s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 22 avril 2007



Durant toute la semaine prochaine—Tous les feux braqués sur la sécurité routière
Incinérateur à La Chaumière—La résistance sociale s'élargit
Diplômes des étudiants de l'IST—Garantie d'une co-délivrance par l'Université de Limoges
Aviation—L'IATA Operational Safety Audit à Air Mauritius vendredi
40 heures durant la coupe dans l'industrie sucrière—Le gouvernement entérine une décision de principe
Maisons CHA—Groupement Metizaz: "Pa fer dimunn mizer pey Rs 2 000"
Lutte contre la drogue—Cassam Uteem: "Pena okenn dout ki trafikan osi finans parti politik"
Santé—Du sport pour réduire les risques de cancer du sein et d'Alzheimer
Santé—La Route du Cœur reprend son chemin
Job Fair 2007—Quelque 20 000 visiteurs attendus d'ici la clôture
Petits planteurs de Riche Terre / Terre Rouge—Manif avec bêtes devant le ministère de l'Agro-industrie
Presse—L'AJM autorisée à utiliser le vocable "Maurice"
Au Foyer du Théâtre de Port-Louis jusqu'au 26 avril—SidArt : L'art porteur contre le virus
Assurances—La MEI certifiée ISO 27001
Diocèses catholiques de l'océan Indien—La liturgie dominicale, thème de la prochaine réunion de la CEDOI
Religion—Varusha Pirappu ou l'année de la victoire
Causeries sur le Ramayana
À l'Alliance Française—Quand les enfants animent la médiathèque...


Durant toute la semaine prochaine

Tous les feux braqués sur la sécurité routière

Le vice-Premier ministre Rashid Beebeejaun a, lors d'une conférence de presse, vendredi dernier, communiqué des chiffres sur les accidents de la route qui établissent que la situation est préoccupante à Maurice pour ce qui est de la sécurité routière. Conforme à une décision engageant les pays membres de l'Organisation des Nations Unies, il sera beaucoup question de sécurité sur les routes durant la semaine prochaine dans le cadre de la First United Nations Global Road Safety Week.

Sous l'égide du ministère des Infrastructures publiques, du transport et de la marine, dont la responsabilité incombe au vice-Premier ministre, le Dr Rashid Beebeejaun, des Road Safety Clubs seront créés dans huit écoles primaires et huit collèges sur une base pilote. Le but est d'inciter les étudiants à adopter de bonnes habitudes sur la route, notamment en consolidant leurs connaissances des règles élémentaires de la circulation. Des Road Safety Kits leur seront également remis afin de faciliter leur apprentissage.

Un comité régional pour la sécurité routière sera aussi institué dans chaque municipalité et conseil de district pour assurer une meilleure coordination entre les partenaires et développer une stratégie pour la sécurité routière qui répond aux besoins réels de la société mauricienne. Parallèlement, une campagne de sensibilisation aura lieu à la télévision et sur toutes les chaînes de radio (publique et privées), un concours de chants et de dessin et un site-web seront lancés. Les automobilistes amateurs de sensations pourront tester la "voiture tonneau" ou encore des lunettes d'alcoolémie qui seront exposées à travers le pays pour encourager le port de la ceinture de sécurité et pour convaincre sur les méfaits de l'alcool au volant.

"La situation va en empirant"

Selon le vice-Premier ministre Rashid Beebeejaun, l'idée d'organiser une semaine de la sécurité routière au niveau international a germée depuis 2004 quand l'Organisation mondiale de la santé (l'OMS) a pris conscience que les accidents de la route sont devenus un problème mondial qui a pris une dimension quasi-épidemique. Il y 1.2 million de personnes qui meurent chaque année sur les routes dans le monde et encore beaucoup plus y subissent des blessures graves. Les statistiques mondiales démontrent que les accidents mortels sur les routes viennent en deuxième position dans les causes de mortalité au niveau mondial après les infections pulmonaires et le V.I.H. Des 1.2 millions de morts, 40% sont des enfants et des jeunes (entre 0 et 25 ans). "Si on ne fait pas un effort global, les choses iront en empirant principalement dans les pays en voie de développement dans lesquels le nombre de véhicules est appelé à augmenter considérablement dans les années à venir et où des routes ne sont pas dans un état satisfaisant", a observé M. Beebeejaun.

Les jeunes ciblés en priorité

Pour le vice-Premier ministre, "il fallait faire quelque chose. D'abord, sensibiliser la nation à travers la participation de tous ceux concernés par ce qui se passe sur les routes". À Maurice, le nombre de victimes d'accidents de la route ne cesse d'augmenter d'année en année et depuis janvier dernier, l'on en a relevé 34 accidents fatals, soit une hausse de 6% (28 accidents) comparée à la même période l'année dernière. Le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun considère, avec raison, une telle situation "alarmante".

Les jeunes, généralement les plus hasardeux et les plus insouciants au volant sont les plus exposés aux accidents d'où la volonté des autorités mauriciennes de les cibler en priorité.

Parmi toute une panoplie de mesures que le gouvernement envisage pour renforcer la sécurité sur les routes en sus de récents amendements au Road Traffic Act qui réprime sévèrement la conduite en état d'ébriété, le vice-Premier ministre a évoqué l'introduction du permis de conduire provisoire, le système de pénalité à points et la révision des procédures de demande et d'octroi du learner driving licence et des tests de conduite tant pratiques que théoriques.


Une réponse assez… déroutante

Rashid Beebeejaun répondu, lors de la conférence, à quelques questions de la presse bien qu'une de ses réponses ait été, pour dire le moins, assez… déroutante.

Interrogé par Week-End, qui voulait savoir si le temps n'était pas venu pour que les ministres eux- mêmes donnent le bon exemple en réduisant la vitesse quotidienne de déplacement de leurs cortèges de véhicules officiels, le M. Beebeejaun, un peu surpris peut-être par la question, n'a pas trouvé mieux de répliquer, à l'étonnement général de ses propres cadres, que "vitesse ne veut pas nécessairement dire conduite dangereuse !!!". Mais, ce dérapage inattendu exclu, le VPM a autrement fait preuve d'une bonne maîtrise de son dossier.

Quelques chiffres cités:

- selon le VPM, il y a eu une augmentation constante de la flotte de véhicules à Maurice au cours des dix dernières années. De 210 922 véhicules en 1997 on est passé à 319 440 à décembre 2006, soit une augmentation de 51%.

- le taux d'accidents fatals par 100 000 personnes a été de 11.0% pour l'année 2005 à Maurice comparé à 5.6 en Angleterre pour la même année. En fait, le taux de mortalité sur les routes mauriciennes est supérieur à ceux des pays européens. Chaque année, une moyenne de 140 personnes est tuée dans notre pays et plus de 2 650 sont blessées dont 340 gravement. Rien qu'au cours de l'année dernière 134 personnes sont mortes et 348 ont été sérieusement blessées.

- en 2006, près de 36% des victimes étaient des piétons, 24% des motocyclistes, 14% des automobilistes, 11% des cyclistes et 10% des passagers.

- bien qu'il y ait eu une tendance à la réduction dans le taux d'accidents fatals (15.6 en 1995 contre 11% en 2006) il y a lieu de redoubler les efforts afin de sauver les vies et d'éviter que les usagers de la route ne subissent de graves blessures résultantes en incapacités physiques. Ainsi, chaque individu, conducteur ou pas, devrait adopter le slogan "sécurité routière égale pas d'accident" parce que les accidents sont, en règles générales, prévisibles et évitables. Et même s'il est irréaliste de croire qu'il n'y aura jamais d'accidents, la façon de concevoir les infrastructures routières et de les utiliser peuvent en diminuer considérablement la fréquence.

- le coût économique des accidents à Maurice correspond à 2.5 milliards de roupies par an (soit 1.4% du produit national brut).


