deux filles.

Il y a 5 ans, alors qu'Anaïs était régulièrement prise d'accès de fièvre et avait des hémorragies inquiétantes, le service hospitalier où elle se rendait pour les soins n'a jamais décelé de complication. "On la traitait pour sa fièvre !" raconte Annick Seechurn. Cette dernière sait maintenant qu'il est impératif qu'Anaïs atteigne ses 15 ans. "Les médecins réunionnais m'ont expliqué que si elle dépasse ce cap, ses chances de survie seront grandes", dit-elle, en gardant espoir. Le 17 août prochain, Anaïs fêtera ses 14 ans.

"Il m'arrive d'avoir peur"

L'adolescente ne veut pas jouer les braves. "Il m'arrive d'avoir peur… Quand j'ai très mal et que je pense ne plus pouvoir me battre. Mais je suis une fille courageuse", confie-t-elle.

Rentrée de l'hôpital fatiguée, elle se retire du salon et monte dans sa chambre pour se reposer. Sa petite sœur Gracy-Ann la suit comme son ombre. Pétillante et coquette, la fillette de trois ans, qui est en maternelle, est aussi thalassémique. "Pour l'instant, son état ne s'est pas aggravé. Au prochain déplacement d'Anaïs à La Réunion, Gracy-Ann sera aussi du voyage où elle commencera un traitement médical", dit Annick Seechurn.

Avec son mari Jay, c'est un inlassable combat que mène cette jeune mère de 36 ans pour sauver sa fille aînée. Tandis qu'il parcourt quotidiennement de longs kilomètres, dès 6h, pour se rendre au chantier afin de subvenir aux besoins de sa famille, elle organise des collectes de fonds pour réunir la somme de Rs 1,5 million nécessaire, dans un premier temps, pour le traitement de sa fille.

Après un premier appel à la générosité du public, les Seechurn ont pu obtenir Rs 60 000, qui servent à l'achat des médicaments et aux paiements des frais de clinique. "Les médicaments n'étant pas disponibles à Maurice, on les fait venir de La Réunion. Anaïs doit prendre ces comprimés chaque 20 jours, ce qui revient à 169 euros à chaque achat. Parfois, faute de moyens, on essaye de tricher en sautant un jour. Mais ça ne marche pas. Anaïs est alors davantage malade", explique la mère.

À cause de la déformation de sa colonne vertébrale, une opération est vitale pour Anaïs. L'intervention chirurgicale, coûteuse, ne peut être pratiquée qu'au centre hospitalier où elle est traitée.

Anaïs ne peut être soignée à Maurice. "Lorsque je me rendais à la pharmacie pour acheter des médicaments, on écarquillait grands les yeux pour me demander: ki été sa medsinn la ? À part les transfusions, les analyses et les soins pour ses fièvres récurrentes, on ne peut rien pour elle ici", déplore Annick Seechurn.

"Elle parle de la mort avec une sérénité déconcertante"

La jeune mère se consacre ces derniers temps à l'organisation du concert de solidarité pour sa fille. Elle court dans tous les sens pour parvenir à mettre sur pied cette activité. "Pour placarder les affiches à Grand-Baie et ailleurs, je me suis même vêtue comme un homme pour le faire sans attirer l'attention ! Ce soir-là, mon mari travaillait." S'associant au combat du couple, le magasin Gas de Grand-Baie a mis en vente des t-shirts. L'argent récolté contribuera au financement des soins d'Anaïs. De son côté, le père de Jay Seechurn commercialisera des achards pour venir en aide à sa petite-fille.

Peu après la découverte de la maladie d'Anaïs, Annick Seechurn a été contrainte d'abandonner son travail. "Je cumulais des emplois pour assurer nos dépenses. Je partais de la maison très tôt et je rentrais tard", raconte-t-elle. Mais Anaïs a besoin d'une attention constante: son système immunitaire se fragilise de jour en jour. Vertiges, pertes de connaissance, fièvres et autres complications la retiennent loin du collège. Annick salue d'ailleurs l'établissement qui "réagit promptement en cas d'urgence, et pour sa compréhension".

Le soir, quand elle dort, les parents d'Anaïs se relayent pour s'assurer qu'elle respire sans difficultés. Cette situation engendre une inquiétude: celle de perdre leur fille aînée. Lorsqu'elle a le moral au plus bas, Anaïs se blottit contre sa mère et évoque la mort. "Parfois, elle m'étonne quand elle parle de la mort avec une sérénité déconcertante. Elle me dit qu'elle ne sera pas seule là-haut. Sa marraine, décédée, veillera sur elle."

Mais c'est aussi en Anaïs que ses parents puisent leur force pour continuer leur combat. "Son sourire le matin est ma motivation", confie Jay Seechurn. Ce dernier se culpabilise d'avoir transmis cette maladie génétique à ses enfants et a dû mal à l'accepter. Tout comme Anaïs, ce n'est que récemment qu'il a appris qu'il est porteur du gène de la thalassémie…


Des artistes se mobilisent

Une palette d'artistes a constitué une véritable chaîne de solidarité pour venir en aide aux Seechurn. Désiré François, Nitin Chinien, Sandra Mayotte, Alain Ramanisum et Ravana, Hardy Meunier, Natty Jah, David Couronne, Josué, Kathy Martin et Patrick Balikdor: ils donneront un concert le 29 juillet au Kilimanjaro Hall (ex-Le Bambous), à Grand-Baie à partir de 15h. Les billets (Rs 200) sont en vente dans les points suivants: Gas, Vicky Snack, le restaurant Vieille Rouge à Grand-Baie et Otentik Vibes, Rose-Hill. L'animation sera assurée par Shirley Chumroo.

