|
Le 12 août à Réduit
L'aile jeune du MMM invite la jeunesse à se faire entendre
Sonder la jeunesse mauricienne, cerner ses attentes et lui proposer
un programme qui réponde à ses aspirations. Tel
est le nouveau défi que s'est lancé l'aile jeune
du MMM, le 12 août prochain, lors d'un rassemblement à
l'auditorium Octave Wiehé, Réduit, en présence
du leader du parti, Paul Bérenger.
L'aile jeune du MMM a dévoilé, la semaine dernière,
les objectifs de cette activité dont le thème est
Lavwa zeness. Le président de cette instance, Jimmy
Chovrimootoo, a déclaré que cette grande rencontre
cible les jeunes de 15 à 25 ans. Quatre thèmes seront
développés: l'éducation, le mauricianisme,
l'écologie et les loisirs. "Nous envisageons même
de faire la synthèse de ces quatre thèmes pour élaborer
notre prochain programme électoral à l'intention
des jeunes", avance Jimmy Chovrimootoo.
La présentation de ces thèmes, placés sous
la responsabilité de Danen Beemadoo, Stanley Harmon, Fabiani
Balisson et Cheryll Rayapen, se fera sous forme de sketchs, chants
et autres. Une animation musicale clôturera la journée
du 12 août. Jimmy Chovrimootoo a invité les intéressés
à consulter le blog suivant: www.zenesmoris.org et
à écrire à info@zenesmoris.org.
Ça va se savoir
Nouvelles cylindrées pour le gouvernement
Les cylindrées qu'utilisent le Premier ministre, le vice-Premier
ministre et certains autres ministres qui atteignent leurs quatre
ans au début de l'année prochaine seront remplacées.
Le gouvernement, qui a porté la période de renouvellement
de ces voitures de trois ans à quatre ans, a décidé
de placer des commandes pour des BMW, des Mercedes mais aussi
des Audi.
Nando Bodha au dîner d'Asraf Dulull
La présence du leader de l'opposition au dîner que
le ministre du Logement, Asraf Dulull a offert, lundi, en l'honneur
de la ministre australienne Michelle Roberts n'est pas passée
inaperçue. Renseignements pris, c'est que l'urbaniste Nando
Bodha avait sollicité une rencontre avec la visiteuse mais
qu'il lui fut expliqué que son emploi du temps était
trop chargé pour permettre cela. Seul créneau identifié,
le dîner de lundi et la petite réception qui précède.
C'est ainsi que le leader de l'opposition s'est retrouvé,
pour ainsi dire, à la table d'Asraf Dulull.
Le départ discret de Anil Baichoo
Anil Baichoo, qui a suivi le débat sur la compensation
salariale, mardi, s'est discrètement éclipsé
au moment où Vasant Bunwaree procédait au résumé
des interventions. Il n'était donc pas dans l'hémicycle
pour voter le rejet de l'amendement de Paul Bérenger proposant
une compensation de 10,7% aux travailleurs qui touchent jusqu'à
Rs 3 000. La question qui se pose aujourd'hui encore est celle
se savoir s'il avait été prévenu que le leader
du MMM demanderait un décompte des voix, question d'enregistrer,
une à une, la posture des ministres et autres députés
présents.
Réunion Jeetah/Ramgoolam demain
Une réunion est prévue entre le ministre Rajesh
Jeetah et le directeur de la Small Enterprise and Handicraft
Development Authority (SEHDA) demain en vue de trouver un
terrain d'entente après les vifs différends entre
les deux hommes qui avaient atteint la place publique en fin de
semaine. C'est l'ingérence du ministre qui est reprochée
à la SEHDA avec le projet de faire embaucher la fille du
Constituency Clerk qui a été refusé
par le conseil d'administration de cet organisme. Rajesh Jeetah
semble entretenir des rapports difficiles avec certains cadres
opérant dans les services tombant sous la tutelle de son
ministère. On se souviendra qu'un haut fonctionnaire, las
de ses agissements, a obtenu du Premier ministre, qu'il soit muté
ailleurs.
Allocations mensuelles de Rs 105 000 pour Bijaye Madhoo
Bijaye Madhoo reçoit des allocations mensuelles de Rs 105
000, un peu moins que son prédécesseur Torriden
Chellapermal mais pour des qualifications qui ne sont absolument
pas comparables. Et, pour la fréquence des voyages, l'actuel
directeur aussi tous les records. Quant au président, à
temps partiel, du conseil d'administration de la MBC, c'est une
enveloppe de Rs 27,000 qu'il touche chaque mois.
