s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 15 juillet 2007



Commerce et recherche médicale—Exportation de singes : Le business prend de l'essor
Projet innovateur: En construction à Grand-Baie—La maison écolo ou celle du futur ?
Incinérateur à La Chaumière—Qui paiera les frais des consultants de Ramboll ?
Consommation de drogue et d'alcool au secondaire—La situation empire…
VIH & Sida—Satish Faugoo: "Nous n'avons pas assez fait"
Bourses indiennes—FCM : "Les réponses de Faugoo sont des stratégies pour noyer le poisson"
Recherches océanographiques—Possible existence de sites hydro- thermaux dans les eaux territoriales de Maurice
Une excellente initiative—Des pylônes électriques usagés permettent d'accroître la production des ourites
Réalignement de la route côtière à Trou aux Biches —"Des développements oui, mais pas au prix de notre tranquillité"
Prevokbek—Les résultats de la première évaluation bilingue à la rentrée
Le 18 août à Trianon—Soirée dansante au profit de Terre de Paix
Semaine de 40 heures dans l'industrie sucrière—Les syndicats réclament la démission du président p.i. du TAP
Hier à La Réunion—Mary-Ann Both-John s'en est allée…
Grand jamboree du centenaire du scoutisme—Cap sur la Grande-Bretagne pour sept scouts mauriciens
Mouvement Hare Krishna—Festival de chariots samedi prochain
Brèves


Commerce et recherche médicale

Exportation de singes : Le business prend de l'essor

Biosphere Trading, se prépare à opérer une Monkey Breeding Farm à Closel et à exporter entre 1000 et 1500 singes par an vers des labos aux États-Unis

Le parc d'élevage des singes, destins à la recherche scientifique et biomédicale, s'agrandit ou alors, le business prend de l'essor, serait-on tenté de dire. Une nouvelle compagnie, Biosphère Trading Ltd, s'apprête en effet à lancer un centre d'élevage de singes dans la région de Tamarind Falls en vue d'exporter les captifs, connus comme les Macaques (Macaca Fascicularis), vers les États-Unis. Le ministère de l'Agro-Industrie ayant déjà donné son feu vert pour la capture d'un millier de singes dans la nature pour le démarrage du projet, le promoteur, dont la ferme se situe au centre du triangle Mare-aux-Vacoas, Mare Longue et Tamarind Fall, n'attend plus que le permis Environment Impact Assessment (EIA) du ministère de l'Environnement pour se lancer.

Si l'utilisation de singes comme cobayes dans le domaine de la recherche médicale fait toujours débat à travers le monde, cela n'a pas pour autant atténué la demande pour ces mêmes macaques de l'autre côté de l'Atlantique. Plusieurs fermes, aujourd'hui bien rodées dans le domaine, se livrent à ce genre d'activités depuis ces vingt dernières années, dont le groupe Noveprim, BODIA ou Bioculture à Le Valloon ou encore Senneville à Rivière des Anguille. Selon les chiffres disponibles, le pays exporte actuellement entre 7000 et 10 000 singes annuellement, alors que la population de ces macaques, indique-t-on, tournerait dans les 40 000, accusant une baisse moyenne de 10% annuellement en raison de l'agrandissement du parc d'élevage, sans compter les nombreux "chasseurs illégaux".

Il n'empêche que le commerce de singe a pris un essor considérable au cours de ces cinq dernières années eu égard au nombre de promoteurs qui se sont lancés dans ce business et les nouvelles demandes qui sont formulées aux autorités concernées, dont le ministère de l'Agro-Industrie. Ce dernier a récemment donné son feu vert à Biosphere Trading Ltd, une compagnie incorporée à Maurice en 2001, pour opérer une ferme à Closel, sur un site situé à deux kilomètres de Tamarind Falls et coincé entre les réservoirs Mare-aux-Vacoas et Mare Longue.

Le projet de Closel-Tamarind Falls sera étendu sur une propriété privée d'une superficie de près de 17 000 mètres carrés, qui abritera une ferme intégrée, comprenant centre administratif, "breeding cages", centre vétérinaire, store, atelier et autres et un incinérateur pour éliminer les déchets cliniques. Sur cette ferme, des milliers de singes seront élevés, soumis à des tests médicaux (tuberculose, HIV etc.) avant d'être acheminés vers une compagnie américaine ayant pour nom Primate Products Incorporation, un des trois plus importants fournisseurs des laboratoires et centres de recherches sur le continent. "The capture of feral monkeys, normally referred to as primate, and the treatment/feeding and breeding of same will be carried out under humane conditions which are internationally acceptable and in conformity withe the relevant guidelines of the Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA) and the International Primatological Society. These animal will be exported exclusively in view of biomedical research, thus contributing to the global war on disease and suffering afflicting mankind as a whole", assure le promoteur dans "non-technical summary", figurant dans son rapport EIA au ministère de l'Environnement.

La première phase du projet consistera ainsi à capturer des singes dans la nature. "Not more than one thousand", a autorisé le ministère de l'Agro-Industrie. Durant la première année d'opération, la population de la ferme sera majoritairement composée de singes capturés dans la nature, soit 80% contre 20% qui seront des purs produits de la ferme. Le même ratio, mais dans le sens inverse, devrait être observé, selon le promoteur, durant l'année suivante. "Biosphere Trading Ltd will in the long run export 1500 animals per year. In other words it intends to eventually focus on a primate breeding program as an alternative to the wholesale use of wild caught animals principally bacause wild primates are under increasing pressures from habitat destruction and human encroachment", est-il souligné.

Clearance pas très clair…

Ce qui n'est cependant pas très clair dans le document par rapport aux objectifs du promoteur de miser moins sur les animaux sauvages, c'est que le gouvernement aurait, par contre, accordé l'autorisation au promoteur de capturer un millier de singes sauvages et d'en exporter la même quantité par an : "The Ministry of Agro Industry and Fishries has already granted to Biosphere Trading Ltd the green light to capture and export 1000 wild-caught monkeys per year."

Le rapport EIA traite par ailleurs l'impact des activités de la ferme dans la zone et énonce les mesures envisagées pour réduire tout effet négatif sur la faune et la flore, la santé et l'environnement dans la zone concernée : "Biosphere Trading Ltd will also implement a landscaping scheme in order to enhance the overall environment in the Closel Area. In addition, the farm will be kept clean and tidy at all time, thereby warding off the problems of eyesores and untiness. In light of the major impacts indentified, environemental safeguards will be introduced so as to effectively addresss the various potential problems highlited (ndlr : traitement des déchets, de l'eau usée, les odeurs etc.). Thus the monket breeding farm will be managed and developped in an environementally sustained manner and in harmony with the environment."

Le promoteur soutient dans son rapport que l'option d'élevage de singes a été privilégiée par rapport à l'agriculture pour des raisons purement économiques. "It is imperative for Mauritius to diversify is agricultural sector and to focus in those areas whereinit enjoys a comparative advantage. As regards monkey breeding, this comparative advantage resides in : (i) the expertise and worldwide reputation of Mauritius in the field of monkey breeding : and (ii) the disease free status of Mauritius (as opposed to the other competing countries affected by monket diseases). The implementation of the project in question qill entail substancial investment. An increase in the rate of investment is a necessary requirement for economic growth (…) The country's foreigh exchange earning capacity will thus be enhanced by the export of the monkeys reared on the farm at Closel", fait ressortir le document.


Versés dans un Conservation Fund du GM: 70 US Dollars par singe exporté

Une des conditions imposée aux promoteurs de centre d'élevage de singes est de verser une somme de 70 US Dollars (app. Rs 2300) dans un fond connu comme le Conservation Fund pour chaque primate exporté. Globalement, si l'on tient en compte le volume de singes exportés vers l'étranger, le gouvernement devrait recueillir entre Rs 16 millions et Rs 23 millions sur l'exportation des singes. Il reste à savoir maintenant comment ce fond et géré et s'il est redustribué exclusivement aux projets ou programme en faveur de la protection animale ou conservation de la nature au sens large du mot.

Parmi les autres conditions, le gouvernement exige également que les promoteurs soumettent tous les "clearances" venant des autorités et organisations telles que Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA) ou l'International Primatological Society (IPS), qui veillent que les singes soient élevés et traités… "under humane conditions acceptable". "The monkeys should not be subject to vivisection or other medical experiments that will set them under heavy stress or torture", est-il stipulé dans les conditions générales du ministère de l'Agro Industrie.

Le "clearance" des services vétérinaires et la nécessité que les singes soient utilisés pour des motifs de recherches biomédicales sont également une des conditions sine qua none, sans compter que le promoteur n'est pas autorisé à acheter des singes sauvages de n'importe quel individu, principalement ceux les chassant illégalement. La dimension des cages est également réglementée par les autorités.


Projet innovateur: En construction à Grand-Baie

La maison écolo ou celle du futur ?

Construire une maison en utilisant mois de matériaux, moins de ciment qu'exigent les techniques classiques, s'approvisionner en électricité à partir de l'énergie solaire ou exploiter l'énergie du sol pour faciliter son propre système de climatisation... C'est le pari de deux jeunes aux idées avant-gardistes qui ambitionnent d'introduire ce type de logement à Maurice. Ce concept prônant une approche moderne axée sur des techniques d'ingénierie inédites et une utilisation optimale des ressources naturelles, espèrent-ils, pourrait être mis au profit des Mauriciens et du pays. Dans l'immédiat, ils mettent le paquet sur ce premier prototype, qui devrait servir de modèle pour un projet de développement de villas de luxe et, peut-être, encourager le gouvernement à redéfinir les normes de construction à Maurice.