La voiture tonneau

La voiture tonneau, que la branche de la circulation de police exhibera dans dix régions du pays entre le 23 avril et le 3 mai, une création d'origine française, a pour rôle de démontrer l'efficacité du port de la ceinture de sécurité.

L'engin est défini comme une remorque spéciale supportant une voiture dotée d'un système électrique et hydraulique qui permet de faire tourner à vitesses variables autour de son axe longitudinal. L'arrêt de la voiture est ainsi possible dans n'importe quelle position sans que son conducteur ne soit éjecté.

Toutefois, bien que le port de la ceinture soit devenu une exigence légale, la police mauricienne ne serait toujours pas en mesure d'établir de manière statistique qu'elle a effectivement sauvé des vies. En tout cas, Week-End n'a jamais eu accès à quelque étude statistique à ce sujet qui puisse permettre d'aller au-delà de ce qui semble, encore à ce stade, une profonde conviction que la ceinture offre de meilleures chances de survie en cas d'accident…


Incinérateur à La Chaumière

La résistance sociale s'élargit

Les mouvements sociaux dans les quartiers situés autour du site de La Chaumière, choisi pour abriter un incinérateur de déchets, pourront compter sur le support des organisations non-gouvernementales, à travers le Mauritius Council of Social Service (MACOSS), pour protester contre ce projet. Les principaux représentants des régions concernées ont déjà eu deux réunions de travail avec la MACOSS entre vendredi et hier après-midi pour établir un programme dans ce sens. Entre-temps, la Platform Anti-Pollution (PAB), mouvement regroupant les associations citoyennes de la région, a démarré sa campagne de sensibilisation à Bambous, mardi soir. Trois meetings publics sont ainsi annoncés dans cette même localité.

La résistance sociale contre l'incinérateur à La Chaumière s'élargit avec la participation des ONG dans la mise en œuvre d'une stratégie pour faire front contre ce projet, qui consistera à brûler 300 000 tonnes de déchets par an pour produire de l'électricité. Vendredi après-midi, les représentants des ONG et ceux des mouvements citoyens ont eu une première réunion de travail. "L'objectif sera d'amener le débat au niveau national", fait comprendre un des représentants des mouvements sociaux. "Plusieurs sous-comités seront mis sur pied pour coordonner les actions, les rencontres et la campagne de sensibilisation sur le terrain. Les mouvements sociaux ont déjà abattu un gros travail, mais il reste encore à faire pour sensibiliser l'opinion publique contre les dangers que ce projet représente pour la population."

Une séance de travail était prévue hier après-midi entre les principaux animateurs de ce mouvement. Selon les premières indications, ces derniers feront appel à d'autres personnes, dont des consultants et experts en matière environnementale et sur le point de vue technique. D'ailleurs, des experts dans le domaine ont commencé à joindre le mouvement au cours de ces dernières semaines. Hormis le Dr Bhugun et le Dr Samsoon, Vassen Kauppaymuthoo, ingénieur en environnement, a participé cette semaine à une réunion de conscientisation à l'intention des habitants de Bambous. "Le principe de précaution est un aspect qui n'est pas pris en compte dans ce projet. Nous ne sommes pas prêts pour ce type de projet, car il y a trop de risques", devait-il déclarer.

Plusieurs personnes sont intervenues lors de cette rencontre pour élaborer sur les dangers que peuvent générer les activités d'incinération de déchets, notamment sur la santé et l'environnement. La principale préoccupation porte sur les gaz toxiques émanant de la cheminée de l'incinérateur, dont la dioxine et le furanne. "Le pays n'a pas de technologie requise pour assurer le monitoring des émissions de cette usine", indique-t-il, tout en soulignant que le plus gros danger est que des zones résidentielles se trouvent autour du site, dont Bambous, qui se situe à un kilomètre de l'usine qui sera mise en place.

Selon les animateurs de cette réunion, cette première réunion à Bambous devrait être suivie de plusieurs rencontres similaires dans les régions avoisinantes. À Bambous, les représentants des forces vices envisagent de tenir trois meetings publics dans les différents quartiers pour "informer et sensibiliser" les habitants. Nous apprenons également qu'une rencontre réunissant les habitants de Roches Brunes devrait avoir lieu cette semaine.


À petit feu

L'informatique comme outil de communication

Les mouvements sociaux se mobilisant contre le projet d'incinérateur brûlant des déchets pour produire de l'électricité à La Chaumière ne lésinent pas sur les moyens pour sensibiliser la population contre les risques liés aux activités d'incinération. Un courrier électronique a été envoyé à de nombreuses personnes ayant une mail address cette semaine: "Pou brile 300 000 tonnes saleté dans l'incinerater La chaumière ! L'incinerater des dechets li bien danzéré. Li ranne la fimé toxiques ki contenir banne metal lourds et pli danzéré encore la dioxine et furanes ki provoke cancer, malformation tibaba, problèm la sante ek developmen dan zenfans. Li absorbé dans nou legumes, nou zanimo, nou délo boire. Couma zot tou conné Maurice bien tipti. Avec divan, cyclone, la pli é manzé contaminé (ena bocoup plantation agricultire é bétail a la chaumière) tou l'ile Maurice entier pou affecté, na pa selmen la chaumière ek so banne zenvirons ! Nou pa lé ki Maurice Paradis vine Maurice L'Enfer Mobilizé avan ki li tro tard."

Les animateurs de la Platform Anti Pollution (PAP) invitent ceux qui ont réceptionné ce mail à l'envoyer à dix autres personnes. Au bas du mail, trois photos démontrant les effets de la dioxine sur l'homme, dont la photo de Uchenko qui avait été contaminé à la dioxine; un manifestant exhibant une statuette et un enfant souffrant de malformation. Des images qui auront sans doute choqué et, il faut tout de même le souligner, n'illustrent en aucune façon les séquelles d'une victime d'un incinérateur.

GM cherche consultant

Le gouvernement, à travers le Board of Investment (BOI), envisage de faire appel à un consultant pour le conseiller sur les aspects techniques, économiques et financiers relativement au méga-projet d'incinérateur de déchets à La Chaumière. Compte tenu des enjeux financiers de ce projet, qui d'autant plus impliquera les fonds publics concernant le paiement d'un tipping fee au promoteur pour chaque tonne de déchets et également la vente d'électricité au Central Electricity Board, certains au niveau du ministère des Administration régionales et de celui des Finances ont évoqué cette question. De plus, cet incinérateur, qui traitera 300 000 tonnes des 400 000 de déchets du pays actuellement enfouis à Mare Chicose, n'a pas fait l'objet d'un request for proposal avant que celui de Gamma-Covanta ne soit retenu par le gouvernement.

PAL: "Transactions douteuses…"

Le Parti Action libérale (PAL) est le premier mouvement politique du pays à s'interroger sur l'empressement de l'État à donner son feu vert à de gros projets du privé, dont la centrale à charbon à Pointe aux Caves et l'incinérateur brûlant des déchets pour produire de l'électricité à La Chaumière. "Les transactions douteuses s'accumulent", fait ressortir le leader du PAL, L. Ramsahok. "Deux exemples flagrants sont la centrale à charbon et l'incinérateur de déchets. Ces deux projets représentent des risques de pollution certaine. Outre la pollution environnementale, ils représentent un véritable danger pour la population avoisinante en terme de menace à la santé publique. Qui plus est, il existe des zones d'ombre autour des finances de ces deux projets. Il y a matière pour une commission d'enquête…", indique-t-il dans une lettre adressée à la presse cette semaine.