Un ambassadeur s'intéresse au poste de Deputy SG de
la COMESA
Un ambassadeur en poste depuis plusieurs années dans une
des plus importantes chancelleries mauriciennes en Europe envisage
sérieusement une reconversion en tant que fonctionnaire
international. Rompu aux exercices de négociations et de
lobbying, le diplomate mauricien lorgne le poste de Deputy Secretary
General de la COMESA. Cette démarche devrait obtenir le
soutien officiel du gouvernement dans la mesure où le ministre
des Affaires étrangères, Madan Dulloo, n'aurait
aucune objection à ce sujet.
Le départ de cet ambassadeur pour la COMESA devra provoquer
une musical chair dans les missions diplomatiques mauriciennes
à l'étranger avec l'actuel Secretary for Foreign
Affairs probablement affecté en tant qu'ambassadeur
dans cette importante capitale en Europe. Mais, à ce jour,
l'on préfère, diplomatiquement, ne pas commenter
ces développements à venir.
Le PRB à Rodrigues à la fin du mois
Une importante mission du Pay Research Bureau (PRB) dirigée
par son directeur général, M.B. Appanah, se rendra
à Rodrigues à la fin de ce mois. Ce déplacement
s'inscrit dans le cadre des consultations du PRB avec les syndicats
en vue de la publication du nouveau rapport sur les salaires et
conditions de service dans le service civil et les corps para-étatiques
en mai 2008. La Rodrigues Governemnt Employees Association (RGEA)
met actuellement les bouchées doubles dans la rédaction
du mémoire à être soumis au PRB.
L'une des principales revendications de la RGEA est la réinstauration
de la Rodriguan COLA vu que les prix en vigueur dans l'île
sont nettement supérieurs à ceux de Maurice. L'exemple
type demeure les prix de vente au détail du riz ration
et de la farine. Les fonctionnaires de Rodrigues réclament
également des stuctures adaptées en vue de permettre
l'épanouissement de l'autonomie avec le pouvoir exercé
par le conseil exécutif de la Rodrigues Regional Assembly.
Un directeur veut racheter une des unités du groupe
pour son fils
Un des membres du conseil d'administration d'un important groupe
du secteur privé a jeté son dévolu sur une
des filiales. En effet, dans le cadre de la restructuration, ce
conglomérat a pris la décision de se débarrasser
d'une des unités engagées dans la filière
des produits alimentaires de qualité. Mais ce directeur
n'a trouvé mieux de postuler comme un des principaux racheteurs
des assets. Mais, officiellement, la transaction se fera
au nom d'un de ses fils, maintenant les family jewels within
the family. En tout cas, des cadres de cette entreprise s'étaient
regroupés en vue de soumettre une offre pour le rachat
de la compagnie. Devant les démarches du directeur, ces
employés ont abandonné toute illusion de voir leur
offre être retenue.
La MRA se met à l'heure de la " Performance Appraisal
"
Devant le retard accumulé et pour ne pas pénaliser
indûment les employés par rapport à leurs
increments à partir de la fin de juillet, la Mauritius
Revenue Authority a préféré avoir recours
à une Abridged Performance Appraisal pour 2006-07. C'est
ce qu'indique un mémorandum en date du 16 juillet et portant
la signature de Sudhamo Lall, directeur général
de la MRA.
Tout semble indiquer que les increments ne seront pas payés
à la fin de ce mois vu que l'exercice de performance
appraisal en version abrégée durera pendant
les mois de juillet et août. À partir du mois prochain,
la direction générale de la MRA s'engagera dans
un More Detailed Performance Review Process pour 2007-08.
C'est ce qu'indique toujours le directeur général
de la MRA à son personnel.
La BOM relève la forte hausse des prix alimentaires
en juin
Le dernier rapport mensuel de la Banque de Maurice relève
la forte hausse des prix des produits alimentaires pour le mois
de juin. " The Consumer Price Index (CPT) increased from
138,1 in May 2007 to 138,8 in June 2007. The largest rise was
noted in the sub-division food and non-alcoholic beverages which
went up by 1,1 per cent ", note la banque centrale. La
majoration des prix des produits laitiers demeure la plus conséquente
pour le mois de juin dernier alors que le prix du gingembre avait
baissé de 0,1%.
