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Projet innovateur: En construction à Grand-Baie
La maison écolo ou celle du futur ?
Construire une maison en utilisant mois de matériaux, moins
de ciment qu'exigent les techniques classiques, s'approvisionner
en électricité à partir de l'énergie
solaire ou exploiter l'énergie du sol pour faciliter son
propre système de climatisation... C'est le pari de deux
jeunes aux idées avant-gardistes qui ambitionnent d'introduire
ce type de logement à Maurice. Ce concept prônant
une approche moderne axée sur des techniques d'ingénierie
inédites et une utilisation optimale des ressources naturelles,
espèrent-ils, pourrait être mis au profit des Mauriciens
et du pays. Dans l'immédiat, ils mettent le paquet sur
ce premier prototype, qui devrait servir de modèle pour
un projet de développement de villas de luxe et, peut-être,
encourager le gouvernement à redéfinir les normes
de construction à Maurice.
"Respecter l'environnement, une attitude résolument
moderne. Quoi de plus naturel que de l'appliquer à la source,
dès le choix de notre habitat ?" observent Harish
Gooja, Mauricien de 35 ans, et Olivier Dupré, ressortissant
français et ingénieur de formation, qui, depuis
le mois dernier, ont démarré les travaux d'un premier
prototype de la maison qu'ils veulent implanter à Maurice.
Les idées, ils en ont plein la tête. Mais ils veulent
surtout réussir un pari, celui d'introduire un concept
et un savoir-faire qui cadrerait avec les exigences du développement
durable à travers une société qu'ils ont
créée et portant le nom de Maison de France. "Nous
voulons innover en proposant une construction respectueuse de
l'environnement, utilisant les ressources naturelles et les propriétés
particulières des matériaux biotechniques. De la
maçonnerie aux revêtements de sol, de la zinguerie
à l'isolation, en passant par les menuiseries ou encore
la climatisation, le choix des matériaux et leur mise en
uvre sont guidés par un souci écologique",
déclarent-ils.
Moins de ciment
Jeudi matin, lorsque nous avons visité le site de construction,
les deux associés, en compagnie d'un groupe de travailleurs,
affichaient un air de satisfaction. Les premières bases
de "leur" maison avaient été jetées.
Ils venaient de couler la première dalle pour le premier
niveau, un sous-sol qui est sorti au ras de terre après
un mois de travaux. Difficile d'imaginer que sous la large surface
en béton se trouve un sous-sol de deux mètres de
profondeur. C'est lorsque l'on s'approche de l'entrée découpée
dans le béton que se dévoilent les particularités
de cette maison : pas de barres de fers qui dépassent,
pas de colonnes verticales ou horizontales ; que des poutrelles
préfabriquées, des hourdis et des blocs creux ont
été utilisés pour cette première phase
des travaux.
"Nous ne sommes pas trop affectés par la pénurie
de barres de fer. En fait nous utilisons des matériaux
de construction qui existent déjà et qui sont fabriqués
à Maurice. Le problème c'est qu'ils sont sous-utilisés
par manque de connaissance ou de maîtrise technique sans
doute", déclare Olivier Dupré, qui poursuit
un exposé sur les types de matériaux utilisés
: "La technique et les méthodes sont importantes.
Par exemple, les hourdis (blocs) sont installés
entre les poutrelles et cela nous évite d'utiliser des
quantités de barres de fer, de ciment et autres matières
premières pour construire des colonnes en béton.
Pour la première dalle, nous avons utilisé des grilles
fabriquées à Maurice et qui ont montré leur
efficacité, par exemple, en France. Ce sont des techniques
déjà confirmées par les normes de construction
où les planchers sont eux aussi en béton armé
avec poutrelles précontraintes ou treillis et hourdis."
L'autre particularité, c'est que les murs montés
sont en agglomérés creux de 20 cm - ou "corner
blocks" -, alors que ceux utilisés généralement
n'ont qu'une seule ouverture. Son partenaire, Harish Goojha,
confirme que les techniques nouvelles de construction dans
cette maison prototype favorisent un volume réduit de matériaux
de construction, dont le ciment. "C'est une façon
de mettre moins de pression sur l'environnement en diminuant l'utilisation
de certains produits. De plus, avec les corner blocks,
nous n'avons pas besoin de coffrage et c'est aussi moins lourd,
donc moins fatiguant pour les maçons", soutient-il.
Réduire les gaz à effet de serre
Quelle est la différence en matière de consommation
de matériaux comparative aux techniques généralement
utilisées dans la construction des maisons ? Les deux concepteurs
estiment que, théoriquement, la demande en matière
de matériaux de ciment est nettement moindre. "Nous
pensons que le coût devrait être moindre... entre
20% et 30% par rapport à ce qui se fait actuellement,
explique Harish Goojha. Il est certain que ce sera à
coût réduit. Pour l'instant, c'est un prototype et
nous sommes pressés de le terminer pour connaître
le coût réel".
Les deux partenaires espèrent compléter la maison
d'ici à la fin de l'année et les travaux de construction
dans deux à trois mois. Suivra alors la phase la plus intéressante
qui devrait la convertir en une véritable maison écologique.
L'idée de construire un sous-sol ne relève pas du
hasard. Cette approche date de plus d'un siècle et permettrait
d'exploiter l'énergie restituée par les sols. Explications
: "En libérant de l'espace sous la maison, cela
nous permet d'utiliser l'énergie de la terre pour développer
un système de climatisation sain et propre. C'est très
pratique à Maurice, qui est un pays tropical et où
il fait très chaud dans des régions comme le nord
pendant une période de l'année. Avec l'air qui y
circule, cela permettra avec les techniques et système
d'isolation de baisser la température à l'intérieur
de la maison comparativement à la température extérieure.
Par exemple, s'il fait 30 degrés à l'extérieur,
la température devrait varier entre 22 et 24 degrés
à l'intérieur. Les cloisons d'épaisseur de
72 mm sont construites sur une ossature métallique avec
des plaques vissées, éventuellement avec un renfort
d'isolation phonique. Donc, nul besoin d'utiliser des climatiseurs,
donc consommer de l'électricité que nous savons
coûte non seulement cher en termes d'argent, mais également
cher à l'environnement. C'est une façon de réduire
la consommation d'énergies fossiles ou du charbon, donc
moins de pollution, moins de dépenses pour le gouvernement",
indiquent-ils.
D'autres options existent pour assurer une ventilation ou un système
de climatisation naturelle. Olivier Dupré évoque
le concept de puits canadien, une technologie originaire du Canada
et adoptée en Europe, qui permet de chauffer l'air en hiver
et de le rafraîchir en été, évitant
ainsi des technologies produisant du gaz à effet de serre.
"Il existe des alternatives propres", confie-t-il.
Économie en énergie
Cet argument gagne nettement en puissance lorsque la question
d'alimentation en électricité survient. L'approche
est assez révolutionnaire par rapport à ce qui existe
actuellement à Maurice. Les deux promoteurs misent sur
l'énergie solaire pour alimenter la maison en électricité.
Ce qu'ils citent comme des éco-installations. L'idée
est en effet d'installer au moins cinq panneaux photovoltaïques
version polycrystal pour convertir l'énergie solaire en
électricité.
"C'est tout à fait réalisable",
rétorque Harish Goojha. Tout est pris en compte. Les
aspects esthétique et technique. Les panneaux auront le
potentiel de pourvoir 60% des besoins de la maison en électricité.
Notre société mise sur des études techniques
visant à réduire les consommations énergétiques
ainsi que les coûts induits par ces consommations par le
biais des alternatives majeures et dites propres."
Quels sont vos plans une fois la maison complétée
? Les deux fondateurs de la société Maison de France
espèrent mettre leur service au profit des Mauriciens en
leur proposant leur expertise. La concrétisation de ce
premier prototype leur permettrait ainsi d'évaluer le coût
réel du projet et de proposer des villas de luxe qu'ils
comptent construire "à petite échelle".
"Dans l'immédiat, nous ne pensons pas en vendre
sur catalogue. Nous en vendrons à des particuliers",
explique Harish Goojha qui, à travers ce projet, pense
pouvoir proposer au gouvernement de redéfinir les normes
de construction à Maurice.
En attendant, leur priorité du jour est d'atteindre l'objectif
fixé : construire la première maison écolo
et surtout économe en énergie.
Tendance énergétique: L'énergie solaire
s'applique que pour le chauffe-eau à ce jour
L'exploitation des ressources d'énergies naturelles n'est
pas très répandue à Maurice à partir
l'utilisation des capteurs solaires pour les chauffe-eau. L'utilisation
des panneaux photovoltaïques permet en effet aux consommateurs
d'utiliser cette énergie renouvelable pour chauffer l'eau.
Cette tendance, très répandue dans le monde, tarde
à gagner la majorité des foyers à Maurice.
La raison ? Les prix ne sont pas si accessibles, malgré
un plan de financement facilité par le gouvernement mauricien
à travers la Banque de développement.
