s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 3 juin 2007



Le temps—Houle australe: La vigilance de mise ce dimanche
Circulation routière—Rs 1,6 milliard pour un début de décongestion
Marche contre l'homophobie hier—Arc-en-Ciel de tolérance à Rose-Hill
Droit au travail—Conditions difficiles dans certains secteurs d'activités
Au centre de dialyse de Flacq—La RDPA réclame une néphrologue à plein temps
Démission du président du TFSMC, jeudi dernier—Siv Potayya : "Le système en place au centre cardiaque encourage les inégalités entre les classes"
16 jours, 16 droits pour les enfants—Début timide pour une campagne pertinente !
Santé—Les allergies respiratoires ont le vent en poupe !
Six mois après un ordre—La famille Domingue dort toujours à la belle étoile à Roche Bois
À l'anniversaire de la centenaire chagossienne, Félicy Elysée—SAJ coupe court à une sortie contre "les puissances dominères"
Bien-être des handicapés—Le plan d'actions national prêt d'ici le 3 décembre
Visite de réconciliation—Pr A. Kalangos: "Je viens ici sans intérêt personnel, pour aider les enfants"
Technologies de l'information et de la communication—EMTEL: Innovation et service
Brèves


Le temps

Houle australe: La vigilance de mise ce dimanche

La station de météo met en garde contre des risques de fortes houles avec le train de houle australe venant du sud-sud-ouest. Les régions les plus à risques partent de Flic en Flac à l'ouest jusqu'à hauteur de Poste La Fayette à l'est, en passant par Le Morne et Souillac pour la journée d'aujourd'hui. "Dans ces conditions, il est strictement interdit de faire des sorties en mer, en haute mer et également dans le lagon. La mer sera houleuse dans ces régions", a déclaré à Week-End un porte-parole de la station de Vacoas.

De son côté, Météo-France (Réunion) annonçait hier après-midi qu'"une houle australe de sud-sud-ouest concerne actuellement les côtes sud-ouest et sud de l'île. La hauteur moyenne de cette houle devait atteindre 3m50 à 4m50 dans la nuit de samedi à dimanche et dimanche matin et s'amortira lentement dans la journée de dimanche. Les vagues les plus hautes pourront atteindre deux fois ces valeurs, soit 7 à 9 mètres".

Devant ces données, la météo de Vacoas maintient que la vigilance est de mise. Les postes de la National Coast Guard et ceux de la force policière se trouvant dans des zones susmentionnées sont en alerte pour toute intervention. Mais en début de week-end, ils étaient engagés dans un travail de conscientisation auprès des touristes dans les établissements hôteliers, des baigneurs à la plage ou des membres de la communauté des pêcheurs pour qu'ils évitent de prendre la mer face à des risques.

Malgré ces avertissements, des éléments de la NCG et de membres de l'Helicopter Squadron ont dû intervenir mercredi et jeudi de la semaine dernière pour porter secours à trois touristes étrangers, soit deux dans le lagon de Flic en Flac et le troisième qui s'était retrouvé en difficulté lors de la pratique de kite surf au large du Morne. Les responsables de la police font un appel au public pour qu'il respecte les consignes données par des membres de la NCG et de la police régulière en ce qui concerne les possibilités de sortie en mer ce week-end.


Circulation routière

Rs 1,6 milliard pour un début de décongestion

Fini les goulots d'étranglement à Port-Louis? Ce n'est pas si sûr même si le gouvernement devrait, selon toute vraisemblance, accorder sa bénédiction à trois projets en particulier: le remplacement du rond-point de Caudan par des feux de signalisation, la construction d'un Bus Lane sur l'autoroute M1 et la création d'une route alternative pour accéder au nord de l'île: la Terre Rouge-Verdun-Ebene Link Road. Ces trois projets nécessiteront sur le court terme des investissements avoisinant les Rs 1,6 milliard. Dans la foulée, le projet d'introduire un système de péage préconisant une entrée payante à Port-Louis aux heures de pointe et celui de créer un système de Busway sur l'ancienne voie ferrée ont été mis au frigo.

La mise en place de feux de signalisation à la Place du rond-point de Caudan, et qui seront synchronisés et harmonisés en fonction de ceux à la Place d'Armes, est la première mesure qui sera enclenchée dans les plans du gouvernement d'apporter des solutions au problème de congestion routière à Port-Louis. L'étude de faisabilité ayant été réalisée par la firme française BCEOM, la Road Development Authority a ainsi donné un coup d'accélérateur à ce projet cette semaine en allouant le contrat, estimé à Rs 55 millions, à la compagnie AJ Maurel. Les travaux démarreront ainsi dans deux semaines, et déjà, les experts en traffic management travaillent d'arrache-pied sur le plan qui sera mis en place pour éviter que les travaux n'affectent la circulation pendant la journée.

Le projet de feux de signalisation au Caudan fait partie de trois principales mesures sur lesquelles le gouvernement devrait s'appuyer pour lancer son plan contre la congestion routière. Les deux autres projets qui ont jusqu'ici fait du chemin dans les 18 propositions de l'expert britannique, Jonathan Richmond qui était à Maurice l'année dernière pour faire des recommandations au gouvernement, sont la construction d'une Bus Lane sur l'Autoroute M1 et la création de la Terre Rouge-Verdun-Ebene Link Road, une nouvelle route ayant pour but de réduire le flot de véhicules empruntant le corridor rond-point Caudan-Rond-Point Quai D pour accéder ou quitter le nord de l'île.

Selon les estimations préliminaires, ces deux projets nécessiteront des investissements important. La Terre Rouge-Verdun-Ebene Link Road devrait coûter autour de 800 millions avec la décision de la RDA d'étendre la nouvelle de Verdun à Ebène. Une étude pour la préparation d'un rapport Environment Impact Assessment (EIA) sera prochainement lancée, alors que le démarrage des travaux est envisagé en 2008.

Le projet de Bus Lane devrait par contre nécessiter des investissements de quelque Rs 700 millions. La première phase du projet consistera à créer une nouvelle voie vers Port-Louis entre Pailles et Caudan, également dans le sens inverse, entre la Old Moka Road et la jonction de Pailles. Ces deux voies seront exclusivement dédiées aux autobus se dirigeant vers Port-Louis aux heures de pointe. Le financement requis pour cette première phase du projet est de Rs 190 millions. La deuxième phase, estimée à Rs 500 millions, préconise l'extension de la Bus Lane entre Pailles et Réduit pour le trafic se dirigent vers le nord.

Cependant, aucune étude n'a jusqu'ici déterminé les bénéfices de ces deux projets sur le trafic aux heures de pointe, particulièrement pour le projet de Bus Lane. Les avis convergent néanmoins dans le même sens concernant la Terre Rouge-Verdun-Ebene Link Road qui, estiment-ils, devrait absorber entre 15% à 20% du trafic quotidien sur capitale.

Il reste que ces deux projets figuraient initialement comme des mesures d'accompagnement dans le Mass Transit System et l'Urban Transport Program (UTP) pour le "Curepipe-Port Louis Corridor", élaborés avec le support de la Banque mondiale. Ils y figurent également dans le rapport Richmond, qui avait formulé dans ses18 propositions la combinaison Busway-Road Pricing comme les solutions durables pour combattre le problème de congestion routière.

Mesures palliatives?

Il ressort cependant que ces deux projets ont, dans l'immédiat, été gelés. Les sources en provenance de l'Hôtel du gouvernement indiquent en effet qu'un accord aurait été trouvé entre le gouvernement et la Banque mondiale concernant le projet d'introduire un système de péage à Port-Louis. A un moment, un bras de fer avait été engagé entre les deux parties, la Banque mondiale insistant que les facilités de financement de gros projets dépendraient de la décision du gouvernement sur l'introduction d'une entrée payante à Port-Louis. Les tarifs proposés dans trois différents rapports variaient entre Rs 50 et Rs 100.