Les prix des biens et services ont augmenté de 0,7%, les
coûts de santé de 0,6%, veux des restaurants et hôtels
de 0,5%, des boissons alcoolisées de 0,1%, des vêtements
de 0,1%, de l'électricité et de l'eau de 0,1%. En
conclusion, la banque centrale trouve que " the rate of
inflation for the twelve-month period ended June 2007 stood at
10,7 %, up from 10,5% for the twelve-month period ended May 2007
".
Cherche l'auteur du cadeau de mariage à ce couple de
médecins
L'affaire de l'allocation de deux bourses d'études à
la Banaras University en Inde à un couple de médecins
passionne non seulement le monde médical mais aussi celui
de la politique avec une PNQ et des PQs à l'Assemblée
nationale. Mais des insiders avancent que la clé
de l'énigme demeure le fait que ces bourses d'études
peuvent être considérées comme un véritable
cadeau de mariage car le couple de médecins avait convolé
en justes noces à la fin du mois d'avril dernier.
Mais l'identité de celui qui a initié le processus
pour que ce superbe cadeau soit offert demeure un véritable
mystère. Au moins pour ceux qui ne veulent pas voir plus
loin que le bout de leur nez. Le nom de l'auteur, qui aurait fait
usage de sa proximité politique pour imposer les noms des
médecins, circule déjà sous le manteau en
cette période d'hiver. Affaire à suivre
Centrale Thermique du sud
Eric Guimbeau réclame une commission d'enquête
Eric Guimbeau, qui, semaine après semaine, critique l'action
des ministres, entend jeter un véritable pavé dans
la mare mardi prochain avec une question parlementaire au Premier
ministre lui demandant s'il se propose de nommer une commission
d'enquête sur la Centrale Thermique de St Aubin pour voir
s'il y a eu des irrégularités autour de ce projet.
Interrogé par Week-End sur le sens de sa démarche,
le Deputy Speaker et député de la majorité
gouvernementale a déclaré "en avoir marre
des allégations de certains de ses collègues sur
la construction de cette centrale". Il évoque
les propos de Rama Sithanen qui, le 5 juin dernier, avait - alors
que Nando Bodha posait sa Private Notice Question sur les
projets controversés de CT Power et Gamma/Coventa - parlé
de "St Aubin comme le scandale du siècle"
et Abu Kasenally de "St Aubin saga" sans
parler des autres "gracieusetés du même genre
de Nita Deerpasling".
"On ne peut pas faire des allégations, qu'on en
finisse une fois pour toutes avec cette affaire", a déclaré
le député qui a profité pour souhaiter que
la lumière soit aussi faite sur les bourses indiennes.
Il s'est aussi réjoui que le nouveau Chef Juge ait imposé
un comité à Rama Sithanen, qu'il réclame
depuis un an, sur les nouvelles conditions des baux pour les campements.
Eric Guimbeau affirme, par ailleurs, qu'il avait raison de parler
"d'apartheid" après la réponse du ministre
Asraf Dulull défendant son "differentiation of
treatment", pour l'application du National Residential
Property Tax aux seuls détenteurs de baux résidentiels
et non à ceux qui en font un business. "Une telle
discrimination en 2007 est une honte pour la république",
a-t-il déclaré.
Cette semaine encore, il a remis le ministre du Logement à
sa place après ses réponses approximatives sur la
construction de maisons destinées aux ménages à
faible revenu dans la circonscription de Curepipe/Midlands. Eric
Guimbeau lui a dit qu'il n'était pas intéressé
par ce qui a été fait par l'ancien gouvernement
mais par les projets que, lui, entend entreprendre. Un échange
qui n'a pas plu à certains élus travaillistes.
Il revient à la charge, mardi prochain, pour interroger
le ministre du Logement sur les baux concernant les îles
et îlots autour de Maurice. Il rechercherait aussi, selon
nos renseignements, des explications supplémentaires du
"differentiation of treatment" qui frappe les
promoteurs.
Il veut, en effet, savoir, dans un souci d'équité,
pour quelle raison, les baux de la Hindu House et du promoteur
indien de la laiterie, Creambell ont été
résiliés sous prétexte que les travaux n'ont
pas été exécutés dans les délais
agréés et qu'une telle mesure ne s'applique pas
à celui de l'île aux Bénitiers, dont le bail
avait été restitué en grande pompe fin 2005,
et qu'il n'y a pas eu depuis le plus petit développement.
