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Indemnités d'assurances des marins disparus
Les hommes de loi d'Hassen Taher ont rencontré les familles
Mes Rex Stephen et Nilen Venkatasamy, les hommes de loi de la
compagnie Hassen Taher Seafoods (Mtus) Ltd, ont rencontré
hier à l'Apostolat de la Mer, les membres des familles
des pêcheurs disparus à bord des King Fish II et
King Fish V en vue de les entretenir des modalités à
être remplies pour les indemnités d'assurances.
Me Stephen leur a expliqué que chacun des marins-pêcheurs
est couvert par une assurance de Rs 100,000 mais que pour en prendre
avantage, une procédure d'établissement de décès
doit préalablement être enclenchée. "Sans
que l'on ne perde espoir, il faut quand même faire face
à la vérité et s'attendre au pire. Pour la
compagnie, l'équipe de marins-pêcheurs disparus était
la meilleure", devait-il dire aux membres des familles, en
présence notamment de Hassen Taher et Mathieu Laclé,
conseiller au ministère de l'Agro-industrie et de la Pêche.
Lors de cette rencontre avec les représentants de la direction
de Hassen Taher Seafoods (Mtus) Ltd, certains membres des familles
des disparus ont notamment reproché à la compagnie
son manque de communication. Ils ont affirmé que ce n'est
qu'à partir du moment qu'ils se sont regroupés en
association que la direction a commencé à s'intéresser
à eux. Ce que les représentants de la compagnie
ont nié.
Les membres des familles ont aussi eu des précisions par
rapport aux recettes du Télédon organisé
par la mairie de Port-Louis. Celles-ci leur seront remises mardi
à 11h. Leurs représentants déposeront demain
devant la Court of Investigation présidée par le
magistrat Benjamin Marie-Joseph. Hier, Hassen Taher Seafoods (Mtus)
Ltd leur a de nouveau fourni des vivres.
Abandonnée par son mari Mauricien, une Camerounaise
le dénonce pour bigamie
Depuis le 19 avril dernier, une ressortissante camerounaise, mère
de trois enfants détenant tous la nationalité mauricienne,
a déposé une plainte à la police pour bigamie
contre son mari, un Mauricien vivant dans un village du Sud du
pays. Indignée que les autorités n'aient pris, à
ce jour, une quelconque mesure contre le "mari fautif"
(selon elle) elle s'en est remise, cette semaine, à la
Major Crime Investigating Team (MCIT) à laquelle elle a
confié tout un volumineux dossier, dont des actes de mariage.
Les autorités mauriciennes procéderaient à
des vérifications au Cameroun avant de décider de
la marche à suivre.
Selon la plaignante, elle a épousé le Mauricien
à Yaoundé, au Cameroun, en 1979 sur la base de l'union
communautaire. De cette union civile sont nés trois enfants
(une fille et deux garçons tous majeurs aujourd'hui). Or,
en juillet 1986, sans crier gare, le Mauricien a fait ses valises
et est rentré à Maurice. La Camerounaise affirme
avoir appris que son mari avait contracté une deuxième
union mais sans pouvoir le prouver jusqu'à ce qu'elle parvienne
enfin, le 23 mars dernier, à obtenir du Bureau de l'État
civil, une copie d'un certificat d'acte de mariage confirmant
que son époux, a épousé une habitante du
Sud. Pour ce deuxième mariage, l'homme avait déclaré
aux autorités mauriciennes qu'il était veuf.
Selon la version de la plaignante, les choses se seraient déroulées
de la façon suivante: tout a commencé lorsque, un
jour, en 1977, elle a fait la rencontre du Mauricien dans un train
à Yaoundé. Elle, 26 ans, venait tout juste de décrocher
sa licence en Biochimie et s'en allait fêter l'événement
chez ses parents et lui, technicien de chaudière pour le
compte d'une sucrerie, rentrait de son travail. Ils sympathisent,
se fréquentent et se marient deux ans plus tard. Trois
enfants naissent de leur union. Selon la plaignante, il n'y avait
aucun nuage dans le couple et la famille, économiquement
aisée, se permettait même de passer des vacances
en Suisse. Puis, un après-midi de 1986, profitant de ce
que sa femme était encore à son travail, le mari
a fait ses valises et, laissant sa fille, encore âgée
de 7 ans, avec sa nounou, il a quitté la maison en affirmant
qu'il se rendait chez le tailleur. Il n'est jamais retourné
et était, en fait, rentré à Maurice ne laissant
à la femme que l'équivalent de 8000 francs pour
élever les enfants.
Une fille aînée très remontée
La Camerounaise affirme être venue à Maurice en trois
occasions pour rencontrer son mari "parce que les enfants
insistaient toujours à voir leur père. J'ai dû
dépenser près de 300 000 roupies dans des allers-retours
à Maurice pour essayer de le convaincre à assumer
ses responsabilités de père envers ses enfants".
