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Fêtée aujourd'hui
Félicy Elysée: Cent ans de mémoire chagossienne
La communauté chagossienne célèbre en
grande pompe, ce dimanche 27 mai, le centenaire de Mme Félicy
Elysée. Née Félicy Mandarin, cette dame est
la personne la plus âgée de la communauté
déracinée de l'archipel établie à
Maurice. Elle vit avec sa fille, Célestine, dans une maison
de la cité Mauvilac à Pailles. C'est à la
Salle Polyvalente de Grande Rivière, à Port-Louis,
que sa famille et le Comité Social Chagossiens (CSC), dont
elle est membre, ont convié les invités cet après-midi
pour une fête qui s'annonce grandiose, avec la participation
de groupes de ségas typiques chagossiens. Le Président
de la République, des ministres et députés
de la région ont été invités. "Nous
voulons que Félicy revive l'ambiance dans laquelle elle
a grandi, tout en permettant aux invités de découvrir
la musique des "îles là-haut" dans sa pureté",
déclare Fernand Mandarin, président du CSC.
Mme Félicy Elysée est, certes, la plus âgée
de la communauté chagossienne, mais elle ne serait pas
la seule qui aura atteint cet âge honorable sur la principale
île de la République. Selon Fernand Mandarin, une
autre personne, dont il dit ne pas se souvenir du nom, avait déjà
fêté son centenaire ici, il y a longtemps. Mme Elysée
rappelle, de son côté, qu'à Peros Banhos,
dans le groupe des îles Salomom, durant les années
50, elle avait soutenu dans ses derniers moments une tante dénommée
Mimi. Cette dernière avait vécu
115 ans !
"Se momem ki dress so lekor lor so kanapé",
confie Mme Elysée, avec tout le détachement d'une
personne qui sait qu'elle a eu le privilège de dépasser
allégrement l'espérance de vie. Lorsque nous l'avons
félicité pour être parvenue à un âge
aussi avancé, elle a éclaté de rire en lançant:
"Mo finn revinn kouma zanfan".
Mme Félicy Elysée est considérée comme
la mémoire vivante de la communauté chagossienne.
Elle est née dans le groupe Six Iles, mais a grandi et
travaillé dans les îles Salomon. Elle a eu neuf enfants.
C'est en 1966, à l'âge de 59 ans, alors que les autorités
coloniales britanniques commençaient à évincer
natifs et résidents de l'archipel, qu'elle s'est retrouvée
bloquée à Maurice. "Mo bolom ti finn al
biro (NDLR: Rogers & Co) et kan li finn revinn lakaz,
li finn dir mwa: Zil finn ferme, nou pa pou rétourn laba
ankor. Nou finn bizin res isi mem".
Bien qu'elle parle avec nostalgie de son mode de vie à
Peros Banhos et qu'elle soit parfaitement au courant que les Chagossiens
ont à nouveau le droit d'y retourner, Mme Félicy
répond franchement: "Mo pa alé. Non, zil
finn fini pou mwa aster. Mo byin isi akot mo bann zanfan. Tou
mo frer finn mor isi Moris, mo mari inn mor isi. Ki mo pou al
fer laba ? Less mo mor lamem".
Elle soutient que la vie à Peros "était
plus bonne", mais affirme que vivre à Maurice
n'a pas été aussi pénible que ça.
Du moins pour elle. "Ler mo bolom finn mor, mo ti pé
gagn enn pansyon. Pas koma aster-la. Pansyon ti enn ti ponyé
mé tou kiksoz ti bomarsé Moris. Pa ti ser. Aster-la
ou népli trouv 5 sou, enn kass, ou népli trouv sou.
Tou an roupi. Gramersi bondié mo byin, mo pa malad, mo
pé gagn 100 an. Dokter vinn konsilté mwa, tir mo
disan, trouv mo byin, péna diabet, pena tansyon for, li
normal". Son passe-temps ? "Asizé koz
kozé avek zanfan. Pa kapav fer louvraz. Trouvé sonb
sonb, mé mo pa sagrin nanryin. Touletan mo démann
bondié mo ti kouraz ziska li paré pou tir mwa la".
Mme Félicy a un gros regret: un de ses frères est
mort de chagrin d'avoir eu à quitter les îles. Les
Chagossiens ne l'oublieront pas aujourd'hui lorsqu'ils lèveront
le coude
La caravane du rire
Komiko dan to Baz Du théâtre itinérant
Un spectacle acidulé qui s'inscrit dans la tradition
du théâtre forain. Un voyage gratuit dans l'imaginaire
jusqu'au 20 juillet 2007 à Rodrigues. La Troupe Komiko
et d'autres compagnons du rire présentent dans plus d'une
vingtaine de villes et villages du pays "Komiko dan to Baz".
Des pitreries, du délire théâtral, des clins
d'il, des bons mots et parfois de l'émotion dans
un spectacle qu'il appartient à chacun de saisir à
sa manière.
Les amateurs de scènes burlesques pleines de symboles,
de délire théâtral et qui ne pouvaient se
déplacer, devraient se régaler puisque la Karavann
de Komiko vient à eux. De réels moments de rire
sans effets de lumière ou de décor avec pour seul
toit le ciel mauricien.
Dans leur adaptation à la joie communicative, la Troupe
Komiko et d'autres artistes tels Yusuf Elahee ou Ludovic Félicité
ont imaginé plusieurs sketchs d'une quinzaine de minutes.
14 artistes rompus aux rouages du spectacle burlesque font montre
de leurs talents sous peine de sanction populaire. Et tout est
bon pour l'humour décalé. Le mélange des
réalités de la société mauricienne
côtoie le mélange des genres. Les sketchs sont connus.
Sexualité, problèmes liés à l'environnement,
promesses de politiciens. Épisodes connus de Kel Fami,
mais revisités avec santé dans le délire.