Diplômes des étudiants de l'IST

Garantie d'une co-délivrance par l'Université de Limoges

La situation s'est décantée à l'Institut Supérieur de Technologie (IST). Après plus de trois semaines de grève, les étudiants ont repris leurs cours mercredi dernier. Cela, après s'être assurés, auprès du directeur de l'Université de Limoges, Gilles Brossaud, actuellement à Maurice, que leur diplôme - du moins pour les étudiants actuellement en première année - sera co-délivré par l'institution française. Affichant leur satisfaction, les étudiants de l'IST maintiennent toutefois que leur combat ne s'arrêtera pas à cette première victoire. "Les démarches en vue d'un renouvellement du protocole d'accord entre Limoges et l'IST continuent. Nous pensons à l'avenir des autres étudiants et de l'IST", affirment les membres du Students' Council.

"Gilles Brossaud, le directeur de l'Université de Limoges, nous a demandé de lui accorder un minimum de confiance. Il nous a donné la garantie que pour les étudiants actuellement en première année, le problème de co-délivrance des diplômes par Limoges ne se posera pas. Notre diplôme sera co-délivré par Limoges", expliquent les étudiants de l'IST qui ont tenu une conférence de presse jeudi dernier. Dans cette optique, tous les étudiants de l'IST ont mis fin à leur mouvement de grève et ont repris les cours mercredi dernier. Les étudiants indiquent que leur rencontre avec Gilles Brossaud a été des plus positives. "Depuis plusieurs mois, c'est la seule personne qui nous a donné des explications claires et nettes. Il a pris un engagement personnel envers nous et nous a donné sa parole que même si les négociations continuent entre les autorités concernées pour le partenariat entre l'IST et Limoges, dans notre cas, notamment pour les étudiants de première année, nous obtiendrons nos certificats co-délivrés par Limoges", font ressortir ces jeunes étudiants.

Si leur situation a été réglée, les étudiants de l'IST ne comptent pas cesser leur lutte. "Nous avons remporté la première étape de notre bataille. Et nous allons continuer les démarches afin que ceux qui viendront suivre une formation à l'IST puissent avoir les mêmes droits. Il est nécessaire de trouver une solution pour que le protocole d'accord qui existait entre l'IST et Limoges soit renouvelé", disent les étudiants. Ces derniers indiquent également qu'ils tentent actuellement d'obtenir auprès de leurs chargés de cours des sessions de rattrapage pour les heures de cours perdues, suite à leur grève depuis le 26 mars dernier.

Les étudiants remercient le directeur de l'établissement limousin qui s'est déplacé pour eux, alors qu'il est en visite privée dans l'île. Pour ces étudiants, ceci démontre que leur mouvement de grève n'a pas été vain. Ils ajoutent que Gilles Brossaud leur aurait même indiqué que leur démarche lui a été d'une aide, en vue de faire bouger les choses au niveau des autorités. Gilles Brossaud a également assuré aux étudiants de l'IST qu'il compte poursuivre les démarches auprès du gouvernement mauricien pour trouver une solution au problème qui touche l'établissement mauricien suite à la nouvelle réforme éducative sur le territoire français. En effet, suite à la réforme de l'éducation en France, les partenariats entre les universités françaises et établissement tertiaires étrangers se font uniquement sur une base d'université à université. C'est l'une des raisons avancées dans le cadre du non-renouvellement du protocole d'accord entre Limoges et l'IST, ce dernier disposant d'un statut d'école polytechnique et non d'université.

Toutefois, le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, a assuré que le comité technique, présidé par le chairman de la Tertiary Education Commission (TEC), institué avec les représentants de l'Université de Maurice (UoM) et l'Université de Technologie de Maurice (UTM), travaille sur une éventuelle affiliation de l'IST à l'UoM/UTM. Dans ses réponses aux questions de Paul Bérenger et Jayen Cuttaree du MMM, lors de la session parlementaire du 11 avril dernier, Dharam Gokhool a fait ressortir que cette affiliation "would facilitate the renewal of the Protocol to satisfy the new requirement of the French side". À ce jour, au niveau du ministère, on confirme que les négociations sont toujours en cours et qu'un communiqué sera émis cette semaine pour indiquer la solution trouvée.


Aviation

L'IATA Operational Safety Audit à Air Mauritius vendredi

Air Mauritius est devenue la quatrième compagnie aérienne en Afrique subsaharienne à décrocher la reconnaissance internationale de l'IATA Operational Safety Audit (IOSA). La remise de ce certificat au président du conseil d'administration, Sanjay Bhuckory, s'est déroulée vendredi dans les locaux de la IATA à Genève en présence de Giovanni Bisignani, directeur général et Chief Executive Officer.

"; Safety is our industry's number one priority and last year our safest year ever. By successfully completing IOSA, Air Mauritius has shown its leadership and commitment to improving safety even further ", a fait ressortir Giovani Bisignani à cette occasion.

De son côté, Sanjay Bhuckory a trouvé que "; passing the IOSA test means that Air Mauritius is officially recognised, worldwide, to be beyond reproach on matters of safety. This is an honour for our national airline and our country ". Selon les nouveaux règlements, toutes les compagnies aériennes auront à subir avec succès le test de l'IOSA au plus tard avant la fin de cette année pour maintenir leur IATA Membership.

Par ailleurs, un Airbus A 319 de la compagnie aérienne nationale, Air Mauritius, qui se trouvait dans le hangar de GAMCO à Abhu Dhabi, a été affecté par l'incendie d'un Airbus A 3200-600 de Qatar Airways aux petites heures jeudi matin. Selon les renseignements obtenus de sources autorisées pendant le week-end, les dégâts sont relativement conséquents vu que l'appareil ne pourra pas rallier le Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport mercredi après avoir subi un C-Check chez GAMCO.

Des spécialistes d'Airbus Industrie sont arrivés à Abhu Dhabi en fin de semaine en vue d'effectuer un constat général sur l'appareil. Un rapport complet devra être transmis aux responsables d'Air Mauritius d'ici mercredi avant que les réparations nécessaires ne soient entamées. Le Flight Safety Manager et des ingénieurs d'Air Mauritius ont également fait le déplacement pour Abu Dhabi.

Un communiqué de la compagnie aérienne nationale émis jeudi donne un aperçu des problèmes survenus au hangar de GAMCO à Abhu Dhabi. "; Initial indications are that the aft section (from the center section to the trail) broke away from the rest of the aircraft and dropped on the groucd, touching an Aurbus A 319 aircraft of Air Mauritius, which was parked next to it in the hangar ", souligne Air Mauritius. La zone sinistrée a été mise en quarantaine depuis jeudi matin et l'accès interdit aux avions se trouvant dans les locaux de GAMCO, soit l'Airbus A 300-600 de Qatar Airways, l'Airbus A 319 d'Air Mauritius et un Airbus A 320 de Kingfisher, une compagnie aérienne indienne.


40 heures durant la coupe dans l'industrie sucrière

Le gouvernement entérine une décision de principe

C'est jeudi prochain que se réunira, sous la présidence de l'Attorney General, Rama Valayden, le comité technique chargé de l'application pratique de la semaine de 40 heures pendant la période de coupe dans l'industrie sucrière. Une décision de principe à cet effet a été entérinée, vendredi, par le Cabinet des ministres lors de sa réunion hebdomadaire.

Si dans de premières déclarations à chaud, les syndicats accueillent favorablement cette décision de principe du gouvernement et parlent de "grande victoire", ils souhaitent être convaincus dans les modalités de son application. Ainsi, pour Gopal Bhujan de la Plantation Workers' Union (PWU), il ne saurait être question de semaine de 40 heures étendue sur six jours "comme le souhaite le patronat".

Pour lui, en effet, pour être effectif à l'avantage des travailleurs, cette mesure devra s'appliquer que sur cinq jours de travail, le samedi exclu. Gopal Bhujan regrette aussi que les 40 heures durant la coupe arrivent avec autant de retard alors que, dit-il, les effectifs ont été largement diminués. Ce qui, déclare le syndicaliste, n'est pas pour profiter à l'ensemble de ceux et celles qui se sont beaucoup sacrifiés pour le développement de cette industrie.

