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Arts plastiques
26e Salon de Mai: Une multitude de pratiques
Le Salon de Mai annuel se signale de nouveau par sa grande diversité.
Peintures, sculptures, gravures, installations sont au rendez-vous
jusqu'au 15 juin à la galerie d'art de l'Institut Mahatma
Gandhi. Une soixantaine d'artistes de renom et d'autres moins
connus, choisis par un comité composé d'artistes,
envisagent le matériau "art" et ses débats
comme l'enjeu de la création. Une seule uvre par
participant est montrée dans cette manifestation qui se
veut la principale vitrine de ce qui se fait en matière
d'art à Maurice.
26e Salon de Mai: la manifestation désignée par
ce titre comporte une exposition sans thème particulier
cette année, qui sert de prétexte à des expressions
artistiques inattendues. Il s'agit donc d'un événement
d'envergure, fruit d'une volonté artistique de l'école
des Beaux-arts du MGI, haut lieu de l'expression culturelle. L'exposition
est destinée au grand public et non aux seuls amateurs
d'art contemporain.
Cela dit, qu'en est-il du Salon ? Il faut noter d'abord que la
manifestation s'inscrit dans une tendance repérable depuis
quelques années, qui privilégie des propositions
entre l'exposition-promenade et le cabinet des curiosités
dans lesquels un public composé principalement d'habitués
est invité à déambuler de bas en haut sans
souci particulier pour la chronologie et les considérations
théoriques. Cela peut donner, au pire, des accrochages
articulés autour de catégories ordinaires - expressions
flottantes et anémiques - avec parfois des textes introductifs.
Dans le meilleur des cas, l'on trouve quelques belles installations
et peintures, dont voici une sélection.
"Redonner vie à la matière"
Aux réflexions sur les enjeux de la création, Gérard
Foy, qui a séjourné deux ans en Inde pour des études
poussées en art, répond par l'appropriation des
images et des signes quotidiens recyclés en autant de récits
individuels. Feuilles de tôle déjà utilisées
exposées telles quelles, dont les textures rouillées
ont été accentuées: ces scraps (art
des pauvres) font partie de son installation.
Gérard Foy, 1-ta tol
"Un moyen de réévaluer l'objet"
Aux objets usagés et rebuts de la société
industrielle qu'il récupère et assemble par leur
valeur symbolique et plastique, Nirmal Hurry présente une
uvre fondée sur une expérience intime ainsi
que des commentaires ironiques des images de notre société.
Nirmal Hurry, Assez boire mo disang
"Le passé comme matériau"
Nin reprend à son compte la mémoire qu'elle ne cesse
d'interroger comme porteur des strates du temps. Elle réexploite
un travail sur le thème du rêve réalisé
en 1992 à travers le temps. Des images qui expriment la
chute et la renaissance.
Nalini Treebhoobun, Dream Catcher
"À l'heure de la communication"
À l'heure de la communication rapide, les pratiques artistiques
engagent certains jeunes artistes à différentes
perspectives. Il y a autant d'art vidéo que d'installations.
Gitanjali Pyndiah s'interroge sur les effets néfastes de
médias sur l'innocence des enfants. Deux réalités
différentes qui incitent à réfléchir
sur le prolongement de la créativité des enfants.
Gitanjali Pyndiah, Overlapping realities
"De la vie à la mort"
C'est un livre dont les pages sont autant de mythologies individuelles
que Neermala nous présente. Une série de gravures
sur bois allant du noir, de l'or, du rouge au blanc. Du mariage
à la mort et l'interrogation sur l'au-delà, sur
fond de blanc.
Neermala Luckeenarain, The golden child
À Quatre-Bornes
Foire artistique: Pêle-mêle et variété
Offrir aux artistes locaux une interface directe avec le public,
qui leur permette d'écouler directement leurs créations.
C'est le but de la première "Foire Artistique"
qui a été inaugurée vendredi après-midi
dans l'enceinte de la mairie de Quatre-Bornes. Jusqu'à
cet après-midi, on peut effectivement y rencontrer une
intéressante variété d'artistes et de productions.
Dans une ambiance de foire qui n'est pas, toutefois, sans poser
de questions.
À l'entrée, Super Bouboule vend les DVD originaux
de ses derniers exploits humoristiques à Rs 75. Un peu
plus loin, les albums de la scène rap-ragga & Co rivalisent
de décibels pour faire entendre leurs voix respectives.
À quelques pas, Michel Legris présente les superbes
ravannes qu'il a façonnées en peau de cabri. Lewis
Dick a fait essaimer sur plusieurs tables les jeunes élèves
de son École de Sculpture de Bambous qui travaillent le
bois en direct. Steeve Dubois présente des agrandissements
de photos de membres du Cercle des Artistes Photographes. Deux
jeunes proposent de vous croquer le portrait pour Rs 150 en noir
et blanc et Rs 300 en couleur. Monté sur une chaise, Gavin
Poonoosamy lit des extraits de nouvelles de la Collection Maurice
en vente à prix réduit. En face, deux jeunes taillent
un bloc de glace à côté d'une table où
sont exposées leurs sculptures de fruits et légumes,
à proximité d'un stand qui propose la pose de mehendi.
À n'en pas douter, la Foire Artistique offre une variété
d'expressions que l'on a rarement vues réunies. Artistes
méconnus y côtoient artistes confirmés, et
l'on y trouve aussi bien une variété d'individus
que des représentants d'organismes tels l'Aapravasi Ghat
Trust Fund, les Centres de Lecture et d'Action Culturelle, le
Mauritius Museums Council, le Hotel and Catering Training Centre
ou le Conservatoire de Musique François Mitterrand. Sans
compter les animations musicales qui ont lieu non-stop sur le
podium installé au milieu de la cour de la mairie. Selon
le ministère des Arts et de la Culture, organisateur de
l'événement, plus d'une centaine d'artistes y exposent
et une bonne cinquantaine de groupes musicaux ont été
retenus pour s'y produire pendant ce week-end.
Il y a là à boire et à manger. Et la frontière
est parfois ténue entre une production artistique et une
production artisanale des plus basiques. Peut par exemple en témoigner
Michel Hottentote, dont les belles sculptures en pierre semblent
parfois attirer moins d'attention que les mortiers et autres "roches
carri" qu'il présente aussi pour assurer quelques
ventes.
"J'ai un ami peintre qui est sur le point d'être
mis à la porte par sa femme: ses toiles s'entassent chez
lui et occupent toute la place disponible ! Ce genre de rendez-vous
est bien dans la mesure où il nous permet de rencontrer
le public et nous offre une possibilité d'écouler
ce que nous créons", commente un participant.
"Même si je suis un peu mitigé sur
le terme de foire
"
Réagissant au discours inaugural de la maire de Quatre-Bornes,
Mme R. Maudar, qui déclarait que la municipalité
était prête à accueillir cet événement
sur une base annuelle, le ministre des Arts et de la Culture,
Mahen Gowreessoo, devait affirmer qu'il souhaitait en faire une
réussite telle que la Ville des Fleurs ne suffirait plus
à l'abriter. Sans doute serait-il bon, dans ce cas, d'envisager
aussi une montée en gamme qui offrirait aux artistes un
espace plus seyant qu'une succession de petites marquises au plastique
sale, éclairées par des néons blafards
Performance
Histoire d'accords: Paroles pour créer le monde
La parole crée le monde. Et c'est à travers l'exploration
constante des sonorités de cet univers et des sens de cette
parole que peut arriver à se tisser le lien essentiel entre
les êtres, avec ce monde. C'est ce que disent, de fort séduisante
manière, Léone Louis, Nicolas Raghoonauth et le
groupe Sept à travers la performance Histoire d'accords
présenté le week-end dernier dans les jardins du
CCB.
Double sens, contresens, dissonances: les mots ne servent pas
seulement à décrire et dire le monde, ils servent
aussi à l'interroger, le fustiger, le bousculer, le faire
tomber de son socle pour, de ses miettes, mieux encore le recomposer.
Cela, c'est ce que dit Nicolas Raghoonauth au cur de ses
textes en créole et en français, textes dits, murmurés,
assénés, chantonnés sur des accords complices
du groupe Sept: Frédérick Vianney François
à la guitare, Jean-Eric Charnier à la batterie,
Westley Suzanne à la basse et Norbert Planel aux percussions.
Parole jazzeuse, parole joueuse. Il y a là aussi bien une
contemporanéité propre à la nouvelle vague
des slameurs que de lointains échos d'une déferlante
à la Léo Ferré (où la hargne se vêt
d'une puissante poésie), voire une remontée jusqu'à
la mer matricielle des contes d'antan.
Une source incarnée par Léone Louis, jeune conteuse
réunionnaise, qui capture et captive l'attention du public
avec un charisme rare, d'une ondulation vive et ensorceleuse de
voix et de corps.
Parole jactance, parole latence. Et puis parole partance. Mots
qui défilent en jetant des fulgurances, comme autant de
lampadaires croisés à vive allure sur une route.
La parole est affaire de lien. En écho au "Kriké
? Kraké !" réunionnais résonne le "Sirandann
? Sanpek !" mauricien. Au "ladi lafé" d'à
côté répond le "lagazet sifon blé"
local. Les mots s'entremêlent, les univers aussi. Explosent
les frontières. La performance se construit alors dans
un espace sans cesse réinventé. Mouvant, imprévu,
qui se cherche, oscillant entre humour et noirceur. Des paroleurs
sur une scène. Comme nous dans la vie
Du 22 au 24 juin au Théâtre de Port-Louis
Secousse théâtrale annoncée avec Abé
Mwa !
