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p o l i t i q u e
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WEEK-END --- dimanche 3 juin 2007
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Déplacement—Le Premier ministre en Grande-Bretagne depuis hier
Port—Des nominés du PTr accusent XLD de viser le PM
M. Pravind Jugnauth, leader du MSM—"Bonne marge de manœuvre pour un budget socialement acceptable"
Mardi dernier—Sam Lauthan et Joe Lesjongard quittent l'hémicycle
Mardi prochain—Les Chagos et Tromelin au Question Time
Harish Boodhoo affirme s'être retiré de l'engagement social
Ça va se savoir
Déplacement
Le Premier ministre en Grande-Bretagne depuis hier
Le Premier ministre s'est envolé pour la Grande Bretagne
hier en vue de participer à une des activités,très
locales organisées par la City of Hull, commémorant
le bicentenaire du Abolition of Slave Trade Act en 1807
à l'instigation de William Wilberforce. Selon le site de
ces célébrations, qui ont commencé depuis
l'année dernière pour culminer avec d'autres activités
comme la réouverture du musée de Wilberforce House
par le Premier ministre de la Barbade Owen Arthur le 25 mars dernier,
il était prévu que "The Prime minister of
Mauritius and Archbishop of York are also visiting the city later
in the year to deliver lectures".
Selon un communiqué du bureau du Premier ministre émis
vendredi, c'est le Dr Navin Ramgoolam qui prononcera le "key
note adress" demain sur le thème de "Abolition
of slavery and its legacy in Mauritius". Il procédera
aussi à l'ouverture du Hull and Humber Chamber of Commerce
et parlera de "Building Business links between Mauritius
and the Hull & Humber region".
Autres rendez-vous au calendrier du chef du gouvernement, la rencontre
avec des hommes d'affaires de Hull et de East Riding of Yorkshire
avec une intervention sur le thème "Mauritius as
an Emerging Investment destination". La date du retour
du Premier ministre n'est pas indiquée même si certaines
sources laissent entendre que le Dr Navin Ramgoolam rentrera au
pays le lundi 11 juin.
Selon le site qui parle de ces activités "Wilberforce
transformed the face of British History. He was named the Greatest
Ever Yorkshireman by a BBC poll in early 2000 and one of the most
influential figures in British political history.
Working alongside other abolitionists including Thomas Clarkson,
Granville Sharp and, unbeknown to him, the slaves themselves who
fought for their very own freedom, Wilberforce achieved the seemingly
impossible, a parliamentary bill to end the slave trade which
was passed in the House of Commons in 1807 and throughout the
British Empire in 1833 ".
Les notes personnelles sur William Wilberforce indiquent ceci:"
Born in High Street, Hull, in 1759 and later baptised at the Holy
Trinity Church, Wilberforce's early years were at a time when
the slave trade was already an established and thriving commerce
in the UK and the world. Today, his full life story is told at
the award winning Wilberforce House Museum in the city's old town.
Wilberforce became MP for Hull at the tender age of 21, the youngest
person ever to be elected to the House of Commons. "
Le site précise aussi qu'à la fin de sa carrière,
"Wilberforce founded an association, and subsequently
working alongside the Clapham Group, championed more than 60 reforms,
one of them being the Royal Society for the Prevention of the
Cruelty to Animals, more widely known today as the RSPCA"
, mais qu'il sera "best known, however, for his untiring
commitment to the abolition of both the slave trade and of slavery".
En marge de ses célébrations, des interventions
qui ont déjà eu lieu comme celles du Premier ministre
de la Barbade et de l'Archevêque de Canterbury en mars dernier
et d'autres initiatives comme la signature d'une pétition
en ligne qui a enregistré la participation d'un total de
7,445 personnes dont le Révérend Desmond Tutu.
Port
Des nominés du PTr accusent XLD de viser le PM
Les propos tenus par le ministre Xavier Duval dans un entretien
au Mauricien jeudi ont provoqué des remous tant
dans le port que dans l'entourage du Premier ministre, Navin Ramgoolam.
De vives réactions ont été notées
suite à une accusation du ministre selon laquelle il y
a des "des intérêts occultes qui essayent
d'agir". Il y est aussi question d'un opérateur
qui voulait contrôler le port sans passer par des appels
d'offres. Or, la seule offre qu'il y a eu jusqu'ici est celle
de Maersk et elle avait été considérée
par le Fast Track Committee que présidait nul autre
que Navin Ramgoolam, soutiennent les proches du Premier ministre
qui ont fait savoir qu'ils n'allaient pas rester les bras croisés
sur cette affaire qui sera reprise au retour du chef du gouvernement
à la fin de la semaine prochaine.