Serge Jauffret de l'Union of Artisans of the Sugar Industry (UASI) rappelle, lui, que la lutte pour la semaine des 40 heures remonte à aussi loin que 1970. Il rappelle, de même, qu'il s'agissait là de la principale demande durant la grande grève de 1979. Une lutte qui s'est, depuis, poursuivie, notamment au niveau du Tribunal d'Arbitrage Permanent (TAP) qui devait, d'ailleurs, explique M. Jauffret, rendre incessamment son jugement sur le sujet.

Tout en accueillant comme "une grande victoire" la décision de principe du gouvernement, le dirigeant de l'UASI ne demande, dorénavant, qu'à être "convaincu" du "sérieux" du gouvernement. "Si le gouvernement est sérieux dans sa démarche, qu'il sorte un Legal Supplement en vue d'amender en conséquence les Remuneration Orders de l'industrie sucrière. Nous ne voyons pas l'utilité d'un comité technique qui ne pourra que faire traîner encore en longueur une décision finale. À moins que ce ne soit là qu'un subterfuge en marge de la mobilisation pour la Fête du Travail le 1er mai…", déclare M. Jauffret.

Pour Serge Jauffret, plutôt que d'un comité technique, il est mieux d'amender les Remuneration Orders de l'industrie sucrière et de dépoussiérer ces dispositions régissant les salaires et conditions d'emploi des travailleurs en vue non seulement de rendre légale la semaine de 40 heures durant la coupe, mais aussi d'établir, une fois pour toutes, le principe "travail égal = salaire égal" dans l'industrie sucrière.

Il est à noter qu'au terme de leurs luttes, les syndicats devaient obtenir, en 1995, la semaine de 40 heures durant l'entre-coupe au moment où le gouvernement d'alors abolissait la taxe de sortie sur le sucre.


Maisons CHA

Groupement Metizaz: "Pa fer dimunn mizer pey Rs 2 000"

Le Groupement Metizaz, association regroupant plusieurs résidents des maisons l'ex-Central Housing Authority (CHA), a tenu une conférence de presse hier au Centre Social Marie Reine de La Paix, Port-Louis. Lors de ce point de presse, le porte-parole de l'association, l'ancien député Gérard Paya, a exprimé le souhait d'une rencontre avec le ministre du Logement et des Terres, Asraf Dullul, pour éclaircir quelques zones d'ombre et trouver une alternative aux Rs 2 000 qui sont réclamées aux résidents.

La joie de pouvoir devenir propriétaire de leurs maisons s'est estompée parmi les résidents des logements de l'ex-Central Housing Authority (CHA). Après le vote du State Land (Amendment) Bill au Parlement, ces résidents pensaient voir enfin une lueur d'espoir. Mais maintenant, ils sont dans le flou et exigent des éclaircissements. Pour faire entendre leur voix, ils se sont regroupés au sein de l'association Groupement Metizaz. C'est dans cette optique que ce groupement a tenu une conférence de presse hier au Centre Social Marie Reine de La Paix, Port-Louis. Selon l'ancien député Gérard Paya, porte-parole du Groupement Metizaz: "La plupart des résidents des CHA sont des pensionnaires. Certains d'entre eux ont commencé à payer le bail de leur terrain à Rs 17.50 et cela pendant plus de quarante ans. Ils veulent savoir comment obtenir le titre de propriété de leurs maisons et combien coûte cette procédure."

Gérard Paya a aussi déclaré que plusieurs résidents ne pourront pas payer les Rs 2 000 que réclame le gouvernement. "Kot nou pou tir Rs 2 000. Nou bann dimunn mizer. Apre, nou pou bizin get noter pou fer papye. Kot nou pou gayn tou sa kas-la ?", déclaraient quelques résidents de maisons CHA présents à cette conférence de presse. Face à ces témoignages, Gérard Paya devait déclarer: "Nous devons rencontrer le ministre Dullul pour trouver une solution à tout cela". Le Groupement Metizaz veut également savoir quelle est la procédure à suivre s'il y a plusieurs héritiers pour un seul terrain. "Ena terin ena plis ki 40 eritye… ki pou fer ar zot ?", se demande un membre du Groupement Metizaz.

Les résidents demandent aussi la décentralisation des officiers du ministère du Logement. "Plusieurs d'entre nous sommes âgées et ne pouvons pas à chaque fois faire le voyage pour attendre deux heures à faire la queue. Parfois on retourne à la maison sans avoir pu faire nos démarches", s'indigne un membre du Groupement Metizaz.


Lutte contre la drogue

Cassam Uteem: "Pena okenn dout ki trafikan osi finans parti politik"

Un quart de siècle après l'introduction de l'héroïne et du brown sugar à Maurice, le pays reste en situation d'échec dans la lutte contre le trafic de drogue et de la toxicomanie. Pour Cassam Uteem, cette situation est le résultat des lacunes dans l'éducation dispensée aux jeunes à l'école comme au sein de la cellule familiale. Ajay Daby souligne, de son côté, des failles qui subsistent au niveau de la répression, alors qu'Ally Lazer déplore le manque de volonté politique et la corruption. Si beaucoup sont attendus des décideurs, la complicité entre les politiciens et les trafiquants a aussi été abordée. Telles sont quelques-uns des points soulevés par les invités du Centre Idrice Goomany qui, dans le cadre de ses 21 ans, a organisé une table ronde à la municipalité de Port-Louis lundi.

Quand le Chief Executive Officer d'une des plus grandes compagnies privées du pays reconnaît avoir financé des partis politiques durant une campagne électorale: "Mwa, mo pena okenn dout ki trafikan osi finans parti politik", dit Cassam Uteem. En période de campagne électorale, ce sont parfois des millions de roupies qui sont gérées par les partis politiques, "qui ne sont redevables envers personne". Selon l'ex-président de la République, "si nous voulons combattre le blanchiment d'argent et le trafic, cette loi nous sera importante". Participant, lundi, à une conférence sur le trafic de drogue organisée par le Centre Idrice Goomany.

Opinion partagée par Ajay Daby qui demande aussi de la transparence sur le financement des partis dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue. Ally Lazer laisse comprendre que les trafiquants ont su tirer profit de leurs relations avec les politiciens au détriment des intérêts du pays. Selon Cassam Uteem, face aux moyens dont disposent les trafiquants, des politiques peuvent parfois se montrer vulnérables. Mais il y a aussi ceux qui se retrouvent pris dans "l'engrenage" du narcotrafic à leur insu, précise-t-il. Ally Lazer explique qu'à travers leurs émissaires, des trafiquants financent des partis opposés en période de campagne électorale: "Qu'importe l'issue du scrutin, eux restent gagnants". Ce qui leur permet par la suite d'exiger la protection, ou l'intervention en leur faveur, des membres du gouvernement.

Si en trois ans à la tête du Narcotics Bureau, Ajay Daby dit n'avoir vu apparaître aucun nom de politicien dans le cadre des enquêtes menées, il demeure toutefois avéré que le trafic a prospéré grâce au soutien de parlementaires. L'exemple reste la découverte de 20 kilos d'héroïne dans la valise d'un des quatre députés arrêtés à Amsterdam en 1986. Quelque temps auparavant, l'un des parlementaires interpellés avait travaillé sur le Select Committee Dulloo où des recommandations avaient été faites au GM sur les mesures à prendre pour combattre la drogue…

"Il n'y a jamais eu de volonté politique pour combattre la drogue"

Un quart de siècle après l'introduction du brown sugar et de l'héroïne sur le marché mauricien, il est reproché aux différents régimes qui se sont succédé de n'avoir su prendre les mesures appropriées pour combattre la drogue. Pour Ally Lazer, la situation a atteint aujourd'hui des dimensions inquiétantes "parce qu'il n'y a jamais eu de volonté politique pour combattre la drogue". Il pointe du doigt les différents régimes qui se sont succédé. Entre-temps, au sein des institutions, certains ont su tirer profit de cette situation. La corruption, rappelle-t-il, étant un élément important - et souvent incontournable - du trafic de drogue.

