f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 3 juin 2007



Naufrage des King Fish II et V—Une première alerte de la NCG de St-Brandon le 24 février
Dimanche dernier—Le chauffeur et deux enfants tués dans un accident


Naufrage des King Fish II et V

Une première alerte de la NCG de St-Brandon le 24 février

Le Commanding Officer de la National Coast Guard (NCG), le commandant Mahendra Negi, a été longuement interrogé lors de son audition mercredi par la Court of Investigation au sujet de l'absence d'initiatives lors de l'opération entre les 24 et 27 février en vue de retrouver les 16 membres d'équipage des King Fish II et V portés disparus au large de Saint-Brandon avec le passage du cyclone Gamede. En effet, le commandant de la NCG a été confronté à une première alerte portant sur la disparition de ces deux unités de pêche sous la forme d'un premier message transmis de Saint-Brandon par l'officier Mohess de la NCG.

Selon les indications disponibles, ce message avait été transmis le 24 février à 9 heures 15 après plusieurs vaines tentatives de transmission dans la soirée du 23. Il a été interrogé quasi simultanément au sujet de cette affaire par le président de la cour d'investigation, le magistrat Benjamin Marie Joseph, et Me Rex Stephen, représentant les intérêts de la compagne de pêche. Le commandant Negi devait également confirmer qu'à partir du 23 février dernier la NCG était en mesure de confirmer que les King Fish II et V ne retransmettaient plus leurs positions respectives en mer par le biais du VMS Monitoring System. Suite aux réponses du Commanding Officer de la NCG, le Senior Magistrate Benjamin Joseph a indiqué au témoin qu'il sera de nouveau entendu ultérieurement à ce sujet.

Ci-dessous de larges extraits du témoignage du commandant de la NCG devant la cour d'investigation, principalement mercredi après-midi. Dans un premier temps, il avait répondu aux questions du président de la cour.

Q : Aviez-vous des recommandations concernant les unités de pêche mauriciennes ?

R : Oui, il y a plusieurs recommandations dans ces documents qui sont en cinq points.

Q : Est-ce qu'il y en a une portant sur les communications entre les unités de pêche et la National Coast Guard ?

R : Non. Ces unités communiquent seulement avec la Port-Louis Harbour Radio. Elles doivent impérativement entrer en contact avec Port-Louis. Mais, dans la pratique, elles ne le font pas. Nous avons une ligne de communication avec le ministère de la Pêche.

Q : En quoi consiste le réseau d'équipements radio de la NCG ?

R : Un réseau radio nous relie avec Agaléga et St Brandon. En revanche, les fishing vessels n'en ont pas. Ce n'est pas dans leur permis d'opération.

Q : La National Cost Guard peut-elle intercepter les communications entre un navire et la Port-Louis Harbour Radio ?

R : Non. Notre travail n'est pas de communiquer avec les navires en mer, sauf dans des cas exceptionnels.

Q : Aviez-vous soumis des recommandations à l'effet que vous soyez informé en cas de perte de contact avec un navire ?

R : Définitivement. La Port-Louis Harbour Radio a des reports et vous pouvez voir combien de navires adhèrent aux clauses de leur licence. La plupart des unités de pêche ne répondent jamais quand la Port-Louis Harbour Radio veut entrer en contact avec elles.

Q : Y a-t-il une obligation de la part du capitaine d'un navire de communiquer avec les autorités ?

R : Oui. C'est une des clauses de leur licence.

Q : Y a-t-il un devoir de la National Cost Guard de veiller que ces clauses soient respectées par les navires ?

R : Je peux vous confirmer que presque tous les navires ne répondent pas quand la Port-Louis Harbour Radio essaie d'entrer en contact avec eux.

Après ce premier round de questions de la part du président de la Court of Investigation, le commandant de la NCG est contre-interrogé par Me Stephen.

Q : La Port-Louis Harbour Radio informe-t-elle la NCG de cas où il y aurait une unité de pêche qui ne répond pas à l'appel ?

R : Dans certains cas.

Q : Les contacts avec le King Fish V avaient été coupés depuis le 22 février et on ne vous a jamais alerté à ce sujet ?

R : Non. Ce ne fut que le 27 février que je fus informé.

Q : La première fois qu'on vous a parlé de cette disparition, c'était le 27 février ?