La situation se serait décantée avec la décision du gouvernement de re...dépoussiérer dossier de Bus Lane. Résultat des courses? Le péage, compte tenu de "enjeu politique", confirme-t-on, ne fait plus partie des "projet prioritaires", alors que le projet de Busway, qui coûtera entre Rs 4 et Rs milliards, a été "postponed". Par contre, celui de mettre en place une Land Transport Authority (LTA) pour regrouper sous un seul chapeau la RDA, la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU) et la National Transport Authority, a avancé à grands pas durant ces dernières semaines. Le projet de loi, le Land Transport Authority Bill, a déjà été finalisé. Alors qu'un consultant étranger sera prochainement embauché pour la mise en place de cette nouvelle entité, qui sera chargée de piloter tout ce qui a trait aux transports à Maurice. La concrétisation de ce projet coûtera à l'Etat quelque Rs 35 millions.

Il reste que le renvoi des projets de décongestion qui figuraient à un moment au sommet des priorités du gouvernement font sourciller ceux qui ont travaillé sur les différentes stratégies et le plan d'action à adopter pour gestion durable du trafic à Maurice. "Ces projets ne sont que des mesures palliatives", soutiennent-ils, citant un extrait du rapport du BCEOM révélant que "benefits during peak periods are likely to be limited" pour le projet de "robots" au Caudan ou l'absence d'études et de chiffres pour soutenir la viabilité des deux autres projets. D'autres, habitués aux problèmes récurrents -tout autant politiques que financiers -, se résignent à du "vaut mieux ça que rien"...


Marche contre l'homophobie hier

Arc-en-Ciel de tolérance à Rose-Hill

Cette année encore, la manifestation contre l'homophobie et pour le respect des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT), a connu un succès en terme d'affluence et de visibilité. Hier, sur des allures de carnaval, les manifestants ont défilé dans les rues de Rose-Hill pour appeler à la tolérance face à l'homophobie qui persiste. Les membres du Collectif Arc-en-Ciel lancent aussi un appel au dialogue.

Tenue hier, la deuxième édition (après celle de 2006) de la Rainbow March a été qualifiée de "réussite" par les responsables du Collectif Arc-en-Ciel. Cette "marche de visibilité" appelant à la tolérance vis-à-vis des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT) a réuni des membres du public de même que des représentants d'ONG militant pour le respect des droits de l'homme, dont Amnesty International, Right Now. Prenant parfois des allures de carnaval, la manifestation a traversé le centre-ville à la mi-journée pour revenir vers le Plaza.

"Nous marchons parce que nos droits ne sont toujours pas respectés", a rappelé, au départ, Thierry de Ravel, président du Collectif Arc-en-Ciel. Les discriminations à l'égard des LGBT existent "au travail, à la police, à l'hôpital, à la maison". À travers la marche d'hier, l'association propose un débat et une discussion ouverte "dans le respect des uns et des autres, afin de faire reculer les préjugés, l'ignorance, l'hypocrisie et le mensonge". Beaucoup est attendu de l'État pour le respect des droits des individus. Se prononçant contre la pénalisation de la sodomie entre adultes consentants, le collectif précise: "Nous ne voulons pas d'un État où il existe une loi qui, entre autres, nourrit l'homophobie."

Dans son discours, le président d'Arc-en-Ciel a déploré l'absence de représentants de membres du gouvernement à la marche d'hier. L'année dernière, le ministre Valayden y était présent et avait affirmé son soutien aux membres de l'association. Le représentant de Right Now a lancé un appel au gouvernement pour que l'Equal Opportunities Bill soit enfin présenté pour veiller au respect des droits de tous. Considérée comme la "marraine" du Collectif Arc-en-Ciel, Marie-Michèle Etienne a précisé que la manifestation d'hier ne vient pas soutenir la cause de l'homosexualité, mais celle des droits humains. Elle a lancé un appel pour le respect de la différence, précisant que dans un État laïc, comme Maurice, chacun est libre de ses opinions.

Tout comme l'année dernière, la marche s'est faite au rythme d'une musique principalement techno. Certains des participants ont défilé dans des costumes adaptés à cette manifestation inspirée du principe de la Gay Pride. Ce qui n'a pas manqué d'attirer l'attention des membres du public le long du trajet. La mobilisation s'est faite dans la bonne humeur. Cependant, une certaine inquiétude a été notée auprès des organisateurs suite au passage, dans la cour du Plaza, d'un groupe de personnes visiblement agacées par l'initiative d'Arc-en-Ciel. Circulant à bord d'un véhicule, ces personnes ont proféré des menaces contre les manifestants auprès de quelques-uns des policiers présents, avant de quitter les lieux. Ce groupe a, plus tard, pris part à la marche "contre les déviations sexuelles" tenue à Quatre-Bornes.

Pour rappel, le Collectif Arc-en-Ciel a organisé cette année le Festival International du Film Lesbien, Gay, Bisexuel et Transgenre (LGBT) du 28 mai au 1er juin au Centre Charles Baudelaire, avec la collaboration du Conseil des Arts du Canada. Le réalisateur Paul Lee (du Canada) était à Maurice pour ce festival au cours duquel des films de différents pays ont été présentés. Hier, une grande soirée était prévue à Kart Loisir.


Manifestation à Quatre-Bornes - Principes religieux contre les "déviations sexuelles"

Au moment où la Rainbow March prenait fin à Rose-Hill, une manifestation - avec moins de participants - "contre les déviations sexuelles" quittait le parking de Shoprite, Trianon, pour la gare de Quatre-Bornes. Placée sous le thème de la famille, cette marche a été perçue comme une réponse à la démarche du Collectif Arc-en-Ciel. Ces principaux animateurs étaient des membres du Mouvement des Croyants Bibliques. Pour ces derniers, l'homosexualité est considérée comme "un acte immoral", "un fléau", contre lequel la société doit être protégée. "Contre nature", c'est ainsi qu'ils décrivent les relations entretenues au sein des couples homosexuels. "Contre natire amenn malédiction", affirment-ils Les manifestants ont aussi scandé des slogans contre la sodomie, l'inceste, l'alcool, la drogue, la perversion, la violence dans les familles, entre autres.

Commençant et terminant la marche par des prières faites à Jésus, les marcheurs ont lancé un appel pour que la société puise ses valeurs des textes bibliques. "La parole de Dieu inn donne nou l'exemple. Quand nou al contre la natire, conséquences bien grave", a dit Kevin Permal, l'un des organisateurs. Considérant l'homosexualité comme une déviation sexuelle, il a ajouté qu'il s'agit aussi d'un péché. Régina Maudar, maire de Quatre-Bornes a salué cette démarche visant, dit-elle, "à sensibiliser les gens sur l'importance d'une famille saine". Selon elle, des cas de viol, d'inceste, de divorce et de violence surgissent alors que les familles "se modernisent".

Soulignons que le ministère de la Femme s'est aussi associé à cette marche à travers l'un de ses représentants.


Droit au travail

Conditions difficiles dans certains secteurs d'activités

Les mouvements syndicaux ont commencé à tirer la sonnette d'alarme concernant certaines pratiques allant à l'encontre des droits et les lois du travail au sein de différents secteurs d'activités. Les deux derniers cas portés devant le Labour Inspectorate du ministère du Travail et qui défient les législations en vigueur, portent sur les heures de travail imposées à des employés d'une entreprise offrant ses services à des compagnies aériennes et la décision d'un employeur du secteur de la construction d'éliminer le "tea time" et de la greffer aux heures de déjeuner.

Le Front travayer sekter privé (FTSP) suit de très près les différents cas qui, indique-t-il, porteraient atteinte aux droits acquis des travailleurs à Maurice. "Les discussions avec les employeurs n'ayant rien donné, nous avons décidé de faire appel au ministère du Travail pour rétablir les droits de ces travailleurs. Il y a certaines pratiques du patronat dans certains secteurs d'activités qui font réellement peur actuellement", déclare Rea Chuttoo, négociateur de la FTSP, affilié à la Federation of Progressive Union.