Un chauffe-eau solaire coûte entre Rs 23 000 et Rs 30 000
actuellement sur le marché. Et peut-être plus dépendant
du volume d'eau consommé quotidiennement. Une dizaine d'entreprises
locales se sont spécialisées dans le domaine. Les
prix et les services ne sont pas forcément les mêmes.
Un système de chauffe-eau solaire pour un foyer de quatre
personnes nécessite un réservoir de 200 à
250 litres. Et le coût varie selon le type de matière
utilisée. Un chauffe-eau solaire en inox peut coûter
jusqu'à Rs 29 000 ; celui en plastique entre Rs 26 000
et 28 000 ; celui en fer galvanisé entre Rs 23 000 et Rs
25 000. Si le client veut l'équiper d'une pompe, le chauffe-eau
peut atteindre les Rs 30 000.
À ce jour, peu de données sont disponibles quant
au nombre de foyers utilisant un chauffe-eau solaire. La politique
énergétique du gouvernement accorde peu de considération
à ce type d'énergie, le coût sans doute faisant
obstacle aux "rêves" de nos gouvernants de voir
un chauffe-eau solaire sur toutes les maisons du pays.
En France, par exemple, grâce aux aides fiscales de l'État,
les particuliers sont de plus en plus nombreux à s'en équiper.
L'énergie non consommée par le foyer est récupérée
par Électricité de France (EDF), tenue depuis 2002
de racheter l'électricité d'origine renouvelable
produite par les particuliers ou les collectivités.
L'éolienne est également une des sources d'énergie
sur lesquelles nombre de pays ont tendance à se tourner.
Le Central Electricity Board avait envisagé de s'associer
avec une compagnie indienne pour exploiter le vent pour produire
de l'électricité sur un site à Bigara. Mais
le projet ne se serait pas concrétisé.
Quoi qu'il en soit, nombre de pays européens, malgré
le coût, ont connu des avancées technologiques énormes
dans le captage de l'énergie solaire. Mais, à ce
jour, la centrale photovoltaïque la plus puissante au monde
(350 000 panneaux solaires sur 114 ha) est en cours de construction
au Portugal. Après la centrale de Chambéry, inaugurée
en 2005, la France a battu son propre record avec une nouvelle
installation chez nos voisins à la Réunion l'année
dernière. La Suisse s'est elle aussi lancée dans
la course au solaire et, en Allemagne, les 57 000 panneaux du
Bavaria Solar Park fonctionnent depuis 2005.
Incinérateur à La Chaumière
Qui paiera les frais des consultants de Ramboll ?
Qui paiera les frais des consultants du cabinet Ramboll auquel
le Board of Investment (BOI) a fait appel en vue de faire un assessment
du projet d'incinérateur à La Chaumière ?
Cette question est actuellement évoquée dans certains
milieux du gouvernement, des hauts fonctionnaires estimant que
l'État, à travers la BOI, utiliserait alors les
fonds publics pour financer l'examen d'un projet du privé.
Selon nos sources, la démarche du BOI fait suite à
une requête du ministère de l'Environnement, qui
avait demandé les conseils d'experts étrangers dans
le cadre de l'examen du rapport d'Environment Impact Assessment
des promoteurs: Gamma Civic associé à une compagnie
américaine, Covanta. Le cabinet Ramboll avait ainsi été
sollicité pour faire un assessment du projet sur
le point de vue technique, environnemental et financier. Selon
les recoupements d'informations, les experts étrangers,
qui étaient à Maurice le mois dernier, auraient
déjà complété leur assessment.
Très peu d'informations sont toutefois disponibles sur
les observations et recommandations sur le projet d'usine de déchets
de La Chaumière, qui prévoit de brûler 300
000 tonnes de déchets par an pour produire de l'électricité.
Un autre élément nous est parvenu: Ramboll est considéré
comme un "leading waste-to-energy consultant".
Le choix du BOI ne souffre certes d'aucune contestation, mais
il serait non moins intéressant de connaître le contenu
du cahier des charges de l'expert, notamment les terms of reference
pour l'examen du dossier. Sur son site web, Ramboll se présente
comme suit: "We have a long track record of successfully
planned and completed waste-to-energy plant projects and a large
specialised team with an impressive level of expertise. We offer
our clients independent consulting services, ensuring high-quality
plants and solid commercial conditions."
De son côté, la Plate-forme anti-pollution, qui proteste
officiellement contre la mise en opération d'un incinérateur
à La Chaumière, a formulé une nouvelle demande
au BOI pour connaître le nom du consultant en vue de le
rencontrer. Dans une lettre adressée au directeur du BOI,
M. Jadoo, elle rappelle également que "during our
meeting with The Hon. A.K. Bachoo, he gave us the assurance that
we would meet them but as discussed with Mr. Jaddoo a few weeks
ago, we understood that the consultants had left the country since
May. We would wish now to provide them with additional information".
Les projets d'incinérateur de déchets font par ailleurs
l'objet de vives contestations de la part du public dans de nombreux
pays. Le dernier projet annulé se trouve en Malaisie, après
que des habitants ont décidé de loger une injonction
en cour. C'est lors du procès qu'ils ont appris que le
gouvernement malaisien avait finalement cancelled le projet
qui consistait à incinérer 1 500 tonnes de déchets
par jour. "Had the project materialised, the 1,500-tonne
thermal incinerator would have been the biggest in the country.
It was designed to reduce Kuala Lumpur's dependence on landfills
for waste management. The residents first filed a lawsuit against
it in 2005 and obtained a temporary injunction to prevent work
done on it from continuing further. However, when the injunction
expired, work resumed causing the residents to file a second lawsuit",
est-il indiqué dans la presse malaisienne.
Consommation de drogue et d'alcool au secondaire
La situation empire
La consommation du gandia et de l'alcool chez les jeunes devient
alarmante. Parmi eux, des collégiens. La toxicomanie auprès
des collégiens, rappelons-le, est loin d'être un
nouveau phénomène. L'accès au gandia et à
l'alcool étant chose facile, certains se laissent emporter
dans le tourbillon des deux fléaux et ne s'en défont
pas une fois dans l'enceinte de leur collège. Mais, fait
inquiétant: la population estudiantine du secondaire, compterait
de plus en plus de jeunes consommateurs de drogue dure. Ce qui
implique l'utilisation de seringues et une exposition quasi-certaine
au VIH/Sida. Alors que la toxicomanie est une réalité
visible dans le milieu scolaire, et que la consommation de drogue
concerne de plus en plus de jeunes, la prise en charge des usagers
de moins de 18 ans est encore impossible à Maurice. Pour
cause, il n'existe pas toujours de programme de réhabilitation
pour les adolescents ! En matière de prévention:
une des premières mesures dans le combat contre la drogue,
tandis que le secondaire privé ouvre ses portes aux spécialistes
(ressources qui restent limitées !) les collèges
d'État ont cadenassé les leurs !
Le 18 juin dernier, les parents de six élèves d'un
établissement secondaire d'État de l'Ouest, sont
priés de se présenter, rapidement, au collège.
"C'est un policier qui m'a téléphoné
ce jour-là. J'étais déjà au travail",
confie un parent d'élève. Lorsque cette mère
se rend au collège, elle constate une atmosphère
inhabituelle. Elle est surprise de voir d'autres parents et des
éléments de l'Anti-Drug and Smugling Unit, sur les
lieux. C'est à ce moment-là qu'elle apprend que
six collégiens, dont son fils, élève de la
Form IV, ont été interpellés, plus tôt,
pour possession de gandia, dans l'enceinte même du collège.
Les six adolescents, dont le plus jeune a 14 ans, sont en Form
II, IV et V respectivement. Leurs parents apprennent alors que
les garçons avaient été surpris par des enseignants,
tandis qu'ils s'apprêtaient à fumer. "Pour
moi, et je suis certaine que les autres parents partagent mon
opinion, ce n'était pas facile de voir mon enfant dans
une telle situation ! Nous sommes restés aux collèges
où j'ai entendu la version de mon fils et qu'il soit embarqué
à bord d'un véhicule de la police pour le poste
de police", confie encore cette mère. Encore bouleversée
par l'événement, d'autant que son époux est
décédé, il n'y a que quelques jours, cette
dernière ne jure que par la version de son fils. "Il
n'a rien à faire avec ce qui s'est passé ! Il était
au computer lab quand ses amis l'ont appelé. Et
quand il les a rejoints pour savoir pourquoi ils le réclamaient,
des enseignants ont débarqué et ont considéré
que lui aussi il faisait partie de la bande. Il a donné
cette version et je le crois. Il n'a jamais fumé du gandia
!", insiste-t-elle. Ce jour-là, la police et des
enseignants avaient récupéré du matériel
pour la consommation du gandia.
"Ce n'était pas la première fois que des
élèves fumaient du gandia au collège !"
Médiatisée, cette affaire, loin d'être un
cas isolé, est venue rappeler un fait. La drogue et l'alcool
sont une réalité dans le secondaire, d'État
ou privé. Actuellement, le problème ne peut être
considéré comme un nouveau phénomène,
ou phénomène tout court. D'ailleurs, il y a six
ans, des élèves d'institutions réputées
confiaient à Week-End comment ils avaient accès
à la drogue, tandis qu'un autre collégien expliquait:
"Fumer du gandia est désormais dans nos murs."
