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a c t u a l i t é s
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WEEK-END --- dimanche 13 mai 2007
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Engagements
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Sucre : attentes et angoisses !
Catastrophe aérienne
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L'ID Card de Meera Shah retrouvée parmi les débris
Combat contre le Sale by levy
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Le baroud de Harish Boodhoo
Drame des King Fish II et V
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Le rapport de la Court of Investigation attendu à la
fin de juin
Depuis hier matin
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L'Airbus A 319 réparé est de retour à
Plaisance
Engagements
Sucre : attentes et angoisses !
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| Navin
Ramgoolam et Jacques de Navacelle |
Même si les mérites du Multi-Annual Adaptation Strategy
(MAAS) pour la réforme de l'industrie sucrière sont
vantés par les bailleurs de fonds, dont entre autres la
Commission européenne, la mise en application des engagements
pris demeure au centre de controverses alors que la date butoir
du 31 mai approche inéluctablement. L'une des conséquences
directes de ces tergiversations au niveau de l'hôtel du
gouvernement est que le vice-Premier ministre et ministre des
Finances, Rama Sithanen, ne pourra pas compter sur le décaissement
de la tranche variable des mesures d'accompagnement de 4,557 millions
d'euros (Rs 200 millions) pour boucler son budget 2006-07. La
raison est que les Key Performance Indicators agréés
n'ont pas encore été honorés jusqu'ici. La
seconde quinzaine du mois de mai sera déterminante pour
la suite car, d'ici la fin de ce mois, un accord devra intervenir
entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers Association
(MSPA) au sujet de la centralisation de quatre sucreries, soit
St-Félix, Mon-Loisir, Mon-Trésor et Riche-en-Eau,
un des Key Performance Indicator de la réforme sucrière.
Les enjeux de la réforme de l'industrie sucrière
ont été abordés lors des délibérations
du conseil des ministres de vendredi dans le cadre d'un éventuel
mandat du Premier ministre, Navin Ramgoolam, en vue d'ouvrir des
négociations avec l'industrie sucrière. Les recoupements
d'informations effectués par Week-End, auprès
de sources concordantes après le cabinet meeting
sont qu'en l'absence de Rama Sithanen, parti assister à
l'assemblée générale annuelle de la Banque
africaine de développement (Bad) à Shanghai (République
populaire de Chine), la mission de piloter l'étape de contacts
préliminaires avec la MSPA a été confiée
au ministre de l'Agro-Industrie, Arvin Boolell.
Avec l'existence de différents camps au sein du gouvernement
par rapport au dossier de l'industrie sucrière, les sources
approchées par Week-End n'ont pas voulu s'aventurer
pour évoquer la teneur de ce mandat de négociations
ou encore prévoir l'issue de ces discussions. "
Le moins qu'on en parle ou encore qu'on fasse de commentaires
de part et d'autre, le mieux ce sera. Cela dans l'intérêt
de l'industrie sucrière et du gouvernement. L'important
est d'être en mesure de respecter les engagements pris aux
échéances arrêtées et le temps est
précieux dans la mise à exécution du processus
de réforme ", a avoué un membre du gouvernement
en fin de semaine.
Outre la question du financement du coût social de la réforme
sucrière, le principal obstacle sur la route de la première
vague de centralisation de l'ère de la réduction
de 36% du prix garanti sous le Protocole Sucre reste la demande
du gouvernement au corporate sector pour des terrains d'une
superficie de quelque 2 000 arpents. Cette demande a refroidi
les ardeurs notées initialement en faveur de la fermeture
de sucreries avant le début de la prochaine récolte.
La réception de la correspondance autorisant la fermeture
de Mon-Loisir Sugar Estate, de Mon-Trésor Sugar Estate
et de Riche-en-Eau Sugar Estate sans oublier celle de St-Félix
en suspens depuis octobre 2005 a représenté une
véritable douche froide pour les sucriers.
Depuis, les procédures prévues en vue de la fermeture
de ces sucreries ont été quasiment gelées.
À moins d'une vingtaine de jours de la date du 31 mai où
l'autorisation pour la fermeture devrait officiellement expirer,
la situation n'a guère changé. C'est ce qu'a confirmé
à Week-End Patrick d'Arifat, président de
la MSPA. " Nous n'avons noté aucun développement
au cours de ces derniers jours. Nous attendons l'évolution
de la situation. Nous avons écrit au gouvernement suite
aux conditions imposées. Nous attendons toujours une réponse.
Nous avons réclamé des éclaircissements auprès
du gouvernement ", a fait ressortir Patrick d'Arifat.