Dans le premier cas, une première réunion a été fixée pour juin en vue de trouver une issue concernant les termes du contrat signé entre une centaine d'employés et une entreprise de "catering" pour le compte des compagnies aériennes. Le contentieux repose en effet sur le nombre d'heures imposées aux employés pour qu'ils soient éligibles aux heures supplémentaires. "Les travailleurs ont signé un contrat stipulant qu'ils doivent abattre 45 heures de travail par semaine avant d'obtenir des heures supplémentaires. Or, cette loi s'applique uniquement à la zone franche. En sus de ça, les contrats stipulent que ceux travaillant sur un système de "shift" seront éligibles aux heures supplémentaires "by the end of pay period", soit après un total de 195 heures de travail. Il n'y pas de système de "shift" puisque les travailleurs travaillent "on odd and irregular hours" puisque les heures de travail dépendent sur l'arrivée des avions, alors que même la zone franche n'impose pas 195 heures de travail à ses employés", explique le négociateur de la FPU.

Ce dernier indique que les "casual workers" au sein de cette même entreprises feraient face aux mêmes problèmes, alors que la Labour Act stipule qu'ils ont droit à des heures supplémentaires après huit heures de travail par jour. "Nous avons donc suivi les procédures en discutant d'abord avec l'employeur avant de porter l'affaire aux autorités concernées. On ne peut pas continuer à violer les droits des travailleurs de cette façon. Cela se passe également au sein d'une entreprise de construction qui n'a trouvé d'autre solution de proposer que la "tea time" pour le matin et l'après-midi soit ajoutée aux trente minutes du déjeuner", ajoute-t-il.

"Manzé bwar dan la pousyer"

Selon le syndicaliste, c'est ce que tenterait de faire une entreprise de construction ayant décroché un contrat pour l'exécution d'un projet d'Integrated Resort Scheme (IRS). Cette décision résulterait du fait que le site de construction serait trop éloigné de du "mess room" et que les travailleurs prendraient 10 additionnelles en sus des quinze minutes autorisées pour le "tea time" pour s'y rendre et retourner sur leur lieu de travail. "L'employeur avait dans un premier temps accepté d'installer une pièce près du site de construction avant de se raviser et d'inviter les employés à signer un document attestant qu'ils sont disposés à ne pas prendre les heures de thé le matin et l'après-midi. En d'autres mots, un travailleur de ce secteur qui quitte sa maison à 5h-5h30 du matin devra attendre au minimum 6 heures avant de pouvoir se reposer et manger quelque chose, alors que nous savons tous que ce secteur demande beaucoup d'efforts physiques. Il est clair que c'est de la mauvaise foi, d'autant que l'employeur leur aurait proposé qu'il pourrait manger leur pain sur le site. kouma dir zot oblizé manzé bwar dan la pousyer. Où est le respect des droits humains ? Il est également clair que les travailleurs vont signer ce document sachant qu'ils sont employés sous contrat pour une année et qu'ils risquent de ne bénéficier d'aucun renouvellement au cas où ils refuseraient d'y apposer leur signature", fait-il remarquer.

Le syndicaliste indique que les arguments mis en avant par l'employeur sont que cette mesure permettrait à l'entreprise de "gagner en productivité". "C'est intolérable. C'est un langage qui a été occasionné par le gouvernement avec son National Pay Council (NPC). Mais nous n'allons pas rester les bras croisés. Nous allons avertir la commission des droits humains, le ministre de la Justice et les syndicats de la construction à l'étranger. Nous n'écartons pas la possibilité d'organiser des manifestations bientôt eu égard à la violation des droits des travailleurs dans certains secteurs d'activités", prévient-il.


Au centre de dialyse de Flacq

La RDPA réclame une néphrologue à plein temps

Les patients du centre de dialyse de Flacq, regroupés au sein de la Renal Disease Patients Association (RDPA), réclament un spécialiste pour ce centre. C'est ce qu'ils ont fait ressortir lors d'une conférence de presse vendredi dernier, ajoutant que, depuis l'ouverture de ce centre il y a trois ans, "ce sont des médecins généralistes, la plupart des jeunes qui viennent de terminer leur internat, qui effectuent le traitement".

Bose Soonarane, secrétaire de cette association, a ainsi fait état des nombreuses difficultés que rencontrent les patients dialysés habitant la région est de l'île en traitement au centre de Riche Mare. Selon la RDPA, au lieu de référer les patients à l'hôpital de Flacq après leur session de dialyse, le ministère de la Santé pourrait revoir les choses afin que ces traitements soient effectués au centre de Riche Mare.

"Nous avons beaucoup de complications de santé. Ce n'est pas évident à chaque fois, alors que nous faisons nos dialyses notamment durant 6 heures trois fois par semaine à Riche Mare, de faire notre traitement à l'hôpital de Flacq. Nous souhaitons que le ministère prenne en considération les difficultés que nous encourons et rectifie le tir en aménageant le centre de Riche Mare pour que nous puissions y effectuer nos traitements", soulignent les membres de la RDPA.

Déplorant certaines conditions, notamment la longue attente du transport, l'état du véhicule dans lequel ils sont transportés à l'hôpital de Flacq, ainsi que l'alimentation, les membres de la RDPA souhaitent que le ministère de tutelle agisse. De même, ajoutent-ils, si le personnel du centre de dialyse de Flacq est très compétent, les patients dialysés estiment qu'un néphrologue ainsi qu'un nutritionniste à plein temps sont nécessaires. "Cela assurera un meilleur suivi de chaque patient. En ce moment, à chaque fois que nous allons au centre, c'est un jeune médecin qui nous ausculte", indiquent-ils. Ces derniers souhaitent également qu'une pharmacie y soit aménagée.

La RDPA fait ressortir que, depuis juin 2006, ils ont sollicité une rencontre avec le ministre de la Santé, Satish Faugoo, mais leur requête est restée sans réponse à ce jour, malgré les maints rappels. C'est une accumulation de problèmes que rencontrent les dialysés qui ont poussé ces derniers à se regrouper en association. L'objectif de la RDPA est de promouvoir le bien-être des dialysés. Dans cette optique, l'association lance un appel aux personnes se faisant soigner pour insuffisance rénale de se joindre à l'association.

Bose Soonarane fait également ressortir que les patients dialysés sont toujours en attente de l'entrée en vigueur du Human Tissue Bill (HTB), récemment présenté au Parlement. "Ce Bill est resté dans les tiroirs. Nous attendons que le board soit vite constitué afin que ceux qui sont en attente de dons d'organes puissent être opérés", souligne Bose Soonarane. De même, la RDPA souhaite qu'un de leurs membres siège au sein du conseil qui s'occupera du HTB.


Démission du président du TFSMC, jeudi dernier

Siv Potayya : "Le système en place au centre cardiaque encourage les inégalités entre les classes"

Après avoir été à l'origine de différentes polémiques au sein du centre cardiaque de Pamplemousses ces derniers temps, Siv Potayya a, cette semaine, soumis sa démission de la présidence du Trust Fund for Specialised Medical Care - TFSMC. Il avait été nommé à ce poste par le Premier ministre suite aux législatives de 2005. Si certains se réjouissent de son départ, avançant que "c'est une bonne chose pour le centre", le démissionnaire explique que sa décision fait suite à "un ras-le-bol accumulé pendant 17 mois". "Je faisais face à un système institutionnalisé de tolérance permanente et enraciné dans de la terre ferme".

"Le problème se situe au niveau du centre, concernant la mise en application des décisions", indique Siv Potayya. Selon lui, le système en place au centre cardiaque "encourage les inégalités entre les classes favorisées et les classes défavorisées alors que l'État a pour obligation d'amoindrir ces inégalités". Ce seraient les récentes prises de positions du président du TFSMC, mal accueillies par de nombreuses personnes, et même à plus haute instance qui auraient forcé Siv Potayya à soumettre sa démission, avancent certaines sources. La goutte d'eau qui aurait fait déborder le vase est sa visite à une famille qui a perdu un de ses membres à la suite d'une intervention au centre cardiaque. Si dans un premier temps il a été question de révocation, certaines sources soutiennent que Siv Potayya a été amené, malgré lui, à soumettre sa démission jeudi dernier.

