m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 24 juin 2007



Dans le jardin d'Yvette Chan - Le bonheur est dans les plantes
Scènes - Abé Mwa ! À corps et à cris
Spectacle - Circus Sunrise:Voltige, Jonglerie…
Le 6 juillet au MGI - Projection de l'opéra Lakmé filmé en 1976 à Sydney
InsulART - Île et eux
Levée de fonds pour le CATR - 30 peintres exposent pour aider à la réhabilitation
La ravanne - Fusion entre l'homme et la peau
CINEMA
À partir du 29 juin - Apne
Soins capillaires en hiver - Dorloter ses cheveux
Sortie commerciale aux États-Unis le 29 juin - iPhone: Écran en verre renforcé et 8 heures d'autonomie
La petite histoire - C'est la princesse malgache Bety qui aurait introduit le Ravenale à Maurice
Du 18 au 22 juillet - La Caravane Komiko à Rodrigues
Littérature - Daniel de Roulet:En chute libre
BD – Les 99 - Des superhéros pétris de valeurs musulmanes


Dans le jardin d'Yvette Chan

Le bonheur est dans les plantes

Ces petites plantes envahissantes, comme la "villebague", on s'en débarrasserait vite fait. Sans savoir qu'elles trouveraient une place de choix dans le jardin et la cuisine d'Yvette Chan. Celle qui fait confiance aux vertus des herbes et autres plantes, en connaît un rayon sur elles. Yvette les récupère, les achète au Quartier Chinois ou les fait pousser. Elle prépare actuellement un livre où elle partagera tout son savoir sur les bienfaits de la nature.

Une rencontre avec Yvette Chan est un véritable voyage au pays des plantes exotiques doublé d'une incursion dans la tradition chinoise. Passant d'une plante à l'autre, elle parvient aisément à décliner les vertus d'une dizaine de variétés en une poignée de minutes. Yvette surprend agréablement par sa maîtrise des propriétés spécifiques de chaque feuille, herbe et racine. Une connaissance acquise à travers des livres, traduisant sa soif d'apprendre et de maîtriser les choses utiles. Cette femme qui ne cesse de puiser dans un réservoir d'énergie intarissable, dit devoir son savoir à sa mère, Choi Lan, qui l'a elle-même hérité de ses parents herboristes, venus de Chine.

Il n'est pas étonnant que la petite cuisine d'Yvette Chan ressemble à un antre regorgeant de bocaux de fruits confits, feuilles, graines, et autres tang kwi, racines séchées. Il y a là aussi la fleur "aiguille", qui doit son nom à sa forme. "Elle a autant de protéines qu'une viande rouge. Elle peut servir d'ingrédient au meefoon", explique Yvette. Sur d'autres étagères, de multiples thés ou ce café Ingzhi au champignon énergétique se trouvent côte à côte. "Voilà pourquoi je n'arrête pas de courir !", dit-elle dans un éclat de rire en nous montrant la boîte de café.

Dans un des placards, elle a gardé précieusement ce sirop épais de bigarade, mielleuse à souhait mais avec une pointe d'acidité, qu'elle a élaboré. Tout comme elle réinvente la cuisine au gré de ses envies. Elle est pourtant loin d'être un cordon-bleu, précise-t-elle. Mais à l'écouter délivrer sa recette de poulet préparé dans sa macération d'épices et relevé d'une liqueur whisky/grenade (qu'elle a elle-même faite), on a du mal à croire qu'elle ne sait pas concocter des délices.

Dans l'arrière-cour, un trésor

La première des plantes que se plaît à montrer Yvette Chan est le nai. Si elle la brandit volontiers, c'est parce qu'elle est partout. Envahissante comme la mauvaise herbe. On en trouve à Beau Bassin, Trou aux Cerfs, Mahébourg… Le nai, herbe aromatique, aurait une palette de vertus. En décoction, elle aiderait à lutter contre les pertes blanches, la fièvre, la grippe et arrêterait les saignements de nez. Le nai facilite les règles et est énergétique; il favorise également la circulation sanguine, poursuit Yvette. Cette herbe se prépare en fricassée avec du gingembre, précise notre interlocutrice. "Il faut la laisser cuire un peu avant d'ajouter un œuf entier fouetté légèrement et un peu de sel", indique-t-elle. On trouve facilement du nai séché au Quartier Chinois. Dans ce cas, il peut servir de condiment au poulet cuit à la vapeur. Selon elle, on peut ajouter un peu de vin ordinaire dans cette préparation.

Dans son jardin aménagé dans l'arrière-cour, Yvette Chan dispose d'un éventail de plantes qui ont presque toutes des vertus thérapeutiques. "Ooh la la ! Les médecins seront furieux contre moi !", lance-t-elle en nous présentant une plante qu'elle a reçue de Malaisie. "Je l'appelle feuille diabète. Lorsque je prépare des grains secs ou du poulet, j'ajoute ces feuilles. Je dois préciser que nous ne faisons que mettre en pratique ce que nos aînés nous ont transmis. C'est le résultat qui compte", concède notre interlocutrice.

Puis, elle présente fièrement ses deux variétés de ginseng. Et, trônant parmi des fleurs, une de ces espèces rares qui donnent naissance à de petites baies rouges, pour son plus grand bonheur. "Mais ces fruits sont tellement sucrés que les fourmis s'en régalent", se désole Yvette Chan. De son nom scientifique Lycium Barbarum L., cette baie est aussi connue sous l'appellation kee tsi. "Le kee tsi, qu'on trouve également au Tibet et en Mongolie, se boit en infusion. Il agit contre le cholestérol, le rhumatisme et convient aussi bien aux diabétiques qu'aux personnes âgées, puisqu'il purifie les yeux et améliore la vue. J'en prends deux fois par semaine. C'est aussi bon pour la peau. Lorsqu'on prend différentes décoctions, il n'est pas conseillé d'en boire tous les jours. Il faut les alterner", explique notre interlocutrice. Le kee tsi est un stimulant qui sied aux étudiants, souligne-t-elle.

S'il y a une plante populaire mais méconnue pour ses vertus, c'est bien la "villebague", affirme Yvette Chan. Plante sauvage, proliférant dans les champs de canne et dans les jardins, elle convient à ceux qui utilisent constamment leur voix dans le cadre professionnel, et apaise la toux. La "feuille de tortue" est un calmant qui favorise également le sommeil et agit contre la douleur. "Celle qu'on appelle "quatre épingles" baisse la tension quand celle-ci est trop forte. On peut la mâcher comme du bétel."

Dans du papier, des pétales de rose sèchent à l'air libre. Elles seront infusées et consommées comme du thé. Le chrysanthème de Chine, bon pour les yeux selon Yvette Chan, est préparé en infusion. Pour que les infusions soient plus efficaces, Yvette Chan conseille de ne pas les sucrer.


Autodidacte, active et artiste…

Tout ce qu'elle sait, elle l'a appris de sa mère et en se documentant. Yvette Chan est une autodidacte qui ne laisse jamais échapper une seconde. Une véritable boule d'énergie, toujours active. Elle est convaincue qu'elle doit sa tonicité aux décoctions naturelles et à une alimentation saine. Elle précise cependant que lorsque des occasions festives se présentent, elle ne se prive pas des plats qui font la renommée de la gastronomie chinoise.

Guide particulière pour le compte d'un tour-opérateur, elle assure la traduction auprès des visiteurs chinois ne maîtrisant ni l'anglais et le français. Sa maîtrise du mandarin en fait une enseignante qui initie à cette langue des étudiants en partance pour des études tertiaires en Chine. C'est non sans fierté qu'elle nous montre des lettres écrites en mandarin par certains de ses élèves, six mois seulement après leur arrivée au pays de Mao.

Pour se détendre, Yvette Chan se met devant un chevalet où l'attend un tableau abstrait fait de fils nattés. Là, c'est son âme d'esthète qui se révèle…


Le nai

Le nai (armoise), une plante aromatique, peut être préparé en fricassée avec du gingembre et des œufs légèrement battus ou encore selon d'autres déclinaisons. À la Réunion, on l'infuse dans du vin. La plante a alors un rôle de fortifiant: elle ouvre l'appétit. On dit même qu'elle peut servir comme prévention contre la fièvre. En bain, elle soignerait les rhumatismes, l'arthrose, la goutte, et défatiguerait. Présente dans les Mascareignes, elle reste une plante nuisible et envahissante.