À ce stade, la MSPA se refuse de se prononcer sur ce qu'il
adviendra de l'autorisation de fermeture de trois usines sucrières
d'ici le 31 mai, même si les chances d'un accord ne sont
pas minimisées. Le modèle de la situation qui prévaut
à St-Félix depuis octobre 2005 pourrait être
répliqué, soit la fermeture de l'usine, avec le
transfert des cannes des factory areas vers d'autres sucreries
et les employés des unités affectées continuant
à bénéficier de leurs salaires. Selon toute
probabilité, en raison d'un litige entre Belle-Vue et FUEL
sur le partage des cannes de Mon-Loisir, cette dernière
pourrait continuer à produire du sucre pour la prochaine
récole en cas de deadlock.
Des exercices comptables ont déjà été
effectués au niveau des différents conseils d'administration
et les résultats obtenus laissent voir que ces compagnies
sucrières peuvent tenir le coup financièrement avec
cette formule, qui est loin de la centralisation recommandée
par le plan de réforme. Mais les perdants dans cette formule
ne seront autres que les 8 000 salariés de l'industrie
sucrière, qui misent sur le Voluntary Retirement Scheme
ou encore la formule de compensation sous le Blue Print et
le Early Retirement Scheme (ERS).
L'absence de décision au sujet du Voluntary Retirement
Scheme II annoncé dans les récents amendements au
Sugar Industry Efficiency Act accouchés dans la douleur
suscite de véritables angoisses parmi les salariés
de l'industrie sucrière. Le démantèlement
annoncé du Protocole Sucre à partir de 2009 est
venu s'ajouter à l'impatience et aux appréhensions
des employés de cette industrie.
Les principaux syndicats, soit la Sugar Industry Labourers'Union,
la Plantation Workers'Union, l'Agricultiral and General Workers
Union, la Sugar Industry Overseers Association et la Sugar Industry
Staff Employees Association, ont eu l'occasion d'étaler
leurs inquiétudes face à l'absence de décision
de la part du gouvernement. C'était en fin de semaine lors
d'une séance de travail avec le ministre de l'Agro-Industrie
suite à une première réunion, qui s'est déroulée
en avril dernier.
Les représentants des syndicats ont cherché des
garanties fermes auprès du ministre Arvin Boolell au sujet
des VRS II, des mesures sous le Blue Print, du programme de formation
prévu, des overseas leave dus aux employés,
de la pension et du problème de seasonal labour.
Mais la satisfaction n'est pas de mise face aux réponses,
pour ne pas dire des non-réponses, aux questions soulevées.
" Avec la réforme de l'industrie sucrière,
le seasonal labour revient avec force. Mais les travailleurs
saisonniers sont doublement exploités lors de la période
de récolte. Il y a un différentiel de salaires énorme
entre les saisonniers et les permanents. Le Remuneration Order
n'a pas été revu depuis 1987. Pour le même
travail, un travailleur saisonnier obtient Rs 37 de moins que
son camarade permanent. C'est un système injuste. Nous
avons soulevé la question avec le ministre Boolell ",
a soutenu Gopal Bhajun de la Plantation Workers Union à
Week-End après la réunion de vendredi.
L'une des principales angoisses des salariés de l'industrie
est qu'au lieu de VRS II, ils se retrouvent devant le Termination
of Contracts of Service Board (TCSB) avec une compensation de
huit jours par année de service. " Si pa allé
zordi, nou kapav tombe dans la loi huit zour par banané
service. Ou konné ki maler lor nou. Missié Boolell
abitié koz TCSB. Mo espéré ki sa pa arriv
nou ", avance un laboureur âgé d'une trentaine
d'années et comptant une douzaine d'années de service
dans le sucre et qui attend avec impatience la décision
sur le VRS II.
Dans la conjoncture, les plus à plaindre restent les salariés
de la sucrerie de St-Félix, qui n'ont aucune indication
de ce que leur réserve demain. Depuis octobre 2005, cette
usine a cessé toute activité et les membres du personnel
sont dans l'attente du respect des conditions définies
dans le Blue Print pour la centralisation. Mais, jusqu'ici, c'est
toujours " Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir
", même si le ministre Boolell avait déclaré,
avec l'assurance qu'il sait personnellement afficher, qu'avec
les derniers amendements au SIE Act priorité sera accordée
aux employés de Saint-Félix.
" Nou konpran ki priorité minis Boolell mars par
derrière. Ziska ler pa ankor nanyen. Bann kamarad St-Antoine
à l'époque ti dir zot dan koulwar de la mor. Sa
ti en 1993 kan gouvernma ti pé fer sinéma lor fermtir
sa lisin-là. Zordi, nou travayer St-Félix ki dan
koulwar de la mor et pa pé trouv okenn lizour. Pa ti kwar
ki dimun kapav gagn sa kalité tretma-là. Dépi
oktob 2005 nou pe attan avek labouzi rouz. 19 mois ine fini passé.
