m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 17 juin 2007



Théâtre—Abé Mwa: Le courage de dire
Au Vivekananda Centre ce week-end—The Utopia Game: Keep on dreaming !
Du 19 au 21 juin—Reprise de Mâ Ravan' à Quatre-Bornes
Le 19 juin au Conservatoire—Métissage musical OI autour de Maalesh
En avant la musique !
Musique classique—Elena Rozanova en concert ce soir
Au Trianon Shopping Park—Le Circus Sunrise est là !
Nouvelles—Michèle Malivel: La mémoire pour retrouver l'enfance
The Journey Beyond—L'épopée de la famille Lim Fat
Publication—La chapelle Saint-Jean-de-Britto contée par Amédée Nagapen
Pour redonner vie aux instruments traditionnels—Le yangqin, la dizi et la pipa au son du séga
Cinéma—Dreamgirls
Cinéma—Jhoom Barabar Jhoom
IIFA Awards—Hrithik Roshan et Rani Mukherji à l'honneur
IVTB Fashion Show 2007 —Le rose irriguera le prochain été
Christophe Leroux, passionné de "trois-roues"
Festival culturel et culinaire chinois—Fascinante Chine
Dernières nouveautés françaises 2007
Page d'Histoire—Le Prince Alfred, duc d'Edimbourg, a-t-il été père de deux garçons mauriciens ?


Théâtre

Abé Mwa: Le courage de dire

Ce qui fut au départ une pure expérience d'écriture dramaturgique s'est transformée en objet théâtral. Pour résumer, Abé Mwa, pièce en créole de Gaston Valayden, mise en scène par Darma Mootien, évoque une réflexion sur la violence. La pièce parle de douleur, de peur, d'une victime de la violence, d'interrogation entendue à plusieurs voix qui se répondent en mots, en gestes et en silences. L'œuvre résume des obsessions qui sont celles de la modernité: lutte psychologique, lutte entre le masculin et le féminin, vampirisation des êtres. À découvrir au Théâtre de Port-Louis, vendredi prochain. Nous avons assisté aux répétitions.

Le jury du concours d'écriture théâtrale organisée par Immedia en 2006 et présidé par Ananda Devi avait salué dans Abé Mwa le courage d'écriture. Gaston Valayden et Darma Mootien sont passés du courage d'écrire à celui de la représentation dans un contexte local qu'on ne bouscule pas aisément. Sur une entrée de 27 pièces de théâtre, ce drame a fait l'unanimité du jury. Abé Mwa ! Et moi ! What about me ! La violence est de tous les ordres et le contexte général de la pièce de Gaston Valayden est presque uniformément violent.

Patrick, un être isolé dans une crise intense, s'interroge sur son sort. La pièce pose le problème des réactions de violence aussi bien chez les agresseurs que chez la victime. Pour résumer: deux voleurs, Ratias et Mondé violent Anna, la femme de Patrick et tuent sa fille. Abé Mwa parle de douleur, de peur et des séquelles de la violence sur les victimes. De manière plus large, la pièce pose le problème des rapports entre l'individu et la société.

Scène de répétition dans les locaux de la Troupe Sapsiway à Camp Levieux: un rideau noir, un cimetière quelque part. Patrick entre une fleur à la main, une musique funèbre en sourdine. C'est la première des 22 scènes d'Abé Mwa, celle de l'enlèvement des bandeaux des voleurs. "6-an ki mo finn pran pasyans. Zordi li pou mwa enn gran zour". Le ton est donné sur cette vérité de la violence. Le jeu symétrique de ce trio de personnages se développe sur la scène selon une construction dramatique et un découpage d'une audace singulière. On a choisi un lieu indéfini pour traiter d'un thème universel. Le décor est dépouillé comme souvent dans les pièces montées par la Troupe Sapsiway. L'attention étant focalisée sur les comédiens et le texte. Darma Mootien règle des détails et assure une mise en scène des plus dépouillées. Les moyens d'expression dramatique sont hiérarchisés en tenant compte d'abord du jeu de l'acteur qui représente le drame.

Une autre scène, celle où les bandits sont remis par Lucien à Patrick, témoigne de ce dynamisme et de la volonté de faire évoluer les comédiens dans l'espace scénique. Une complicité de 30 ans règne entre Gaston Valayden et Darma Mootien. Ce qui donne un travail collectif après un accord préalable sur l'orientation de la pièce, nous dit le metteur en scène. Ce que l'on note aussi, c'est cette volonté de travailler avec des jeunes comédiens. Ce n'est pas sans rapport avec ce qui irrigue l'écriture de la pièce et le travail de mise en scène: la transmission. Comment définir une ligne de jeu à partir d'un texte écrit à partir du vécu ? Quel travail intérieur permet aux acteurs de garder le cap sur la pièce ? Le public aura des éléments de réponse lors de représentations. Il est précisé que la pièce est destinée à un public averti.

En fait, Abé Mwa montre des situations de violence sans détours. En témoigne la scène de viol d'une extrême densité. En l'absence de Patrick, un des voleurs force Anna à danser avec lui. La scène révèle une grande tension. La violence est à son paroxysme. Ce sont certes des scènes qui ne sont pas étrangères à la société mauricienne, mais toujours difficiles à représenter. Gaston Valayden nous dit qu'il a mis trois ans pour porter cette pièce à la scène. L'extrait suivant résume la solitude de la victime, sa violence (canalisée ou exprimée):

"Patrick: Eski prizon vé dir peyé sa ? Eski zot finn pey mwa. Zot avoka finn dir enn ta fosté. Lasosyeté finn kontan ki bann ziz kondann zot. Abé Mwa ! Abé Mwa… Kot mo eté ladan ? Non, pou mwa zot pa finn asé peyé." (Abé Mwa, Senn 12).

Le drame, par son interrogation même (viol et autres formes de violence), met le corps au centre. Corps des agresseurs, celui des victimes, désir sensuel, passage à l'acte… La mise en scène d'Abé Mwa révèle une organisation qui ne peut que troubler.

En effet, les scènes de violence (thème ancien et universel) prennent place au milieu d'une conférence tout à fait moderne, et le texte se met à parler de lui-même, du théâtre qui est en train de se jouer. Tout est agencé de manière qu'on ne sait plus où ni quand se déroule l'action, pas plus qu'on ne parvient à se situer par rapport à elle. Quelle distance prendre par rapport à la violence d'une action qui frappe, mais qu'on ne peut définir ni dans le temps ni dans l'espace ? Le trouble règne…

À signaler de jeunes talents pour la première fois sur scène: Drishty Lachhman et Vinaya Sungkur, qui a suivi des cours de théâtre à l'étranger. Darma Mootien parle de potentiel incroyable chez ces jeunes acteurs (dont aussi Kristeven Mootien et Bruno Ng, dans le rôle des voleurs) et exprime son souhait de voir les comédiens mauriciens évoluer de manière professionnelle. La musique d'Abé Mwa est une fusion sur le thème de la violence, signée Kristeven.

Rendez-vous vendredi prochain à 20h au Théâtre de Port-Louis.


Au Vivekananda Centre ce week-end

The Utopia Game: Keep on dreaming !

Ils avaient promis un spectacle grandiose. Ils l'ont fait. Vendredi soir au Vivekananda Centre, Eva Caillé-Dalais, Thabo Legrand, Eelco de Jong et le Centre de danse Le Studio ont offert, avec la première de The Utopia Game, un spectacle d'une grande originalité et puissance. Un événement, même si l'on sent que cette création n'a pas encore atteint son total aboutissement.

Créer un spectacle entièrement original, qui ne serait pas une reprise ou adaptation d'une chose existant déjà, est en soi une gageure. Cela demande une imagination et une vision qui n'ont manifestement pas fait défaut aux concepteurs de The Utopia Game. C'est en effet avec beaucoup d'ingéniosité et d'à-propos qu'ils ont choisi cette histoire susceptible de séduire aussi bien grands et petits, utilisant l'anecdotique pour ouvrir sur l'universel.

À travers l'aventure des deux jeunes Shanya et Ethan (joués avec beaucoup de naturel par Tom Couve et Ysé Buffart) qui, après avoir acheté une étrange console de jeu sur le marché de Port-Louis, vont libérer à leur insu des forces maléfiques voulant détruire le monde, The Utopia Game mêle habilement le réel et le fantastique, le ludique et le philosophique. Cette fable initiatique utilise l'intérêt actuel pour les jeux vidéo et le virtuel en transcendant son seul aspect divertissant pour faire valoir la nécessité de vivre une humanité en accord autant avec les éléments qui nous constituent qu'avec ceux qui nous entourent. Le propos est ambitieux, ample, généreux, et servi par une troupe qui, on le voit bien, y met énormément de talent, de cœur, d'âme.

Reste que le choix du narratif est un pari exigeant, qui demande, si on l'adopte, le respect de certaines règles, d'autant plus si l'on opte parallèlement pour l'utilisation d'une multitude d'effets spéciaux. C'est l'incontournable histoire du Petit Poucet. Ces jalons qu'il faut jeter pour faire suivre l'histoire, retrouver le chemin. Éviter que les enfants présents dans la salle ne décrochent à un moment, alors que les deux jeunes héros qui constituent le fil conducteur ont disparu de la scène depuis de longues minutes pour permettre l'enchaînement de tableaux, certes beaux voire spectaculaires, mais pas toujours aisément identifiables par rapport à la trame de l'histoire.