Le ministre des Communications Extérieures avait, en effet,
insinué, jeudi, qu'un opérateur qui a eu "des
problèmes avec le gouvernement précédent
et qui avait voulu prendre le contrôle des opérations
portuaires sans appels d'offres, s'est engagé dans une
opération de dénigrement du secteur portuaire parce
qu'il veut avoir la mainmise sur ce port".
"Il se peut qu'il ait trouvé des alliés"
avait aussi dénoncé le ministre en assurant, lui,
que le partenaire stratégique sera choisi après
appel d'offres. Plus loin, Xavier Duval avait aussi affirmé
qu'il y a "des intérêts occultes qui essayent
d'agir", et "qu'il faudra les démasquer",
pour terminer en disant avoir "l'impression qu'ils se
démasquent petit à petit".
Or, argue l'entourage du Premier ministre aussi bien que ceux
qui officient tant à la Mauritius Ports Auhority qu'à
la Cargo Handling Corporation, le seul qui se soit manifesté
pour entrer en partenariat stratégique avec la CHCL n'est
autre que Maersk et que le projet avait été, en
fait, examiné par le Fast Track Committee que le Premier
ministre en personne avait présidé le 18 février
2006.
Cette éventualité avait, on s'enn souvient, soulevé
un tollé tant dans les milieux syndicaux que ceux des utilisateurs
du port, Maersk étant une compagnie maritime et non un
gestionnaire portuaire, avait-on avancé, à l'époque.
On n'a plus entendu parler de ce projet jusqu'à ce que
Xavier Duval en fasse mention cette semaine. Un proche du Premier
ministre n'a pas manqué, vendredi, lors d'une réunion
du "board" qu'il préside de dire son agacement
que le ministre des Communications Extérieures ait été
aussi loin dans ses insinuations. Il a même estimé
qu'il faudrait demander au ministre d'aller à l'ICAC ou
à la police s'il est en présence de zones d'ombre
sur ce dossier.
Il faut aussi savoir que si Gilbert Philippe, conseiller portuaire
du PM et ancien président de la MPA et de la CHC a déclaré,
à l'Express, mercredi, que ses rapports avec XLD
"ne sont pas conflictuels", et que "ses
rapports entre le ministre et moi sont inexistants",
le ministre, interrogé à son tour, par le Mauricien
jeudi, a déclaré "je ne rencontre pas M.
Philippe. Il sait pourquoi". Le ministre a, comme on
le sait, fait obstacle à la nomination de Gilbert Philippe
à la présidence de la MPA comme à celle de
la CHC. Ce sont respectivement Siddick Chady et Dan Bhima, deux
autres proches collaborateurs de Navin Ramgoolam qui ont été
préférés à Gilbert Philippe.
Toujours est-il que, dans l'entourage du Premier ministre, on
n'a pas du tout apprécié les propos de Xavier Duval
qui est, à son tour, accusé de privilégier
le tourisme seulement et de négliger le port avec les conséquences
que l'on sait, retard dans l'embarquement et le débarquement
de marchandises et pas de connexion directe entre Port Louis et
l'Europe, ce qui pénalise les secteurs productif.
M. Pravind Jugnauth, leader du MSM:
"Bonne marge de manuvre pour un budget socialement
acceptable"
Après les "nombreux cadeaux" de l'an dernier
au secteur privé, le ministre des Finances a, cette année,
le "devoir" de présenter un budget socialement
acceptable, estime le leader du MSM, Pravind Jugnauth. Rama Sithanen,
dit-il, dispose d'une "bonne marge de manuvre"
pour cela après avoir, notamment, "récolté
gros" sous forme de Taxe à Valeur Ajoutée (TVA)
découlant des "augmentations de prix en cascade".
M. Jugnauth se dit convaincu qu'une autre politique économique
est possible. Il en veut pour "preuve" que le ministre
des Finances a "reculé" sur un certain nombre
de mesures impopulaires initialement contenues dans le budget
de l'an dernier.
Pour l'exercice du 15 juin prochain, le leader du MSM s'attend,
ainsi, à ce que le gouvernement reconsidère, par
exemple, sa décision d'imposer les intérêts
bancaires à l'épargne. Une mesure qu'il considère
"illogique" et "irrationnelle". Pour lui,
le budget 2007//2008 doit, prioritairement, contenir des "mesures
de soulagement" pour la population "suffoquée"
l'an dernier lors du précédent exercice.
Par ailleurs, Pravind Jugnauth dénonce ce qu'il considère
être le "bluff" de M. Sithanen au sujet des indicateurs
économiques. Il cite le taux projeté d'inflation
de 10.7% pour 2006/2007, "taux le plus élevé
depuis 16 ans" et qu'il considère le "making
and doing" du ministre des Finances. Autre chiffre cité::
celui du taux de l'épargne nationale évalué
à 15.7% pour 2007 contre 17.2% en 2005.