Nanyen ine arrivé. Lot swar dan télévision
nou in truv missié Sithanen pé signe papyé
ek pé ryé. Nou espéré li pou kapav
soulaz nou soufrans ek souye larm nou zanfan ", a fait
ressortir à Week-End un employé de Saint-Félix,
qui n'ose pas croire au calvaire qu'il endure quotidiennement
depuis la fermeture après la récolte sucrière
de 2005.
Cette épée de Damoclès pèse sur la
tête de quelque 8 000 salariés de l'industrie sucrière
si l'échéance de la centralisation du 31 mai expiree
sans un accord entre le gouvernement et la MSPA
Mesures d'accompagnement-L'UE : le soutien financier n'est
pas un " done deal "
La cérémonie de signature des accords financiers
pour des mesures d'accompagnement, qui s'est déroulée
jeudi après-midi, a été l'occasion pour Claudia
Wiedey, chef de la Délégation de la Commission européenne
à Maurice, de préciser les engagements et les exigences
à être respectées. Pour les diplomates avertis,
les réparties lors de l'intervention de la représentante
de la Commission européenne représentent un "
véritable savon diplomatique " au gouvernement.
Le tout était assorti d'une menace à peine voilée
à l'effet que des risques de réallocation des fonds
attribués à Maurice en cas de " shortcomings
" au niveau de la performance. Le vice-Premier ministre
et ministre des Finances, Rama Sithanen, conscient de l'enjeu,
soutient que Maurice n'a d'autre choix que d'être performante
dans la conjoncture.
Claudia Wiedey, en présence de l'ambassadeur de France,
Dominique Renaux, et du haut-commissaire britannique par intérim,
Edgar Ormiston, s'est appesantie sur l'importance de la performance
pour pouvoir bénéficier de l'assistance financière
de l'Union européenne. Elle a littéralement coupé
l'herbe sous les pieds de ceux qui fanfaronnaient en brandissant
l'allocation indicative de Rs 5,5 milliards (127,5 millions d'euros)
pour la période couvrant 2007 à 2010. Une menace
de réallocation des fonds pèse sur les 18 États
signataires du Protocole Sucre, dont Maurice, en cas de non-respect
des Key Performance Indicators.
" Financial support under the Sugar Accompanying Measures,
which cover all 18 Sugar Protocol countries, is not a done deal.
It is not acquis. The European Union is obliged to assess utilisation
of those finds on an annual basis and reallocate them among Sugar
Protocol countries if the money is not spent as planned ",
devait soutenir Claudia Wiedey, en rappelant que pour la première
tranche, Maurice a profité d'un exercice de réallocation
vu que d'autres Etats membres ACP n'avaient pas été
en mesure d'honorer les engagements de la Commission européenne.
" The same mechanism applies on an annual basis ",
a-t-elle renchéri.
Le chef de la Délégation de la Commission européenne
a fait état des délais et retards accumulés
jusqu'ici dans la mise à exécution du programme
de réforme et souhaite voir le pays se rattraper à
l'avenir. " Mauritius is in a prime position to utilise
the resources. This momentum should not be lost. I am aware that
there have been delays in the implementation of some measures
but I am confident that the government will take the necessary
actions - together with all stakeholders in the sector - to build
a consensus and successfully move the reforms forward as foreseen
", a-t-elle ajouté.
Poursuivant son allocution, Claudia Wiedey a avancé que
" the financial support will assist the reform but only
if the necessary measures are implemented. The proposal for reforms
cannot stay on paper but must be translated into concrete acts.
" Plus loin, elle rappellera que " it is important
that the goverment implements its reforms as intended, and especially
the sugar sector reforms as laid out in the Multi-Annual Adaptation
Strategy " tout en faisant ressortir que " the
government of Mauritius steers the way forward while the European
Union offers its support in various ways ".
La représentante de la Commission européenne a évoqué
l'importance de l'industrie sucrière dans l'économie
mauricienne. " Your reform proposals reinforced the position
of Mauritius as a success story of the European Union's relations
with third countries. The EU has confidence in the government
and in your willingness to modernise and diversify the economy
for the benefit of the citizens. Economic reform in Mauritius
is a necessary act to steer the country forward in its development.
Sugar still plays a key role in the process ", a-t-elle
dit en saluant les efforts personels déployés par
le vice-Premier ministre et ministre des Finances lors de la présentation
du plan de réforme à l'Union européenne.
Elle a fait état de la " recognition by the European
Commission of the quality of the comprehensive plan for the restructuring
of the sugar sector ".
Pour sa part, Rama Sithanen maitient que le soutien financier
apporté par l'Union europénne est une démonstration
de la crédibilité du programme de réforme
adopté par le gouvernement. " We need to perform.