Combat de samouraïs avec des lances lumineuses, ballet de créatures ailées montées sur des échasses, pluie d'étincelles, le spectacle est total et on en prend plein la vue. Mais parfois, c'est de la simplicité, aussi, que naît le grandiose. Et le ressort dramatique semble un peu lâche lorsqu'enfin apparaît Utopia, celle qui détient la pièce manquante du jeu capable de "réparer" l'univers, qu'elle offre au terme d'une danse émouvante de grâce qui aurait dû constituer le climax de cette histoire.

Entre les chorégraphes et le scénographe, on a un peu l'impression qu'il a parfois manqué un scénariste pour canaliser et concentrer des créativités que l'on sent foisonnantes et d'une extraordinaire richesse.

Il y a quelques flottements, quelques problèmes de synchronisation tant au niveau chorégraphique que technique. Et l'on a le sentiment qu'il aurait peut-être fallu à cette équipe une petite semaine supplémentaire pour peaufiner l'ensemble. Mais l'on a sans doute, face à l'ampleur inédite d'Utopia the Game, des exigences qui dépassent celles que l'on nourrit habituellement face à un spectacle d'école. Ce qui n'empêche pas d'être conscient et de saluer la qualité du travail qui consiste à faire interagir ainsi autant d'enfants, d'adolescents et d'adultes sur une scène.

Utopia the Game est un spectacle qui marque. Il y a là des images magnifiques qui s'impriment durablement sur la rétine, une poésie immanente, des lueurs évanescentes, une énergie flamboyante, un sens de la scénographie des grands tableaux, un univers magique et séduisant. Et le mime Vincent Rubinfajer y apporte l'atout attachant et porteur d'un langage universel. L'on se dit en conséquence qu'en poussant un peu plus loin, forte de ces premières représentations, cette équipe pourrait effectivement ambitionner de concrétiser le rêve d'inscrire Maurice, avec Utopia the Game, sur la carte scénographique mondiale…


Du 19 au 21 juin

Reprise de Mâ Ravan' à Quatre-Bornes

Après le succès remporté à la Salle des Fêtes du Plaza le mois dernier, Mâ Ravan', magnifique création du Théâtre Talipot, fera l'objet de trois représentations gratuites programmées pour les 19, 20 et 21 juin prochains à 19h à la Salle des Fêtes de la mairie de Quatre-Bornes. Une présentation rendue possible grâce à la collaboration du ministère des Arts et de la Culture.

Spectacle indianocéanique voulu par le Théâtre Talipot pour marquer en apothéose ses vingt ans de création à partir de la Réunion, concrétisé avec l'aide du Centre Charles Baudelaire et de Cyper Production, Mâ Ravan' marque l'aboutissement de deux ans de rencontres, de découvertes et de travail.

Ce spectacle réunit les Malgaches José Njiva Andrianantenaina et Falihéry Ratovonirina, le Srilankais Prema Santanagopal, le Réunionnais Thierry Moucazambo, les Mauriciens Mickaël Marmitte, Thabo Legrand, Yannick Nanette et Pascal Marie.

Joué dans un cercle délimité par des galets, espace rond qui rassemble, relie, Mâ Ravan' offre, pendant quelque 75 minutes, un spectacle musical, chorégraphique et théâtral se nourrissant des différentes formes spectaculaires liées à la Terre et à l'océan Indien, s'inspirant des traditions orales (chants polyphoniques malgaches se mêlent aux berceuses créoles parfumées d'incantations tamoules), des joutes oratoires, du séga, du théâtre de Hira-Gasy et du Kabary de Madagascar, de formes de théâtre et danses populaires indiennes, du baratha natyam, du hip-hop, pour arriver à "une expression contemporaine, ouverte et puissante".

Avec une profondeur et une puissance inattendues, les artistes chantent, jouent, font danser la ravanne. Pour dire la souffrance, certes, mais aussi le besoin urgent, au-delà des blessures de l'Histoire, de "retrouver les liens, les filiations, d'une île à l'autre, d'une rive à l'autre, d'un monde à l'autre, le besoin de faire corps". Avec les autres, avec la nature.

Un rituel qui explose en fête, charnelle, transcendante, libératrice…

Une expérience d'une rare intensité. À partager à tout prix…


Le 19 juin au Conservatoire

Métissage musical OI autour de Maalesh

Le fruit d'une résidence-atelier artistique d'une dizaine de jours à Mahé, avec des artistes seychellois réunis autour du musicien comorien Maalesh: c'est le concert que propose de découvrir le CCB au Conservatoire François Mitterrand le mardi 19 juin à 20h, sous l'intitulé "Métissage musical Océan Indien autour de Maalesh".

Le projet "Métissage musical, Océan Indien" a consisté à faire venir à Mahé, aux Seychelles, un auteur-compositeur-interprète de renommée internationale originaire d'un pays de la région Océan Indien avec deux de ses musiciens pour rencontrer des musiciens seychellois. C'est le musicien comorien Maalesh qui a été retenu pour cette opération, en raison de "sa grande créativité, son parcours musical exceptionnel et son envie de travailler avec d'autres musiciens de la région".

Né à Moroni de père comorien et de mère ougandaise, Maalesh se consacre à la musique depuis l'âge de 12 ans, d'abord en tant que choriste et percussionniste, puis guitariste. Révélation de la 2e édition MASA en 1995 à Abidjan, il a également été lauréat du grand prix "Découverte RFI" à Dakar la même année.

La présente rencontre s'est faite dans le cadre d'une résidence-atelier artistique d'une dizaine de jours à Mahé, avec pour objectif la réalisation d'un concert à être produit à Victoria aux Seychelles et dans trois autres pays de la région - Maurice, Réunion et Comores. Les concerts seront enregistrés et un CD sera réalisé.

Ce projet culturel bénéficie de l'appui financier de l'Union Européenne, de la Commission de l'Océan Indien, de l'Alliance française des Seychelles et du ministère seychellois de la culture.

Le prix des places pour ce concert est fixé à Rs 250 et à Rs 50 pour les moins de 25 ans. Les billets sont en vente au CCB à Rose-Hill, au CCEF à Curepipe, au CIFOD à Port-Louis et à travers le Rézo Otayo.


En avant la musique !

"Faites de la musique, fête de la musique": un slogan qui n'a pas vieilli. Le coup d'envoi de la 26e édition de cet événement sera donné le jeudi 21 juin. Un programme alléchant dans divers lieux et styles musicaux: ragga/reggae, jazz et aussi jeune création. La manifestation gratuite tend à familiariser jeunes et moins jeunes à toutes les formes d'expression musicale. Les amateurs ont rendez-vous avec les élèves de l'Atelier Mo'zar au showroom de Renault chez Leal à Pailles de 8h30 à 17h le jeudi 21 juin. Un concert gratuit sera donné le vendredi 22 juin à 19h30 en présence de José Thérèse et ses invités.

Pour populariser la musique, du côté du ministère des Arts et de la Culture à Maurice, on demande aux organisateurs des institutions publiques et privées, collèges, centres culturels et hôtels, de mettre en place au moins un programme musical le jour de la Fête de la musique pour que tout le pays puisse vibrer. Parmi les activités annoncées: des groupes musicaux dans différents coins de la capitale et un concert de musique au Théâtre Serge Constantin, Vacoas, le mercredi 20 juin.

Dans les jardins du Centre Culturel Charles Baudelaire, le samedi 23 juin à 15h, les amateurs du "bon son" et le public en général, sont invités à soutenir divers styles de musique: OSB Crew-Ragga/Reggae et Steve Deville-Afro jazz. Cette Fête de la musique gratuite au CCB verra aussi la présentation des 3 lauréats des tremplins Musiques Actuelles, "Les Classes de Charles", afin de mettre à l'honneur une nouvelle génération de musiciens.


Musique classique

Elena Rozanova en concert ce soir

La Société Musicale de l'Ile Maurice annonce que la pianiste Elena Rozanova sera en concert aujourd'hui, dimanche 17 juin, à 19h30 à l'Alliance Française de Bell Village, et non demain soir.

Née à Odessa, en Ukraine, Elena Rozanova fait ses premières classes à l'âge de 5 ans à l'école Gnessine de Moscou. À 18 ans, elle entre au légendaire Conservatoire Tchaïkovsky, où elle obtient les plus hautes distinctions. Elle crée en 1998 le Rachmaninov Piano Trio, lauréat l'année suivante du prestigieux concours de musique de chambre de Melbourne.

Son enregistrement avec le violoniste Graf Mourja (Ravel, Schnittke, Szymanowski) remporte le "Choc" du Monde de la Musique, ce qui lui vaut un nouveau contrat du label Harmonia Mundi pour un enregistrement d'œuvres de Prokofiev, Ravel et Chostakovitch.

Lors du concert de ce soir, Elena Rozanova, qui a déjà eu l'occasion de faire apprécier son talent sur nos scènes, interprétera des œuvres de Schubert, Liszt, Schumann, Chopin, Chostakovitch et Rachmaninov.

Les billets pour ce concert sont en vente à Rs 225 et Rs 175.


Au Trianon Shopping Park

Le Circus Sunrise est là !

Ils sont enfin arrivés: les membres du Circus Sunrise, formation australienne réputée, sont chez nous.

S'il ne comprend pas d'animaux, le Circus Sunrise offre une variété de numéros proposés par des clowns, jongleurs, cow-boys, trapézistes, acrobates. "An action-packed, fun and exciting show" nous est ainsi annoncé.