Une pièce sans concession pour dire la violence de notre
société. Dans un registre réservé
à un "public averti". C'est ce que promet Abé
Mwa !, pièce de Gaston Valayden dont le texte fut primé
l'an dernier, et qui sera proposée sur la scène
du Théâtre de Port-Louis du 22 au 24 juin prochain
par la Trup Sapsiway.
Un acte d'écriture audacieux, courageux et réussi:
c'est en ces termes qu'Ananda Devi, Tico Soopaya et Sedley Assonne,
membres du jury du premier concours d'écriture théâtrale
en créole mauricien organisé l'an dernier par Immedia,
avaient décrit Abé Mwa !, texte lauréat
parmi 25 envois. "J'avais écrit cette pièce
il y a environ trois ans, mais elle m'a semblé d'actualité",
commente Gaston Valayden. "Abé Mwa ! traite
de la violence au sein de notre société, mais aussi
de la violence qui est latente en chacun de nous, et des circonstances
qui peuvent l'amener à se déclencher",
explique l'auteur. "Cette pièce pose la question
fondamentale de savoir si un citoyen a le droit de faire justice
par lui-même", renchérit Rama Poonoosamy
d'Immedia, qui produit la pièce. Ils n'en diront pas plus:
le public est invité à venir découvrir de
lui-même cette création qui, précisent-ils,
est réservée à un "public averti".
"Quand Gaston m'a présenté le texte, j'ai
hésité. Je l'ai trouvé très dur. C'est
avec beaucoup de conviction et de courage que nous le présentons
finalement", confie le metteur en scène, Darma
Mootien.
"Cette pièce demande aussi des comédiens
avertis", fait ressortir Gaston Valayden. Ils seront
six sur scène, dont les déjà connus Kristeven
Mootien, Bruno Ng, Darma Mootien et Gaston Valayden lui-même,
mais aussi les deux nouvelles Drishty Lachhman et Vinaya Sungkur.
Pièce en un acte d'une durée de 80 minutes, Abé
Mwa ! sera présentée au Théâtre
de Port-Louis les vendredi 22 et samedi 23 juin à 20h et
le dimanche 24 juin à 15h. Les billets à Rs 100
et Rs 150 seront disponibles à partir du 11 juin chez Immedia.
Le 9 juin au Théâtre de Port-Louis
Ascenseur, ou la poésie du jonglage
Ascenseur, fantasmagorie pour élever les gens et les
fardeaux: c'est le titre de la création qui sera présentée
par la compagnie Non Nova, le samedi 9 juin 2007 à 20h
au théâtre de Port-Louis. Un spectacle qui fait la
part belle à l'art du jonglage.
Considéré comme un des meilleurs jongleurs français,
Philippe Ménard a fondé, en1996, la compagnie Non
Nova, qui vient d'une expression latine signifiant "nous
n'inventons rien mais nous voyons différemment". Ses
créations sont présentées comme "le
reflet de ses tentatives, de son jeu constant avec l'air et la
pesanteur, de sa lucidité face à l'erreur, au ratage,
à la chute inexorable".
Dans Ascenseur, créé en 2001, il montre
la journée d'un jongleur. Seul sur scène, aidé
par des projections vidéo, Philippe Ménard fait
vivre un univers très poétique, où réalité
et songes se mélangent. "Ascenseur est né
de la question que je me pose sur la place du jongleur et de l'artiste
dans notre société", explique-t-il. Il
y révèle son intimité avec l'objet, sa perpétuelle
quête d'harmonie, sa volonté d'articuler le corps
et de déconstruire le jonglage. Pour arriver à être
un homme d'aujourd'hui qui, entre théâtre, danse
et musique, invente une langue pour s'adresser au monde étrange
dans lequel il vit.
Le droit d'entrée au spectacle est fixé à
Rs 250 et à Rs 50 pour les moins de 25 ans. Les billets
sont en vente au CCEF à Curepipe, au CCB à Rose-Hill,
au CIFOD à Port-Louis et à travers le Rézo
Otayo.
À partir de fin juin
Le Circus Sunrise promet du beau spectacle familial
Offrir à un public familial le meilleur de ce que peut
proposer un cirque familial, dans une tradition revisitée
de façon très moderne. C'est ce que promet aux Mauriciens
le Circus Sunrise, formation australienne qui montera son chapiteau
chez nous à partir de la fin du mois de juin.
Pas d'animaux mais des clowns, jongleurs, cow-boys, trapézistes,
acrobates. Présenté comme un des cirques familiaux
les plus modernes d'Australie, le Circus Sunrise, créé
dans les années 90 par des héritiers d'une longue
tradition familiale, offre au public "an action-packed,
fun and exciting show" proposant le meilleur du cirque.
Un show qui a effectivement remporté beaucoup de succès
en Australie mais aussi dans bien d'autres pays comme le Japon,
l'Afrique du Sud, Singapour ou Taïwan.
L'aventure mauricienne, elle, a nécessité six mois
de préparation, raconte le directeur du Circus Sunrise,
David Meatchem, qui était déjà venu à
Maurice enfant en compagnie du cirque où exerçait
son père. Elle a finalement pu se concrétiser grâce
à l'apport d'un certain nombre de connaissances et de sponsors.
Parmi ceux-là, Air Mauritius, qui assurera le transport
des artistes de Sydney vers Maurice.
Plus de 20 tonnes d'équipements seront également
acheminées d'Australie pour ériger le chapiteau
Big Top. Celui-ci, de 26 mètres de diamètre, comprendra
uniquement des chaises et non des gradins, afin d'assurer un maximum
de confort et créant "a modern European Circus
atmosphere" où le public n'est pas éloigné
de plus de 10 mètres du spectacle.
Les premières représentations seront données
à partir du 29 juin dans l'enceinte du Trianon Shopping
Park. Par la suite, le cirque se déplacera vers Grand-Baie
et vers Mahébourg.
500 places seront disponibles à chaque représentation.
Les billets, fixés entre Rs 150 et Rs 350, seront en vente
à partir de la semaine prochaine à travers le Rézo
Otayo. "Nous recommandons au public d'acheter ses billets
au plus vite, car notre spectacle s'est joué à guichets
fermés au Japon, en Australie et en Suisse", fait
ressortir David Meatchem.
Marche de charité à l'initiative de l'Ahmadiyya
Muslim Association
Trois ONG reçoivent chacun Rs 60 000
Lizié dans la la main, la Mauritius Mental Health Association
et Humanity First (HF) ont chacun reçu un chèque
de Rs 60 000 suite à une marche de charité organisée
par l'Ahmadiyya Muslim Association. Cette marche, qui s'est déroulée
le dimanche 27 mai, a démarré à la municipalité
de Quatre-Bornes pour se terminer au siège de l'association,
à la mosquée Dar-us-Salaam, Rose-Hill.
Des vivres d'une valeur de Rs 2 200 ont aussi été
distribués le jour même à une vingtaine de
familles victimes du raz-de-marée à Rivière
des Galets. Un don similaire se déroulait au même
moment à Rodrigues, où le vice-président
de l'association, Shams Varsally, s'était rendu la veille.
Ces dons étaient remis au nom de l'association HF, une
ONG internationale sans but lucratif et qui est présente
dans différentes parties du monde touchées par des
catastrophes naturelles.
Le président de l'Ahmadiyya Muslim Association, Ameen Jowahir,
a justifié cette marche de charité car "aider
les créatures de Dieu fait partie de la foi. L'adoration
de Dieu uniquement ne suffit pas. Il faut aussi venir en aide
à Ses créatures". Il a ajouté que
ce geste compte peu, vu la souffrance qui existe dans le monde.
"C'est une faveur que nous fait Dieu, de nous permettre d'aider
les autrement capables. Il nous faut les remercier pour nous permettre
de les aider et ainsi pratiquer notre foi. Nous prions que Dieu
soulage nos souffrances", a-t-il rappelé. Un appel
à la générosité du public en général
a permis cette levée de fonds.
Plus de quatre cent cinquante personnes de tous âges y participaient.
La maire de Quatre-Bornes, Mme Régina Maudar, s'est associée
à cette "cause très noble" car
"il faut aimer son prochain comme soi-même",
a-t-elle rappelé. La maire de Beau Bassin/Rose-Hill, Mme
Mirella Chauvin, présente lors de la remise des chèques,
a précisé: "Nous ne pouvons contrôler
la nature, mais nous pouvons aider ceux qui souffrent."
Le président des villages de Chemin Grenier et de Rivière
des Galets, Jacques Collet, s'est dit très heureux des
dons aux familles victimes du raz-de-marée: "Votre
marche n'a pas été inutile. Vous allez au moins
mettre un sourire sur le visage de ces victimes. Il y a des gens
qui ne vous sont pas parentés, que vous ne connaissez pas,
et à qui vous avez accordé un soutien."
Il a souhaité que ce genre de drame ne se renouvelle pas
et a plaidé pour que le gouvernement entame la deuxième
partie des travaux pour compléter le barrage érigé
à Rivière des Galets.
Journée portes ouvertes au Probation Hostel for Boys
Une journée portes ouvertes organisée au Probation
Hostel for Boys (PHB) à Curepipe, a été marquée
dans l'après-midi du vendredi 25 mai par un spectacle culturel
et une remise des certificats en la présence de la ministre
de la Sécurité sociale, Mme Sheila Bappoo, de l'Ombudsperson
for Children, Mme Shirin Aumeeruddy-Cziffra, du président
du conseil d'administration du PHB, M.T. Thodda, du maire de la
ville et d'autres personnalités. Le spectacle culturel
a été assuré avec brio par des internes du
Probation Home for Girls, des membres de la Southern Handicap
Association et les danseuses du Nalini Dance Group.