We need to implement what has been agreed between the European
Union and Mauritius. Disbursement will be based on performance.
The European Union remains the single most important partner for
Mauritius in terms of grant money given ", a-t-il déclaré.
Rama Sithanen trouve que " the reform programme is the
best way to create a prosperous country for our children. "
" The financial support of the European Community will take
us further in the process, which is already giving positive and
encouraging results, and it also reveals their faith in our strategy
". Il devait également faire état
de la campagne de lobbying auorès de la Commission européenne
menée par le Premier ministre, Navin Ramgoolam, de même
que la contribution de ses autres collègues, dont les ministres
Dulloo et Boolell.
Déboursement de Rs 280 M avant juin
De l'assistance financière de l'ordre de Rs 850 millions,
suite à la signature de trois financial agreements
avec la Commission européenne, jeudi, Maurice pourra compter
dans l'immédiat sur seulement un montant de Rs 280 millions,
somme qui devrait être déboursée avant la
fin de la présente année financière. Cette
précision a été apportée par le vice-Premier
ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen.
Cette tranche fixe sera de 6,5 millions d'euros (Rs 280 millions)
utilisée en tant que Sugar Sector Budget Support. Par contre,
pour la tranche variable de 4,5 millons d'euros, représentant
des reliquats du IXe Fonds Européen de Développement,
des Key Performance Indicators devront être respectés.
Le décaissement de ces fonds ne devrait se faire qu'après
juin 2007.
Les Key Performance Indicators identifiés lors des consultations
entre la Commission europpéenne et Maurice sont l'épierrage
des terres des petits planteurs de cannes, la centralisation de
trois sucreries, la mise à exécution du Voluntary
Retirement Scheme et des programmes de formation pour les employés
de l'industrie sucrière affectés par la réforme.
Maurice a également bénéficié d'un
montant de Rs 375 millions (8,7 millions d'euros) en guise de
" recognition of its continued good performance in implementing
the resources under the 9th European Development Fund. Ces
ressources financières seront utilisées dans le
cadre du General Budget Support au cours de l'exercice financier
2007-08 pour encadrer le programe de réforme économique.
Comme annoncé en primeur par Week-End dans son édition
du dimanche 4 mars 2007, le montant des allocations indicatives
pour Maurice au cours de la période 2007-10 est de 127,5
millions d'euros, soit 19% du montant global des mesures d'accompagnement
pour le sucre. Mais le décaissement est sujet annuellement
à des exercices d'évaluation par la Commission européenne,
qui sera également habilité à procéder
à des réallocations.
" Delivery Shortfall " de 100 000 tonnes ?
Les dernières analyses du Mauritius Sugar Industry Research
Institute (MSIRI) au sujet des estimations de la récolte
sucrière de cette année avant celles de la Chambre
d'Agriculture prévue pour la fin du mois ne sont guère
brillantes. Les perspectives d'une récolte se rapprochant
davantage des 450 000 tonnes de sucre se profilent à l'horizon.
Le principal problème concerne l'absence de cannes aux
champs.
" With the soil moisture deficit existing over significant
areas under sugar cane, and the setting in of winter, which is
usually dry and cool, it is not expected that growth and recovery
will be favoured. It is thus evident that cane production will
be significantly affected ", souligne le dernier
rapport du MSIRI.
Avec une récolte nettement réduite, l'éventualité
d'une production dans les limites des 450 000 tonnes fait surgir
des problèmes de delivery shortfall. Déjà,
sur la récolte de l'année dernière, Maurice
se retrouve déjà avec un manque de quelque
20 000 tonnes de sucre par rapport à ses engagements contractuels
avec l'Union européenne. La demande de dérogation
pour fournir les 20 000 tonnes après les dates limites
devra être formulée auprès de Bruxelles dans
les jours à venir.
Dépendant de la prochaine récolte sucrière,
Maurice pourrait se retrouver à la fin de 2007 avec un
delivery shortfall de quelque 75 000 à 80 000 tonnes
de sucre. La certitude est que le marché local sera encore
approvisionné en sucre importé en devises étrangères,
soit des importations d'au moins 40 000 tonnes.
Catastrophe aérienne
L'ID Card de Meera Shah retrouvée parmi les débris
Dans les quarante heures suivant la catastrophe aérienne
dans laquelle un Boeing-737 800 de la Kenya Airways
faisant la liaison entre Abidjan (Côte d'Ivoire) et Nairobi
(Kenya) avec escale à Douala au Cameroun, il était
devenu évident que les chances de retrouver des survivants
parmi les 114 passagers étaient quasi nulles. Mais le véritable
problème avait été de retrouver l'épave
de l'avion et le Crash Site. Dans la journée de
lundi, la confirmation était obtenue avec la découverte
des premiers débris de l'avion enfoncé dans un marécage
à moins de cinq kilomètres de l'aéroport
de Douala. À Maurice, pour les parents de Meera Shah, née
Ramdoyal, et âgée de 30 ans, en particulier son père
et sa mère et également sa sur, qui étudie
actuellement en Grande-Bretagne, et son frère inscrit dans
une université américaine, le mince filet d'espoir
de la retrouver vivante s'était dès lors envolé.