Le projet Apollo: Un "nominal fee" de Rs 100
par arpent par an
Eric Guimbeau, en sus de demander les raisons de l'ordre de fermeture
d'une antenne de l'Assemblée de Dieu, à Circonstance,
St Pierre, recherchera aussi auprès de Asraf Dulull la
liste de tous les bénéficiaires de terres de l'Etat
depuis novembre 2006.
Pour rester dans le domaine des terres de l'Etat, grosse fut,
par ailleurs, la surprise des parlementaires, de tous bords d'apprendre
de la bouche du ministre Asraf Dulull, que le promoteur Apollo,
une association de la British American Investment et la
clinique indienne, ne paierait qu'un "nominal fee"
de Rs 100 par arpent par an pour les 12 arpents qu'il occupera
pendant 19 ans et quelquesm autres années. Soit
Rs 1 200 par an pendant 19 ans.
Le ministre a expliqué que ce tarif a été
décidé après qu'il ait été
demandé au promoteur d'encourir lui même les travaux
d'infrastructure sur son site au coût de Rs 80 millions.
L'auteur de la question, Joe Lesjongard, a beaucoup insisté
sur le caractère exceptionnel de cet accord mais le ministre
a défendu ce dossier, bec et ongles, en soutenant qu'il
s'agit d'un nouveau concept mais pas d'une politique générale.
A Joe Lesjongard qui lui a demandé si l'avis du State
Law Office avait été recherché avant
d'accorder un bail sur un "prime land" à
Réduit à Apollo pour Rs 100 l'arpent par an, le
ministre a été incapable de répondre et il
s'est contenté de parler de troc entre loyer et investissement
dans les infrastructures.
Et alors que les travaux de défrichage ont déjà
commencé sur le site, le ministre du Logement a, là
aussi, été bien approximatif dans ses réponses
au député du MSM qui a insisté pour savoir
si le promoteur a effectué le dépôt requis
lorsque la lettre d'intention a été délivrée.
"We have already informed Apollo Hospital that they have
to pay a reservation fee of Rs 2,5 millions", s'est-il
contenté de répondre. Ce qui visiblement n'a pas
encore été fait.
Présence de l'Inde à Agaléga
La presse indienne remet çà
La presse indienne remet çà sur Agaléga.
En effet, le 18 juillet dernier, le journal Indian Express,
un des grands quotidiens de la Grande Péninsule, qui a
fait état d'installations de radars à Madagascar,
a aussi annoncé que "India is looking at developing
another monitoring facility at an atoll it has leased from Mauritius
in the near future". Pour rappel, un autre journal indien,
tout aussi respecté, le Times of India avait, comme
rapporté par Week-End, en novembre 2006, annoncé
la "concession d'Agaléga à l'Inde".
L'article de l'Indian Express de mercredi dernier écrit
d'abord ceci : "India has activated its first listening
post on foreign soil that will keep an eye on ship movements in
the Indian Ocean. A key monitoring station in northern Madagascar,
complete with radars and surveillance gear to intercept maritime
communication, was quietly made operational earlier this month
as part of Indian Navy's strategy to protect the country's sea
lanes of commerce."
Plus loin, le journal précise que "while the station
will also monitor piracy and terrorist activities, its primary
aim is to counter the growing Chinese influence in the Indian
Ocean Region". Pour ce qui est d'Agaléga, le journal
dit que "India is looking at developing another monitoring
facility at an atoll it has leased from Mauritius in the near
future" et il ajoute même que "while the
ministry remains silent, sources say some forward movement has
recently been made on the project".
Le gouvernement mauricien n'a pas été prompt à
réagir à ces informations qui sont répercutées
non seulement en Inde mais à travers le monde. C'est suite
à des interpellations parlementaires de Rajesh Bhagwan
et de Sunil Dowarkasing, le 5 décembre 2006, après
que Week-End ait, le 26 novembre, rapporté l'article
du Times of India de la veille sur la "concession
d'Agaléga à l'Inde" que le Premier ministre
avait fait le point.
En réponse aux questions des deux députés
de l'opposition, Navin Ramgoolam avait précisé que
"government has not and has never had the intention to
hand over Agalega to any foreign country". Il avait aussi
ajouté que c'est durant sa visite officielle, quelques
semaines plus tôt, que le dossier Agaléga avait été
discuté avec les autorités indiennes et qu'il avait
fait une requête pour une assistance financière et
technique en vue du développement de l'île.