L'argent récolté servira à financer l'intervention chirurgicale d'Anaïs. Le public peut aussi contribuer en faisant parvenir leur don sur le compte suivant de la jeune fille à la MCB: 162654189.


La thalassémie en quelques mots

La thalassémie est un trouble sanguin héréditaire qui affecte la production d'hémoglobine: les globules rouges ne peuvent pas transporter autant d'oxygène dont l'organisme a besoin. Cette maladie héréditaire se caractérise par un certain nombre d'anémies survenant chez l'enfant. Elle est transmise le plus souvent selon un mode autosomique récessif - il est nécessaire que les deux parents portent l'anomalie génétique sur un chromosome non sexuel pour que l'enfant présente l'affection. Autrement dit, le gène en cause doit être reçu du père et de la mère pour que l'enfant développe la maladie. En dehors de l'anémie, le sang contient des globules rouges (hématies) dont la caractéristique majeure est la microcytose, c'est-à-dire la diminution de leur taille par rapport à un globule rouge normal.

En matière de classification, on distingue l'alphathalassémie, la bêtathalassémie homozygote (appelée thalassémie majeure, anémie de Cooley, anémie méditerranéenne), la bêtathalassémie hétérozygote (appelée thalassémie mineure, syndrome de Rietti-Greppi-Micheli), la thalassémie S, la thalassodrépanocytose, l'anémie microcytaire drépanocytaire de Silvestroni-Bianco. Les symptômes survenant au cours des thalassémies sont identiques mais varient en gravité de l'une à l'autre.


Tribune-Jeunes du secondaire: drogue, sida…

Cherchons les vraies causes

Les journaux du week-end dernier ont alerté sur la hausse de la drogue et les risques de sida dans le milieu des étudiants. Alcool, drogue avec échange de seringues, mais aussi permissivité sexuelle où les jeunes font face à des risques de maladies sexuellement transmissibles et de grossesses précoces.

Il y a là une spirale qui va peser de plus en lourd sur notre société.

Avec des familles en butte à des problèmes et des souffrances à cause de l'avenir des enfants concernés.

Avec des soins de santé très couteux pour soigner les MST et les séropositifs.

Avec une route pénible et longue pour essayer de sortir des tentacules de l'alcool et de la drogue.

Avec des jeunes dépendants de l'État, au lieu de devenir des citoyens responsables, capables d'entrer dans le monde du travail.

Cette réalité à regarder en face explique déjà le climat de violence qui grandit dans le pays. Une insécurité qui affecte aussi les Mauriciens sans ces problèmes de drogue et de sida mais qui, du jour au lendemain, vivent des traumatismes de vols et de violence qui les perturbent à jamais. La plupart de ceux arrêtés pour ces délits ont moins de 30 ans. Une enquête sociologique révélerait que, dans la majorité de ces cas, ils ont eu une enfance perturbée.

Constater, analyser, alerter. Puis quoi faire ? Dans quelle mesure ces problèmes alarmants reflètent-ils l'état de santé de nos familles mauriciennes ? En d'autres mots, dans quelle mesure, la société adulte d'aujourd'hui est en partie responsable des problèmes dans lesquels certains jeunes s'enfoncent ?

Un premier constat

Nos enfants ont certes plus de confort matériel qu'auparavant avec nos supermarchés qui ne désemplissent pas… Mais les enfants ont-ils suffisamment de cette sécurité affective et de cette qualité de présence de leurs parents dont ils ont tellement besoin dans les dix premières années de leur vie ?

Comment sont-ils écoutés, valorisés, fortifiés par un quota d'amour éclairé qui les éduque vraiment ?

Comment ont-ils appris à s'aimer, à s'accepter et à vivre en société avec ce qu'ils sont?

Qu'ont-ils découvert de l'amour au sein de leurs familles avec des parents capables de s'aimer dans la durée, qui ont trouvé un temps pour rire ensemble et un temps pour prier ensemble. Pour partager des souvenirs de moments heureux même si tout n'a jamais été et ne sera jamais parfait. A chaque famille son constat. Mais il est un fait que les enfants se construisent surtout avant l'adolescence. Après ils sont largués au large des influences et de leurs choix personnels.

Un deuxième constat

Nombreux sont ceux, dans notre société d'adultes, qui considèrent normale la permissivité sexuelle ambiante. Il y a un laissez-faire et une démission qui disent que les tabous sont maintenant tombés. Les jeunes suivent leurs pulsions. Ils sont moins sollicités à vivre dans une certaine maitrise sexuelle.

Combien d'adultes pensent encore qu'une des grandes richesses à inculquer aux jeunes est de les inviter à une attente positive pour mieux découvrir les multiples tonalités de l'amour, du sexe et du plaisir sexuel. Ces premières amours encore fragiles débouchent trop souvent sur des actes sexuels, parfois lourds de séquelles et de souffrances.

Il y a un message positif à savoir transmettre pour que l'adolescence soit considérée une étape aussi importante pour l'éducation à la réussite en amour, comme elle l'est pour la maitrise des études et la formation professionnelle.

Si la situation empire, comme l'indique le titre de Week-End de dimanche dernier, quelle est notre part de responsabilité, à nous, les adultes de la société mauricienne ?