Scènes

Abé Mwa ! À corps et à cris

Sur scène, des corps enlacés ou suppliciés, des cris. En face, un public parfois outré par l'intensité des scènes, en tout cas qui réagit. Juin agité pour la saison dramatique. Abé Mwa !, pièce en créole de Gaston Valayden, mise en scène par Darma Mootien, a été présentée en avant-première au Théâtre de Port-Louis. Un rendez-vous riche d'une belle moisson de jeunes talents.

Les pratiques de la scène nourrissent une fois de plus les questionnements sur le monde d'aujourd'hui, en particulier sur la violence. Abé Mwa !: un univers où la cruauté s'arrange de troublants enfermements, répond à la musique au plus profond de l'ombre. C'est l'histoire de Patrick, dont la femme et la fille ont subi les violences les plus atroces. Sept ans après le drame, la victime revient sur les faits dans un jeu de flash-back et pose le problème du comportement qu'on peut adopter par rapport à la violence d'une action qui marque. Perdue, enfermée dans sa solitude, la victime ne cesse de recomposer, d'ouvrir des espaces d'interrogations diverses en arpentant le plateau.

La distribution de la pièce réunit une figure au passé théâtral "riche", dans une création actuelle. Gaston Valayden s'en sort assez bien dans l'interprétation d'un personnage qui jette en pleine lumière ses souvenirs et récriminations longuement rabâchées. Ensuite, il ne cesse de faire payer le prix de leurs actes aux bandits qui ont violenté sa famille. Les mots, les cris résonnent drôlement sur la scène noire. Les acteurs sont placés dans une situation d'enfants punis, condamnés à se confronter à leurs peurs et leurs fantasmes. Dans cette panic room, les comédiens sont aux prises avec la violence sous toutes ses formes.

La mise en scène place le corps au centre (corps des femmes, corps des agresseurs, désirs, passage à l'acte, supplices). Il faut s'accrocher parfois, mais le jeu en vaut la chandelle: on voit rarement un tel engagement, une telle intensité sur un plateau actuel. Même la durée du spectacle, plus d'une heure, plaide pour les acteurs. Dans ce théâtre de la cruauté, Vinaya Sungkur et Kristeven Mootien surprennent par l'intelligence de leur jeu. Si le texte manque parfois de subtilité, il est néanmoins bien interprété.

Cette plongée dans la violence trouvera, on l'espère, d'autres scènes.


Spectacle

Circus Sunrise:Voltige, Jonglerie…

Cirque d'hiver pour retrouver ses émotions d'enfant. La troupe australienne Circus Sunrise a installé son chapiteau dans le Parc de Trianon en attendant d'aller dans le nord pour émerveiller le public mauricien. Huit spectacles chaque semaine sont prévus jusqu'à fin septembre. En attendant la première représentation fixée au 29 juin, les artistes sont en pleine répétition.

Longtemps on n'avait pas vu si joyeux, si virtuoses, si virevoltants numéros. Lorsqu'on pénètre le cirque Sunrise, trois artistes s'exécutent au chinese "diabolo", sorte de yoyo. Il y a aussi des numéros d'acrobatie dans les répétitions qui ont lieu à Trianon.

Des grands classiques de la voltige aux exercices de sangles aériennes, des spectaculaires sauts à la bascule aux numéros de jonglerie, en l'espace d'une heure quarante minutes. Sans oublier les astuces et mimiques délicieusement ringardes des clowns… Les artistes de Sunrise nous entraînent dans une ronde joyeuse ponctuée de chorégraphies exécutées par d'hyperjolies filles, accompagnées de musique contemporaine.

David Meatchem, le directeur de la troupe, nous parle rapidement des surprises réservées au public vendredi prochain: costumes variés pour artistes aux multiples talents, cirque résolument moderne avec ses numéros de haute voltige.

Circus Sunrise, c'est une success story. L'histoire d'une famille de 10 artistes installés en Australie qui décident, en 1996, de devenir indépendants. Aussi producteurs, éclairagistes, metteurs en scène, ils se sont produits surtout en Asie, Taïwan, Singapour, Japon. Dans leurs costumes flambant neufs, ils lorgnent vers un spectacle entre cascades, ballets et dérisions pleines d'humour. Les spectateurs (environ 600 personnes) seront installés en demi-cercle pour une grande proximité avec les artistes et pour mesurer le côté spectaculaire de leurs numéros. Émotions garanties d'avance. C'est nouveau.

Les grands "Circussiens" se préparent depuis deux semaines. Ils réalisent un rêve vieux de vingt ans: émerveiller le public. On va rire, frissonner aux côtés des enfants qui vont se forger leurs futurs souvenirs de cirque.


Le calendrier

Le calendrier des représentations du Circus Sunrise s'établit comme suit:

- de mardi à jeudi à 18h30

- le vendredi à 19h30

- le samedi à 15h et 19h30

- le dimanche à 14h et 17h

Trois types de places sont disponibles à Rs 200, Rs 300 et Rs 350 pour les adultes et Rs 150, Rs 200 et Rs 300 pour les enfants.

Les billets sont en vente à travers le Rézo Otayo (Tel: 466-9999 ou www.otayo.com) et à l'entrée du cirque deux heures avant la représentation.


Le 6 juillet au MGI

Projection de l'opéra Lakmé filmé en 1976 à Sydney

Lakmé, magnifique opéra de Léo Delibes, a fait l'objet de bien des mises en scène. En attendant de le voir peut-être monté chez nous, Otayo propose au public local, le 6 juillet prochain, une projection de l'une des versions enregistrées en 1976 à l'Opéra de Sydney. Version qui nous intéressera sans doute plus particulièrement de par la présence du ténor mauricien Henri Wilden aux côtés de la grande Joan Sutherland. Sans oublier Clifford Grant.

La présentation de Lakmé en 1976 à l'Opéra de Sydney fut, nous dit-on, un événement remarqué de par la qualité de ses interprètes et de ses somptueux décors et costumes. Le rôle de Lakmé y était tenu par Joan Sutherland, une des meilleures sopranos de cette époque, mondialement réputée, alors que notre compatriote Henri Wilden, alors en poste à l'Opéra de Sydney, y a incarné le rôle de Gérald (l'officier anglais). Les deux chanteurs étaient alors au sommet de leurs carrières respectives. La chaîne de télévision ABC avait filmé cet opéra le 18 août 1976, ce qui nous donne la chance de pouvoir le voir aujourd'hui dans une version remasterisée en 1991.

Lakmé se situe dans le paysage lyrique et musical du dernier quart du XIXe siècle français. L'action se passe en Inde, à l'époque de la conquête coloniale anglaise.

Dans le premier acte, on peut voir le brahmane rebelle Nilakantha, qui célèbre des cultes interdits dans un temple secret. Avec sa fille, la prêtresse Lakmé, il prie et s'élève contre les forces de la colonisation. En compagnie de son esclave, Mallika, Lakmé va cueillir des fleurs de lotus dans le jardin sacré (célèbre duo Viens, Mallika... sous un dôme sacré). Au même moment, la fille du gouverneur, Ellen, en franchit la clôture, accompagnée de deux officiers, Gérald et Frédéric. Gérald aperçoit sur une table les bijoux sacrés de Lakmé. Il reste sur place pour les dessiner. Survient Lakmé, qui lui demande de fuir mais se sent dévorée par un sentiment passionné (partagé). Arrive Nilakantha. Il voit que l'enceinte du temple a été profanée et se promet de châtier le coupable.

Célèbre Air des Clochettes

Le décor de l'acte II est la place du marché. Nilakantha, déguisé en mendiant, force Lakmé à chanter la chanson d'une vieille légende (l'Air des clochettes). Gérald voit Lakmé et se trahit. Nilakantha confie sa fille à son serviteur Hadji et part se venger. Poignardé et laissé pour mort par Nilakantha, Gérald n'est que blessé. Lakmé ordonne à Hadji de l'emmener dans la forêt.