Durant une tournée de l'établissement, les invités
ont admiré des fresques murales fraîchement peintes
par des étudiants des collèges de Curepipe et une
exposition des travaux de couture et de vannerie exécutés
par les internes du Probation Home for Girls. Les fresques murales
qui ont eu l'heur de plaire à la ministre de la Sécurité
sociale et à l'Ombudsperson for Children, seront utilisées
à des fins de publication par les services de cette dernière.
Parmi les collèges participants, les artistes de Hindu
Girls, Le Mauricia Institute, se sont fait un devoir de venir
prendre, lors de la cérémonie de clôture,
un certificat attestant du beau geste accompli en ornant les murs
de l'établissement des fresques qui égaient le lieu.
Dans un discours de circonstance, le président du conseil
d'administration du PHB, M. T. Thodda, a rappelé que cet
établissement a été inauguré en mai
1954 par le gouverneur britannique Sir Robert Scott. Après
un tour d'horizon de diverses facilités offertes au PHB
et des projets d'infrastructure, l'intervenant a fait état
de l'idée erronée que le public se fait de cette
institution qui n'a rien du milieu carcéral pur et dur.
C'est un lieu où l'on donne aux jeunes résidents
"the right treatment for future adaptation in society
and becoming responsible adults" et "maximum
assistance in their dire need for recomfort and rehabilitation".
Le 12 juin au CCB
Daniel Vaxelaire se penche sur "La place de Maurice dans
l'histoire de l'OI"
Cyclone oblige, il n'avait pu être là comme prévu
en février dernier. Mais ce n'était que partie remise.
Sauf imprévu, Daniel Vaxelaire, connu pour ses ouvrages
historiques sur la Réunion et l'océan Indien, devrait
être au CCB le 12 juin prochain à 17h30 pour une
conférence sur le thème suivant: "La place
de Maurice dans l'histoire de l'océan Indien".
Né en Lorraine, Daniel Vaxelaire arrive à l'île
de la Réunion en 1971. Journaliste, il a successivement
exercé au JIR, au Quotidien et à
Télé 7 Jours. Il produira par la suite une somme
encyclopédique en sept volumes, le Mémorial de
La Réunion, puis dirige les travaux d'une Grande
Encyclopédie du Maroc.
Dans le même temps, il écrit deux romans historiques
qui sont édités à Paris: Chasseur de Noirs
et L'Affranchi. Suivront de nombreux romans et essais historiques.
Trois de ses romans concernent directement Maurice, nommément
Grand-Port et Cap Malheureux (publiés chez
Phébus en 1993 et 1994) et Une si jolie naufragée,
le roman vrai de Paul et Virginie (Flammarion, 2001).
L'auteur rédige également des scénarios de
bandes dessinées, et participe entre autres à L'histoire
de La Réunion en bande dessinée (éditions
Jacaranda, 1984).
Aujourd'hui, Daniel Vaxelaire se partage entre une petite entreprise
de communication, des émissions de radio, ses romans, des
scénarios pour la télévision, le multimédia,
et différents ouvrages documentaires ayant La Réunion
pour sujet.
Patrimoine linguistique
Dinododo: Créativité et diversité linguistique
Conçu en collaboration avec les meilleures spécialistes
de l'enfance, Dinododo, livre quadrilingue (créole,
anglais, français, bhojpuri), saura captiver petits et
grands par l'immense diversité de son contenu. La Fédération
des Pre-School Playgroups (FPSP) a préparé cette
deuxième publication avec passion et toujours ce même
désir: aider les enfants à acquérir des connaissances
(entre l'imaginaire et la science) tout en s'amusant, et leur
apprendre à aimer à lire
Un facteur de réussite
reconnu par tous.
La publication d'un beau livre pour les tout-petits est un heureux
événement qu'il faut saluer. On peut se réjouir
de la parution de Dinododo par Playgroup, une publication
qui fait la part belle aux langues et à la culture universelle.
Conscient de l'importance de l'éducation des enfants avant
l'âge d'aller à l'école, Playgroup s'est attaché
depuis une trentaine d'années à défendre
leurs droits et revaloriser les histoires qui se passent dans
les différentes parties de leur environnement. La Fédération
a publié près de 30 livres sur le lagon, la mer
et autres réalités de la République de Maurice.
Dinododo, succinct, se lit comme un album de petites histoires,
chants, dessins d'enfant. Mariam, la narratrice, fait figure de
parent qui raconte ou lit aux petits enfants. L'histoire a été
inspirée par les dessins d'Adina et de Niteesha lorsqu'elles
avaient 5 ans et les explications fournies par la première.
Entre imaginaire et science, Adina découvre des merveilles
dans un élan de Playgroup pour inciter les enfants à
écrire dans leur langue maternelle et en bhojpuri.
Dinododo suscite en effet l'émerveillement de l'enfant
face à la connaissance de la nécessité de
préserver notre biodiversité. "Ni zanimo,
ni langaz, ni plant bizin disparet", fait ressortir Pushpa
Lallah, secrétaire de la FPSP. Elle a été
rejointe sur ce point par Vijaya Teelock, lors de la cérémonie
de lancement: "Evolisyon biolozik pe sanze. Li inportan
ki nou bann zanfan konpran ki ti ena dan Maurice lontan
Kouma dodo ti evolue." L'historienne a exprimé
le souhait de contribuer à la publication d'un livre sur
l'histoire de Maurice en quatre langues, tout en soulignant l'accent
mis sur le bhojpuri. Il n'est pas souhaitable que cette langue
disparaisse de notre patrimoine culturel.
Si Playgroup travaille depuis de nombreuses années sur
le thème des animaux et dans le domaine des droits de l'enfant,
il est cependant regrettable qu'on ne trouve pas leurs publications
dans les coins de vente d'ouvrages préscolaires. Pushpa
Lallah ajoute: "Zanfan bizin gayn posibilité trouv
zot langaz an ekri."
Dinododo, le livre, est une culture en soi, a déclaré
Farhad Khoyratty. Ce lecturer à l'Université
de Maurice trouve que ce qui fait la spécificité
de ce manuel, c'est que les enfants apprennent là qu'il
n'y a pas de hiérarchie dans les langues. Dinododo
fait justice à toutes les langues en présence à
Maurice et prend en considération l'environnement de l'apprenant
dans une approche constructive. Farhad Khoyratty ajoute que le
livre ouvre plusieurs débats: manuel pour indiquer comment
enseigner à un enfant et caractère égal des
langues dans lesquelles l'histoire est racontée. L'appréciation
de toutes les langues parlées à Maurice apporte
une vision plus large aux enfants, signe d'une approche de pédagogie
ouverte.
Playgroup: Créativité et droits des enfants
L'expérience de Playgroup démontre que la motivation
des enfants pour apprendre l'anglais et le français vient
de la liberté de s'exprimer conférée dès
leur plus jeune âge. On parvient à cela lorsque les
enfants entendent et voient leur langue maternelle en écrit,
de même que les autres langues apprises à l'école.
L'objectif principal de la Fédération des Pre-School
Playgroups (FPSP) consiste en l'éducation des enfants avant
l'âge d'aller à l'école. Pour atteindre cet
objectif, la FPSP doit sensibiliser les parents sur les droits
des enfants. Elle a aussi mis en place d'autres structures pour
voir comment les enfants apprennent ou n'arrivent pas à
apprendre dans le primaire et le secondaire.
Dinododo est une publication de plus de Playgroup pour
montrer comment appliquer les droits des enfants. Le contenu des
publications majeures et albums de fabrication artisanale consiste
en chants, histoires, dessins, photos par les enfants et les adultes.
Les histoires sont destinées à être lues aux
enfants dans le préprimaire. Playgroup insiste sur le fait
que pour maîtriser au moins trois langues étrangères,
il est reconnu qu'il est essentiel de développer le plus
possible la langue maternelle de l'enfant. Pour la majorité
des enfants à Maurice, cette langue est le créole.
Il faut exposer ces enfants au français, au bhojpuri ou
à l'anglais dans les formes qu'ils apprécient afin
de les motiver dans l'apprentissage des langues. La conversation,
les histoires racontées et lues aux enfants, les chants,
sont des activités quotidiennes dans les crèches
et écoles préprimaires.
Le début de Dinododo
Adina inn dessin enn dinozor.
Li mem oter ki enn gran pye.
Dinozor la pe get enn ku ki ena lor nyaz
Adina has drawn a dinosaur.
It is as tall as a huge tree.
The Dinosaur is peeping through the clouds. Why?
To find out what is on the other side.
Adina ego dinozor desine karlak.
U parey ego bara ganchi ke ucha ha.
Dinozor wa ek kut dekhata ka ba badal me.
Adina a dessiné un dinosaure.
Il est aussi grand qu'un très grand arbre.
Il jette un coup d'il pardessus les nuages,
pour voir ce qu'il y a là-dessus !
Le 8 juin à l'AF
Rencontre avec l'auteur suisse Daniel de Roulet
L'écrivain suisse Daniel de Roulet propose, le vendredi
8 juin, à 17h30, à l'Alliance Française de
Bell Village, de découvrir des extraits de deux de ses
romans, nommément L'homme qui tombe (Buchet-Chastel,
Paris 2005) et Chronique américaine (Metropolis,
Genève, 2005).
Le premier roman a pour héros George vom Pokk, ingénieur
nucléaire. Sa rencontre avec une Tchétchène
dans un aéroport va entraîner un écroulement
de ses certitudes.
Le deuxième est un roman de voyage sur la route 66 des
États-Unis, de New York à Chatman, après
le 11 septembre, pour rendre visite à un énigmatique
violoniste hongrois.
Né à Genève en 1944, Daniel de Roulet a une
formation d'architecte, et a travaillé dans le domaine
des sciences et de la communication. Il est l'auteur de plus d'une
vingtaine de romans.