Mais, en vain. Elle soutient que, durant quelques mois, sa fille
aînée, une diplômée en Business Administration
maintenant mariée à un habitant de Quatre-Bornes,
avait trouvé grâce aux yeux de son père qui
l'avait ainsi accordée hospitalité sous son toit.
Mais, ensuite, il a chassé sa propre fille. Cette dernière
est encore plus remontée contre son père. "En
tant que détentrice de la citoyenneté mauricienne
de plein droit, je veux que les autorités mauriciennes
appliquent la loi. Autant que je sache, la bigamie est un crime
punissable par la loi et ma mère ayant porté plainte,
je veux être assurée que la justice mauricienne ne
sera pas à deux vitesses uniquement parce qu'elle n'est,
elle, pas de ce pays", insiste-t-elle.
Revendiquer la part des enfants
Quant à la mère, bien qu'elle affirme "ne
plus avoir de sentiment envers un époux qui l'a délaissée",
elle soutient que "je ne voulais pas lui causer des ennuis
rien que pour me venger, car je sais qu'il irait en prison. J'ai
été très patiente, mais il dit qu'il s'en
fout ! Je suis maintenant résolue à défendre
les droits de mes enfants car, légitimement, j'affirme
que si mon mari vit aujourd'hui sa retraite à ses aises
dans une belle maison, c'est aussi avec la part d'économies
auxquelles j'ai contribué et qu'il avait emportée
avec lui quand il nous a quittés. Je revendique cette part
pour mes enfants !". La plaignante maintient que son
mari n'a jamais demandé et obtenu le divorce au Cameroun.
La défense de l'homme incriminé
Interrogé, le mari Mauricien se défend: "Lorsque
j'ai rencontré cette Camerounnaise, je lui avais dit que
j'étais déjà marié à Maurice
et que j'avais des enfants de ce premier mariage. Elle m'a convaincu
qu'au Cameroun, la polygamie était permise, donc que je
pouvais me marier autant de fois que je voulais. Ensuite, quand
je l'ai quittée pour rentrer à Maurice, étant
donné que ma femme mauricienne était morte et que
j'étais veuf, j'ai épousé une autre personne.
L'homme déclare avoir tenu au courant le Bureau de l'État
civil du village où il habite, ainsi que des autorités
religieuses, de la situation qu'il avait vécue au Cameroun
et que personne n'avait trouvé quelque objection",
soutient-il.
Toutefois, on relève que l'acte de mariage du mari au Bureau
de l'État civil mauricien démontre qu'il avait indiqué
tant à l'officier de l'Etat-civil qu'aux autorités
religieuses qu'il était "veuf" au moment où
il s'est remarié à l'habitante du Sud.
Selon une source bien informée, le bureau des Directeur
des poursuites publiques (DPP) a été saisi de l'affaire
et les services du ministère des Affaires étrangères
seront sollicités afin de procéder à la vérification
de l'authenticité de l'acte de mariage produit par la Camerounaise.
La Police aurait déjà recueilli les explications
du mari et attendrait la fin de l'exercice de vérification
pour décider de la marche à suivre.
Battu par des éléments du CID de Curepipe
Nitin Chinien agressé parce qu'il a demandé le
respect de ses droits
Nitin Chinien a logé une première déposition
contre des membres de la CID de Curepipe qu'il accuse de l'avoir
sauvagement battu, insulté, humilié et menacé
dans l'après-midi de mercredi. Animateur à la MBC
radio et chanteur, il lui a été reproché
d'avoir réclamé le respect de ses droits aux policiers
qui l'avaient abordé pour le fouiller sur la gare. Il a
été battu dans la voiture des policiers et dans
les locaux de la police, à Curepipe. Actuellement en traitement
médical, il attend d'être remis sur pied pour se
présenter une fois de plus devant le Complaints Investigative
Bureau (CIB) de la police et devant la Commission Nationale
des Droits de L'Homme. Entre-temps, un comité de soutien
s'organise autour de lui.
Habituellement loquace et de bonne humeur, il peine à tenir
une conversation. De violents maux lui serrent constamment l'estomac
et semblent l'empêcher de respirer. Des coups de poings
et de pieds lui ont été donnés sur cette
partie du corps. À un moment se souvient-il: "J'avais
été projeté par terre face contre le sol.