Les clins d'il au public sont nombreux: un sketch sur le
suicide avec Pierre et Paul; deux voleurs, Moustouf ek Medar,
qui dérobent des statuettes dans une église; deux
SDF qui veulent devenir riches ou encore un débat télévisé
entre deux ministres sur le problème des chiens errants
avec un animateur particulier.
La Troupe Komiko porte bien son nom et ne s'épargne pas
pour offrir au public de bons moments. Cela court dans des propos
remplis de vérité. Le plaisir est partagé
par l'assistance massée en plein air. Bref, une interprétation
physique pour des comédiens habitués au burlesque.
Des sketchs d'affilée où le spectateur ressent une
rythmique inventive qui se décline sous forme de péripéties
cocasses, scènes burlesques, tirades à-propos, textes
dits et joués de manière remarquable. Un spectacle
en soirée vers 19h30, véritable coup de fraîcheur
dans les villages de l'île.
La Karavann Komiko en tous sens
29 mai - Centre social de Souillac, 19h30
30 mai - Centre social de Chemin Grenier, 19h30
1er juin - Rivière Noire, 19h30
2 juin - Jumbo de Phoenix, 16h
3 juin - Plage de Flic en Flac, 14h
6 juin - Centre social de Cassis, 19h30
8 juin - Centre social de Roche Bois, 19h30
9 juin - Centre social de Triolet, 19h30
13 juin - Centre social de Rivière du Rempart, 19h30
15 juin - Centre social de Goodlands, 19h30
16 juin - Plage de Grand-Gaube, 20 h
17 juin - Plage publique de Trou d'Eau Douce, 14 h
20 juin - Montagne Longue, 19h30
22 juin - St. Pierre, 19h30
23 juin - KFC de Flacq,
30 juin - Jumbo de Riche Terre, 14h
Port-Louis Waterfront, 20h
En concert dimanche dernier
Julien Clerc:Toujours désarmant
Julien Clerc est peut-être à la chanson française
ce que Pedro Almodovar est au cinéma: un de ces créateurs
à la sensibilité "féminine" sans
cesse explorée et affirmée.
À la différence d'autres chanteurs dits "à
femmes", Julien Clerc a en effet toujours su non seulement
parler aux femmes mais surtout parler d'elles, avec une subtilité
pleine de tendresse et d'amour, avec un attrait que le passage
du temps ne cesse de mûrir et d'affiner. Au Centre Vivekananda
dimanche dernier, devant quelque 2 000 personnes, il n'a eu aucune
peine à montrer, dix-neuf ans après son dernier
concert à la Citadelle, que Ce n'est rien si le
temps passe. Et que comme les bateaux qui reviennent, un artiste
d'un talent tel que le sien sait toujours mener à bon port
un tour de chant qui ne craint pas les vents contraires de la
mode et des tendances.
Cela commence en douceur avec This melody. Julien Clerc
nous le dit, il chante pour nous, et c'est en quelque sorte pour
remercier le public du succès qu'il lui a offert pendant
ces quelque quarante dernières années qu'il a choisi,
pour cette tournée, de reprendre les grands morceaux de
son répertoire. S'enclenche alors un voyage métissé
entre rythmes colorés et mélodies dépouillées,
du côté d'Ibiza chez la belle Mélissa,
dans la chaleur du Rio Negro ou sur les traces gelées
et aériennes du Patineur. Voyage intérieur,
aussi, pour aller au fond des choses. Le Cur de rocker
n'hésite pas à se mettre à nu pour proclamer
Femmes je vous aime ou se retourner, avec un sourire riche
de pudeur, sur une Double enfance passée entre des
parents dont on découvre un jour, hélas, qu'ils
sont deux.
À quoi sert une chanson si elle est désarmée
? s'interroge Julien Clerc. Et l'on se dit qu'il est toujours
aussi désarmant, peu importe le registre dans lequel il
joue, entre feinte indolence dans Travailler c'est trop dur
et émotion, seul au piano, pour une Petite sorcière
malade. La voix est plus posée, plus mûre, et
fait vibrer avec une intensité ancrée dans la simplicité,
les magnifiques textes qui lui ont été offerts par
le parolier de génie que fut son complice Étienne
Roda-Gil, ou encore par Jean-Lou Dabadie, Luc Plamondon ou Maxime
Le Forestier.
En une heure trente de concert et trois rappels, on se rend compte
à quel point les chansons de Julien Clerc nous restent
toujours, quelque part, en mémoire, avec cette évidence
sûre des choses simples, belles, authentiques. Aucun mal,
c'est certain, à lui faire une place au rang des souvenirs
que l'on prend plaisir à ressortir pour laisser entrer
le soleil dans un quotidien soudain plus chaleureux.
Reste que c'est un peu de tiédeur qui a semblé,
parfois, s'installer dans la salle du Centre Vivekananda, peut-être
trop grande pour la formule résolument intimiste choisie
par Julien Clerc, entouré pour l'occasion par les deux
musiciens remarquablement polyvalents que sont Evert Verhees et
Frédéric Renaudin. Du coup, il a parfois semblé
manquer ce petit souffle qui fait la différence, entre
un artiste sur sa grande scène et un public un peu trop
à distance dans le confort de ses fauteuils.
Mais Julien Clerc n'a pas désarmé: au bout de la
soirée, il nous avait à coup sûr montré
à quel point une chanson, comme celles qu'il nous offre,
est utile à vivre et à rêver
Échanges culturels à Simé Rel, Rivière
du Rempart
Les Jammers:"Tous pour un"
Un pôle culturel pour valoriser l'art à travers le
partage. Les Jammers, un collectif de jeunes réunis au
départ autour de la musique, autorisent la discussion et
l'échange. Ces jeunes ont joué un rôle démultiplicateur
pour la réalisation de divers ateliers: musique, poésie,
peinture, théâtre et danse. Les activités
se sont étalées sur cinq dimanches et ont culminé
en une manifestation de plus de 500 personnes autour de la voix
des jeunes à International AIDS Candlelignt 2007 avec l'association
RAPID.