Au fil des années, malgré les efforts des uns
et des autres, essentiellement d'ONG, la toxicomanie dans le milieu
estudiantin s'aggrave ! Pire, la drogue dure gagne du terrain.
Des collégiens passent aux injections et sont, de ce fait,
exposés au VIH/Sida. Mais si certains établissements
ont vite réagi en ouvrant leur porte à des spécialistes
de la prévention, il reste que les collèges d'État
sont encore réticents à en faire de même.
Pendant ce temps, des adolescents, eux, se laissent piéger
par la toxicomanie, tant que la drogue et encore plus l'alcool
leur sont facilement accessibles. "Ce n'était pas
la première fois que des élèves fumaient
du gandia au collège !", confie une source dans
l'établissement où sont admis les jeunes interpellés.
Cette même source tient à préciser également,
"lorsque la presse a parlé de l'arrestation des
collégiens, il y a eu des réactions qui associaient
l'environnement social de la région aux problèmes
de discipline auxquels l'école est confrontée. Il
faut savoir que la majorité des collégiens interpellés
n'habitent pas la région ! Et ils ne sont pas issus de
milieu pauvre ! On a aussi souvent tendance à lier indiscipline
aux élèves du prevoc. Dans cette affaire
tous les élèves sont du mainstream !"
Ce dernier élément est confirmé par la
police. Dans cet établissement, comme dans d'autres, la
cigarette et l'alcool ont fait des adeptes auprès de certains
collégiens, allant jusqu'à affecter leur scolarité.
"A l'heure du break des élèves fument
carrément en classe", explique un collégien.
Quand ce n'est pas dans la cour pendant la récréation
ou dans leurs repères.
"Ils sont tombés malades et ont commencé
à vomir
L'école a dû appeler une ambulance
!"
Parlant cette fois-ci de l'alcool, ce même collégien
raconte comment au cours du premier trimestre un élève
de la Form I s'est fait prendre dans l'établissement avec
de la bière. "Nous étions en classe où
nous nous préparions en vue des examens de Cambridge quand
six élèves sont arrivés ivres. Ils avaient
commencé à boire tôt le matin. Puis, ils sont
tombés malades et ont commencé à vomir
L'école a dû appeler une ambulance !", raconte
notre interlocuteur. Ailleurs, concède un enseignant, "il
n'est pas rare que le personnel de l'établissement ramasse
des bouteilles d'alcool vides çà et là !"
Et ce dernier de raconter qu'il a eu la certitude que des
élèves consommaient de l'alcool à l'intérieur
du collège lors d'une récente confrontation. "Intrigué
par des jurons, je suis sorti d'une salle pour aller voir ce qui
se passait. À ma grande surprise, des élèves
revenaient des toilettes sous l'influence de l'alcool !"
Tout comme le gandia, cela fait des années, que des
collégiens - filles et garçons - reconnaissent consommer
régulièrement de l'alcool à l'intérieur
comme à l'extérieur de l'école. "Nous
constatons qu'en ce moment, l'alcool se féminise davantage
dans le milieu secondaire", relève Dany Philippe
du Centre de Solidarité pour une Nouvelle Vie et de Nou
Baz. Il n'y a pas longtemps, une collégienne, raconte un
enseignant, est tombée gravement malade en classe. Sous
l'influence de l'alcool, la jeune fille qui avait causé
une grosse frayeur au collège a été hospitalisée
d'urgence. Les stratégies pour boire dans l'enceinte du
collège restent les mêmes. L'alcool est dissimulé
dans des repères quand il ne remplace pas une quelconque
boisson dans une bouteille au-dessous de tout soupçon
Faire le mur, à l'instar des garçons d'un collège
du Sud pour acheter de la bière ou autres dans la boutique
la plus proche reste le coup classique.
"Comme ils sont encore mineurs, la police préfère
arranger les choses sur place"
La toxicomanie, aux dires de nos interlocuteurs, concernerait
essentiellement des élèves en classe terminale.
Et ce sont aussi les élèves de ce niveau qui seraient
les plus récalcitrants à la discipline et qui feraient
preuve d'agressivité. Ceux fréquentant le collège
du Sud, mentionné plus haut rendaient, ces derniers temps,
l'atmosphère "invivable". Il revient que
"des enseignantes refusent même d'aller dans certaines
classes pour ne pas affronter ces élèves indisciplinés."
Ces derniers, "viennent à l'école quand
ils le veulent et assistent aux classes quand ils le désirent."
Il n'est pas rare que des repeaters, dit-on passent
les huit périodes dans la cour et non en classe. Les plus
petits pour s'amuser, ont, confie un enseignant enlever l'insigne
des marques de voitures de ses collègues. Mais le comble,
déplore notre interlocuteur, "c'est qu'il n'y a
pas eu de sanctions contre ces enfants !" Las de ne pouvoir
travailler dans des conditions normales, une dizaine d'enseignants
auraient fait une demande de transfert. "Nous savons qu'il
est interdit aux profs de frapper un élève. Mais
nous sommes arrivés à un point où le seul
moyen de faire respecter l'ordre en classe est de frapper les
plus indisciplinés", se désole presque
l'enseignant. Pour titiller la colère des profs, il est
raconté que des élèves ont même été
les rapporter auprès des inspecteurs de l'Éducation
en visite à l'école suite à une affaire liée
au gandia. Cela remonte à trois semaines. "Les
garçons en ont profité pour raconter que les profs
ne
travaillaient pas !" Il y a quelque temps, une
bagarre a éclaté au collège. La police a
été appelée en renfort. "Mais, comme
d'habitude, il n'y a pas de suite après le départ
des policiers." Officiellement, il y aurait très
peu de déposition relative aux bagarres de collégiens.
"Comme ils sont encore mineurs, la police préfère
arranger les choses sur place", déclare-t-on du
côté de la police. Toutefois, les conflits et bagarres
peuvent dégénérer. À l'exemple d'un
grave incident - survenu dans le collège de l'Ouest - opposant
deux clans qui en sont venus aux mains pour régler un différend
communal. Dans ce même établissement, une trentaine
d'élèves avait déclenché une bagarre
pour une question de place dans le bus scolaire. Résultat:
un élève blessé à la tête est
rentré chez lui avec des points de suture et le responsable
de l'établissement, également, n'a pu esquiver un
coup !
Indiscipline: À qui la faute ?
"Les élèves savent qu'ils ont des droits
! Mais ils ne sont pas encore conscients qu'ils ont des devoirs
!", s'exclame Yahya Paraouty, président de l'Union
of Private Secondary Education Employees, pour expliquer l'attitude
des collégiens indisciplinés. La question d'indiscipline,
dans le secondaire, plus précisément dans certains
collèges plus que d'autres, devient de plus en plus épineux.
Pourtant, que ce soit dans le secteur public ou privé,
des règlements existent et sont appelés à
être respectés. Mais, comment expliquer que des adolescents
font fi aux Rules & Regulations régissant la
discipline dans leur établissement ? Chacun essayant de
trouver une explication, attribue la situation à différents
facteurs. En premier lieu, certains, dans le secteur public déplorent
le laxisme et la flexibilité dont feraient preuve des responsables
de collèges. "Cela fait deux ans depuis que l'indiscipline
s'est aggravée chez nous et ce depuis l'arrivée
d'un nouveau recteur ! Il ne fait pas preuve d'autorité
! Tandis que ses prédécesseurs étaient très
sévères et l'ordre régnait", déplore
un enseignant. Ailleurs, même son de cloche. Il est aussi
dit que le secondaire confessionnel et privé, comparé
aux collèges d'État ont su, mieux, gérer
la discipline. N'empêche que des dérapages dans
le privé ne manquent pas ! Pour ce qui est des sanctions,
si elles ne sont pas toujours appliquées dans certains
cas, c'est tout simplement parce que la direction du collège
craint des représailles des parents.