Avec Reggae Revolution
Fight Apart sort de l'ombre
Fight Apart sort son premier album avec Reggae Revolution.
Ce groupe s'est consolidé il y a cinq ans et réunit
douze amis qui ne jurent que par le reggae ! Avec cet album, la
formation donne un aperçu de sa version de la musique red,
gold and green, made in Mauritius
Comme beaucoup de gens qui souhaitent que le monde change pour
le meilleur, ils ont pris pour symbole Ernesto Guevara, dit le
Che. Ils ont modifié l'apparence du révolutionnaire
et rebelle emblématique pour l'adapter à leur vision.
Eux, sont les artistes de Fight Apart. Ils chantent l'humanité,
l'amour, la spiritualité
Ils se dévoilent aujourd'hui par le biais d'un album, mais
les musiciens et chanteurs de Fight Apart sont connus depuis cinq
ans. Rody Sakir, 28 ans, la voix qui inaugure Reggae Revolution,
raconte que Fight Apart a émergé après
concertation entre amis de longue date. Tous enfants de Cassis,
ils avaient pour habitude de se rencontrer dans la rue. "Dan
kwin sémin parski nou ti kontan zwe lamizik", précise
Rody Sakir.
Ce dernier, fils de Ton Vié, auteur et interprète
du populaire Peros Vert, a, si l'on ose dire, la musique
dans le sang. Sur les traces de son père et subissant ses
influences musicales, Rody Sakir s'intéresse très
tôt au reggae de Peter Tosh, Burnin' Spears et autres pointures
jamaïquaines. Partageant le même goût pour la
musique red, gold and green, ses amis sont aussi des inconditionnels
du ragga, seggae
"En fait, nous nous intéressons
de très près aux styles qui ont le reggae pour base",
précise Rody Sakir. Le séga n'est pas pour autant
mis à l'écart !
Au bout de quelques années, Rody Sakir, Nelson Jean-Louis,
Richard François et les autres décident de prendre
les choses au sérieux. Fight Apart prend naissance. "C'est
un combat, qui, comme on le dit dans le jargon, est "à
part", mais que nous ne menons pas chacun de notre côté",
explique pour sa part Linley Moothien, membre du groupe et
chargé de la promotion de Fight Apart. Les artistes de
la formation consacrent une grande partie de leur temps à
la musique.
Depuis cinq ans, les musiciens et chanteurs de Cassis se rencontrent
plusieurs fois par semaine et mettent en place leurs projets musicaux.
"Le groupe aurait pu sortir son premier album plus tôt
! Mais nous voulions prendre le temps nécessaire pour concrétiser
quelque chose qui soit à la hauteur de nos attentes et
qui soit
bien." En ce qui concerne les textes,
tous les membres du groupe contribuent à l'écriture,
explique encore Linley Moothien. Reggae Revolution nous
fait découvrir davantage la formation, mais celle-ci n'est
pas totalement inconnue de certains. En effet, Fight Apart est
un habitué des scènes des fêtes de quartier
et d'autres spectacles populaires.
Sorti depuis deux semaines, Reggae Revolution est donc
le tout premier bébé du groupe. L'album enregistré
au studio de Michel Nanny à Cité Briquetterie cherche
à garder une authenticité roots. Avec ses dix morceaux
dont Zil Diego, Dorizin zenfan sica, Pa get kuler kalité,
Human Move, Egalité, System Racial, I and I
, l'album
invite à la réflexion. Fight Apart propose un travail
de qualité et renforce les couleurs du reggae local.
Pour contourner le problème épineux qu'est le piratage,
Linley Moothien a mis en place un concept qui mise sur la proximité.
Il explique: "Nous sillonnons le pays depuis deux semaines
avec des albums que nous vendons sur place. Nous soutenons la
promotion par une animation musicale." En insistant
sur la proximité, Fight Apart espère dissuader son
public de se rabattre sur des CD piratés. Grâce à
cette approche, Fight Apart a pu écouler quelque 500 CD.
Ce week-end, le groupe sera présent à Quatre-Bornes.
Le 17 juin, il procédera au lancement officiel de Reggae
Revolution au Théâtre de Port-Louis, lors d'une
soirée qui démarrera à 19h30.
Promotion de proximité pour contourner le piratage
Métis, son prochain album: Le Réunionnais Joël
Vigne de retour chez nous
Les inconditionnels de Cassiya se souviendront sans mal de Mamzel
l'amour ! Ce titre interprété par le duo Désiré
François et Joël Vigne avait même été
un générique prisé par la télé
de l'île sur. Joël Vigne, chanteur réunionnais,
avait séduit ses compatriotes avec ce séga très
entraînant.
Ce dernier était récemment de retour chez nous.
Ce passage indique qu'un projet musical est en cours. D'ailleurs,
c'est presque un contrat sentimental que le chanteur a signé
avec Maurice ! Il a enregistré durant la semaine écoulée
son prochain album au studio Geda Music. L'album s'intitulera
Métis et renfermera un duo avec une jeune femme,
Shévrine. Cette chanteuse mauricienne évolue dans
le circuit hôtelier; elle chante le morceau Mon lespoir
avec Joël Vigne.
Parlant de Métis, ce dernier confie que l'album
comprendra neuf chansons en kreol réunionnais et abordera
des thèmes qu'il affectionne. Notamment, l'amour, la paix,
l'environnement. Ce sont les musiciens de l'orchestre de Gérard
Louis qui assurent l'accompagnement musical de Métis.
"J'ai choisi d'enregistrer mon album à Maurice parce
que je trouve qu'il y a une certaine efficacité et un sens
professionnel ici, qui me conviennent. J'ai longtemps travaillé
avec Gérard Louis, à la Réunion, et c'est
aussi une autre raison pour laquelle je voulais enregistrer cet
album chez lui", précise le chanteur.
L'album ne tardera pas à conquérir les bacs des
disquaires locaux, tout comme les maisons de disques réunionnaises.
Conscient de l'ampleur du piratage à Maurice, Joël
Vigne explique qu'il veut malgré tout "prendre
le risque" de commercialiser Métis sur
le marché mauricien.
Festival de Cannes 2007
Le nouvel empire roumain
Cristian Mungiu Palme d'Or et Cristian Nemescu Prix Un Certain
Regard
Le palmarès du 60e Festival de Cannes consacre le triomphe
de la Roumanie, avec la Palme d'or décernée à
Cristian Mungiu pour Quatre mois, trois semaines et deux jours,
et n'oublie pas grand monde sur la carte du cinéma mondial.
Cristian Mungiu, le lauréat de la Palme décernée
par le jury présidé par Stephen Frears, fait partie
d'une nouvelle vague roumaine, tout comme son compatriote Cristian
Nemescu (disparu récemment dans un accident de voiture),
qui a reçu le Prix Un Certain Regard, la section non compétitive
de la sélection officielle, pour California Dreamin'.
Quatre mois, trois semaines et deux jours se déroule
dans la Roumanie de Ceaucescu, où l'avortement est interdit.
Une jeune étudiante, Gabita (Laura Vassiliu), devra au
courage de sa camarade de chambrée Ottila (Anamaria Marinca)
de pouvoir avorter sans trop de conséquences fâcheuses.
Ce faisant, Mungiu a dressé l'un des plus admirables portraits
de femmes de la sélection qui en comptait déjà
beaucoup.
Palmarès complet
Palme d'or: Quatre mois, trois semaines et deux jours,
de Cristian Mungiu (Roumanie)
Grand Prix: La Forêt de Mogari, de Naomi Kawase
(Japon)
Prix du 60e anniversaire: Paranoid Park de Gus van
Sant
Prix d'interprétation féminine: Do-Yeon Jeon,
dans Secret Sunshine (Corée du Sud)
Prix d'interprétation masculine: Konstantin Lavronenko,
dans Le Bannissement (Russie)
Prix de la mise en scène: Julian Schnabel pour Le
Scaphandre et le papillon (France)
Prix du Jury: Persepolis, de Marjane Satrapi (Iran)
et Vincent Paronnaud (France), et Lumière silencieuse,
de Carlos Reygadas (Mexique), ex-aequo
Prix du scénario: Fatih Akin (Allemagne) pour De
l'autre côté
Caméra d'or (premier film): Meduzot (Israël),
d'Etgar Keret et Shira Geffen (présenté dans la
section Semaine de la Critique)
Palme d'or du court métrage: Ver Llover,
d'Elisa Miller (Mexique)
Paul Olsen:
"Le travail enclenché pour le Plaza va se poursuivre"
Le 1er novembre 2006, la voix de Jean-Claude Brialy résonnait
sur la scène du théâtre du Plaza, à
Rose-Hill. Pas pour un spectacle, mais dans le cadre de la campagne
montée par Paul Olsen et l'Amicale France-Maurice pour
uvrer à la réhabilitation du Plaza.
En compagnie de la chanteuse Nana Mouskouri, qu'il avait invitée
à se joindre à cet effort, Jean-Claude Brialy devait
à cette occasion dire sa détermination à
aider, à travers ses réseaux de contacts parisiens
et européens, à recueillir des fonds et assurer
la viabilité future du Plaza, pour ne pas laisser mourir
un tel lieu de vie.
"Un théâtre comme celui-là, ce serait
une erreur de le détruire. Il y a tellement de Maisons
de la Culture modernes qui sont sombres, tristes. Ici, chaque
artiste a laissé une petite étincelle. Quand on
y pénètre par l'entrée de service, même
si ce théâtre est fermé depuis déjà
deux ans, on sent distinctement qu'il reste quelque chose des
ombres et des fantômes qui ne cessent de l'habiter. Je suis
personnellement ému quand j'apprends que quelqu'un comme
Jacques Brel a chanté ici. Car Brel est un symbole de la
passion. Et il a certainement laissé quelque chose de sa
passion dans ces murs. Une maison qui a tenu cent ans peut tenir
encore cent ans. Il y a des choses qu'il faut garder car elles
ont en elles une mémoire sans prix. C'est pourquoi j'espère
vraiment qu'il y aura restauration et non destruction",
devait déclarer Jean-Claude Brialy à cette occasion.