C'est dans une hutte, cadre de l'acte III, que Lakmé propose à Gérald de boire avec elle l'eau d'une source sacrée qui assure un amour éternel et permet d'être protégé par les dieux. Mais Frédéric survient et annonce à Gérald que leur régiment part dans une heure. Lakmé revient avec la coupe et voit que l'humeur de Gérald a changé. Elle comprend et, désespérée, avant de lui tendre la coupe, mord en cachette une fleur mortelle. Alors que Nilakantha surgit, Lakmé sauve Gérald en révélant à son père le lien sacré qui l'unit à elle. Lakmé expire, Gérald est effondré, Nilakantha chante l'ascension aux cieux de sa fille.

À découvrir ou redécouvrir donc le vendredi 6 juillet prochain sur l'écran du MGI à partir de 19h. La projection est d'une durée de 2h15.

Attractions orientales

Un des romans de Pierre Loti, qui servit d'inspiration à Lakmé, raconte les amours d'un lieutenant de vaisseau et d'une Tahitienne, qu'il doit quitter pour échapper à la tuberculose. Les librettistes Edmond Gondinet et Philippe Gille s'en sont bien écartés. S'ils situent l'action de l'opéra en Inde, c'est que l'orientalisme était devenu, dans la France artistique (et donc musicale) de cette époque, une valeur sûre…

Billetterie

Les places de première sont disponibles à Rs 400 et ceux de seconde à Rs 300 (avec des tarifs préférentiels de Rs 350 et Rs 250 pour les adhérents d'Otayo et les seniors. Les billets sont en vente exclusivement dans le Rézo Otayo (tel:466-9999).


InsulART

Île et eux

À Flic en Flac, 30 artistes issus des îles (13 Mauriciens et 17 étrangers) habitent l'instant. Représentants de l'art contemporain dans le contexte insulaire, ils élaborent des œuvres d'une facture très libre. Définis par l'insularité, la notion d'exotisme, ils s'adressent à l'espace.

InsulART est un concept élaboré pour le deuxième atelier de pARTge (du 14 au 28 juin). Le principe est de créer un environnement à échelle humaine pour des échanges entre artistes au regard délimité par les rives des îles. L'art se rapproche de sources d'inspiration dans une abolition de la distanciation.

Car tous ces artistes sont pétris de leur culture propre, de leur passé de colonisés, de la poétique de l'exil. Mais tous refusent le regard de l'Occident sur l'autre. Ils cherchent à développer de nouvelles techniques et créer un lien entre insulaires en fonction de ce qu'ils ont en commun. pARTage donne à tous ces artistes l'occasion de tisser des liens et d'exploiter l'insularité comme moteur de création. C'est à ce titre que les œuvres des artistes en résidence face à la mer seront vues différemment à la clôture de l'événement.

S'agissant de l'atelier de création, les participants travaillent à leur propre rythme. Les journées sont occupées par des discussions (aspects techniques et personnels) sur le travail en chantier. Les soirées plus formelles sont animées de projections diapos et autres causeries d'artistes internationaux.

Le public saura accompagner ces artistes puisqu'une journée "portes ouvertes" ce dimanche permettra de prendre la mesure de la manifestation à travers divers échanges. Une occasion d'amener le public mauricien vers différentes pratiques artistiques. Le spectateur pourra déambuler à travers l'œuvre ou la confronter de manière physique. Du nouveau dans le contexte de l'art insulaire, l'art informel.

Les travaux des participants seront regroupés lors d'une exposition visible le 28 juin à l'Institut Mahatma Gandhi. Autre retombée de cette manifestation: la création d'un site web destiné aux artistes de l'océan Indien. L'initiative revient à la Commission de l'océan Indien (COI). Il s'agit là d'une plateforme virtuelle pour promouvoir et valoriser les travaux des plasticiens de la région.


Levée de fonds pour le CATR

30 peintres exposent pour aider à la réhabilitation

Trente artistes peintres mauriciens ont répondu favorablement à la demande du Lions Club de Pamplemousses en donnant des toiles dont la vente servira à financer un projet d'extension du Centre d'Accueil de Terre Rouge (CATR), œuvrant à la réhabilitation face à l'alcoolisme et à la toxicomanie. La Galerie IBL à Port-Louis accueillera l'expo-vente y relative du 28 juin au 1er juillet.

Plusieurs artistes peintres locaux, certains très connus tels Vaco Baissac et Pascal Lagesse, d'autres moins connus et certains à découvrir, ont donc décidé de manifester leur engagement dans la lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie, en faisant don de toiles au CATR en vue d'une expo-vente. Des tableaux d'inspiration, de styles et de formats divers seront ainsi mis en vente à la Galerie IBL, rue Dr Ferrière, Port-Louis. Le vernissage aura lieu le 28 juin 2007 à 18h30, en présence des artistes donateurs. L'expo s'y poursuivra ensuite jusqu'au 1er juillet.

Cette initiative est à mettre au crédit du tout jeune et dynamique Lions Club de Pamplemousses, afin de contribuer à la volonté du CATR d'élargir sa campagne de prévention anti-toxicomanie. Le Centre ambitionne en effet d'agrandir ses présentes facilités infrastructurelles pour se doter d'un multi purpose hall et doubler ainsi sa capacité d'organisation de sessions de prévention et d'information en direction des éducateurs, parents, etc. Actuellement, ces sessions ne peuvent avoir lieu qu'une fois tous les deux mois, faute de place. Le CATR offre aussi des sessions de réhabilitation in house de 9 semaines, à un maximum de 15 personnes à la fois, alors que la demande est beaucoup plus conséquente. Le hall permettrait dans cette optique de doubler la capacité d'accueil du CATR.

C'est dire si les amateurs d'art et les personnes désireuses de soutenir cet effort sont invités à venir nombreux à cette expo-vente, nouvelle manifestation de l'art au service d'une bonne cause.


La ravanne

Fusion entre l'homme et la peau

Emblématique, la ravanne a vu la naissance du séga et l'accompagne dans son évolution. Percussion typique, il se mêle désormais à toutes les tendances, sans complexe. La musique étant à l'honneur ces derniers jours, l'occasion nous est donnée de faire un clin d'œil à cet instrument que certains considèrent aussi symbolique que le dodo…

Elle est chantée, vantée, vénérée… Au contact de sa peau, les musiciens qui savent l'apprécier frémissent. "C'est une sensation que les mots ne peuvent expliquer", concède Menwar. Comme lui, lorsque ses pairs caressent de leurs paumes ou frappent de leurs doigts la peau tendue et chauffée de la ravanne, le son qui prend naissance n'est pas qu'un écho. Il est pour ceux qui l'adulent le fruit d'une fusion passionnelle entre l'homme et le cercle.

Maître instrument de notre patrimoine musical, la ravanne fait danser depuis la nuit des temps, et sait parfaitement transposer les sentiments profonds qui habitent l'être. La tristesse qui vient des entrailles et la joie qui fait battre les cœurs… Le séga ne pourra se passer de la ravanne, même si cette dernière est souvent éclipsée par l'usage de l'informatique et la peau synthétique. Parce que la ravanne, qui "a pris naissance dans la souffrance, ne disparaîtra pas", rappelle Ram Joganah de Latanier. Et Menwar de convenir "qu'elle ne disparaîtra pas comme le dodo ! Mais, comme lui, la ravanne est notre symbole". Pour le chanteur engagé de Latanier, c'est avec Fanfan, qui habitait à l'époque à Palma, qu'il a appris à accoucher les premiers sons de la ravanne. "Li'nn montré mwa koman aranz ravann, koman sof ravann", raconte Ram Joganah.

La ravanne sait être puissante et douce à la fois. C'est le feu qui dicte son humeur. Plus la peau de la chèvre, du cabri ou du mouton est proche de la chaleur, plus le son prend de la consistance, explique Ram Joganah. Mais elle peut s'adoucir pour accompagner une ballade; il faut alors la tenir à une certaine distance de la chaleur pour affiner le son.