Malgré la recrudescence chez les jeunes usagers de drogue:
Un programme de réhabilitation se fait toujours attendre
Après avoir été interpellés par la
police et comparu en Cour, pour possession de gandia, les six
élèves d'un collège de l'Ouest, ont repris
les classes. Et après ? Ils comparaîtront à
nouveau en Cour et selon une source dans le milieu de la police,
"comme c'est généralement le cas, ils paieront
sans doute une amande. Car ils sont encore mineurs". Entre-temps,
selon les dispositions du ministère, ils devraient être
sanctionnés, ou bénéficier d'une attention
psychologique
Mais, ils ne recevront aucun encadrement approprié
puisqu'il n'y a aucun programme défini pour les toxicomanes
de moins de 18 ans. Parallèlement, la drogue et l'alcool
gagnent du terrain chez les adolescents scolarisés. "À
part écouter et conseiller, nous ne pouvons rien faire
pour les moins de 18 ans qui frappent à notre porte. Nous
n'accueillons que les adultes", explique un animateur
du Centre d'Accueil de Terre Rouge. "Faute de savoir quoi
faire et vers qui se tourner, des parents d'élèves
ayant un problème avec l'alcool viennent chez nous. Mais
nous aussi nous sommes limités au counselling",
confie une spécialiste de la réhabilitation
en structure. Cette dernière accompagne Reena et son fils,
Sanjiv. À 14 ans et élève en Form III, l'adolescent
était selon sa mère, devenu alcoolique. "Il
a commencé à boire à 11 ans. Il m'a confié
que c'est pour oublier nos disputes, mon mari et moi, qu'il buvait",
explique Reena. Nou Baz, centre d'écoute et
de prévention à l'intention des adolescents est
jusqu'ici la seule structure mise en place, depuis janvier de
cette année, pour ces derniers. Mais en matière
de réhabilitation, la faille doit être impérativement
comblée. De son côté, Imran Dhanoo du centre
Idrice Goomany, se dit convaincu de la pertinence d'une étude
sur la toxicomanie dans les collèges pour évaluer
la situation. De janvier à juin dernier, le centre de Plaine-Verte
a accueilli 6 collégiens consommateurs de cannabis. Par
ailleurs, selon Imran Dhanoo, la consommation de Brown Sugar
(impliquant l'utilisation de seringue) dans le milieu est aussi
réelle que celle du cannabis. Ce qui a sans aucun doute,
dit-il, ouvert une porte au VIH/Sida ! La transmission du VIH/Sida,
à Maurice étant, majoritairement par injection de
drogue, les jeunes consommateurs sont ainsi vulnérables
au virus.
En matière de prévention, les collèges confessionnels
sont plus enclins à ouvrir leurs portes aux spécialistes
des organisations non-gouvernementales. En revanche ceux de l'État,
affirment les mêmes spécialistes de la prévention,
semblent refuser de voir le problème. En déplacement
à l'étranger, le ministre de l'Éducation,
Dharam Gokhool, n'a pu intervenir sur la question. Son service
de communication était également en
congé.
VIH & Sida
Satish Faugoo: "Nous n'avons pas assez fait"
La lutte contre le VIH et Sida sera coordonnée à
travers le National Multisectorial HIV and AIDS Strategic Framework
2007-2011. Le plan a été validé la semaine
dernière. À cette occasion, le ministre a parlé
des mesures à prendre pour renforcer la lutte.
Dans la lutte contre le Sida, Satish Faugoo estime que "ce
n'est pas que nous n'ayons rien fait, c'est plutôt que nous
n'avons pas assez fait". Maurice veut apprendre de ses
erreurs et rectifier le tir, dit le ministre de la Santé.
L'analyse et l'évaluation du travail effectués dans
le passé ont aidé dans la préparation du
National Multisectorial HIV and AIDS Strategic Framework 2007-2011.
Ce document viendra remplacer le HIV and AIDS Strategic Plan
2001-2005. Il a été validé, jeudi, lors
d'une rencontre entre les principaux acteurs engagés dans
la lutte contre le VIH & Sida. Procédant au lancement
des travaux, Satish Faugoo a expliqué que plan sera présenté
devant le cabinet ministériel à la fin de la semaine.
Il entrera en vigueur par la suite.
À travers ce plan stratégique, les autorités
disent avoir la volonté d'adopter une approche multisectorielle
pour lutter contre le VIH, la discrimination et la stigmatisation.
Le plan vise à réduire les nouvelles contaminations
par la prévention, la réduction des risques et en
aidant les communautés à être moins vulnérables.
Il vient mieux définir les protocoles de traitement et
de soutien aux malades.
Les objectifs de ce plan ont été présentés
par le Dr Timol, Principal Medical Officer. Satish Faugoo
a expliqué qu'il est nécessaire de savoir évaluer
ce type de projet et que le monitoring est primordial.
Le Dr Pathak a été nommée à la tête
du National Aids Secretariat, du PMO, pour veiller à
l'implémentation du plan.
Par ailleurs, Satish Faugoo explique que le HIV Bill, voté
au Parlement l'année dernière, devrait être
proclamé à la fin de ce mois. Regrettant le retard,
il explique cette situation par le fait que d'autres dispositions
légales ont été rendues nécessaires
pour permettre à la nouvelle loi de fonctionner. Des protocoles
ont aussi dû être définis pour les usagers
de drogues, les femmes enceintes, entre autres. Une fois la loi
proclamée, l'échange de seringues sera légalement
autorisée pour réduire les risques de contamination
auprès des usagers de drogues. Le ministre a salué
le Collectif Urgence Toxida qui a déjà commencé
ce travail.
Satish Faugoo se dit aussi satisfait des résultats obtenus
auprès des héroïnomanes traités à
la Méthadone. Pour rendre cette mesure efficace, cette
substance doit être dispensée à 60% des usagers
de drogues, a précisé le ministre. Maurice en compte
20 000, a-t-il rappelé.
Dans son discours, Satish Faugoo a rappelé que le VIH &
Sida est un problème qui concerne la population dans son
ensemble. "Le VIH est un problème humain. Nous
devons mettre de côté nos différends politiques
sur cette question", a-t-il déclaré.
Bourses indiennes
FCM : "Les réponses de Faugoo sont des stratégies
pour noyer le poisson"
Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, veut brouiller
les pistes, estime le Front Commun des Médecins (FCM).
Les réponses du ministre, lors de la dernière session
parlementaire, mardi dernier, ne sont pas claires, disent-ils,
et consistent en des stratégies pour noyer le poisson.
Le ministère de la Santé persistant à dire
qu'il n'y a qu'une seule boursière de l'État admise
cette année à l'Institute of Medical Sciences, Banaras
Hindu University (BHU), à savoir le Dr Sheila Mudhoo, les
syndicalistes sont déterminés à connaître
les filières qu'ont suivies le Dr Rishi Purryag et le Dr
Anju Ramdinny qui figurent sur la liste des boursiers étrangers
nommés par le ministère indien des Affaires étrangères,
mais ne correspondant pas aux critères d'admission pour
accéder au BHU. Réclamant, avec l'appui des
députés de l'opposition, qu'une commission d'enquête
soit instituée, le FCM lance "un challenge à
l'ICAC (qui a démarré une enquête la semaine
dernière sur cette affaire), pour prouver qu'elle est
vraiment indépendante". Attendant toujours
une réponse du ministère des Finances, les
syndicats alerteront dès demain le ministère des
Affaires étrangères ainsi que le Premier ministre
indiens.
La Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition, Nando
Bodha, et les interpellations parlementaires du député
MMM Rajesh Bhagwan n'ont pas permis d'éclaircir des zones
d'ombre concernant l'admission de docteurs Rishi Purryag et Anju
Ramdinny en tant que boursiers à la BHU pour des études
spécialisées en médecine. Au contraire, pensent
les syndicats, le ministre de la Santé, Satish Faugoo,
sème la confusion. Si Satish Faugoo a souligné que
le bureau du Premier ministre n'est pas concerné par l'allocation
de ces bourses d'études, il n'a pas été en
mesure de donner des éclaircissements aux nombreuses interrogations.
Une fois de plus, le ministre de la Santé a indiqué
que la filière normale demeure le ministère des
Finances et du Développement économique, qui soumet
ses recommandations à la haute commission indienne, suivant
un exercice de sélection du ministère de la Santé.
Satish Faugoo a insisté que cinq noms, soit ceux des docteurs
Chooromoney, Rittoo, Peerally, Mudhoo et Maudoo, ont été
retenus par les autorités mauriciennes, parmi lesquels,
selon les correspondances reçues par le ministère
de Santé, le nom du Dr Sheila Mudhoo a été
retenu pour l'octroi de cette bourse d'études. "Le
choix final des boursiers relève de la responsabilité
des pays donateurs", a indiqué le ministre.
Or, un courrier du ministère des Affaires étrangères
de New Delhi confirme que Sheila Mudhoo est la bénéficiaire
de la bourse d'études offerte par la BHU et cette même
lettre informe que "the competent authority of this ministry
has approved nomination of the following candidates",
incluant (en tête de liste) le Dr Rishi Purryag et le Dr
Anju Ramdinny. Le ministre Faugoo a indiqué ignorer s'il
y a deux autres médecins mauriciens qui ont été
admis pour suivre ces cours.
Reconnaissant toutefois, avoir reçu des protestations suite
à cet exercice de nomination de boursiers, il a affirmé
que son ministère a déjà informé celui
des Finances en vue de reprendre la question avec les autorités
indiennes compétentes. Depuis le 25 mai, le ministère
des Finances aurait été sollicité par la
Santé pour s'enquérir au sujet des deux autres bourses.
À ce jour, le ministère des Finances ne s'est toujours
pas prononcé sur cette affaire.
