s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 17 juin 2007



Santé—Vaginite: Un mal commun
Développement—Le IRS de Valriche lancé
Sauvegarde du patrimoine —Fin de restauration de la cathédrale St Louis à la mi-août
Une délégation du Human Service Trust en Afrique du Sud
En un mois—L'église St Sacrement de Cassis cambriolé pour la deuxième fois


Santé

Vaginite: Un mal commun

Pertes blanches abondantes, démangeaisons, sensations de brûlures, odeurs désagréables, douleurs ou irritations lors des relations sexuelles ou durant le passage des urines… Les infections vaginales sont communes et toucheraient la plupart des femmes au moins une fois dans leur vie. Gênantes et "presque taboues", elles sont parmi les raisons de consultation les plus courantes chez le gynécologue.

"Un ensemble de bactéries normales peuple l'intérieur du vagin. L'une d'entre elles, le lactobacillus, joue un rôle très important pour le niveau d'acidité du vagin, et, de ce fait, empêche la multiplication d'organismes. Les femmes qui souffrent de vaginose présentent un déséquilibre qui se traduit par une croissance exagérée du nombre de bactéries nuisibles et une diminution importante des lactobacilles qui protègent normalement le vagin", explique le Dr A. Soreefan, gynécologue.

Plusieurs facteurs peuvent modifier l'équilibre naturel de la flore vaginale et occasionner une prolifération anormale de bactéries ou de champignons pathogènes préalablement présents dans le vagin. Cela va de l'utilisation d'un savon parfumé, de douche vaginale, de sous-vêtements synthétiques ou trop serrés, de serviettes hygiéniques (pendant plus de 4 heures), en passant par des relations sexuelles non protégées avec un partenaire infecté d'une autre maladie, ou encore la ménopause. "Par exemple, à cause de la proximité de l'anus et du vagin, des bactéries présentes dans la selle peuvent parvenir jusqu'au vagin et provoquer des inflammations", souligne le Dr Soreefan.

La majorité des femmes atteintes de vaginites ne montrent aucun symptôme. Lorsque c'est le cas, les symptômes consistent en un changement important dans l'abondance, la texture laiteuse et la couleur (jaunâtre ou verdâtre) des pertes vaginales, accompagnées d'une odeur désagréable. L'odeur est souvent plus intense après les rapports sexuels. Les douleurs vaginales, une sensation d'irritation ou de brûlure lorsqu'on urine et durant les rapports sexuels, une enflure et une rougeur des lèvres et (parfois) un léger saignement vaginal peuvent également être des signes de vaginite.

Parmi d'autres causes provoquant la vaginite, on retrouve: le diabète non contrôlé, la prise de la pilule ou d'antibiotiques, les allergies… Les vaginites à champignons sont beaucoup plus fréquentes chez les femmes enceintes.

Déterminer le germe en cause

Dans certains cas, l'introduction d'un micro-organisme pathogène dans le vagin durant un rapport sexuel, comme c'est le cas des vaginites causées par la chlamydia (la bactérie Chlamydia trachomatis), la syphilis (Treponema pallidum), la gonorrhée (Neisseria gonorrhea), la trichomonase (le parasite Trichomonas vaginitis) et l'herpès génital (le virus Herpes simplex). "Les sécrétions normales sont généralement blanches ou transparentes, ayant un peu l'aspect d'un blanc d'œuf. En cas de symptômes de vaginite, un prélèvement des sécrétions vaginales permettra au médecin de faire un diagnostic et déterminer le germe en cause et d'instaurer un traitement efficace", explique le gynécologue.

En général, les vaginites n'ont pas de complications graves. Cependant, ils augmentent si une vaginite bactérienne n'est pas traitée. "Les femmes porteuses de vaginose bactérienne présentent de plus grands risques de développer une infection aiguë des trompes, car cette vaginite coexiste souvent avec des maladies transmises sexuellement, telles la chlamydia et la gonorrhée. Cette infection des trompes, connue sous le nom de salpingite aiguë, peut entraîner à son tour diverses complications telles que l'infertilité, les douleurs au bas-ventre et des grossesses extra-utérines", précise le Dr Soreefan.

Toute patiente porteuse d'une vaginose et présentant des symptômes doit être traitée. Souvent, certaines femmes atteintes de vaginites estiment que les bains antiseptiques aideront à traiter cette infection. "Mais trop nettoyer peut aussi bien déranger l'environnement vaginal. Les douches vaginales à l'iode peuvent aggraver votre état", explique-t-il. Il est donc important de ne pas utiliser les produits en vente libre, comme les douches vaginales ou les désodorisants qui masquent les odeurs vaginales avant un examen gynécologique.