Le feu, son amie, est aussi une contrainte. Pour contourner cet obstacle, l'homme a inventé la ravanne synthétique. Pratique, elle émet un son quasiment pur. Incomparable à la ravanne naturelle, s'empressent de dire Menwar, Marousia Bouvery d'Abaim, Zul Ramiah… "Pou ki son la parey ar ravann lapo, bizin bat li enn sertenn fason ar lamé", explique Ram Joganah. Menwar a mis en place un système qui remplace le feu et qui peut être transposé sur scène. "Il s'agit d'une caisse qui est camouflée avec un emballage sombre, à l'intérieur de laquelle un spot et un deamer sont installés pour activer la chaleur, qui peut être aussi réglée". Mais ils sont ne sont pas nombreux à avoir recours à cette astuce. "Plus une ravanne s'imprègne de la transpiration des mains de l'homme, plus le son se révèle différent. Une ravanne qui noircit au fil du temps, traduit une fusion entre celle-ci et l'homme. Mwa zamé mo pa netway mo ravann", confie Ram Joganah. "Mo kontan li natirel, pa bizin met désin. Ravann désin li bon pou salon", ajoute-t-il.

Ravanne en partage, Ravanne en héritage: un livre, un hommage

Comme une histoire qu'on écoute et qu'on mémorise, la ravanne peut être apprise. Pendant longtemps, son apprentissage s'est fait sans support écrit. À l'école de ravanne de Menwar et d'Abaim, les partitions élaborées respectivement par eux contribuent à son initiation. Lorsqu'à la fin des années 80, Menwar réalise des partitions pour cette percussion, il ramène celle-ci au même niveau que d'autres instruments. "Tou dimoun kapav pran enn zafer, kouma enn lamok ek tap-tap lor la. Me bizin ena enn metodolozi ek prinsip ki bizin respekté pou zwe enn linstrima", précise-t-il.

Marousia Bouvery ajoute que "la transmission doit aussi être théorique". Elle explique qu'une partition rend l'instrument accessible à tous. Le livre qui sera bientôt publié par Abaim sur la ravanne évoquera cet aspect. En août prochain, pour marquer ses 25 ans, le groupe sortira Ravanne en partage, Ravanne en héritage.

Héritage ancestral, la ravanne serait-elle qu'une affaire d'homme ? On peut en effet compter sur les doigts de la main le nombre d'artistes professionnelles ou de chanteuses qui évoluent sur nos scènes, ravanne en main. "À l'école de ravanne d'Abaim, il y a environ 5 éléments féminins qui en jouent", dit Marousia Bouvery. "J'ai formé une ou deux filles. Mais après, elles s'en vont parce qu'elles ont des contraintes personnelles, familiales", intervient Menwar. "C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup de femmes qui en jouent", concède l'artiste d'Abaim. "O fe, li parey kouma pena boukou fam ki zwe batri, bass… La femme sur scène est chanteuse, choriste."

Instrument typique, la ravanne n'a pas pour certains la même noblesse que le piano ou le violon. Elle attire peu. Mais au-delà de cette explication, il y a aussi un fait. Marousia Bouvery s'interroge: "Dans des groupes de musique, est-ce que l'homme donne l'occasion à la femme de se mettre en avant avec une ravanne ? Mon groupe m'a donné l'occasion de le faire." Selon elle, il faudrait peut-être se poser la question de savoir combien de groupes accordent une place à la ravanne. "L'ironie veut qu'on chante: ravann apé baté, alors que c'est la batterie qui se fait entendre !", dit-elle.

Ravanne réglable-Fallait y penser

Une ravanne réglable à l'aide de vis pour permettre à la peau de s'étendre et qui n'a pas besoin d'être chauffée. C'est une innovation dans le domaine de la fabrication de la ravanne à peau d'animal. Ce concept, signé Zul Ramiah, vient faciliter la tâche des artistes. Les ségatiers qui se produisent dans les hôtels peuvent donc s'en servir à la place de la ravanne synthétique, puisque celle qui est réglable reste authentique.

Zul Ramiah, qui a fabriqué 17 ravannes, ne les commercialisera pas sur le marché. Il vendra une certaine quantité à des institutions et mettra à la disposition de ceux qui sont intéressés le kit explicatif de la fabrication de l'instrument réglable.

Tournée-OSB à la conquête de l'Europe de l'Est

Après une tournée de deux semaines en Allemagne, les Otentik Street Brothers reprennent bientôt les routes d'Europe pour d'autres représentations d'envergure. D'abord, un petit saut au Fusion Festival de Berlin, prévu le 30 juin. Ensuite, le 5 juillet, les artistes de Plaisance se rendront en République Tchèque pour participer au Rock for People Festival. Le 6, ils seront à l'affiche du Soca Reggae Riversplash en Slovénie. Le 8, back to Germany, pour défendre les couleurs mauriciennes au Cologne Summerjam Festival. Le 15, ils fouleront les planches de Colours of Ostrava en République Tchèque. C'est le 27 juin que leur album Revey twa sortira dans les pays européens et sera disponible dans les bacs de la FNAC, entre autres.

Album-Pu toi mama de Latanier

Sorti jeudi dernier, journée dédiée à la musique, ce single du groupe Latanier est un hommage à l'Afrique, terre et mère des hommes. Pu toi mama est aussi un titre à double sens, puisque l'album est une ode à la femme qui enfante. Le titre éponyme est écrit, composé et interprété par Pramen Armoogum, tandis que Raam Afrika est une œuvre de Ram Joganah. Les deux chanteurs qui ont participé à la conception musicale sont accompagnés par Anil Roopchand, Henriot Figaro (qui signe l'arrangement) et Clément Legris.


CINEMA

Ocean's 13-Gentlemen cambrioleurs

Film de Steven Soderbergh

Avec George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Al Pacino…

Durée: 2h20Après Ocean's 11 et Ocean's 12, place (logique !) à Ocean's 13. Troisième épisode donc de la saga dédiée aux voleurs les plus beaux du monde. Danny Ocean (George Clooney) et sa bande n'ont eu besoin que d'une raison pour organiser le vol de casino le plus ambitieux et le plus risqué: défendre l'un des leurs. Mais cette fois, il faudra plus que de la chance pour emporter la mise.

Quand Willy Bank (Al Pacino), propriétaire sans scrupule du casino, trahit l'ami et le mentor de Danny Ocean, Ruben Tishkoff (Elliott Gould), le laissant dans une condition critique, il ne se doute pas que son double jeu fera tourner la chance contre lui.

Outrés par cette injure faite à leur mentor, tombé gravement malade depuis, Danny Ocean et Rusty Ryan recomposent leur équipe afin de cambrioler le casino, dès le soir de son inauguration, en simulant un tremblement de terre. À cour t de liquidités, Ocean se tourne vers son ancien rival, Terry Benedict, qui, en échange de son aide, lui réclame les diamants que Bank garde sous sa voûte. Le jour J arrive et, tandis que ses complices sont à pied d'œuvre, Linus Caldwell se charge de distraire Abigail, la redoutable et séduisante assistante de Willie. Le plan est complexe, dangereux et presque impossible. Mais la bande est prête à tout lorsqu'il s'agit d'un des leurs…

Pacino: Yes !

Lors du tournage, Al Pacino se souciait de sa côte d'amour auprès du gang de Clooney & Cie, et a donc demandé au producteur Jerry Weintraub ce que ses jeunes partenaires pensaient de lui. Le producteur rétorqua: "C'est très facile de te répondre. Toi, qu'est-ce que tu pensais de Marlon Brando quand tu as tourné Le Parrain ? C'est ce qu'ils pensent de toi !" Et Brad Pitt d'ajouter: "Al a fait grimper notre respectabilité… et nous avons fait descendre la sienne en flèche !"

ABC (Rose-Hill) et Cine City (Port-Louis)

Le prix à payer-Règlements de compte

Film d'Alexandra Leclère

Avec Christian Clavier, Nathalie Baye, Gérard Lanvin, Géraldine Pailhas…

Durée: 1h35

Une histoire d'amour (un peu) et une histoire de pognon (à mort). C'est la valse à trois temps qui rythme la vie d'Odile et Jean-Pierre, couple bourgeois marié depuis belle lurette, et de Gérard et Sophie, ensemble depuis quelques années et au bord de la rupture. Les uns croisent les autres, certains préfèrent l'argent au sexe, d'autres veulent ranimer la passion éteinte par tous les moyens. Et, forcément, ça finit en joyeux bordel, où les règlements de compte fusent à tout va…

Habitué à travailler avec des réalisatrices (Nicole Garcia, Agnès Jaoui, Alexandra Leclère…), Gérard Lanvin trouvent en elles une "exigence", une "passion" et une "exactitude" qui feraient cruellement défaut chez les hommes. "Un proverbe polonais dit: "L'eau, le feu et la femme ne disent jamais assez". C'est vrai et c'est ce que j'aime. Et puis quand il faut être ferme, les femmes sont des montagnes. J'aime particulièrement travailler avec elles, elles m'ont toujours fait avancer grâce à cette fermeté. J'ai un profond respect pour ces patronnes qui m'ont fait conÞance, ce sont des battantes que j'aime".