Le Premier ministre avait aussi évoqué la visite
d'une délégation d'experts de l'Inde pour la réalisation
d'un audit technique et qu'un rapport était attendu. Navin
Ramgoolam avait aussi dit qu'une étude hydrographique,
la toute première du genre, avait aussi été
réalisée gratuitement alors qu'elle aurait coûté
Rs 40 millions et que l'Inde avait manifesté de l'intérêt
pour des activités économiques sur l'île.
Il avait aussi dit que Arcon, compagnie sud-africaine,
qui a mystérieusement supplanté IBL, avait soumis
son projet hôtelier au Board of Investment.
Les choses en sont restées là et on ne sait rien
du rapport d'audit technique entrepris par la délégation
indienne jusqu'à la publication, mercredi, de l'article
de l'Indian Express qui désigne clairement Agaléga,
une nouvelle fois. Le conseil des ministres, qui s'est réuni
sous la présidence de Navin Ramgoolam, selon la formule
consacrée, si chère à la MBC, a discuté
de tout et de rien mais pas un mot, dans le communiqué
officiel, sur la toute dernière information sur Agaléga
venue, une nouvelle fois, de la Grande Péninsule. Alors
que les Mauriciens se posent bien des questions
Rencontre MMM/Speaker sur la MBC
La retransmission en direct des travaux parlementaires évoquée
La retransmission des travaux parlementaires en direct à
la télévision a été évoquée
lors de la rencontre que le leader du MMM, Paul Bérenger,
et ses collègues parlementaires Alan Ganoo et Ajay Gunness
ont eue avec le Speaker, Kailash Purryag, mardi dernier, pour
loger une protestation en bonne et due forme contre la couverture
des séances par la MBC. C'est ce qu'a déclaré
le chef de file du MMM à l'Assemblée nationale suite
à une question de Week-End, hier.
Paul Bérenger a tenu à rappeler que le gouvernement
MSM/MMM avait sérieusement, bien avant l'arrivée
de la télévision numérique terrestre, envisagé
de briser le monopole de la MBC en procédant à la
privatisation de la troisième chaîne, mais qu'il
y a eu objections de la part de la corporation, celle-ci ne disposant
à l'époque que des trois canaux analogiques.
Il a dit que son parti se renseigne sur la possibilité
qu'une des chaînes digitales diffuse en direct les travaux
parlementaires et souhaite que tel soit le cas. Il a aussi rappelé
que l'idée du gouvernement dont il était un des
principaux dirigeants était d'autoriser l'arrivée
d'un ou de plusieurs télévisions privées.
Abordant le chapitre de la MBC lors de son point de presse hebdomadaire
hier, le leader du MMM a dit avoir, lors de cette rencontre avec
le Speaker, dénoncé le "parti pris et la
manipulation politique" non seulement au quotidien de
la station de la rue Pasteur mais aussi les mardis soirs et les
mercredis matins avec une couverture des travaux parlementaires
"d'une mauvaise foi révoltante".
Paul Bérenger a dit avoir rappelé au Speaker que
la MBC est un "stranger" comme n'importe qui
et qu'elle n'est admise que par sa volonté et sa permission.
Il a dit avoir, au nom de la démocratie et du fair-play,
demandé à Kailash Purryag d'initier les mesures
nécessaires pour que les compte-rendus des travaux parlementaires
soient "fair and balanced" d'une façon
générale et que lui-même et le Clerk, Ranjit
Dowlutta, suivent de près chaque mardi comment la MBC couvre
les travaux parlementaires.
Le leader du MMM a aussi confirmé qu'une manifestation
pacifique est en préparation et qu'elle se tiendra "dans
un proche avenir".
Conseil de district de Moka/Flacq
Le flou persiste quant à la destitution du président
Choolhun
Le flou persiste au Conseil de district de Moka/Flacq quant à
savoir si le nouveau président élu le 2 juillet
dernier, M. Bob Choolhun, sera destitué de sa fonction.
La question en suspens est de savoir si la motion de blâme
présentée contre lui par son collègue, M.
Sonalall Seeburrun et qui n'a, finalement, pas été
débattue, lundi dernier, peut encore être adoptée
lors d'une prochaine séance.