Créé dans les années 90 par des héritiers d'une longue tradition familiale, le Circus Sunrise s'est produit avec succès en Australie, au Japon, en Afrique du Sud, à Singapour ou à Taïwan. Son directeur, David Meatchem, fait valoir que l'étape mauricienne les tentait depuis de longues années.

La semaine dernière, le gros de la troupe est arrivé de Sydney, et le chapiteau a été installé dans l'enceinte du Trianon Shopping Park. Baptisé Big Top, ce chapiteau de 26 mètres de diamètre offrira au public le confort de ses 500 chaises.

C'est le vendredi 29 juin que sera donné le coup d'envoi des représentations du Circus Sunrise. Jusqu'au mois de septembre, la troupe prévoit d'offrir huit spectacles par semaine. Par la suite, le cirque s'installera sur le parking de Super U à Grand-Baie.


Le calendrier

Le calendrier des représentations du Circus Sunrise s'établit comme suit:

- de mardi à jeudi à 18h30

- le vendredi à 19h30

- le samedi à 15h et 19h30

- le dimanche à 14h et 17h

Trois types de places sont disponibles à Rs 200, Rs 300 et Rs 350 pour les adultes et Rs 150, Rs 200 et Rs 300 pour les enfants.

Les billets sont en vente à travers le Rézo Otayo (Tel: 466-9999 ou www.otayo.com) et à l'entrée du cirque deux heures avant la représentation.


Nouvelles

Michèle Malivel: La mémoire pour retrouver l'enfance

Passeport pour Moka, recueil de souvenirs d'enfance de Michèle Malivel, historienne de l'art et conférencière, montre qu'on ne sort pas indemne de l'étonnement du monde insulaire. L'expérience marquante de l'exil va de pair avec l'exubérance lyrique, illustrées par les lieux traversés et qui fondent l'espace géographique du livre. L'auteur se situe dans une entre-deux culture qui se fonde à la fois sur la volonté de se pencher sur une enfance heureuse pour la nommer et le besoin de se détacher des manques. Un aller-retour entre l'enfance mauricienne et le monde.

Dix-sept nouvelles composent Passeport pour Moka, avec comme élément principal des chroniques sociales, dont le Bal de Saint Antoine, La Guerre en pointillé, Ces demoiselles du Couvent de Lorette, Une journée à Curepipe et bien d'autres. Il s'agit en fait de thèmes qui proviennent de la vie quotidienne à l'époque coloniale en même temps qu'ils s'appuient sur des événements historiques.

Le fil conducteur des nouvelles de Michèle Malivel concerne les lieux. Les récits évoquent principalement Maurice comme lieu de narration et d'identification et d'autres pays dans lesquels l'auteur a voyagé. Des récits de souvenirs d'enfance heureuse au caractère cocasse. Ils se déroulent au rythme de voyages (Moka, Curepipe). Les textes se densifient autour d'images récurrentes et fortes pour le narrateur: les maisons coloniales avec leurs "volées de marches", leur mystère, les bals, les belles, les nénènes et serviteurs, les petites filles modèles, un monde féerique entouré de champs de cannes. "La vie sur la propriété sucrière était merveilleuse. On prenait tout son temps. On vivait au milieu des cannes et je ne sais rien de plus attachant qu'un champ de cannes. D'abord, les jeunes pousses surgissent de notre terre rouge timidement, leur vert tendre encore frissonnant. Puis, adolescentes, elles arborent les fleurs ondoyantes justes assez roses pour trancher avec le bleu du ciel… Je savais juste que j'aimais m'asseoir pour les regarder dressées autour de la maison comme un rempart inexpugnable. Elles étaient les murs de mon palais enchanté, celles pour qui je n'avais pas de secrets."

La référence à l'époque, le contexte de naïveté rendent visibles les transformations profondes qui ont marqué la société mauricienne après la colonisation. Les nouvelles de Michèle Malivel correspondent à un autre regard porté sur la réalité coloniale en rapport avec le monde de l'enfance. Un imaginaire serein et idéaliste qui laisse voir les séquelles coloniales dans les mœurs et les mentalités.

Une des nouvelles qui sert d'ancrage et dont les motifs trouvent leur source dans la période privilégiée de l'enfance reste Passeport pour Moka. Un lieu qui excite l'imagination de l'auteur avec ses belles demeures: Château Trompette, les Quatre-Vents, Eureka, Amélie les Roses, Clos Joli, Bellevue… Monde clos, dépositaire des éléments de la francophonie. Évoquant ses ancêtres exilés, le narrateur dira: "Beaucoup donneront des noms français à leur domaine pour mieux se souvenir, certes, mais aussi pour que tous sachent bien d'où ils venaient. De même qu'il y a un terroir pour le vin, le nom français était pour eux leur "appellation d'origine" que chacun contrôlait soigneusement. Cela permettait de les différencier de ces aventuriers sans scrupule qui venaient faire fortune dans le commerce et dont l'origine s'avérait, bien souvent, plus que douteuse ! Il y a toujours de tout dans les îles…"

Le caractère autobiographique de ce genre de récits éclate au détour de chaque page, conférant au texte une certaine pesanteur. Les récits et microrécits sont souvent cantonnés à la répétition lassante d'un même schéma narratif: le voyage, l'exploration des lieux à travers le regard de l'enfant, leurs particularités et les émotions restituées. Reste l'écriture de l'auteur, dont la verve se fonde sur une acuité descriptive et une création lexicale abondante parfois bien inspirée. Reste aussi ce réalisme magique qui donne aux actions les plus banales une certaine densité. Par-dessus tout, la quête de la narratrice devient un argument textuel qui peut se ramener ici à un espace fondamental où les souvenirs deviennent des trésors. Michèle Malivel aurait peut-être gagné de nous livrer ses réflexions sur le vagabondage de l'imaginaire entre le pays natal et le monde.


Extrait

Aller à Moka, c'était à la fois excitant et angoissant. Je trouvais que c'était un monde à part, un monde étrange et envoûtant où nous, les simples mortels des autres villes (et en particulier les Curepipiens), nous étions tout juste tolérés. On était allé jusqu'à parler des "redoutables salons de Moka !" J'avais l'impression qu'on nous regardait avec une certaine condescendance et qu'un zeste de compassion voilait le regard que les Mokassiens abaissaient sur nous. J'étais persuadée qu'il fallait un passeport pour franchir les limites et nous ouvrir les portes de ces maisons superbes. Même si certaines ont disparu aujourd'hui leurs noms me font toujours rêver: Château Trompette, les Quatre-Vents, Eureka, la Carrière, Concordia, Amélie les Roses, Surprise, Coin de France, Souvenir, Clos Joli, Bellevue…

Il se passait là-bas, des choses étonnantes et on se racontait à voix basse certaines histoires… Les anniversaires étaient fantastiques, les gâteaux délicieux. Je partais dans ma petite robe d'organdi, les anglaises soigneusement coiffées, un superbe nœud sur le sommet de la tête, accompagnée de ma nénène vêtue, elle, de blanc immaculé et qui était chargée de veiller à ce que je ne me laisse pas aller à quelque fantaisie de mauvais aloi. C'est qu'il fallait faire attention là-bas !

(Passeport pour Moka)


The Journey Beyond

L'épopée de la famille Lim Fat

Les Lim Fat, famille bien connue à l'île Maurice, font l'objet d'un livre de 150 pages retraçant, prioritairement, l'histoire de l'ascendant et patriarche de la famille, Lim Fat Voon, et de son épouse, Li Soon Foh, et de leurs six enfants, et accessoirement, de la progéniture de ces derniers qui sont aujourd'hui soit à Maurice, soit à l'étranger (Amérique, Europe et Australie) où ils ont fait souche. Le livre, préfacé par Sir Edouard Lim Fat, a été écrit afin que la jeune génération des Lim Fat, vivant aujourd'hui dans maintes parties du monde occidental, ait sous les yeux l'histoire de leurs ascendants et de leur patrimoine.

Le Dr Regis Lam Po Tang (qui est l'aîné du dénommé Lim Poo Ten ou Lam Po Tang, fils aîné, né en Chine, de Lim Fat Voon) situe dans l'introduction qu'il signe, le fil conducteur de l'ouvrage. "This is a story that began in the early 1900's and is still continuing a century later", écrit-il. "It is about a young penniless Chinese migrant from a poor village in the east of the province of Quangdong, southern China. He was from an ethnic minority (hakka) who can claim a recorded lineag

e of 22 generations back to a misty origin in northern China. His name is Lim Fat Voon, married, 1 daughter and 5 sons. The information recorded in this book is through the eyes of his children and grandchildren, aided by a professional writer. It is an epic describing the lives of the family, their trials and tribulations, their achievements and successes through a century of social and cultural changes and shocks."

L'ouvrage contient tous les ingrédients qui agrémentent les histoires de famille ou les récits généalogiques: photos d'archives, photos de famille, arbres généalogiques, cartes, attestations, anecdotes, notices biographiques, témoignages, etc. The Journey Beyond est aussi un pèlerinage au cœur des particularismes et de la vision philosophique propres à l'univers chinois.


Publication

La chapelle Saint-Jean-de-Britto contée par Amédée Nagapen

Maniant avec autant d'aise l'histoire microcosmique que l'histoire macrocosmique de l'Église catholique mauricienne, Mgr Amédée Nagapen, avec la solide collaboration de Marie-Josée Martial-Craig et Lilian Berthelot, revient avec une nouvelle tranche de l'historique des paroisses, consacrée cette fois à la chapelle Saint-Jean-de-Britto. Ce lieu de culte se situe à un jet de pierre du siège social de United Docks Ltd, sur une propriété que cette compagnie vendit au groupe ABC des Ah Chuen, y occupant plus précisément "la partie qui longe la gauche de la rue Kwan Ti, du rond-point de Caudan vers le jardin R.-E.-Hart".