Star (Port-Louis et Curepipe)

Toujours sur nos écrans

Dreamgirls-Au cœur du rêve

Film de Bill Condon

Avec Jamie Foxx, Beyoncé Knowles, Eddie Murphy, Danny Glover, Jennifer Hudson…

Durée: 2h11

Ce film conte l'ascension vertigineuse de la plus célèbre des chanteuses du label Motown, Diana Ross. Bien connu des amateurs de soul et de funk, le label Motown fut une écurie musicale et militante qui publia énormément de disques, dont les plus grands succès des musiques black des 60's et 70's. Diana Ross débuta sa carrière artistique au sein des Supremes en 1961 !

Beyoncé Knowles, Jamie Foxx, Eddie Murphy, Danny Glover… tous réunis à l'affiche de Dreamgirls. La chanteuse Beyoncé Knowles, fan du spectacle musical de Dreamgirls, s'est présentée à l'audition et a été prise pour interpréter le rôle de la diva de la soul Diana Ross. Quant à Jamie Foxx, il a refusé au départ de jouer le rôle de Curtis Taylor, car le salaire ne lui correspondait pas. Mais dès qu'il a appris que Eddie Murphy et Beyoncé Knowles faisaient partie du casting, l'acteur a finalement changé d'avis. Pour choisir l'actrice qui devait incarner le rôle d'Effy, les producteurs ont auditionné 783 filles, et ont retenu Jennifer Hudson, l'une des finalistes de l'émission de télé réalité American Idol aux États-Unis, qui obtiendra pour Dreamgirls l'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle.

Star (Port-Louis et Curepipe)

Spider-Man 3-Double, Trouble

Film de Sam Raimi

Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco… Durée: 2h19

Dans Spider-Man 3, basé sur les célèbres bandes dessinées éditées par Marvel Comics, Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros.

L'horizon pourtant s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs, transformant également sa personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et vengeur que Peter s'efforce de contrôler. Sous l'influence de son costume, il devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui le caractérisait avant, Spider-Man va faire face à ses démons lorsqu'il affrontera deux des pires méchants de l'histoire, l'Homme-sable et Vénom, dont l'extraordinaire puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux qui lui sont chers.

L'homme-araignée dévoile son côté le plus sombre, quittant par moments sa panoplie rouge pour devenir un personnage vêtu d'une combinaison entièrement noire…

Bientôt au Star (Port-Louis)


À partir du 29 juin

Apne

Baldev Choudhary (Dharmendra), un ancien boxeur, a connu des bonnes et des mauvaises saisons sur le ring. Les multiples ramifications dans ce domaine l'amènent à s'éloigner du monde de la boxe. Il croit être victime d'un complot. Il n'a pas pu réaliser son rêve de devenir un grand champion mais il a quand même la satisfaction de voir son fils Angad (Sunny Deol) briller sur le ring. Baldev trouve un jour l'occasion de retrouver sa gloire d'antan en participant à un show télévisé populaire en tant qu'entraîneur d'un jeune boxeur. Mais celui-ci le quitte pour un meilleur entraîneur.

Karan (Bobby Deol), l'autre fils de Baldev, vient de lancer son premier album. En raison des difficultés financières de son père, il abandonne sa carrière pour monter sur le ring. Il devient bientôt le champion mondial dans la catégorie des poids lourds. Le malheur le frappe durant un combat et il se retrouve paralysé et doit garder le lit. Angad se charge de laver l'affront subi par son père et de rétablir son honneur perdu sur le ring.

Le casting comprend trois membres de la famille Deol. Le père Dharmendra et ses deux fils, Sunny Deol et Bobby Deol, ont connu des fortunes diverses. Sunny Deol retrouve le même réalisateur qui lui a permis de décrocher le titre de meilleur acteur aux Filmfare Awards pour son rôle dans Gadar. Bobby Deol, après l'échec de Shakalala Boom Boom, compte sur Jhoom Barabar Jhoom (déjà sur nos écrans) et Apne pour redorer son blason.


Aap Ka Surroor

Thriller musical de Prashant Chadha

Avec Himesh Reshammiya, Malika Sherawat, Hansika Motwani

Après avoir connu un immense succès lors de sa tournée mondiale effectuée l'année dernière, Himesh fait ses débuts comme acteur dans Aap Ka Surroor. Ce film nous livre quelques secrets sur la vie de cet illustre chanteur-compositeur, ses relations amoureuses… Hansika Motwani, child star de Koi Mil Gaya et Jaago, donne la réplique à Himesh dans ce thriller musical où la première partie nous montre le chanteur qui fait des révélations sur sa vie privée. L'autre partie est plutôt mouvementée, avec des poursuites à Berlin, Bangkok et en Thaïlande. Deux hélicoptères, un avion privé et dix voitures BMW ont été utilisés pour rendre plus attrayantes les scènes d'action. Ce film contient également des morceaux qui ne manqueront pas de ravir les inconditionnels de Himesh.


Toujours à l'affiche

Jhoom Barabar Jhoom

Rikki Thukral (Abhishek Bachchan), un ressortissant du Pendjab, a élu domicile à Southhall. Il ne jure que par l'argent et se livre à toutes sortes de trafic. Alvira Khan (Preity Zinta) est manager chez House of Frasers et originaire d'une famille pakistanaise vivant à Londres. Elle a toujours voulu épouser une personne de race blanche. Les regards de Rikki et d'Alvira se croisent à la gare ferroviaire de Birmingham. En attendant l'arrivée de leur fiancé respectif, ils prennent le café sur la terrasse d'un café bondé…

Jhoom Barabar Jhoom est un bon divertissement qui devra plaire aux amateurs de comédies débridées. Les quiproquos et les situations burlesques montrent des personnages qui s'attirent, se repoussent en un étrange ballet. Il y a suffisamment de scènes fortes et d'images saupoudrées d'un solide humour pour plaire au public.


Soins capillaires en hiver

Dorloter ses cheveux

Rêches et cassants ? Gras, secs ou pellicules ? Les rayons lumineux n'y "rebondissent" plus… À cause du froid et du vent qui agressent nos cheveux en cette froide saison, ils ont tendance à devenir ternes. Pour faire face à cette situation et protéger notre tignasse, des soins capillaires adaptés s'imposent ! Nos cheveux ont besoin d'être bichonnés.

"Quel que soit le type de cheveux, l'effet du vent graisse le cuir chevelu, dessèche les pointes et agresse les cheveux, pour la gent féminine comme chez les hommes", explique un coiffeur. Parce qu'en hiver, notre cuir chevelu est encore plus gourmand de soins, il est important de lui accorder une attention particulière en choisissant des soins qui permettront à nos cheveux d'affronter le froid, en gardant brillance et éclat, souligne notre interlocuteur. Pour les personnes aux cheveux gras, il conseille "de ne pas exposer des cheveux que l'on vient de laver au vent, sans les avoir au préalable séchés. Les cheveux mouillés se graissent plus vite avec le vent". Cela leur donne un aspect sale alors qu'on vient à peine de se faire un shampooing. Pour éviter cela, il est conseillé d'utiliser un shampooing régulateur.

Toutefois, si les pointes sont sèches, un shampooing équilibrant pour racines grasses et pointes sèches serait plus approprié. En effet, soumise aux agressions extérieures, la fibre de notre chevelure devient rêche, terne, cassante. Ce sont les pointes qui souffrent le plus: elles deviennent fragiles, fourchues. Notre coiffeur indique que l'application d'un sérum (en hiver comme en été) après le séchage des cheveux nourrit les pointes et leur donne brillance. Le sérum, avant le séchage, est également conseillé pour les cheveux secs afin de les empêcher de fourcher. "Pour ceux qui utilisent beaucoup les appareils lissants, il est important de toujours utiliser une crème protectrice avant l'utilisation de l'appareil, et ensuite appliquer un sérum". Et pour les cheveux qui ont tendance à frisotter avec l'humidité, notre coiffeur conseille d'adopter des soins lissants pré-brushing.