Passons aux actes centrés sur l'échange culturel.
Les Jammers uvrent depuis 2004 à travers les arts
pour fournir des formations et développer les compétences
des jeunes afin qu'ils puissent participer de manière significative
et se lancer dans des partenariats inter-générationnels
(jeunes-adultes). Avec plus d'une dizaine de jeunes qui ont fait
entendre leur voix dans des soirées musicales (jam sessions),
les différentes actions des Jammers ont eu des répercussions
très positives de 2005 à 2006. Les résultats
clés: des sessions jeunesse étendues, des soirées
musicales ont incité le collectif à un programme
plus ambitieux. On se souvient de "Enn ti soiré seryé
pou Xavier" pour le jeune Xavier atteint d'aplasie médullaire.
Les Jammers, fidèles à leur philosophie de partage
- "Partaz twa" - avaient ressenti cette nécessité
impérieuse de s'ouvrir aux autres.
Les initiatives jeunesse se sont poursuivies jusqu'au partenariat
Jammers/RAPID pour améliorer la prévention et la
conscientisation en matière de VIH/Sida dimanche dernier
à Simé Rel. Auparavant, divers ateliers animés
par les Jammers dans la localité ont permis d'évaluer
les besoins des habitants (les jeunes surtout) et leur donner
les moyens de s'exprimer. On peut porter au crédit du collectif
une fougue qui se traduit par l'échange culturel. Ainsi,
Mario a trouvé que ces manifestations "fine relev
zot landrwa" et Solange de dire: "Narien pa fasil,
tou deman travay".
Les Jam Sessions, espace de ressourcement pour les Jammers,
se poursuivent. Parmi les projets majeurs: un Slam itinérant
et d'autres actions en phase avec "Partaz twa".
Première foire artistique
L'art à l'uvre
Une foire artistique d'envergure nationale. C'est ce que propose
le ministère des Arts et de la Culture aux Mauriciens du
1er au 3 juin dans la cour de la municipalité de Quatre-Bornes.
L'événement poursuit les objectifs suivants: promouvoir
les uvres d'artistes locaux, leur donner une plate-forme
pour exposer ces uvres et amener la population à
ces produits en lui donnant accès gratuitement.
Musique, peinture, sculpture, photographie et livres seront à
l'honneur à travers les expos-vente. On peut citer, entre
autres, la vente de CD, DVD, VCD d'auteurs locaux, la fabrication
et réparation d'instruments musicaux (ravann, maravann,
djembé tabla).
Une causerie destinée aux artistes et promoteurs culturels
permettra de véhiculer plus d'informations sur l'industrie
de la culture. On parlera aussi de l'organisation des événements
culturels, des droits d'auteur, du financement, du montage et
de la gestion des projets artistiques et culturels. La Bibliothèque
nationale mettra à la disposition du public une collection
de livres.
À signaler quelques expositions importantes avec la collaboration
d'institutions prestigieuses: l'Institut Mahatma Gandhi (immigration
indienne à Maurice), Le National Heritage Fund (sites et
monuments à Maurice), le Cercle des Artistes Photographes
(expo de photo de l'île Maurice contemporaine) ou une expo
d'instruments de musique du Centre Nelson Mandela.
Cette manifestation artistique sera rythmée bien sûr
par la musique. Mentionnons le Groupe Lataniers, Michel Legris,
Basant Soopaul, Sona Noyan, Shakti Dance Group, parmi tant d'autres.
L'accès gratuit à cette première foire artistique
permettra aux Mauriciens de bénéficier de nombreux
produits culturels à prix réduits et de les exposer
aux différentes facettes de la culture mauricienne.
Les dates
Ouverture le vendredi 1er juin à 17h
Samedi 2 juin de 10h à 22h
Dimanche 3 juin de 10h à 18h
Diversité culturelle, engagisme, esclavage
Du non-dit au rapprochement des mémoires
"Partage de mémoire". Il s'agit là
d'un espace civil et civique que les Mauriciens doivent s'approprier
pour conjuguer les mémoires de l'esclavage et de la coolitude.
Khal Torabully, poète et concepteur de la coolitude, invite
les artistes et citoyens mauriciens de tous bords à cette
vaste construction culturelle. Une date symbolique a été
retenue pour cet événement annuel: le 21 mai 2008,
qui coïncide avec la célébration de la Journée
Internationale de la Diversité culturelle. Le concepteur
a exposé ce programme d'envergure internationale sous le
patronage de l'UNESCO jeudi à la municipalité de
Port-Louis.
Il faut dépasser le devoir de mémoire pour un travail
de mémoire, nous dit Khal Torabully, dans la première
ébauche et les appels à propositions pour cet ambitieux
projet culturel intitulé "Partage de Mémoire".
Khal poursuit: "Ce dépassement implique un travail
de deuil qui passe par la parole pour éviter les conflits
inter-religieux." Il plaide en fait pour le développement
à Maurice d'une série d'activités avec la
participation de tous les acteurs de la société
mauricienne.
L'idée est de provoquer des discussions sur "des
choses mises en sourdine" et de partager les mémoires
de l'esclavage et de l'engagisme. Le concepteur du projet, placé
sous le patronage de l'Unesco, fait ressortir que la lourde histoire
de Maurice n'a pas toujours été mise en parole,
d'où ce qu'il appelle "cette absence de sérénité
du dire".
Peut-on vivre le présent et envisager l'avenir sans savoir
d'où l'on vient ? Question à laquelle les participants
de cette manifestation future tenteront de répondre dans
le cadre la célébration des 40 ans d'indépendance
de Maurice en 2008. Les retombées de ces activités
seront riches pour la région et pour le monde puisque l'humanité
est interpellée par l'engagisme et l'esclavage.