Démarrage jugé imminent des travaux de réfection
Aujourd'hui, Paul Olsen dit garder le souvenir d'un homme "à
la personnalité et à l'ego très forts",
intelligent, fin, très impressionnant.
"Son décès nous attriste, mais à
notre niveau, cela ne devrait pas affecter l'intérêt
qu'il avait contribué à susciter autour du Plaza.
Car Jean-Claude Brialy n'était pas venu seul. Avec lui,
il y avait non seulement Nana Mouskouri, qui est toujours là,
mais aussi son producteur, Pascal Legros, qui a une forte influence
sur la scène théâtrale parisienne. Le travail
enclenché avec le soutien de Jean-Claude Brialy devrait
donc se poursuivre", nous déclare Paul Olsen.
Il nous revient d'ailleurs que les travaux de réfection
du toit pourraient démarrer incessamment, dès que
sera obtenu l'aval du ministère des Administrations régionales.
Évalués à Rs 25 millions, ces travaux jugés
urgents devraient, idéalement, être terminés
d'ici novembre prochain, ce afin de sécuriser le Théâtre
avant le début de la prochaine saison cyclonique.
Il ressort également que le consultant David Vauclair,
présent sur la scène du Plaza aux côtés
de Jean-Claude Brialy en novembre dernier, a terminé son
rapport d'évaluation qui a été remis il y
a un mois déjà au ministère des Administrations
régionales et à la mairie de Beau Bassin/Rose-Hill
par son commanditaire, l'Amicale France-Maurice. Un rapport qui
se penche non seulement sur l'aspect plus particulièrement
technique de la rénovation du Plaza, mais aussi sur la
façon d'assurer sa viabilité future.
Décès de Jean-Claude Brialy
L'acteur français Jean-Claude Brialy est décédé
mercredi à l'âge de 74 ans à son domicile
parisien, a-t-on appris dans son entourage proche. Incarnation
du jeune premier de la Nouvelle vague, figure mondaine, il était
un personnage incontournable du cinéma français.
Acteur, réalisateur, scénariste, homme de théâtre
et écrivain, Jean-Claude Brialy avait tourné avec
les plus grands réalisateurs, de Claude Chabrol à
François Truffaut, en passant par Jean-Luc Godard, Ettore
Scola, Luis Bunuel et Roberto Rossellini tout au long d'une carrière
entamée au cinéma en 1956 dans L'ami de la famille
de Jacques Pinoteau.
C'est par la Nouvelle vague qu'il avait connu la célébrité,
devenant Le beau Serge de Claude Chabrol (1958), avant
de jouer son personnage de séducteur pour les réalisateurs-phares
du mouvement: Jean-Luc Godard (Une femme est une femme,
1960), François Truffaut (La mariée était
en noir, 1967), ou encore Eric Rohmer (Le genou de Claire,
1969).
Jean-Claude Brialy était également un homme de théâtre,
où il avait débuté dans les années
1950, et était propriétaire de la salle des Bouffes
parisiens. Figure mondaine et historien de la vie des stars, il
avait publié plusieurs ouvrages, dont J'ai oublié
de vous dire (qu'il avait mis en scène et présenté
chez nous en septembre 2004) et Jean-Claude Brialy présente:
Les pensées les plus drôles des acteurs.
Fils de militaire, Jean-Claude Brialy naît à Aumale
(Algérie) le 30 mars 1933 et vit son enfance au gré
des mutations de son père. Il étudie ainsi à
Marseille, Saint-Etienne, La Flèche (Sarthe) et Strasbourg,
où il obtient son baccalauréat. Il suit parallèlement
des cours d'art dramatique et obtient le premier prix de la comédie
au Conservatoire de Strasbourg. Il fera ses débuts sur
les planches, jouant notamment Les mains sales de Jean-Paul
Sartre.
De retour de l'armée, où il est affecté au
service cinématographique, il reprend ses activités
théâtrales, avant de débuter au cinéma
en 1956 L'ami de la famille de Jacques Pinoteau. Vient
ensuite la Nouvelle vague, dont il devient un des acteurs emblématiques.
Il joue les jeunes premiers dans Le beau Serge du débutant
Claude Chabrol, qui le dirige également dans Les cousins
(1958), deux films qui feront de lui un comédien aimé
du grand public. "C'est à Claude Chabrol que je
dois ma carrière car il a toujours été convaincu
que j'étais un bon acteur", dira-t-il plus tard
du réalisateur français.
Ami de François Truffaut et de Jean-Luc Godard, il joue
dans Les 400 coups et La mariée était
en noir du premier, et dans Une femme est une femme
du deuxième. On le voit aussi chez Eric Rohmer (Le genou
de Claire), et Agnès Varda (Cléo de 5 à
7).
Séducteur incarné, il élargit tout au long
de sa carrière son registre dans des films noirs comme
Mortelle randonnée de Claude Miller (1982), des
comédies dramatiques (L'effrontée) du même
Miller en 1986, ou encore des reconstitutions historiques telles
La reine Margot de Patrice Chéreau en 1994. Dans
le registre comique, on l'avait récemment vu dans People
Jet set 2 en 2004.
Jean-Claude Brialy avait réalisé plusieurs films
dont Eglantine (1971), Les volets clos (1972), ou
encore Les malheurs de Sophie (1978) et Un bon petit
diable (1983). Boulimique de travail, touche à tout,
il avait également joué pour la télévision,
dans Lucas, de Nadine Trintignant (1993), et plus récemment
dans Les rois maudits en 2005.
Gibier
Le cerf, avec des fruits pour les plus audacieux
Lorsqu'il travaillait dans une des cantines de la base militaire
américaine à Diego Garcia, le chef Christophe Nobine
a poêlé et rôti de la viande de cerf importée
d'Asie et d'ailleurs. Mais le cerf pays est de loin le meilleur,
dit-il en expert. Avec l'ouverture de la chasse, ce gibier sera
davantage présent sur le marché local. Pour cette
saison, Christophe Nobine, chef au Domaine d'Anse Jonchée,
invite les plus audacieux en cuisine à allier viande de
cerf et fruits. À essayer
Traditionnellement, dans l'assiette mauricienne, le cerf se déguste
en curry. Parfois en daube. Avec l'ouverture de la chasse et la
disponibilité du cerf sur le marché, il serait peut-être
audacieux de tenter une nouvelle aventure culinaire en mariant
cette viande avec des fruits.
Christophe Nobine, 29 ans et chef cuisinier au Domaine d'Anse
Jonchée, est de ceux qui croient qu'il est intéressant
de ranger de temps en temps les recettes conventionnelles. Pour
ce spécialiste du gibier qui a sillonné l'Alaska,
les tropiques et d'autres terres lointaines à bord du Princess
Cruise, le cerf pays, dont le goût particulier est le
résultat de l'élevage en pleine nature, peut être
accompagné de poires, d'ananas ou de pruneaux. Il nous
livre une recette. "Faites un sirop à base de sucre
blanc. Ajoutez-y un bâton de cannelle, un peu de vin doux
et faites pocher le fruit choisi dans le sirop. Passez la lame
d'un couteau dans un morceau de filet de cerf dans le sens de
la largeur sans la couper en deux. Étalez le filet et aplatissez-le.
Salez et poivrez tous les côtés et placez le fruit
coupé en quatre parts sur un côté de la viande.
Badigeonnez de miel et recouvrez avec l'autre moitié du
filet. Ficelez la viande. Faites cuire légèrement
dans un peu d'huile avant de beurrer et d'enfourner pendant 10-15
minutes à 160°c."
Dans la cuisine qu'il dirige depuis trois mois, le chef qui a
aussi régalé les soldats américains sur la
base de Diego Garcia de 1997 à 2001, voudrait introduire
le chop suey de cerf ou encore des croquettes de cervelle de cerf
Le conseil du chef pour que tout passionné puisse épater
son monde avec une présentation réussie, est de
"servir le menu dans une assiette blanche, accompagné
de petits légumes sautés et de riz, sans alourdir
la présentation. Plus c'est simple, mieux c'est".
En poêle, la viande de cerf est un produit qui nécessite
une cuisson rapide. Elle a sinon tendance à s'effiler.
En matière d'épices, l'incontournable cannelle et
le girofle sont les meilleurs alliés de cette viande de
saison. Et comme Christophe Nobine aime donner des conseils, cet
habitant de Providence, Bois des Amourettes, est disposé
à venir en aide à tout amateur de bonne chère
L'astuce du chef
Pour donner une forme originale à l'apalam, plongez
un petit bol en inox dans de l'huile bouillante et à l'aide
d'une louche, faites frire la galette au-dessus du récipient.
Filet de cerf braisé
Pour cette recette, le miel d'eucalyptus se marie parfaitement
avec la viande de cerf. Si l'arôme est remplacé,
la saveur sera modifiée, précise le Chef Nobine.
Ingrédients: 250 g de filet de cerf, 100 g de persil
haché, 50 g d'ail haché, 50 g d'oignon haché,
50 g de carotte émincée, 3 c. à café
de miel d'eucalyptus, 2 c. à café de poivre, 2 c.
à café de sauce d'huître, 1 c. à café
de siaw de poisson, de l'huile d'olive et une tasse d'eau.