"Respecter l'environnement, une attitude résolument moderne. Quoi de plus naturel que de l'appliquer à la source, dès le choix de notre habitat ?" observent Harish Gooja, Mauricien de 35 ans, et Olivier Dupré, ressortissant français et ingénieur de formation, qui, depuis le mois dernier, ont démarré les travaux d'un premier prototype de la maison qu'ils veulent implanter à Maurice. Les idées, ils en ont plein la tête. Mais ils veulent surtout réussir un pari, celui d'introduire un concept et un savoir-faire qui cadrerait avec les exigences du développement durable à travers une société qu'ils ont créée et portant le nom de Maison de France. "Nous voulons innover en proposant une construction respectueuse de l'environnement, utilisant les ressources naturelles et les propriétés particulières des matériaux biotechniques. De la maçonnerie aux revêtements de sol, de la zinguerie à l'isolation, en passant par les menuiseries ou encore la climatisation, le choix des matériaux et leur mise en œuvre sont guidés par un souci écologique", déclarent-ils.

Moins de ciment

Jeudi matin, lorsque nous avons visité le site de construction, les deux associés, en compagnie d'un groupe de travailleurs, affichaient un air de satisfaction. Les premières bases de "leur" maison avaient été jetées. Ils venaient de couler la première dalle pour le premier niveau, un sous-sol qui est sorti au ras de terre après un mois de travaux. Difficile d'imaginer que sous la large surface en béton se trouve un sous-sol de deux mètres de profondeur. C'est lorsque l'on s'approche de l'entrée découpée dans le béton que se dévoilent les particularités de cette maison : pas de barres de fers qui dépassent, pas de colonnes verticales ou horizontales ; que des poutrelles préfabriquées, des hourdis et des blocs creux ont été utilisés pour cette première phase des travaux.

"Nous ne sommes pas trop affectés par la pénurie de barres de fer. En fait nous utilisons des matériaux de construction qui existent déjà et qui sont fabriqués à Maurice. Le problème c'est qu'ils sont sous-utilisés par manque de connaissance ou de maîtrise technique sans doute", déclare Olivier Dupré, qui poursuit un exposé sur les types de matériaux utilisés : "La technique et les méthodes sont importantes. Par exemple, les hourdis (blocs) sont installés entre les poutrelles et cela nous évite d'utiliser des quantités de barres de fer, de ciment et autres matières premières pour construire des colonnes en béton. Pour la première dalle, nous avons utilisé des grilles fabriquées à Maurice et qui ont montré leur efficacité, par exemple, en France. Ce sont des techniques déjà confirmées par les normes de construction où les planchers sont eux aussi en béton armé avec poutrelles précontraintes ou treillis et hourdis."

L'autre particularité, c'est que les murs montés sont en agglomérés creux de 20 cm - ou "corner blocks" -, alors que ceux utilisés généralement n'ont qu'une seule ouverture. Son partenaire, Harish Goojha, confirme que les techniques nouvelles de construction dans cette maison prototype favorisent un volume réduit de matériaux de construction, dont le ciment. "C'est une façon de mettre moins de pression sur l'environnement en diminuant l'utilisation de certains produits. De plus, avec les corner blocks, nous n'avons pas besoin de coffrage et c'est aussi moins lourd, donc moins fatiguant pour les maçons", soutient-il.

Réduire les gaz à effet de serre

Quelle est la différence en matière de consommation de matériaux comparative aux techniques généralement utilisées dans la construction des maisons ? Les deux concepteurs estiment que, théoriquement, la demande en matière de matériaux de ciment est nettement moindre. "Nous pensons que le coût devrait être moindre... entre 20% et 30% par rapport à ce qui se fait actuellement, explique Harish Goojha. Il est certain que ce sera à coût réduit. Pour l'instant, c'est un prototype et nous sommes pressés de le terminer pour connaître le coût réel".

Les deux partenaires espèrent compléter la maison d'ici à la fin de l'année et les travaux de construction dans deux à trois mois. Suivra alors la phase la plus intéressante qui devrait la convertir en une véritable maison écologique. L'idée de construire un sous-sol ne relève pas du hasard. Cette approche date de plus d'un siècle et permettrait d'exploiter l'énergie restituée par les sols. Explications : "En libérant de l'espace sous la maison, cela nous permet d'utiliser l'énergie de la terre pour développer un système de climatisation sain et propre. C'est très pratique à Maurice, qui est un pays tropical et où il fait très chaud dans des régions comme le nord pendant une période de l'année. Avec l'air qui y circule, cela permettra avec les techniques et système d'isolation de baisser la température à l'intérieur de la maison comparativement à la température extérieure. Par exemple, s'il fait 30 degrés à l'extérieur, la température devrait varier entre 22 et 24 degrés à l'intérieur. Les cloisons d'épaisseur de 72 mm sont construites sur une ossature métallique avec des plaques vissées, éventuellement avec un renfort d'isolation phonique. Donc, nul besoin d'utiliser des climatiseurs, donc consommer de l'électricité que nous savons coûte non seulement cher en termes d'argent, mais également cher à l'environnement. C'est une façon de réduire la consommation d'énergies fossiles ou du charbon, donc moins de pollution, moins de dépenses pour le gouvernement", indiquent-ils.

D'autres options existent pour assurer une ventilation ou un système de climatisation naturelle. Olivier Dupré évoque le concept de puits canadien, une technologie originaire du Canada et adoptée en Europe, qui permet de chauffer l'air en hiver et de le rafraîchir en été, évitant ainsi des technologies produisant du gaz à effet de serre. "Il existe des alternatives propres", confie-t-il.

Économie en énergie

Cet argument gagne nettement en puissance lorsque la question d'alimentation en électricité survient. L'approche est assez révolutionnaire par rapport à ce qui existe actuellement à Maurice. Les deux promoteurs misent sur l'énergie solaire pour alimenter la maison en électricité. Ce qu'ils citent comme des éco-installations. L'idée est en effet d'installer au moins cinq panneaux photovoltaïques version polycrystal pour convertir l'énergie solaire en électricité.

"C'est tout à fait réalisable", rétorque Harish Goojha. Tout est pris en compte. Les aspects esthétique et technique. Les panneaux auront le potentiel de pourvoir 60% des besoins de la maison en électricité. Notre société mise sur des études techniques visant à réduire les consommations énergétiques ainsi que les coûts induits par ces consommations par le biais des alternatives majeures et dites propres."

Quels sont vos plans une fois la maison complétée ? Les deux fondateurs de la société Maison de France espèrent mettre leur service au profit des Mauriciens en leur proposant leur expertise. La concrétisation de ce premier prototype leur permettrait ainsi d'évaluer le coût réel du projet et de proposer des villas de luxe qu'ils comptent construire "à petite échelle". "Dans l'immédiat, nous ne pensons pas en vendre sur catalogue. Nous en vendrons à des particuliers", explique Harish Goojha qui, à travers ce projet, pense pouvoir proposer au gouvernement de redéfinir les normes de construction à Maurice.

En attendant, leur priorité du jour est d'atteindre l'objectif fixé : construire la première maison écolo et surtout économe en énergie.


Tendance énergétique: L'énergie solaire s'applique que pour le chauffe-eau à ce jour

L'exploitation des ressources d'énergies naturelles n'est pas très répandue à Maurice à partir l'utilisation des capteurs solaires pour les chauffe-eau. L'utilisation des panneaux photovoltaïques permet en effet aux consommateurs d'utiliser cette énergie renouvelable pour chauffer l'eau. Cette tendance, très répandue dans le monde, tarde à gagner la majorité des foyers à Maurice. La raison ? Les prix ne sont pas si accessibles, malgré un plan de financement facilité par le gouvernement mauricien à travers la Banque de développement.

Un chauffe-eau solaire coûte entre Rs 23 000 et Rs 30 000 actuellement sur le marché. Et peut-être plus dépendant du volume d'eau consommé quotidiennement. Une dizaine d'entreprises locales se sont spécialisées dans le domaine. Les prix et les services ne sont pas forcément les mêmes. Un système de chauffe-eau solaire pour un foyer de quatre personnes nécessite un réservoir de 200 à 250 litres. Et le coût varie selon le type de matière utilisée. Un chauffe-eau solaire en inox peut coûter jusqu'à Rs 29 000 ; celui en plastique entre Rs 26 000 et 28 000 ; celui en fer galvanisé entre Rs 23 000 et Rs 25 000. Si le client veut l'équiper d'une pompe, le chauffe-eau peut atteindre les Rs 30 000.

À ce jour, peu de données sont disponibles quant au nombre de foyers utilisant un chauffe-eau solaire. La politique énergétique du gouvernement accorde peu de considération à ce type d'énergie, le coût sans doute faisant obstacle aux "rêves" de nos gouvernants de voir un chauffe-eau solaire sur toutes les maisons du pays.

En France, par exemple, grâce aux aides fiscales de l'État, les particuliers sont de plus en plus nombreux à s'en équiper. L'énergie non consommée par le foyer est récupérée par Électricité de France (EDF), tenue depuis 2002 de racheter l'électricité d'origine renouvelable produite par les particuliers ou les collectivités.

L'éolienne est également une des sources d'énergie sur lesquelles nombre de pays ont tendance à se tourner. Le Central Electricity Board avait envisagé de s'associer avec une compagnie indienne pour exploiter le vent pour produire de l'électricité sur un site à Bigara. Mais le projet ne se serait pas concrétisé.

Quoi qu'il en soit, nombre de pays européens, malgré le coût, ont connu des avancées technologiques énormes dans le captage de l'énergie solaire. Mais, à ce jour, la centrale photovoltaïque la plus puissante au monde (350 000 panneaux solaires sur 114 ha) est en cours de construction au Portugal. Après la centrale de Chambéry, inaugurée en 2005, la France a battu son propre record avec une nouvelle installation chez nos voisins à la Réunion l'année dernière. La Suisse s'est elle aussi lancée dans la course au solaire et, en Allemagne, les 57 000 panneaux du Bavaria Solar Park fonctionnent depuis 2005.