Quant au déficit budgétaire, M. Jugnauth explique
que la projection d'un peu moins de 5% indiqué par M. Sithanen
est loin de son objectif d'atteindre les 4%. Au sujet de la croissance
économique, le leader du MSM l'explique par les "réformes
courageuses et ambitieuses" du précédent gouvernement
dans des secteurs tels le tourisme avec la mise en chantier des
projets IRS de même que dans le "seafood hub"
et le secteur des TIC.
Pravind Jugnauth soutient, de plus, que l'accroissement de l'investissement
direct étranger est encore attribuable aux projets IRS
initiés par le précédent gouvernement et
parle, à cet effet, de "claque" du gouverneur
de la Banque de Maurice au ministre des Finances.
Compte tenu du fort taux d'inflation - conséquence, dit-il,
de la politique économique et monétaire du ministre
des Finances -, le leader du MSM estime, enfin, qu'il aurait été
"normal" que ceux au bas de l'échelle de même
que les bénéficiaires des prestations sociales bénéficient
"tout au moins" de l'équivalent de ce taux sous
forme de compensation salariale.
Selon ses calculs, rien que 9.8% des salariés du pays bénéficieront
d'une compensation de 8.7%. M. Jugnauth dément le ministre
des Finances à l'effet que jamais une "double digit
compensation" n'a été payée. Il cite,
à cet effet, l'année financière 1989/90 quand
une compensation de 15% avait été payée pour
compenser un taux d'inflation de 16% et l'année 1990/91
quand les salariés reçurent 11% de compensation
pour une inflation de 10.7%.
Mardi dernier
Sam Lauthan et Joe Lesjongard quittent l'hémicycle
Deux incidents ont marqué la dernière séance,
qui fut, pourtant, dans l'ensemble, assez monotone. Sam Lauthan,
député du MMM, à qui le Speaker a refusé
une question supplémentaire à celle, originale,
de son collègue Rajesh Bhagwan sur les véhicules
de la police, visiblement très mécontent, a préféré
quitter l'hémicycle durant le Prime Minister's Question
Time pour ne plus retourner. D'autre part, Joe Lesjongard
a, lui aussi, décidé de se retirer. Il voulait adresser
des questions supplémentaires à son interpellation
sur une mère de quatre enfants laissée à
la rue, à Roche Bois, depuis qu'elle a été
victime d'un ordre d'éviction. Mais le Speaker semblait
vouloir en finir avec ce sujet avant que Joe Lesjongard n'ait
le temps de venir avec des questions supplémentaires
Si le député du MMM s'est tranquillement levé
et est parti, il ne s'est pas privé pour dénoncer,
dans les couloirs ce qu'il appelle une "censure" à
son égard alors que l'élu du MSM a protesté
sur-le-champ en disant "pas possible M. le président,
mo pé koz enn poor family" en ramassant ses affaires
avant de quitter la chambre. Kailash Purryag, qui semblait embarrassé,
l'a assuré qu'il ne voulait pas l'empêcher de poser
ses questions supplémentaires mais qu'il n'avait vu personne
se mettre debout et qu'il était, alors, passé à
la prochaine interpellation.
Joe Lesjongard a quitté l'hémicycle, suivi, d'abord,
de Mireille Martin et de Mahen Jhugroo et des autres élus
du MSM ensuite, dont le leader de l'opposition Nando Bodha mais
ils sont revenus un par un, certains devant intervenir sur le
Gambling Authority Bill. Même le député
mécontent a regagné son siège, son nom étant
sur la liste de ceux qui devaient prendre la parole sur le projet
de loi "zugader", mais les débats se prolongeant
sur ce texte, ils ont été reportés à
la prochaine séance. Ces députés ont, certes,
protesté contre l'attitude du Speaker qui, selon eux, a
limité leur possibilité de poser des questions
Mais c'est l'ensemble de l'opposition qui a exprimé son
exaspération devant la limitation de son champ d'intervention
au Parlement. Elle a ainsi comparé le traitement qu'elle
a eu avec celle, qualifiée de "très généreuse
et indulgente" du Speaker à l'égard de la back
bencher Nita Deerpalsing, dont la question, la semaine d'avant,
sur les Integrated Resort Schemes avait duré avant
et après la pause déjeuner et avait duré
plus d'une vingtaine de minutes et de Suren Dayal qui, sur les
médicaments, a eu la latitude pour poser toutes ses questions.
Aussi, l'opposition, tant MSM que MMM, demande si ce sont Nita
Deerpalsing et Suren Dayal seulement qui ont droit à des
supplémentaires illimitées.