Toutefois, le démissionnaire assure : "Autant que je sache, il n'a jamais été question de révocation ou que je sois amené à soumettre ma démission. C'est d'un commun accord avec le ministre de la Santé, Satish Faugoo, que j'ai pris cette décision." Une correspondance en ce sens a été envoyée au Premier ministre. "Mon sentiment de ras-le-bol a pris le dessus", souligne-t-il.

Déplorant les problèmes qui existent, le démissionnaire indique que "le cardiaque centre est un service public qui, malheureusement, a deux sources, notamment les hôpitaux et les cliniques privées which provide the patients to the centre. Pour ceux qui se rendent à l'hôpital, les procédures sont longues avant qu'ils n'entrent, par chance, dans le circuit pour accéder au centre cardiaque. Par contre, pour la deuxième catégorie de patients, ceux qui ont les moyens de se rendre dans les cliniques privées, un seul coup de téléphone leur donne accès au centre cardiaque. De plus, ce sont les mêmes médecins qui traitent ces patients dans le privé qui s'occupent d'eux au centre". Selon lui, cette deuxième catégorie cause un déséquilibre parmi l'autre catégorie de Mauriciens et "c'est injuste". D'où ses prises de positions pour éliminer "ce favoritisme", et la décision du board en avril dernier d'obliger tous les patients à passer par les hôpitaux régionaux avant d'accéder au centre cardiaque.

S'il conçoit que les patients issus des cliniques privées et transférés au centre cardiaque lèsent les patients sur la liste d'attente, Siv Potayya est d'avis qu'il faut trouver une solution pour les cas d'urgences, cela malgré les règlements du centre concernant les procédures d'admission. "Quand on dit urgences, c'est qu'il faut sauver des vies. Mail il s'agit d'une question pertinente à double tranchant", dit-il. D'un côté, si le centre acceptait de ne pas s'attarder en cas d'urgences aux procédures administratives, ce serait la porte grande ouverte à tous, estime Siv Potayya. De l'autre, en refusant, c'est pénaliser les patients. Selon lui, cette question requiert une policy decision du gouvernement. Il fait ressortir que le TFSMC Act prévoit que le centre peut réclamer certains frais médicaux. "Il est également stipulé que le ministre de la Santé peut apporter des amendements afin d'accepter ces paiements. Toutefois, cette loi date d'une quinzaine d'années et il n'y a jamais eu de government notice", souligne le démissionnaire. Selon lui, la solution afin d'éviter les conflits serait de faire publier le government notice et faire payer les frais à ceux qui en sont capables.

La démarche du président du TFSMC en mars dernier - se basant sur la loi encadrant les employés du TFSMC et estimant que les médecins du centre étaient interdits à la pratique privée - d'appliquer les règlements avait également suscité une vive réaction dans les milieux médicaux. La question a été revue et le ministre de la Santé avait tranché en assouplissant les règlements et accordant l'autorisation à toute demande des médecins au TFSMC pour avoir droit à opérer au privé. Le conseil d'administration a de ce fait décidé d'imposer aux chirurgiens cardiaques, cardiologues et anesthésistes les mêmes conditions - placées sous la section 6 du Public Health Act - applicables aux médecins spécialistes du secteur public, une demande en écrit qui sera au préalable considérée par le board du centre.

Concédant qu'il a effectivement rendu visite à la famille d'un défunt suite au décès de ce dernier au centre cardiaque, Siv Potayya soutient que sa démarche visait à "se rassurer de la responsabilité du centre". Selon lui, en tant que président, il craignait que la responsabilité du centre puisse être engagée. "J'ai rencontré quelqu'un qui s'est fait passer pour le frère du défunt, mais à aucun moment j'ai incité qui que ce soit à poursuivre un médecin quelconque, comme on veut le faire croire. Je suis un avocat. Je ne suis pas fou", dit-il. Selon Siv Potayya, ses prises de positions sont mal accueillies par certains car "l'environnement politique n'est pas prêt à ce changement, notamment par rapport au scarcity area et le manque de chirurgiens cardiaques".

Assurant qu'il n'a aucun problème au sein du board et que lors de la quinzaine de réunions qui ont eu lieu tout s'est toujours déroulé dans une ambiance démocratique, Siv Potayya souligne toutefois qu'il y a "une perception que je n'entretiens pas de bonnes relations avec Dr X ou Dr Y." "Mais mon rôle ce n'est pas d'entretenir une relation quelconque avec quiconque. Mon rôle c'est d'agir au niveau du conseil d'administration et il incombe au directeur exécutif d'appliquer les décisions". Selon lui, sa décision ne relève ni d'un problème relationnel, ni de personnalité, mais d'un problème institutionnel. "Tout le temps, il y a eu une certaine façon de faire et c'est très difficile de casser ça maintenant", souligne le démissionnaire.


16 jours, 16 droits pour les enfants

Début timide pour une campagne pertinente !

La quatrième édition de la campagne de sensibilisation sur les droits des enfants a démarré vendredi dernier. Dans un contexte où les statistiques sur la violence et abus de tout genre à l'égard des enfants, sont loin d'être rassurantes, cette campagne a, plus que jamais pour objectif d'interpeller les adultes. Mais, malheureusement, au bout de trois ans, c'est une campagne qui semble avoir perdu de son dynamisme qui a été relancée…

C'est un lancement plutôt tiède qui a donné le ton à la campagne de sensibilisation sur les droits des enfants, jeudi dernier. La campagne nationale est à sa quatrième édition. Et depuis qu'elle fait partie intégrante de la stratégie de prévention en matière de lutte contre la violence à l'égard des enfants, c'est la première fois que cette activité débute aussi timidement. D'ailleurs, la présentation du programme dans les locaux du ministère des Droits de la femme, par la ministre de tutelle, Indira Seebun, aura été peu explicite et laissant du coup plus d'un sur leur faim ! Pourtant, cette campagne s'avère importante dans le processus de prévention et elle reste un support concret pour tout pédagogue et spécialiste de l'enfance. Notamment, ceux qui encadrent les enfants nécessitant un accompagnement ou en réhabilitation ! Certains travailleurs sociaux estiment que la campagne de 16 jours, 16 droits pour les enfants a, actuellement, besoin d'un nouveau souffle. Le programme élaboré cette année accorde une grande place aux causeries, au détriment des activités basées sur la participation des enfants et prônant l'interactivité. S'agissant de dynamisme, il serait aussi souhaitable que les professionnels de l'enfance se penchent sur l'élaboration d'un programme à l'intention des adultes. Des spécialistes de la réhabilitation proposent même une formation poussée durant cette période de campagne, voire à long terme. D'autre part, notons que contrairement aux précédentes années, où le ministère chargé de la protection des enfants occupait un rôle de partenaire dans la conception de l'agenda de la campagne, pour cette présente édition, il s'est assuré du rôle clé. Plaçant ainsi l'initiateur de la campagne, le bureau de l'Ombudsperson (OCO), dans l'ombre ! Pourtant, il revient que toute une préparation avait été enclenchée avant la campagne, que d'autres activités animées par l'OCO, que celles présentées figurent à l'agenda ! À l'instar du forum à l'intention des collégiens de Mahébourg, mardi matin au centre de créativité.

Et les enfants de rue ?

16 jours ne suffisent pas pour rappeler qu'il est vital de respecter les enfants. Et c'est dans cette optique que la ministre des Droits de la Femme, Indira Seebun, a plaidé pour une campagne quasi- systématique. Cette dernière a déclaré que son ministère envisage une présence visible dans les régions à risques. À commencer par St-Hubert. Et c'est justement les endroits à risques, en d'autres mots, des poches de pauvreté et de concentration de fléaux, qui ont grandement besoin d'intervention. Car, depuis trop longtemps, les autorités, faute de ressources compétentes et spécialisées, ont négligé les régions en difficulté lorsqu'il s'agit de prévention active sur le terrain. Si le ministère concrétise son intention de descendre dans des régions à risques, il lui faudra songer à plusieurs aspects qui accompagnent une intervention à même le terrain, dont un suivi à long terme… Par exemple, en identifiant des enfants sniffeurs de colle, il lui faudra envisager sa réhabilitation !