Incinérateur à La Chaumière

Qui paiera les frais des consultants de Ramboll ?

Qui paiera les frais des consultants du cabinet Ramboll auquel le Board of Investment (BOI) a fait appel en vue de faire un assessment du projet d'incinérateur à La Chaumière ? Cette question est actuellement évoquée dans certains milieux du gouvernement, des hauts fonctionnaires estimant que l'État, à travers la BOI, utiliserait alors les fonds publics pour financer l'examen d'un projet du privé.

Selon nos sources, la démarche du BOI fait suite à une requête du ministère de l'Environnement, qui avait demandé les conseils d'experts étrangers dans le cadre de l'examen du rapport d'Environment Impact Assessment des promoteurs: Gamma Civic associé à une compagnie américaine, Covanta. Le cabinet Ramboll avait ainsi été sollicité pour faire un assessment du projet sur le point de vue technique, environnemental et financier. Selon les recoupements d'informations, les experts étrangers, qui étaient à Maurice le mois dernier, auraient déjà complété leur assessment. Très peu d'informations sont toutefois disponibles sur les observations et recommandations sur le projet d'usine de déchets de La Chaumière, qui prévoit de brûler 300 000 tonnes de déchets par an pour produire de l'électricité.

Un autre élément nous est parvenu: Ramboll est considéré comme un "leading waste-to-energy consultant". Le choix du BOI ne souffre certes d'aucune contestation, mais il serait non moins intéressant de connaître le contenu du cahier des charges de l'expert, notamment les terms of reference pour l'examen du dossier. Sur son site web, Ramboll se présente comme suit: "We have a long track record of successfully planned and completed waste-to-energy plant projects and a large specialised team with an impressive level of expertise. We offer our clients independent consulting services, ensuring high-quality plants and solid commercial conditions."

De son côté, la Plate-forme anti-pollution, qui proteste officiellement contre la mise en opération d'un incinérateur à La Chaumière, a formulé une nouvelle demande au BOI pour connaître le nom du consultant en vue de le rencontrer. Dans une lettre adressée au directeur du BOI, M. Jadoo, elle rappelle également que "during our meeting with The Hon. A.K. Bachoo, he gave us the assurance that we would meet them but as discussed with Mr. Jaddoo a few weeks ago, we understood that the consultants had left the country since May. We would wish now to provide them with additional information".

Les projets d'incinérateur de déchets font par ailleurs l'objet de vives contestations de la part du public dans de nombreux pays. Le dernier projet annulé se trouve en Malaisie, après que des habitants ont décidé de loger une injonction en cour. C'est lors du procès qu'ils ont appris que le gouvernement malaisien avait finalement cancelled le projet qui consistait à incinérer 1 500 tonnes de déchets par jour. "Had the project materialised, the 1,500-tonne thermal incinerator would have been the biggest in the country. It was designed to reduce Kuala Lumpur's dependence on landfills for waste management. The residents first filed a lawsuit against it in 2005 and obtained a temporary injunction to prevent work done on it from continuing further. However, when the injunction expired, work resumed causing the residents to file a second lawsuit", est-il indiqué dans la presse malaisienne.


Consommation de drogue et d'alcool au secondaire

La situation empire…

La consommation du gandia et de l'alcool chez les jeunes devient alarmante. Parmi eux, des collégiens. La toxicomanie auprès des collégiens, rappelons-le, est loin d'être un nouveau phénomène. L'accès au gandia et à l'alcool étant chose facile, certains se laissent emporter dans le tourbillon des deux fléaux et ne s'en défont pas une fois dans l'enceinte de leur collège. Mais, fait inquiétant: la population estudiantine du secondaire, compterait de plus en plus de jeunes consommateurs de drogue dure. Ce qui implique l'utilisation de seringues et une exposition quasi-certaine au VIH/Sida. Alors que la toxicomanie est une réalité visible dans le milieu scolaire, et que la consommation de drogue concerne de plus en plus de jeunes, la prise en charge des usagers de moins de 18 ans est encore impossible à Maurice. Pour cause, il n'existe pas toujours de programme de réhabilitation pour les adolescents ! En matière de prévention: une des premières mesures dans le combat contre la drogue, tandis que le secondaire privé ouvre ses portes aux spécialistes (ressources qui restent limitées !) les collèges d'État ont cadenassé les leurs !

Le 18 juin dernier, les parents de six élèves d'un établissement secondaire d'État de l'Ouest, sont priés de se présenter, rapidement, au collège. "C'est un policier qui m'a téléphoné ce jour-là. J'étais déjà au travail", confie un parent d'élève. Lorsque cette mère se rend au collège, elle constate une atmosphère inhabituelle. Elle est surprise de voir d'autres parents et des éléments de l'Anti-Drug and Smugling Unit, sur les lieux. C'est à ce moment-là qu'elle apprend que six collégiens, dont son fils, élève de la Form IV, ont été interpellés, plus tôt, pour possession de gandia, dans l'enceinte même du collège. Les six adolescents, dont le plus jeune a 14 ans, sont en Form II, IV et V respectivement. Leurs parents apprennent alors que les garçons avaient été surpris par des enseignants, tandis qu'ils s'apprêtaient à fumer. "Pour moi, et je suis certaine que les autres parents partagent mon opinion, ce n'était pas facile de voir mon enfant dans une telle situation ! Nous sommes restés aux collèges où j'ai entendu la version de mon fils et qu'il soit embarqué à bord d'un véhicule de la police pour le poste de police", confie encore cette mère. Encore bouleversée par l'événement, d'autant que son époux est décédé, il n'y a que quelques jours, cette dernière ne jure que par la version de son fils. "Il n'a rien à faire avec ce qui s'est passé ! Il était au computer lab quand ses amis l'ont appelé. Et quand il les a rejoints pour savoir pourquoi ils le réclamaient, des enseignants ont débarqué et ont considéré que lui aussi il faisait partie de la bande. Il a donné cette version et je le crois. Il n'a jamais fumé du gandia !", insiste-t-elle. Ce jour-là, la police et des enseignants avaient récupéré du matériel pour la consommation du gandia.

"Ce n'était pas la première fois que des élèves fumaient du gandia au collège !"

Médiatisée, cette affaire, loin d'être un cas isolé, est venue rappeler un fait. La drogue et l'alcool sont une réalité dans le secondaire, d'État ou privé. Actuellement, le problème ne peut être considéré comme un nouveau phénomène, ou phénomène tout court. D'ailleurs, il y a six ans, des élèves d'institutions réputées confiaient à Week-End comment ils avaient accès à la drogue, tandis qu'un autre collégien expliquait: "Fumer du gandia est désormais dans nos mœurs." Au fil des années, malgré les efforts des uns et des autres, essentiellement d'ONG, la toxicomanie dans le milieu estudiantin s'aggrave ! Pire, la drogue dure gagne du terrain. Des collégiens passent aux injections et sont, de ce fait, exposés au VIH/Sida. Mais si certains établissements ont vite réagi en ouvrant leur porte à des spécialistes de la prévention, il reste que les collèges d'État sont encore réticents à en faire de même. Pendant ce temps, des adolescents, eux, se laissent piéger par la toxicomanie, tant que la drogue et encore plus l'alcool leur sont facilement accessibles. "Ce n'était pas la première fois que des élèves fumaient du gandia au collège !", confie une source dans l'établissement où sont admis les jeunes interpellés. Cette même source tient à préciser également, "lorsque la presse a parlé de l'arrestation des collégiens, il y a eu des réactions qui associaient l'environnement social de la région aux problèmes de discipline auxquels l'école est confrontée. Il faut savoir que la majorité des collégiens interpellés n'habitent pas la région ! Et ils ne sont pas issus de milieu pauvre ! On a aussi souvent tendance à lier indiscipline aux élèves du prevoc. Dans cette affaire tous les élèves sont du mainstream !" Ce dernier élément est confirmé par la police. Dans cet établissement, comme dans d'autres, la cigarette et l'alcool ont fait des adeptes auprès de certains collégiens, allant jusqu'à affecter leur scolarité. "A l'heure du break des élèves fument carrément en classe", explique un collégien. Quand ce n'est pas dans la cour pendant la récréation ou dans leurs repères.

"Ils sont tombés malades et ont commencé à vomir… L'école a dû appeler une ambulance !"

Parlant cette fois-ci de l'alcool, ce même collégien raconte comment au cours du premier trimestre un élève de la Form I s'est fait prendre dans l'établissement avec de la bière. "Nous étions en classe où nous nous préparions en vue des examens de Cambridge quand six élèves sont arrivés ivres. Ils avaient commencé à boire tôt le matin. Puis, ils sont tombés malades et ont commencé à vomir… L'école a dû appeler une ambulance !", raconte notre interlocuteur. Ailleurs, concède un enseignant, "il n'est pas rare que le personnel de l'établissement ramasse des bouteilles d'alcool vides çà et là !" Et ce dernier de raconter qu'il a eu la certitude que des élèves consommaient de l'alcool à l'intérieur du collège lors d'une récente confrontation. "Intrigué par des jurons, je suis sorti d'une salle pour aller voir ce qui se passait. À ma grande surprise, des élèves revenaient des toilettes sous l'influence de l'alcool !" Tout comme le gandia, cela fait des années, que des collégiens - filles et garçons - reconnaissent consommer régulièrement de l'alcool à l'intérieur comme à l'extérieur de l'école. "Nous constatons qu'en ce moment, l'alcool se féminise davantage dans le milieu secondaire", relève Dany Philippe du Centre de Solidarité pour une Nouvelle Vie et de Nou Baz. Il n'y a pas longtemps, une collégienne, raconte un enseignant, est tombée gravement malade en classe. Sous l'influence de l'alcool, la jeune fille qui avait causé une grosse frayeur au collège a été hospitalisée d'urgence. Les stratégies pour boire dans l'enceinte du collège restent les mêmes. L'alcool est dissimulé dans des repères quand il ne remplace pas une quelconque boisson dans une bouteille au-dessous de tout soupçon… Faire le mur, à l'instar des garçons d'un collège du Sud pour acheter de la bière ou autres dans la boutique la plus proche reste le coup classique.