Pour mieux cerner la personnalité de la chapelle, l'historique s'intéresse à faire connaître, au prime abord, le vivier démographique et ethnique dans lequel elle puise ses fidèles: "une majorité d'Indo-Mauriciens" dont les ancêtres étaient "des tamouls de l'Inde méridionale, ainsi que des maharathis de Bombay". Toutefois, ces fidèles sont logés d'abord dans une chapelle aménagée et dédiée à sainte Jeanne d'Arc (1947) jusqu'à la construction et l'ouverture d'un nouveau lieu de prière (1955), dédié à Saint-Jean-de-Britto. Cette appellation est accueillie avec enthousiasme par les fidèles car ce dernier est "un saint de l'Inde. De surcroît un martyr".

Maints événements marquent le développement de la petite communauté paroissiale associée à Saint-Jean-de-Britto, tels le baptême de cloche à laquelle on confère le nom de Jeanne en souvenir de l'ancienne patronne (Jeanne d'Arc); la succession des prêtres missionnaires dont le Père Jean J. de Roton et le Père Arokiasamy Adaikalam, "qui insufflèrent un dynamisme apostolique renouvelé à la Mission Indienne, et notamment à la communauté de Saint-Jean-de-Britto"; la célébration du centenaire de la Mission Indienne sous la présidence d'un visiteur de marque en la personne de Benedict George Tangalatil Mar Gregorios, archevêque de Trivandrum, Kerala, Inde, le 28 novembre 1961…. L'historique est émaillé de touches anecdotiques contant la contribution à la fois du clergé et des laïcs à l'avancée de Saint-Jean-de-Britto aux Salines.

Tout un chapitre est consacré à la vie et l'œuvre de Saint-Jean-de-Britto, avec un accent tout particulier sur "son apostolat d'inculturation en Inde et son ministère de missionnaire qui culmina dans le martyre", ce qui est prétexte pour une réflexion solide sur l'inculturation et un éclairage sur "son rôle symbolique dans le développement de l'Église mauricienne". De ce fait, "ce livre aussi inspirant qu'informatif", comme l'a présenté Lilian Berthelot lors de la cérémonie de lancement la semaine dernière au Caudan, vaut bien son pesant d'or et… le détour. On peut se le procurer en librairie à Rs 150 l'exemplaire.


Pour redonner vie aux instruments traditionnels

Le yangqin, la dizi et la pipa au son du séga

Le yangqin, la dizi ou la pipa ne suscitent plus le même intérêt qu'autrefois. Instruments traditionnels chinois ignorés par la génération montante, ils ont autrefois animé les rendez-vous quotidiens des anciens venus du pays de Mao. Pour leur redonner vie, Ah Noo Lam, directeur de l'école de musique chinoise, travaille sur un projet. Depuis six mois, il écrit des mélodies de séga qui seront interprétées sur ces instruments, accompagnés de la ravanne. Un moyen, dit-il, pour l'école d'honorer la musique traditionnelle qu'est le séga.

Si tout va comme le souhaitent Ah Noo Lam (directeur) et Cyril Koon (musicien) de l'école de musique chinoise, l'on assistera au mariage de la ravanne, de la dizi (flûte traditionnelle) et du yangqin (instrument à cordes). Mais avant que cette union ne se concrétise, il faudra que ces instruments accordent leurs notes. Car, comme le rappelle Cyril Koon, la mélodie des instruments traditionnels chinois est douce. Tandis que le son de la ravanne et le beat du séga sont rythmés, saccadés, complète Ah Noo Lam.

Depuis quelques mois déjà, les deux artistes se penchent sérieusement sur leur projet. Le directeur de l'école s'est même mis à la ravanne. Chaque samedi, il se rend dans un centre à Vacoas où il se familiarise avec l'incontournable instrument à percussion. Apprentissage qui requiert de la patience et surtout beaucoup de concentration, confie-t-il. "Pour la musique traditionnelle chinoise, l'on est guidé par des partitions; tel n'est pas le cas pour la ravanne", confie ce dernier.

Lors de collaborations musicales, l'école a maintes fois associé le style qu'elle défend à d'autres tendances. À l'exemple d'une récente compilation dans le cadre de la Fête des mères ou pour des activités culturelles. Mais le projet dont parlent nos deux interlocuteurs est unique car une véritable fusion s'apprête à prendre naissance. Pour l'instant, Ah Noo Lam ne songe pas à écrire des textes sur les mélodies.

"Le séga est notre musique traditionnelle"

Cette initiative n'a pas simplement pour but d'innover. Elle se veut une occasion de "sortir la musique traditionnelle chinoise de sa sphère hermétique", avance Ah Noo Lam avec conviction. "Le séga est notre musique traditionnelle. Si nous continuons à pratiquer la musique classique chinoise dans un cadre fermé, nous ne ferons que perpétuer une tradition qui n'est pas mauricienne !", précise encore le directeur de l'école.

Il y a quelques années, reconnaît Ah Noo Lam, il aurait été impensable qu'un aîné de la communauté sino-mauricienne conçoive l'idée que le yangqin, la dizi ou encore la pipa se mélangent à la ravanne pour en faire du séga. Il est temps de prôner l'esprit d'ouverture, laisse comprendre le directeur. Maurice est un État africain et les Sino-Mauriciens comme leurs autres compatriotes sont aussi Africains.

Ah Noo Lam raconte comment les différentes délégations chinoises en visite professionnelle chez nous sont émerveillées devant ces Africains qui jouent de la musique traditionnelle du pays de Mao. "En venant à Maurice, pays africain, les Chinois s'attendent à voir une population noire uniquement (rires). Ils sont impressionnés de nous voir, nous Africains, qui ne sommes pas Chinois, jouer une musique traditionnelle qui n'est pas la nôtre !"

Pour être à la hauteur devant leurs invités, les musiciens se donnent à fond pour relever le challenge. D'autant que, reconnaît Ah Noo Lam, même si la mélodie est agréable, la qualité n'y est pas forcément ! "Faute de formation, nous n'avons malheureusement pas suffisamment appris pour pouvoir faire une musique complète."

À Maurice, la musique traditionnelle chinoise est en nette perte de vitesse, voire quasiment moribonde, précisent nos deux invités. "Les jeunes ne s'intéressent pas à cette musique", regrette Cyril Koon. Actuellement, l'école ne compte que trois élèves, dont deux adolescents. La présente génération préfère tout ce qui se conjugue avec modernité. Il y a aussi ceux qui, après leur apprentissage, s'en vont pour les études et délaissent pipa, yangqin et autre dizi.

"La musique traditionnelle chinoise n'est pas financièrement rentable", constatent nos deux interlocuteurs. Elle ne peut faire concurrence au tambour et à la danse du lion, très demandés par les hôtels, entre autres. Le nombre de pratiquants pour le tambour indique l'intérêt que cet instrument suscite: une trentaine quand ce n'est pas une cinquantaine par club. "Si un enfant vient s'inscrire à l'école, l'on sait d'avance qu'il a été poussé par ses parents. Pour transmettre une tradition à leurs enfants, ces derniers l'encouragent à apprendre un instrument. Car le karaté, le mandarin ou le chinois sont des options trop communes", relève Cyril Koon.

Vieil instrument, belle mélodie

L'école, qui ne dispose que de très peu d'instruments, n'envisage pas non plus de faire venir un professionnel de Chine pour enseigner la musique classique. Dans les années 80, elle avait ouvert ses portes à trois experts. Environ trente élèves avaient alors été formés. L'expertise chinoise avait été rendue possible grâce à l'aide financière de l'ambassade de Chine et la collaboration du ministère de l'Éducation. "À l'époque, le salaire d'un professeur de musique était de Rs 2 000. Aujourd'hui, il nous faudrait débourser Rs 20 000 pour payer un professeur chinois", explique le directeur de l'école. "Cela m'étonnerait même qu'un Chinois accepte ce prix, car les profs de musique classique en Chine sont extrêmement bien payés. Actuellement, apprendre la musique classique fait très tendance auprès des jeunes Chinois. Si on veut être dans le coup, il faut s'y mettre", ajoute Cyril Koon.

Ah Noo Lam et Cyril Koon reconnaissent qu'ils n'ont pas suffisamment de compétences pour assurer un enseignement complet. "Il faut au minimum 6 mois à un an pour pouvoir jouer de ces instruments. Mais les maîtriser est une autre affaire", dit Cyril Koon. "On ne finit jamais d'apprendre", ajoute le directeur de l'école. Montrant le vieux yangqin au bois usé, Cyril Koon confie: "J'ai constaté que plus il devient vieux, meilleur est le son. La mélodie est subtile… Ce qui n'est pas le cas avec celui qui est plus petit et moins vieux." Cyril Koon s'est mis au yangqin alors qu'il était encore adolescent. Aujourd'hui, il joue encore de cet instrument, qu'il affectionne visiblement.