Préparation: Mariner le filet avec le poivre, le
miel, la sauce d'huître et le siaw. Mettre une poêle
à chauffer. Y verser un peu d'huile. Faire revenir le filet
pendant quelques secondes. Ajouter l'ail. Verser un filet d'huile
d'olive sur la viande. Réduire le feu. Parsemer le persil
haché sur la viande. Pour obtenir un suc et éviter
que le filet ne s'attache à la poêle, ajouter l'eau
et les carottes. Laisser cuire pendant 30 minutes. Retirer le
filet du feu. Passer la sauce au mixer. Trancher le filet et servir
avec la sauce réduite.
Rôti de cerf
Ingrédients: 250 g de filet de cerf, un verre de
vin rouge, 10 g de poivre en grains, 10 g de clous de girofle,
4 bâtonnets de cannelle, du persil, poireau et céleri
hachés, de l'ail et de l'oignon hachés, 10 g de
carotte coupés en rondelle, 2 c. à café de
sauce de champignon, de l'huile d'olive, sel (facultatif) et une
tasse d'eau.
Préparation: Moudre les épices. Mariner la
viande avec les épices réduites en poudre, l'ail,
l'oignon et les herbes. Enduire le filet de sauce de champignon.
Pour obtenir un meilleur résultat, laisser mariner pendant
3-4 heures. Dans une poêle, faire chauffer l'huile. Faire
revenir le filet et ajouter le vin et la carotte. Laisser mijoter
pendant 30 minutes à feu doux. Trancher et servir accompagné
de pommes frites.
Curry de cerf
Ingrédients: 250 g de cerf coupé en cube,
1 c. à soupe de massala, 1 c. à soupe de safran,
1 c. à soupe d'anis moulu, 200 g de tomates pelées,
1 oignon, de l'ail haché, 10 g persil, du thym, de l'huile,
du sel et une tasse d'eau.
Préparation: Faire dorer l'oignon haché et
l'ail dans de l'huile très chaude. Ajouter le cerf. Remuer.
Ajouter les épices, l'une après l'autre. Bien remuer
pour que les ingrédients ne s'attachent pas à l'ustensile.
Ajouter la moitié de la tasse d'eau. Laisser mijoter pendant
5 minutes à feu moyen. Ajouter l'eau et le thym. Augmenter
le feu avant d'incorporer les tomates et laisser cuire pendant
20 minutes. Saler à la fin de la cuisson et parsemer de
persil.
Cinéma: Bientôt dans nos salles
Spider-Man 3: Le double à régner
Film de Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst et James Franco
Durée: 2h19
L'équipe principale de la saga cinématographique
Spider-Man est de retour pour ce 3e volet: Sam Raimi est à
nouveau derrière la caméra, alors que Tobey Maguire
et Kirsten Dunst reprennent respectivement leurs rôles de
Peter Parker/Spider-Man et de l'amour de sa vie, Mary Jane Watson.
Les deux premiers Spider-Man avaient convaincu en se focalisant
sur leurs personnages, balançant efficacement entre le
drame intérieur et le spectaculaire. Ce troisième
volet met l'accent sur le super. Avec trois méchants, deux
filles, une avalanche d'effets spéciaux et le tout sur
deux heures vingt minutes.
Dans Spider-Man 3, basé sur les célèbres
bandes dessinées éditées par Marvel Comics,
Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour
pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. L'horizon
s'obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir,
décuple ses pouvoirs, transformant également sa
personnalité pour laisser ressortir l'aspect sombre et
vengeur que Peter s'efforce de dominer. Sous l'influence de son
costume, il devient trop sûr de lui et commence à
négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir
si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui
le caractérisait avant, Spider-Man va faire face à
ses démons lorsqu'il affrontera deux des pires méchants
de l'histoire, l'Homme-sable et Vénom, dont l'extraordinaire
puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux
qui lui sont chers.
Sam Raimi, le réalisateur de la trilogie, évoque
l'évolution de l'homme-araignée dans Spider-Man
3: "Le thème principal des trois films a toujours
été la profondeur, la richesse des personnages et
la façon dont leurs vies sont liées. Lorsque nous
avons réfléchi au développement de ce troisième
épisode, nous nous sommes demandé ce que ce jeune
homme avait encore à apprendre et comment il pouvait évoluer.
Nous l'avons placé dans des situations où il va
être forcé d'affronter ses faiblesses de caractère
et des obstacles que, dans les histoires précédentes,
il aurait peut-être été incapable de surmonter.
Dans ce nouveau film, la complexité, la profondeur des
personnages est encore plus grande, ils deviennent des êtres
humains plus riches et peuvent accomplir davantage que dans les
films précédents."
Un budget record
Officieusement annoncé comme le film le plus cher jamais
réalisé en dollars américains, Spider-Man
3 a nécessité un budget de 250 millions de dollars.
Le long métrage devance nettement les 207 millions de billets
verts de King Kong, précédent détenteur
du record. Une production de l'ampleur de Spider-Man 3
nécessite une logistique de très haut niveau, notamment
au niveau technique.
Spider-Man 4
5 et 6 !
Sony Pictures a annoncé que la suite des aventures de l'homme-araignée
était déjà en préparation. Sam Raimi,
le réalisateur de la saga, a en effet confirmé qu'il
y aurait bien un Spider-Man 4, mais aussi un 5 et un 6
! Mais comme le réalisateur est pressenti pour mettre en
scène Le Hobbit, il ne fera peut-être pas
partie de l'aventure
D'ailleurs, il ne sera peut-être
pas le seul à ne pas en être puisque Tobey Maguire
a déclaré vouloir raccrocher et Kirsten Dunst ne
pense pas vouloir incarner la jolie Mary-Jane une fois de plus.
Bien sûr, tout ce petit monde se laissera certainement tenter
si la production est convaincante: ils sont d'ailleurs tous un
peu moins fermes dans leur refus maintenant que le projet se précise.
La question est: iriez-vous voir Spider-Man 4 sans eux
?
Fool n Final: Rob story
Film de Firoz Nadiadwala
Avec Sunny Deol, Ayesha Takia, Viveik Oberoi, Arbaaz Khan
Un vol de diamants a eu lieu en Inde. L'auteur n'est autre que
Rocky (Chunkey Pandey), tireur d'élite et joueur invétéré.
Son oncle, Chowksi (Gulshan Grover) un mafiosi basé à
Londres, lui demande de vendre le diamant à son frère
Lalwani (Asrani) à Dubayy. Lalwani est spécialiste
dans la vente de pierres précieuses et de bijoux. Le chef
de la mafia basé à Dubayy, Moscow Chiknal (Arbaaz
Khan), veut à tout prix récupérer l'argent
qu'il a remis à Choubey (Paresh Rawal). Moscow accepte
d'éponger les dettes de Choubey si seulement il parvient
à mettre le grappin sur le précieux diamant. Choubey
prend contact avec Raja (Shahid Kapoor) un voleur à la
tire et sa nièce Tina (Ayesha Takia) pour mettre sur pied
un plan afin de dérober le diamant
Les grosses pointures du cinéma indien se bousculent dans
cette comédie agrémentée de scènes
d'action bien fignolées. Avec son intrigue tortueuse et
son suspense élégant, ce film sans grande prétention
devra plaire aux fans du macho Sunny Deol.
Toujours à l'affiche
Pirates des Caraïbes 3: Aventures corsées
Film d'aventures de Gore Verbinski
Avec Johnny Depp, Orlando Bloom et Keira Knightley
Durée: 2h50
L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même
le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy
Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la
Compagnie anglaise des Indes Orientales. L'invincible Hollandais
Volant écume désormais les sept mers, massacrant
sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires
Pirates des Caraïbes 3: Jusqu'au Bout du Monde marque
le retour des deux officiers de la Compagnie des Indes Orientales
Mullroy et Murtogg, incarnés respectivement par Angus Barnett
et Giles New, vus dans Pirates des Caraïbes 1: La Malédiction
du Black Pearl. Leur absence totale de Pirates des Caraïbes
2: Le Secret du Coffre Maudit est donc justifiée par
l'ouragan essuyé par James Norrington au large de Tripoli.
Ils finissent pirates dans le troisième volet et on peut
les apercevoir dans la bande-annonce sur le Black Pearl lorsque
Elizabeth Swann adresse à Jack Sparrow: "Ça
n'aurait jamais pu marcher entre nous."
Chaque film de la saga Pirates des Caraïbes voit l'apparition
d'un nouveau méchant. Dans les deux premiers opus, les
capitaines Barbossa (Geoffrey Rush) et Davy Jones (Bill Nighy)
avaient tour à tour défié Jack Sparrow et
sa bande. Cette fois, c'est Chow Yun-Fat qui prête ses traits
au méchant du film, le capitaine Sao Feng.
A l'Institut Rabindranath Tagore, à l'Ilot, cette semaine
Dévoilement d'un buste de Tagore et l'inauguration d'une
galerie permanente
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam a procédé jeudi
au dévoilement d'un buste en bronze de Rabindranath Tagore,
homme universel et éducateur par excellence à l'Institut
Rabindranath Tagore à l'Ilot. Une galerie permanente dédiée
à la vie et l'oeuvre de ce génie indien a également
été inaugurée par le PM. Cette galerie contient
des livres, des peintures et des documents originaux de Tagore.
C'était à l'occasion de la célébration
du 146e anniversaire de la naissance du grand poète et
réformateur de l'Inde. Le PM s'est dit heureux d'être
associé à ces célébrations après
la pose de la première pierre en 2000 par lui et l'ancien
PM indien, Shri Atal Bihari Vajpayee. Il a donné la garantie
d'étudier le dossier de l'Institut Rabindranath Tagore
et malgré les difficultés économiques, de
le transformer en un véritable bijou dans le nord du pays
et qui sera digne de porter le nom de l'illustre penseur indien.