Kamal Shah, son époux, se trouvait en début de semaine
au Cameroun pour recueillir les dernières informations
sur ce qui serait advenu à son épouse, qui avait
pris place à bord du KQ 507 à l'escale de
Douala dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 mai.
"Les informations qui nous sont parvenues de Nairobi sont
que la carte d'identité de Meera Shah avait été
retrouvée sur le Crash Site. Des cartes de crédits
bancaires en son nom ont également été ramassées
sur les lieux où l'avion s'était écrasé
peu après son décollage à Douala. Son époux
affirme également avoir reconnu une partie d'une des vestes
de Meera Shah. C'est tout ce que nous avons pu récupérer
jusqu'ici", devait faire comprendre un des proches de
la famille Ramdoyal en fin de semaine.
Depuis le samedi 5 mai, la famille Ramdoyal de Quatre-Bornes vit
un véritable cauchemar après avoir obtenu conformation
de la présence de leur file à bord de cet appareil
de la Kenya Airways, qui fut initialement porté
disparu. À ce jour, aucune indication n'était disponible
si le cadavre de cette jeune Mauricienne, spécialisée
en Forensic Fraud Investigation et employée par
PricewaterhouseCoopers de Nairobi avait été
retrouvé ou identifié. Les démarches entreprises
par Kamal Shah en début de semaine au Cameroun, qui n'ont
pas donné des résultats escomptés, ajoutent
à la douleur intenable de la famille.
Le Website de la compagnie aérienne kenyane révèle
qu'en fin de semaine "heavy rains are hampering recovery
efforts this morning. As of yesterday evening, an additional five
remains have been found. This brings the total remains which have
been recovered from the site to 126. We continue to reiterate
that the authorities may take some time to confirm how many passengers
the remains represent." Les indications sont que le processus
d'identification des restes humains récupérés
du Crash Site seront Time Consuming et que les premiers
résultats prendront du temps.
Entre-temps, les proches de Meera Shah devaient prendre la décision
de se réunir à Nairobi pour apporter du réconfort
à Kamal Shah désorienté par le drame qui
s'est abattu sur lui. Comme évoqué dans l'édition
de Week-End de dimanche dernier, le père et la mère
de la victime devaient prendre le vol d'Air Mauritius pour Nairobi
en début de la semaine écoulée. Par la suite,
ils furent rejoints par leur fille, étudiante à
l'université en Grande-Bretagne, et par leur fils, qui
étudie aux États-Unis. En fin de semaine, Kamal
Shah devait mettre un terme à son séjour douloureux
à Douala pour rentrer chez lui à Nairobi et prendre
la mesure de cette catastrophe personnelle.
"The authorities are not allowing the Kenya Airways team
and next of kin into the mortuary. They also have not allowed
the next of kin to visit the site. Plans are underway to arrange
for DNA identification to be done on the remains. Where feasible,
the remains will undergo pathology and odontology examinations,
which may reduce the identification period. Due to the lengthy
identification process, Kenya Airways is arranging for the option
of providing transportation of the next of kin to their countries
of residence and back to Cameroon, when the process is close to
completion", ajoutent encore les responsables de Kenya
Airways en vue d'atténuer la colère et l'amertume
des proches des victimes de cette catastrophe aérienne.
Pendant le week-end, les parents de Meera Shah devaient participer
à un service religieux à Nairobi en mémoire
de leur fille tuée à la fleur de l'âge dans
un accident d'avion en Afrique de l'Ouest. Ils comptent rentrer
à Maurice mardi matin, quitte à repartir pour la
capitale kenyane à plus ou moins brèves échéances
si les circonstances l'exigent. Meera Shah se trouvait parmi les
88 des 114 passagers embarquant à bord du KQ 507 avant
le décollage pour Nairobi.
À peine le décollage, le Boeing 737-800 de
Kenya Airways devait s'écraser car la carlingue
fut retrouvée à moins de cinq kilomètres
du bout de piste en ligne droite. Dans un premier temps, les autorités
camerounaises avaient délimité le Crash Site
probable dans une zone située à 150 kilomètres
au Sud-Est du lieu de l'accident. La découverte des débris
de l'avion lundi à deux pas de l'aéroport devait
susciter une vive polémique au Kenya et au Cameroun.