Quant à Ah Noo Lam, lorsqu'il parle de musique traditionnelle, qu'il pratique depuis l'enfance, il nous ouvre une porte sur le passé. L'on voit alors défiler des scènes pittoresques caractérisant le quartier chinois. "En ce temps-là, on jouait à l'extérieur devant les magasins et les boutiques. On pouvait aussi, à la nuit tombée, entendre le son de la musique qui provenait d'une salle". C'est dans un de ces lieux de rendez-vous où se regroupaient les anciens venus de Chine qu'Ah Noo Lam a commencé à jouer de la flûte…


Cinéma

Dreamgirls

Au chœur des filles

Réalisé par Bill Condon

Avec Jamie Foxx, Beyoncé Knowles, Eddie Murphy, Danny Glover, Anika Noni Rose, Keith Robinson, Jennifer Hudson, Sharon Leal, Hinton Battle…

Durée: 2h11

Deena, Effie et Lorrell rêvent depuis leur enfance de devenir chanteuses. Elles font tous les radio-crochets. Et voient encore leurs espoirs s'évanouir quand elles perdent ce soir-là, même si elles ont mis le feu à la salle. Le public les réclame. Curtis Taylor Jr., vendeur de voitures à Detroit, a flairé le bon coup. Il a corrompu le jury, s'est octroyé les faveurs du trio, les a placées choristes d'une des vedettes du moment: James Thunder Early. Mais dans ce monde encore dirigé par les Blancs (qui contrôlent la télé), il va falloir persévérer pour imposer de nouveaux sons. Persévérer et payer. La chance de Curtis va être d'avoir Deena Jones dans ce groupe: une bombe sexuelle faite pour plaire à tous les publics.

Curtis leur propose alors de composer les chœurs du chanteur James Thunder Early. Les tubes aidant, le succès ne tarde pas à montrer son nez. En employant cependant des tactiques sans scrupule, Curtis remodèle rapidement le groupe en remplaçant Effie au chant principal par Deena. L'entente qui faisait le ciment du groupe commence alors à s'effriter. De plus, l'argent, la renommée et l'adulation des foules, ne leur apportent pas le bonheur. Bientôt, on cède à la drogue…

Ce film conte l'ascension vertigineuse de la plus célèbre des chanteuses du label Motown, Diana Ross. Bien connu des amateurs de soul et de funk, le label Motown fut une écurie musicale et militante qui publia énormément de disques, dont les plus grands succès des musiques black des 60's et 70's. Diana Ross débuta sa carrière artistique au sein des Supremes en 1961 !


Deux Oscars

Dreamgirls, réalisé par Bill Condon et retraçant la carrière du groupe américain Diana Ross and The Supremes, a remporté deux Oscars en 2007. La chanteuse et actrice Jennifer Hudson a reçu l'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle. Elle interprète le rôle d'Effie White, qui donne la réplique à Diana Ross, jouée par Beyoncé. Michael Minkler, Bob Beemer et Willie D. Burton, tous trois ingénieurs du son, ont, pour leur part, reçu l'Oscar du Meilleur son.

Star (Caudan & Curepipe)


Toujours en salle

Le Secret de Terabithia: Le monde de l'enfance

Le Secret de Terabithia est un film de fantaisie, réalisé par Gábor Csupó. Le scénario est adapté du roman de Katherine Patersonn intitulé Bridge to Terabithia. Le film est d'ailleurs sorti avec ce titre au Québec.

La vie n'est pas facile pour Jess, jeune garçon dont la famille nombreuse connaît des difficultés financières. Au collège, il est le souffre-douleur de deux garçons de sa classe et d'une fille de quatrième. À la maison, son père le rabroue sans arrêt, et seule sa passion pour le dessin lui offre une évasion. Heureusement, il se lie d'amitié avec sa nouvelle voisine, Leslie, la fille d'un couple d'écrivains. Ensemble, ils inventent un monde imaginaire, Terabithia, dans lequel ils fuient la dure réalité de la vie quotidienne…

ABC (Rose-Hill)

Sunshine: Ça chauffe au soleil

En cette année 2057, le Soleil se meurt, entraînant dans son déclin l'extinction de l'espèce humaine. Le vaisseau spatial ICARUS II, avec à son bord un équipage de sept personnes dirigé par le Capitaine Kaneda, est le dernier espoir de l'humanité. Leur mission: faire exploser un engin nucléaire à la surface du Soleil pour relancer l'activité solaire. Mais à l'approche du Soleil, privés de tout contact radio avec la Terre, les astronautes perçoivent un signal de détresse en provenance d'ICARUS I, disparu 7 ans auparavant. Une erreur fatale les contraint à modifier leur trajectoire. Ils doivent désormais lutter pour rester en vie, ne pas sombrer dans la folie, pour mener à bien leur mission essentielle pour l'avenir de l'humanité…

Star (Curepipe)

300: Sang pour sang

La bataille des Thermopyles est l'un des plus célèbres faits d'armes de l'histoire antique. Le roi grec Léonidas et ses soldats y furent massacrés par les Perses. Selon la légende, leur courage et leur sacrifice encouragèrent le peuple grec à s'unir contre les armées perses… et à fonder la démocratie.

Tiré d'une BD de Frank Miller et surtout de l'Histoire antique, ce film décrit la fameuse Bataille des Thermopyles entre le roi Léonidas et ses Spartiates, et les Perses de Xerxes. Les 300 Spartiates luttèrent avec courage et abnégation, se posant ainsi en premiers défenseurs de la puissance souveraine du peuple…

Star (Caudan)

Pirates des Caraïbes 3: Mille sabords !

L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L'invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires.

Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au Bout du Monde marque le retour des deux officiers de la Compagnie des Indes Orientales, Mullroy et Murtogg, incarnés respectivement par Angus Barnett et Giles New, vus dans Pirates des Caraïbes 1: La Malédiction du Black Pearl. Leur absence totale de Pirates des Caraïbes 2: Le Secret du Coffre Maudit est donc justifiée par l'ouragan essuyé par James Norrington au large de Tripoli. Ils finissent pirates dans le troisième volet et on peut les apercevoir dans la bande-annonce sur le Black Pearl lorsque Elizabeth Swann adresse à Jack Sparrow: "Ça n'aurait jamais pu marcher entre nous."

Star (Caudan) et ABC (Rose-Hill)


Cinéma

Jhoom Barabar Jhoom

Comédie romantique de Shaad Ali

Avec Abhishek Bachchan, Bobby Deol, Preity Zinta, Lara Dutta

Le train en provenance de Birmingham ne sera pas en gare de Londres avant deux heures. Rikki Thukral (Abhishek Bachchan) et Alvira Khan (Preity Zinta), deux étrangers vivant à Londres s'ennuient ferme, mais parviennent quand même à échanger des regards langoureux avant de trouver une place dans un café bondé. Pour passer le temps, ils décident de se raconter leurs aventures amoureuses.

Rikki et Alvira sont tous deux fiancés et attendent l'arrivée de leur moitié par le même train. Rikki raconte qu'il a fait la connaissance de sa fiancée Anaida (Lara Dutta) au Ritz, à Paris, au moment où la princesse Diana et Dodi Al-Fayed quittaient l'hôtel pour un rendez-vous avec la mort. Alvira a rencontré son prince charmant au musée Madame Tussaud à Londres. Steve (Bobby Deol) était là au bon moment lorsqu'une statue de cire de Superman s'est décrochée du plafond et risquait de tomber sur Alvira, assise juste au-dessous. Steve a alors eu le bon réflexe de l'écarter du danger. Depuis ce jour, les deux cœurs battent à l'unisson. Rikki et Alvira ont l'occasion d'exprimer leurs sentiments, leurs préférences, et vont tomber amoureux. Mais le problème est qu'Anaida et Steve arrivent bientôt par le train en provenance de Buckingham…

Jhoom Barabar Jhoom est une réflexion sur les apparences et les relations strictement codifiées où l'amour n'est qu'un faux-semblant. Lorsque Rikki et Alvira commencent à débattre sur l'amour, la vie et la mort, ils se découvrent des affinités. C'est un film fort et séduisant qui ne manque pas de charme. Aux séquences de comédie débridées menées par un quatuor de choc, s'ajoute une réflexion sur la vie. Les amateurs des séquences burlesques et de la belle musique seront servis. Amitabh Bachchan fera également beaucoup rire dans le rôle d'un musicien déguisé en Johnny Cash.


IIFA Awards

Hrithik Roshan et Rani Mukherji à l'honneur

Les grosses pointures du cinéma indien s'étaient donné rendez-vous pendant cinq jours, à Sheffield, dans le Yorkshire, dans le cadre de l'International Indian Film Academy Awards. La cérémonie de remise de prix s'est déroulée samedi dernier au Sheffield's Hallam FM Arena devant un parterre d'invités du monde du cinéma. Elle a vu la consécration de Rang de Basanti, l'œuvre de Rakeysh Omprakash Mehra, qui a raflé 5 des 15 trophées mis en jeu.

Hrithik Roshan a été élu meilleur acteur pour son rôle de l'homme masqué détenant des pouvoirs surnaturels dans Krrish Le Tout-Bollywood savait que Hrithik allait être sacré meilleur acteur, mais le trophée de meilleure actrice décernée à Rani Mukherji pour Kabhi Alvida Naa Kehnaa a surpris plus d'un. Les fans de Kajol qui croyaient que leur idole allait être consacrée dans Fanaa sont très déçus par le choix du jury. Le trophée de meilleur réalisateur a été décerné à Rajkumar Hirani pour la comédie Lage Raho Munnabbhai.