Educatrice auprès des enfants de rue de Roche-Bois et ses quartiers: régions les plus touchées par les fléaux sociaux, Véronique Mars, constate que ces derniers, sont toujours restés à l'écart des campagnes de sensibilisation. En effet, jusqu'ici, comme le rappelle la directrice du Centre d'Education pour les Enfants Mauriciens (CEDEM), Rita Venkatasamy, les campagnes axées sur la prévention atteignent les enfants scolarisés et ceux en structures. Rien de plus normal ! L'école et les autres cadres d'accompagnement scolaire sont les plates-formes appropriées pour éduquer, sensibiliser et informer le public cible: ici, il s'agit des enfants. "Mais qu'en est-il des enfants et adolescents non-scolarisés qui sont dans la rue ?" se demande un animateur, attaché à une structure de réhabilitation. À cette interrogation, Rita Venkatasawmy explique que dans l'idéal, une animation de rue, avec des sketches et des marionnettes serait une stratégie appropriée. D'ailleurs, cette dernière se rend fréquemment en Inde et dans des États africains afin d'initier des travailleurs sociaux à ce style d'animation, lequel peut aussi être un recours en thérapie.

"Budi a dit ci, Budi a dit ça…"

Pour palier l'absence d'information auprès des enfants de rue, Véronique Mars, chargée du dossier au Mouvement pour le Progrès de Roche-Bois, explique que, "dès cette semaine, nous allons parler des droits de la Convention aux enfants que nous encadrons". Et de relever: "Ils ne savent même pas qu'ils ont des droits ! À l'exemple du droit à l'éducation, d'autant que celle-ci est obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans. Ena d'entre zot zis koné ki zot gagn drwa akompagné par enn adilt kan lapolis aret zot !" Dans un contexte, dit-elle, où plusieurs jeunes filles, à peine pubères ont des raports sexuels parfois contraints ou se retrouvent dans la prostitution, il est important de les informer que l'exploitation sexuelle est un abus. "Notre objectif est de faire en sorte que ces enfants puissent identifier leurs droits et repousser ceux qui tentent de leur en priver !" Rita Venkatasamy, pour sa part, souhaiterait que la vulgarisation des droits des enfants, soit soutenue par une éducation aux droits humains. "Il est un fait que de nombreux adultes ne connaissent pas leurs droits et cette éducation doit impérativement se faire à l'école !", avance-t-elle.

Les précédentes campagnes ont donné l'occasion aux enfants d'apprendre et de mieux connaître leurs droits. Mais si durant les trois précédentes campagnes de 16 jours, l'accent a été mis sur les droits, il revient que les messages quant à la responsabilité et les devoirs des enfants n'ont pas été bien reçus par ces derniers. Il a été noté, surtout en milieu scolaire, que des enfants ont tendance à brandir en toutes circonstances les droits de la convention pour éviter les réprimandes ou autres punitions justifiées. "Ici, nous avons remarqué que souvent en rappelant des enfants un peu récalcitrants à l'ordre, ils nous disent: Budi (ndlr: la mascotte de l'OCO) a dit ci, Budi a dit ça…", note l'animateur intervenant plus haut.

Hormis son côté pédagogique, les deux semaines de sensibilisation viennent également rappeler qu'il y a des droits, plus que d'autres, qui sont lésés. Quant aux droits qui sont les plus bafoués, dans le contexte mauricien, les avis diffèrent. Certains travailleurs sociaux classent en priorité le droit à l'éducation. D'autres, travaillant auprès des enfants abusés sexuellement, diront que la violence à ce niveau est préoccupante. "L'accès au loisir, serait un droit fondamental qui n'est pas assez respecté", estime un interlocuteur encadrant des enfants en réhabilitation.


Activités: Des poèmes remplacent la peinture

Pas de dessins pour dépeindre les droits des enfants. Des mots et des rimes vont remplacer les posters et autres tableaux qui ont fait l'objet d'expositions durant la campagne et les semaines suivantes. Cette année, des enfants en milieu scolaire ont été invités à écrire des poèmes. L'autre activité qui sera sans doute le point fort de la campagne, est le grand concert pour les enfants, au stade Sir Gaëtan Duval, le 16 prochain à partir de 13h30. La plupart des artistes qui animeront ce concert seront des enfants. Au programme des activités, les causeries occupent une grande place. 29 au total, sont prévues à travers le pays. Le public ciblé, les jeunes et les parents.


De janvier à mars: 2807 cas d'enfants en détresse rapportés

Le nombre d'enfants abusés à Maurice reste inquiétant. De janvier à mars dernier, 2 807 cas d'enfants lésés dans leurs droits et victimes de violence ont été officiellement rapportés à la Child Development Unit du ministère. 489 d'entre eux ont des problèmes de comportement. "Je ne dirais pas que la violence à l'encontre des enfants est en recrudescence. Ces chiffres démontrent, au contraire, que les victimes rapportent de plus en plus leurs cas", commente Indira Seebun. Les cas rapportés sont: négligence (1 114), abandon (80), abus émotionnel (375), abus physique (340), abus sexuel (159), inceste (23), autres (227). Par ailleurs, la ministre, qui présentait le programme de la campagne 16 jours, 16 droits, jeudi dernier, a annoncé que "le mentoring programme sera prêt dans un mois".


Santé

Les allergies respiratoires ont le vent en poupe !

Nez qui coule, picotement des yeux, éternuements parfois associés aux larmoiements… En hiver, rien de grave, pensez-vous: ces signes sont ceux d'une vilaine grippe. Mais quand ils durent plus de trois ou quatre jours, ces symptômes pourraient être attribuables aux allergies. Selon l'OMS, près de 30% de la population mondiale est aujourd'hui touchée par les allergies contre 3,8% en 1968. À Maurice, 10% de la population est prédisposée aux allergies.

Une réaction allergique intervient lorsque le système immunitaire réagit de manière anormale face à un allergène: pollens, poils d'animaux domestiques, acariens, aliments ou médicaments. "Les allergies, qu'elles soient de contact ou de saison, déclenchent, dans certaines circonstances, des signes qui peuvent toucher de nombreux organes dont la peau, le nez, les yeux, la bouche", explique le Dr Karam Ramyead, allergologue. À Maurice, ce sont les allergies au niveau de l'appareil respiratoire (dont les signes sont la rhinite et l'asthme) qui sont les plus fréquentes.

Avec l'hiver, ces allergies ont le vent en poupe. "Les allergies respiratoires, occasionnées lorsqu'un allergène pénètre le corps par voie aérienne, provoquant des symptômes au niveau des voies respiratoires supérieures (nez, gorge…) ou inférieure (asthme) ou les deux à la fois, ont tendance à s'aggraver durant la saison hivernale. Mais cela ne veut pas dire que ce sont les allergènes qui aggravent les cas", soutient le Dr Karam Ramyead. Il précise que ce sont le climat et l'environnement qui favorisent cette tendance. Selon l'allergologue, les infections virales ou bactériennes occasionnées par l'hiver provoquent des symptômes respiratoires modérés chez les personnes non allergiques, soit une grippe de trois à quatre jours. Chez les allergiques, le virus aggrave les symptômes car leurs muqueuses respiratoires sont plus fragiles.

La rhinite allergique est la plus fréquente des allergies respiratoires. Elle apparaît lorsque l'allergène entre en contact avec la muqueuse nasale. Ce contact entraîne une inflammation et un excès de mucus, d'où les signes allergiques (nez qui coule en permanence, larmoiements, picotements, démangeaisons, sensation d'avoir les paupières irritées et gonflées) bien connus de ceux qui subissent cette maladie, fait ressortir le Dr Ramyead. Au contact de facteurs déclenchants - pollens, acariens (favorisés par le confinement), moisissures (favorisées par l'humidité), froid sec, animaux à poils (chat, chien, lapin…) - , les personnes souffrant d'allergies respiratoires, et également les asthmatiques (chez qui ce sont les allergies aux acariens qui prédominent), une aggravation symptologique globale est notée.