Suite aux incohérences dans les réponses du ministre
de la Santé concernant le cas de ces deux médecins,
tantôt indiquant "as far as I'm concerned officially,
I'm not aware", tantôt indiquant être en
présence des protestations suite à cet exercice
de nomination de boursiers, les syndicats des médecins
de l'État maintiennent la pression pour connaître
la vérité sur cette affaire. Cela, malgré
que le ministre a répliqué à Rajesh Bhagwan
(souhaitant savoir si le gouvernement - n'ayant rien à
cacher - est disposé à instituer une commission
d'enquête pour faire la lumière sur l'attribution
de ces bourses) qu'il est "unnecessarily asking for a
commission of inquiry".
Avec l'appui de l'opposition parlementaire, les syndicats maintiennent
leur réclamation de l'institution d'une commission d'enquête
sur cette affaire. Ils espèrent également que l'enquête
instituée par l'ICAC depuis la semaine dernière
ne piétine pas et qu'elle se déroulera en toute
transparence. Ils lancent "un challenge à l'ICAC
pour prouver qu'elle est vraiment indépendante".
Le FCM connaître la filière qu'ont suivie les docteurs
Rishi Purryag et Anju Ramdinny pour obtenir ces deux sièges
à la BHU étant donné que trois bourses sont
allouées annuellement aux Mauriciens selon un accord bilatéral
entre l'Inde et Maurice. Dès demain, les syndicats
enverront au ministère indien des Affaires étrangères
ainsi qu'au Premier ministre de ce pays un dossier complet relatif
à ces cas d'"irregularities".
"Étant donné que cela semble dépasser
les compétences des autorités mauriciennes concernées,
et que nous n'obtenons pas les réponses qu'il faut à
Maurice, nous devons nous tourner vers l'Inde, tout en étant
conscients que cela pourrait avoir des répercussions sur
les relations bilatérales entre les deux pays",
soulignent les syndicats. Des copies du dossier seront également
envoyées à la presse en Inde. Par ailleurs, les
parlementaires de l'opposition, à savoir le député
du MMM, Ajay Guness et la député du MSM, Leela Devi
Dookun-Luchoomun, reviendront à la charge ce mardi, avec
d'autres questions relatives à ces bourses d'études.
2001 et 2003 : "Aucune nécessité de protester"
Estimant que le ministre de la Santé souhaite "brouiller
les pistes" avec sa remarque, lors des questions parlementaires
mardi dernier, à l'effet qu'il n'y avait pas eu de demandes
ni pour une commission d'enquête ni pour un fact finding
committee concernant l'allocation de deux bourses au lieu
de trois aux médecins pour l'année académique
2001-02 et pour celle de 2002-03, les syndicats apportent une
clarification : "L'Inde n'ayant offert que deux bourses
au gouvernement mauricien, il n'y avait aucun vice de procédure
dans l'allocation des bourses. Tout s'est déroulé
selon les procédures établies pour la sélection
des candidats et il n'y avait aucune nécessité de
protester."
Et dans le cas du Dr Koolwant, ce dernier a bénéficié
d'un self financing seat de la BHU. Après 1993,
précisent les syndicats, il y a eu un accord de la BHU
avec le gouvernement indien et l'autofinancement des filières
médicales n'est plus accepté, contrairement à
d'autres filières. Si, néanmoins, le Dr Rishi Purryag
et le Dr Anju Ramdinny auraient eu recours à l'autofinancement
pour être admis à la BHU, les syndicalistes émettent
une autre interrogation, soulignant que la date de soumission
de candidatures pour les self financing seats était
le 5 juin. Or, ces deux médecins avaient déjà
quitté le pays à cette date. "Qui plus est,
il n'y a eu aucun appel à candidatures pour ces sièges,
ni par le ministère, ni dans la presse", font
ressortir les syndicats.
Recherches océanographiques
Possible existence de sites hydro- thermaux dans les eaux territoriales
de Maurice
Il existerait dans les eaux territoriales mauriciennes (zone économique
exclusive de 200 milles nautiques), plus exactement dans la partie
s'étendant du nord-est de Rodrigues au Mid-Central Ridge
de l'Océan Indien, deux sites hydro-thermaux qui revêtiraient
une très grande importance pour le monde de la science
et, surtout, pour l'économie future du pays. On n'en est,
à ce stade, qu'aux recherches préliminaires, mais
selon le professeur Kensaku Tamaki, chercheur japonais de l'Université
de Tokyo, tous les espoirs seraient permis et ces sites hydrothermaux
recèleraient peut-être du cuivre, du zinc et, même
de l'or. De surcroît, ces sites pourraient révéler
l'existence d'espèces animales marines encore inconnues.
L'information avait été gardée secrète
jusqu'ici et elle a eu l'effet d'une bombe, pour dire le moins
fort agréable, lors du forum scientifique de deux jours
qu'a organisé l'Institut océanographique de Maurice
(M.O.I) à l'Auditorium de l'Université de Maurice,
mercredi et jeudi dernier.
C'est une mission de recherches océaniques commanditée
par l'Université de Tokyo sous la supervision du ministère
japonais de l'Éducation, de la culture, des sports, des
sciences et de la technologie, mais entreprise avec l'accord du
gouvernement mauricien et du M.O. I dans les eaux territoriales
mauriciennes de novembre à janvier dernier, qui a mené
à la découverte des indices hydrothermaux.
Dans le cadre d'un programme échelonné sur trois
ans, élaboré en 2003, le R/V Hakuho-Maru,
un des navires de recherches les plus sophistiqués du Japon,
était parti explorer le Mid-Indian Ocean Ridge, la ligne
de fracture à l'est de Rodrigues où se rejoignent
trois plaques tectoniques (la plaque somalienne dont fait partie
Maurice-Rodrigues et la Réunion, la plaque indo-eurasienne
et la plaque antarctique). Dans l'équipe de chercheurs,
dirigée par le professeur Tamaki, se trouvaient ses collègues
d'université, T. Ura et T. Gamo, mais également
six scientifiques Mauriciens, membres du personnel du M.O. I (MM.P.D.
Bissessur, B.A. Motah, B.M. Maudhoo, V. Ramchandar, C. Samyan
et le docteur D. A Poonith) ainsi que des scientifiques Français,
Chinois, Indonésiens et Américains. La mission,
en deux phases, consistait à étudier, d'abord, l'écologie
migratoire des anguilles dans la partie ouest de l'Océan
Indien dans le but de poursuivre des travaux initiés dans
cette direction par un scientifique Danois, Johannes Schmidt,
lors d'une expédition historique à travers le monde
entreprise par la Fondation Carlsberg de 1928 à 1930. Ensuite,
l'équipe du Hakuho-Maru devait procéder à
des études géophysiques sur le composé et
l'état du sol marin entre Rodrigues et le Central Indian
Ridge.
"The Great Dodo Lava Plain"
Cette deuxième composante de la mission du Hakuho-Maru
a été, aux dires du professeur Tamaki, un véritable
succès qui peut se résumer comme suit: Premièrement,
l'équipe scientifique a pu collecter, au moyen d'un véhicule
sous-marin mû automatiquement, des images d'une grande netteté
du sol marin pourtant situé à 2800 mètres
de profondeur. Ces images ont démontré la présence
anormale de manganèse en énorme quantité
dans l'eau. Puis, l'équipe de scientifiques a pu dresser
la carte d'une vaste plaine de lave (signe d'activité volcanique
récente), laquelle plaine d'ailleurs a été
baptisée "The Great Dodos Lava Plain" en mémoire
du célèbre oiseau endémique mauricien disparu.
Bien que le professeur Tamaki précise que d'autres recherches
s'avéreront nécessaires, notamment, en utilisant
d'autres véhicules submersibles, son équipe croit
fermement avoir mis à jour l'existence possible de deux
sources hydro- thermales. "Le bouillonnement anormal du
manganèse à cette profondeur de la mer (2800 mètres)
est un signal très fort de l'existence de ces sources",
affirme le professeur Tamaki. Il faut savoir que les eaux provenant
de sources thermales sont très prisées pour leurs
bienfaits thérapeutiques, entre autres.
Grâce à la clarté des images sous-marines
de très haute résolution qu'elle a pu obtenir, l'équipe
scientifique estime avoir aussi réalisé "une
des meilleures cartes sous-marines au monde jusqu'ici d'une région
mi-océanique". Et pour cause: l'équipe
a ainsi pu relevé l'existence également d'un plateau
sous-marin qu'elle a dénommé "The Roger Plateau".
Celui-ci se situe entre le Gastiao Ridge et le Mid-Ocean Ridge.
Formation d'une deuxième île de La Réunion
d'ici des millions d'années !
L'intérêt de ce Roger Plateau, selon les recherches
du Hakuho-Maru, c'est qu'il serait en interaction directe avec
le processus dit de Points-Chauds (hots-spots) encore très
actif dans la formation de notre île sur de La Réunion.