À noter que la présence d'infections vaginales peut occasionner des douleurs lors des relations sexuelles, et ainsi affecter le désir, le plaisir, et peut parfois même engendrer du vaginisme partiel (contraction musculaire du vagin) par peur de la douleur. Il est donc important de prendre au sérieux ce type de problème et surtout de demander un avis médical pour diminuer le risque de récidive et pour choisir le traitement approprié.


Vaginite à champignons

La vaginite à champignons est provoquée par un champignon, le candida. Cette candidose génitale se caractérise habituellement par des pertes inodores, épaisses (ressemblant à du fromage blanc), des démangeaisons vaginales et des brûlures lors de relations sexuelles. En présence de symptômes, la vaginite à candida est généralement traitée au moyen de suppositoires ou de crèmes antifongiques qu'on introduit dans le vagin. Si récurrentes, il est alors important de rechercher la cause sous-jacente et d'éviter les facteurs en cause.


Vaginose bactérienne

Comme l'infection à champignons, elle résulte d'un déséquilibre qui se traduit par une croissance exagérée du nombre de bactéries nuisibles et une diminution importante des lactobacilles qui protègent normalement le vagin. La vaginose bactérienne se manifeste par une forte odeur vaginale. Elle n'entraîne pas habituellement de démangeaisons, ni d'irritations caractéristiques de la vaginite à champignons, bien que ces symptômes puissent également se manifester. Des comprimés, des gels ou des crèmes contenant des antibiotiques sont généralement prescrits pour traiter la vaginose bactérienne. Si les symptômes persistent après le traitement, il est nécessaire de consulter de nouveau un médecin.


Vaginite à trichomonas

La vaginite à trichomonas, transmise sexuellement, est déclenchée par un organisme parasite, le trichomonas. Ce germe, dont la transmission se fait essentiellement par relations sexuelles, peut également élire domicile sur les serviettes sanitaires, sur les sièges de toilette ou dans les maillots de bain humides. Les symptômes de la vaginite trichomonas sont des pertes vaginales jaunâtres et malodorantes, des démangeaisons, des sensations de brûlure, une irritation de la vulve, des douleurs quand on urine. La vaginite à trichomonas démontre, au microscope, des parasites flagellés et mobiles, accompagnés d'une grande quantité de globules blancs qui témoignent de l'inflammation du col et du vagin. Pour ce type de vaginite, il est important que tous les partenaires sexuels soient traités simultanément afin d'éviter les récurrences, peu importent les symptômes.


Quelques moyens de prévention

* Avoir une bonne hygiène intime, bien rincer et sécher correctement la région génitale.

* Éviter l'utilisation de produits parfumés (savon, bain moussant, papier hygiénique, tampon ou protège-dessous).

* Éviter d'utiliser les douches vaginales de manière régulière.

* Ne pas utiliser de désodorisant vaginal.

* Changer régulièrement les tampons et les serviettes hygiéniques.

* Porter des sous-vêtements de coton (éviter le nylon).

* Laver les sous-vêtements à l'eau de Javel dans l'eau chaude pour tuer les micro-organismes.

* Dormir sans sous-vêtement pour laisser l'air circuler autour de la vulve.

* Éviter de porter des pantalons collants.

* S'essuyer de l'avant vers l'arrière après les selles pour éviter la propagation de bactéries du rectum au vagin.

* Avoir des relations sexuelles protégées.

* En cas de symptômes d'infection, évitez les relations sexuelles avec pénétration.


Développement

Le IRS de Valriche lancé

Après les hôtels de Bel Ombre, ce sont les Villas Valriche qui vont continuer à réhabiliter le grand Sud mauricien resté longtemps à l'écart du développement. Les promoteurs de Villas Valriche, projet IRS qui comprend la construction de 228 villas autour du golf de Bel Ombre ont tenu une conférence de presse en début de semaine pour annoncer son lancement.