Un policier m'a attrapé par la ceinture et le col. Il m'a
tiré vers le haut tout en appuyant un genou contre la colonne
vertébrale. C'était comme s'il voulait me casser
en deux
" Des douleurs, il en ressent partout, au
cou, au rein, dans le dos, sur le torse, à la tête,
aux bras, au visage. Entre les mains des hommes du CID de Curepipe,
Nitin Chinien raconte avoir été étranglé,
giflé, battu à coups de poings et de pieds, projeté
dans les escaliers, sur le sol, contre une armoire métallique,
sur une table. On lui a aussi cogné la tête contre
sa mallette. Durant cette séance de torture dans les locaux
du CID à Curepipe, Nitin Chinien, 26 ans, raconte s'être
évanoui. Il a été réveillé
pour être passé à tabac une fois de plus.
Le chanteur, qui ne fait qu'une cinquantaine de kilos, porte des
traces sur différentes parties du corps. Il n'arrive toujours
pas à oublier l'horreur qu'il a vécue, mercredi.
Il a aussi été menacé de mort, insulté,
humilié, torturé dans son âme. Pour pouvoir
recourir la liberté, Nitin Chinien raconte avoir signé
un document dont il ne connaît pas le contenu. L'un de ses
principaux agresseurs a aussi exigé que le jeune homme
lui serre vigoureusement la main et lui présente ses excuses
avant qu'il ne soit autorisé à quitter les lieux.
Des excuses parce qu'il leur avait parlé "des droits
de l'homme. Il m'a dit de ne plus faire cela". Les policiers
ont aussi menacé de le kidnapper et d'en finir avec lui
si jamais il les dénonçait. Mais Nitin Chinien a
décidé qu'il ne pouvait rester tranquille.
"Je pense que j'ai été jugé sur mon
apparence"
"Kifer ? Dire moi kifer zot inn fer sa are moi ? Explik
mwa", repète-t-il sans cesse. "Je pense
que j'ai été jugé sur mon apparence. Ils
m'ont dit que je suis un rasta (
) Un petit trois-quart",
etc. Il lui a surtout été reproché "d'avoir
demandé le respect de mes droits" quand des policiers
l'avaient approché pour le fouiller sur la gare de Curepipe,
mercredi. Il était alors près de 15h15, Nitin Chinien
attendait l'autobus pour Port-Louis après avoir animé
son émission musicale sur les ondes de la MBC Radio. Il
était au milieu d'une foule de passagers quand soudain
il voit le chauffeur d'une voiture blanche - qui roulait sur la
gare - le désigner à deux hommes qui étaient
aussi à bord. "Les deux hommes sont venus à
moi et se sont présentés comme étant des
policiers. Ils ont dit qu'il voulait voir le contenu de ma valise."
Il explique avoir ouvert la malette et avoir précisé
que les CD qu'elle contenait étaient ses "outils
de travail." La foule s'est alors massée autour
d'eux. À cet instant, le chauffeur donne l'ordre aux deux
policiers d'embarquer l'animateur. Nitin Chinien leur précise
une fois de plus son identité et son travail, mais les
policiers ne veulent rien entendre. "Je lui ai alors lancé:
"Grand Frère ! sur un principe du respect des Droits
de l'Homme, je veux savoir pourquoi vous m'emmenez." Nitin
Chinien est vulgairement poussé dans la voiture, et se
retrouve au milieu des deux hommes sur la banquette arrière.
Ces derniers l'immobilisent, le chauffeur lui reproche: "To
déclare mari ek la police ek koz droit de lom".
Le jeune homme tente de protester et dit une fois de plus au chauffeur:
"Grand Frère, mo appel Nitin Chinien, mo animateur
radio", parce qu'il pensait qu'il y avait erreur sur
la personne.
Quelques secondes plus tard, alors que la voiture est aux abords
du rond-point de la Gare de Ian Palach, le chauffeur stoppe le
véhicule, se retourne et lui assène le premier d'une
longue série de coups de poings au visage. "Il
me reprochait toujours d'avoir parlé des droits de l'homme.
Pour lui j'avais défié la police en faisant cela."
Le chauffeur reprend la route, s'excite, cogne contre le tableau
de bord, injure le jeune homme et tente d'agripper une matraque
en bois pour le battre. Quand le véhicule s'arrête,
le jeune homme y est extirpé. Il raconte avoir été
projeté sur des marches des escaliers en bois du bureau
du CID de Curepipe. Le chauffeur l'empoigne par la gorge et le
traîne jusqu'en haut des marches dans une pièce où
l'animateur est torturé par plusieurs personnes.
"J'étais en larmes, ils me giflaient. J'étais
obligé d'animer."
Parmi ceux qui s'y trouvent peu s'intéressent de savoir
pourquoi il y avait été emmené. Les uns et
les autres s'y mettent, son calvaire continue. Ceux qui assistent
à la scène interviennent pour ricaner ou lui lancer
des remarques. Le chauffeur insiste sur sa remarque concernant
les droits de l'homme, d'autres lui reprochent son look. Quelques-uns
font aussi référence à son métier
d'animateur pour l'humilier. À un moment faisant jouer
le titre Mersi Mama de Nasty Black et une chanson de Bruno
Mooken sur un téléphone portable, le chauffeur l'oblige
à animer. "J'étais en larmes, ils me giflaient.