Soha Ali Khan a obtenu le titre de meilleure actrice de soutien pour son rôle dans Rang De Basanti et Arshad Warsi a enlevé la palme de meilleur acteur de soutien pour le même film. Tusshar Kapoor a été sacré meilleur comique pour Golmaal et Saif Ali Khan a reçu le trophée de meilleur acteur dans un rôle négatif dans Omkara, une adaptation d'Othello de William Shakespeare. Sunidhi Chauhan a été élue meilleure chanteuse pour le morceau Beedi Jalaile (Omkara) et Shaan, meilleur chanteur pour Chand Sifarish de Fanaa. A.R. Rahman a reçu le trophée de meilleur directeur de musique pour Rang De Basanti. Dharmendra a obtenu un Life Achievement Award pour sa contribution au cinéma. Shilpa Shetty, la gagnante de l'émission Celebrity Big Brother, a reçu un prix spécial du comte de Yorkshire. Cette cérémonie a été rehaussée par la présence d'Amitabh Bachchan, Abhisekh, Aishwarya, Yash Chopra, Shilpa Shetty, Hrithik Roshan et Preity Zinta.

L'événement s'est déroulé devant 10 000 personnes et a été diffusé dans 110 pays pour une audience globale d'environ 500 millions de personnes. Un tapis vert a été déployé pour les artistes au lieu du traditionnel tapis rouge.

Emraan Hashmi et Geeta Basra ont effectué le voyage de Londres à York dans un train spécialement affrété pour la première mondiale du film The Train.


Bolly News

French Honor for Shah Rukh Khan

Shah Rukh Khan gets the coveted French honor Ordre des Arts et des Lettres (Order of the Arts and Literature), an award of the French government for his "exceptional career". This brings our King Khan among the highly acclaimed circle of actors like Leonardo DiCaprio, Bruce Willis, Sharon Stone, Uma Thurman, Meryl Streep and Robert Redford ! Indians, who were conferred this award for excellence, were Tamil superstar Sivaji Ganesan, film-maker Mrinal Sen and Carnatic musician M. Balamurali Krishna. The awarding ceremony will be held in this summer. After the honor of having a wax statue in Madame Tussaud's, this comes as a pleasant and unexpected surprise.

Priyanka goes out to protect Abhishek Bachchan

Priyanka Chopra is sure going to make some heads turn. You saw her as the "Junglee Billi" in Farhan Akhtar's Don and you will now see her as Abhishek's bodyguard in Drona. And guess what, the lady had to learn some real time martial arts from Punjab.

"I had to train for the Sikh martial art form using kirpans and chakkars. It was difficult and required a lot of flexibility", says our daring beauty.

With Ash doing her sword fights with Hrithik in Jodha-Akbar and Priyanka at her heels doing some daring bits, it looks like it should be difficult to challenge heroines in Bollywood now.

Aamir Khan goes Bald for Kajiri

Aamir Khan goes bald for his coming film Kajiri (Hindi remake of south hit Ghajini). The first of the film will have the awesome Aamir sporting a jovial look with his hair intact and the second half will have him go bald.

Aamir surely likes doing his roles with perfection. For Bollywood it is new that a protagonist dons a bald look, as all the bald characters in Bollywood were baddies. Anything is possible when it is Aamir !


IVTB Fashion Show 2007

Le rose irriguera le prochain été

Cette année encore, le Fashion Show de l'IVTB School of Design, qui a eu lieu le vendredi 8 juin au Sir Ramparsad Neerunjun Training Complex, a été un véritable régal pour les yeux des personnes sensibles aux tendances de la mode ainsi que pour les industriels présents. Dans un dispositif de tubes et de lumières fluorescentes, mêlés à un répertoire musical varié d'Impact Production, les étudiants de l'IVTB School of Design, qui avaient travaillé sur le thème Realm of Fantasies, ont fait admirer les vêtements nés de leur imagination et inspiration, portés avec grâce par les mannequins de l'agence Heat. Aux côtés des tons rouille, fuchsia et vert, le rose, le bleu et le mauve ont triomphé sur le podium installé dans l'atelier de l'école. Parmi les modèles, ce sont notamment les hauts à une manche avec épaule dénudée qui égaieront l'été 2008.

Nous avons choisi de nous arrêter sur les collections vestimentaires d'Avinash Bhoodnah, de Natasha Badal et de Sharon Chang, étudiants en deuxième année du Higher National Diploma in Fashion and Textile.


Avinash Bhoodnah: La nature sublimée

Avinash Bhoodnah, 22 ans, a puisé ses idées dans ce qui a toujours constitué la première source d'inspiration de l'humanité: la nature. Pas uniquement la nature dans toute sa splendeur mais en essayant d'aller au-delà de ce que l'on voit au prime abord, d'où le thème choisi: Metaphysical mirror of nature. Le styliste en herbe qui ambitionnait tout jeune d'embrasser ce métier ancre sa collection dans le naturel en adoptant un air futuriste.

Jersey, voile, organza, soie sauvage et velours illuminent ses créations. Fleurs, broderies et paillettes, imprimés de portraits de femmes et papillons, tout droit sorties de son imagination et de ses recherches. Nous pouvons y trouver l'une des propositions les plus audacieuses et amusantes, comme les deux jupes ballonnées dont les couleurs oscillent entre le mauve, bleu-vert et jaune. Le jeune homme au look rocker sublime son style et joue le court avec une petite robe sirène avec volants.

Avinash a travaillé en collaboration avec l'entreprise de textile Tropic Knits. Il a su jouer avec les matières pour ajouter du relief à ses créations. Une réussite.


Natasha Badal: Couleurs marines

L'inspiration de Natasha Badal, 21 ans, l'a entraînée dans les fonds marins, en particulier parmi les coraux. Faisant suite à une observation minutieuse de coraux lors d'une plongée, l'étudiante a présenté une collection de 7 pièces baptisée Coralistic existantialism, dont les tissus, riches en voile georgette, satin et couleurs marines, sont manipulés.

Sa collection étudie la relation étroite entre les formes et les couleurs et elle structure ses créations par rapport aux animaux et couleurs des profondeurs. "J'ai voulu reproduire les formes des coraux dans le textile", a-t-elle expliqué à l'issue de la présentation. Succession de robes dont une qui ressemble à s'y méprendre à un bénitier grâce aux rubans ornant le pourtour des vêtements. Nous avons aimé tout particulièrement la tunique au col imitant les écailles, associée à un pantalon frisé de couleur sable donnant l'illusion des spongiaires et qui, bien entendu, ne nécessite pas de repassage.

Tailler les vêtements d'après un patron, broder et coudre: Natasha a tout appris de sa mère depuis son enfance. "J'ai toujours été très intéressée par l'art de l'habillement". Pour embellir ses vêtements, elle a utilisé des fils électriques qui, sur une robe, suggèrent les vagues, et a ponctué de boutons pressions au niveau des genoux un pantalon couleur sable.


Sharon Chang: La vie en rose

Sharon Chang, 21 ans, a puisé dans la culture japonaise pour guider son crayon. Intitulée Lolita, la vie en rose, son œuvre réunit 6 pièces irriguées de rose, vieux rose et mauve sur du voile, crêpe, georgette, tafta, satin, satin coton, jersey, rib et lycra incrusté par des fleurs.

Mais c'est au rose que revient la place prépondérante. Elle y fait décliner les robes et une tunique, voire des accessoires. Grâce aux effets de lumière, ses modèles brillent de mille éclats. Dans la mode, comme on aime tout et son contraire, Sharon a pu jongler avec les opposés et habiller les grandes en petites filles et les petites en grandes. Dentelles, paillettes, rubans, robes princesse jusqu'aux genoux et culottes bouffantes accessoirisées d'une ravissante couronne qui habillent les petites filles, nous rappellent les contrées lointaines.

Sharon s'est plu à montrer des tenues casual chic parsemées de fleurs, qui rendent une femme encore plus belle et plus féminine. Elle réussit avec brio à rester dans son style tout en interprétant l'air féerique à merveille. Elle a également mis au point une robe avec plein de découpes, un haut très sexy qui dévoile la moitié de la poitrine.


Christophe Leroux, passionné de "trois-roues"

Il voue une véritable passion aux deux-roues et aux… trois-roues. Lui, c'est Christophe Leroux. Primé lors du 1er Rallye Vintage l'année dernière, ce passionné de motos préfère surtout les vieilles pièces, celles qui ont marqué l'histoire automobile durant le siècle écoulé. Sa préférée: une Triumph des années 70, qu'il a transformée en side-car, grâce à une trike datant de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, il sillonne l'île sur son side-car, souvent en compagnie de ses deux filles. Il ne peut passer inaperçu. Rencontre.

Les balades à moto avec ses cousins. C'est l'image qui revient dans la tête de Christophe lorsqu'il raconte comment a démarré son "idylle" avec les motos et particulièrement avec cette Triumph qu'il a finalement transformée en "side-car", sa moto à trois roues. À l'époque, rester assis à l'arrière sans goûter à cette sensation de diriger et de "sentir" le moteur gronder, était comme un supplice pour le jeune homme. Impossible d'attendre ses 18 ans pour obtenir le permis. "J'avais entre 10 et 12 ans lorsque j'ai commencé à piloter les grosses motos. Je trichais. Un peu comme tout le monde. Je n'aurais pas pu attendre mes 18 ans pour commencer à apprendre et obtenir ensuite le permis. Avec mes cousins, je me suis mis dans le bain très jeune. C'est ainsi que j'ai commencé à développer cette passion pour la moto", confie-t-il.