Le Parlement a aussi approuvé une motion du leader de l'opposition
proposant qu'un article du quotidien l'Express en date
du 27 avril 2007, publiée sous la rubrique Bad Mood
soit référé au Directeur des Poursuites Publiques
pour toute action après que le Speaker, saisi de la question,
a statué qu'il estimait, lui aussi, que le texte en question
constituait une critique de la conduite de Nando Bodha. C'est
Leela Devi Dookun-Luchoomun qui a secondé la motion du
leader de l'opposition.
Le NPC n'a considéré que 50% du taux d'inflation
Par ailleurs, malgré son annonce, la semaine d'avant, qu'il
reviendra avec plusieurs Private Notice Questions sur le
projet de centrale à charbon de Mauritius City Power,
il n'en a rien été et c'est la compensation salariale
qui était l'objet de la PNQ du leader de l'opposition,
mardi.
Le ministre des Finances, qui répondait à cette
question a indiqué que le National Pay Council n'a
considéré que 50% du taux d'inflation à 10,7%
et les gains en productivité ensuite et qu'aucun gouvernement,
que ce soit en 81/82, 82/83 ou 91/92, n'a payé une compensation
intégrale lorsque l'inflation était à deux
chiffres. Annonce aussi qu'il y aura un mécanisme d'appel
pour les travailleurs qui estiment avoir inadéquatement
été compensés par leur employeur.
Nando Bodha ne l'a pas entendu de cette oreille et a parlé
de "compensation de misère", ce qui a provoqué
le courroux du ministre des Finances qui a dit que le gouvernement
n'a aucune leçon à prendre de ceux qui ont "violé
l'économie". Il est à noter que lors de ces
échanges, Rama Sithanen a confirmé une information
publiée en primeur par notre confrère Le Mauricien
à l'effet que le NPC avait proposé Rs 240.
Sur la question de productivité des employés, Jayen
Cuttaree a posé l'intéressante question de savoir
comment la mesurer lorsque c'est le capital et le management qui
sont déficients, ce à quoi le ministre des Finances,
tout en reconnaissant la pertinence de cette interpellation, a
répondu que ce sont les critères qui ont toujours
été utilisés qui l'ont été
une nouvelle fois en attendant que le NPC trouve sa vitesse de
croisière.
À l'heure des déclarations, le Premier ministre
est revenu expressément dans l'hémicycle pour parler
de l'aide de la Clinton Foundation à l'achat de
traitement antirétroviral pour les séropositifs
et le diagnostic de la maladie alors que Sheila Bappoo a fait
le point sur ce qui a été entrepris en vue de venir
en aide aux habitants de Rivière des Galets affectés
par les houles australes.
Fait marquant
Décès en détention après un vol
d'articles d'une valeur de
Rs 2,000
Encore un triste cas de "suicide" en détention
policière. C'est suite à une question d'Alan Ganoo
au Premier ministre que toute l'affaire a été révélée.
Un habitant de Bassin a, le 14 mai dernier, été
appréhendé avec des articles volés d'une
valeur de Rs 2 000. À sa comparution en cour le 15, la
police n'objecte pas à sa relaxe et le tribunal fixe sa
caution à Rs 5 000. Faute de pouvoir réunir cette
somme, il est reconduit en cellule policière à Coromandel
jusqu'au 22 mai. À 14 h 30, lors d'une ronde, la police
a constaté que le détenu dormait mais à 15
heures elle devait constater que le détenu s'était
pendu. L'autopsie a conclu que le décès était
dû à l'asphyxie et que le détenu ne portait
pas de blessures sur le corps. L'enquête se poursuit, a
précisé le Dr Navin Ramgoolam alors que le premier
député de Savanne/Rivière Noire a demandé
que les cellules soient équipées de matériel
qui ne peut être utilisées pour la pendaison et que
les familles des victimes obtiennent au moins une attestation
quant aux causes du décès de leur proche.
Attitudes
82/83: quelle comparaison
Rama Sithanen a, certes, eut quelques arguments défendables
lorsqu'il a répondu à certaines questions sur la
compensation salariale. Mais là où sa posture s'apparente
à de la mauvaise foi, pour ne pas dire autre chose, c'est
lorsqu'il refuse de reconnaître, comme l'y invitait Jayen
Cuttaree, la semaine d'avant et Nando Bodha, mardi encore, que
la brusque flambée inflationniste est "his doing",
puisqu'elle est passée, d'une année à l'autre,
de 5% à 10,7%, un fait que même le FMI impute ouvertement
à ses mesures budgétaires et qu'il compare la situation
actuelle avec celle qui a prévalu en 82/83 pour dire que
l'inflation à deux chiffres n'a jamais été
suivie d'une compensation correspondante. Il sait très
bien que c'était l'époque des deux dévaluations,
de la mise sous tutelle du pays sous le FMI, des caisses vides,
de l'absence de devises et des emprunts pour honorer les engagements
courants. Come on Rama !