Tout cela pour corriger le tort commis à ce centre dans
le passé. Il a également mis en garde contre les
esprits capricieux qui menacent l'unité nationale.
Le PM a également annoncé la création de
l'Institut Confucius (philosophe et moraliste chinois) en collaboration
avec le gouvernement chinois car unity is the cornerstone of
all our endeavours, for our survival. Il a fustigé
les esprits capricieux, des wayward minds menacent l'unité
en dressant les uns contre les autres.
Pour sa part, le haut-commissaire indien, B. Jaishankar a, lui,
dit que tous les PM indiens, de Jawaharlal Nehru à ce jour,
ont été les chanceliers de la Rabindra Bhavana.
En tant que pédagogue, il a mis sur pied l'université
de Shantiniketan pour une éducation basée sur le
développement mental et physique de l'individu.
Le professeur Sabujkoli Sen, directrice de Rabindranath Bhavana
de Shantiniketan s'est dit heureuse que la vie et l'oeuvre de
Tagore a pu trouver un siège permanent à Maurice.
The great sentinel, titre donné à Tagore
par Mahatma Gandhi était un pont entre l'Orient et l'Occident.
Il a visité l'Europe, les Etats-Unis et la Chine pour amener
une meilleure compréhension entre les hommes de bonne volonté.
Elle a annoncé que Tagore avait écrit un poème,
Krishnakali en 1934 pour le peuple mauricien.
La Place de l'Église et le Dépôt des morts
De nos jours, une aire de stationnement toujours encombré
de voitures, mais bientôt, annonce-t-on, y sera aménagée
un parking souterrain moderne, la Place de la Cathédrale
St. Louis, était dans le lointain passé connue sous
l'appellation de La Place de l'Église. Ce lieu, raconte
Félix de Froberville, collaborateur attitré des
Archives Coloniales, abritait, jadis, le Dépôt.
Pourquoi ce nom de Dépôt ? Selon de Froberville,
quand il s'agit d'un monument situé au pied d'une croix
et en face de la grande porte d'une église, ce qu'on nomme
Dépôt n'est autre chose que deux pierres cylindriques
de douze à quinze pouces de diamètre et d'un pied
hors de terre, placées à quatre pieds de distance
l'une de l'autre, et à cinq ou six en avant de la croix.
Ce nom vient de ce que c'était là que se déposaient
les corps des personnes qui mouraient hors des limites déterminées
par le clergé catholique pour les aller prendre à
domicile
Nous vous proposons une évocation de cette
Place de l'Église et de ce Dépôt qui, en même
temps, offre l'occasion d'une incursion dans le très vieux
Port Louis
Il ressort des écrits de Froberville (publiés vers
1850) qu'il "n'y a pas encore un demi-siècle que
la belle rue du Gouvernement se terminait à la Place de
l'Église, c'est-à-dire à un tiers à
peu près de sa longueur actuelle. Elle était alors
sillonnée de profonds ravins, tortueuse et flanquée
de chaque côté de pauvres bicoques en pierre, de
formes anciennes et bizarres, en harmonie avec les besoins et
le peu de ressources des colons".
Toutefois, vers l'année 1800, les choses avaient bien changé.
L'Art et l'Industrie en avaient fait l'une des plus belles et
des plus agréables places de la ville de Port Louis. Froberville
pouvait alors observer que "la vue aujourd'hui s'y repose
avec complaisance sur une perspective charmante; l'Église
et ses deux tours, la fontaine, en forme d'obélisque, de
construction moderne, qui tient convenablement sa place dans l'alignement
de la rue, et sert d'entrée au vaste emplacement qu'occupe
l'Église catholique. Jadis sortaient de cette fontaine,
par quatre bouches de lion, les eaux amenées à grands
frais des montagnes du Pouce; bien inappréciable, à
cette époque surtout, de l'administration de 1786. Car
toute cette partie de la ville n'avait d'eau qu'à la proximité
de la mer".
La fontaine, selon de Froberville, était restée
sans eau pendant bien des années et l'on s'accorda à
dire que le terrible incendie qui détruisit une partie
de Port Louis en 1816 n'aurait pas fait tant de ravages, si les
eaux n'eussent point cessé de couler. À quelque
distance, sa forme pyramidale lui donne l'aspect d'un monument
funèbre; surtout lorsqu'on aperçoit, à dix
pas en arrière, une grande croix en pierre; on y voyait
aussi, il y a un certain nombre d'années, un cénotaphe.
Le terme de toutes les distinctions !
Mais, après tout, toujours selon de Froberville, "la
croix de pierre n'était là ni pour la fontaine,
ni pour le cénotaphe mais pour qu'y soient déposés
les corps des personnes qui mouraient hors des limites déterminées
par le Clergé pour les aller prendre à domicile".
Les recherches de de Froberville quant à la fonction de
ce fameux Dépôt établirent que, avant la Révolution
française (1789-1799), lorsqu'un décès avait
lieu dans une famille, le Clergé donnait son heure pour
l'inhumation, et, averti du départ, venait à la
rencontre du convoi qu'il introduisait dans l'Église
Lorsque plus tard, le Clergé ne se composa plus à
l'île de France que de deux ou trois ecclésiastiques
seulement, les fonctions du ministère devenues plus astreignantes,
on en vint à user pour tous du Dépôt
qui n'avait jusqu'alors été affecté qu'à
la population pauvre. Ce fut le terme de toutes les distinctions
!
De Froberville trouva, dans une notice inédite les causes
premières qui firent aller chercher les corps à
domicile. Cette notice de Huët d'Arlon, Secrétaire
de la Fabrique, qui apprenait que l'Abbé Hoffman, pendant
un temps seul prêtre officiant de Port Louis, crut devoir
s'acquitter d'une façon exceptionnelle d'une dette sacrée
envers les pauvres, pour un citoyen bienfaisant qui venait de
mourir. Il alla chercher le défunt jusqu'à son domicile,
avec toute la pompe de l'église. "Juste et digne
hommage rendu à un bienfaiteur des pauvres !",
nota de Froberville.
Ainsi, selon l'historien, "l'affluence des malheureux,
des orphelins, qui vint augmenter le cortège, fit de cette
cérémonie une scène profondément touchante,
et fit revivre les idées religieuses que la tourmente révolutionnaire
avait un moment assoupies. Comme elle était l'expression
d'un regret partagé par la multitude, on tint à
la voir se renouveler dans toutes les occasions semblables. Le
digne ecclésiastique, qui ne cessait de donner tous les
jours les preuves de son zèle pieux, ne pouvait guère
refuser aux uns ce qu'il avait accordé à autres;
et la pompe si longtemps négligée ne tarda pas à
devenir commune à tous. Enfin, l'usage prévalut
d'aller chercher les morts à domicile, ce qui ne s'était
jamais fait précédemment".
La chaleur, le climat, les distances, commandaient, cependant,
quelques restrictions. Il fut donc arrêté que ces
fatigantes courses auraient pour limites, d'un côté
le Pont Bourgeois (du nom d'un crieur public qui demeurait à
côté) et de l'autre, la Plaine Verte. Ceux qui mouraient
dans les faubourgs étaient portés à l'un
des ponts où l'on attendait le Clergé.
L'hommage au capitaine de vaisseau Yates
Selon de Froberville, le cénotaphe, dont il ne restait
aucune trace au moment où il écrivait en 1850, et
qui faisait groupe avec la fontaine, la croix et le Dépôt,
était celui de M. Yates, capitaine de vaisseau de la Compagnie
Anglaise des Indes, La Cité de Londres, qui mourut lors
de l'attaque de l'île de France, le 28 novembre 1810 et
reçut la sépulture au Mapou, lieu du débarquement.
L'état-major de son vaisseau, les passagers et ses amis,
voulant laisser un monument public à leur estime, avaient
fait élever ce cénotaphe à sa mémoire
sur la Place de l'Église. Un soubassement stuqué
de deux pieds de haut sur sept de long et quatre pieds de large,
entouré d'un petit mur de même hauteur, fut disposé
pour recevoir une pierre dont on fit la demande à Calcutta,
auprès de la Compagnie Anglaise des Indes. La pierre arriva
l'année suivante et fut mise en place en 1812. L'inscription
anglaise donnait tous ces détails.
De Froberville regretta dans un premier temps "qu'il ne
reste plus rien de ce cénotaphe du capitaine Yates, même
pas le souvenir et que le temps avait tout détruit".
Il se ravisa, toutefois, lorsqu'il apprit "que cette pierre
tumulaire a été transportée au cimetière
(de l'Ouest) depuis de longues années". Sur cette
pierre, raconta de Froberville, on pouvait lire l'inscription
suivante: "Si la mort m'avait frappé loin de mon
pays, mon âme se serait réjouie, en voyant du haut
du ciel, un officier, un ancien compagnon d'armes, restaurer mon
tombeau et sauver mon nom de l'oubli".
Le capitaine West, un honorable planteur et membre de la corporation
municipale, fit restaurer le cénotaphe de Yates qui, constata
de Froberville, tient sa place dignement parmi les monuments du
cimetière.
La question qui se pose est de savoir si le cénotaphe du
capitaine Yates se trouve toujours au cimetière de l'Ouest
dont l'état de décrépitude a depuis longtemps
atteint un stade avancé ?