R : Oui.

Q : Il y a un certain monsieur Mohess de la National Cost Guard qui s'est évertué à signaler la disparition de King Fish II et V depuis la soirée du 23 février...

R : Je m'explique : les unités de pêche ne prennent pas contact avec la National Cost Guard basée à St Brandon. Dans ce cas de figure, on a vu les deux bateaux de pêche de St-Brandon.

Q : Étiez-vous au courant des conditions cycloniques qui y prévalaient ?

R : Oui.

Q : Peut-on savoir à quand exactement remonte le premier appel de M. Mohess ?

R : Je dois vérifier.

Q : Que s'est-il passé entre les 24 et 27 février, soit le jour où vous aviez entendu parler de la disparition ?

R : Ce n'est pas le rôle des navires de prendre contact avec la National Cost Guard, mais bien avec la Port-Louis Harbour Radio.

Le magistrat Joseph : Qu'avez-vous fait entre les 24 et 27 février ?

R : Les bateaux de pêche n'ont à aucun moment declared emergency. Peut-être qu'ils avaient bougé.

Me Stephen : Le 24 février, alors que des conditions cycloniques prévalaient, vous recevez d'un de vos officiers un message disant qu'il a perdu le contact radio avec les deux bateaux de pêche dans ces conditions. Qu'avez-vous fait ?

R : Les bateaux de pêche ne sont pas contactés par la National Cost Guard.

Le magistrat Joseph : Prenons l'initiative de cet officier de la National Cost Guard de St Brandon qui a fait état de la perte de contact avec les deux bateaux de pêche. Pourquoi selon vous monsieur Mohess a-t-il rapporté cette affaire ?

R : Peut-être, selon lui, pour des raisons de sécurité.

À ce stade, Me Stephen cite des extraits du message de l'officier Mohess.

Q : " J'ai essayé d'entrer en contact avec les King Fish II et V à 23 heures 20 et rien… J'ai essayé d'entrer en contact avec le QG et la communication n'était pas bonne. I could not clear... "

R : Ce que vous dites là, c'est bien ce que monsieur Mohess a dit. J'étais vraiment préoccupé avec ce qui se passait à St Brandon. Alors qu'on envoyait deux fois par jour des rapports à St Brandon en temps normal, j'avais décidé d'en envoyer quatre.

Q : Savez-vous qu'ils ne recevaient pas ces quatre rapports ?

R : Non.

Q : Après le message de monsieur Mohess à 9 heures 15 le 24 février, rien n'a été fait par la National Coast Guard...

R : La National Cost Guard ne peut pas s'ingérer dans les affaires des bateaux de pêche. L'officier Mohess a vu les bateaux de pêche, les a appelés et leur a communiqué les conditions cycloniques dans la région ?

Le magistrat Joseph : : Si ces deux bateaux n'ont pas répondu aux appels à ce moment-là, que pouvait-on imaginer ?

R : Qu'ils ont pu bouger et renter à Port-Louis. C'est pour cela qu'ils n'avaient pas répondu aux appels. La National Coast Guard ne contrôle pas le mouvement des navires.

Q : N'est-ce par une de vos attributions que de porter assistance en cas de danger ?

Me Stephen : N'est-ce pas la responsabilité de la National Coast Guard que d'effectuer des opérations de sauvetage ?

R : Mohess n'a pas su pourquoi les bateaux de pêche avaient bougé.

Q : Il était conscient des conditions cycloniques dans la région ?

R : Il y a trop de fishing vessels en mer.

Le magistrat Joseph : Combien de systèmes y a-t-il pour communiquer les positions en mer ?

R : Deux. Il y a le VMS et la façon verbale pour donner les positions à la Port-Louis Harbour Radio..

Q : La NCG est-elle équipée du VMS Monitoring System ?

R : Oui.

Q : La National Cost Guard pouvait-elle savoir que le système VMS a perdu contact avec les King Fish II et V le 23 février ?

R : Oui.

Me Stephen : Et quel follow up avez-vous fait ?

Le magistrat Joseph : We'll call you later for that.