Abu Kasenally refile un dossier rouge à Nita Deerpalsing
Le ministre des Services Publics, Abu Kasenally a refilé
un dossier rouge du CEB sur les Independent Power Producers
et les prix de vente de l'électricité à Nita
Deerpalsing. C'est après que la député, auteur
d'une question initiale, lui ait posé de nombreuses questions
supplémentaires sur le sujet. En sortant de l'hémicycle,
Abu Kasenally lui a laissé le dossier et la député
a consigné des notes au fur et à mesure qu'elle
le parcourait.
Mardi prochain
Les Chagos et Tromelin au Question Time
Parmi les 22 questions adressées au Premier ministre, deux
sont consacrées à l'intégrité territoriale
de la République de Maurice. C'est Arianne Navarre-Marie,
fille de Chagossien qui est l'auteur des deux interpellations,
l'une sur l'évolution du dialogue avec la France sur la
question de souveraineté sur Tromelin et, l'autre, sur
les actions envisagées par le gouvernement après
le jugement du 23 mai dernier.
Les autres questions pour le Premier ministre portent sur les
sujets suivants: l'unité médicale de la SMF (le
Dr Ramloll), les agressions de garde-chiourme (Sam Lauthan), les
paris illégaux et les employés suspendus de la MBC
(Mahen Jhugroo, la révision de la pension des anciens combattants
(Nita Deerpalsing), le vol des planteurs de légumes (Maya
Hanoomanjee), le nouveau régime pour l'entrée des
étrangers au pays (S. Soodhun), les délits sexuels
sur les enfants, le passage à répétition
de films à la MBC et les conditions de la délivrance
des passeports (Fazila Jeewa-Daureeawoo), les recherches à
Rodrigues pour retrouver le PC Spéville et un communiqué
du MR diffusé par la MBC (Robert Spéville), l'introduction
d'un Policing Charter (Yatin Varma), le Subutex
(Leela Devi Dookun Luchoomun), l'enregistrement de l'Assemblée
de Dieu (Eric Guimbeau), les personnes portées manquantes
et les étrangers arrêtés pour drogue (Sheila
Grenade), les missions de N.P. à la MBC (Jean Claude Barbier)
et le relogement des habitants de Rivières des Galets après
les nouvelles houles du 30 mai.
Les interpellations adressées aux ministres concernant,
entre autres, les bourses destinées aux vétérinaires,
celles de l'université de Bénarès, le World
Hindi Secretariat, la MFDC, deux questions d'élus de
la majorité sur Air Mauritius, à savoir la demande
de sièges sur la route Inde/Maurice et la vente de deux
Boeing 767, les permis de location de transat par la Beach
Authority, l'allocation des terres à la Vigie et dans
le sud, les déplacements des maires à l'étranger,
celui du Lord-Maire en autobus, le piratage, le trafic d'enfants,
les notaires retenus pour la vente des terres de la CHA, la vente
du sucre sur le marché local, le comité censé
se pencher sur la taxe frappant les campements et la hausse des
permis d'opération des plaisanciers.
En sus du Gambling Regulatory Bill, sera également
considéré le Jewellery Bill.
Harish Boodhoo affirme s'être retiré de l'engagement
social
Après 40 années d'engagement, Harish Boodhoo, l'ancien
vice-Premier ministre (1983-85) redevenu contestataire, se retire
sous sa tente à Belle Terre. C'est du moins ce qu'il a
affirmé lors d'un "dernier meeting" tenu
devant la Cour suprême, jeudi dernier, en présence
d'un millier de personnes, sympathisants et victimes alléguées
du système de vente à la barre (Sale by levy).
"Comme un train qui doit s'arrêter à une
gare, un bus qui doit s'arrêter à un terminus, azordi
c'est mo la gare", a déclaré Harish
Boodhoo. Il s'est toutefois assuré "qu'une équipe
de jeunes menée par M. Salim Mutty prendra la relève
du combat contre la Sale by Levy". Harish Boodhoo a cependant
annoncé une "bonne nouvelle". Il a affirmé
avoir eu deux conversations téléphoniques avec le
Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans le courant de la semaine,
suivies d'une longue rencontre avec le ministre de la Justice,
Rama Valayden, à la demande de ce dernier.
Selon Harish Boodhoo, "le Premier ministre a reconnu que
le Protection of Borrowers Act, loi qui était censée
soulager les victimes de la Sale by Levy, n'a pas eu l'effet escompté".