Monique Dinan


Rentrée académique 2007-2008 à l'UoM

Nouveaux modules, indépendants, pour démocratiser l'accès aux études universitaires

Pour la nouvelle année académique 2007-2008, l'Université de Maurice (UoM) innove et propose de nouvelles options académiques. À travers l'introduction des stand alone modules, l'UoM souhaite démocratiser l'accès aux études universitaires à Maurice. Ces nouveaux modules sont en effet des programmes d'études indépendants, visant, soit (avec accumulation de crédits), à des diplômes de fin d'études, soit à apporter la connaissance au public en général qui peuvent s'y inscrire en auditeurs libres. Autre innovation parmi ces nouveaux cours, l'implémentation d'un cours sur les langues créoles.

Face à la demande et aux besoins de formations rapides, l'UoM a décidé d'introduire pour la nouvelle rentrée universitaire 2007-2008, de nouveaux modules. Les Stand Alone Modules, comme l'indique l'intitulé, sont des programmes d'études sans aucun rattachement à une quelconque filière menant, avec accumulation de crédits, à l'obtention de diplômes universitaires. Le but de cette nouvelle donne au sein de l'UoM, est de démocratiser l'accès aux études universitaires à un plus grand nombre. Dans cette optique, ces programmes d'études, incluant entre autres: Nutrition, Diet & Health, Diabetes & Footcare, Probability & Statistics, Small business Management, Mauritian Economy, Political Communication, et Introduction to Creole Languages, sont ouverts au public en général, moyennant satisfactions aux critères d'admissions approuvées par l'administration de l'UoM. Ces programmes d'études s'adressent également aux auditeurs libres, qui, sous réservent de leur assiduité aux cours, obtiendront un Certificate of attendance en fin d'études. Pour plus de renseignements sur ces cours, les intéressés peuvent d'ores et déjà consulter le site web de l'université - http://www.uom.ac.mu/admissions -.

Les stand alone modules proposent également une opportunité aux intéressés d'être initiés à la langue créole. En effet, parmi la liste des 95 stand alone modules proposé par l'UoM, on note l'implémentation d'un cours sur la langue créole: Introduction to Creole Languages. Si le créolistique figure, depuis plus de 6 ans, au sein des programmes d'études de Langues, notamment pour le MA Language Studies modules, il s'agit d'un module optionnel. Néanmoins, précise Arnaud Carpouran, chargé de cours à l'UoM, cette option a toujours été choisie par la totalité des étudiants jusqu'ici. "Nous ne pouvions continuer à fonctionner dans l'anomalie face aux études de langue créoles. Les langues créoles font partie intégrante des programmes d'études en Europe et même en Asie. Dans un pays, comme le nôtre, où la réalité créolophone est omniprésente, nous ne pouvons rester à la traîne", explique le chargé de cours, qui a mis en place ce nouveau module. Pour la première fois, le mot créole apparaît dans le libellé d'un programme d'études à Maurice. Un grand pas en avant, selon le linguiste, estimant que le mot langue créole, à travers cette reconnaissance universitaire, prendra une autre signification. L'Introduction to Creole Languages est, en effet, un cours d'initiation aux études de langues créoles, utilisées dans différentes parties du globe. Si l'accent sera mis sur le créole mauricien, avec notamment les différentes mutations que cette langue a connues jusqu'aujourd'hui, ce programme d'études tend également à introduire les participants en terre créolistique. "Le créole est utilisé par tous, mais les gens ne savent pas grand-chose de cette langue qui leur est proche. Qui plus est, à Maurice, on a tendance à être braqué sur le créole mauricien. Or, le créole existe dans différentes parties du monde. Ce cours permettra aux intéressés de découvrir d'autres pays qui utilisent la langue créole", souligne Arnaud Carpouran. Il précise toutefois que ce nouveau module à dimension universitaire, ne prétend aucunement à enseigner aux Mauriciens comment écrire le créole, mais simplement, avoir un nouveau regard, une nouvelle connaissance de notre langue.


Énergie renouvelable

France Thomas:Le fermier qui transforme les déchets des animaux en biogaz

Comment se débarrasser de la grande quantité de lisier produite quotidiennement dans sa ferme sans incommoder le voisinage ou perturber l'environnement ? La question fait toujours débat chez les éleveurs comme chez les autorités.

Un éleveur a développé un système permettant de transformer les déchets de ses animaux en biogaz. Depuis deux ans, il a rangé ses bonbonnes de gaz dans un coin car il produit son propre gaz. Il en utilise autant qu'il le veut pour cuisiner, faire bouillir l'eau, préparer les repas de ses animaux quotidiennement, voire en partager avec son voisin.

Cette méthode de revalorisation des déchets a été adoptée par France Thomas, éleveur de 67 ans, qui songe maintenant à mettre au point un système pour embouteiller le gaz et produire de l'électricité. "Ce sont mes deux prochains objectifs", confesse-t-il à Week-End, qui l'a rencontré mercredi matin dans sa ferme à Calebasses.

Des terres que leurs parents leur ont léguées et qui étaient sous culture de cannes pendant des années, les frères Thomas les ont finalement transformées en une petite ferme d'élevage de porcs. Ils n'ont pas pour autant arrêté de cultiver la terre ou planter des légumes, mais leur principale activité est l'élevage porcin. C'est France, le cadet des frères Thomas, qui s'en occupe. Malgré le poids de l'âge, il ne s'en lasse pas. Son rêve est de transformer cet élevage en une ferme intégrée. Il en a tellement vu en Australie et entendu parler à Maurice, qu'il n'arrive plus à se défaire de cette idée.