Mercredi matin, à l'Auditorium de l'Université,
le professeur Tamaki avait également fait une passionnante
causerie sur la formation de l'Océan Indien et celle de
l'île Maurice. Selon les recherches de l'Université
de Tokyo - recherches en partie fondées sur la fameuse
théorie déjà connue de la dérive des
continents de Wagener - il y a 200 millions d'années, il
n'existait sur la Terre qu'un seul et unique méga-continent
qui se dénommait Gonwana. Ce méga-continent s'est
scindé en cinq morceaux chacun dérivant dans une
direction opposée. En remontant vers l'Asie, la péninsule
indienne - qui se trouvait jusqu'alors coincée entre l'Afrique,
l'Antarctique et l'Australie - est passée sur un point
chaud (une zone d'activités volcanique intenses). C'est
après la dérive de la péninsule de l'Inde
vers le nord pour aller rejoindre l'Asie, que l'île Maurice
s'est alors formée, ainsi que la Réunion et les
Seychelles. Toujours selon les recherches japonaises, si l'île
Maurice a vu la poursuite de sa formation par l'activité
d'un grand volcan dont les chaînes de montagnes actuelles
semblent être les restes de ce qu'en était alors
la Caldera. Les Seychelles, elles, ont été des restants
dispersés de l'Inde lors de sa dérive. La nature
granitique des Seychelles en serait la preuve, selon les chercheurs.
Par contre, l'île de La Réunion, elle, est restée
en plein sur le Point-Chaud, ce qui fait que, toujours selon les
scientifiques, de nos jours, elle continue à remonter vers
le nord et, d'ici quelques millions d'années, une deuxième
île se formera dans l'Ouest de La Réunion. Certains
scientifiques parlent déjà de La Réunion
II !
En attendant l'avènement de cette Réunion II (que
nul d'entre nous n'aura le privilège de témoigner)
et aussi la confirmation définitive des sources hydro-
thermales, une autre chose est déjà établie:
il y a entre Rodrigues et le Mid-Indian Ocean Ridge deux énormes
montagnes sous-marines. Des relevés bathymétriques
et des évaluations magnétiques ont démontré
que ces deux montagnes varient entre 1300 et 1800 mètres
! Ces montagnes ont été nommées North Tamarind
et West Tamarind par l'équipe du professeur Tamaki. Ces
deux noms bien Mauriciens ne sont pas les seuls qui ont été
donnés par l'équipe du professeur Tamaka à
des sites sous-marins précis qu'ils ont explorés.
On retrouve sur le Great Dodos Lava Plain qui figurera dorénavant
sur la carte du monde également celui de "Right Pouce
Peak" !
Une excellente initiative
Des pylônes électriques usagés permettent
d'accroître la production des ourites
Saviez-vous que les pylônes électriques en ciment
armé, inutilisables et laissés souvent à
l'abandon au bord des routes par le Central Electricy Board pouvaient
servir d'excellent habitat pour les ourites ? C'est ce qu'on a
appris lors du forum de deux jours tenu mercredi et jeudi dernier
par l'Institut Mauricien d'Océanographique (M.O.I) à
l'Université de Maurice.
Ce forum a été effectivement une occasion pour M.
K.B. Panray, Chief Executive Office de L'Epco, de présenter
un projet pilote dans ce sens qui a démarré depuis
octobre 2005 dans les villages côtiers de Grand-Gaube et
Poudre d'Or avec l'assistance conjointe de la UNDP et du Global
Environment Facility/Small Grants Programme dont la directrice
de coordination est Mme Pamela Bapoo-Dundoo.
Connu sous le nom "Anou refaire nou lacage ourite",
ce projet pilote s'est imposé après qu'il a été
constaté que la demande croissante de sable pour l'industrie
du bâtiment après les années post-indépendance
avait considérablement drainé le sable dans les
lagons et que les activités maritimes (usage des moteurs
hors bord) et humaines dans ces mêmes lagons ont très
sérieusement endommagés l'habitat naturel des espèces
marines. Selon M. Panray, l'extraction du sable, que le gouvernement
a judicieusement stoppé à partir de 2001, a, toutefois,
eu le temps non seulement de détruire l'habitat des ourites,
mais également la faune marine. Il en a finalement résulté
un manque d'ourites fraîches sur le marché.
Le projet-pilote de Grand-Gaube et Poudre d'Or vise justement
à accroître la production de l'ourite pour le marché
local en érigeant des récifs artificiels dans les
emplacements endommagés par le dragage de sable. L'entreprise
est jugée si peu coûteuse qu'il est proposé
de distribuer gratuitement les pylônes électriques
non utilisés aux pêcheurs qui en feraient la demande.
Les pylônes, vides à l'intérieur, sont ainsi
découpés en pièces longues de 250 à
300 millimètres et sont déposés dans le lagon
où elles ne prennent que quelques mois pour s'intégrer
totalement à l'écosystème marin. Ils sont
ensuite manipulés exactement comme les casiers à
poisson, mais à la différence qu'ils attirent les
ourites qui y vivent à l'abri des déprédateurs.
Ces morceaux de pylônes sont lourds pour être déplacés
par les courants mais, par contre, ils peuvent être facilement
soulevés par les pêcheurs pour être vidés
de leur contenu, nettoyés et transférés vers
d'autres lieux plus abondants.
C'est ainsi que les concepteurs du projet, non seulement réussissent
à diminuer considérablement le coût de transport
des pêcheurs d'ourites dans la mesure où ces derniers
n'ont plus à brûler de l'essence pour aller pêcher
sur de longues distances, mais ils ont aussi trouvé une
solution pour le CEB. En sus d'être des eye- sores,
ces pylônes abandonnés au bord des routes continuent
à présenter des risques pour la santé en
devenant des foyers pour des moustiques vecteurs, entre autres,
du Chikugunya.
Réalignement de la route côtière à
Trou aux Biches
"Des développements oui, mais pas au prix de notre
tranquillité"
Le groupe de contestataires du projet de réalignement de
la route côtière suite à d'extension du Trou
aux Biches (TAB) Hotel,de Beachcomber, prévue à
partir de 2008, à la hauteur du poste de police de Trou
aux Biches jusqu'à l'hôtel Casuarina, s'agrandit.
D'autres résidents du morcellement Jhuboo, situé
à l'arrière du TAB Hotel, et au-devant duquel la
route côtière devrait être réalignée,
ont ajouté leurs signatures à la pétition
à l'encontre de ce projet. Ils affirment qu'ils souhaitent
le développement de la région et que le projet de
Beachcomber est d'envergure, mais contestent la fermeture envisagée
de la TAB Coastal Road, pour une déviation de cette route
à l'arrière du terrain de golf de l'hôtel,
car cela les incommodera dans leur tranquillité. C'est
la raison pour laquelle ils demandent que ce projet soit revu.
Toutefois, à ce stade, les plans de déviation de
la route, qui passera sur le terrain de golf du Trou aux Biches
Hotel, avec un buffer de 30 mètres de large entre
la route et le terrain de golf, n'ont pas encore été
finalisés, selon nos informations. D'ici cette semaine,
la demande en vue de l'obtention d'une Environment Impact Assessment
(EIA) Licence sera déposée au ministère
de l'Environnement.
Le groupe Beachcomber a rencontré cette semaine les habitants
de la localité, plus précisément les pêcheurs,
pour une réunion d'information et d'explication. Ces derniers,
ayant obtenu la garantie que le projet ne touchera pas à
un linéaire de la mer, approuvent le projet, estimant d'ailleurs
qu'il sera pourvoyeur d'emplois pour les habitants de la région.
Si Beachcomber affirme avoir eu des consultations avec les stakeholders
concernées, les résidents du morcellement Jhuboo
déplorent qu'aucun d'entre eux, qui sont directement concernés
par ce réalignement, n'a été approché.
"Les pêcheurs n'habitent pas le morcellement. Ils ne
seront aucunement affectés. C'est nous que Beachcomber
aurait dû rencontrer", disent les habitants du
morcellement Jhuboo. Après avoir sollicité l'objection
du Premier ministre et des autorités concernées
à ce projet, ces résidents envisagent également
d'avoir recours à un avis légal.
Prevokbek
Les résultats de la première évaluation
bilingue à la rentrée
Trois ans après s'être embarqué dans un projet
audacieux qu'est l'utilisation du kreol morisien comme langue
d'instruction dans la filière préprofessionnelle
(Prevokbek) de ses collèges, le Bureau de l'Éducation
Catholique (BEC) a bouclé les premiers examens bilingues
dans le cadre de ce programme. Les évaluations en kreol/anglais
selon les matières - en cette fin de trimèstre -,
ont débuté le 3 juillet dans les onze établissements
du BEC et ont pris fin vendredi dernier. Toutefois, les épreuves
orales en français et anglais ont eu lieu le 20 juin dernier.
Près de 300 adolescents de la filière préprofessionnelle
en sont concernés. La correction des épreuves, explique
le coordonnateur du Prevokbek, Jimmy Harmon, commencera dès
demain et s'achèvera en fin de semaine. Pour cet exercice,
quelque 20 enseignants de la filière seront mobilisés.