La saison des pellicules

Avec le changement de saison, on voit l'apparition de pellicules, et, dans certains cas, un foisonnement de pellicules. Ceci est dû au fait que le froid est vasoconstricteur, affaiblissant l'irrigation du cuir chevelu. Les variations d'atmosphère peuvent ainsi déséquilibrer le pH du cuir chevelu et déclencher l'apparition d'irritations et de pellicules.

Notre interlocuteur conseille d'éviter les shampooings 2 en 1 et de privilégier un shampooing antipelliculaire purifiant, adéquat au cuir chevelu, notamment un shampooing doux antipelliculaire pour les cheveux secs, et purifiant antipelliculaire pour les cheveux gras. "Toutefois, ce ne sont pas essentiellement les changements climatiques ni le type de cheveux qui sont les premières causes provoquant l'apparition de pellicules", précise-t-il. Parmi les facteurs influents: le stress, la fatigue, le manque de sommeil, une mauvaise alimentation… Un traitement approprié aidera à faire disparaître les pellicules.

En cette saison, les cheveux permanentés ou colorés méritent également une attention particulière. Outre le shampooing et après-shampooing adapté, les crèmes ou baumes hydratants assurent la protection de vos cheveux. Ces mêmes soins capillaires sont conseillés aux messieurs qui, selon notre interlocuteur, ont de plus en plus besoin régulièrement des soins en la matière.


Thalgo:L'univers de la beauté marine

Les spas sont de plus en plus des lieux privilégiés, incontournables pour la détente et l'évasion vers lesquels se tournent les Mauriciens pour évacuer le stress quotidien. Afin d'aider les esthéticiennes à optimiser les services offerts dans ces lieux de prédilection pour se ressourcer, Cosmo Diffusion Ltée opère depuis une dizaine d'années dans le secteur. Cette entreprise, placée sous la direction de Magalie Martial, est spécialisée dans la commercialisation des soins marins Thalgo, ainsi que la formation du personnel utilisant ces produits dans leur salon.

Comprenant une gamme corporelle, faciale, nutritionnelle, solaire, épilatoire et ainsi qu'une gamme complète pour les hommes, Thalgo est une marque professionnelle axée sur la recherche et le développement, le service marketing et la formation, pour offrir au corps ce qu'il y a de meilleur. Depuis 1970, l'institut Thalgo, puisant dans les richesses de l'océan, approvisionne les principaux centres de thalassothérapie en AME (Algues Micro-éclatées) dans plus de 80 pays, dont Maurice. "L'offre Thalgo est complète, avec un vaste choix de soins performants, testés et prouvés, qui répondent aux besoins et aux exigences de tous. Pour chaque type de peau, nous avons un produit, un soin", indique Magalie Martial. Cette dernière propose également une deuxième ligne de produits, les soins Terraké.

Cosmo Diffusion commercialise également des équipements modernes, alliant confort et bien-être, pour les salles de massages, les hammams, les saunas. "Afin d'optimiser au maximum le service que proposent les spas, tant au niveau des soins de la peau qu'au niveau du bien-être et confort de la clientèle, nous leur proposons des sessions de formation", indique Magalie Martial. Les esthéticiennes souhaitant parfaire leurs connaissances en matière de soins du corps et du visage peuvent intégrer le cours de formation annuelle.

Comme chaque année, Cosmo Diffusion renouvelle l'expérience en conviant les esthéticiennes professionnelles (travaillant avec les produits de la marque Thalgo) ainsi que celles en phase de fin d'études d'esthétique, à suivre ces cours qui durent une semaine. Ils se tiendront à l'hôtel El Monaco du 28 juin au 2 juillet 2007 de 9h30 à 17h.


Du 6 au 8 juillet - Festival de la forme et du bien-être

Après le succès de la première édition du Salon de la beauté, de la forme et de la santé, Glitter Co. Ltd, compagnie organisatrice, renouvelle l'expérience en conviant le public à la deuxième édition du Wellness Festival.

Du 6 au 8 juillet, réunis au centre de conférence de Grand-Baie, une trentaine d'exposants présenteront au public divers produits et services. Allant des produits de beauté, de soins et diététiques aux services de dentisterie, en passant par les équipements et accessoires de sports, pour les salons de coiffure et d'esthétique, et les centres de remise en forme et de spa, le Wellness Festival sera la plate-forme d'une pléiade d'exposants spécialisés en matière de beauté, de la forme et du bien-être. Les visiteurs pourront bénéficier de conseils personnalisés des spécialistes et techniciens de secteurs représentés.

Outre des démonstrations de danse, taî-chi, karaté, street jazz, des conférences et causeries seront également au programme. Certains exposants profiteront de l'occasion pour lancer, entre autres, des produits diététiques médicaux, une méthode pour arrêter de fumer…


Sortie commerciale aux États-Unis le 29 juin

iPhone: Écran en verre renforcé et 8 heures d'autonomie

À une dizaine de jours de sa sortie aux États-Unis, iPhone connaît un dernier changement de configuration. Apple revoit à la hausse l'autonomie de son combiné. En mode téléphone (voix), l'iPhone pourra durer 8 heures, au lieu de 5, comme le prévoyaient les spécifications de janvier lors de sa présentation.

En lecture vidéo, le combiné d'Apple est censé disposer d'une autonomie de 7 heures, et non plus 5. En lecture audio: 24 heures au lieu de 16; en accès Internet: 6 heures et non plus 5. Enfin, en veille: 250 heures - cette autonomie n'avait pas été précisée jusqu'à présent.

Toutes sont au-dessus du marché, souligne Apple, qui produit un comparatif, notamment avec le Nokia N95 en face duquel est souvent placé l'iPhone. En mode voix, le N95 affiche ainsi 4 heures d'autonomie, soit la moitié de l'iPhone. Notons cependant qu'Apple ne précise pas s'il s'agit de communications 2G ou 3G. Or, l'iPhone n'est pas 3G, à l'opposé du N95, et la consommation d'énergie en 2G est moindre.

Pour le reste, Apple a également indiqué que son iPhone intégrera un écran protégé par une plaque de verre et non une pellicule plastique, ce qui devrait augmenter sa résistance.

L'iPhone doit sortir aux États-Unis le 29 juin chez l'opérateur ATT aux tarifs suivants :499 dollars (Rs 16 500) pour la version 4 Go et 599 dollars (Rs 20 000) pour la version 8 Go. Il arrivera sur le marché européen en fin d'année avec peut-être la fonctionnalité 3G, seule garantie de son succès sur ce marché. Vu les conditions imposées par Apple, on ne sait pas quand on verra ce bijou sur le marché mauricien.

Apple vise 1% de parts de marché fin 2008, c'est-à-dire 10 millions d'unités vendues sur un milliard dans le monde par an. Cela représenterait un chiffre d'affaires de 5 milliards de dollars. L'iPod, lui, en avait généré 7,5 milliards après 5 ans d'existence.

Les fonctionnalités

1. Le téléphone iPhone a été présenté par Steve Jobs, président d'Apple, signant l'entrée de la firme sur le marché de la téléphonie. Très attendu par les adeptes, le premier combiné de la firme à la pomme est en outre un baladeur et un PDA. Doté d'un écran 3,5 pouces, il est disponible en deux versions: 4 Go et 8 Go.

2. Le combiné est compatible avec les normes GSM (1900/1800/900/850) et Edge. Il ignore la 3G mais dispose d'une connectivité Wi-Fi (802.11b/g) et Bluetooth. Il est doté d'un écran tactile "Multi touch", permettant d'accéder aux différents menus ou de taper un numéro directement. Ne nécessitant pas de stylet, il est plus précis que les autres dispositifs de pointage. Grâce à trois capteurs, le combiné change de mode automatiquement, devenant par exemple téléphone au contact de l'oreille. Le combiné dispose de nombreuses fonctionnalités et applications: téléphone, e-mail, musique, accès Internet, calendrier, photos, bloc-notes…

3. L'iPhone tourne sous le système Mac OS X, ce qui représente une "innovation logicielle", qui fait que le téléphone est en avance de 5 ans sur les autres. Grâce au navigateur maison Safari, il permet de surfer sur le Net plus confortablement, comme ici sur une page du quotidien New York Times, avec la possibilité de zoomer sur le contenu.