Le vieil homme peut s'enorgueillir d'avoir évolué dans cette direction avec la mise en place d'un système de transformation du lisier provenant de ses parcs en énergie. L'élimination des déchets des animaux reste un problème majeur dans le secteur agricole. Chez les petits éleveurs de porcs, le problème est plus compliqué pour de nombreuses raisons, les principales étant en relation avec l'environnement, la santé et le voisinage. Les discussions sont en cours avec le gouvernement pour trouver une solution durable à ce type d'activités.

Le fermier de Calebasses, lui, n'a pas voulu rester les bras croisés, attendant que les autorités viennent lui proposer des solutions ou l'aider à trouver des alternatives pour l'élimination des déchets. Depuis deux ans et demi, il a mis en place un système lui permettant de canaliser, à l'aide d'un réseau de conduits, tout le lisier de sa ferme vers un seul point: un digestor; un énorme "tank" hermétique dans lequel tous les déchets sont entassés quotidiennement, et qui, après une durée de fermentation, commencent à libérer du gaz (voir explication technique plus loin).

Quinze ans en Australie

Depuis un peu plus de deux ans, France Thomas récupère cette énergie à travers des

installations qui lui permettent d'utiliser le biogaz dans sa cuisine et aussi dans le parc pour préparer à manger pour ses animaux. Et, d'autre part, de récupérer l'eau usée pour ses besoins d'irrigation ou de lavage. Les eaux usées sont en effet canalisées vers des bassins naturels, et sont ensuite réutilisées dans la ferme. "Le professeur Chan m'a grandement aidé pour mettre en place les installations", avoue-t-il.

L'idée de produire du biogaz dans sa ferme a été importée d'Australie. France Thomas y a vécu pendant plus de quinze ans. La disparition inattendue de son épouse ainsi que le choix de son fils, expert-comptable, de rentrer à Maurice pour se mettre au service d'une association caritative, le poussent à regagner sa terre natale pour réaliser son rêve d'y installer une ferme intégrée. "L'idée de produire du biogaz vient effectivement de l'Australie. J'avais visité une ferme qui en produisait en très grandes quantités et qui l'utilisait pour produire et vendre de l'électricité à la State Electricity Commission (NDLR: l'équivalent du CEB à Maurice). La différence est que c'est une très grande ferme, avec plus de 15 000 animaux", raconte-t-il.

Un an après la mise en place du système, les méthodes de cet ancien enseignant du primaire lui valent la visite du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen. Quelque temps après, celle des autres ministres du gouvernement, dont Arvin Boolell, Satish Faugoo et Rama Valayden. "Ils étaient à la fois intéressés et étonnés. Cette méthode leur avait sans doute permis de voir loin pour les autres éleveurs et fermiers dans le pays. Ils estimaient que ma ferme pourrait servir de modèle aux autres et que c'était un moyen de venir à bout des by-products. Mais ils ne se sont pas encore décidés", dit-il avec une dose de déception.

Son rêve: une ferme intégrée

Il ne se décourage pas pour autant. Conscient que sa ferme aurait pu servir de projet pilote, il pense pouvoir aller jusqu'au bout de son rêve, même si les moyens financiers font défaut. "J'essaie petit à petit d'améliorer les installations pour, par exemple, quantifier et évaluer le volume de gaz produit. Mes prochains objectifs sont d'essayer d'embouteiller le gaz et tenter de produire de l'électricité. Avec le nombre d'animaux que j'ai, je pense pouvoir produire de l'électricité pour au moins cinq familles", affirme-t-il.

Pour France Thomas, la réalisation d'un tel projet permettrait à la communauté des éleveurs d'avancer. "Ils ont été nombreux à venir visiter ma ferme. Il n'y a pas de secret. Cela se fait ailleurs: en Australie et en Europe comme en Asie", ajoute-t-il. La question est toutefois de savoir si le projet est économiquement viable, compte tenu de la taille des fermes à Maurice. Le manque d'informations et l'absence d'une expertise technique constituent également un sérieux obstacle. "Cela pourrait devenir tellement facile si nous avions déjà le know-how à Maurice. Cela permettrait également de cerner tout ce qui touche à l'aspect sécurité", concède-t-il.

Entre-temps, France Thomas multiplie ses démarches auprès de ses amis et contacts pour mettre la main sur un générateur de "seconde main". Qui lui permettra de passer à l'étape suivante de son projet: utiliser le biogaz pour alimenter sa ferme en électricité. Une initiative à saluer et à encourager…


Fiche technique-Le biogaz ou biométhane

Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Des fermes et les centres d'enfouissement de déchets en produisent en grande quantité dans le monde. Mais les techniques modernes permettent aujourd'hui de convertir le biogaz (composé entre 50% et 70% de méthane) en énergie, pour produire, par exemple, de l'électricité. Un projet dans ce sens avait déjà été envisagé, en 2002, au centre d'enfouissement de Mare Chicose en vue de produire de l'électricité pour le compte du Central Electricity Board.

La fermentation des déchets est également appelée méthanisation. Un processus qui peut aussi se faire naturellement là où il y a une forte quantité de déchets, ou être provoqué artificiellement dans des digesteurs. C'est justement cette méthode que France Thomas a développée dans sa ferme: la digestion anaérobie. Cette technique de transformation a été adoptée dans les pays développés au début des années 80 dans les grandes fermes.