Jimmy Harmon explique aussi que c'est à la rentrée
prochaine, soit le lundi 13 août que les candidats recevront
leurs résultats. "Les résultats en matière
de points, ne seront pas tout à fait indicatifs. C'est
la manière de répondre et d'interpréter les
questions qui définissent le niveau de compréhension
des élèves. C'est donc dans la globalité
qu'il faudra analyser les épreuves", dit-il. C'est
en septembre prochain que le BEC sera en mesure de livrer une
première analyse approfondie des résultats. Jimmy
Harmon constate qu'après les deux formules proposées
par la méthode grafi larmoni, celle du Prevokbek
devient le troisième modèle à vocation académique.
Les matières concernées pour les épreuves
bilingues sont: les mathématiques, le dessin, l'informatique
(théorie et pratique), la musique (théorie et pratique),
l'agriculture (théorie), Home Economics et les sciences.
Les questionnaires bilingues comprennent deux papiers. Le premier
papier contient deux sections: A et B, avec des questions en kreol
morisien pour la section A pour laquelle les réponses doivent
être aussi rédigées en kreol morisien. La
Section B concerne d'autres questions qui sont posées à
la fois en kreol et anglais. Ainsi cette section donne le choix
à l'élève de répondre aux questions
en kreol ou en anglais. La Section A rapporte 50% des points alors
que la Section B, 25%. Quant au deuxième papier, il contient
des questions uniquement en anglais. L'élève doit
obligatoirement répondre dans la même langue. Ce
papier rapporte 25% des points. Soulignons que les langues: français
et anglais, ne font pas partie des épreuves bilingues.
Le 18 août à Trianon
Soirée dansante au profit de Terre de Paix
Cette année, la première activité de la Fondation
pour L'enfance Terre De Paix, sous l'égide de SolidaRitzArt,
se fait en direction de la danse. Une grande soirée dansante
au profit de l'enfance en détresse est ainsi prévue
le samedi 18 août de 19h à minuit au Hua Lien Club,
à Trianon.
"Ce choix s'est imposé à nous de par l'ampleur
que prend actuellement cette forme d'expression, qui a réussi
à réunir toutes les générations",
expliquent les organisateurs. "Le nombre, en constante
hausse, d'école de danses, en est une indication très
précise. Ce phénomène est de plus porteur
d'une riche tradition au niveau de la musique. Tout cela nous
est bénéfique au premier degré: les enfants
dont nous nous occupons gagneront à être plus exposés
à la danse de par la capacité de cette forme d'art
à leur procurer un développement physique, émotionnel
voire, thérapeutique."
Menu chinois en huit plats; puis ballroom dancing et latin
dance par la Koreame Dance Company, dirigée par Andréa
et Stellio Grenouille; latin dance et valse lente par Christian
et Huguette Cupidon et leur groupe; cha cha cha, valse viennoise
par d'autres groupes de danse connus; et variétés
pour tous les goûts avec Gérard Lafitte et son orchestre.
C'est ce que propose cette soirée qui sera animée
par Gérard Manuel. Les billets, fixés à Rs
600 par personne, sont d'ores et déjà en vente auprès
de Yen Mee ou Patricia (tel: 238-4196).
Semaine de 40 heures dans l'industrie sucrière
Les syndicats réclament la démission du président
p.i. du TAP
Insatisfait de l'Award du Tribunal d'Arbitrage Permanent (TAP)
relatif à l'application de la semaine de 40 heures dans
l'industrie sucrière, le Front des Syndicats de l'Industrie
Sucrière a réclamé la démission de
son président p.i., M. Rashid Hossen, lors de la rencontre,
jeudi, de ses dirigeants avec le comité ministériel
conduit par le ministre de l'Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell.
Lors de cette rencontre, le Front syndical a été
informé qu'en dépit de la publication de l'Award
qui préconise la semaine de 40 heures sur six jours, le
comité technique institué le 20 avril pour se pencher
sur le mode d'application de cette disposition n'a pas pour autant
été dissous.
Les syndicalistes ont réitéré devant le ministre
Boolell et ses collègues, Vasant Bunwaree (Travail) et
Rama Valayden (Justice) leur demande pour que les 40 heures dans
l'industrie sucrière soient appliquées sur cinq
jours pour les laboureurs et les artisans non concernés
par la production à l'usine.
Ils ont, à cet effet, de nouveau, fait référence
à la "décision politique" prise en 1994
par le Premier ministre d'alors, sir Anerood Jugnauth et son ministre
des Finances, M. Rama Sithanen, d'appliquer les 40 heures dans
l'industrie sucrière sur cinq jours durant la période
d'entre-coupe.
Ils ont souhaité que le gouvernement respecte son engagement
et "prenne ses responsabilités" en ayant recours
à son pouvoir discrétionnaire.
Par ailleurs, le Front s'est réuni, vendredi, et a décidé
de demander au ministre du Travail d'inviter le National Remuneration
Board (NRB) de réviser le Remuneration Order (RO) qui régit
les conditions de salaires et de travail des travailleurs de l'industrie
sucrière.
Parallèlement, le Front soumettra un mémoire à
la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) pour l'ouverture
de nouvelles négociations en vue d'un nouveau protocole
d'accord dans l'industrie sucrière. La dernière
révision du RO de l'industrie sucrière remonte à
1987 alors que le protocole d'accord existant qui lie la MSPA
et les syndicats date de 1994.
Hier à La Réunion
Mary-Ann Both-John s'en est allée
C'est dans un centre hospitalier à La Réunion où
elle avait été admise presqu'en urgence que la chanteuse
mauricienne Mary-Ann Both-John a rendu son dernier souffle hier
après-midi. Elle a succombé des suites d'une longue
maladie après avoir commencé un traitement médical
à Maurice il y a déjà quelque temps. C'est
d'ailleurs à l'hôpital que son compagnon Aldo Ramloll
et ses proches l'ont vue pour la dernière fois, il y a
un peu plus d'une semaine. Aldo Ramloll a appris la nouvelle tard
hier soir et est bouleversé par la disparition de sa compagne.
La chanteuse sera incinérée à La Réunion
et ses cendres seront remises à ses proches ultérieurement.
À 41 ans, Mary-Ann Both-John tentait de remonter la pente
après un long combat contre l'alcool. Rongée par
la maladie, la chanteuse parlait ouvertement de sa lutte aux côtés
des animatrices spécialisées en toxicomanie féminine
du centre Chrysalide, pour retrouver confiance en elle. Cette
assurance, Mary-Ann Both John a su la démontrer lors de
la pièce Mirak en 2005 où elle chantait de
sa voix puissante et limpide pour conter la souffrance des femmes
victimes de violence.
Pour les Mauriciens, Mary-Ann Both-John était avant tout
cette belle voix rauque qui faisait d'elle une des plus grandes
chanteuses de gospel et de blues du pays, voire de la région.
Mais la fille de Cassis n'a connu qu'une gloire éphémère
avant de tomber dans l'anonymat et de sombrer. En 2003 pourtant,
elle avait refait surface pour sortir de l'ombre avec un titre
plus qu'évocateur, Anonymous, qui restera son unique
album solo. Généreuse, elle chantait avec ses tripes
pour donner le meilleur d'elle-même. Et c'est comme ça
qu'on aimait l'entendre !
Faisant confiance à des auteurs et compositeurs comme Marcel
Poinen ou encore Gaëtan Abel, qui la connaissaient bien,
elle avait chanté, dans Enan Lontan: "Kado qui
mo finn gagné mo lavwa, lamizik qui to finn donn mwa pou
dimé pa mor san manzé
". Sans savoir
qu'elle partirait trop tôt. Consciente du don qu'elle avait,
Mary-Ann Both-John voulait s'accrocher à la chanson. Mais
le destin lui réservait des chemins difficiles et sa croix
lui semblait parfois si lourde à porter
Lorsque Mary-Ann Both-John se joint au groupe Gospel Feeling de
Roger Cerveau au début des années 80, la jeune femme
est alors employée d'usine, et ne se doute pas que sa voix
allait la mener sur scène. Elle se dévoile au grand
public, en 1987, au Festival de la Mer. Patrick Pongahet, qui
met en scène la comédie musicale Hair, lui
donne sa chance. Elle foule les planches aux côtés
de Jenny Mackay et d'autres artistes locaux. Avec Hair, Mary-Ann
Both-John s'envole pour la Réunion et y retourne souvent
pour se produire comme une grande. Les Réunionnais l'avaient
adoptée.
À Maurice, elle tente sa chance dans des hôtels et
essayera même de faire une percée en France. Mais
cela ne marchera pas pour la jeune femme. Même si elle a
côtoyé des étoiles de la chanson, Mary-Ann
n'a pas pu décrocher la sienne ! Fragile, elle sombre peu
à peu
La scène et surtout la chanson lui manquent.
Elle surmonte ses difficultés le temps de briller au concours
de chants de la Gamme d'Or en 2001. Ce retour encourage ceux qui
croyaient toujours en elle et lui tendre la main. Le résultat
s'appelle alors Anonymous.
En juin 2005, lors de la première édition de Candlelight
au Plaza, Mary-Ann Both-John fait frissonner plus d'un en
interprétant l'hymne national a cappella, en présence
du Premier ministre et devant des milliers de personnes et de
téléspectateurs. Elle s'associera aussi à
sa manière au combat de Sandra O'Reilly pour dire non à
la violence contre les femmes. Et malgré son état
de santé, Mary-Ann Both-John trouvait encore de la force
pour travailler à la Commission de l'Océan Indien.