La balise de l'avion a mal fonctionné
La balise de détresse de l'avion de Kenya Airways qui s'est
écrasé samedi de la semaine dernière près
de Douala (Cameroun) avec 114 personnes à bord n'a sûrement
pas fonctionné normalement, rendant ainsi sa localisation
difficile, a affirmé le directeur de l'aviation civile
camerounaise, Ignatius Sana Juma.
"La balise de détresse se met normalement automatiquement
en marche dès qu'il y a un choc et émet donc un
signal pendant une période d'au minimum huit heures. Là,
il semble qu'elle n'a fonctionné qu'à peine 2 secondes",
a déclaré à l'AFP Ignatius Sana Juma.
"Or, si la balise n'émet pas régulièrement,
l'information sur sa localisation n'est pas précise",
a-t-il ajouté. "Nous avons fait le test ces jours-ci
et placé une balise Camair sur le lieu du crash. (Le centre
de recherche et de sauvetage par satellite de) Toulouse a pu donner
exactement sa localisation", a ajouté M. Sana
Juma.
Selon le directeur de l'aviation civile camerounaise, l'unique
signal émis par le vol KQ 507 de Kenya Airways a été
capté samedi à 5 heures 03 (heure de Maurice) par
le centre de Toulouse (France), qui a répondu à
la tour de contrôle de Douala en donnant sa localisation
à 6 heures 44 (heures de Maurice).
Le ministre camerounais de la Communication Elihezer Njoh Mouellé
avait expliqué mercredi soir que les secours avaient été
dans un premier temps dirigés à plus de 150 km du
lieu réel de l'accident du Boeing 737 sur la foi de la
localisation indiquée par le centre de Toulouse.
"Les coordonnées du point se situant au Cameroun
ont permis d'établir une zone probable (de l'accident)
se situant dans les départements du Nyong et So'o et de
l'Océan", dans l'extrême sud-ouest du pays,
avait déclaré le ministre.
La polémique fait rage dans la presse, qui s'interroge
sur les raisons pour lesquelles les sauveteurs n'ont localisé
l'épave du biréacteur kenyan que quarante-huit heures
après son accident. Le quotidien privé Le Messager
a ainsi dénoncé "l'étonnante incapacité
des autorités camerounaises".
Lorsqu'il a décollé de Douala dans la nuit de vendredi
à samedi, le Boeing Kenya Airways transportait neuf membres
d'équipage kenyan et 105 passagers, dont 85 Africains,
21 Asiatiques, sept Européens et un Américain. Une
enquête déterminera les causes probables de l'accident
après analyses des données enregistrées dans
les boîtes et du Cockpit Voice Recorder, qui n'avait
pas encore été retrouvé en fin de semaine.
Combat contre le Sale by levy
Le baroud de Harish Boodhoo
De vieilles personnes, alignées par groupes de dix qui
se relayent, qui pleurent à chaudes larmes devant l'Assemblée
nationale tandis que, de l'autre côté de la Place,
une centaine d'autres vocifèrent leur colère contre
un Premier ministre qu'ils accusent de "mensonges".
Ce triste spectacle va se répéter chaque jeudi jusqu'au
31 mai prochain. C'est là le dernier baroud que fait Harish
Boodhoo dans son combat, devenu héroïque, contre le
système de la vente à la barre (Sale by levy) de
maisons saisies en Cour des faillites auprès d'emprunteurs
qui n'ont pu rembourser leurs dettes.
Effectivement, malgré l'adoption en janvier dernier du
Borrowers Protection Act, comme c'était craint d'ailleurs,
en raison de la non-rétroactivité de cette loi,
aucune des familles se disant "victimes" de ce système
n'a pu récupérer ses biens. Pis, malgré la
loi, la cour de justice continue à procéder à
d'autres saisies de maisons et à leur mise en vente. Plus
d'une cinquantaine y sont passées depuis.
Dépité, "fatigué et découragé",
selon son propre aveu, Harish Boodhoo, de surcroit dépossédé
de son journal de combat (Sunday Vani) depuis l'année dernière
et bientôt privé à la fin du mois également
de son bureau port-louisien qui lui permettait de prêter
l'oreille aux malheureuses victimes et de coordonner leurs revendications,
annonce qu'il prendra "une retraite bien méritée"
après le 31 mai. M. Boodhoo affirme qu'il ne reviendra
à la vie publique que s'il voyait "le mariage du rasoir
avec l'épée" (figure de style qu'il utilise
pour qualifier une éventuelle alliance politique au détriment
du peuple).