Se référant à une récente actualité,
Khal a souligné les risques liés à l'enfermement
dans des non-dits: culture "pas touche nou", véritable
symptôme de l'histoire du pays, conduite névrotique
aussi. Les retombées de "Partage de Mémoire":
le développement d'un programme éducatif pour mettre
en valeur cette richesse que le pays possède. Le projet
est dans sa phase de gestation. Les propositions des personnes
intéressées peuvent être adressées
à l'Agence Imagine Communication (tel: 210-1631) en attendant
d'autres séances de travail sur le sujet.
Obituaire
Guy Lagesse:Un homme parmi les étoiles
L'homme de spectacle Guy Lagesse n'est plus. Décédé
mercredi dernier à Lyon, il sera inhumé à
Maurice aujourd'hui, à l'issue d'une messe qui débutera
à 15h en l'église St François d'Assises,
à Pamplemousses.
"Passionnément humain: ce sont les deux mots qui
pour moi caractérisent Guy Lagesse", nous déclare
un Gérard Sullivan profondément touché par
ce décès qui met aussi fin à une longue amitié.
Une amitié qui débute en 1976 et qui débouche,
l'année suivante, sur la création, à la Citadelle,
du mémorable Un homme parmi les autres, suivi par
Chantons la liberté quelques années plus
tard. Plus récemment, avant de monter Carmen, c'est
Guy Lagesse qui prendra, au pied levé, la relève
de Gérard Sullivan lorsque celui-ci tombe subitement malade
en 2004 au milieu des répétitions de Starmania.
"Un homme d'une grande générosité,
habité par une passion dévorante pour la vie sous
toutes ses formes, passion pour sa famille, pour son travail,
pour les gens autour de lui, pour la création artistique",
poursuit Gérard Sullivan.
Une passion qui l'a ainsi conduit à créer, il y
a cinq ans, la Fondation Spectacle et Culture, qui a aidé
nombre d'artistes à se révéler en se produisant
sur scène. "C'était un metteur en scène
exigeant, pointilleux, précis, doublé d'un homme
affable et chaleureux", témoigne Paul Olsen, qui
lui a succédé à la tête de la FSC.
En 2002, Guy Lagesse avait brillamment mis en scène le
célèbre Mort d'un
L'éternelle plaie !
Les autorités doivent montrer davantage leurs muscles,
se montrer plus fermes ! La Mauritius Society of Authors (MASA)
devrait avoir une liste de points de vente de CD piratés
et en faire part à la police. C'est ce que disent artistes
et producteurs en commentant les interventions pour prévenir
le piratage. Ce problème qualifié de véritable
fléau, voire de plaie pénalisant les artistes, est
loin d'être un phénomène nouveau. C'est justement
cela qui agace les professionnels de la musique.
La situation dure et le piratage s'amplifie, scande-t-on dans
le milieu musical. "Il y a eu un changement positif pendant
quelque temps. Mais depuis plusieurs mois, nous sentons que les
CD audio piratés ont refait surface de plus belle",
s'insurge Gérard Louis de Geda Production. Partageant
le même pessimisme, Richard Hein, également producteur,
trouve que "la situation est pire que d'habitude".
Il déclare qu'il n'est pas nécessaire d'être
sur le terrain pour faire ce constat.
Ailleurs, dans des réunions d'artistes, l'on raconte que
c'est par le biais du porte-à-porte que des marchands font
la promotion des CD piratés. "Comme l'espérance
de vente de nos productions est réduite, il en est de même
pour le budget investi", poursuit Richard Hein. Même
si les bacs des disquaires accueillent régulièrement
des nouveautés locales, mine de rien, le marché
du disque subit les répercussions négatives du piratage,
de l'enregistrement du projet en studio, en passant par toute
la partie technique, jusqu'au tirage des CD. Des producteurs se
retrouvent contraints de réduire de près de moitié
l'investissement en ressources humaines, financières et
matérielles, que requiert chaque étape de la production
d'un CD. "La qualité en souffre. Pour réduire
leur coût, des producteurs doivent remplacer des musiciens
par la musique synthétique", confie un producteur.
Vendre 1 000 CD est un exploit
Il y a également d'autres indicateurs sur lesquels les
professionnels de la musique se fient pour se faire une idée
de l'ampleur du piratage. "Le nombre d'albums que nous
éditons a baissé de façon vertigineuse. De
2 500 copies environ, nous sommes passés à
1 000 seulement. Nous n'avons pas le choix. D'ailleurs, si nous
arrivons à écouler les 1 000 CD, c'est un exploit",
avance le responsable de Geda Production.
Désormais, les producteurs commencent d'abord par éditer
1 000 copies de chaque nouvel album avant de renouveler l'édition
selon la demande des maisons de disque. Selon Gérard Louis,
un autre baromètre qui ne trompe pas est la reprise des
morceaux peu populaires d'un artiste par le public lors d'une
représentation. Il s'explique: "J'ai été
étonné d'entendre, lors d'une soirée musicale,
la foule reprendre Ti zil, un séga quasiment inconnu
de Rennel Trapu. Ce séga figure sur l'album Difé
dan cité, alors que le morceau phare de cet album reste
le titre éponyme. Si toutes ces personnes qui connaissaient
Ti zil par cur avaient acheté l'album original,
je suis sûr que j'aurais eu à revoir à la
hausse le nombre de CD vendus."
Autre conséquence fâcheuse du piratage: le prix dérisoire
des CD locaux. "Lorsqu'il a en face de lui un CD piraté
de Bob Marley à Rs 50, le consommateur préférera
sans doute acheter quatre albums de la légende plutôt
qu'un album à Rs 200 d'un groupe local comme les OSB",
affirme Richard Hein.
Il y a quelques années, un album local se vendait entre
Rs 200 et Rs 350. L'industrie du disque, y compris les artistes,
y trouvait son compte. "Pour couvrir nos frais, il est
impératif de vendre autour de 2 500 albums. Il est quasiment
impossible d'atteindre ce nombre", déplore Gérard
Louis. "Je comprends que le coût de la vie a augmenté
et que les gens doivent compter avant de dépenser. Mais
ceux qui achètent des CD piratés à Rs 50
ne réalisent pas ki zot pé kokin zot bann artis.