Le commandant Negi avait également été entendu par la Court of Investigation lundi après-midi. Il avait donné des détails sur les différentes étapes de l'opération de sauvetage engagées depuis le 27 février dernier. Mais cet exercice fut gêné initialement en raison des cross winds qui traversaient la piste du Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport. La conséquence est que le Dornier ne fut pas en mesure de décoller pour un premier quadrillage visuel de la zone du naufrage à Saint-Brandon. Le Vigilant n'a pas participé aux recherches en mer car, depuis la fin de 2005, cette unité de la NCG se retrouve avec des problèmes majeurs avec son shaft.

" We have not been able to find King Fish V. Everything possible was done during the Search and Rescue Operation ", devait soutenir le commandant Negi, qui a confié avoir pu récupérer six gilets de saivetage en mer. Le King Fish II a été drossé sur un banc de sable au large de l'île Cocos à Saint-Brandon. À une question du président de la cour d'investigation lors de la séance de lundi, le Commanding Officer de la NCG devait recommander que tous les bateaux quittant le lagon doivent être équipés de balises de détresse. " Avec les signaux émis par ces balises, il est plus facile de localiser l'endroit d'un naufrage en mer et d'organiser les secours ", a-t-il déclaré en ajoutant que le plus tôt les opérations de secours sont engagées en mer, le mieux c'est en ce qu'il s'agit des chances de retrouver des rescapés.


Court of Investigation: King Fish II et V : les contacts au centre des préoccupations

La Court of Investigation, présidée par le Senior Magistrate Benjamin Marie Joseph avec pour assesseurs les capitaines Toi et Bo Ronn de la Mauritius Ports Authority (MPA), a tenté au cours des trois auditions de la semaine écoulée de faire le point au sujet des contacts avec les deux unités de pêche King Fish II et V portées disparues avec 16 membres d'équipage au large de Saint-Brandon dans la nuit du 22 au 23 février dernier. Les différents témoins, que ce soit le directeur par intérim de la station de météo, M. Boodhoo, le responsable de la Port-Louis Harbour Radio, Rajcoomar Ramsaha, ou encore le Commanding Officer de la National Coast Guard, le commandant Mahendra Negi, et le Port Master, le capitaine Ponambalum, assignés devant la cour d'investigation, ont été appelés à fournir des détails précis sur les contacts établis avec les deux bateaux de la compagnie Hassen Taher et les initiatives prises pour enclencler les opérations de secours. Une zone d'ombre que tentera d'élucider la Court of Investigation dans son rapport.

Le Port Radio Officer du Bureau du Port est venu confirmer formellement que le King Fish II avait appareillé pour Saint-Brandon vers 22 heures 10 le 19 février dernier en vue d'entamer une campagne de pêche. Ce détail est venu mettre un terme aux rumeurs à l'effet que cette unité de pêche aurait quitté le port le 21. " Le skipper du King Fish II avait démandé l'autorisation de quitter le port vers 22 heures 05 et le bateau était parti vers 22 heures 10 ", a déclaré Rajcoomar Ramsaha devant la cour.

Le témoin représentant la Port-Louis Harbour Radio devait indiqué que l'un des rares contacts radio établis avec le King Fish V, qui avait quitté Port-Louis le 13 février lors de cette campagne, le fut à 18 heures 25 le 17 février. Pour ce qui est des contacts de la Port Louis Harbour Radio avec le bateau King Fish II, les informations disponibles officiellement sont que le premier échange fut établi le 21 février à 6 heures 24 alors que le dernier contact remontait à 18 heures 22 le 22 février.

À ce dernier point, le bateau se trouvait au large de l'île Raphaël dans l'archipel de Saint-Brandon. Lors de ce contact, le capitaine du bateau avait confirmé à la Port-Louis Harbour Radio avoir pris connaissance du bulletin météo spécial en prévision du passage imminent de Gamède dans les parages de Saint-Brandon. " Le capitaine avait également confirmé sa position en mer, soit dans les parages de l'île Raphaël ", a déclaré le témoin.

" Everyday, we used to call the ships. But they did not answer ", affirma l'officier de la Port-Louis Harbour Radio en précisant qu'à la fin de la diffusion de chaque bulletin météorologique l'opérateur de service appelle un par un les bateaux de pêche, comme les King Fish II et VI, qui sont sur les bancs en campagne.