Amer contre tout et contre tous, Harish Boodhoo, soutient "qu'on
ne peut compter ni sur l'Alliance sociale de Navin Ramgoolam,
ni sur le MMM de Paul Bérenger, ni sur aucun autre pour
défendre la cause du petit peuple". Selon lui, ces
deux forces politiques "s'arrangent toujours pour se couvrir
leurs gabegies mutuelles comme dans l'Affaire Air Mauritius, l'affaire
Teeren Appassamy, l'affaire Dulull et certains dimounn ki finn
construire enn l'empire pé rentre dan MMM comma dire razoir
pé vinn mok l'épée".
L'ancien vice-Premier ministre, qui se targue d'être "probablement
la seule personne à avoir occupé une telle fonction
tout en étant demeuré matériellement plus
pauvre et plus endetté qu'avant", maintient toujours
qu'il reste loin de la politique. Toutefois, tout en annonçant
sa retraite le 31 mai, il prévient que Navin Ramgoolam
saura "d'ici cette date ce de quoi Harish Boodhoo est capable".
"Pour éna sok samachar le 31 mai", affirme Harish
Boodhoo.
En attendant, son cortège - à chaque fois plus conséquent
- de "victimes" du Sale by Levy et lui ont prévu
de manifester à nouveau dans les rues de Port-Louis, devant
la Cour suprême et l'Assemblée nationale, de 11h
à 15 h jeudi 17 mai prochain. Ils y reviendront encore
le jeudi 24 suivant, selon M. Boodhoo, pour "pleurer des
larmes de souffrances".
"C'est vrai que je suis découragé, mais je
vais remuer ciel et terre jusqu'au 31 mai pour que ceux que le
système de Sale by Levy a dépouillés obtiennent
réparation. J'ai beaucoup de respect pour l'ancien juge
Ahnee. Il a été un des meilleurs juges de ce pays
mais, si le Borrowers Protection Act doit être refait parce
qu'il n'est pas efficace, le juge Ahnee doit aider à améliorer
cette loi parce que trop de gens souffrent", soutient Harish
Boodhoo. Il promet qu'un meeting qu'il tiendra devant la Cour
suprême le jeudi 31 juin "marquera les esprits".
Drame des King Fish II et V
Le rapport de la Court of Investigation attendu à la
fin de juin
La Court of investigation instituée pour faire la
lumière sur les circonstances de la disparition des 16
marins-pêcheurs des King Fish II et V, présidée
par le magistrat Benjamin Marie-Joseph, devrait être en
mesure de soumettre son rapport d'ici la fin du mois de juin.
C'est ce que Week-End a appris de source proche de la cour.
Selon les indications recueillies, il ressort que les travaux
présidés par le magistrat Benjamin Marie-Joseph
entreront dans leur phase terminale à partir de la séance
du 25 mai courant, séance à laquelle Hassen Taher,
le propriétaire des deux bateaux, devrait être assigné
comme témoin.
Selon les indications recueillies dans les milieux concernés,
le magistrat Marie-Joseph et ses deux assesseurs, le capitaine
Jean Wong Chung Toi et Bo Ronn s'apprêtent à auditionner
les derniers témoins à être entendus par la
Court of investigation à partir du 25 courant. Après
avoir successivement auditionné les enquêteurs du
Central CID, le responsable de la National Coast Guard
(NCG) de St-Brandon au moment des faits, à savoir le sergent
Kober Mohess, le skipper du Sea Treasure, Noël
Mario Monvoisin, qui avait participé aux recherches et
récupéré du matériel du King Fish
II, qui avait été retrouvé échoué
sur les bancs de l'île Cocos, le coordonnateur de la compagnie
Hassen Taher, Jimmy Jean-Louis, de même que plusieurs autres
témoins, venant notamment des ministères de la Pêche,
la cour souhaite entendre la version des faits du propriétaire
des deux bateaux, à savoir Hassen Taher. Selon nos recoupements,
ce dernier pourrait être convoqué pour la séance
du 25 mai. Cependant, à hier, aucune convocation officielle
n'avait encore été envoyée à Hassen
Taher.
À ce stade des travaux de la Court of Investigation, le
magistrat Marie-Joseph est en présence du témoignage
capital du sergent Kober Mohess, qui était en contact visuel
et radio avec les deux bateaux, et ce pendant plus de 30 heures,
les 22 et 23 février dernier. Selon la version des faits
du sergent, le King Fish II avait des avaries de moteur
et s'était approché de St-Brandon en vue d'effectuer
ces réparations. Le King Fish V était du
reste, toujours selon le même témoin, venu à
la rescousse du King Fish II.
"Confortables"
Le sergent Mohess a perdu tout contact visuel avec les deux King
Fish aux alentours de 20h50 le 23 février, alors que
les rafales de Gamede se faisaient sentir. Il avait aussi insisté
sur le fait qu'il avait donné pour conseil aux deux skippers,
à savoir les Sri-Lankais Jayantha et Wasantha de Vesar,
de se diriger vers l'île Albatros pour être en sécurité.