Qui plus est, un CD piraté ne dure pas longtemps",
ajoute ce dernier.
"Chaque instance se renvoie la balle !"
En se lançant dans la production, Tony Farla affirme qu'il
n'a pas voulu que le piratage freine ses ambitions. Il estime
que "le piratage a quelque peu baissé". Tony
Farla, dont le label est Soul T Production, préfère
parler de l'ensemble de l'industrie du disque. Pour lui, ce secteur
doit être renforcé pour assurer la promotion des
artistes locaux. "Il faudrait peut-être commencer
par voir pourquoi les gens n'achètent plus d'albums comme
auparavant. A priori, il n'y a pas assez d'exposure pour
nos artistes. Pas suffisamment de concerts. Pas de moyens ou de
structures pour qu'ils puissent faire la promotion de leurs albums.
Lorsque cet aspect sera résolu, le public sera plus enclin
à laisser tomber les CD piratés."
Sur la question du piratage, nos intervenants restent critiques
à l'égard des autorités, dont le gouvernement.
"Chaque instance se renvoie la balle !", disent-ils.
Du côté de la MASA, l'on assure cependant que chaque
doléance est dirigée vers la police, qui intervient
à son tour. Ainsi, en février dernier, une palette
d'artistes - de Cassiya à Nancy Derougère, en passant
par Blakkayo et Alain Ramanissum - avait rapporté le piratage
de leurs albums à cette autorité. Entre avril à
jeudi dernier, David Ramen, Ras Ricky des Seychelles et Nancy
Derougère ont été les seuls à avoir
alerté la MASA sur le non-respect de leurs droits d'auteurs.
Entre-temps, la MASA poursuit la formation de la nouvelle équipe
d'anti-piratage de la police. Mercredi dernier, 25 d'entre eux
ont bénéficié d'une formation sur les principes
des droits d'auteur. Dans le milieu artistique, certains ne manquent
pas d'ironiser: "Après chaque formation, l'équipe
d'anti-piratage change systématiquement"
DVD-Sandra Mayotte, Live au VIP Club
Après s'être retrouvée quasiment en toute
intimité avec des invités privilégiés
il y a deux mois au VIP Club, Sandra Mayotte offre ce même
instant de bonheur au grand public. En live, dans une ambiance
glamour et cabaret, la chanteuse avait repris les titres les plus
populaires de son répertoire. Notamment, Makalapo, Mo
kontan toi, Lafrik, Ela, La limiere dan lakaz, Mamzel Paula, Kot
li finn alé
Pendant un peu plus d'une heure,
Sandra Mayotte, pétillante, entourée des musiciens
de Gérard Louis, avait enchanté son auditoire.
Le DVD qui est sorti dans le cadre de la Fête des mères
est une coproduction Geda Music/DB Vision.
Concert-Flash Musikal, dimanche prochain
Le Groupe Zot Sa, Ton Vié, Ras Poldo, Tico, Fréquence
Plus, Ras Mayul, Don Panik, Jahmi et Zeness Ti Rivière
seront sur scène en live, dimanche prochain à
Grande Rivière Nord-Ouest, dans la cour du Dojo, à
partir de 16h.
Festival folklorique-La Bulgarie accueille les Steel Boys Band
Les Steel Boys Band mettront le cap sur la Bulgarie en juillet
prochain. Ils y participeront au 10e Festival international folklorique
de Veliko Tarnavo. Ce festival de musique folklorique et traditionnelle
réunira des participants représentant une quarantaine
de pays. La ville bulgare Veliko Tarnavo, qui accueillera nos
jeunes ambassadeurs et leur leader, Désiré Saramandif,
découvrira des mélodies bien mauriciennes au son
des drums. Car le steel drum, originaire des Caraïbes,
est un instrument bien particulier. Les instruments des Steel
Boys Band sont les seuls disponibles dans la région !
Top 5 2007
Les voitures les plus Moches et Ennuyeuses
Presque chaque semaine ou chaque mois, les constructeurs automobiles
mettent un nouveau produit, une nouvelle voiture dotée
de dernières technologies et de formes de plus en plus
futuristes. L'évolution des formes des carrosseries automobiles,
est, par exemple, un des principaux aspects qui attire généralement
l'attention au premier abord.
Les silhouettes dynamiques ou les formes aérodynamiques
étant très à la mode, les plus grands constructeurs
mettent tout le paquet pour séduire leur clientèle,
avant de déballer les autres atouts de leur dernier-né,
allant de la puissance et la performance du moteur au confort
intérieur et l'esthétisme, en passant par les possibilités
de personnalisation de sa voiture.
Les salons automobiles organisés à travers la planète
présentent presque tous les mois ces nouvelles venues
au grand plaisir des chroniqueurs automobiles, sur le net ou dans
la presse écrite ou parlée, et dont les commentaires
permettent, dans bien des cas, de voir plus loin que ce qu'on
veut nous faire voir. Une fois n'est pas coutume, nous nous sommes
intéressés non pas aux rubriques traditionnelles
des plus belles ou plus performantes voitures de l'année,
mais à celle qu'Autonet, un site québécois,
propose: Le Top 5 des voitures les plus moches et les plus ennuyeuses
en 2007.
Le chroniqueur, Antoine Joubert, présente et justifie la
publication de son hit-parade en ces termes: "Cette semaine,
notre Top 5 concerne les voitures les plus moches et les plus
ennuyeuses. On ne parle pas ici de laideur, mais de voitures qui
se fondent dans tous les types de paysages. Vous savez, lorsqu'une
voiture est catégorisée comme voiture de flotte,
de curé, ou même de comptable, c'est que l'excitation
n'est pas à son meilleur ! Dans ce répertoire, j'ai
choisi cette semaine d'exclure tout ce qui se catégorise
comme un van ou une fourgonnette. Car entre vous et moi, il aurait
été facile d'y intégrer l'ensemble des fourgonnettes,
des véhicules souvent appréciés mais qui
sont nettement trop rationnels pour être excitants."