Il dit avoir suggéré aux dirigeants du pays d'instituer
une commission d'enquête sur la vente à la barre
qui éplucherait chaque déclaration faite par les
victimes de ce système et prendrait des sanctions contre
ceux qui les ont exploitées.
Selon Harish Boodhoo, "au moins Ramgoolam a eu le courage
d'instituer une loi, même si celle-ci n'est pas bonne, mais
Bérenger, lui, avec arrogance, avait porté des illères
et n'a rien pu faire pour les victimes de Sale by Levy".
"La rencontre avec Bérenger lorsqu'il était
Premier ministre fut une véritable catastrophe. Bérenger
a présidé des comités sur les corbeaux, les
cancrelats, les chiens errants mais jamais n'a-t-il présidé
un comité sur la Sale by levy", a déploré
Boodhoo.
Du commissaire pour la protection des emprunteurs, Robert Ahnee,
il dit avoir compris, sur la base de son interview dans Week-End
dimanche dernier, qu'il ne pourra rien faire pour les victimes.
"Ce n'est pas moi qui dis que Robert Ahnee doit s'en aller,
mais s'il se rend compte qu'il ne peut rien, je ne vois pas pourquoi
il resterait à son poste".
Harish Boodhoo avait préalablement averti qu'il allait
"faire des dégâts" avant de se retirer.
Il a effectivement tiré contre beaucoup de personnalités,
entre autres sir Anerood Jugnauth, Navin Ramgoolam, Paul Bérenger,
l'adjoint au Speaker, Jean-François Chaumière, le
vice-leader du MMM Jayen Cuttaree, le député Ajay
Gunness, le syndicaliste Sattyadeo Tengur, Voice of Hindu et
l'Evèque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat. Le chef du diocèse
catholique a été critiqué surtout pour son
"indifférence" envers les victimes de
la vente à la barre, en comparaison au soutien indéfectible
des pères Maurice Labour et Henri Souchon. Il a aussi fait
ce qu'il appelle une révélation "sur un
homme à la cagoule noire qui a été le véritable
assassin d'Azor Adélaïde en 1971 à Curepipe".
Se disant dégoûté des partis politiques existants,
Harish Boodhoo a souhaité que des syndicalistes, des travailleurs
sociaux et des universitaires se mettent ensemble et lancent "un
nouveau parti qui soit un mélange du Parti travailliste
de 1936 et du MMM de 1969". Il a aussi fait un appel
pour que toutes les treize fédérations syndicales
du pays se fondent en "un seul mouvement" afin
de revendiquer d'une seule voix en faveur des travailleurs, à
l'image des employeurs qui, eux, font tous bloc derrière
la seule Mauritius Employers Federation.
Harish Boodhoo s'est plaint d'une partie de la presse qui, selon
lui, "a considéré la couleur de ma peau,
a réglé avec moi une rancune politique personnelle,
n'a pas fait le travail comme il le fallait et a boycotté
mes meetings et manifestations dans le cadre de la campagne contre
la Sale by Levy". Parlant de la lutte qu'il a menée
pendant cinq ans contre la vente à la barre - un système
qui dépouille des malheureux à travers la Cour suprême
- il s'est plaint que le gouvernement de Ramgoolam y a porté
un coup mortel en cessant d'accorder la publicité à
son journal Sunday Vani. "L'argent de la publicité
gouvernementale est l'argent du contribuable et n'appartient pas
au gouvernement. Il faut qu'il soit distribué de façon
équitable. Donnez la publicité aussi aux journaux
comme Week-End, Le Militant et Sunday Vani",
a-t-il demandé.
Beaucoup de personnes ayant assisté au meeting de Harish
Boodhoo doutent encore que l'homme de Belle Terre a vraiment fait
ses adieux à la vie publique. Tant il est vrai que Harish
Boodhoo a fait nombre de fausses retraites depuis 1985, certains
n'hésitent pas à observer que la politique est à
Harish Boodhoo ce que la cigarette était à Mark
Twain. Ce dernier, fumeur invétéré, disait
toujours que c'est facile d'arrêter de fumer. Marc Twain
se vantait toujours d'avoir arrêté 100 fois
Ça va se savoir
Les + Rs 150 000 veulent des exemptions à l'Income
Tax
Des expatriates employés dans des postes publics
majeurs ne bénéficient pas seulement d'importants
pay packets à la fin de chaque mois. La liste de
ceux qui touchent plus de Rs 150 000 par mois a été
révélée publiquement par le vice-Premier
ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, suite à
une interpellation du député de l'opposition Mahen
Jhugroo. Certains d'entre eux ne sont pas satisfaits et ont exigé
et obtenu du gouvernement, leur employeur, que leurs salaires
soient exemptés d'Income Tax. La principale raison
est que l'un d'entre eux bénéficie de ce privilège.