"Comme ils sont encore mineurs, la police préfère arranger les choses sur place"

La toxicomanie, aux dires de nos interlocuteurs, concernerait essentiellement des élèves en classe terminale. Et ce sont aussi les élèves de ce niveau qui seraient les plus récalcitrants à la discipline et qui feraient preuve d'agressivité. Ceux fréquentant le collège du Sud, mentionné plus haut rendaient, ces derniers temps, l'atmosphère "invivable". Il revient que "des enseignantes refusent même d'aller dans certaines classes pour ne pas affronter ces élèves indisciplinés." Ces derniers, "viennent à l'école quand ils le veulent et assistent aux classes quand ils le désirent." Il n'est pas rare que des repeaters, dit-on passent les huit périodes dans la cour et non en classe. Les plus petits pour s'amuser, ont, confie un enseignant enlever l'insigne des marques de voitures de ses collègues. Mais le comble, déplore notre interlocuteur, "c'est qu'il n'y a pas eu de sanctions contre ces enfants !" Las de ne pouvoir travailler dans des conditions normales, une dizaine d'enseignants auraient fait une demande de transfert. "Nous savons qu'il est interdit aux profs de frapper un élève. Mais nous sommes arrivés à un point où le seul moyen de faire respecter l'ordre en classe est de frapper les plus indisciplinés", se désole presque l'enseignant. Pour titiller la colère des profs, il est raconté que des élèves ont même été les rapporter auprès des inspecteurs de l'Éducation en visite à l'école suite à une affaire liée au gandia. Cela remonte à trois semaines. "Les garçons en ont profité pour raconter que les profs ne… travaillaient pas !" Il y a quelque temps, une bagarre a éclaté au collège. La police a été appelée en renfort. "Mais, comme d'habitude, il n'y a pas de suite après le départ des policiers." Officiellement, il y aurait très peu de déposition relative aux bagarres de collégiens. "Comme ils sont encore mineurs, la police préfère arranger les choses sur place", déclare-t-on du côté de la police. Toutefois, les conflits et bagarres peuvent dégénérer. À l'exemple d'un grave incident - survenu dans le collège de l'Ouest - opposant deux clans qui en sont venus aux mains pour régler un différend communal. Dans ce même établissement, une trentaine d'élèves avait déclenché une bagarre pour une question de place dans le bus scolaire. Résultat: un élève blessé à la tête est rentré chez lui avec des points de suture et le responsable de l'établissement, également, n'a pu esquiver un coup !


Indiscipline: À qui la faute ?

"Les élèves savent qu'ils ont des droits ! Mais ils ne sont pas encore conscients qu'ils ont des devoirs !", s'exclame Yahya Paraouty, président de l'Union of Private Secondary Education Employees, pour expliquer l'attitude des collégiens indisciplinés. La question d'indiscipline, dans le secondaire, plus précisément dans certains collèges plus que d'autres, devient de plus en plus épineux. Pourtant, que ce soit dans le secteur public ou privé, des règlements existent et sont appelés à être respectés. Mais, comment expliquer que des adolescents font fi aux Rules & Regulations régissant la discipline dans leur établissement ? Chacun essayant de trouver une explication, attribue la situation à différents facteurs. En premier lieu, certains, dans le secteur public déplorent le laxisme et la flexibilité dont feraient preuve des responsables de collèges. "Cela fait deux ans depuis que l'indiscipline s'est aggravée chez nous et ce depuis l'arrivée d'un nouveau recteur ! Il ne fait pas preuve d'autorité ! Tandis que ses prédécesseurs étaient très sévères et l'ordre régnait", déplore un enseignant. Ailleurs, même son de cloche. Il est aussi dit que le secondaire confessionnel et privé, comparé aux collèges d'État ont su, mieux, gérer la discipline. N'empêche que des dérapages dans le privé ne manquent pas ! Pour ce qui est des sanctions, si elles ne sont pas toujours appliquées dans certains cas, c'est tout simplement parce que la direction du collège craint des représailles des parents.


Malgré la recrudescence chez les jeunes usagers de drogue: Un programme de réhabilitation se fait toujours attendre

Après avoir été interpellés par la police et comparu en Cour, pour possession de gandia, les six élèves d'un collège de l'Ouest, ont repris les classes. Et après ? Ils comparaîtront à nouveau en Cour et selon une source dans le milieu de la police, "comme c'est généralement le cas, ils paieront sans doute une amande. Car ils sont encore mineurs". Entre-temps, selon les dispositions du ministère, ils devraient être sanctionnés, ou bénéficier d'une attention psychologique… Mais, ils ne recevront aucun encadrement approprié puisqu'il n'y a aucun programme défini pour les toxicomanes de moins de 18 ans. Parallèlement, la drogue et l'alcool gagnent du terrain chez les adolescents scolarisés. "À part écouter et conseiller, nous ne pouvons rien faire pour les moins de 18 ans qui frappent à notre porte. Nous n'accueillons que les adultes", explique un animateur du Centre d'Accueil de Terre Rouge. "Faute de savoir quoi faire et vers qui se tourner, des parents d'élèves ayant un problème avec l'alcool viennent chez nous. Mais nous aussi nous sommes limités au counselling", confie une spécialiste de la réhabilitation en structure. Cette dernière accompagne Reena et son fils, Sanjiv. À 14 ans et élève en Form III, l'adolescent était selon sa mère, devenu alcoolique. "Il a commencé à boire à 11 ans. Il m'a confié que c'est pour oublier nos disputes, mon mari et moi, qu'il buvait", explique Reena. Nou Baz, centre d'écoute et de prévention à l'intention des adolescents est jusqu'ici la seule structure mise en place, depuis janvier de cette année, pour ces derniers. Mais en matière de réhabilitation, la faille doit être impérativement comblée. De son côté, Imran Dhanoo du centre Idrice Goomany, se dit convaincu de la pertinence d'une étude sur la toxicomanie dans les collèges pour évaluer la situation. De janvier à juin dernier, le centre de Plaine-Verte a accueilli 6 collégiens consommateurs de cannabis. Par ailleurs, selon Imran Dhanoo, la consommation de Brown Sugar (impliquant l'utilisation de seringue) dans le milieu est aussi réelle que celle du cannabis. Ce qui a sans aucun doute, dit-il, ouvert une porte au VIH/Sida ! La transmission du VIH/Sida, à Maurice étant, majoritairement par injection de drogue, les jeunes consommateurs sont ainsi vulnérables au virus.

En matière de prévention, les collèges confessionnels sont plus enclins à ouvrir leurs portes aux spécialistes des organisations non-gouvernementales. En revanche ceux de l'État, affirment les mêmes spécialistes de la prévention, semblent refuser de voir le problème. En déplacement à l'étranger, le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, n'a pu intervenir sur la question. Son service de communication était également en… congé.


VIH & Sida

Satish Faugoo: "Nous n'avons pas assez fait"

La lutte contre le VIH et Sida sera coordonnée à travers le National Multisectorial HIV and AIDS Strategic Framework 2007-2011. Le plan a été validé la semaine dernière. À cette occasion, le ministre a parlé des mesures à prendre pour renforcer la lutte.

Dans la lutte contre le Sida, Satish Faugoo estime que "ce n'est pas que nous n'ayons rien fait, c'est plutôt que nous n'avons pas assez fait". Maurice veut apprendre de ses erreurs et rectifier le tir, dit le ministre de la Santé. L'analyse et l'évaluation du travail effectués dans le passé ont aidé dans la préparation du National Multisectorial HIV and AIDS Strategic Framework 2007-2011. Ce document viendra remplacer le HIV and AIDS Strategic Plan 2001-2005. Il a été validé, jeudi, lors d'une rencontre entre les principaux acteurs engagés dans la lutte contre le VIH & Sida. Procédant au lancement des travaux, Satish Faugoo a expliqué que plan sera présenté devant le cabinet ministériel à la fin de la semaine. Il entrera en vigueur par la suite.

À travers ce plan stratégique, les autorités disent avoir la volonté d'adopter une approche multisectorielle pour lutter contre le VIH, la discrimination et la stigmatisation. Le plan vise à réduire les nouvelles contaminations par la prévention, la réduction des risques et en aidant les communautés à être moins vulnérables. Il vient mieux définir les protocoles de traitement et de soutien aux malades.

Les objectifs de ce plan ont été présentés par le Dr Timol, Principal Medical Officer. Satish Faugoo a expliqué qu'il est nécessaire de savoir évaluer ce type de projet et que le monitoring est primordial. Le Dr Pathak a été nommée à la tête du National Aids Secretariat, du PMO, pour veiller à l'implémentation du plan.

Par ailleurs, Satish Faugoo explique que le HIV Bill, voté au Parlement l'année dernière, devrait être proclamé à la fin de ce mois. Regrettant le retard, il explique cette situation par le fait que d'autres dispositions légales ont été rendues nécessaires pour permettre à la nouvelle loi de fonctionner. Des protocoles ont aussi dû être définis pour les usagers de drogues, les femmes enceintes, entre autres. Une fois la loi proclamée, l'échange de seringues sera légalement autorisée pour réduire les risques de contamination auprès des usagers de drogues. Le ministre a salué le Collectif Urgence Toxida qui a déjà commencé ce travail.