Cette activité illicite, rappelle Ajay Daby, est avant tout motivée par les gros profits qu'elle génère. D'où les motivations manifestées par le gouvernement, il y a quelques années, de priver les trafiquants de leurs biens ainsi acquis. Apportant un nouveau souffle au Narcotics Bureau quand il y avait été nommé, Ajay Daby explique avoir enquêté sur les avoirs de plusieurs trafiquants. Sept de ces enquêtes, dit-il, ont été bouclées et les dossiers soumis au parquet. Mais à ce jour, aucune saisie n'a été réalisée. Pour accélérer les procédures, Ajay Daby suggère la création d'un tribunal spécial. L'adoption d'un Proceeds of Crimes Act pourrait, dit-il, veiller à la cohésion du travail entre les différents services engagés. L'ex-commissaire du Narcotics Bureau dit, en effet, avoir buté contre plusieurs obstacles administratifs dans sa tâche. Des amendements aux lois ont aussi été nécessaires pour permettre au service qu'il dirigeait à l'époque de fonctionner dans de meilleures conditions. Le silence qui entoure aujourd'hui ce bureau inquiète.

Pour une lutte efficace contre la drogue, Maurice doit encore se donner les moyens. C'est ce que le pays n'a su faire jusqu'ici. En un quart de siècle, le problème n'a cessé de s'accentuer, les estimations font désormais état de 20 000 à 25 000 consommateurs d'opiacés. En dépit de son coût onéreux, la Méthadone a été introduite dans le traitement, et des seringues sont offertes aux usagers de drogues pour éviter les nouvelles contaminations au VIH. L'usage de drogue étant le principal facteur de transmission du virus dans le pays. Si Maurice est souvent cité en exemple à ce niveau, Ally Lazer rappelle que depuis 1999, les Nations Unies considèrent que le pays a le plus grand taux de consommateurs d'opiacés en Afrique. Prostitution, prostitution infantile, vols sont parmi les autres fléaux sociaux découlant de cette situation. Des solutions sont toujours attendues.


Prévention et éducation: "Nou inn fel"

Lors de son intervention, Cassam Uteem est revenu sur la dimension humaine de ce problème qui affecte des individus, et inévitablement, l'ensemble de leur entourage. Tristesse et chagrin, témoigne-t-il, ont, il y a quelque temps, succédé à la mort de son fils: "Mais si dans une maison, il y a un drogué, c'est pire qu'un décès, c'est une catastrophe." Selon lui, face à l'étendue du problème de la drogue au sein de la société à Maurice, plus aucune famille ne peut se croire à l'abri. "Aussi longtemps que nous chaque individu n'aura pas été sensibilisé, nous ne réussirons pas dans la lutte", dit Cassam Uteem. Pour ce dernier, c'est au niveau de la prévention et de l'éducation que se situe la solution au problème. Mais, le constat est peu reluisant: "Nou inn fel an tan ki nasyon kan nou get sa kantite zenn ki rant dan ladrog", dit-il. Basé sur la compétition, le système d'éducation, ajoute-t-il, n'a su préparer les jeunes à faire les bons choix, alors que des parents ont aussi failli dans leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants. Il lance un appel pour que la prévention se fasse à l'intérieur des écoles comme au sein de la famille.


Travailleurs sociaux: "Les médecins de notre société"

Sans les travailleurs sociaux, dit Cassam Uteem, "nous pei kapav degringole". Il considère que ces derniers sont "les médecins de notre société; si pena zot, nou tom dan trou". Cependant, l'ex-Président regrette le peu de considération qui leur est accordée, insistant qu'ils ne devraient plus avoir à "mendier" pour être en mesure d'accomplir leur travail. Tout au contraire, face aux problèmes qui affectent le pays, c'est au gouvernement d'assumer ses responsabilités en considérant le fait que les travailleurs sociaux sont là pour aider. Cassam Uteem a ainsi précisé le devoir de l'État dans la réhabilitation des personnes souffrant de dépendance aux substances. Il a lancé un appel aux autorités pour que les ressources nécessaires soient mises à la disposition de ceux qui sont dans ce domaine.

Pour rappel, il y a 21 ans, Cassam Uteem avait aidé à la création du Centre Idrice Goomany. À cette époque, en tant que lord-maire, il avait apporté son soutien à des bénévoles de Port-Louis qui avaient pris les devants pour venir en aide aux personnes affectées par la drogue. Quelque temps auparavant, brown sugar et héroïne avaient remplacé l'opium sur le marché. Le drame qui avait frappé les premières victimes de ces drogues avait interpellé quelques-uns de leurs voisins. Plusieurs de ces derniers sont toujours engagés dans le combat.


Santé

Du sport pour réduire les risques de cancer du sein et d'Alzheimer

Il n'est un secret pour personne que le sport est bon pour la santé ! Les bénéfices de l'exercice physique sont connus depuis belle lurette. Pour se prévenir contre les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le diabète, entre autres, pratiquer une activité physique est importante. De récents travaux américains affirment que les activités physiques, modérées ou à forte intensité sur le long terme, réduiraient les risques de cancer du sein. D'autres études affirment, elles, qu'outre la formation de nouvelles cellules nerveuses pour la mémoire, le sport pourrait offrir un nouvel espoir dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la fréquence des cancers pourrait augmenter de 50% dans le monde, avec 15 millions de nouveaux cas par an en 2020. En 2000, quelque 400 000 femmes sont mortes du cancer du sein, soit 1,6% de tous les décès de femmes. L'OMS avance que plus d'un million de cas de cancers du sein surviennent chaque année. Toutefois, selon le rapport sur le cancer dans le monde, les mesures urgentes prises par l'OMS pour lutter contre cette maladie pourraient infléchir cette tendance. Parmi celles préconisées: la lutte contre le tabagisme, la consommation fréquente de fruits et légumes et l'exercice physique. Qui ont de réels effets pour aider à la prévention d'un tiers des cas de cancers (y compris celui du sein).

Deux études américaines publiées récemment citent les exercices comme l'un des moyens pour prévenir et lutter contre le cancer du sein. Avançant que deux tiers des cancers du sein sont considérés comme estrogen-positive (provoqués par les hormones œstrogènes) et que le tiers restant serait estrogen-negative, plusieurs experts soutiennent que la pratique régulière d'exercices physiques réduirait le taux d'hormones œstrogènes dans les vaisseaux sanguins. Selon quelques experts, pour certains types de cancers du sein, une réduction d'œstrogènes équivaudrait à une réduction de fuels. En rappelant que l'obésité après la ménopause est corrélée à un surrisque d'avoir un cancer du sein, des études indiquent que les exercices réduisent la formation de tissus gras hormonalement actifs. Une baisse de poids aiderait à prévenir et lutter contre les risques de cancer du sein. Mais cela ne veut pas dire pour autant que les personnes minces n'ont rien à gagner en pratiquant un sport.

Ces études américaines récentes soutiennent également que dans tous les cas, l'exercice physique modéré sur le long terme réduirait les risques de développer un estrogen-negative invasive breast cancer. Les recherches démontreraient aussi que les résultats sont positifs en ce qui concerne la pratique du sport pour lutter contre les estrogen-positive cancers. Il semblerait que plus on pratique des activités physiques régulières et rigoureuses plus tôt, soit durant la période de puberté, moins serait-on exposé aux risques d'un cancer du sein.