Grand jamboree du centenaire du scoutisme
Cap sur la Grande-Bretagne pour sept scouts mauriciens
Une délégation de sept scouts mauriciens s'envole
pour la Grande-Bretagne le 26 juillet prochain en vue de représenter
le pays au jamboree du centenaire du scoutisme mondial. Quelque
40 000 scouts de 150 pays sont attendus à ce grand rendez-vous
de la jeunesse mondiale.
La délégation mauricienne sera, ainsi, constituée
: Stéphane Rasé (20th Upper Plaines Wilhems), Emmanuel
Danhoo (1st Upper Plaines Wilhems), Georgina Pierre (1st Upper
Plaine Wilhems), Cedric Viney (1st Lower Plaines Wilhems) et Sébastien
Commarmond (1st Lower Plaines Wilhems) tous scouts âgés
entre 14 et 17 ans. Ils seront accompagnés de deux adultes,
à savoir, Benjamin Boodhun, Commissaire responsable des
Ressources auprès de la Mauritius Scouts Association (MSA),
chef de délégation et Melvin Madelon, membre de
l'équipe internationale de service.
Ce jamboree du centenaire se tiendra à Highland Park à
Chemlsford du 27 juillet au 8 août. Un millier d'activités
sont au programme, notamment des jeux d'aventures. L'ouverture
officielle est prévue le 28 juillet sur l'île de
Brownsea, dans le sud de l'Angleterre où Robert Baden-Powell
lança l'idée du scoutisme fin juillet 1907. La délégation
mauricienne sera, à cette occasion, représentée
par une fille et un garçon : Georgina Pierre et Sébastien
Commarmond.
"Les jeunes de la délégation sont très
enthousiasmés à l'idée de représenter
le pays à cette grande manifestation du scoutisme. Ce sera,
à la fois, l'occasion pour eux de se faire de nombreux
amis étrangers et de mieux faire connaître l'île
Maurice", a expliqué à Week-End
Benjamin Boodhun, le chef de la délégation locale.
Chaque délégation tiendra un stand au jamboree pour
faire connaître aux autres son pays.
Ce déplacement a été très largement
facilité au moyen d'activités de levée de
fonds. Le week-end dernier, les membres de la délégation
mauricienne étaient en stage de formation à la Baden
Powell House en vue de la préparation du camp. La plupart
de ces jeunes seront à leur premier déplacement
à l'étranger. Ils seront de retour au pays le 15
août très certainement enrichis de cette ouverture
sur le monde.
Mouvement Hare Krishna
Festival de chariots samedi prochain
La Janannatha Ratha Yatra, procession annuelle en l'honneur
de Jagannath, le seigneur de l'univers, sera célébrée
le samedi 21 juillet sur le trajet Abercrombie-Terre Rouge. Cette
procession de chars est organisée par l'International Society
For Krishna Consciousness (ISKCON). Connue comme le festival de
chariots, cette procession réunit chaque année plusieurs
centaines de fidèles du mouvement Hare Krishna.
Le point de départ est situé près du poste
de police d'Abercrombie. La procession se déplacera en
direction de Terre Rouge et son arrivée est prévue
à 16h au temple Rameshwarnath de la localité. La
cérémonie sera marquée par des chants pieux,
des discours, des danses classiques, un mantra music par
le Hare Krishna Band et une pièce de théâtre
sur la vie de Krishna. À l'issue de la cérémonie,
des menus végétariens seront servis aux fidèles.
Cette cérémonie sera officiée par sa sainteté
Lokanathswami Maharaj.
Cette fête est une occasion par les fidèles de renouer
avec une très ancienne tradition. Elle remonte aux temps
anciens en Inde, plus particulièrement dans la ville de
Jagannath Puri, il y a 5 000 ans. Durant cette manifestation de
foi, le dieu Krishna est accompagné de son frère
Balarama et sa sur Subhadra se révèle mystérieusement
à ses dévots. Depuis 1967, le festival est organisé
dans plusieurs villes du monde dont New York, Los Angeles, Perth,
Paris, Londres et Durban. C'est grâce à l'initiative
de Sri A.C. Bhaktivedanta swami Prabhupada, le fondateur d'ISKCON,
que la première procession fut organisée à
San Francisco, États-Unis en 1967.
Le festival de chariots a été célébré
pour la première fois à Maurice en 1984 à
Triolet à l'initiative d'un dévot, Caranambhuja
Das, venu de France. Le premier parcours a été celui
de Triolet-Mon Choisy. Des statuettes de Lord Jagannath de sa
sur Subhadra et son frère Balaram sont placées
sur un chariot haut d'environ 10 mètres, qui est tiré
par les dévots. D'après les écritures saintes,
les dévots peuvent atteindre le monde spirituel s'ils arrivent
à tirer sur les cordages du chariot, à participer
à la procession ou à jeter un regard sur le seigneur
Jagannath se trouvant sur le chariot.
Brèves
Journée porte ouverte au collège Sainte-Marie,
jeudi prochain
Il y a trois ans, les autorités de l'Éducation Catholique
lançaient leur premier collège confessionnel payant.
Notamment le collège Sainte-Marie. Pour se faire connaître
du public, l'établissement qui est sis à Palma,
lui ouvrira ses portes jeudi prochain le temps de découvrir
l'éducation proposée par le collège de même
que les différents départements qui contribuent
au développement des élèves. Durant cette
journée d'activité, le public et les parents pourront
visiter les salles de classes et les facilités offertes
aux apprenants. Par la même occasion, les élèves,
à travers des projets, démontreront les notions
et autres talents acquis durant les trois années passées
à Sainte-Marie
MIE/IGNOU Diploma: La publication des résultats retardée
La General Purpose Teachers'Union n'est pas passée par
quatre chemins pour annoncer au directeur de la Mauritius Institute
of Education qu'elle envisage une manifestation d'envergure devant
les locaux de l'institution si les résultats du Diploma
Course ne sont pas publiés dans les plus brefs délais.
En effet, dans une lettre qu'elle a adressé le 3 dernier
à la MIE, la GPTU réclame la publication des résultats
de la MIE/IGNOU Diploma Course de près de 1000 enseignants
du primaire. Ces derniers qui pendant presque deux ans ont assisté
aux cours assurés conjointement par la MIE et la Indira
Gandhi Open University of New Delhi, auraient dû avoir leurs
résultats en décembre dernier. Depuis, ils sont
toujours dans l'attente.
Mariage civil célébré hier: Vickram Cuttaree
a épousé Sarah Collendavelloo
C'est en présence d'une poignée de proches que s'est
déroulé, hier, le mariage civil de Vickram Cuttaree
et de Sarah Collendavelloo, en attendant des célébrations
plus fastes pour le volet religieux à la fin de cette année
ou au début de l'année prochaine. Vickram Cuttaree,
haut cadre de la Banque Mondiale à Washington, est le fils
du deputy leader du MMM Jayen Cuttaree, alors que Sarah
Collendavelloo, avocate, n'est autre que la fille du Senior
Counsel Ivan Collendavelloo.
Emploi: Emirates recrute des Mauriciens
Trois Mauriciens, Koosheela Burgus, Gérard Baya et Aftaab
Bundhoo, ont été recrutés pour faire partie
du personnel de cabine d'Emirates Airline, compagnie aérienne
basée à Dubayy. Un nouvel exercice de recrutement
de Mauriciens était prévu en fin de semaine.
Les trois premiers Mauriciens sélectionnés par la
compagnie arabe d'aviation s'envoleront pour Dubayy en vue d'une
formation et d'une évaluation de cinq semaines au Emirates
Aviation College. Selon M. Ooomar Ramtoola, manager d'Emirates
pour l'océan Indien, le recrutement de Mauriciens par cette
compagnie d'aviation s'inscrit dans sa politique de contribution
au développement économique du pays.
Koosheela Burgus, Gérard Baya et Aftaab Bundhoo seront
basés au "hub" d'Emirates à Dubayy.
Des cours de méditation par la Satyam Gyanam Anandam
La Satyam Gyanam Anandam Society de Dubreuil organise des cours
de Science of Meditation le mardi 17 juillet au Kailashnath Mandir
de Camp Diable, le mercredi 18 juillet à la Mauritius Red
Cross Society, à Curepipe, et le dimanche 22 juillet au
Prashant Ashram, Dubreuil. Les cours sont destinés aux
personnes âgées de plus de 16 ans. Ils seront dispensés
par le swami Paramananda.
Selon A. Mudhoo, secrétaire de l'association, "the
Satyam Gyanam Anandam Society is engaged in the propagation of
the science of meditation to all seekers regardless of their religions
beliefs, social status and any other differences. Its main objective
is to expand human consciousness so that there can be real love,
peace, brotherhood, understanding and unity. Our activities include
courses meditation around the island, sensitization talks and
the production of relevant materials".
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