"Certaines personnes malchanceuses souffrent à la fois d'allergie rhinite et d'asthme. Dans de tels cas, un suivi régulier chez le médecin et une bonne hygiène de vie sont primordiaux. Car si sur ces signes purement allergiques s'ajoutent des symptômes infectieux (bactérien ou viral), cela peut entraîner de graves complications, allant jusqu'à une bronchite ou pire, une pneumonie", explique le Dr Karam Ramyead.

Selon lui, à Maurice, le pollen n'est pas le facteur déclencheur le plus important dans le cas d'allergies respiratoires, comme en Europe. "Nous sommes pratiquement tout le temps exposés aux pollens. Si les fleurs de cannes à sucre fleurissent en hiver et que les allergies respiratoires augmentent à cette période, c'est sans doute une coïncidence. Les allergies sont provoquées principalement par les facteurs hivernaux", soutient le spécialiste.

Pour diagnostiquer une allergie, peu importe sa forme - qu'elle soit saisonnière ou de contact -, il existe des tests. "Contrairement à une idée répandue, tous les tests cutanés pour les allergies existent à Maurice", souligne le Dr Ramyead. Parmi, un test de réaction allergique par scarification superficielle de la peau (application par lancette ou intra-dermo injection) et application d'un réactif composé d'allergènes connus, réalisé par l'allergologue.

Pour le Dr Karam Ramyead, les tests sanguins dans les laboratoires n'ont aucun intérêt si l'on peut pratiquer les tests cutanés. "Grâce au Prisk Test, on peut détecter une allergie à n'importe quel âge", dit-il. Il ajoute qu'à Maurice, 10% de la population est prédisposée aux allergies. "Les allergies sont généralement héréditaires, mais pas absolues", souligne-t-il.

Selon lui, afin de prévenir les risques d'allergies, principalement à cette période de l'année, "un allergique doit préparer son hiver en été. C'est-à-dire en utilisant correctement et régulièrement les préventions dont il a l'habitude". Il est important que les allergiques débutent cette transition climatique dans de bonnes conditions physiques, mais également avec une alimentation vitaminique adéquate afin d'avoir une bonne résistance. "La vaccination antigrippale est recommandée pour les personnes âgées", ajoute l'allergologue. Il faut également éviter les contacts avec les personnes malades, ainsi que les allergènes.


L'allergie aux acariens

Invisibles à l'œil nu, les acariens sont des petites bêtes qui vivent surtout dans les tissus, les laines et les plumes. L'environnement favori des acariens est humide et chaud. C'est pourquoi il existe souvent des acariens dans les oreillers, les vieilles couvertures de laine, les jouets en peluche… Dans le lit, l'humidité est idéale grâce à la transpiration et les acariens trouvent de quoi se nourrir. Ce sont les protéines issues de leurs carapaces et leurs déchets qui sont à l'origine des allergies. Ils se nourrissent, entre autres, de la peau et des poils des humains.

L'allergie aux acariens varie selon les personnes. Chez certains, c'est le nez qui coule (rhinite); chez d'autres, les yeux grattent et deviennent rouges. D'autres encore ressentent une difficulté à respirer ou de la toux ou des sifflements. Parfois, l'allergie aux acariens donne de l'eczéma. S'il existe des peintures anti-acariens, contribuant à repousser ces insectes, le nettoyage des matelas est également une solution.


ARIA: Un consensus mondial autour de la rhinite

L'impact important de la rhinite allergique sur la qualité de vie des patients et sur la santé publique a incité l'OMS à élaborer en 2001 une nouvelle classification de la maladie. Le consensus ARIA (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) repose sur des facteurs de durée (rhinite intermittente ou persistante) et de sévérité (rhinite légère ou modérée à sévère). Une rhinite est considérée comme intermittente lorsqu'elle survient moins de quatre jours par semaine ou moins de quatre semaines consécutives par an. Elle est diagnostiquée comme persistante lorsqu'elle survient au contraire plus de quatre jours par semaine et plus de quatre semaines consécutives par an.


Six mois après un ordre

La famille Domingue dort toujours à la belle étoile à Roche Bois

La famille Domingue, une mère et ses quatre enfants, dort toujours à la belle étoile à Roche Bois, six mois après avoir été l'objet d'un ordre d'éviction de son propriétaire qui a été exécuté par la police le 11 novembre 2006. Les démarches avec les ministères du Logement et des Droits de la Femme traînent toujours et, cette semaine encore, ce n'est qu'une copie d'une lettre d'octroi de bail que l'administration est censée lui avoir envoyée depuis le 25 mai mais qu'elle n'a jamais reçue.

C'est précisément le cas de cette mère de famille que Joe Lesjongard avait soulevé à l'Assemblée nationale mardi dernier. Il avait, en effet, demandé à la ministre des Droits de la Femme, Indira Seebun, les mesures prises par ses services pour lui venir en aide. La ministre a dit qu'en accord avec d'autres ministères certaines mesures ont été envisagées. C'est alors que le député du MSM a posé une première question supplémentaire demandant à Mme Seebun d'indiquer le nombre de visites que ses services ont rendues à cette famille.

Après un temps de réflexion, la ministre a répondu qu'il y en a eu un bon nombre, précisant même que c'est presque sur une base quotidienne. Joe Lesjongard s'apprêtait à lui poser une autre question lorsque l'incident avec le Speaker est survenu et que le député a préféré quitter l'hémicycle en signe de protestation (voir la page parlement plus loin).

Lors d'une brève rencontre avec Week-End, en fin de semaine, Mme Domingue, dont les enfants en bas âge ne sont pas scolarisés, a vivement contesté les propos de la ministre et a soutenu que les visites des officiers du ministère de la Femme pour distribuer quelques petites commissions remontent à quelque temps déjà. Expliquant ses diverses démarches, Mme Domingue a dit qu'un premier terrain avait été identifié en décembre dernier mais qu'il fut éventuellement établi qu'il avait déjà été alloué à quelqu'un d'autre.

Contact fut ensuite établi avec un conseiller du ministre Asraf Dulull, Jean Claude Fleury qui entreprit de trouver un autre terrain mais les mois passent sans que rien n'ait été fait jusqu'à ce que des protestations soient formulées auprès du ministère du Logement. Après maintes représentations, le ministère a dit avoir adressé une lettre à Mme Domingue depuis le 25 mai, alors qu'elle est à la rue et qu'elle n'a pas d'adresse. Sur son insistance auprès des services de Asraf Dulull, c'est une copie de ladite lettre qui lui a été remise.

Dans sa déclaration à Week-End, Mme Domingue, soutenue par la travailleuse sociale Sabrina Utile, a aussi demandé au ministre du Logement de s'en tenir à ses engagements de fournir des briques pour la construction d'une petite maison lorsque le terrain lui sera effectivement alloué.


À l'anniversaire de la centenaire chagossienne, Félicy Elysée

SAJ coupe court à une sortie contre "les puissances dominères"

Alors qu'il prononçait un discours pour féliciter la doyenne de la communauté chagossienne, la centenaire Mme Félicy Elysée, dimanche dernier, à la salle poyvalente de Grande-Rivière Nord- Ouest, le Président de la République, Sir Anerood Jugnauth, a subitement choisi d'arrêter de parler au grand amusement des invités à la célébration. "Mo préféré aret cozé pou mo pas gagn problème", a-t-il dit avec un air goguenard.

Le Président de la République avait pourtant bien entamé son discours en déclarant "regretter que la communauté chagossienne, qui n'avait fait de mal à personne, qui vivait tranquillement et bien, a été déracinée de l'archipel des Chagos". Cela est arrivé, a soutenu SAJ, "parce que cette communauté avait eu affaire à partir de puissances trop fortes pour eux". SAJ faisait évidemment référence à la Grande-Bretagne et aux États-Unis, dont les gouvernements avaient obligé les dirigeants des partis politques mauriciens à céder l'archipel en 1965 pour faire place à la base de Diego Garcia, avec pour conséquence que la population chagossienne a été exilée à Maurice et aux Seychelles. Mais, avant de couper court, le Président de la République a eu le temps de dire que "pli dominère ki sa n'a pas existé". Le haut commissaire, dans son coin, a dû accuser le coup, mais, en diplomate, il n'a pas réagi.