L'Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC) et la Société Américaine du Cancer (SAC) préconisent ainsi aux femmes de pratiquer une activité physique régulière - marche rapide, vélo, montée des escaliers à pied, gymnastique, entre autres, d'intensité modérée à forte, au minimum 30 minutes par jour. En effet, les recherches démontrent que non seulement le nombre d'heures d'efforts est important mais l'intensité de l'activité influe également de manière primordiale sur le risque de cancer du sein.

Ces études donnent de l'espoir à bon nombre de personnes. Pour sa part, le cancérologue Anil Mohit estime que "le sport est bon pour la santé. Dans le cas des personnes obèses, notamment après la ménopause, pratiquer une activité physique régulière aide à minimiser les risques de récidives d'un cancer du sein. Toutefois, pour ce qui est de la prévention, les recherches continuent. Les études effectuées ne sont pas toujours nécessairement scientifiques. Il ne faut pas s'en tenir uniquement aux études". Le Dr Mohit rappelle toutefois qu'en général, les activités sportives contribuent à prévenir contre différents types de maladies.

Exercer son corps et son cerveau

Une autre étude américaine soutient que lorsqu'on exerce son corps, on exerce aussi son cerveau. Outre l'apport en musculature et la prévention des maladies cardiovasculaires, les activités physiques "augmenteraient les capacités du cerveau et pourraient offrir un nouvel espoir dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer".

Se basant sur une étude effectuée auprès d'un groupe de personnes pratiquant l'aérobic pendant trois mois, des chercheurs affirment que le sport, à travers une hausse du taux de Brain Derived Neurotropic Factor (BDNF), encourage le cerveau à produire de nouvelles cellules nerveuses fonctionnelles, que les scientifiques ont nommées Miracle-Gro for the brain. Ces cellules sont formées dans le dentate gyrus de l'hippocampe, au niveau de la face intérieure du lobe temporal du cerveau, qui contrôle l'apprentissage et la mémoire. Selon les études effectuées, la pratique du sport à tout âge augmente la capacité du cerveau. Les enfants pourraient ainsi stimuler leurs capacités intellectuelles.

D'autres chercheurs avancent même que des exercices physiques rigoureux pourraient également amener les vieilles cellules du cerveau à former d'autres cellules qui feraient travailler le cerveau plus rapidement et parer au déclin cognitif. Si les études soutiennent que l'activité sportive contribue à prévenir les risques de la maladie d'Alzheimer, elle pourrait même réduire la progression de cette maladie chez certains. Bien qu'on ne comprenne pas encore tous les mécanismes neurobiologiques par lesquels se produisent ces effets "prometteurs" sur notre cerveau, il n'est jamais trop tôt ou trop tard pour apporter les changements nécessaires qui aideront à maintenir ou à améliorer la santé de vos cellules grises.


Brèves santé

Du curry pour préserver ses neurones ?

Une étude conduite chez plus de 1 000 Asiatiques âgés de 60 à 93 ans montre que les personnes qui consomment régulièrement du curry conservent de meilleures performances intellectuelles… Une observation à rapprocher du fait que la maladie d'Alzheimer serait environ 4 fois plus faible en Inde, pays de grande consommation de curry, qu'aux États-Unis. Bien que très encourageants, ces résultats mériteraient d'être validés par des essais cliniques.

Contre la dengue… un insecticide naturel

Des chercheurs brésiliens viennent de prouver, in vitro, l'efficacité totale d'un insecticide tiré d'une plante locale contre les larves d'Aedes aegypti, le moustique vecteur de la dengue, maladie des zones tropicales qui se répand maintenant vers les zones sous-tropicales de la planète. Rien qu'au Brésil, près de 70 000 cas de dengue ont été diagnostiqués dans les trois premiers mois de l'année.

Constatant que les insecticides utilisés à ce jour présentent une "haute toxicité pour les humains, les animaux et les plantes", des scientifiques de l'Institut Oswaldo Cruz de Rio de Janeiro, associés à des confrères de l'université de Sao Paulo, ont extrait un principe actif à partir d'un genre de poivrier très prolifique au Brésil, le Piper solmsianum. À la concentration de 1 millimètre cube par litre d'eau, l'extrait a détruit 100% des larves en vingt-quatre heures, "et cela sans laisser aucun résidu toxique", a souligné le Dr Guimaraes, de l'Institut O. Cruz. La molécule et son procédé d'extraction ont été brevetés. L'étape suivante consistera à tester le produit dans la nature, dans les lieux où se trouvent les larves de l'Aedes aegypti.

Cette découverte peut être d'autant plus intéressante que ce même moustique est le vecteur principal de la fièvre jaune, et aussi, dans certains cas relevés en Asie ou en Afrique de l'Ouest, du chikungunya.


Santé

La Route du Cœur reprend son chemin

Le malaise de la semaine dernière au Cardiac Centre de Pamplemousses semble s'être dissipé. Les médecins qui devaient effectuer une causerie dans le cadre du programme La Route du Cœur, organisé par la Heart Foundation, mais qui n'ont pu le faire suite à une objection du conseil d'administration du centre, ont repris la route hier. Ils ont participé à La route du Cœur au centre communautaire de Solférino. Ceci, suite à une grosse demande du public pour que ce programme continue son chemin. Il semblerait, cette fois, que le conseil d'administration n'ait pas vu d'objection à la participation de ces médecins du centre cardiaque. Contacté à ce sujet, le président du Trust Fund for Specialised Medical Care (TFSMC), Siv Potaya, n'a pas souhaité faire des commentaires. "Je n'ai rien à dire. Les médecins du centre sont sujets aux directives du board", rappelle-t-il. Par ailleurs, on apprend que la Heart Foundation compte réorganiser très prochainement une nouvelle causerie, avec le soutien des cardiologues, à Eau Coulée, afin de satisfaire la centaine des personnes frustrées qui s'étaient déplacées vainement samedi dernier.


Job Fair 2007

Quelque 20 000 visiteurs attendus d'ici la clôture

C'est cet après-midi à 16h que prend fin la Job Fair 2007 qu'organise depuis jeudi à l'auditorium de l'Université de Maurice l'Empowerment Programme, avec le soutien logistique du National Productivity and Competitiveness Council (NPCC). Satisfaits de la réaction des demandeurs d'emploi à ce premier Salon des Métiers, les organisateurs s'attendent à accueillir jusqu'à la fin de la manifestation, cet après-midi, quelque 20 000 visiteurs.

8 840: c'est le nombre d'emplois à prendre par des chômeurs d'ici la fin de l'année 2007 sur la base des données fournies par les employeurs eux-mêmes, explique Jean-Claude de L'Estrac, président du Steering Committee de l'EP. Aussi croit-il nécessaire un "changement de mentalité" en vue de ne pas "se faire peur soi-même".

C'est dans le souci de mettre en contact demandeurs et pourvoyeurs d'emplois que s'inscrit l'organisation de ce premier job fair. Les quelque 23 000 chômeurs officiellement enregistrés auprès du Bureau de l'Emploi ont été personnellement invités à visiter le Salon et prendre connaissance des offres d'une trentaine d'employeurs qui y tiennent des stands.

Le programme comprend une présentation des principaux secteurs pourvoyeurs - hôtellerie et tourisme, technologie de l'information et des communications, construction, textile/habillement, seafood; des conférences sur les perspectives d'embauche et de carrière; des rencontres personnalisées entre demandeurs et pourvoyeurs d'emplois; l'enregistrement sur place des demandeurs, ainsi que la dissémination des informations sur les possibilités de placement et de formation sous l'Empowerment Programme.

Avec le soutien logistique du NPCC, des cabines d'entretiens ont été aménagées pour l'interview des demandeurs par des employeurs. Les conférences, elles, se tiennent dans l'auditorium. Celles-ci sont animées par des organismes de soutien comme l'Industrial and Vocational Training Board (IVTB), le Board of Investment (BOI) ou encore l'Association des Hôteliers et Restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM).