À cette époque, la Triumph Thunderbird de son cousin Harold, qui était alors un peu comme la "Harley Davidson locale", faisait sensation à Maurice comme ailleurs, après que Marlon Brando en eut piloté une dans L'Equipée sauvage. Christophe, lui, la voyait déjà comme sa première moto. "J'ai finalement acheté la moto de mon cousin pour une somme symbolique à l'âge de 19 ans. Ce fut un moment inoubliable. J'ai ressenti comme un sentiment de fierté, de bonheur… C'était inexplicable", se rappelle-t-il.

Depuis, il ne s'en est jamais séparé. "Lorsque j'ai acheté la moto, j'ai décidé de la retaper complètement et d'y apporter une touche personnelle. J'ai commandé les pièces un peu partout à travers le monde, principalement d'Angleterre et d'Australie. Mais je dois dire que ma passion pour la moto s'est confirmée lorsque j'ai commencé à fréquenter la famille Marie, dont le père et les fils sont mécanos. Aujourd'hui, nous continuons à partager la même passion", dit-il.

Dix ans plus tard, en 1993, avec les Marie et les Mercier (autre famille qui ne jure que par la moto), Christophe fonde la Classic Bike Association. Ils organisent des balades en groupes et d'autres activités, et s'entraident quand il s'agit de régler des petits "bobos mécaniques" ou de trouver des pièces de rechange.

Mais son désir de faire de sa Triumph une pièce unique ne s'arrête pas là. Il veut la transformer en side-car. Il en découvre un par hasard chez un de ses parents. "C'était un side-car datant de 1941. Il était délabré, abandonné. J'ai commencé à le retaper patiemment. Cela m'a pris deux ans pour le remettre à neuf et l'annexer à la moto. Avec cette dernière, j'ai fait le tour de l'île. Partout où je passais, les gens s'arrêtaient et certains n'hésitaient pas à me poser des questions. Les gens sont toujours aussi curieux", raconte-t-il.

À force de passer une grande partie de son temps au garage, à bricoler sur sa moto, Christophe a fini par transmettre sa passion à ses deux filles, qui l'accompagnent souvent dans ses balades en side-car à travers l'île, où tout simplement dans le centre-ville de Curepipe. "Je suis un amoureux fou de mon side-car. Je dois avouer que je prends déjà beaucoup de plaisir à partager cette passion avec mes enfants. Parfois, je le fais aussi pour les autres. Récemment, j'ai été profondément ému et heureux d'avoir pu réaliser le rêve d'un enfant qui, atteint d'une maladie très grave, avait souhaité rouler dans un side-car. C'était un réel bonheur de pouvoir réaliser le rêve de cet enfant", confesse-t-il.


Festival culturel et culinaire chinois

Fascinante Chine

Symbole, pour les Mauriciens, de l'orient multiple et secret, la culture chinoise est entré dans les rues de China Town. Le Food and Cultural Festival, un événement qui attire les yeux et fascine les esprits. Gastronomie, art, danses du lion: des multiples facettes de la culture chinoise dans un quartier historique de Port Louis à redécouvrir ce soir comme hier.

Ombres et lumières, traditions conservées, richesses de l'art: l'héritage culturel chinois fait rêver. C'est la Chine qui danse et qui chante. L'édition 2007 du Festival Culturel et culinaire de China Town a été placée sous le signe des couleurs. Couleurs et saveurs de la cuisine chinoise: canard laqué, soupe aux ailerons de requins, poulet aux différentes sauces, autant de spécialités que les restaurants du quartier proposent au public depuis hier. Une occasion de découvrir un art de la gastronomie qui s'est perpétué par la transmission. Il y a aussi les couleurs des danses et autres manifestations culturelles assurées par différents centres et associations. On peut encore admirer aujourd'hui la danse du lion, symbole de force, sagesse et bonne fortune face à l'adversité. Une danse qui allie élégance et force des positions du Kung-fu. À signaler aussi les marionnettes chinoises manipulées par huit artistes venus de la province de Shang Xi. Ce spectacle (le Shadow Show) donne un aspect d'un art théâtral de plus de 500 ans. Conteurs et marionnettistes seront présents ce soir à 18h au Heen Foh Hall. Du côté des objets, il y a de la place pour la création. Figurines de Buddha, mandarin ducks et dragon fish, tortues sont autant de symboles de bonheur, de richesse et de longévité. Les magasins de China Town ont ouvert leurs portes au public et proposé des prix promotionnels pour ces porte-bonheur et autres bijoux en pierre semi-précieuse qui vous protégeront du mauvais sort. Dans l'espace culturel de China Town, on trouve aussi la calligraphie et des dessins à l'encre de chine. Si vous voulez vous essayer à cet art, rendez-vous ce dimanche aussi à Ikebana, Heritage Court à Port Louis. Tout un déploiement d'activités avec le concours de la Chinese Chamber of Commerce et la Municipalité de Port Louis. L'objectif poursuivi: donner à China Town ses couleurs d'antan et en faire un lieu d'attraction touristique. La Chine s'expose aussi. Au cours de ce festival chinois, le public pourra découvrir quelques aspects de l'héritage culturel chinois dans une exposition au Heritage Court. Objets, images d'époque, arbre généalogique qui feront l'objet du futur musée chinois. Au menu des attractions aujourd'hui: Défilé de lions et dragons à partir de 10h30 par la Dragon and Lion Federation, danses chinoises par le China Culturel Centre et autres cérémonies de remise de prix. Cette année un star prize de Rs 50 000 sera offert. De 18h à 22h, découpage de formes décoratives au Chan Stadium par Li Fuai, artiste chinois qui transforme feuilles de papier en objets d'art. Entre danses, objets, art culinaire, il y a de la place pour la création jusqu'à ce soir au China Town.


Dernières nouveautés françaises 2007

Renault Twingo

Cette année, Renault se distingue par ses petites voitures. La Twingo d'origine de la firme française a été l'une des surprises des années 90: une micro-voiture excentrique développée pour un coût minime, apparue pour la première fois en 1993, et qui a contribué à lancer la révolution des voitures citadines en Europe.

La nouvelle Twingo sera clairement de meilleure qualité, estiment les connaisseurs. Plus pratique et plus avenante, avec un design à la fois extravagant et attirant. Ses autres particularités reposent sur ses feux en forme de goutte d'eau, un arrière bombé et un intérieur garni d'instruments avant-gardistes placés en nacelle.

Citroën C4 Picasso 5 places

Quelques semaines après la sortie de la version 7 places du C4 Picasso, Citroën remet le couvert avec le 5 places. Dans ce segment (catégorie des monospaces compacts), ce nouveau venu tente de se distinguer par sa plastique avantageuse et ses technologies avant-gardistes. Le C4 Picasso 5 places opte pour une calandre plus agressive et un profil plus arrondi. La planche de bord profite d'un design futuriste, alors que la tenue de route, selon les premiers commentaires, est "très sûre" et le freinage "irréprochable".

Ce C4 Picasso s'intercale en fait entre la Xsara Picasso - qui devrait rester au catalogue jusqu'en 2010 - , et la volumineuse version 7 places du nouveau monospace. Plus grand de 19 cm que le premier Picasso, il a perdu 12 cm et deux places par rapport au Grand C4 Picasso, qui adopte désormais cette nouvelle appellation.


Page d'Histoire

Le Prince Alfred, duc d'Edimbourg, a-t-il été père de deux garçons mauriciens ?

La presse People européenne avait fait grand bruit, l'année dernière, des frasques amoureuses du prince Albert de Monaco, l'héritier chouchouté des Rainier, lequel à fini par reconnaître que, lors d'une de ses escapades, il a fait un enfant à une hôtesse de l'air africaine. Mais, il n'y avait, semble-t-il, rien de bien nouveau sous le soleil. Bien longtemps, soit en mai 1870, avant Albert de Monaco, un duc d'Edimbourg, second fils de l'austère et prude reine anglaise Victoria, aurait eu, lui, sur le sol mauricien une aventure tout aussi fertile… de laquelle seraint nés deux jumeaux d'une mère inconnue… mauricienne. La chronique historique de Week-End, ce dimanche, reprend une "petite histoire" qui est à mettre au crédit d'un collaborateur régulier du défunt journal Le Cernéen et qui signait du nom de Jean Laurais.

On notera que le gouvernement colonial britannique, pourtant très soucieux de la bonne image de l'Empire dans les colonies, ne crut jamais bon de démentir les révélations de Jean Laurais.

Voici donc ce qu'écrivait Jean Laurais, le mardi 6 août 1957, sous le titre ironique: "Leurs A. R les Princes Vincent et John"…

"Durant son séjour à Maurice, le Prince Alfred eut plusieurs… aventures qui ne furent pas toutes sans conséquences. En février de l'année suivante, naquirent deux garçons dont l'apparence extérieure et certaines circonstances particulières, que je vais conter, rendent l'ascendance incontestable.

Le premier de ces enfants, à sa naissance, fut déclaré sous le nom de Vincent, "né de père et de mère inconnue". Il fut confié à des religieuses de Port Louis qui l'élevèrent jusqu'à l'âge d'environ 7 ans, puis il fut "adopté" par une dame. Celle-ci recevait chaque mois une allocation qui suffisait largement aux besoins de l'enfant.

À sa sortie du collège, Vincent étudia l'arpentage. Lorsqu'il eut passé son examen final, il reçut un attirail complet; niveau d'eau, tresses, jalons, carnets de notes, crayons, papier à dessin, boîte de compas, etc. Rien ne manquait. Il s'y trouvait mêmes des instruments dont Vincent ignorait la façon de se servir.