Le biogaz est ainsi la forme renouvelable de l'énergie fossile très courante qu'est le gaz naturel, qui, lui, contient essentiellement du méthane, mais aussi du butane, du propane et d'autres éléments. On peut aussi utiliser le terme biométhane. Sa récupération est aujourd'hui considérée comme une façon de réduire le gaz à effet de serre. Le méthane est en fait un gaz à effet de serre bien plus puissant que le dioxyde de carbone (CO2) produit par sa combustion. Il n'en reste pas moins vrai que son impact est largement moindre. À titre d'exemple, une molécule de méthane (CH4) équivaut à 21 molécules de dioxyde de carbone (CO2) en termes d'effet de serre.


Selon son président, M. Dana Chengen :

"Il n'est pas question de dissolution du MACOSS"

Il n'est pas question de dissolution du Mauritius Council of Social Services (MACOSS) dans le cadre de l'exercice de révision du fonctionnement du monde associatif en cours a laissé entendre, en substance, mercredi, M. Dana Chengen, président de ce Conseil.

Mettre bon ordre dans le secteur des Organisations Non-gouvernementales (ONG) : tel se veut l'exercice auquel s'adonne le MACOSS. À cet effet, des consultants locaux et étrangers travaillent depuis deux ans sur un certain nombre de rapports qui seront rendus publics en septembre prochain. Il s'agira, par la suite, de les mettre en pratique. Ce projet de remise en ordre bénéficie du soutien du ministère de la Sécurité sociale et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Il s'agira, indique M. Chengen, de revoir le mode de fonctionnement du secteur et de rendre plus efficients les services du MACOSS. Les règlements régissant les ONG seront, ainsi, revus en vue, entre autres, de plus de transparence, d'indépendance et du respect d'un code de conduite. Il est aussi question d'une NGO Academy pour la formation technique des cadres.

Dans la perspective du souhait formulé lors de la présentation du budget par le ministre des Finances en matière de "corporate social responsability", le MACOSS est en consultation avec le secteur privé en vue d'une meilleure collaboration. Une "task force" sous la présidence de Mme Manda Boolell planche sur la question.

Il est, à cet effet, rappelé que les finances sont "le parent pauvre" du Conseil. Sur les Rs 2.5 millions qui lui ont été fournies par l'État en 2006/2007 pour les 250 ONG sous sa responsabilité, le MACOSS a dû consacrer Rs 1.4 million rien que pour les rémunérations de ses salariés. En déduisant de ce qui reste les frais de communications, il ne reste pas grand-chose, explique M. Chengen, pour le financement des projets.

Par ailleurs, l'Assemblée générale annuelle du Conseil a lieu le 25 août prochain. Un tiers de l'exécutif sera, à cette occasion, renouvelé conformément aux règlements internes du MACOSS. Lors de cette réunion, le Conseil devra, notamment, élire son président.


À partir de mardi prochain

Tariq Ramadan de retour pour une nouvelle série de conférences

Le professeur Tariq Ramadan, islamologue de renommée mondiale, sera de nouveau au pays à partir de mardi pour une nouvelle série de conférences et de sessions de formation.

Pour cette huitième visite à Maurice de l'universitaire musulman actuellement Senior Research Fellow au St Anthony's College de l'université d'Oxford, le comité local de coordination a choisi comme thème principal "Construire la Confiance".

Hormis les conférences nationales et les sessions de formation prévues à l'intention particulière de ses coreligionnaires, Tariq Ramadan sera aussi l'invité principal à deux forums-débat jeudi prochain, 26 juillet.

D'abord, dans la matinée, à 9h00 à la mairie de Quatre-Bornes, il sera l'invité du Conseil des Religions lors d'une interaction sur le thème "Le Sécularisme contemporain et l'inter-religieux: Quelle attitude adopter ?".

Dans l'après-midi de jeudi, à 16h00, l'islamologue sera au British Council où il interviendra en anglais sur le thème "Islam and Democracy". Notamment élu "Européen de l'Année 2006" par European Voice//The Economist, Tariq Ramadan, qui est aujourd'hui installé à Londres, a reçu, cette année, le prix d'excellence spéciale "Foi et Action".

Décerné par le mensuel Muslim News, ce prix lui a été attribué pour sa contribution académique et intellectuelle à la pensée islamique, de manière générale, et dans le domaine de la construction d'une identité européenne et musulmane, en particulier. Cette nouvelle série de conférences et de sessions de formation s'étendra jusqu'au 5 août prochain.


À l'initiative du Mauritius Research Council

Lancement d'une académie des sciences et technologies

Maurice dispose depuis vendredi de sa première académie des sciences et technologies, qui a été lancée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, lors d'une cérémonie officielle organisée au Rajiv Gandhi Science Centre. Cette institution regroupe les scientifiques et chercheurs qui ont obtenu un doctorat dans leur domaine respectif depuis une dizaine d'années. La cérémonie de lancement s'est déroulée en présence de l'éminent scientifique indien le professeur Balasubramanian, secrétaire général de l'Academy for the developing World et président de la Indian Academy of Science.

Le président du Mauritius Research Council et premier président de l'académie des sciences et technologies, Soodursun Jagessur, a souligné d'entrée que cette institution n'a rien à faire avec une police academy ou une académie de danse. " It is for the first time in the history of Mauritius that we have set up a proper Academy of Science and Technology, an academy that groups some of the best brains in our country and in our diaspora, ready to serve the motherland in full earnest, and offer advice on scientific and technological solutions to some of the problems we face. This honorific society of distinguished persons in scientific and engineering pursuits is dedicated to the promotion of science and technology for the general welfare ", a-t-il expliqué.