Bien que SAJ eût choisi de parler des Chagossiens en terme "Ilois" (un qualificatif qu'ils abhorrent), ces derniers ont apprécié son courage. Le président de la République avait déjà d'ailleurs, dans le passé, confessé que son "plus grand regret est de n'avoir jamais pu régler le contentieux anglo-mauricien sur les Chagos" , du temps où il a été Premier ministre.

Sans doute, intérieurement, Sir Anerood doit également regretter aujourd'hui la légèreté avec laquelle le Parti de l'Indépendance, dont il faisait partie de la délégation en tant que leader-adjoint du défunt Independant Forward Block de feu Sookdeo Bissoondoyal, avait traité le dossier des Chagos à la Conférence constitutionnelle de Lancaster House, en septembre 1965. C'était lors de cette conférence, qui vit la proclamation de l'île Maurice comme nation indépendante et souveraine, que le gouvernement colonial anglais parvint à détacher les Chagos du territoire national mauricien au moyen d'un chantage qui a été, depuis, amplement établi…


Bien-être des handicapés

Le plan d'actions national prêt d'ici le 3 décembre

Le plan d'actions national en faveur des personnes handicapées devrait être fin prêt d'ici le 3 décembre, date de la prochaine commémoration de la Journée Mondiale des Handicapés. C'est ce qu'a laissé entendre, jeudi, à Montagne Longue la ministre de la Sécurité sociale et de la Solidarité nationale, Mme Sheila Bappoo.

Mme Bappoo qui assistait à une fête des parents de l'Association of Disability Service Providers estime que, d'ici à cette date, le Cabinet aura approuvé le plan d'actions qui vise à dégager une politique cohérente globale en matière d'aide aux handicapés.

Elle devait, à cet effet, indiquer que l'aide d'un consultant étranger sera sollicitée en vue de l'élaboration du plan qui vise à des actions à court, moyen et long terme.

La ministre s'est réjoui que, contrairement à autrefois, les parents n'ont plus honte de leurs enfants handicapés qui ont, non seulement de l'amour à partager, mais aussi à recevoir. Elle a remercié les pays amis ainsi que les diverses associations tant locales qu'étrangères qui viennent en aide aux handicapés mauriciens.

La fête de mercredi était, ainsi, l'occasion pour l'Association of Disability Service Providers de recevoir en don un chèque de £ 1800 (quelque Rs 108 000) de l'Anglo-Mauritius Disability Link, représenté à la cérémonie par notre compatriote établi en Grande-Bretagne, M. Karim Esshack. L'ONG de Montagne Longue gère, depuis quatre ans, un centre pour jeunes handicapés des régions avoisinantes.

Sa directrice, Mme Patchemah Ullagen, a déjà, dans le passé, bénéficié d'un stage de perfectionnement aux dernières techniques d'aide aux jeunes handicapés en Grande-Bretagne grâce, toujours, au soutien de l'Anglo-Mauritian Disability Link. Depuis sa création en 2003, le centre a trouvé refuge au "village hall" de Montagne Longue.

L'ONG, qui s'occupait au départ de quatre jeunes, se retrouve, aujourd'hui, avec une trentaine de jeunes handicapés. D'où une demande faite aux autorités pour que l'association puisse utiliser une partie du terrain de l'école primaire de la région en vue de la construction d'un centre plus fonctionnel. Sans prendre aucun engagement, Mme Bappoo leur a conseillé de soumettre aux autorités un projet en bonne et due forme qui sera considéré par les autorités.


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Visite de réconciliation

Pr A. Kalangos: "Je viens ici sans intérêt personnel, pour aider les enfants"

La semaine dernière, le Pr. Afksendiyos Kalangos, accompagné du Dr Neirotti, a procédé, après plus d'un an et demi d'absence, à l'opération d'une quinzaine de cas de cardiopathie congénitale. Si cette visite été très attendue (plus d'une centaine d'enfants attendent d'être opérés), le Pr A. Kalangos précise qu'elle s'insère dans le cadre d'une mission de réconciliation. En effet, il a quitté le pays en 2005, suite à certaines allégations publiées dans la presse mauricienne à son égard. Présentant l'Operation Register Book du Centre cardiaque de Pamplemousses, attestant qu'il était toujours présent à Maurice, cinq jours après l'opération de l'enfant qui est décédé au centre cardiaque (contrairement à ce que stipule l'article de Week-end en question), le Pr A. Kalangos réclame un démenti. Il souhaite que les faits soient rétablis, au risque que l'association Cœur pour tous (ACT) lui demande d'arrêter sa mission. Le Pr A. Kalangos souhaite que l'opinion publique soit soudée autour de lui, afin de continuer à opérer les petits Mauriciens ainsi que les enfants de l'Océan Indien. "Je viens ici sans intérêt personnel, pour aider les enfants", dit-il.

"L'article qui a paru sur moi, à l'époque, et auquel, à travers internet, les donateurs d'ACT ont eu accès, a fait beaucoup de tort. On m'a accusé de lâcheté", déplore le Pr A. Kalangos. "Les donateurs ont confiance en moi et j'ai des comptes à leur rendre. Ils ont le droit de savoir ce que je fais de leur argent. C'est pourquoi, afin de rétablir les faits, je reviens en mission de réconciliation", explique-t-il. Il rappelle ainsi que non seulement le texte lui imputait une faute médicale, mais affirmait qu'il avait quitté Maurice, "après avoir effectué l'opération - avant la date prévue, alors qu'il avait d'autres opérations à pratiquer. Ce n'est pas le côté faute médicale qui fait le plus de tort. D'ailleurs, après avoir envoyé mon compte rendu au ministère de la Santé, j'ai demandé une enquête qui m'a complètement blanchi, mais on m'accusait de lâcheté", souligne-t-il. Cet article auquel fait référence le chirurgien cardiaque, fait, en effet, état d'informations reçues de voix anonymes, soutenant qu'il y aurait eu négligence médicale, et que par la suite, le Pr. A. Kalangos, aurait quitté Maurice. "C'est ce qui a été mal compris et mal digéré par certains de nos donateurs. C'est ce côté lâcheté qui est dangereux. Cela fait 25 ans que je fais ce métier. Je ne peux pas abandonner une mission comme ça. Il y a des règles d'éthiques à respecter. Les gens qui ont vu ça se sont dits qu'ils connaissent mal Kalangos", avance le Pr A. Kalangos. Il souligne que "certaines personnes à Maurice sont peut-être contre le système ou autres. Il y a peut-être des conflits d'intérêts. Moi je ne veux pas entrer dans ces conflits. Je viens ici pour les enfants et pour former le personnel médical".