Satish Faugoo se dit aussi satisfait des résultats obtenus auprès des héroïnomanes traités à la Méthadone. Pour rendre cette mesure efficace, cette substance doit être dispensée à 60% des usagers de drogues, a précisé le ministre. Maurice en compte 20 000, a-t-il rappelé.

Dans son discours, Satish Faugoo a rappelé que le VIH & Sida est un problème qui concerne la population dans son ensemble. "Le VIH est un problème humain. Nous devons mettre de côté nos différends politiques sur cette question", a-t-il déclaré.


Bourses indiennes

FCM : "Les réponses de Faugoo sont des stratégies pour noyer le poisson"

Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, veut brouiller les pistes, estime le Front Commun des Médecins (FCM). Les réponses du ministre, lors de la dernière session parlementaire, mardi dernier, ne sont pas claires, disent-ils, et consistent en des stratégies pour noyer le poisson. Le ministère de la Santé persistant à dire qu'il n'y a qu'une seule boursière de l'État admise cette année à l'Institute of Medical Sciences, Banaras Hindu University (BHU), à savoir le Dr Sheila Mudhoo, les syndicalistes sont déterminés à connaître les filières qu'ont suivies le Dr Rishi Purryag et le Dr Anju Ramdinny qui figurent sur la liste des boursiers étrangers nommés par le ministère indien des Affaires étrangères, mais ne correspondant pas aux critères d'admission pour accéder au BHU. Réclamant, avec l'appui des députés de l'opposition, qu'une commission d'enquête soit instituée, le FCM lance "un challenge à l'ICAC (qui a démarré une enquête la semaine dernière sur cette affaire), pour prouver qu'elle est vraiment indépendante". Attendant toujours une réponse du ministère des Finances, les syndicats alerteront dès demain le ministère des Affaires étrangères ainsi que le Premier ministre indiens.

La Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition, Nando Bodha, et les interpellations parlementaires du député MMM Rajesh Bhagwan n'ont pas permis d'éclaircir des zones d'ombre concernant l'admission de docteurs Rishi Purryag et Anju Ramdinny en tant que boursiers à la BHU pour des études spécialisées en médecine. Au contraire, pensent les syndicats, le ministre de la Santé, Satish Faugoo, sème la confusion. Si Satish Faugoo a souligné que le bureau du Premier ministre n'est pas concerné par l'allocation de ces bourses d'études, il n'a pas été en mesure de donner des éclaircissements aux nombreuses interrogations. Une fois de plus, le ministre de la Santé a indiqué que la filière normale demeure le ministère des Finances et du Développement économique, qui soumet ses recommandations à la haute commission indienne, suivant un exercice de sélection du ministère de la Santé.

Satish Faugoo a insisté que cinq noms, soit ceux des docteurs Chooromoney, Rittoo, Peerally, Mudhoo et Maudoo, ont été retenus par les autorités mauriciennes, parmi lesquels, selon les correspondances reçues par le ministère de Santé, le nom du Dr Sheila Mudhoo a été retenu pour l'octroi de cette bourse d'études. "Le choix final des boursiers relève de la responsabilité des pays donateurs", a indiqué le ministre.

Or, un courrier du ministère des Affaires étrangères de New Delhi confirme que Sheila Mudhoo est la bénéficiaire de la bourse d'études offerte par la BHU et cette même lettre informe que "the competent authority of this ministry has approved nomination of the following candidates", incluant (en tête de liste) le Dr Rishi Purryag et le Dr Anju Ramdinny. Le ministre Faugoo a indiqué ignorer s'il y a deux autres médecins mauriciens qui ont été admis pour suivre ces cours.

Reconnaissant toutefois, avoir reçu des protestations suite à cet exercice de nomination de boursiers, il a affirmé que son ministère a déjà informé celui des Finances en vue de reprendre la question avec les autorités indiennes compétentes. Depuis le 25 mai, le ministère des Finances aurait été sollicité par la Santé pour s'enquérir au sujet des deux autres bourses. À ce jour, le ministère des Finances ne s'est toujours pas prononcé sur cette affaire.

Suite aux incohérences dans les réponses du ministre de la Santé concernant le cas de ces deux médecins, tantôt indiquant "as far as I'm concerned officially, I'm not aware", tantôt indiquant être en présence des protestations suite à cet exercice de nomination de boursiers, les syndicats des médecins de l'État maintiennent la pression pour connaître la vérité sur cette affaire. Cela, malgré que le ministre a répliqué à Rajesh Bhagwan (souhaitant savoir si le gouvernement - n'ayant rien à cacher - est disposé à instituer une commission d'enquête pour faire la lumière sur l'attribution de ces bourses) qu'il est "unnecessarily asking for a commission of inquiry".

Avec l'appui de l'opposition parlementaire, les syndicats maintiennent leur réclamation de l'institution d'une commission d'enquête sur cette affaire. Ils espèrent également que l'enquête instituée par l'ICAC depuis la semaine dernière ne piétine pas et qu'elle se déroulera en toute transparence. Ils lancent "un challenge à l'ICAC pour prouver qu'elle est vraiment indépendante".

Le FCM connaître la filière qu'ont suivie les docteurs Rishi Purryag et Anju Ramdinny pour obtenir ces deux sièges à la BHU étant donné que trois bourses sont allouées annuellement aux Mauriciens selon un accord bilatéral entre l'Inde et Maurice. Dès demain, les syndicats enverront au ministère indien des Affaires étrangères ainsi qu'au Premier ministre de ce pays un dossier complet relatif à ces cas d'"irregularities".

"Étant donné que cela semble dépasser les compétences des autorités mauriciennes concernées, et que nous n'obtenons pas les réponses qu'il faut à Maurice, nous devons nous tourner vers l'Inde, tout en étant conscients que cela pourrait avoir des répercussions sur les relations bilatérales entre les deux pays", soulignent les syndicats. Des copies du dossier seront également envoyées à la presse en Inde. Par ailleurs, les parlementaires de l'opposition, à savoir le député du MMM, Ajay Guness et la député du MSM, Leela Devi Dookun-Luchoomun, reviendront à la charge ce mardi, avec d'autres questions relatives à ces bourses d'études.

2001 et 2003 : "Aucune nécessité de protester"

Estimant que le ministre de la Santé souhaite "brouiller les pistes" avec sa remarque, lors des questions parlementaires mardi dernier, à l'effet qu'il n'y avait pas eu de demandes ni pour une commission d'enquête ni pour un fact finding committee concernant l'allocation de deux bourses au lieu de trois aux médecins pour l'année académique 2001-02 et pour celle de 2002-03, les syndicats apportent une clarification : "L'Inde n'ayant offert que deux bourses au gouvernement mauricien, il n'y avait aucun vice de procédure dans l'allocation des bourses. Tout s'est déroulé selon les procédures établies pour la sélection des candidats et il n'y avait aucune nécessité de protester."

Et dans le cas du Dr Koolwant, ce dernier a bénéficié d'un self financing seat de la BHU. Après 1993, précisent les syndicats, il y a eu un accord de la BHU avec le gouvernement indien et l'autofinancement des filières médicales n'est plus accepté, contrairement à d'autres filières. Si, néanmoins, le Dr Rishi Purryag et le Dr Anju Ramdinny auraient eu recours à l'autofinancement pour être admis à la BHU, les syndicalistes émettent une autre interrogation, soulignant que la date de soumission de candidatures pour les self financing seats était le 5 juin. Or, ces deux médecins avaient déjà quitté le pays à cette date. "Qui plus est, il n'y a eu aucun appel à candidatures pour ces sièges, ni par le ministère, ni dans la presse", font ressortir les syndicats.


Recherches océanographiques

Possible existence de sites hydro- thermaux dans les eaux territoriales de Maurice

Il existerait dans les eaux territoriales mauriciennes (zone économique exclusive de 200 milles nautiques), plus exactement dans la partie s'étendant du nord-est de Rodrigues au Mid-Central Ridge de l'Océan Indien, deux sites hydro-thermaux qui revêtiraient une très grande importance pour le monde de la science et, surtout, pour l'économie future du pays. On n'en est, à ce stade, qu'aux recherches préliminaires, mais selon le professeur Kensaku Tamaki, chercheur japonais de l'Université de Tokyo, tous les espoirs seraient permis et ces sites hydrothermaux recèleraient peut-être du cuivre, du zinc et, même de l'or. De surcroît, ces sites pourraient révéler l'existence d'espèces animales marines encore inconnues.

L'information avait été gardée secrète jusqu'ici et elle a eu l'effet d'une bombe, pour dire le moins fort agréable, lors du forum scientifique de deux jours qu'a organisé l'Institut océanographique de Maurice (M.O.I) à l'Auditorium de l'Université de Maurice, mercredi et jeudi dernier.

C'est une mission de recherches océaniques commanditée par l'Université de Tokyo sous la supervision du ministère japonais de l'Éducation, de la culture, des sports, des sciences et de la technologie, mais entreprise avec l'accord du gouvernement mauricien et du M.O. I dans les eaux territoriales mauriciennes de novembre à janvier dernier, qui a mené à la découverte des indices hydrothermaux.