4. Parmi les fonctionnalités embarquées, le moteur de recherche Google et son application de géolocalisation Google Maps. Google et Yahoo ont promis de développer pour l'iPhone d'autres applications "Web 2.0".

5. L'iPhone vu de dos, avec son appareil photo de 2 mégapixels.

6. Le téléphone embarque les fonctionnalités de l'iPod, permettant de lire des fichiers audio et vidéo, téléchargés depuis la plate-forme maison iTunes.

7. Un fichier vidéo en cours de visionnage sur le grand écran.


Les 30 ans de LCI

Leal Communications and Informatics Ltd (LCI) fête ces jours-ci ses trente ans d'existence dans le domaine de la technologie informatique et des communications. À l'origine, en juin 1977, cette compagnie était connue sous le patronyme de Computer House Ltd. Elle fut reprise en 1986 par le Group Leal et, trois ans plus tard, la compagnie changea d'appellation en devenant Leal Communications & Informatics Ltd, que nous connaissons tous sous le sigle LCI.

Représentants autorisés et prestataires de service d'Apple McIntosh, partenaire (Gold) de Microsoft, LCI est aussi distributeur officiel et offre un service après-vente pour Viewsonic, Hewlett Packard, Dell, Lexmark, Cisco et D-Link, entre autres. LCI a aussi développé une gamme de PC de sa propre marque connue comme le PC Tech. Elle a vendu plus de 12 000 de ces ordinateurs.

Leal Comunications & Informatics Ltd a reçu ces certifications ISO 9000 et 9001 en mai 2000 et juillet 2002 respectivement, témoignant de la qualité de ses produits et services.

Eric Leal, directeur général du Groupe Leal et Neemalen Gopal, le directeur exécutif de Leal Communications Ltd, recevront fournisseurs, clients et personnel à l'Aventure du Sucre, mercredi prochain, pour célébrer cet itinéraire trentenaire de LCI dans le paysage entrepreneurial mauricien.


La petite histoire

C'est la princesse malgache Bety qui aurait introduit le Ravenale à Maurice

La flore de l'île Maurice, nous apprend les historiens, doit beaucoup à l'Intendant Français Pierre Poivre, lequel nous a légués, entre autres, le magnifique Jardin Botanique de Pamplemousses, le troisième plus grand au monde. Mais, sait-on que la princesse malgache Bety, qui séjourna dans notre pays apporta aussi sa contribution dans ce domaine ? La princesse Bety aurait effectivement fait don à l'île Maurice, son pays d'accueil, d'une succulente cambare qui porte encore son nom, mais, surtout le fameux l'arbre du voyageur, le Ravenale. Tout comme pour notre chronique sur les frasques du Prince Alfred, duc d'Edimbourg, la semaine dernière, on détient de Jean Laurais, ex-collaborateur du défunt Le Cernéen, des témoignages intéressants au sujet de la princesse malgache.

Selon Jean Laurais, "il y a, à Midlands, dans la tournée dite Pavé Citron, tout près du balisage entre Midlands et Sans-Souci, un petit cours d'eau appelé Ruisseau Bety". Ce ruisseau existe réellement comme en font état certaines cartes géographiques de Maurice. Laurais affirma tenir de plusieurs personnes, dont MM. Georges Antelme et Louis Labat, tous deux aujourd'hui disparus, que la princesse possédait dans les parages un terrain d'une certaine étendue. Elle y avait même fait construire des bâtiments où elle y demeura pendant un certain temps. C'est sur ce terrain qu'elle propagea une délicieuse cambare connue depuis sous le nom de Cambare Bety et qu'elle avait ramené de Madagascar. Jean Laurais avait également recueilli d'autres témoignages à l'effet que c'est la même princesse Bety, exilée à Maurice par les autorités anglaises de Madagascar au début des années 1800, qui a introduit le Ravenale dans notre pays. Selon certains témoignages, la princesse avait la nostalgie de son pays et avait ainsi souhaité recréer un jardin qui lui rappellerait son milieu d'origine. Depuis, le Ravenale se serait répandu dans toutes les régions humides du pays jusqu'à en devenir envahissante. De nos jours, on en a fait une plante qui orne des cours de biens de nos quartiers huppés.

Jean Laurais soutint, toutefois, ne posséder lui-même à ce sujet aucun document et ne faisait que mettre ses lecteurs au courant de la chose dans l'espoir que quelqu'un pourrait fournir des renseignements supplémentaires. Par la suite, dans le cadre d'une polémique qui éclatait dans le journal Le Cernéen, on apprit où se situait plus ou moins la propriété de la princesse Bety. Un correspondant du journal, signant L.N.R publia un document dont il affirma que c'était "une description officielle qui date de quelques mois après la conquête anglaise de l'île Maurice".

Ce document faisait état de "Vente par expropriation forcée… de plusieurs terrains-habitations situés aux Plaines de Wilhems au lieudit Curepipe, de contenance ensemble d'environs 974 arpents de terre en totalité bois debout, sans bâtiment; lesdits terrains divisés en trois parties.

La première de contenance de 335 arpents bornée par la nommée Bety, femme de couleur; par les habitations de la succession de feu sieur Rivalz, etc., les terrains formant la deuxième partie, laquelle dite deuxième partie contient environ 289 arpents trois quarts de terre, bornéee par le terrain ci-dessus, la nommée Bety, la succession de feu sieur Rizalz et le ruisseau de Curepipe. La troisième partie est de la contenance de 318 arpents 90 perches, bornée par le chemin du Grand-Port; par les bornes G. no.3 et B. no.4; par les terrains précédents et par la nommée Bety. Sur cette partie, il y a un petit défriché d'environ 50 gaulettes.

la saisie immobilière en a été faite sur dame Marie Félicité Lapassade, veuve en premières noces du sieur Jean Marie Frappier, au nom et comme tutrice de ses enfants mineurs issus de son mariage avec ledit sieur Frappier, la dite dame épouse actuelle du sieur Auguste Senneville de lui autorisée et le dit sieur Senneville, son époux, pour la validité de la procédure, habitant demeurant au quartier des Plaines de Wilhems".


Du 18 au 22 juillet

La Caravane Komiko à Rodrigues

Ils ont tenté un pari inédit: sillonner Maurice pour amener le théâtre et l'animation vers le public des régions et quartiers, au lieu d'attendre que celui-ci se déplace pour venir vers les salles de spectacle consacrées.

Forts de la réussite de cette expérience démarrée il y a un mois à Mahébourg, les Komiko ont cette fois décidé de mettre le cap sur Rodrigues pour poursuivre cette aventure. La Caravane Komiko sera donc dans le dixième district du 18 au 22 juillet, pour une série de cinq représentations. "Nous jouerons aux quatre coins de l'île, avec les moyens de bord comme à Maurice", fait savoir la troupe.

La responsable des Komiko, Miselaine Soobraydoo, se rend à Rodrigues ce week-end pour finaliser les modalités de ce déplacement, d'ores et déjà fort attendu.


Pour les vacances-Outdoor Holiday: Trois sorties en juillet

Le ministère du Tourisme et des Loisirs propose, dans le cadre des prochaines vacances scolaires, un programme de sorties visant à favoriser la découverte de l'île et de ses sites naturels.

Baptisé "Outdoor Holiday", ce programme s'établit selon le calendrier suivant:

- Le dimanche 15 juillet:

Dolphin Watching au large de la côte ouest et visite à l'île aux Bénitiers.

- Le dimanche 22 juillet:

Balade à l'île aux Cerfs et à la Cascade de Grande Rivière Sud-Est.

- Le dimanche 29 juillet:

Randonnée sur le Parakeet Trail, au cœur des Gorges de la Rivière Noire.

Les intéressés sont priés de contacter The Leisure Unit, 3e étage, Victoria House, Line Barracks Street, Port-Louis (tel: 210-0607 ou 210-0608).