Élu lors de l'élection de renouvellement de la présidence
par 21 voix contre 14 à M. Tapeshwarsing Bissoondoyal,
son élection a vite fait d'être remise en question
par ses collègues du Conseil de district. Bob Choolhun
est accusé d'avoir fait fi du mot d'ordre de désistement
de la majorité gouvernementale à laquelle tout le
conseil est apparenté au profit de son adversaire.
C'est, semble-t-il, pour déjouer la possibilité
d'une destitution du président par le vote d'une motion
de censure que son collègue qui lui est favorable, l'ancien
président, Seeburrun, aurait pris l'initiative de présenter
en premier une telle motion. Lundi, alors que la motion avait
été inscrite à l'ordre du jour, Sonalall
Seeburrun, l'auteur ne s'est, tout simplement, pas manifesté.
Faut-il, pour autant, comprendre qu'une nouvelle motion de blâme
ne pourra être inscrite contre le président qu'après
une période de six mois ? L'interprétation des règlements
divergent, certains arguant que, pour qu'une motion soit validée
ou invalidée, il faut, nécessairement, qu'elle soit
débattue. Ce qui n'a pas été le cas, lundi.
Une controverse a aussi surgi sur le fait que la réunion
convoquée, lundi, était une réunion générale
du conseil alors que, pour certains, une motion de blâme
doit être débattue lors d'une réunion spéciale
du conseil.
Toujours est-il que cette affaire de présidence à
Moka/Flacq a pris une certaine connotation avec la montée
en première ligne de la All Rajput Common Front qui accorde
son soutien total au président, depuis, contesté.
Faut-il, à ce propos, situer dans cette perspective la
sortie, cette semaine, du Premier ministre contre les associations
socioculturelles ?
Le flou persiste, ainsi, quant à l'aboutissement final
de cette affaire. Hier encore, M. Choolhun était en concertation
avec "des amis". Il est resté injoignable malgré
les sollicitations de Week-End.
Gouvernement/opposition
C'est la guerre des conseillers
Yatin Varma, dont la correspondance à différents
ministères pour offrir ses services de conseiller légal,
en date de février, avait paru en primeur dans notre édition
du 24 juin dernier, est, non seulement, le conseiller légal
de la Sugar Industry Labour Welfare Fund mais aussi celui
de la Mauritius Film Development Corporation, de la State Property
Development Company, des casinos et il a aussi présidé
un comité pour le compte du Central Electricity Board.
Ce sont des questions posées par les députés
de l'opposition qui ont permis d'établir cela et, pour
ne pas être en reste, les back benchers du gouvernement
ont décidé de passer à l'attaque. La guerre
des conseillers est ouverte
La ministre Sheila Bappoo, qui, répondait, la semaine dernière,
à une question de Dany Perrier, avait déposé
une réponse indiquant que c'est Yatin Varma qui est le
conseiller légal de la SILWF et qu'il perçoit des
honoraires mensuels de Rs 10 000 + TVA et qu'il est payé
Rs 3 000 pour chaque cas qui lui est référé.
Avait aussi été révélé, le
même jour, à la suite d'une interpellation de la
même député, que Yatin Varma, le premier député
de Mahébourg/Plaine Magnien et président du comité
parlementaire sur l'ICAC, est également, sur contrat d'une
année, l'avocat de la MFDC depuis le 2 mai 2007 et qu'il
reçoit une allocation mensuelle de Rs 4,000. Rajesh Jeetah
avait annoncé qu'il déposait cette réponse,
pourtant, très brève.
Mardi dernier, répondant, cette fois à Jean Claude
Barbier, le ministre des Finances par intérim, Vasant Buwaree,
a annoncé que c'est Yatin Varma qui est le conseiller légal
de la SPDC et qu'il touche des honoraires mensuels de Rs 10 000.
Le même ministre a aussi indiqué au même député
que c'est aussi Yatin Varma qui est l'avocat des casinos et qu'il
reçoit une allocation de Rs 15 000 par mois. L'avoué
retenu est Y.W. Appadoo qui, lui, touche Rs 7 500 mensuellement.