Pour Félix de Froberville, malgré la disparition
du Dépôt et du cénotaphe, vers 1850, notre
bonne ville de Port Louis possédait encore une Place de
l'Église beaucoup plus grande que celle de bien grandes
villes d'Europe, car elle mesurait deux cents pieds de long et
six cents de large. Vis-à-vis de l'Église se trouvait
la Banque Commerciale et au fond de la place, la Loge Maçonnique
Triple Espérance dans la vaste salle des Pas-Perdus est
depuis longtemps presque exclusivement destinée par la
jeunesse aux bals de l'hiver. Un peu à côté,
sur la gauche, était la demeure d'un savant, d'un homme
de haute distinction et d'un grand mérite, Charles Telfair
qui était déjà, à ce moment-là,
correspondant de huit sociétés savantes et président
de la Société d'Histoire Naturelle de l'île
Maurice. Il faut, toutefois, préciser qu'en 1850, la construction
du palais de l'Évêché n'était pas encore
achevée.
PC du futur
Les gagnants du concours de design de Microsoft
Microsoft avait organisé Nextgendesigncomp, un concours
spécial pour les concepteurs graphiques doués de
la souris. Il s'agissait d'imaginer le PC du futur, dans diverses
catégories: Productivité personnelle (à domicile,
au travail, etc.), loisir, communication et mobilité ou
style de vie.
On notera que Bill Gates a choisi et décerné lui-même
l'un des prix spéciaux, pour le projet Made In China. "Beaucoup
de PC sont conçus en Chine, mais aucun n'est conçu
pour les Chinois", a expliqué son développeur,
John Leung, dans le dossier de présentation. Mais l'adoubement
du chevalier Gates n'aura pas suffi pour ravir la première
place.
Pour le premier prix, les grands gagnants (25 000 dollars de prix)
sont Christianne LeBlanc, Jessica Livingston et Marianne Goldberg,
auteurs de Blok. Il s'agit d'un concept d'ordinateur destiné
aux plus jeunes, notamment dans les écoles primaires. La
machine, qui se pilote par la voix notamment, est destinée
à apprivoiser ces têtes blondes à l'alphabet
et aux formes de base, au dessin et d'autres activités
ludiques.
Enfin, citons le BulbPC, qui prend le design d'une lampe, et pouvant
s'incruster dans les murs. Lumineux ? Il obtient en tout cas la
deuxième place. Voici donc quelques images de ces concepts
peut-être pleins d'avenir.
Certains n'ont pas eu la chance d'être retenus, même
pas au rang de finalistes. Voici malgré tous ces projets
qui méritent au moins le coup d'il:
Surface: Microsoft met l'ordinateur à table
Ceux qui suivent l'actualité savaient que Microsoft travaillait
sur un très grand nombre de projets. Certains sont prévus
pour avoir un impact direct en tant que produits sur le marché,
d'autres constituent simplement de la recherche pure. Parmi ces
projets, on a pu remarquer à plusieurs occasions des travaux
menés sur les écrans tactiles, et c'est ce que la
firme a tenu à dévoiler en braquant officiellement
les projecteurs dessus.
Le projet Milan prend désormais officiellement le nom de
Microsoft Surface et consiste, dans les grandes lignes, en un
écran capable de gérer des dizaines de points de
contact en même temps, en lieu et place d'un seul point
comme sur les écrans tactiles que nous connaissons aujourd'hui.
En plus de pouvoir gérer ces points, l'appareil est également
doté de plusieurs caméras qui captent les mouvements
de l'utilisateur.
Le nombre d'applications possibles d'une pareille technologie
est assez énorme, mais Microsoft a déjà produit
une "table" équipée d'un écran
de 30 pouces qui peut être utilisée de manières
différentes. On peut par exemple l'imaginer dans un bar
pour sélectionner des boissons, dans un restaurant pour
des plats, dans des boutiques de photographie pour manipuler et
imprimer des photos.
Parmi les possibilités de Surface, on notera particulièrement
le fait qu'elle puisse être utilisée par plusieurs
personnes en même temps. Réunies autour de la "table",
ces dernières pourraient alors manipuler en même
temps des images ou se réunir autour d'un jeu. Surface
peut également reconnaître certains objets posés
à la surface, en particulier les téléphones
portables, pour en transférer les photos.
Le projet est en fait né de la coopération de deux
hommes, tous deux travaillant chez Microsoft: le chercheur Andy
Wilson et le designer Steve Bathiche. Plusieurs années
de travaux ont abouti à cette "table" contenant
actuellement un Pentium 4 cadencé à 3GHz épaulé
de 2Go de mémoire vive, ainsi que cinq caméras infrarouges.
Microsoft travaille désormais avec plusieurs partenaires,
dont la chaîne d'hôtels Starwood, qui comprend, entre
autres, les hôtels Sheraton. Mais la firme travaille également
avec des hôpitaux, car la technologie pourrait avoir un
impact significatif sur le traitement et la manipulation de l'imagerie
médicale.
Avec un tarif qui approche pour le moment les 10 000 dollars,
il est clair que Surface ne se destine pas aux foyers des particuliers.
Dans quelques années toutefois, quand la technologie aura
encore mûri, Microsoft espère produire des variantes
destinées au grand public.
Windows Live Messenger 8.5 montre le bout de son nez
Selon le site Mess.be, souvent sur la brèche en ce qui
concerne l'actualité liée à Windows Live
Messenger, une bêta interne de la version 8.5 du logiciel
aurait été récupérée par le
site espagnol Messenger Addictos.
La nouvelle version, qui n'est disponible en fait qu'en interne
chez Microsoft, affiche deux changements majeurs. Le premier est
le module d'installation qui serait complètement neuf,
et le deuxième est un inévitable changement d'apparence,
beaucoup plus proche de l'ensemble des services Live ainsi que
de Vista.
D'après les premiers tests, cette bêta de Windows
Live Messenger 8.5 fonctionnerait bien mieux sous Vista, avec
notamment une disparition complète de tous les problèmes
d'affichage. Elle serait également plus rapide, ce qui
est loin d'être un mal.
Brèves
Répertoire culinaire: Trois chefs sortent de vieilles
recettes de l'oubli
Il existe toujours au fond d'un tiroir ou entre deux pages d'un
roman, une vieille recette manuscrite qui a autrefois fait le
bonheur de plus d'un à table. Il y a aussi ces plats d'antan,
ancrés dans la mémoire des aînés mais
qui ne sont plus prisés. Et comment oublier les confiseries
et autres gâteaux à base de fruits ou de tubercules
qui sont inconnus de la présente génération
? Trois chefs: Nizam Peeroo, Jacqueline Dalais et Mike Pynendee,
soutenus par le ministère du Tourisme et d'autres partenaires,
veulent sortir de l'oubli ces délices concoctés
dans les vieilles marmites et autres carailles. D'où le
projet d'un répertoire, Dans vié caraille éna
bon la sauce. Celui-ci renfermera quelque 90 recettes. Toutefois,
pour collecter ces "racines les plus profondes de notre
patrimoine culinaire", comme le dit le trio, celui-ci
fait appel à tous ceux qui disposent des recettes d'autrefois.
"Notre équipe fera alors un tri des recettes qui
nous parviendront. Et pour vérifier l'authenticité
de ces recettes, nous nous rendrons chez l'habitant et observerons
la préparation de celles-ci", explique Nizam Peeroo,
chef à l'hôtel Labourdonnais. Les méthodes
et ingrédients utilisés seront notés. "Pour
ce qui est des ingrédients, la quantité des produits
sera codifiée parce que nous voulons que le dosage soit
précis", indique encore Nizam Peeroo. Le répertoire
devrait être disponible sur les rayons des librairies dans
quelques mois. Mais auparavant, ceux intéressés
à contribuer au projet peuvent se renseigner aux: 6862509,
7107672, (fax) 6977353 ou par mail: viecarail@servihoo.com.
Récompense de Star Cruises: Holidays Planners élu
Top Agent de Star Cruises
Holidays Planners Travel Agency (HPTA) a été élue
meilleur agent de vente par Star Cruises Singapour. Cette récompense
fait suite aux brillantes performances de HPTA dans les ventes
des croisières, au départ de Singapour, à
bord du SuperStar Virgo, durant l'année 2006. Benjamine
Li, directrice de HPTA, a fait le déplacement le 17 mai
dernier, pour recevoir son prix, à Singapour. Selon Benjamine
Li, "la tendance est aux croisières en ce moment.
De plus en plus le nombre de Mauriciens qui optent pour ce type
de voyage augmente". La représentante de Star
Cruises, Aileen Png, fait, elle, ressortir que la performance
mauricienne au niveau des ventes des croisières a connu
une hausse encourageante de 10% durant l'année écoulée.
Outre cette récompense singapourienne, HPTA a également
reçu, en avril dernier, le premier prix au niveau des ventes
de Cathay Pacific Airways. l'agence avait également remporté
le Bronze Award d'Air Mauritius en 2006.
Les 16 et 17 prochains: China Town en fête
China Town s'apprête à vivre deux jours de festivité,
durant lesquels les multiples facettes de la culture chinoise
seront mises en relief. Désormais événement
annuel, le China Town Food & Cultural Festival sera
de retour les 16 et 17 prochains. Pour l'occasion, le quartier
chinois de Port-Louis restera animé jusqu'à 23 heures,
les commerces seront ouverts et les restaurants qui s'y trouvent
proposeront leur menu respectif à un prix réduit.
Relançant ce festival, la Chinese Chamber of Commerce
a annoncé un agenda rempli. Des artistes de Shaanxi
Folk art Theater, venus spécialement du pays de la
grande muraille donneront un aperçu de leurs talents. Au
programme, danse du lion, concours de Miss China Town, démonstration
de karaté, wushu, tai chi ainsi qu'exposition de peinture
et de produits artisanaux, ombre chinoise, sculptures en sucre
entre autres
Quelque 17 groupes et associations locaux ont
été sollicités pour participer au festival
dont la cérémonie d'ouverture est prévue
pour 17 heures, le samedi 16.
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