Les deux skippers auraient, selon le témoin, tout
simplement fait fi de ses recommandations afin de mettre le cap
vers l'île Sirène, en disant qu'ils étaient
"confortables" en dépit du mauvais temps
découlant de l'approche de Gamede et qu'ils avaient l'habitude
de travailler dans de telles conditions.
Lors des deux dernières séances des travaux consacrées
à l'audition de Jimmy Jean-Louis, des questions précises
en relation au témoignage du sergent Mohess ont été
posées au témoin. Jimmy Jean-Louis avait fait ressortir
en cour que c'est à travers les comptes rendus des travaux
de la Court of Investigation que la compagnie a pris connaissance
du fait que le King Fish II avait des avaries de moteur
qui nécessitaient des réparations et que le King
Fish V était venu sur les lieux dans cette optique.
Par la suite, le magistrat Marie-Joseph a fait clairement comprendre
que le témoignage du responsable de la compagnie, Hassen
Taher, était nécessaire devant la Court of Investigation.
Dans un premier temps, le magistrat a demandé au témoin
depuis quand il travaille pour le compte de la compagnie Hassen
Taher. Jimmy Jean-Louis a fait ressortir qu'il y est employé
depuis janvier.
Après avoir entendu ce dernier durant deux séances,
séances durant laquelle le coordonnateur de la compagnie
a soumis tous les documents relatifs aux deux bateaux et aux équipements
qui s'y trouvent, le magistrat Marie-Joseph avait déclaré,
lors de la dernière séance, qu'il estimait que le
témoignage de Jimmy Jean-Louis relevait du "ouï-dire".
"Je pense que ce que vous avez donné à la
cour comme information est du hearsay. Je pense qu'il faudrait
savoir si les skippers ont été properly briefed
par le propriétaire, etc. Pour la prochaine séance
(NDLR : qui aura lieu le 25 mai), nous allons assigner
la personne concernée", avait déclaré
en substance le magistrat.
Mystère du 16e homme
Ce dernier avait aussi émis l'intention de la cour de procéder
à la visite d'un autre bateau appartenant à la compagnie
Hassen Taher, qui serait similaire au King Fish V. Pour
rappel, le magistrat et ses assesseurs s'étaient également
rendus à St-Brandon afin de visiter l'épave du King
Fish II, de même que les locaux de la NCG qui s'y trouvent.
Autre point capital sur lequel s'est attardée la Court
of Investigation : l'omission de Jean-François Ramen
Parsuramen de la liste officielle des membres de l'équipage
des deux King Fish. Autre élément fourni
par le sergent Mohess à la cour : le nom de Jean-François
Ramen Parsuramen faisait bel et bien partie des listes d'équipages
communiquées à la NCG de St-Brandon le 22 février
dernier. Le mystère du 16e homme a du reste été
un des faits marquant de la dernière séance. Jimmy
Jean-Louis avait alors fait ressortir à la barre que la
compagnie n'était pas au courant de cette information.
En fonction du calendrier établi par le magistrat et ses
assesseurs, les auditions devraient normalement prendre fin au
début de juin et le rapport prêt d'ici la fin du
même moi.
Depuis hier matin
L'Airbus A 319 réparé est de retour à
Plaisance
L'Airbus A 319 d'Air Mauritius, qui avait été abîmé
lors d'un incendie d'un appareil de Qatar Airways dans les locaux
de GAMCO, à Abu Dhai, le 19 avril dernier, est arrivé
au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport hier matin.
L'appareil complètement réparé et rénové
sera mis en service dès ce matin, soit en avance sur le
calendrier prévu. L'Airbus A 319 devra assurer sa première
rotation sur la Réunion.
Commentant ce développement le Chief Executive Officer
d'Air Mauritius, Manoj Ujoodha, fait ressortir que " we
are pleased that the A319 was repaired ahead of schedule. "
" Our gratitude goes to the teams at GAMCO, Airbus Industries
and our own team for the efforts made to ensure the repairs were
effected well within the deadline and to ensure that the aircraft
is ready to resume safe operations ".
D'autre part, la compagnie aérienne nationale s'est retrouvée
parmi les nominés pour la catégorie de Best Airline
Based in Africa de la 25e édition du Official Airline Guide
Airline of the Year Award. Cette édition s'est déroulée
sous la présidence de la princesse Anne à Londres.
Air Mauritius avait été nominée en compagnie
de la South African Airways, qui a remporté le trophée,
et de Kenya Airways et Egyptair.
L'Airbus A 319 d'Air Mauritius sur la piste d'atterrissage à
Abu Dhabi avant son retour à Maurice hier matin
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a c t u a l i t é s
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WEEK-END --- dimanche 13 mai 2007
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