Dans le cadre d'un programme échelonné sur trois ans, élaboré en 2003, le R/V Hakuho-Maru, un des navires de recherches les plus sophistiqués du Japon, était parti explorer le Mid-Indian Ocean Ridge, la ligne de fracture à l'est de Rodrigues où se rejoignent trois plaques tectoniques (la plaque somalienne dont fait partie Maurice-Rodrigues et la Réunion, la plaque indo-eurasienne et la plaque antarctique). Dans l'équipe de chercheurs, dirigée par le professeur Tamaki, se trouvaient ses collègues d'université, T. Ura et T. Gamo, mais également six scientifiques Mauriciens, membres du personnel du M.O. I (MM.P.D. Bissessur, B.A. Motah, B.M. Maudhoo, V. Ramchandar, C. Samyan et le docteur D. A Poonith) ainsi que des scientifiques Français, Chinois, Indonésiens et Américains. La mission, en deux phases, consistait à étudier, d'abord, l'écologie migratoire des anguilles dans la partie ouest de l'Océan Indien dans le but de poursuivre des travaux initiés dans cette direction par un scientifique Danois, Johannes Schmidt, lors d'une expédition historique à travers le monde entreprise par la Fondation Carlsberg de 1928 à 1930. Ensuite, l'équipe du Hakuho-Maru devait procéder à des études géophysiques sur le composé et l'état du sol marin entre Rodrigues et le Central Indian Ridge.

"The Great Dodo Lava Plain"

Cette deuxième composante de la mission du Hakuho-Maru a été, aux dires du professeur Tamaki, un véritable succès qui peut se résumer comme suit: Premièrement, l'équipe scientifique a pu collecter, au moyen d'un véhicule sous-marin mû automatiquement, des images d'une grande netteté du sol marin pourtant situé à 2800 mètres de profondeur. Ces images ont démontré la présence anormale de manganèse en énorme quantité dans l'eau. Puis, l'équipe de scientifiques a pu dresser la carte d'une vaste plaine de lave (signe d'activité volcanique récente), laquelle plaine d'ailleurs a été baptisée "The Great Dodos Lava Plain" en mémoire du célèbre oiseau endémique mauricien disparu.

Bien que le professeur Tamaki précise que d'autres recherches s'avéreront nécessaires, notamment, en utilisant d'autres véhicules submersibles, son équipe croit fermement avoir mis à jour l'existence possible de deux sources hydro- thermales. "Le bouillonnement anormal du manganèse à cette profondeur de la mer (2800 mètres) est un signal très fort de l'existence de ces sources", affirme le professeur Tamaki. Il faut savoir que les eaux provenant de sources thermales sont très prisées pour leurs bienfaits thérapeutiques, entre autres.

Grâce à la clarté des images sous-marines de très haute résolution qu'elle a pu obtenir, l'équipe scientifique estime avoir aussi réalisé "une des meilleures cartes sous-marines au monde jusqu'ici d'une région mi-océanique". Et pour cause: l'équipe a ainsi pu relevé l'existence également d'un plateau sous-marin qu'elle a dénommé "The Roger Plateau". Celui-ci se situe entre le Gastiao Ridge et le Mid-Ocean Ridge.

Formation d'une deuxième île de La Réunion… d'ici des millions d'années !

L'intérêt de ce Roger Plateau, selon les recherches du Hakuho-Maru, c'est qu'il serait en interaction directe avec le processus dit de Points-Chauds (hots-spots) encore très actif dans la formation de notre île sœur de La Réunion. Mercredi matin, à l'Auditorium de l'Université, le professeur Tamaki avait également fait une passionnante causerie sur la formation de l'Océan Indien et celle de l'île Maurice. Selon les recherches de l'Université de Tokyo - recherches en partie fondées sur la fameuse théorie déjà connue de la dérive des continents de Wagener - il y a 200 millions d'années, il n'existait sur la Terre qu'un seul et unique méga-continent qui se dénommait Gonwana. Ce méga-continent s'est scindé en cinq morceaux chacun dérivant dans une direction opposée. En remontant vers l'Asie, la péninsule indienne - qui se trouvait jusqu'alors coincée entre l'Afrique, l'Antarctique et l'Australie - est passée sur un point chaud (une zone d'activités volcanique intenses). C'est après la dérive de la péninsule de l'Inde vers le nord pour aller rejoindre l'Asie, que l'île Maurice s'est alors formée, ainsi que la Réunion et les Seychelles. Toujours selon les recherches japonaises, si l'île Maurice a vu la poursuite de sa formation par l'activité d'un grand volcan dont les chaînes de montagnes actuelles semblent être les restes de ce qu'en était alors la Caldera. Les Seychelles, elles, ont été des restants dispersés de l'Inde lors de sa dérive. La nature granitique des Seychelles en serait la preuve, selon les chercheurs. Par contre, l'île de La Réunion, elle, est restée en plein sur le Point-Chaud, ce qui fait que, toujours selon les scientifiques, de nos jours, elle continue à remonter vers le nord et, d'ici quelques millions d'années, une deuxième île se formera dans l'Ouest de La Réunion. Certains scientifiques parlent déjà de La Réunion II !

En attendant l'avènement de cette Réunion II (que nul d'entre nous n'aura le privilège de témoigner) et aussi la confirmation définitive des sources hydro- thermales, une autre chose est déjà établie: il y a entre Rodrigues et le Mid-Indian Ocean Ridge deux énormes montagnes sous-marines. Des relevés bathymétriques et des évaluations magnétiques ont démontré que ces deux montagnes varient entre 1300 et 1800 mètres ! Ces montagnes ont été nommées North Tamarind et West Tamarind par l'équipe du professeur Tamaki. Ces deux noms bien Mauriciens ne sont pas les seuls qui ont été donnés par l'équipe du professeur Tamaka à des sites sous-marins précis qu'ils ont explorés. On retrouve sur le Great Dodos Lava Plain qui figurera dorénavant sur la carte du monde également celui de "Right Pouce Peak" !


Une excellente initiative

Des pylônes électriques usagés permettent d'accroître la production des ourites

Saviez-vous que les pylônes électriques en ciment armé, inutilisables et laissés souvent à l'abandon au bord des routes par le Central Electricy Board pouvaient servir d'excellent habitat pour les ourites ? C'est ce qu'on a appris lors du forum de deux jours tenu mercredi et jeudi dernier par l'Institut Mauricien d'Océanographique (M.O.I) à l'Université de Maurice.

Ce forum a été effectivement une occasion pour M. K.B. Panray, Chief Executive Office de L'Epco, de présenter un projet pilote dans ce sens qui a démarré depuis octobre 2005 dans les villages côtiers de Grand-Gaube et Poudre d'Or avec l'assistance conjointe de la UNDP et du Global Environment Facility/Small Grants Programme dont la directrice de coordination est Mme Pamela Bapoo-Dundoo.

Connu sous le nom "Anou refaire nou lacage ourite", ce projet pilote s'est imposé après qu'il a été constaté que la demande croissante de sable pour l'industrie du bâtiment après les années post-indépendance avait considérablement drainé le sable dans les lagons et que les activités maritimes (usage des moteurs hors bord) et humaines dans ces mêmes lagons ont très sérieusement endommagés l'habitat naturel des espèces marines. Selon M. Panray, l'extraction du sable, que le gouvernement a judicieusement stoppé à partir de 2001, a, toutefois, eu le temps non seulement de détruire l'habitat des ourites, mais également la faune marine. Il en a finalement résulté un manque d'ourites fraîches sur le marché.

Le projet-pilote de Grand-Gaube et Poudre d'Or vise justement à accroître la production de l'ourite pour le marché local en érigeant des récifs artificiels dans les emplacements endommagés par le dragage de sable. L'entreprise est jugée si peu coûteuse qu'il est proposé de distribuer gratuitement les pylônes électriques non utilisés aux pêcheurs qui en feraient la demande.

Les pylônes, vides à l'intérieur, sont ainsi découpés en pièces longues de 250 à 300 millimètres et sont déposés dans le lagon où elles ne prennent que quelques mois pour s'intégrer totalement à l'écosystème marin. Ils sont ensuite manipulés exactement comme les casiers à poisson, mais à la différence qu'ils attirent les ourites qui y vivent à l'abri des déprédateurs. Ces morceaux de pylônes sont lourds pour être déplacés par les courants mais, par contre, ils peuvent être facilement soulevés par les pêcheurs pour être vidés de leur contenu, nettoyés et transférés vers d'autres lieux plus abondants.

C'est ainsi que les concepteurs du projet, non seulement réussissent à diminuer considérablement le coût de transport des pêcheurs d'ourites dans la mesure où ces derniers n'ont plus à brûler de l'essence pour aller pêcher sur de longues distances, mais ils ont aussi trouvé une solution pour le CEB. En sus d'être des eye- sores, ces pylônes abandonnés au bord des routes continuent à présenter des risques pour la santé en devenant des foyers pour des moustiques vecteurs, entre autres, du Chikugunya.


Réalignement de la route côtière à Trou aux Biches

"Des développements oui, mais pas au prix de notre tranquillité"

Le groupe de contestataires du projet de réalignement de la route côtière suite à d'extension du Trou aux Biches (TAB) Hotel,de Beachcomber, prévue à partir de 2008, à la hauteur du poste de police de Trou aux Biches jusqu'à l'hôtel Casuarina, s'agrandit. D'autres résidents du morcellement Jhuboo, situé à l'arrière du TAB Hotel, et au-devant duquel la route côtière devrait être réalignée, ont ajouté leurs signatures à la pétition à l'encontre de ce projet. Ils affirment qu'ils souhaitent le développement de la région et que le projet de Beachcomber est d'envergure, mais contestent la fermeture envisagée de la TAB Coastal Road, pour une déviation de cette route à l'arrière du terrain de golf de l'hôtel, car cela les incommodera dans leur tranquillité. C'est la raison pour laquelle ils demandent que ce projet soit revu.

Toutefois, à ce stade, les plans de déviation de la route, qui passera sur le terrain de golf du Trou aux Biches Hotel, avec un buffer de 30 mètres de large entre la route et le terrain de golf, n'ont pas encore été finalisés, selon nos informations. D'ici cette semaine, la demande en vue de l'obtention d'une Environment Impact Assessment (EIA) Licence sera déposée au ministère de l'Environnement.