Voici les résultats. À vous d'en juger
5. Kia Magentis
Dérivée de la Sonata, la Magentis de Kia est nouvelle
en 2007. Même si le constructeur tente dans ses publicités
de nous faire croire qu'elle fait tourner les têtes, la
réalité est tout autre. En fait, la Magentis est
à ce point générique au niveau de ses lignes
que vous pourriez changer de voiture sans même que votre
entourage ne s'en rende compte. C'est du classicisme à
son meilleur.
4. Toyota Corolla
La Corolla est sur le point d'être entièrement renouvelée,
et les nouvelles esquisses nous laissent croire qu'elle continuera
sa carrière dans le même sens. Ennuyeuse à
mourir, cette voiture est appréciée du public pour
ses qualités ultras rationnelles. Elle est fiable, économique,
confortable et pas trop chère, mais pour le reste, c'est
d'un ennui mortel. À force de la regarder, je dirais même
qu'on devient de plus en plus déprimé. Alors, imaginez
le sentiment lorsqu'elle est vêtue d'une robe grise ou beige
3. Chevrolet Malibu
Bon, GM a au moins admis que cette dernière génération
de la Malibu était esthétiquement une erreur. Tant
en berline qu'en version Maxx, la ligne de cette voiture est d'une
désolante insignifiance. On a beau lui affliger des jupes
latérales, de grosses jantes et des écussons SS
à profusion, la voiture demeure banale, insipide et sans
saveur. Le public qui appréciait la précédente
génération n'a pour cette raison pas répondu
à l'appel du constructeur, qui a dû se raviser rapidement.
Et Dieu merci, la prochaine Malibu qui sera avec nous d'ici quelques
mois est aussi spectaculaire que belle à regarder. C'est
donc dire que GM a corrigé son erreur
2. Ford Crown Victoria/Mercury Grand Marquis
Sous cette forme, ces voitures sont avec nous depuis 1992. Les
a-t-on assez vues ? Oh que oui. Ces grosses barges qui ne se vendent
pratiquement plus, sauf auprès des corps policiers, méritent
assurément un prix pour leur rapport dimension/discrétion
! Car il faut admettre que ces dernières, qui sont en 2007
les voitures non allongées les plus grosses de l'industrie,
passent aussi inaperçues qu'une petite Corolla. Nous savons
que pour 2008, ces voitures ne seront plus offertes au public
et ne pourront être commandées que par l'entremise
de divers parcs automobiles, d'entreprises de taxis et les forces
de l'ordre. Mais ça ne change rien à leur mocheté
1. Ford Five-Hundred
Il faut le faire ! Une voiture moderne si bien conçue,
si spacieuse et si confortable, qui doit être reléguée
aux oubliettes en raison d'une ligne aussi excitante qu'une assiette
de patates pilées ! Qu'est-ce qui s'est passé chez
Ford pour que ce design soit approuvé et accepté
? Est-ce que Stevie Wonder était en charge du projet ?
Qui sait ? Bref, Ford a lancé une voiture qui aurait pu
connaître un franc succès si la ligne n'avait pas
été aussi décourageante. Sous peu, cette
dernière sera rafraîchie (et rebaptisée Taurus),
mais le mal est fait et il faudrait à mon avis plus qu'un
simple remodelage pour se débarrasser de cette image
Cannes 2007
"De l'autre côté" de la Palme
Ce soir, le rideau va tomber sur Cannes avec la cérémonie
de clôture (diffusée sur Canal+) attendue par tous
les réalisateurs qui rêvent de Palme. Comme toutes
les années, les rumeurs sur la récompense suprême
(le Palme d'Or) alimentent les chroniques sur la Croisette. Pour
les 60 ans du Festival, le jury va-t-il nous réserver une
vraie surprise ?
Le film qui semble avoir la faveur des critiques est celui du
cinéaste turco-allemand Fatih Akin avec Hanna Schygulla,
la légendaire interprète de Fassbinder. Elle mène
le remarquable casting de De l'autre côté,
qui mêle comédiens allemands et turcs, et constitue
le deuxième volet d'une trilogie entamée avec Head
on, couronné d'un Ours d'Or au festival de Berlin en
2004. Dans son cinquième long-métrage, Fatih Akin,
né à Hambourg en 1973, montre deux familles, l'une
allemande, l'autre turque, rapprochées par le deuil et
par leur double culture. Le cinéaste a expliqué
que chaque personnage du film reflète à la fois
un aspect de sa personnalité et le chemin emprunté
par des générations d'immigrants turcs en Allemagne
venus occuper des emplois non qualifiés, et dont les enfants
font aujourd'hui partie des classes moyennes.
Parmi les autres films cités pour la Palme d'Or ou les
autres récompenses importantes (Grand Prix, Prix de la
mise en scène et Prix d'interprétation féminine
et masculine), relevons 4 mois, 3 semaines et 2 jours de
Cristian Mungiu, My blueberry Nights de Wong Kar Wai, Le
scaphandre et le papillon de Julian Schnabel, Les chansons
d'amour de Christophe Honoré, Secret Sunshine de
Lee Chang-dong. Verdict , ce soir
Histoire d'un trophée
Jusqu'en 1954, le Jury du Festival de Cannes décernait
un "Grand prix du Festival International du Film" au
meilleur réalisateur. Les lauréats de ce Grand Prix
se voyaient alors remettre une uvre d'un artiste contemporain
en vogue.
Fin 1954, à l'initiative de Robert Favre
Le Bret, alors Délégué Général,
le Conseil d'administration du Festival invite plusieurs joailliers
à présenter des projets de palme, en référence
aux armoiries de la ville de Cannes. Le dessin original retenu
est celui de la créatrice de bijoux Lucienne Lazon. Un
trophée est élaboré d'après son dessin,
l'extrémité inférieure de la tige coupée
en biseau forme un cur et le socle est une sculpture en
terre cuite de Sébastien.