S'agissant du CEB, le ministre des Services Publics a , dans une
réponse déposée, indiqué que Yatin
Varma avait, en novembre 2006, touché Rs 100 000 pour un
Fact Finding Committee et que les services d'autres hommes de
loi avaient aussi été retenus par la corporation
avec les honoraires suivants: Dharamraj Pentiah (Rs 50 000), Siv
Potayya (Rs 95,000) pour plusieurs cas, Rajsomer Lallah (Rs 100
000) pour "l'appraisal bids law firms", Eric
Ribot (Rs 30 000), Guy Rivalland (Rs 400,000 pour diverses affaires),
Georges André Robert (Rs 75 000), Shakeel Mohamed (Rs 25
000 pour un cas) et Subhash Lallah (Rs 510 000 pour différents
cas qui se sont déroulés entre janvier et décembre
2006).
Si Jean Claude Barbier revient à la charge ce mardi avec
une nouvelle question au ministre des Administrations Régionales
portant, cette fois, sur ceux qui sont les avocats du conseil
des districts de Rivière Noire, les élus de la majorité
ne seront pas en reste puisqu'ils adressent, eux aussi des questions
qui couvrent la période 2000/2005, celle du mandat du gouvernement
MSM/MMM.
Le Dr Rihun Hawoldar demandera ainsi au Premier ministre qui était
le conseiller légal de l'Assemblée Régionale
de Rodrigues de 2002 à 2005. Cette assemblée autonome
avait choisi, comme on le sait, Veda Baloomoody jusqu'au début
de 2006. Il avait, dans un premier temps, été remplacé
par Jean Claude Bibi. C'est le secrétaire général
du PMXD, celui qui avait, dans le temps, défrayé
la chronique à Rodrigues, Jacques Panglose qui est, en
ce moment, l'avocat de l'ARR.
Yatin Varma cible les conseillers qui officiaient, en général,
au ministère de l'Environnement entre 200 et 2005 alors
que c'est Rajesh Bhagwan qui en assumait la responsabilité.
Sa collègue Kalyanee Juggoo a trois questions portant sur
la même période et elle recherche les noms et conditions
de service des conseillers légaux du ministère de
l'Environnement, la SPDC et le Domaine les Pailles.
Conseil de district de Moka/Flacq
Le flou persiste quant à la destitution du président
Choolhun
Le flou persiste au Conseil de district de Moka/Flacq quant à
savoir si le nouveau président élu le 2 juillet
dernier, M. Bob Choolhun, sera destitué de sa fonction.
La question en suspens est de savoir si la motion de blâme
présentée contre lui par son collègue, M.
Sonalall Seeburrun et qui n'a, finalement, pas été
débattue, lundi dernier, peut encore être adoptée
lors d'une prochaine séance.
Élu lors de l'élection de renouvellement de la présidence
par 21 voix contre 14 à M. Tapeshwarsing Bissoondoyal,
son élection a vite fait d'être remise en question
par ses collègues du Conseil de district. Bob Choolhun
est accusé d'avoir fait fi du mot d'ordre de désistement
de la majorité gouvernementale à laquelle tout le
conseil est apparenté au profit de son adversaire.
C'est, semble-t-il, pour déjouer la possibilité
d'une destitution du président par le vote d'une motion
de censure que son collègue qui lui est favorable, l'ancien
président, Seeburrun, aurait pris l'initiative de présenter
en premier une telle motion. Lundi, alors que la motion avait
été inscrite à l'ordre du jour, Sonalall
Seeburrun, l'auteur ne s'est, tout simplement, pas manifesté.
Faut-il, pour autant, comprendre qu'une nouvelle motion de blâme
ne pourra être inscrite contre le président qu'après
une période de six mois ? L'interprétation des règlements
divergent, certains arguant que, pour qu'une motion soit validée
ou invalidée, il faut, nécessairement, qu'elle soit
débattue. Ce qui n'a pas été le cas, lundi.
Une controverse a aussi surgi sur le fait que la réunion
convoquée, lundi, était une réunion générale
du conseil alors que, pour certains, une motion de blâme
doit être débattue lors d'une réunion spéciale
du conseil.
Toujours est-il que cette affaire de présidence à
Moka/Flacq a pris une certaine connotation avec la montée
en première ligne de la All Rajput Common Front qui accorde
son soutien total au président, depuis, contesté.
Faut-il, à ce propos, situer dans cette perspective la
sortie, cette semaine, du Premier ministre contre les associations
socioculturelles ?
Le flou persiste, ainsi, quant à l'aboutissement final
de cette affaire. Hier encore, M. Choolhun était en concertation
avec "des amis". Il est resté injoignable malgré
les sollicitations de Week-End.
| ||||||||||