Ce dimanche sont prévues une conférence sur les perspectives de carrière dans l'hôtellerie par l'AHRIM à 11h, et une autre sur la formation dans le même secteur de même que dans l'ingénierie, les TIC, le design de mode et la construction par l'IVTB à 11h30.

Au nombre des employeurs qui tiennent un stand au salon figurent Appletree Communications, Accenture Ltd, Rogers Outsourcing, TNT Doc. Services (ICT/BPO); Le Méridien, Maritim Hotel, La Plantation, Labourdonnais Waterfront (hôtellerie et tourisme); CIEL Textile, Star Knitwear, Denim de l'île (textile/habillement) et Thon des Mascareignes et Princes Tuna (seafood).

Parmi les secteurs d'activités représentés à ce job fair et susceptibles d'offrir à des demandeurs des perspectives d'emplois figure le seafood. Ainsi, selon les projections, ce secteur ambitionne, d'ici 2010, de pourvoir quelque 18 000 emplois directs. Au nombre des postes à remplir dans ce créneau figurent, outre des opérateurs, des responsables techniques et des responsables de qualité.

Sur la base de l'objectif visé d'accueillir 2 millions de touristes d'ici 2015, il est prévu que le secteur hôtellerie/tourisme pourvoira 8 850 emplois directs et 21 000 emplois indirects d'ici 2009.

Lors de la cérémonie d'ouverture, jeudi, le ministre des Finances, Rama Sithanen devait d'ailleurs laisser entendre que pour son plein développement, l'industrie de l'hospitalité, prise dans sa globalité, aura besoin d'un grand nombre de techniciens et de spécialistes.


Petits planteurs de Riche Terre / Terre Rouge

Manif avec bêtes devant le ministère de l'Agro-industrie

Quelque 150 des petits planteurs de Riche Terre / Terre Rouge ont manifesté, vendredi, devant le NPF Building, siège du ministère de l'Agro-industrie, pour protester contre la mesure d'expulsion prise à leur encontre par le gouvernement. Le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam et le ministre de l'Agro-industrie, le Dr Arvin Boolell, ont été les principales cibles des manifestants, dont certains sont venus protester avec leur petit bétail aux portes du ministère.

"Ena boukou lézot later ti kapav doné (NDLR : aux promoteurs chinois,Tianli). Nou napa kont dévelopman mé pa kapav fer dévelopman lor kadav dimounn mizer", a affirmé avant la manifestation aux petits planteurs présents, Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui agit comme consultant auprès des protestataires.

Quant à Me Ajay Daby, leur conseiller légal, qui suit l'affaire de l'expulsion en cour suprême, il a laissé entendre qu'il produira en cour une déclaration faite autour de cette question par le chef du gouvernement dimanche dernier à Triolet. Ajay Gunness, député MMM qui a été parmi les parlementaires qui ont soulevé la question de ces petits planteurs à l'Assemblée nationale, s'est aussi adressé à l'assistance.


Presse

L'AJM autorisée à utiliser le vocable "Maurice"

L'Association des Journalistes de Maurice (l'AJM) a fait un pas important ce mois-ci vers sa reconnaissance comme une entité légale. Fondée le 6 septembre de l'année dernière dans le sillage de la forte mobilisation suscitée chez les professionnels de la presse mauricienne après l'intention manifestée par le gouvernement d'imposer la Media Commission, l'association a dû se conformer - comme n'importe quelle association du pays, d'ailleurs - aux exigences du Business and Trade Names (Prohibition) Act, qui fait obligation d'obtenir l'approbation préalable du Bureau du Premier ministre pour pouvoir utiliser le vocable "Maurice".

Il faut effectivement savoir que depuis les années 90, en raison de nombreux abus qui avaient été constatés, les autorités se montrent très prudentes envers les sociétés, groupes ou individus désireux d'utiliser le nom de "Maurice", "Mauritius" ou encore "National". Toute demande dans ce sens doit d'abord être visée par le State Law Office.

En ce qui concerne l'Association des Journalistes de Maurice, sa requête avait été déposée le 23 janvier dernier et elle a obtenu une réponse favorable le 9 avril, qui a été confirmée il y a deux semaines. L'AJM souhaite maintenant que les choses aillent vite du côté du Registrar of Associations, seul organisme habilité à lui octroyer la reconnaissance officielle, avec l'espoir que d'ici la commémoration de la Journée internationale de la Liberté de la Presse, le 10 mai prochain, la profession journalistique dispose enfin d'une représentation sérieuse.


Au Foyer du Théâtre de Port-Louis jusqu'au 26 avril

SidArt : L'art porteur contre le virus

À bas la stigmatisation ! Respectons l'humain ! Tous les moyens sont louables pour sensibiliser et éveiller les consciences face au mal engendré par le Sida. Le premier pas de la campagne de mobilisation autour du Candlelight Memorial 2007, le 20 mai prochain, qui rend hommage aux personnes décédées des causes liées au Sida dans le monde, a été effectué vendredi dernier, au Foyer du Théâtre de Port-Louis. Cette année, l'événement se tiendra sur une base régionale, afin de rassembler encore plus de personnes.

Les artistes du groupe Evazyon, ceux des Zarbiens et quelques autres, dont le caricaturiste Pov, se sont associés pour une exposition, SidArt, sur la thématique. Une démarche qui vise à amener la population à avoir un autre regard face au Sida. "On se trompe de cible en stigmatisant l'humain. À bas le virus et non le porteur", soulignent les organisateurs, rappelant qu'à partir de cette exposition, d'autres événements marqueront la campagne en marge du Candlelight Memorial 2007.

La vingtaine d'œuvres présentée est un mélange de différents types d'art. Expressionnisme, dadaïsme, impressionnisme, des inspirations de Warhol… Les œuvres se déclinent dans divers styles, que les artistes d'Evazyon et des Zarbiens, entre autres, ont mis en valeur à travers la peinture sur toile, la caricature, la sérigraphie, la photographie, le graphisme, le collage. Certains tableaux sont en diptyque, d'autres en triptyque, mais tous se déclinent en trois couleurs: rouge, noir, blanc. Des couleurs symboliques et significatives. Le rouge pour parler du Sida; le noir pour parler du pessimisme autour du Sida, et le blanc pour parler de l'espoir. Ces trois couleurs ont été réunies dans les œuvres afin de rejeter la stigmatisation et dire oui au respect.

Un autre aspect frappant de cette exposition: la féminité des œuvres. Beaucoup de visages de femmes mis en avant-plan. "Notre combat est contre la stigmatisation. Quand on parle du Sida, au final, nous voyons que les femmes sont les victimes les plus stigmatisées. Très peu de femmes arrivent à venir de l'avant pour dire qu'elles sont victimes du Sida. Les œuvres soulignent cela", explique Stéphane Rezannah, membre du groupe Evazyon.

L'exposition est ouverte au public jusqu'au jeudi 26 avril, au Foyer du Théâtre de Port-Louis. Les œuvres présentées ne sont pas en vente, mais les bienfaiteurs sont invités à apporter leur soutien aux organisateurs, Evazyon et Les Zarbiens, dans la réalisation d'un CD de trois titres sur la thématique. Ce CD, avec la participation de Zanzak Arjoon, Éric Triton et Ras Minik, sera lancé le 20 mai à Baie du Tombeau, lors de la commémoration du Candlelight Memorial Mauritius 2007. Les recettes de la vente de ce CD seront versées au Collectif Urgence Toxida, en vue de financer les projets de prévention.