En 1955, la première Palme d'or de l'histoire du Festival
est attribuée à Delbert Mann pour son film Marty.
De 1964 à 1974, le Festival revient temporairement à
la formule du Grand Prix.
En 1975, la Palme d'or est remise à l'honneur et devient
le symbole durable du Festival de Cannes. Attribuée chaque
année depuis lors au réalisateur du meilleur long
métrage de la compétition officielle, elle est le
dernier prix proclamé lors du Palmarès, par ordre
d'importance croissante. Elle est remise dans un écrin
de maroquin rouge pleine peau, capitonné de daim blanc.
Au début des années 80, la forme arrondie du socle
qui supporte la Palme se transforme progressivement pour devenir
pyramidale en 1984.
En 1992, Thierry de Bourqueney redessine la Palme et son socle,
désormais en cristal taillé main.
En 1997, la Palme est modernisée par Caroline Scheufele,
présidente du joaillier suisse Chopard qui fournit chaque
année gracieusement le trophée. La Palme, en or
24 carats, est coulée à la main dans un moule en
cire, puis fixé sur un coussin de cristal taillé
et unique. Elle est aujourd'hui présentée dans un
écrin de maroquin bleu.
Depuis sa création, la Palme d'or n'a été
décernée qu'une seule fois à une femme: la
Néo-Zélandaise Jane Campion, pour La Leçon
de piano en 1993.
À l'occasion du cinquantième anniversaire du Festival,
en 1997, une "Palme des Palmes" est attribuée
à Ingmar Bergman et remise en son absence à sa fille,
Linn Ulmann, en présence de vingt-huit autres détenteurs
du trophée.
À la date d'aujourd'hui, seuls cinq réalisateurs
font partie du cercle envié des "double-palmés":
Francis Coppola, Shoei Imamura, Bille August, Emir Kusturica et
les frères Dardenne. Qui sera le prochain ?
Les films en compétition en 2007
4 MOIS, 3 SEMAINES ET 2 JOURS réalisé par Cristian
MUNGIU
ALEXANDRA réalisé par Alexander SOKUROV
DE L'AUTRE COTÉ réalisé par Fatih AKIN
BOULEVARD DE LA MORT - UN FILM GRINDHOUSE réalisé
par Quentin TARANTINO
IMPORT EXPORT réalisé par Ulrich SEIDL
LE BANNISSEMENT réalisé par Andreï ZVIAGUINTSEV
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON réalisé par Julian
SCHNABEL
LES CHANSONS D'AMOUR réalisé par Christophe HONORÉ
LA FORÊT DE MOGARI réalisé par Naomi KAWASE
MY BLUEBERRY NIGHTS réalisé par WONG Kar Wai
NO COUNTRY FOR OLD MEN réalisé par Joel COEN et
Ethan COEN
PARANOID PARK réalisé par Gus VAN SANT
PERSEPOLIS réalisé par Marjane SATRAPI et Vincent
PARONNAUD
PROMETS-MOI réalisé par Emir KUSTURICA
SECRET SUNSHINE réalisé par LEE Chang-dong
SOUFFLE réalisé par KIM Ki-duk
LUMIÈRE SILENCIEUSE réalisé par Carlos REYGADAS
TEHILIM réalisé par Raphaël NADJARI
L'HOMME DE LONDRES réalisé par Béla TARR
UNE VIEILLE MAÎTRESSE réalisé par Catherine
BREILLAT
LA NUIT NOUS APPARTIENT réalisé par James GRAY
ZODIAC réalisé par David FINCHER
À partir du 30 mai
Pirates des Caraïbes 3
Un film américain de Gore Verbinski
avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, Keith Richards
Durée: 2h50
Avant Spiderman 3, voici Pirates des Caraïbes,
troisième du nom, qui accoste nos contrées à
partir de ce mercredi 30 mai dans les salles de l'ABC de Rose-Hill.
Rappelez-vous, nous les avions quittés avec Sparrow dans
la gueule du Kraken et Davey Jones en esclave de Beckett
Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde est la
suite de Pirates des Caraïbes, le secret du coffre
maudit, qui avait attiré près de 6,5 millions
de spectateurs en France à sa sortie. Devant l'incroyable
succès des deux premiers opus de la saga, le producteur
Jerry Bruckheimer confie: "Un tel succès est finalement
assez effrayant. On ne le réalise jamais vraiment
"
Ce 3e volet a été réalisé en même
temps que Le secret du coffre maudit: les acteurs ont ainsi
tourné deux films en un, afin de tirer pleinement parti
des lieux de tournage, des décors et de la disponibilité
des stars.
L'histoire est la suivante: L'âge d'or de la piraterie touche
à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme
et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent
Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales.
L'invincible Hollandais Volant écume désormais les
sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords
et sabordant leurs navires.
Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa n'ont qu'une
seule chance de résister à Beckett et à son
armada destructrice: ils doivent rassembler les Neuf Seigneurs
de la Cour des Frères, mais l'un des membres les plus éminents,
le capitaine Jack Sparrow, manque à l'appel. Will, Elizabeth
et Barbossa, secondés par Tia Dalma, Pintel et Ragetti,
doivent faire voile vers des mers orientales inconnues, pour affronter
un pirate chinois, le capitaine Sao Feng, et s'emparer des cartes
qui les conduiront au-delà des limites du monde connu,
là où Jack est retenu
Aux fourneaux pour maman !
Aujourd'hui, c'est la fête des mères et ce seront
eux les Chefs en cuisine ! Beemul, 17 ans; Richa, 16 ans; Santana,
Ursula, Sheena et Harsha, 18 ans; sont des élèves
du Dayanand Anglo Vedic College de Port-Louis. Et même si
Beemul est le seul garçon en classe de Food and Nutrition,
il n'en a pas fait un complexe !