Les promoteurs de ce projet, qui nécessitera des investissements de l'ordre de Rs 10 milliards, sont le groupe Espitalier Noël et des investisseurs sud-africains, notamment le groupe Secondlifestyle. C'est autour du golf de Bel Ombre, sur un terrain d'une superficie de 106 hectares aménagées à flanc de colline avec plusieurs plans d'eau, que seront construites les 288 villas du projet. Ce terrain jouxte le Valriche Nature Reserve qui s'étend sur 20000 acres d'une part et de l'autre, le château de Bel Ombre datant du 19e siècle. L'éventuel acquéreur d'une villa aura le choix entre 22 propositions architecturales privilégiant toutes le concept du "Mauritian Plantation House Ambiance" mis au point par l'architecte mauricien Jean-François Adam et des collègues étrangers. Chacune de ces villas aura accès direct sur le parcours de golf de 18 trous et vue sur la côte et les mers du Sud. Elle disposera d'un jardin privé composé de plantes endémiques locales et d'une piscine individuelle. Les promoteurs proposent un catalogue de meubles et d'accessoires haut de gamme pour la décoration intérieure des villas, dont le prix de vente s'échelonne de 750 000 à 1.9 million de dollars américains (entre Rs 24 et Rs 60 millions). Ce projet vient parachever la transformation de cette région du Sud, autrefois zone exclusivement agricole, en station touristique haut de gamme et dont la première phase avait été la construction, en 2005, de trois établissements hôteliers. Pour permettre aux habitants de la région de bénéficier des retombées de la manne touristique - et éviter les mauvaises expériences du passé - les promoteurs ont prévu des programmes de formation. Ils sont destinés à former le personnel qui travaillera à tous les niveaux du projet. Dans cette perspective, une étude sociologique a été commanditée pour recenser les attentes des habitants de la région en matière de création d'emplois, de petites entreprises et d'infrastructures. Pour réfuter - d'avance - les critiques selon lesquelles ce sont les promoteurs des projets IRS qui s'en mettent pleins les poches, ceux de Valriche ont fait ressortir les faits suivants lors de la conférence de presse. "Si les promoteurs peuvent, en prenant le risque d'investir, espérer 10 à 12% des profits en fin de parcours, c'est le gouvernement qui se taille la part du lion des projets IRS. La part du gouvernement pour des projets IRS varie entre 18 et 20% sous formes de différentes taxes, sans aucun investissement." Le projet Valriche, dont la première phase devra être complétée en 2009 et la dernière en 2011, semble avoir débuté sous de bons augures. Quelque 70 clients potentiels se sont manifesté lors des premières campagnes de marketing à l'étranger qui ne font que commencer.


Sauvegarde du patrimoine

Fin de restauration de la cathédrale St Louis à la mi-août

Les travaux de restauration de la cathédrale Saint Louis en cours depuis le mois de février devraient s'achever à la mi-août. Sauf imprévu, la cathédrale restaurée sera rouverte au culte le 25 août pour accueillir la traditionnelle messe de la Saint Louis.

Quelque Rs 13,5 millions: telle est la dernière estimation révisée du coût de ces travaux. Selon le budget initial, la restauration n'allait coûter que qu'environ Rs 6,5 millions. Mais, explique le père Jean-Maurice Labour, administrateur de la cathédrale, au fil des premiers travaux, d'autres réparations se sont avérées nécessaires au vu de l'état de délabrement de cette pièce du patrimoine architectural national.

"Les fidèles catholiques locaux qui ont, à ce jour, contribué quelque Rs 3,2 millions au projet, ont été très généreux", explique le père Labour. Une rentrée d'argent additionnelle de quelque Rs 1,4 million est attendue au moyen d'autres levées de fonds - tombola, dîner, fête paroissiale, etc… Au 5 juin dernier, quelque Rs 8,9 millions restaient à être trouvées.

Un appel à contribution a été lancé auprès des catholiques du monde à travers les Oeuvres Pontificales Missionnaires (OPM), mais le diocèse de Port-Louis compte surtout sur la "contribution généreuse" promise par le gouvernement. Une contribution "normale", explique Jean-Maurice Labour, compte tenu du fait que la cathédrale Saint Louis, sise au cœur de la cité, fait partie intégrante du patrimoine national, ayant été témoin de l'Histoire du pays.

En effet, c'est en 1756, à l'époque coloniale française, que la première église Saint Louis fut construite rue Champ de Mars (aujourd'hui rue Pope Hennessy) sur l'emplacement même où s'érige, depuis, la cathédrale. Entre 1773 et 1795, malgré de coûteuses réparations, l'église fut démolie à trois reprises. À la prise de l'île par les Britanniques en 1810, le premier gouverneur anglais, Robert Farquhar, décida de sa restauration.

160e anniversaire en décembre

En 1847, au moment de l'élévation du vicariat apostolique de Maurice en diocèse, l'église paroissiale Saint Louis prit le statut de cathédrale.

Cette année 2007 célèbre en décembre prochain le 160e anniversaire de la cathédrale qui a été reconstruite dans sa structure présente en 1933. Lors des travaux de restauration en cours, les ouvriers ont découvert, en déplaçant un confessionnal, une plaque en pierre corallienne datant de 1752 et portant une inscription en latin dont la traduction se lit ainsi: "Au nom du père et du fils et du Saint-Esprit, en l'an 1752, l'illustre M. David était gouverneur, ainsi que Garbiel Igou, recteur et préfet apostolique, cette pierre fut posée".