Le Port Radio Officer fut également entendu sur les appels téléphoniques des propriétaires des King Fish II et de V à la Port-Louis Harbour Radio. Il fut interrogé par le président de la Court of Investigation à l'effet que le 25 février dernier les propriétaires des bateaux avaient téléphoné en vain à la Harbour Radio. " Nobody replied to that call ", ajouta le magistrat Joseph.

" I can't believe that ", rétorqua Rajcoomar Ramsaha, qui a ajouté qu'il n'existe aucun record au sujet des appels téléphoniques reçus à cette station de radio.

Le Port Radio Officer a été interrogé par Me Rex Stéphen, qui assure un watching brief pour le compte de Hassen Taher Seafods Limited au sujet de l'absence de contacts avec les King Fish II et V.

Q : Avez-vous fait quelque chose alors que vous ne receviez aucun signalement de la part des navires ?

R : Non.

Q : Existe-il des procédures à suivre (ndlr : Code of Practice) au cas où vous ne recevez aucune réponse des bateaux lors de ces contacts ?

R : Je ne peux répondre à cette question.

Q : Saviez-vous que la National Coast Guard basée à St Brandon a pris contact radio avec les King Fish II et V à 21 heures 15 le 23 février ?

R : Oui.

Q : Est-ce qu'il existe des accords entre la Port-Louis Harbour Radio et la NCG ?

R : Oui.

Q : Saviez que l'un des bateaux avait reported to the VMS on the 24th ?

R : Je ne peux pas répondre.

Q : Quand les King Fish Ii et V ne répondaient pas, y avait-il d'autres bateaux dans la région ?

R : Oui.

Q : Aviez-vous essayé d'établir des contact avec ces autres unités ?

R : Le matin du 23 février, nous avions contacté d'autres bateaux qui se trouvaient dans la zone de Saya.

Q : Combien ?

R : Cinq.

Q : Le temps était-il mauvais dans la zone de Saya ?

R : Oui.

Q : Aviez-vous essayé de maintenir le contact avec ces unités le 24 février ?

R : Le matin du 24 février, il y en avait six mais nous n'arrivions pas à établir de contact avec l'une d'entre elles.

Q : Vous mainteniez le contact avec les cinq ?

R : Oui.

Q : Aviez-vous perdu contact avec les King Fish II et V ?

R : Le 25 février, nous avions perdu contact avec tous les bateaux. Mais le 26 février nous avons perdu contact avec un seul.

La raison de ces fluctuations dans les communications entre la Port-Louis Harbour radio et les bateaux de pêche sur les bancs est attribuée principalement au mauvais temps. C'est ce qu'avance le Port Radio Officer à d'autres questions de Me Stephen.

De son côté, M. Boodhoo, de la station météorologique de Vacoas, a donné une véritable description graphique de l'état de la mer à Saint-Brandon avec le passage du cyclone Gamede à son point le plus rapproché dans la matinée du vendredi 23 février. " It could be the worst that one can imagine with slashing rains, heavy winds to the tune of 165 kilometres per hour and waves up to twenty metres high. The weather deteriorated so much that the officers posted at the met's office in Saint-Brandon had got to seek refuge in the NCG Headquarters on the island ", a-t-il indiqué en rappelant que lors du passage de l'œil du cyclone sur l'archipel l'accalmie a duré environ une heure avant que les éléments ne se déchaînent de nouveau.

Le directeur adjoint de la météo a été longuement entendu sur les bulletins de cyclone émis à l'intention des bateaux croisant dans les parages. " En général, nous émettons deux bulletins sur les conditions météorologiques par jour. Mais, en période cyclonique, le nombre est doublé pour passer à quatre en vue d'informer les capitaines des bateaux de l'évolution de la situation ", avança le responsable de la météo.

" Dès la matinée du 21 févruer, soit à 8 heures 30 du matin, nous avons averti les bateaux du danger que représentait Gamede. Le déplacement de ce cyclone constituait une véritable menace pour Saint-Brandon. L'avertissement de la météo est qu'il ne fallait à aucun prix s'aventurer en haute mer. We stressed that the situation was becoming dangerous for Saint-Brandon and that they had to cease all activities and close down ", s'est appesanti le directeur adjoint de la météo lors de son témoignage devant la Court of Investigation.