Cette matière est un premier pas vers une spécialisation
en nutrition ou en cuisine. "Je voudrais bien être
Chef", lance Santana. Et pourquoi pas ? Car elles ne
courent pas les
cuisines, les femmes chefs ! Entre-temps,
c'est sous l'il vigilant de sa prof, Madvi Koonjul, qu'elle
apprend les bases de la cuisine.
Pour faire plaisir à sa mère qui est cuisinière,
Santana lui concoctera des lasagnes et un soufflé au chocolat
pour le dessert. Tandis que Beemul lui fera son gâteau préféré,
une génoise et aussi des croquettes de fromage.
La génoise, c'est aussi la spécialité de
Sheena. La sienne, aujourd'hui, sera au chocolat. Auparavant,
au déjeuner, une pizza hawaïenne sera à l'honneur.
Richa surprendra sa mère avec une pizza spécialement
préparée pour elle. De son côté, Harsha
fera un riz frit à sa façon. Alors qu'Ursula, qui
a livré sa recette de cornish pastry, en fera pour
sa mère. Et comme cette dernière est friande des
douceurs que lui prépare sa fille, elle aura aussi droit
à des brownies au chocolat.
C'est dans une classe bien équipée que les élèves
du DAV College font leur apprentissage de Food and Nutrition.
Cette matière, coûteuse, n'attire qu'une vingtaine
d'élèves pour les classes de SC et HSC, dont la
plupart réussissent aux examens de fin d'année
Rissoles au poulet
Ingrédients: 450 g de poulet déjà
prêt à l'emploi, de la mie (émiettée)
de pain blanc et brun, 1 c. à café de jus de citron,
deux ufs, de l'huile pour la friture, du sel et du poivre.
Préparation: Hacher le poulet finement et mélanger
avec de la mie de pain blanc. Assaisonner, avant d'ajouter le
jus de citron et un uf entier. Bien mélanger jusqu'à
ce que la préparation devienne lisse. Diviser en portions
et donner des formes (par exemple, en quenelles). Dans un bol,
battre un uf légèrement. Y tremper le poulet
avant de passer dans la mie, émiettée, de pain brun.
Procéder en deux fois. Frire dans de l'huile très
chaude.
Croquettes de fromage au piment
Ingrédients: 200 g de fromage râpé,
1 uf, 1 piment vert, 1 c. à soupe de cumin en poudre,
1 c. à soupe de feuilles de cotomili hachées, 1
oignon, 2 c. à soupe de farine, du sel, 250 ml d'huile
de friture.
Préparation: Battre l'uf légèrement
et mélanger avec le fromage râpé. Y ajouter
le piment coupé finement, le cumin, l'oignon émincé
et le sel. Mélanger le tout. Faire de petites boules et
frire jusqu'à ce qu'elles deviennent dorées.
Cornish pastry
Ingrédients pour le pâté: 250 g de
farine, une pincée de sel, 100 g de margarine, un peu d'eau
froide et un uf légèrement battu.
Ingrédients pour la farce: 225 g de poulet (ou viande)
prêt à l'emploi ou une viande au choix, 1 oignon,
50 g de maïs en grain, 50 g de champignon, 50 g de carotte,
2 c. à soupe d'huile, du sel et du poivre.
Préparation pour le pâté: Mélanger
tous les ingrédients avec le bout des doigts avant d'en
faire une pâte. Pétrir et garder au frais.
Pour la Farce: Couper le poulet en cubes, saler et poivrer.
Émincer l'oignon et les champignons. Couper la carotte
en cubes. Chauffer l'huile. Faire revenir l'oignon, le poulet
et les cubes de carottes pendant quelques minutes. Retirer la
pâte du réfrigérateur et la diviser en quatre.
Abaisser. Faire des cercles de 15 cm. Mettre la farce au milieu
de la pâte et ramener les bords sur la farce en les pressant.
Dorer avec l'uf battu. Placer les pâtés sur
une plaque graissée et passer au four, à 190°C,
durant 15 minutes.
Pizza au poulet et aux champignons
Ingrédients: 250 g de farine, 2 c. à café
de levure, 1 c.à café de sel, 1 c. à café
de sucre, 1 c. à café d'huile, 150 ml d'eau tiède,
2-3 c. à café de ketchup, 50 g de champignons coupés
en lamelles, 50 g de grains de maïs, 1 oignon, 125 g de poulet
coupés en petits morceaux, poivre, 5-6 rondelles de tomates
et 250 g de mozzarella râpées.
Préparation: Tamiser la farine, y ajouter le sel,
la levure, le sucre et l'huile. Bien mélanger. Ajouter
l'eau. Pétrir jusqu'à l'obtention d'une pâte
lisse. Laisser reposer et pousser. Frire l'oignon émincé,
ajouter le poulet, remuer et laisser mijoter sur feu doux. Assaisonner
et retirer hors du feu. Abaisser la pâte et placer dans
un moule à pizza. Badigeonner la pâte de ketchup,
y étaler le poulet et l'oignon frit. Placer les rondelles
de tomates et parsemer de fromage. Enfourner (220°C) pendant
20 minutes.
Rock cakes
Ingrédients: 300 g de farine, 100 g de beurre, 100
g de sucre, 100 g de fruits secs, 1 uf, 1 c. à café
de sel, 1 c. à café de poudre levante, 1 c. à
café de noix de muscade moulue, 1 c. à café
de lait en poudre.
Préparation: Mélanger la farine tamisée,
le sel et la poudre levante. Mélanger le beurre et la farine
avec le bout des doigts sans en faire une pâte. Ajouter
les fruits, le sucre et la noix de muscade moulue. Mélanger
à l'aide d'une fourchette. Battre légèrement
l'uf et le lait. Verser dans le mélange et bien remuer.
Former des boules et en faire des rochers. Enfourner à
température modérée pendant 15-20 minutes.
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