L'on se souvient que la pierre tombale du père Igou, premier curé de la paroisse de Saint Louis, fut découverte lors des fouilles dans le cadre des travaux du Hawkers' Palace sur l'emplacement du cimetière de l'Enfoncement à Port-Louis, le 3 novembre 2005. Cette pierre, officiellement inscrite sur la liste des monuments historiques par le ministère des Arts et de la Culture, a été remise au diocèse catholique, qui a pris la décision de l'installer dans la cour de la cathédrale.

À ce stade, les travaux de restauration achevés concernent les bancs en bois de teck, les lambris, et une partie du plafond en bois attaqué par des termites. Emmanuel Richon, restaurateur de tableaux, poursuit la remise en état des sept immenses tableaux que compte le lieu de culte. Guy Lebfèvre, maître-verrier basé à la Réunion, a visité le chantier au courant du mois de mai et a soumis un devis pour la restauration des vitraux se trouvant dans l'autel.

Il reste, entre autres, à poursuivre les travaux d'installation électrique et de sonorisation, la mise en place des ventilateurs, de même que l'aménagement d'un espace de prière où le Saint Sacrement sera exposé en permanence et où ceux qui, notamment, viennent en semaine, pourront se recueillir. C'est sous la supervision générale de Jean-Paul Adam, consultant, qu'opèrent les quelque 40 ouvriers affectés aux travaux.

Ceux-ci prévoient aussi le lavage entier au Karcher de l'édifice. Il est aussi prévu, dans un deuxième temps, de déplacer la statue de Saint Louis, qui se trouve actuellement en face de la cathédrale, pour la placer dans le carré situé à droite de l'entrée de l'édifice, en symétrie à la Grande Croix, située, elle, dans le carré gauche. L'idée derrière est de dégager la partie avant de la cour, qui sera transformée en un espace piéton avec bancs, dans le cadre du projet gouvernemental de parking souterrain.


Une délégation du Human Service Trust en Afrique du Sud

Une délégation du Human Service Trust se rendra, le 21 juin, en Afrique du Sud et en Zambie, dans le cadre d'échanges culturels avec les organisations sœurs. Cette délégation sera composée de quinze personnes et sera dirigée par le président du HST, P. Boojhawon.

La HST participera aussi, en juillet, à la 8e World Hindi Conference à New York et aura des sessions de travail avec les organisations sœurs, en Californie, à New Jersey et à Minneapolis. Il y aura également une réunion avec les délégués en Grande-Bretagne. L'organisation de Calebasses recevra également une délégation de Antar Rashtriya Sahayog Parishad du Bihar.

Le 5 août est prévue la célébration du 40e anniversaire du HST. Un spectacle culturel comprenant des chants et des danses et une cérémonie de remise de prix aux travailleurs sociaux est au programme. Le 18 septembre aura lieu un atelier de travail sur la vie de SSR. Du 7 au 9 novembre, le HST a prévu des manifestations dans le cadre de Divali. Le 30 novembre, une délégation de la Malaisie est attendue. Les 1er et 2 décembre, aura lieu le Akand Ramayan Parayan à St Julien D'Hotman. Du 3 au 8 décembre, un séminaire pour les jeunes sera organisé à Anse La Raie. Pour les fêtes de fin d'année, un Akhand Ramayan Parayan est également prévu.

P. Boojhawon a déclaré à la presse que son organisation a été active sur le plan social depuis le début de l'année, avec, en janvier, une participation à la conférence de Gopio, à New Delhi, ainsi qu'une distribution gratuite de repas à Grand-Bassin. L'Indépendance de Maurice a également été célébrée à Calebasses. Durant les mois d'avril et de mai, des Akhand Ramayan Parayan ont été organisées dans les villes et les villages.


En un mois

L'église St Sacrement de Cassis cambriolé pour la deuxième fois

Un cambriolage a eu lieu dans l'église St Sacrement de Cassis dans la nuit de vendredi à samedi. Les auteurs sont entrés par une fenêtre et ont fouillé différents coins de l'église. D'où le désordre qui y régnait quand le délit a été découvert ce matin. La police en a été informée et une enquête est en cour. Les personnes de la région s'inquiètent vivement de la situation. En moins d'un mois, c'est la deuxième fois que l'église de Cassis est cambriolée. "Il n'y a plus de respect. Nous vivons dans la peur", dit un habitant de la région.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 17 juin 2007