Le peu d'intérêt que porte à la recherche et le développement le secteur privé maurien a été dénoncé. En dehors de la recherche dans le domaine sucrier, le secteur privé a très peu contribué à la recherche et au développement en général alors que dans certains pays sa contribution atteint le niveau de 40% du budget consacré à cette activité essentielle.

" En dépit du fait que Maurice est partie prenante dans les conventions internationales comme le Lagos Plan of Action et les organisations comme le NEPAD qui recommandent que le budget de recherche et de développement soit porté à un minimum de 1,2% du produit intérieur brut (PIB), Maurice n'y consacre que 0,3% de son PIB ", a souligné Soodursun Jugessur. Il a observé que Singapour consacre dix fois plus à la recerche.

Soodursun Jugessur a lancé appel au Premier ministre : " If really we want our scientists and technologists to have the necessary tools to make us competitive with respect to other nations, then we have to empower them. " Un appel a également été lancé au secteur privé pour qu'il revoit sa contribution à la recherche et au développement et pour aider les scientifiques mauriciens " to embark on new avenues of research in gene therapy, stem cells, genomics, nanotechnology, solar, wave, wind and biomass energy, amongst others. "

L'invité d'honneur de l'académie, le Pr Balasubramanian a pour sa part souligné l'importance des idées émergeant de la recherche qui nécessitent des fois des investissements considérables. Lesquelles idées transformées par le biais de la technologie en des produits utilitaires peuvent transformer la vie dans la société moderne et faire la fortune aussi bien des chercheurs que du pays qui les héberge. Il a cité, entre autres, le téléphone cellulaire qui est aujourd'hui à la portée de tout le monde.

Le Pr Balasubramanian a mentionné les budgets consacrés par des pays comme Singapour, Cuba, Israël à la recherche. Israël comme Singapour consacrent 7 % de leur PIB à la recherche et le développement alors que Cuba y consacre 3%. Il a souhaité que Maurice double son budget alloué à la recherche l'année prochaine et l'année d'après. Le scientifique indien a en outre invité les académiciens mauriciens à concentrer leurs recherches sur des sujets spécifiquement mauriciens.

Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a lui aussi insisté sur l'importance de la science et la technologie pour un petit pays comme Maurice. Répondant à la demande d'augmentation des fonds, Navin Ramgoolam a souligné la nécessité de s'adapter et de s'améliorer constamment et le gouvernement, dit-il, est disposé à prendre les dispositions appropriées en fonction de ses priorités. Il a souligné la nécessité d'adopter une approche multidisciplinaire dans le domaine de la science et a déploré le manque d'intérêt des jeunes pour les questions scientifiques.

La Mauritius Academy of Science and Technology (MAST) s'est fixée pour mission de promouvoir l'excellence dans les domaines la science, de la technologie, de l'innovation pour le développement et le bien-être humain. Elle a pour objectifs la création d'un forum pour les échanges d'idées et pour le partage de la connaissance parmi les scientifiques, la promotion et la comprehension du rôle de la science et de la technologie pour le développement et le bien-être humain, la promotion de la créativité dans le domaine de la science et de la technologie, de manière à favoriser le développement personnel des membres de l'académie en général, l'encouragement des études multidisciplinaires de manière à mieux comprendre les implications de la science et de la technologie, l'établissement des relations entre l'académie et les organisations nationales, régionales et internationales, l'octroi des palmes académiques, des prix des honneurs, la promotion de l'éthique professionnelle au niveau de la recherche scientifique, le soutien de la dissémination et de partage de la connaissance à travers les activités publiques.

Le comité exécutif de l'académie est présidé par Soodursun Jagessur. Il a pour vice-présidents Jean-Claude Autrey et Seewant Bhoojedhur. Arjoon Suddhoo agit comme secrétaire et est assisté de Ameenah Gurib-Fakim. Sunil Dutt Dharam Rughooputh occupe la fonction de trésorier. Il est assisté de Yousuf Modarbocus. Indurlall Fagoonee occupe les fonctions de PRO. Les membres sont Michael Atchia, Mohammad Abed Peerally, Claude Ricaud. Harry Raghooputh et M. Mohamedbhai figurent également parmi les membres fondateurs de l'académie.

Notons que le Premier ministre ainsi que le Pr Balasubramanian ont été faits Honory Fellows de la nouvelle académie des sciences et des technologies.


Le 29 juillet à Port-Louis

Concert contre la brutalité policière

Eric Triton, Nitish Joganah et d'autres artistes participeront à un concert contre la brutalité par les officiers de l'État, le dimanche 29 juillet au Théâtre de Port-Louis. À travers cette mobilisation, la communauté artistique souhaite sensibiliser le public sur ce fléau, tout en faisant appel aux autorités.

Cette initiative suit l'agression dont a été victime Nitin Chinien par des officiers de police, il y a quelques semaines à Curepipe. Le concert de dimanche prochain sera organisé par le comité de soutien créé en sa faveur et qui réunit les membres de Justice, des artistes (entre autres, le groupe Latanier, Jean-Jacques Arjoon…) de même que des travailleurs sociaux, dont Dhiren Moher. La municipalité de Port-Louis s'est étroitement associée à cette mobilisation appelant au respect des individus. Après le concert, des victimes de brutalités policières allumeront des bougies devant le théâtre.