Le groupe Beachcomber a rencontré cette semaine les habitants de la localité, plus précisément les pêcheurs, pour une réunion d'information et d'explication. Ces derniers, ayant obtenu la garantie que le projet ne touchera pas à un linéaire de la mer, approuvent le projet, estimant d'ailleurs qu'il sera pourvoyeur d'emplois pour les habitants de la région. Si Beachcomber affirme avoir eu des consultations avec les stakeholders concernées, les résidents du morcellement Jhuboo déplorent qu'aucun d'entre eux, qui sont directement concernés par ce réalignement, n'a été approché. "Les pêcheurs n'habitent pas le morcellement. Ils ne seront aucunement affectés. C'est nous que Beachcomber aurait dû rencontrer", disent les habitants du morcellement Jhuboo. Après avoir sollicité l'objection du Premier ministre et des autorités concernées à ce projet, ces résidents envisagent également d'avoir recours à un avis légal.


Prevokbek

Les résultats de la première évaluation bilingue à la rentrée

Trois ans après s'être embarqué dans un projet audacieux qu'est l'utilisation du kreol morisien comme langue d'instruction dans la filière préprofessionnelle (Prevokbek) de ses collèges, le Bureau de l'Éducation Catholique (BEC) a bouclé les premiers examens bilingues dans le cadre de ce programme. Les évaluations en kreol/anglais selon les matières - en cette fin de trimèstre -, ont débuté le 3 juillet dans les onze établissements du BEC et ont pris fin vendredi dernier. Toutefois, les épreuves orales en français et anglais ont eu lieu le 20 juin dernier. Près de 300 adolescents de la filière préprofessionnelle en sont concernés. La correction des épreuves, explique le coordonnateur du Prevokbek, Jimmy Harmon, commencera dès demain et s'achèvera en fin de semaine. Pour cet exercice, quelque 20 enseignants de la filière seront mobilisés. Jimmy Harmon explique aussi que c'est à la rentrée prochaine, soit le lundi 13 août que les candidats recevront leurs résultats. "Les résultats en matière de points, ne seront pas tout à fait indicatifs. C'est la manière de répondre et d'interpréter les questions qui définissent le niveau de compréhension des élèves. C'est donc dans la globalité qu'il faudra analyser les épreuves", dit-il. C'est en septembre prochain que le BEC sera en mesure de livrer une première analyse approfondie des résultats. Jimmy Harmon constate qu'après les deux formules proposées par la méthode grafi larmoni, celle du Prevokbek devient le troisième modèle à vocation académique.

Les matières concernées pour les épreuves bilingues sont: les mathématiques, le dessin, l'informatique (théorie et pratique), la musique (théorie et pratique), l'agriculture (théorie), Home Economics et les sciences. Les questionnaires bilingues comprennent deux papiers. Le premier papier contient deux sections: A et B, avec des questions en kreol morisien pour la section A pour laquelle les réponses doivent être aussi rédigées en kreol morisien. La Section B concerne d'autres questions qui sont posées à la fois en kreol et anglais. Ainsi cette section donne le choix à l'élève de répondre aux questions en kreol ou en anglais. La Section A rapporte 50% des points alors que la Section B, 25%. Quant au deuxième papier, il contient des questions uniquement en anglais. L'élève doit obligatoirement répondre dans la même langue. Ce papier rapporte 25% des points. Soulignons que les langues: français et anglais, ne font pas partie des épreuves bilingues.


Le 18 août à Trianon

Soirée dansante au profit de Terre de Paix

Cette année, la première activité de la Fondation pour L'enfance Terre De Paix, sous l'égide de SolidaRitzArt, se fait en direction de la danse. Une grande soirée dansante au profit de l'enfance en détresse est ainsi prévue le samedi 18 août de 19h à minuit au Hua Lien Club, à Trianon.

"Ce choix s'est imposé à nous de par l'ampleur que prend actuellement cette forme d'expression, qui a réussi à réunir toutes les générations", expliquent les organisateurs. "Le nombre, en constante hausse, d'école de danses, en est une indication très précise. Ce phénomène est de plus porteur d'une riche tradition au niveau de la musique. Tout cela nous est bénéfique au premier degré: les enfants dont nous nous occupons gagneront à être plus exposés à la danse de par la capacité de cette forme d'art à leur procurer un développement physique, émotionnel voire, thérapeutique."

Menu chinois en huit plats; puis ballroom dancing et latin dance par la Koreame Dance Company, dirigée par Andréa et Stellio Grenouille; latin dance et valse lente par Christian et Huguette Cupidon et leur groupe; cha cha cha, valse viennoise par d'autres groupes de danse connus; et variétés pour tous les goûts avec Gérard Lafitte et son orchestre. C'est ce que propose cette soirée qui sera animée par Gérard Manuel. Les billets, fixés à Rs 600 par personne, sont d'ores et déjà en vente auprès de Yen Mee ou Patricia (tel: 238-4196).


Semaine de 40 heures dans l'industrie sucrière

Les syndicats réclament la démission du président p.i. du TAP

Insatisfait de l'Award du Tribunal d'Arbitrage Permanent (TAP) relatif à l'application de la semaine de 40 heures dans l'industrie sucrière, le Front des Syndicats de l'Industrie Sucrière a réclamé la démission de son président p.i., M. Rashid Hossen, lors de la rencontre, jeudi, de ses dirigeants avec le comité ministériel conduit par le ministre de l'Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell.

Lors de cette rencontre, le Front syndical a été informé qu'en dépit de la publication de l'Award qui préconise la semaine de 40 heures sur six jours, le comité technique institué le 20 avril pour se pencher sur le mode d'application de cette disposition n'a pas pour autant été dissous.

Les syndicalistes ont réitéré devant le ministre Boolell et ses collègues, Vasant Bunwaree (Travail) et Rama Valayden (Justice) leur demande pour que les 40 heures dans l'industrie sucrière soient appliquées sur cinq jours pour les laboureurs et les artisans non concernés par la production à l'usine.

Ils ont, à cet effet, de nouveau, fait référence à la "décision politique" prise en 1994 par le Premier ministre d'alors, sir Anerood Jugnauth et son ministre des Finances, M. Rama Sithanen, d'appliquer les 40 heures dans l'industrie sucrière sur cinq jours durant la période d'entre-coupe.

Ils ont souhaité que le gouvernement respecte son engagement et "prenne ses responsabilités" en ayant recours à son pouvoir discrétionnaire.

Par ailleurs, le Front s'est réuni, vendredi, et a décidé de demander au ministre du Travail d'inviter le National Remuneration Board (NRB) de réviser le Remuneration Order (RO) qui régit les conditions de salaires et de travail des travailleurs de l'industrie sucrière.

Parallèlement, le Front soumettra un mémoire à la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA) pour l'ouverture de nouvelles négociations en vue d'un nouveau protocole d'accord dans l'industrie sucrière. La dernière révision du RO de l'industrie sucrière remonte à 1987 alors que le protocole d'accord existant qui lie la MSPA et les syndicats date de 1994.


Hier à La Réunion

Mary-Ann Both-John s'en est allée…

C'est dans un centre hospitalier à La Réunion où elle avait été admise presqu'en urgence que la chanteuse mauricienne Mary-Ann Both-John a rendu son dernier souffle hier après-midi. Elle a succombé des suites d'une longue maladie après avoir commencé un traitement médical à Maurice il y a déjà quelque temps. C'est d'ailleurs à l'hôpital que son compagnon Aldo Ramloll et ses proches l'ont vue pour la dernière fois, il y a un peu plus d'une semaine. Aldo Ramloll a appris la nouvelle tard hier soir et est bouleversé par la disparition de sa compagne. La chanteuse sera incinérée à La Réunion et ses cendres seront remises à ses proches ultérieurement.

À 41 ans, Mary-Ann Both-John tentait de remonter la pente après un long combat contre l'alcool. Rongée par la maladie, la chanteuse parlait ouvertement de sa lutte aux côtés des animatrices spécialisées en toxicomanie féminine du centre Chrysalide, pour retrouver confiance en elle. Cette assurance, Mary-Ann Both John a su la démontrer lors de la pièce Mirak en 2005 où elle chantait de sa voix puissante et limpide pour conter la souffrance des femmes victimes de violence.

Pour les Mauriciens, Mary-Ann Both-John était avant tout cette belle voix rauque qui faisait d'elle une des plus grandes chanteuses de gospel et de blues du pays, voire de la région. Mais la fille de Cassis n'a connu qu'une gloire éphémère avant de tomber dans l'anonymat et de sombrer. En 2003 pourtant, elle avait refait surface pour sortir de l'ombre avec un titre plus qu'évocateur, Anonymous, qui restera son unique album solo. Généreuse, elle chantait avec ses tripes pour donner le meilleur d'elle-même. Et c'est comme ça qu'on aimait l'entendre !

Faisant confiance à des auteurs et compositeurs comme Marcel Poinen ou encore Gaëtan Abel, qui la connaissaient bien, elle avait chanté, dans Enan Lontan: "Kado qui mo finn gagné mo lavwa, lamizik qui to finn donn mwa pou dimé pa mor san manzé…". Sans savoir qu'elle partirait trop tôt. Consciente du don qu'elle avait, Mary-Ann Both-John voulait s'accrocher à la chanson. Mais le destin lui réservait des chemins difficiles et sa croix lui semblait parfois si lourde à porter…

Lorsque Mary-Ann Both-John se joint au groupe Gospel Feeling de Roger Cerveau au début des années 80, la jeune femme est alors employée d'usine, et ne se doute pas que sa voix allait la mener sur scène. Elle se dévoile au grand public, en 1987, au Festival de la Mer. Patrick Pongahet, qui met en scène la comédie musicale Hair, lui donne sa chance. Elle foule les planches aux côtés de Jenny Mackay et d'autres artistes locaux. Avec Hair, Mary-Ann Both-John s'envole pour la Réunion et y retourne souvent pour se produire comme une grande. Les Réunionnais l'avaient adoptée.