Assurances

La MEI certifiée ISO 27001

La Mauritian Eagle Insurance a reçu récemment le certificat ISO 27001 au Domaine Anna à Flic en Flac. Elle est la première compagnie d'assurances à Maurice et dans l'océan Indien à obtenir cette certification. La remise du certificat s'est déroulée en présence de Patrice d'Hotman de Villiers et Eric Venpin, respectivement président du conseil d'administration et Managing Director de la MEI; Dimitri Schaub, Managing Director de SGS (Société Générale de Surveillance); Nick Beyers, directeur de la SAE (South African Eagle), et Milan Meetarbhan, CEO de la Financial Services Commission.

La certification ISO 27001 vient garantir la sécurité et la confidentialité de l'information lors des transactions chez Mauritian Eagle. Ces nouvelles dispositions dites Information Security Management System (ISMS), viennent assurer non seulement la sécurité du système informatique, mais aussi la confidentialité de toute information verbale ou écrite transmise par le client. La MEI a obtenu l'ISO 9001 en 2003 et le QM 9004 en 2004, attestant de la qualité exceptionnelle des services et de gestion de cette filiale du groupe IBL.

La MEI se positionne comme une des compagnies d'assurances les plus performantes à Maurice, avec un chiffre d'affaires et des primes avoisinant respectivement le milliard de roupies et le demi-milliard. Elle est présente à la bourse mauricienne et est membre de Zurich Financial Services Group. La MEI a des intérêts dans H. Savy Insurance aux Seychelles et dans Mauritius Eagle Leasing. Elle offre une large palette - autour d'une cinquantaine - de services et de produits d'assurance.

La MEI a été incorporée en 1973 comme un partenariat entre IBL et SAE. Elle a été Inscrite en bourse une vingtaine d'années plus tard. Son actionnariat est de 60% en faveur de IBL, 15% allant à la SAE et 25% au public.


Diocèses catholiques de l'océan Indien

La liturgie dominicale, thème de la prochaine réunion de la CEDOI

C'est sur la liturgie dominicale missionnaire que se penchera, cette année, la Conférence épiscopale de l'océan Indien (CEDOI) qui se réunit du 23 au 27 mai à l'île de la Réunion en présence du Nonce apostolique pour la région, Mgr Augustine Kassuja.

Une réflexion préliminaire sur ce thème était en cours depuis plusieurs mois par des groupes de prêtres, religieux et laïcs dans chacun des diocèses formant partie de la CEDOI. Comme c'est la tradition, les propositions seront préalablement partagées lors de l'avant-CEDOI, la rencontre préliminaire avant la réunion officielle en présence des évêques.

Outre le Nonce apostolique (l'ambassadeur du Saint-Siège), les délégations à cette rencontre seront conduites respectivement par Mgr Denis Wiehe, évêque de Port-Victoria (Seychelles), président en exercice de la CEDOI, Mgr Maurice Piat, évêque de Port-Louis (Maurice), Mgr Gilbert Aubry, évêque de Saint-Denis (Réunion), Mgr Alain Harel, Vicaire apostolique de Rodrigues et le père Jan Geeritts, Administrateur apostolique des Comores.

Lancé en 1973 à l'initiative de Mgr Jean Margéot, alors évêque de Port-Louis, ce regroupement des responsables des diocèses de l'océan Indien a été officiellement reconnu par le Saint-Siège en 1976 sous l'appellation Zone Pastorale Sud Océan Indien. Il devait officiellement être élevé au rang de Conférence épiscopale en 1985, ce qui lui a valu un siège au Synode des évêques de Rome et au Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et des îles adjacentes (SCEAM).

Bien qu'elle soit une des plus petites conférences épiscopales, la CEDOI, qui représente environ un million de catholiques, est l'une des plus diversifiée tant par sa représentation plurinationale que sa composition pluriculturelle.


Religion

Varusha Pirappu ou l'année de la victoire

Varusha Pirappu, le nouvel an tamoul, a été célébré, samedi dernier, dans les kovils et dans plusieurs localités de l'île. Selon le calendrier tamoul, l'année 5109 est celle de sarvasitthou (la victoire). Varusha Pirappu est célébré au mois de Sittirai, qui se termine le 14 mai prochain. Une des particularités de cette fête est la lecture du panchangam, almanach contenant les prévisions de la nouvelle année concernant l'économie, les finances, la santé et la météo. Selon les prédictions, Maurice connaîtra des hauts et des bas au niveau de l'économie et des finances. Varusha Pirappu est aussi une occasion de prendre de bonnes résolutions et se consacrer à Dieu.

La Mauritius Tamil Council a organisé une exposition de photos portant sur les activités des tamouls à Maurice, au Mariamen Kovil, Albion Docks, Port-Louis. Cette activité a été organisée avec le Arulmigou Kannanour Mariamen Issai Kurtam.

Le Tiruvalluvar Circle, en collaboration avec la municipalité de Beau Bassin/Rose-Hill, a organisé un spectacle culturel, samedi soir, à la salle des fêtes du Plaza. L'Attorney General, Rama Valayden a annoncé le lancement d'un bulletin d'informations hebdomadaire en tamoul à la MBC.

La Quatre-Bornes Tamil Association, en collaboration avec la mairie de Quatre-Bornes, a célébré Varusha Pirappu, à la Place Balance, à Quatre-Bornes, samedi. Cette manifestation a vu la participation de plusieurs groupes, dont le Ruben Sadien Vallee Group, le Highlands Mariamen Kovil, le Pramula Dance Group, le groupe de Chris Vyapooree, la source Kazaghan, entre autres. Cette fête s'est déroulée en présence du maire de Quatre-Bornes, Régina Maudar, et du président des forces vives de La Louise Deven Anacootee.

La municipalité de Vacoas-Phœnix avait organisé un défilé de chars et un spectacle sous le chapiteau dressé dans la cour de la municipalité. La municipalité de Curepipe s'est également associée à cette fête religieuse en organisant un spectacle culturel.


Causeries sur le Ramayana

L'acharya Anjul Sharma de Ramdarbar de l'Inde est actuellement à Maurice et anime des sessions de prières basées sur le Ramayana au Sarwoday Ashram à Triolet. Ram Katha prend fin aujourd'hui mais l'acharya continuera à animer des causeries sur les grands moments de la vie de Ram à travers le pays jusqu'au 2 mai. L'initiative du Ram Katha à Triolet revient au Santiniketan Vidoosi Sabha de Terre Rouge.

Tout au long de la semaine, les dévots se sont réunis à Triolet pour des prières consacrées à Ram et aussi méditer sur les grands principes ayant guidé la vie de Ram, de son exil de 14 ans dans la forêt et sa victoire sur le démon Rawan.

Anjul Sharma est le fils de Gopal Sharma, très populaire en Inde et à l'étranger pour ses causeries sur le Ramcharitmanas. Après ses études à l'université de Meerut et sa participation à plusieurs concours de chants, il donne des causeries à Dubaï, en Malaisie, à Singapour et en Thaïlande.


À l'Alliance Française

Quand les enfants animent la médiathèque...

C'est une belle effervescence qui a régné mardi dernier à l'Alliance Française, où les enfants étaient invités… à animer la médiathèque. À l'initiative de la responsable de cette structure, Nirmala Maruthamuthu, avec la collaboration de Viviane Brun, animatrice de centres de lecture à Port-Louis, un certain nombre de jeunes abonnés de cette médiathèque (qui en compte au total 1 800) et des enfants non-abonnés de Batterie Cassée, se sont retrouvés à Bell Village pour faire la fête dans cet espace entièrement consacré aux livres pour enfants.

Mise en place dans le cadre de la Fête du Livre et des vacances de Pâques, cette journée spéciale a permis à ces enfants de s'en donner à cœur joie en présentant des poèmes, chants et danses, avant de se régaler de la collation offerte. L'occasion également d'une intervention de la directrice pédagogique de l'AF, Chantal Jauneau, sur l'importance de la lecture.

Un rendez-vous que de nombreux parents et enfants ont souhaité voir renouveler.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 22 avril 2007