L'on ne sait pas encore ce que la Mauritius Revenue Authority
pense de cette discrétion et de ces privilèges hors
pair.
Des changements dans les taux d'intérêts après
le budget
Le Monetary Policy Committee de la Banque de Maurice, qui
se réunira de nouveau à la mi-juin, soit après
la présentation du budget 2007/08 par le vice-Premier ministre
et ministre des Finances, Rama Sithanen, pourrait apporter des
ajustements aux taux d'intérêts bancaires. C'est
ce que laissent entendre des spécialistes du marché.
Le Public Information Notice du Fonds monétaire
international (FMI) souligne dans le cadre des Article IV Consultations
que "most IMF directors encouraged the Bank of Mauritius
to consider raising the Repo Rate if inflation does not decline
as expected". D'autre part, le FMI rappelle que "addressing
institutional constraints in the financial sector could help lower
borrowing costs and make more financing available to small and
medium-size enterprises".
Un Senior Minister mécontent d'être tenu
à l'écart des secrets budgétaires
Un Senior Minister a laissé éclater son mécontentement
devant la pratique et la déclaration officielles du Grand
Argentier, Rama Sithanen, à l'effet que les secrets du
budget ne seront partagés qu'avec le Premier ministre,
Navin Ramgoolam. C'était à l'heure des questions
lors du point de presse de samedi dernier. Ce n'est pas la première
fois que ce membre du gouvernement prend en grippe le vice-Premier
ministre et ministre des Finances. L'année dernière,
il avait tenu à rappeler à l'ordre un haut cadre
des Finances pour ce qu'il avait qualifié d'ingérence
dans son ministère, toujours en ce qui concerne le budget.
Navin Ramgoolam déjoue la MSPA en deux temps et deux
mouvements
Depuis la première réunion avec les membres de la
Mauritius Sugar Producers Association (MSPA), mercredi dernier,
le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait voulu proposer la
mise sur pied de sous-comités pour poursuivre des discussions
en vue d'arriver à un deal avec l'industrie sucrière.
Mais Arnaud Dalais, le porte-parole conjoncturel de l'industrie
sucrière, avait proposé que les délibérations
se poursuivent sous la présidence du Premier ministre.
Faute de fall back position, Navin Ramgoolam n'eut d'autre
choix que d'accepter la proposition. Mais à la séance
de vendredi, il devait prendre ses interlocuteurs de court en
proposant deux sous-comités paritaires, d'autant qu'il
devait partir en mission durant le week-end.
La croisade contre le "gros capital" dans la LOI
d'hier
Long article dans la Lettre de l'Océan Indien, 2
juin sur les récentes prises de position de Navin Ramgoolam
et de l'aile du Ptr "qui est entrée en guerre contre
les patrons d'origine européenne accusés - non sans
quelques raisons - de contrôler les secteurs clés
de l'économie de l'île". Les exemples de
l'ouverture à la concurrence entrepris durant le premier
mandat de Navin Ramgoolam, Gamma, Indian Oil, United Breweries
y sont mentionnés.
La LOI rappelle aussi le rôle de la commission sur la démocratisation
de l'économie-présidée par Cader Sayed Hossen
dont le passage comme directeur de Nestlé de même
que son association, à travers Straconsult, avec Amédée
Darga et Rajesh Jeetah est cité, et qui souhaite "une
réforme agraire" et une nouvelle loi sur la concurrence
dans le secteur commercial qui vise IBL "des familles
Dalais et Lagesse et sa filiale Winners, leader dans la grande
distribution".
La publication parisienne cite la demande de 1 500 à 2
000 arpents de terres, la hausse des baux sur les campements,
les affaires Desbro et Catovair et des projets qui sont alloués
aux étrangers comme le centre à charbon comme autant
de décisions qui visent ces patrons d'origine européenne.
Le document cite aussi ceux qui comme la BAI, les Jeetah, les
Bhunjun et Samlo qui ont "le vent en poupe".
Ministre cherche place au paradis
Branl- bas de combat à l'entrée d'un établissement
hôtelier aux petites heures de jeudi matin. Un ministre,
qui avait participé à une petite soirée sur
le littoral du sud ouest, n'a pas voulu refaire le chemin, trop
long, jusqu'à chez lui aux Plaines Wilhems et il a ainsi
été frappé à la porte d'entrée
d'un établissement hôtelier, question de trouver
une chambre pour le reste de la nuit. Les préposés
lui ont fait comprendre que l'hôtel affichait complet mais
il n'a rien voulu entendre et fait un vacarme devant la grille
d'entrée mais a fini par s'en aller en promettant de faire
voir de toutes les couleurs à la direction de l'établissement.