En effet, suivant la collaboration entre l'équipe du Pr A. Kalangos et le centre cardiaque, initiée en 2002, il ressort qu'à ce jour, plus de 125 cas délicats d'enfants inopérables à Maurice ont été référés au Pr. A. Kalangos. Cette collaboration Maurice-Genève a permis au centre cardiaque de décrocher ses lettres de noblesse et de se positionner comme une référence dans l'Océan Indien. Le Pr A. Kalangos se dit "satisfait du niveau de compétence des chirurgiens locaux", ajoutant que "la motivation, le sérieux et le professionnalisme de l'équipe locale me fascinent". Selon lui "ces médecins sont très compétents sur ce qu'ils font tous les jours, au niveau de la chirurgie adulte. Mais la compétence sur la chirurgie pédiatrique va augmenter à force de faire des missions. Et il faut me donner le temps et la motivation d'en faire". Il espère revenir en novembre prochain, pour procéder à plusieurs opérations et redémarrer la formation des médecins locaux. "Je sais bien que quand on forme des gens, ils vont faire des erreurs. Mais c'est comme quand on apprend. Nous aussi en tant que grands professionnels, nous avons eu droit à l'erreur, mais si des propos diffamatoires sont attribués à chaque erreur, cela démotive et le formateur et l'équipe qui pourrait à l'avenir devenir une grande équipe de professionnels", souligne le Pr. A. Kalangos. Depuis la visite du Pr. Kalangos, l'objectif de la construction du centre de chirurgie cardiaque pour les enfants de l'Océan Indien revient sur le tapis. La mise sur pied de ce centre, nécessitant un investissement de U$ 10 millions revient toutefois aux autorités sanitaires et à la volonté politique de décider et d'activer les choses, précise le chirurgien. Grâce au don d'une portion de terrain de deux arpents par l'usine sucrière de Belle Vue Mauricia pour la construction de ce nouveau centre cardiaque, quelques 700 à 800 cas d'enfants de l'Océan Indien, souffrant de cardiopathie congénitale pourront être opérés. Ce centre assurera également, avec le concours du Pr A. Kalangos, la formation des médecins de l'Océan Indien.


Profil-Le Pr A. Kalangos chirurgien cardiaque au grand cœur

Âgé de 46 ans, le Pr Afksendiyos Kalangos, chirurgien cardiaque, ayant effectué sa formation à Paris, aux États-Unis et en Angleterre, est le président de l'Association cœur pour tous (ACT) dont le but est de promouvoir la chirurgie cardiaque dans les pays en voie de développement. Outre l'association Kalangos, qui attribue des bourses de formations aux chirurgiens cardiaques, et dont plusieurs médecins mauriciens en ont été bénéficiaires, le Pr. A. Kalangos dirige la clinique de chirurgie cardiovasculaire des hôpitaux universitaires de Genève. C'est le Pr. A. Kalangos qui a lancé la chirurgie cardiaque congénitale ainsi que la réparation des valves à Maurice, des cas de plus en plus complexes qui nécessitaient auparavant un déplacement à l'étranger, sans oublier le coût financier et social que cela implique. Et pour rappel, le gouvernement mauricien a élevé le Pr A. Kalangos au rang de Officer of the Star and the Key of the Indian Ocean. De plus, l'Université de Maurice a décerné, lundi dernier, le titre de Honorary degree of Doctor of Science (Dsc) Honoris Causa au docteur Kalangos, une manière pour le gouvernement de remercier l'éminent chirurgien cardiaque pour sa contribution à la cardiologie à Maurice.


Technologies de l'information et de la communication

EMTEL: Innovation et service

On n'arrête pa le progrès chez Emtel. La pionnière de la téléphonie cellulaire à Maurice annonce pour ses 18 ans son nouveau quartier général hi-tech à Ebène. Le QG ouvrira ses portes en Octobre 2007. Toujours à la pointe de la technologie et en phase avec les mutations rapides dans le domaine et les besoins des consommateurs, Emtel a toujours innové. Elle a introduit le GPRS et le 3G à Maurice avant d'autres pays plus développés. Il faut ajouter à cela le vidéo call, internet à haut débit et sans fil, Emtel TV et récemment le BlackBerry. Le CEO de la compagnie a annoncé mardi dernier le High Speed Downlink Packet Access (HSDPA-vitesse de 2Mbs) sur le réseau 3G, le Wimax (vitesse maximale de 8Mbs) et également un projet de fibre optique à Maurice. Dans le social, Emtel s'est occupé des plus défavorisés du pays: jeunes en difficulté sociale, malentendants et malvoyants. La Emtel Project Competition, Painting Sensation et Cartoon Sensation a été organisé régulièrement afin d'encourager la créativité. Côté environnement, la compagnie a à son actif le projet "Anou fleri Rodrigues" et un projet de conscientisation sur le réchauffement planétaire. Les 18 ans d'Emtel à Maurice confirme son expérience dans la téléphonie cellulaire et un service clientèle de qualité.


Brèves

En marge du budget: Les ONG réclament une abolition de la TVA sur leurs achats

En marge de la présentation du prochain budget, les Organisations non-gouvernementales (ONG) réclament l'abolition de la Taxe à Valeur Ajoutée (TVA) sur tous les produits et services qu'elles achètent dans le cadre de leurs activités. Une demande en ce sens a été faite par l'entremise de la Civil Society Common Platform for Policy Dialogue, un regroupement de 120 ONG.

Parmi d'autres demandes figurent le rétablissement de l'exemption d'impôt sur les dons faits par des particuliers à des ONG éligibles; l'exemption des ONG du paiement du National Residential Property Tax (NRPT) de même que des taxes des collectivités locales et la Sewerage Tax.

Mercredi à Pailles: Sir Anerood lance l'African Peer Review Mechanism in Mauritius

Le président de la République, sir Anerood Jugnauth, procédera, mercredi matin, à la cérémonie de lancement de l'African Peer Review Mechanism (APRM) in Mauritius au Centre de conférences de Pailles. Placé sous la responsabilité du National Economic and Social Council (NESC), cet exercice d'évaluation de la bonne gouvernance en Afrique se situe dans le cadre du New Economic Partnership for African Development (NEPAD).

Commémorée ce dimanche: Journée Internationale de Caritas

"Témoins de charité, artisans de Paix": tel est le thème 2007 de la Journée Internationale de Caritas qui est commémorée ce dimanche 3 juin. Confédération regroupant 162 organisations catholiques de secours, de développement et de service social présentes dans 200 pays et territoires, Caritas Internationalis s'inspire de l'Évangile et de la doctrine sociale de l'Église pour son action sociale. Caritas Internationalis, qui ambitionne de "mondialiser la solidarité" participe, notamment, au Forum social mondial depuis son lancement à Porto Alegre au Brézil en 2001.

Depuis vendredi: L'UCB prend l'appellation de MCB Mozambique

L'Uniao Comercial de Bancos (UCB) du Mozambique est depuis vendredi désormais connue comme MCB Mozambique. Ce changement d'appellation après huit ans de présence de l'enseigne MCB au Mozambique marque, selon un communiqué du groupe bancaire mauricien, un désir d'affirmation sur ce marché et une consolidation de ses assises locales. C'est en août 1999 que l'UCB a vu le jour à Maputo avec pour mission d'accompagner les entreprises mauriciennes allant à la conquête du marché africain.

Création de la JSS Academy Spiritual Mission à Maurice

Le JSS Academy of Technical Education College (JSSATE) dont la construction est prévue prochainement à Bonne Terre sera également doté d'une école spirituelle. Cette annonce a été faite samedi dernier, lors de la pose de la première pierre de cette académie par le dignitaire religieux, jagadguru Sri Shivarathri Deshikendra Mahjaswamiji de Mysore, Inde. Il a souhaité la création de la JSS Academy Spiritual Mission à Maurice pour l'élévation spirituelle et mentale des Mauriciens.

Depuis plus de mille ans, le JSSATE est géré par une lignée de pontifes. C'est une chaîne de sainteté ininterrompue et le jagadguru Deshikendra a pris le relais en 1986 pour devenir le 24e pontife, et le gardien des principes énoncés depuis longtemps par ses prédécesseurs. Pour le dignitaire religieux, cette école de spiritualité sera d'une grande aide à notre pays en phase de mutation rapide. Elle sera le garant de la plénitude de la vérité, héritée des apôtres de cette académie.

Le JSSATE fut fondé par le jadadguru Sri Veerasimhasana à Suttur, au Mysore. Le 22e pontife, Sri Pattada Shivarathreeshwara, en dépit de plusieurs difficultés, continua la tradition. Il passa le relais au 23e pontife, jagadguru Sri Shivarathri Rajendra Mahaswamiji, qui créa le JSS Mahavidyapeetha pour la propagation de l'éducation. Le présent pontife, jagadguru Sri Shivarathri Deshikendra, a pour mission de "spreading literacy and learning, providing healthcare, rural development, strengthening culture and seeding spirituality even as it works towards the economic upliftment of society".



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 3 juin 2007