Pour assister à cet événement, les membres du public devront réserver leurs sièges. Les réservations peuvent être faites sur le 208-2132 et le 208-4074.


L'Église Presbytérienne de Maurice au service des ressortissants malgaches

Cela fait douze ans que l'Eglise Presbytérienne de Maurice reçoit des ressortissants malgaches résidant ou de passage à Maurice. Dimanche dernier, un culte d'actions de grâces en l'église presbytérienne St-André a salué l'intégration de cette communauté de chrétiens au sein de la société mauricienne et sa contribution à l'enrichissement de la chrétienté mauricienne.

C'est le 18 juin 1995, avec l'arrivée du pasteur Lala Rakotoarisoa, que le projet d'"un culte en malgache à l'intention des Malgaches travaillant à l'Ile Maurice"* a effectivement démarré. Dès le départ, des efforts sont faits pour rassembler les ressortissants malgaches qui séjournent à Maurice. Cela débouche sur l'organisation d'un premier service de culte à St-André qui demeure à ce jour le siège national de la communauté œcuménique malgache (les Malgaches fréquentant St-André sont de diverses dénominations chrétiennes - catholiques, anglicanes, presbytérienne) dans l'île. "Pour le premier culte, une quarantaine de Malgaches avaient fait le déplacement." *

Aujourd'hui, une centaine de Malgaches dont des ouvriers d'usine et des membres du service diplomatique malgache à Maurice assistent ou participent au culte à St-André le troisième dimanche du mois. Cette présence malgache favorise naturellement des échanges au plan culturel, à travers des expos ventes de produits artisanaux malgaches, des présentations de danse folklorique malgache, etc. et contribue sans doute au développement de l'œcuménisme chrétien et à la consolidation des liens d'amitié entre les deux peuples.

Le culte d'actions de grâces a été concélébré par le Modérateur de l'Eglise Presbytérienne à Maurice, le pasteur France Cangy, et le pasteur Gérard David avec le soutien des notables de St-André dont Alice Derblay et Maurice Davantin ainsi que la brillante chorale malgache Mpanarato. Pour son homélie, le Modérateur s'est inspiré de la commission du Christ à Ses disciples: "Allez, faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les… enseignez-les…" pour rappeler à l'assistance la mission essentielle de l'Église au service de l'humanité. Les chants liturgiques ont été entonnés simultanément, dans une parfaite harmonie, en malgache et en français, entraînés par la chorale Mpanarato.

La chorale Mpanarato a offert comme bouquet pour ce 12e anniversaire une interprétation magistrale de Mifalia Ianao (Soyez joyeux) et Fiangonanana - ô (L'Église) alors que son porte-parole, Bruno Ratolojananary, a fait savoir aux presbytériens de Maurice combien les ressortissants malgaches leur sont reconnaissants pour leur sens de l'accueil.

B. Burrun

* Bulletin des Églises Protestantes - Océan Indien, septembre 1995, Maurice Davantin


Fun Fair

Un fun fair aura lieu le dimanche 5 août à partir de 10h dans la cour de l'église presbytérienne St-André, à l'angle de la rue Farquhar et la Route Royale à Rose-Hill, non loin de Kentucky Fried Chicken.


Communiqué du Diocèse anglican de Maurice

Le communiqué du Vatican, "Réponses aux quelques questions concernant certains aspects de la doctrine de l'Église", vient tout simplement reformuler ce que l'Église Catholique Romaine a toujours affirmé. Cette déclaration ne fait que redéfinir les paramètres de sa compréhension doctrinale de l'Église et vient ainsi clarifier son identité. Ce n'est pas une surprise - car cette affirmation se repose selon l'Église Catholique Romaine sur la succession apostolique et est personnifiée par la Papauté.

Mais je voudrais souligner que malgré que cet énoncé peut paraître troublant, il ne vient pas minimiser l'affirmation que les "autres églises" sont utilisées par le Saint Esprit comme "instruments de salut".

Comme Anglicans, nous croyons que l'Église est présente là où l'Évangile est proclamé et les sacrements sont administrés. La caractéristique de la "vraie Église" est marquée par son adhésion à la doctrine apostolique: l'autorité de la vraie église est valide seulement quand la vérité apostolique est respectée. Ainsi, elle est indépendante de la reconnaissance de l'Église Catholique Romaine.

Nous ne croyons pas non plus que la validité des sacrements dépend de notre soumission à la papauté. Les "réponses aux questions" venant du Vatican ne viennent pas changer mon engagement envers l'Œcuménisme. Je suis d'accord avec le Cardinal Walter Kasper, Président du conseil Pontifical pour la Promotion de l'Unité entre Chrétiens, quand il a affirmé que tout mouvement œcuménique doit s'enraciner dans un œcuménisme de vie. C'est un œcuménisme qui se vit à un niveau local et personnel à travers des activités - telles que la prière, les études bibliques et le service avec les chrétiens d'autres traditions. L'unité entre les chrétiens existe déjà par le baptême en Jésus Christ, qui sert comme un signe d'espérance que nos églises ne seront pas toujours séparées.

Il est vrai que cette affirmation peut susciter des souffrances, mais comme je l'ai affirmé plus haut, je suis convaincu que l'Église n'existe que par sa fidélité à la doctrine apostolique et là je voudrais m'associer à la Lutheran Augsburg Confession, qui définit ma compréhension doctrinale de l'Église. Et elle ne contient aucune déficience.