Littérature

Daniel de Roulet:En chute libre

De passage à Maurice dans le cadre d'une tournée sud-africaine au Book Fair de Cape Town, Daniel de Roulet, auteur suisse francophone, a lu des extraits de quelques-uns de ses ouvrages. Escale à l'Alliance Française de Bell Village à l'invitation du consulat de Suisse à Maurice où nous avons découvert son roman L'Homme qui tombe (Buchet Chastel, 2005). Un récit qui ménage une ligne de bascule. Sans en donner l'air, par accumulation d'anecdotes et de faits situationnels, par effets de maille, quelques repères s'y engouffrent: histoire, mondialisation, mouvements des peuples réfugiés, leur statut mondial et les affrontements qu'ils génèrent, sur fond de bleu du ciel.

Dès son titre, le roman bascule. Dans L'Homme qui tombe, tout procède du vertige planifié, à commencer par sa position. Une figure centrale, Georges vom Pokk, accrédité par des caractéristiques physiques, sociales, psychologiques. Il est ingénieur responsable de la sécurité centrale de l'Entreprise. Il voyage dans le monde pour expliquer la politique de celle-ci en matière de sécurité des installations nucléaires.

Le roman s'inscrit dans une série de livres en mouvement (L'envol du marcheur, entre Paris et Bâle et Chroniques américaines). Dans l'Homme qui tombe, l'interaction du romanesque et du réel (le monde, nos sociétés) permet, par échange, la légitimation de l'un et la mise en question de l'autre. Daniel de Roulet jette un regard implacable sur les dérives de toutes sortes et les effets de la mondialisation.

Le titre de son roman paru en 2005 ne cesse de se répéter: il ouvre le récit et se retrouve dans quasiment tous les chapitres (un homme en chute libre, vie happée par le vide, l'ivresse du vol d'Icare, la beauté de sa chute dans le bleu). Cette chute initiale, ce trouble obsessionnel se répercute dans les instances narratives. Le récit, très documenté, s'apparente à un acte de description ou une incursion dans le nucléaire (comme le témoignent les précisions mises en exergue des chapitres du livre, par ordre alphabétique) et une proximité intérieure. Le roman gagne en intensité lorsque le personnage central, désenchanté, jette un autre regard sur son destin à quelques instants de la mort.

L'assimilation de plusieurs problématiques liées aux interrogations de Georges vom Pokk sur les mouvements de notre société accentue la sensation du vertige. Considérations politiques, philosophiques, scientifiques, circulent et reviennent. L'écriture privilégie un mode de composition cyclique.

L'Homme qui tombe raconte l'histoire d'un ingénieur qui remarque lors d'un vol pour Osaka une femme, probablement une réfugiée expulsée. Il la retrouve une semaine plus tard lors du vol retour lorsque les passagers sont mis en quarantaine sanitaire. Elle s'appelle Tchaka. Elle est Tchétchène. Les rapports entre les deux personnages révèlent toute la complexité du monde dans lequel ils évoluent. Le lieu est indéfini. Il s'agit d'une situation d'enfermement qu'on pourrait rencontrer partout: "J'avais cru connaître la suite du scénario. Sur le lit, l'un à côté de l'autre, nous aurions eu des gestes de plus en plus tendres, des sourires intimes, des caresses partagères… pour en faire un roman d'aérogare."

Sur l'initiative de Tchaka, l'ingénieur rejoint un groupe de candidats à la déportation sur le toit d'un aéroport. Il porte un regard sans complaisance sur sa chute, doublé d'un humour froid: "Je ne voudrais pas qu'on imagine que je meurs pour la cause tchétchène, ou celle de l'homme révolté, ou de l'homme à une seule dimension… Je ne suis qu'un idiot qui tombe, se retourne avant la tombe. C'était donc ça ma vie ? Une tombée dans le bleu ? Pas besoin de consulter les médecins. Je pose moi-même mon diagnostic. Allergie à l'état présent des choses, refus de se rendre à l'évidence, absence de pathos, syndrome de dérision."

Cette situation conduit le personnage à opposer à son état, l'Entreprise, la société. Dénégation, déportement: Georges vom Pokk se définit en creux. Sa vraie-fausse sortie du récit renforce le trait. L'acte de l'ingénieur - rejoindre des déportés - son coup de force, sa preuve d'existence, appellent la fuite. En s'affirmant, Georges disparaît.

Le roman se construit comme son personnage. Motivation romanesque, fiction policière, approche journalistique: le lecteur n'est pas trop averti. Entre égarement, délibération, confession, le récit évalue ses propres latitudes d'agissement.


Extrait

"Désarticulé comme un pantin, je vais m'écraser vers le sol qui monte vers moi. J'avais pris soin de ne pas regarder en bas, étant sujet au vertige. J'ai quand même perdu pied, glissé sur les gravillons du toit plat. Je suis un homme en chute libre.

J'étais monté là-haut avec les autres. Aurais-je pu les abandonner ? Ils risquaient pire que moi, les candidats à la déportation de Maison grise. Pour qu'ils ne soient pas expulsés sans témoin de ce centre de rétention privé, j'ai rejoint leur protestation. Il m'a fallu grimper par la trappe qui s'ouvre dans la toiture. De ce point de vue, on contemple les pistes d'avion et l'immensité du ciel bleu dans le petit matin… Le monde à la renverse. Mon dernier compte à rebours, je ne l'envisageais pas comme ça. Non, c'est une erreur, pas moi. J'étais juste venu sur le toit pour ne pas laisser seuls les détenus, pour donner un coup de main à Tchaka. Mais on meurt pour un rien. On glisse du toit au petit matin, c'est fait. Il n'y a plus qu'à se souvenir."


BD - Les 99

Des superhéros pétris de valeurs musulmanes

Loin des Spiderman, Batman et Superman, X-Men, le nouvel engouement est pour Les 99 (lancé en mai 2006). Une manière originale de montrer la BD avec pour héros Nour, Soura ou Jabbar. Ils sont dotés de superpouvoirs selon les principes de l'islam et prônent la tolérance. Le quotidien espagnol El Mundo n'a pas hésité à explorer cette création dans un article de Rosa Menes, intitulé "Des superhéros pétris de valeurs musulmanes", dont voici quelques extraits.

Vu la quantité de torts à redresser, ce n'est pas de deux ou trois superhéros dont a besoin le monde musulman. Mais 99 pourraient faire l'affaire. C'est sans doute ce que s'est dit Naif Al-Mutawa, créateur et scénariste de la BD Les 99, en vogue dans les pays arabes. Ni Superman ni Spiderman ni même les X-Men n'étaient capables de résoudre la situation explosive que connaît le Proche-Orient. Du coup, ce Koweïtien de 35 ans est allé puiser dans la philosophie coranique pour créer une bande dessinée à partir d'archétypes du monde musulman et diffuser un message de tolérance sur le monde. "Dans ces histoires, il y a même des pistes pour résoudre les conflits", souligne le créateur.

Des personnages comme Nour (Lumière), Soura (Organisatrice) ou encore le très musclé Jabbar (Puissant) ont envahi l'imaginaire des adolescents musulmans du monde entier. La lutte universelle entre le bien et le mal est la trame récurrente de cette BD de superhéros à l'orientale, avec le Coran pour toile de fond. Les histoires s'inspirent de légendes et de personnages propres à la culture musulmane.

Les 99 se veulent différents des comics occidentaux. Cette série s'adresse à un public spécifique, les musulmans. Elle devait s'adapter aux spécificités intrinsèques à cette culture. "J'ai décidé de partir de l'idée des 99 noms ou attributs d'Allah pour créer mes personnages, raconte Naif Al-Mutawa. À eux tous, ils diffusent un message de sagesse, de force et de tolérance", précise leur créateur.

À l'exception de quelques radicaux, les théologiens musulmans ne voient pas d'un mauvais œil la publication des 99. D'ailleurs, le financement du projet provient à 90% de l'Unicorn Islamic Investment Bank, un établissement bancaire régi selon les lois de la charia, la loi coranique.

S'inspirant de ces mythiques éditions, Les 99 seront d'ailleurs lancés aux États-Unis en octobre prochain et des contrats de distribution ont été signés pour la Malaisie et l'Indonésie.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 24 juin 2007