Ce ministre se signale régulièrement pas sa propension
à mettre en avant son statut pour se distinguer des autres.
Les chevaliers de l'Ordre de Malte dans la ION
Les chevaliers de l'Ordre de Malte ont eu les honneurs de la version
anglaise de la Lettre de l'Océan Indien du 19 mai. La Indian
Oecan Newsletter fait état de la nomination, de nouveau,
de Hervé de Fontmichel comme ambassadeur de l'Ordre des
Chevaliers de Malte à Maurice avec accréditation
aux Comores également. Il avait occupé les mêmes
fonctions mais avait été, en 2000, remplacé
par Bernard Dorin. Hervé de Fontmichel est présenté
comme un avocat qui a été proche de Sir Seewoosagur
Ramgoolam et de la communauté francophile mauricienne,
au sein de laquelle on compte François de Grivel, le président
de la MEXA, Armand Maudave, tous deux dirigeants de l'amicale
Maurice/France. La ION rappelle aussi que certains des membres
fondateurs de l'Ordre des Chevaliers de Malte, comme Louis Espitalier-Noël
étant décédés, d'autres, à
l'instar de Regina Maudar, mairesse PMXD de Quatre Bornes, l'Évêque
de Port Louis, Maurice Piat, Jean Paul Adam, ex-directeur de la
General Construction, Sheila Baguant, directrice d'une ONG et
Paul Corson de la MCB ont pris la relève.
Dinesh Ramjuttun obtient un renouvellement de contrat
Les informations circulées au groupe parlementaire de l'Alliance
sociale réuni le lundi 21 mai n'étaient pas tout
à fait exactes. Selon l'entourage de Dinesh Ramjuttun,
qui ne dément pas les autres éléments de
l'information publiée par Week-End la semaine dernière,
le Premier ministre aurait finalement choisi de lui accorder un
prolongement de contrat d'une année.
Le club des Rs150 000 et plus par mois
Ils sont cinq Mauriciens qui travaillent à Maurice à
toucher Rs 150 000 ou plus par mois. Les heureux bénéficiaires
politiques sont Robin Soonarane, directeur de la Waste Water Management
Authority, Milan Meetarbhan, directeur de la Financial Services
Commission, Anil Kumar Ujoodha, directeur de l'ICAC, qui, contrairement
à ce que le gouvernement a voulu faire accroire, touche
une enveloppe qui n'est pas très éloignée
de celle que recevait son prédécesseur, Nuvin Beekharry
puisqu'il a un salaire de Rs 250 000 et divers avantages, Ali
Mansoor, le Financial Secretary, qui, lui, touche Rs 70 000, plus
une allocation de 6 000 USD (Rs 210,000) payée en devises
étrangères et une allocation de loyer de Rs 30 000
mensuellement, entre autres bénéfices, Raju Jaddoo,
directeur du Board of Investment.
Les restes des bénéficiaires de salaires de Rs 150
000 et plus sont les expatriés, Dr Robert Marsman et Jean
Yvon Thepaut (Agriculture), Lal Sudhamo, Bert Cunningham et Paul
Mathews de la Mauritius Revenue Authority, Jérome Lamielle
de la Central Water Authority, J. Symreng, directeur adjoint de
la FSC, le Professeur Coupe de l'Université de Technologie
et les ambassadeurs, Marie France Roussety, Fifi Henry, M. Dosieah,
Naresh Servansing, S. Soborun, Mahen Kundasamy, Kailash Ruhee,
Paul Chong Leung, Jacques Chasteau de Balyon, Indira Thacoor-Sidaya,
la toute première ambassadrice à plein temps auprès
de l'Unesco alors que c'est toujours l'ambassadeur de Maurice
en France qui a occupé ce poste et S. Gunessee.
Les diplomates de carrière qui se retrouvent dans la fourchette
des Rs 150 000 et plus sont, N. Soomauroo, J. Nayeck, V. Mungur,
I.Latona, I. Dhalladoo, H. Dillum, J. Bissoondoyal et parmi les
nominés politiques qui touchent le même pactole et
qui font office de conseillers commerciaux, Yasdev Jeelall (Australie),
Rajen Narsinghen (Genève) Vinod Busjeet (Washington) ,
Noel Lee Cheong Lem (Bruxelles) et Laurent Obadia, le partenaire
d'affaires de Dawood Rawat qui lui à l'ambassade mauricienne
à Paris. Ces informations ont été fournies
suite à une question dans ce sens du député
du MSM, Mahen Jhugroo.
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p o l i t i q u e
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WEEK-END --- dimanche 3 juin 2007
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