À Maurice, elle tente sa chance dans des hôtels et essayera même de faire une percée en France. Mais cela ne marchera pas pour la jeune femme. Même si elle a côtoyé des étoiles de la chanson, Mary-Ann n'a pas pu décrocher la sienne ! Fragile, elle sombre peu à peu… La scène et surtout la chanson lui manquent. Elle surmonte ses difficultés le temps de briller au concours de chants de la Gamme d'Or en 2001. Ce retour encourage ceux qui croyaient toujours en elle et lui tendre la main. Le résultat s'appelle alors Anonymous.

En juin 2005, lors de la première édition de Candlelight au Plaza, Mary-Ann Both-John fait frissonner plus d'un en interprétant l'hymne national a cappella, en présence du Premier ministre et devant des milliers de personnes et de téléspectateurs. Elle s'associera aussi à sa manière au combat de Sandra O'Reilly pour dire non à la violence contre les femmes. Et malgré son état de santé, Mary-Ann Both-John trouvait encore de la force pour travailler à la Commission de l'Océan Indien.


Grand jamboree du centenaire du scoutisme

Cap sur la Grande-Bretagne pour sept scouts mauriciens

Une délégation de sept scouts mauriciens s'envole pour la Grande-Bretagne le 26 juillet prochain en vue de représenter le pays au jamboree du centenaire du scoutisme mondial. Quelque 40 000 scouts de 150 pays sont attendus à ce grand rendez-vous de la jeunesse mondiale.

La délégation mauricienne sera, ainsi, constituée : Stéphane Rasé (20th Upper Plaines Wilhems), Emmanuel Danhoo (1st Upper Plaines Wilhems), Georgina Pierre (1st Upper Plaine Wilhems), Cedric Viney (1st Lower Plaines Wilhems) et Sébastien Commarmond (1st Lower Plaines Wilhems) tous scouts âgés entre 14 et 17 ans. Ils seront accompagnés de deux adultes, à savoir, Benjamin Boodhun, Commissaire responsable des Ressources auprès de la Mauritius Scouts Association (MSA), chef de délégation et Melvin Madelon, membre de l'équipe internationale de service.

Ce jamboree du centenaire se tiendra à Highland Park à Chemlsford du 27 juillet au 8 août. Un millier d'activités sont au programme, notamment des jeux d'aventures. L'ouverture officielle est prévue le 28 juillet sur l'île de Brownsea, dans le sud de l'Angleterre où Robert Baden-Powell lança l'idée du scoutisme fin juillet 1907. La délégation mauricienne sera, à cette occasion, représentée par une fille et un garçon : Georgina Pierre et Sébastien Commarmond.

"Les jeunes de la délégation sont très enthousiasmés à l'idée de représenter le pays à cette grande manifestation du scoutisme. Ce sera, à la fois, l'occasion pour eux de se faire de nombreux amis étrangers et de mieux faire connaître l'île Maurice", a expliqué à Week-End Benjamin Boodhun, le chef de la délégation locale. Chaque délégation tiendra un stand au jamboree pour faire connaître aux autres son pays.

Ce déplacement a été très largement facilité au moyen d'activités de levée de fonds. Le week-end dernier, les membres de la délégation mauricienne étaient en stage de formation à la Baden Powell House en vue de la préparation du camp. La plupart de ces jeunes seront à leur premier déplacement à l'étranger. Ils seront de retour au pays le 15 août très certainement enrichis de cette ouverture sur le monde.


Mouvement Hare Krishna

Festival de chariots samedi prochain

La Janannatha Ratha Yatra, procession annuelle en l'honneur de Jagannath, le seigneur de l'univers, sera célébrée le samedi 21 juillet sur le trajet Abercrombie-Terre Rouge. Cette procession de chars est organisée par l'International Society For Krishna Consciousness (ISKCON). Connue comme le festival de chariots, cette procession réunit chaque année plusieurs centaines de fidèles du mouvement Hare Krishna.

Le point de départ est situé près du poste de police d'Abercrombie. La procession se déplacera en direction de Terre Rouge et son arrivée est prévue à 16h au temple Rameshwarnath de la localité. La cérémonie sera marquée par des chants pieux, des discours, des danses classiques, un mantra music par le Hare Krishna Band et une pièce de théâtre sur la vie de Krishna. À l'issue de la cérémonie, des menus végétariens seront servis aux fidèles. Cette cérémonie sera officiée par sa sainteté Lokanathswami Maharaj.

Cette fête est une occasion par les fidèles de renouer avec une très ancienne tradition. Elle remonte aux temps anciens en Inde, plus particulièrement dans la ville de Jagannath Puri, il y a 5 000 ans. Durant cette manifestation de foi, le dieu Krishna est accompagné de son frère Balarama et sa sœur Subhadra se révèle mystérieusement à ses dévots. Depuis 1967, le festival est organisé dans plusieurs villes du monde dont New York, Los Angeles, Perth, Paris, Londres et Durban. C'est grâce à l'initiative de Sri A.C. Bhaktivedanta swami Prabhupada, le fondateur d'ISKCON, que la première procession fut organisée à San Francisco, États-Unis en 1967.

Le festival de chariots a été célébré pour la première fois à Maurice en 1984 à Triolet à l'initiative d'un dévot, Caranambhuja Das, venu de France. Le premier parcours a été celui de Triolet-Mon Choisy. Des statuettes de Lord Jagannath de sa sœur Subhadra et son frère Balaram sont placées sur un chariot haut d'environ 10 mètres, qui est tiré par les dévots. D'après les écritures saintes, les dévots peuvent atteindre le monde spirituel s'ils arrivent à tirer sur les cordages du chariot, à participer à la procession ou à jeter un regard sur le seigneur Jagannath se trouvant sur le chariot.


Brèves

Journée porte ouverte au collège Sainte-Marie, jeudi prochain

Il y a trois ans, les autorités de l'Éducation Catholique lançaient leur premier collège confessionnel payant. Notamment le collège Sainte-Marie. Pour se faire connaître du public, l'établissement qui est sis à Palma, lui ouvrira ses portes jeudi prochain le temps de découvrir l'éducation proposée par le collège de même que les différents départements qui contribuent au développement des élèves. Durant cette journée d'activité, le public et les parents pourront visiter les salles de classes et les facilités offertes aux apprenants. Par la même occasion, les élèves, à travers des projets, démontreront les notions et autres talents acquis durant les trois années passées à Sainte-Marie

MIE/IGNOU Diploma: La publication des résultats retardée

La General Purpose Teachers'Union n'est pas passée par quatre chemins pour annoncer au directeur de la Mauritius Institute of Education qu'elle envisage une manifestation d'envergure devant les locaux de l'institution si les résultats du Diploma Course ne sont pas publiés dans les plus brefs délais. En effet, dans une lettre qu'elle a adressé le 3 dernier à la MIE, la GPTU réclame la publication des résultats de la MIE/IGNOU Diploma Course de près de 1000 enseignants du primaire. Ces derniers qui pendant presque deux ans ont assisté aux cours assurés conjointement par la MIE et la Indira Gandhi Open University of New Delhi, auraient dû avoir leurs résultats en décembre dernier. Depuis, ils sont toujours dans l'attente.

Mariage civil célébré hier: Vickram Cuttaree a épousé Sarah Collendavelloo

C'est en présence d'une poignée de proches que s'est déroulé, hier, le mariage civil de Vickram Cuttaree et de Sarah Collendavelloo, en attendant des célébrations plus fastes pour le volet religieux à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine. Vickram Cuttaree, haut cadre de la Banque Mondiale à Washington, est le fils du deputy leader du MMM Jayen Cuttaree, alors que Sarah Collendavelloo, avocate, n'est autre que la fille du Senior Counsel Ivan Collendavelloo.

Emploi: Emirates recrute des Mauriciens

Trois Mauriciens, Koosheela Burgus, Gérard Baya et Aftaab Bundhoo, ont été recrutés pour faire partie du personnel de cabine d'Emirates Airline, compagnie aérienne basée à Dubayy. Un nouvel exercice de recrutement de Mauriciens était prévu en fin de semaine.

Les trois premiers Mauriciens sélectionnés par la compagnie arabe d'aviation s'envoleront pour Dubayy en vue d'une formation et d'une évaluation de cinq semaines au Emirates Aviation College. Selon M. Ooomar Ramtoola, manager d'Emirates pour l'océan Indien, le recrutement de Mauriciens par cette compagnie d'aviation s'inscrit dans sa politique de contribution au développement économique du pays.

Koosheela Burgus, Gérard Baya et Aftaab Bundhoo seront basés au "hub" d'Emirates à Dubayy.

Des cours de méditation par la Satyam Gyanam Anandam

La Satyam Gyanam Anandam Society de Dubreuil organise des cours de Science of Meditation le mardi 17 juillet au Kailashnath Mandir de Camp Diable, le mercredi 18 juillet à la Mauritius Red Cross Society, à Curepipe, et le dimanche 22 juillet au Prashant Ashram, Dubreuil. Les cours sont destinés aux personnes âgées de plus de 16 ans. Ils seront dispensés par le swami Paramananda.

Selon A. Mudhoo, secrétaire de l'association, "the Satyam Gyanam Anandam Society is engaged in the propagation of the science of meditation to all seekers regardless of their religions beliefs, social status and any other differences. Its main objective is to expand human consciousness so that there can be real love, peace, brotherhood, understanding and unity. Our activities include courses meditation around the island, sensitization talks and the production of relevant materials".



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 15 juillet 2007