Le témoin a aussi été entendu sur les moyens de communication disponibles pour la transmission de ces bulletins cycloniques, entre autres via satellite, et la compréhension par les capitaines des bateaux de pêche des termes et expressions utilisés par les responsables de la météo dans leurs bulletins. " Le format utilisé pour ces avertissements au sujet du temps a été élaboré en tenant compte des normes agréées sur le plan international ", a soutenu M. Boodhoo, qui a émis le souhait qu'une " better transmitting station " soit installée à Saint-Brandon.


Le Port Master : " La NCG écoute les échanges radio avec les navires "

Le témoignage du Port Master, le capitaine Ponambalum, vendredi après-midi, devant la Court of Investigation, est venu apporter la confirmation que la National Coast Guard était en mesure de savoir dès le vendredi 23 que des problèmes avaient surgi avec la présence des King Fish II et V à Saint-Brandon. Ce témoin a été des plus catégorique : la NCG fait du eavesdropping au sujet des contacts établis par la Port Louis Harbour Radio et les bateaux de pêche se trouvant sur les bancs.

" Vous n'avez qu'à vous rendre à la NCG pour un constat des équipements de communications qui y sont installés et de confirmer qu'elle est à l'écoute des échanges opérés par la Port Louis Harbour Radio ", a lâché le Port Master en répondant aux questions des membres de la Court of Investigation.

Le capitaine Ponambalum a soutenu que la Port Louis Harbour Radio n'a pas de mandat pour communiquer avec des bateaux se trouvant hors de la limite portuaire. " Il y a deux ans de cela, j'ai écrit officiellement aux ministères de la Marine et de la Pêche pour leur faire comprendre que selon les dispositions du Ports Act la Port-Louis Harbour Radio n'a pas de mandat pour communiquer avec les bateaux de pêche se trouvant sur les bancs de pêche. Notre juridiction se trouve dans les limites définies comme étant la zone portaire. La pratique dans le temps était que la Port Louis Harbour Radio trasmettait des bulletins aux bateaux croisant dans la région. Nous continuons à le faire dans un esprit de solidarité. It should not have been the case. We are not supposed to do it. Le Mauritius Radio Service a le mandat et la responsabilité de cette tâche. It is not our mandate ", a-t-il dit.

La présence d'un 16e membre d'équipage, Jean-François Parsuramen, à bord d'une des unités de pêche portées disparues alors que son nom ne figurait pas sur la liste des membres d'équipage a aussi été évoquée. Le Port Master a soutenu que la responsabilité de contrôler les membres d'équipage relève du Passport and Immigration Office. Il a fait état du contrôle dans l'enceinte portuaire par le truchement de cartes d'accès.

Dans un souci de mieux contrôler la situation et d'éviter toute récidive de l'épisode de Jean-François Parsuramen, la NCG a obtenu à la fin du mois de mai un nouveau mandat dans le port : soit effectuer des contrôles inopinés au sujet des membres d'équipage sur les bateaux de pêche au départ de Port-Louis. D'ici à la fin de l'année, des caméras de surveillance et à circuit fermé seront installées dans des zones spécifiques, notamment sur les quais et aux principaux points d'accès portuaire.

L'audition de Suresh Munbodh, Chief Fisheries Officer, qui a démarré vendredi, devra reprendre lors de la prochaine séance. Il a été entendu sur le non fonctionnement du transpondeur VMS depuis le départ de l'une des deux unités de pêche de Port-Louis.


Dimanche dernier

Le chauffeur et deux enfants tués dans un accident

Kamal Luximon, qui se trouvait au volant d'une Subaru Imprenza, s'est tué dans un grave accident de la route dimanche dernier à Cité La Chaux à hauteur du terrain de football. Cet accident de la route a fait deux autres victimes: un enfant de deux ans, Kevin Prayag, tué sur le coup, et Jessica Zbiden, âgée de six ans, qui a succombé à ses graves blessures mercredi. Ils se trouvaient dans la voiture qui roulait à vive allure. Sept autres personnes ont également dû être hospitalisées.

L'accident a eu lieu quand le chauffeur de la voiture n'a pu éviter un minibus assurant le transport d'employés de la région. Il était environ 22h45. Devant la violence inouïe, Kamal Luximon, âgé de 22 ans, a été tué sur le coup. Des sapeurs-pompiers de Mahébourg, des éléments de l'Emergency Response Service et des membres de la Divisional Support Unit ont dû intervenir sur les lieux de l'accident.



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