J'étais obligé d'animer." Plus tôt,
un autre lui avait cogné la tête contre sa lourde
mallette de CD: "Je leur ai dit que ce sont mes outils
de travail
" À un autre moment Nitin Chinien
qui arrive à peine à se tenir debout est relevé
par des policiers pendant que le chauffeur le met au défi
dans un combat singulier. "J'ai refusé. Il m'a
insulté. Il m'a donné un coup de pied circulaire
et m'a envoyé sur une table. Il est revenu sur moi et m'a
battu encore."
La pression est telle que Nitin Chinien pense au pire. Finalement,
il sera mis en liberté après avoir prétexté
des ennuis de santé. La police l'autorise à faire
appeler un transport, mais exige de lui qu'il ne parle pas de
ce qui s'était passé. Il était d'ailleurs
question que l'ami a qui il avait fait appel passe le prendre
à la gare. Mais le jeune homme éprouve du mal à
marcher. "Ils ont accepté que la voiture vienne
au poste. Mais ils m'ont dit de dire à l'ami en question
que j'y suis passé dans le cadre des démarches que
j'ai à faire pour mon prochain concert." Menacé
d'une chaise, il signe une déposition, est contraint de
présenter ses excuses. Il est autorisé à
partir après avoir été menacé de pire
si jamais l'affaire était rendue publique.
Portrait: Nitin, conscience mauricienne
Il avait 9 ans quand il séduit le jury du concours Star
2000 en reprenant le titre Dan Zenfan ena bondié.
Ce titre était une composition de son père Siven
Chinien. En 1994, quand ce dernier meurt, Nitin Chinien s'engage
à garder sa mémoire vivante et devient à
son tour chanteur engagé. Il réactualise les compositions
de son père, dénonce les injustices sociales et
devient fervent militant du mauricianisme. Nitin Chinien s'installe
sur la scène locale avant tout pour être la voix
des sans-voix et dans l'espoir de contribuer à un monde
meilleur. Dans ses chansons, comme dans ses discours, Nitin Chinien
reste fidèle à lui-même, personnage atypique,
doté d'un franc-parler qui peut parfois bousculer. Dans
la tradition des chanteurs engagés, il continue à
parler pour tenter de réveiller les consciences et c'est
ce qu'il fait lorsqu'il devient animateur radio. Après
un passage à Top FM, il s'installe à la MBC. Le
respect des droits des artistes reste l'une de ses grandes préoccupations.
Avant son passage à tabac par la police, Nitin Chinien
était revenu au-devant de l'actualité. Il y a une
semaine, il a annoncé la tenue prochaine d'un grand rendez-vous
artistique pour le 7 juillet au Stade Anjalay. À travers
cet événement exceptionnel et d'envergure, il espère
contribuer à valoriser les différents genres artistiques
du pays et donner la possibilité aux familles mauriciennes
de se réunir dans un cadre agréable. D'où
le nom Festival Famizikal, associé au projet.
Le Dr Gujjalu: "Aucun doute, il a été frappé"
"Pour moi il n'y a aucun doute, Nitin Chinien a été
frappé", a déclaré le Dr Amah Charya
Gujjalu à Week-End, hier. Le médecin légiste
avait examiné le jeune homme jeudi. Compte tenu de son
état, le Dr Gujjalu a, par ailleurs, prescrit des médicaments
à Nitin Chinien qui se remet très lentement de son
agression. Soulignons qu'après son agression, Nitin Chinien
s'était rendu à l'hôpital de Candos, mercredi.
Le médecin qui l'y a examiné aurait choisi d'écrire
dans le rapport que le jeune homme était tombé,
alors que ce dernier disait avoir été battu par
la police
Me Kishore Pertab: "Le même scénario"
Après l'entrée qui a été faite au
Complaints Investigative Bureau (CIB) Nitin Chinien y fera
une nouvelle déposition et logera aussi une affaire devant
la Commission Nationale des Droits de l'Homme. Son homme de loi
envisage aussi d'autres actions légales pour que des mesures
soient prises contre les policiers responsables ou encore, contre
le commissaire de police. Me Kishore Pertab explique que les décisions
seront prises en fonction des développements qui interviendront.
Entre-temps, l'homme de loi attend que son client soit remis sur
pied. Me Pertab qui se questionne sur plusieurs aspects de cette
affaire dit avoir vu des cas similaires dans le passé "Au
niveau du CID de Curepipe, c'est toujours le même scénario
qui revient."
À souligner que la police s'est refusée à
tout commentaire dans cette affaire expliquant qu'une enquête
a déjà été ouverte.
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