C'était un garçon de taille légèrement au-dessus de la moyenne, le visage haut en couleur, les yeux bleus et les cheveux rouge brique. Il avait la clientèle de presque toutes les études notariales de Port Louis et était universellement connu. Je me rappelle avoir eu recours à ses services en 1915 pour arpenter une petite propriété que j'avais achetée dans les hauts de Flacq. Il habitait une maisonnette à California, à gauche de la route de Port-Louis-Flacq, un peu après le point de jonction du chemin qui mène à La Nicolière avec la Route Royale, à peu près à l'endroit où, depuis, a été construit un réservoir. Il était marié (?) et avait plusieurs enfants. Jusqu'à sa mort, il reçut chaque mois une allocation substantielle. Il n'ignorait pas son origine et s'en amusait lorsqu'on lui en parlait.

L'autre des deux enfants fut déclaré sous le nom de Gower, aussi né (naturellement) "de père et de mère inconnus". Il fut d'abord conducteur de locomotive et pilotait les convois ferroviaires qui faisaient la navette entre Rose-Belle et Souillac où il habitait. Il était d'une taille moyenne, avait des traits énergiques et de la race dans la tenue, un teint sanguin, des yeux bleus et une chevelure d'un rouge indescriptible. Il parlait un créole dont la prononciation était fortement teintée d'anglais.

Je m'entretenais ces jours derniers de Gower avec mon ami Joseph Sévène-Bérichon, dont les connaissances en matière de "petite histoire" sont connues. Il me dit qu'il y a une trentaine d'années, il voyait souvent Gower à Mahébourg. Celui-ci avait pris sa retraite et dirigeait une forge située près de l'église Notre-Dame des Anges. Il est mort il y a 15 ou 20 ans. (ndlr: Joseph Sévène-Bérichon était un enseignant de langues, de Curepipe)."

Jean Laurais affirma qu'on racontait au sujet dudit Gower, une anecdote qui est, disait-il était "absolument authentique".

"Gower était marié (?). Sa femme lui dit un jour:

- John, vous avez vu que la servante est dans un état intéressant ?

- Ca son zaffère, répondit Gower avec le plus grand flegme.

- La rumeur publique dit que vous y êtes pour quelque chose.

- Ca mon zaffère !

- Vous comprendrez que je ne puis tolérer pareil scandale. Je vais la mettre à la porte.

- Ca vou zaffère !..."

Toujours selon Jean Laurais, durant son séjour, son Altesse Royale, le Prince Alfred passa 48 heures à Mahébourg, où il fut l'hôte des officiers de la garnison. Le chef de la Police, en poste lors de la visite du prince, obtint quelques mois après une magnifique promotion dans une autre colonie anglaise…

L'arbre généalogique royal du prince

Le prince Alfred, duc d'Edimbourg, puis Alfred, duc de Saxe-Cobiurg-Gotha (Alfred Ernest Albert) est né le 6 août 1844 et est décédé le 31 juillet 1900. Membre de la famille Royale, il était le quatrième enfant et le deuxième fils de la reine Victoria du Royaume-Uni et du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, lequel fut lui-même le prince Albert, Prince Consort.

Marié, le 23 janvier 1874 à son Altessse Impériale, la grande-duchesse Maria Alexandrovna de Russie, le prince Alfred eut, officiellement, cinq enfants: le prince Alfred d'Edimbourg, la princesse Marie d'Edimbourg, Victoria Mélita de Saxe-Cobourg- Gotha, la princesse Alexandra d'Edimbourg et la princesse Beatrice d'Edimbourg. De par le mariage de sa fille, le Prince Alfred devint l'arrière-grand-père du roi Michel 1er de Roumanie et du roi Pierre II de Yougoslavie. À la mort de son oncle, le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha en 1893, Alfred devint le nouveau duc, son frère aîné, le prince Edward ayant renoncé à ses droits de succession.

Le programme de sa visite à Maurice

Le prince Alfred, duc d'Edimbourg, était venu en visite à Maurice le 26 mai 1870, à bord du bateau Galatea, qu'il commandait lui-même, et repartit le 3 juin suivant. Le programme de sa visite, préparé sous la supervision du gouverneur Sir Henry Barkly, fortement marqué de l'empreinte des frères maçons de la Loge La Triple Espérance comporta trois grands bals, des parties de chasse, de l'inauguration de la Chapelle des Marins et d'une réception organisée à Mahébourg par les officiers du quatrième régiment de l'armée coloniale stationnée dans l'île.

Mais on ne sut jamais si c'était lors d'une nuit passée sur la chasse de la forêt de Fressanges, au Vieux Grand Port, si c'était après une partie bien arrosée aux casernes de Port Louis où il termina la partie de la nuit ou si c'était lors d'un grand bal donné par le gouverneur et Lady Barkly à l'Hôtel du Gouvernement à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de sa mère, la reine Victoria et au cours duquel, selon les historiens, "plusieurs jolies créoles aux grands yeux langoureux se disputaient la palme de la beauté, que chacun décernait tout bas à celle qui plus vivement faisait battre son cœur", que le prince Alfred fit la rencontre de la mère inconnue de "leurs Altesses les princes Vincent et John"…

Sans doute une bonne recherche dans les archives déclassifiées de l'Empire britannique pourrait révéler un jour tous les dessous de cette "petite histoire".


Le Bistrot du Barachois

L'amour culinaire

Se trouvant sur la côte ouest de l'île, le Bistrot du Barachois se situe sur un domaine privé et se distingue en surplombant le magnifique paysage du Barachois. Nous avons du mal à nous remémorer l'état originel des lieux: des bureaux où se mêlaient pêle-mêle tables, chaises et dossiers.

Le propriétaire actuel a su développer un restaurant méditerranéen qui change sa carte toutes les quinzaines. La terrasse ouverte peut accueillir près de 45 personnes, la salle privée climatisée 28 personnes et la salle d'intérieur 20 personnes. Jumelé au Bistrot vient de naître le petit dernier: L'Entrecôte Steak House qui, en quelques mois seulement, est devenue une référence incontestable dans l'île.

L'atmosphère y est très conviviale. On se dit que cela est dû peut-être au décor ensoleillé du restaurant ou encore à l'accueil chaleureux réservé aux hôtes.

Le Chef Hedley Momine

À 39 ans, le Chef Hedley Momine a déjà eu l'opportunité de voyager dans plusieurs cuisines. Il a débuté au restaurant Laguna comme apprenti chef de cuisine où il a officié pendant 5 ans. On l'a ensuite retrouvé au Bateau Ivre, au Pescatore à Trou aux Biches ou encore au Gourmet's Club sous la houlette du Chef Vivec Ramdenyee. Mais son plus grand challenge a été d'effectuer l'ouverture du Bistrot du Barachois en 2002.

Cet enfant né dans le Nord de l'île a eu le goût des casseroles grâce à sa grand-mère qui lui confectionnait une cuisine essentiellement végétarienne. Toutefois, avec son choix de métier, son mode alimentaire va changer. C'est connu: les Chefs doivent toujours goûter leurs plats !

Son métier le passionne et il évolue grâce à la patience et au partage des sens des Chefs avec qui il a travaillé. Il a un faible pour la cuisine française et ses produits préférés sont la viande rouge pour les goûts salés et la poire pour le sucré. Sa force, c'est de pouvoir créer un plat à partir de n'importe quel ingrédient trouvé ça et là en cuisine. Hedley est un homme qui a appris à cuisiner et à transformer en suivant son instinct.

Aujourd'hui, Hedley Momine est la cheville ouvrière du groupe Proen et a été récemment promu Corporate Chef des 4 restaurants du groupe.


Recette

Magret de Canard - Sauce aux poires

Pour 6 personnes

4 pcs Magret de canard

Pour la marinade

1 pincée de sel

1 pincée de poivre

Ingrédients pour la sauce

5 poires

5 c. à bouche de miel

50 g de beurre frais

2 c. de bouillon de poule

1 c. de crème fraîche

La cuisson du Magret

Salez, poivrez. Mettez une poêle sur le feu et mettez les magrets de canards du côté de la graisse jusqu'à ce qu'ils deviennent croustillants.

Pour la sauce

Coupez chaque poire en 6 morceaux. Faites revenir les poires dans une casserole sur le feu avec 50 g de beurre. Laissez cuire les poires à feu doux, ajouter le miel et laissez caraméliser. Ajouter 2 c. de bouillon de poule.

Laissez cuire quelques minutes à feu doux; ensuite, rajoutez la crème fraîche. Laissez mijoter pendant 6 minutes et servez.

Bon appétit !


Astuces

Comment garder les légumes verts ? Faites blanchir les légumes (brocolis, haricots verts…) dans de l'eau avec une pincée de bicarbonate. Ensuite, plongez les légumes dans un bol d'eau glacé avec des glaçons.

Comment éviter que les fruits noircissent ? Tout en épluchant les fruits (poires, pommes…), les mettre dans un bol d'eau citronné.

Comment rendre vos frites croustillantes ? Faites blanchir (précuire) les pommes de terre déjà coupées et conservez. Lorsqu'il est venu le temps de les consommer, plongez-les dans de l'huile très chaude.

Le Bistrot du Barachois

Route du Barachois

Tamarin

Tel: 483-7594 / 728-6131

Ouvert: Tous les jours pour déjeuner et dîner, sauf les dimanches et les lundis.

Réservation conseillée.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 17 juin 2007