"The visible Church of Christ is a congregation of faithful men, in which the pure Word of God is preached, and the Sacraments be duly ministered according to Christ's ordinance in all those things that of necessity are requisite to the same." Article XIX

Je tiens aussi à être fidele à l'héritage Anglican sur la question d'autorité et je voudrais ici me référer au rapport final de l'ARCIC 1.

"The First Vatican Council of 1870 uses the language of "divine right" of the successors of Peter. This language has no clear interpretation in modern Roman Catholic theology. If it is understood as affirming that the universal primacy of the Bishop of Rome is part of God's design for the universal koinonia then it need not be a matter of disagreement. But if it were further implied that as long as a church is not in communion with the Bishop of Rome, it is regarded by the Roman Catholic church as less than fully a church, a difficulty would remain: for some this difficulty would be removed by simply restoring communion, but to others the implication would itself be an obstacle to entering into communion with Rome."

Mgr Ian Ernest

21-Jul-2007

Notre réponse

Nous sommes surpris que vous ayez été surpris par notre éditorial de dimanche dernier.

Soyons honnêtes pour reconnaître que les propos du cardinal William Levada ont soulevé un véritable tollé auprès des autres églises chrétiennes: protestantes, anglicanes, coptes, justement parce que leurs adeptes se sont sentis subitement "exclus" du processus de dialogue inter-religieux initié par le Concile Vatican II au début des années 60.

Nous croyons savoir que ce qui vous a surpris, pour ne pas dire gêné, dans ce que nous considérons comme coup de frein au dialogue, c'est d'avoir qualifié les nouveaux "exclus" de l'Église catholique de "païens".

Ce qualificatif a été, hélas, jusque dans un passé pas très lointain, souvent la "marque" du non-baptisé. Au primaire, à l'heure de la classe de catéchisme, la "miss" nous disait: "Les catholiques, restez en classe, les païens allez jouer dehors…"

Tout le drame du manichéisme religieux réside dans ces propos-là: vous êtes la lumière, eux les ténèbres; vous incarnez le Christ, eux Lucifer. Ce qui amplifiait l'exclusion de l'autre ! Quand elle n'intervenait pas au sein même de l'Église… Vous avez sans doute entendu parler "d'enterrements de premières et secondes classes"; "de bancs réservés", et de la prêtrise réservée à une seule communauté…

Nous remarquons que pour vous, tout au moins dans votre conclusion, le dialogue demeure… Alléluia !


La Bible Society Resource Centre opérationnel à Trou-aux-Biches

La première phase de construction et d'aménagement du Centre de Formation et de Loisirs de la Société Biblique de Maurice s'est achevée au début de ce mois. Le complexe comprenant salles de conférence et de comité, cuisine et salles à manger, dortoirs garçons et filles, servira à des rencontres et des échanges entre jeunes, des camps et des colonies de vacances, et l'organisation de séminaires, conférences, retraites et sessions de formation pour tous les groupes d'âge.

L'achèvement de cette première phase offre la possibilité à la Société Biblique de Maurice et à ses partenaires (églises chrétiennes et ONGs) à mettre en pratique, dès le départ, un programme mis au point pour contrer l'usage abusif d'alcool, la consommation de drogues et les comportements violents en milieu jeune. Des représentants de quartiers sensibles et à risque en sont partie prenant, leur rôle consistant à identifier sportifs, artistes, musiciens de renom de leur région, ayant brillé dans leur discipline respective, susceptibles de servir de role models pour les jeunes. Les modèles choisis seront des personnes ressources pour des ateliers de travail et de formation, etc. soutenus par une banque de compétences en matière de santé, de réhabilitation et de counselling, indépendamment de leur affiliation religieuse.

Les facilités disponibles au Centre de Ressources

Situé à 5 minutes de la plage publique de Trou-aux-Biches, le Centre de Ressources occupe une superficie de 8000 pieds carrés comprenant une salle de conférences (capacité: 250 personnes), une salle de comités, 2 salles à manger de 36 places chacune, une cuisine, 2 dortoirs de 36 places pour filles, de dortoirs de 28 places pour garçons, et un studio pour l'animateur principal. Le lieu est aussi doté d'un terrain de récréation et d'un parking spacieux.

Mauriciens et étrangers désireux d'utiliser le centre pour l'organisation des réunions, conférences, sessions de formation, colloques et séminaires, résidentiels ou non, peuvent faire leur réservation dès maintenant par téléphone (670-1118), fax (674-4776) ou e-mail: HYPERLINK "mailto: bibsoc@intnet.mu" bibsoc@intnet.mu.


À l'église Saint Sacrement de Cassis, mardi

Cérémonie religieuse en mémoire de Mary-Ann Both-John

Mardi prochain aura lieu la cérémonie religieuse en mémoire de la chanteuse Mary-Ann Both-John, décédée samedi dernier à La Réunion. Les cendres de la chanteuse mauricienne, incinérée à l'île sœur, seront remises à ses proches demain, avant d'être exposées à partir de 10h dans une chapelle ardente à l'église Saint Sacrement à Cassis, là où elle avait fait ses débuts en chantant du gospel. La cérémonie religieuse aura lieu à 16h. Le convoi funéraire se dirigera ensuite au cimetière St Georges, Les Salines.

Mary-Ann Both-John a rendu l'âme dans un centre hospitalier à La Réunion où elle était en traitement. La chanteuse n'a pas pu vaincre la maladie qui la rongeait depuis quelques années.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 22 juillet 2007