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Incinérateur à La Chaumière
La résistance sociale s'élargit
Les mouvements sociaux dans les quartiers situés autour
du site de La Chaumière, choisi pour abriter un incinérateur
de déchets, pourront compter sur le support des organisations
non-gouvernementales, à travers le Mauritius Council of
Social Service (MACOSS), pour protester contre ce projet. Les
principaux représentants des régions concernées
ont déjà eu deux réunions de travail avec
la MACOSS entre vendredi et hier après-midi pour établir
un programme dans ce sens. Entre-temps, la Platform Anti-Pollution
(PAB), mouvement regroupant les associations citoyennes de la
région, a démarré sa campagne de sensibilisation
à Bambous, mardi soir. Trois meetings publics sont ainsi
annoncés dans cette même localité.
La résistance sociale contre l'incinérateur à
La Chaumière s'élargit avec la participation des
ONG dans la mise en uvre d'une stratégie pour faire
front contre ce projet, qui consistera à brûler 300
000 tonnes de déchets par an pour produire de l'électricité.
Vendredi après-midi, les représentants des ONG et
ceux des mouvements citoyens ont eu une première réunion
de travail. "L'objectif sera d'amener le débat
au niveau national", fait comprendre un des représentants
des mouvements sociaux. "Plusieurs sous-comités
seront mis sur pied pour coordonner les actions, les rencontres
et la campagne de sensibilisation sur le terrain. Les mouvements
sociaux ont déjà abattu un gros travail, mais il
reste encore à faire pour sensibiliser l'opinion publique
contre les dangers que ce projet représente pour la population."
Une séance de travail était prévue hier après-midi
entre les principaux animateurs de ce mouvement. Selon les premières
indications, ces derniers feront appel à d'autres personnes,
dont des consultants et experts en matière environnementale
et sur le point de vue technique. D'ailleurs, des experts dans
le domaine ont commencé à joindre le mouvement au
cours de ces dernières semaines. Hormis le Dr Bhugun et
le Dr Samsoon, Vassen Kauppaymuthoo, ingénieur en environnement,
a participé cette semaine à une réunion de
conscientisation à l'intention des habitants de Bambous.
"Le principe de précaution est un aspect qui n'est
pas pris en compte dans ce projet. Nous ne sommes pas prêts
pour ce type de projet, car il y a trop de risques",
devait-il déclarer.
Plusieurs personnes sont intervenues lors de cette rencontre pour
élaborer sur les dangers que peuvent générer
les activités d'incinération de déchets,
notamment sur la santé et l'environnement. La principale
préoccupation porte sur les gaz toxiques émanant
de la cheminée de l'incinérateur, dont la dioxine
et le furanne. "Le pays n'a pas de technologie requise
pour assurer le monitoring des émissions de cette
usine", indique-t-il, tout en soulignant que le plus
gros danger est que des zones résidentielles se trouvent
autour du site, dont Bambous, qui se situe à un kilomètre
de l'usine qui sera mise en place.
Selon les animateurs de cette réunion, cette première
réunion à Bambous devrait être suivie de plusieurs
rencontres similaires dans les régions avoisinantes. À
Bambous, les représentants des forces vices envisagent
de tenir trois meetings publics dans les différents quartiers
pour "informer et sensibiliser" les habitants. Nous
apprenons également qu'une rencontre réunissant
les habitants de Roches Brunes devrait avoir lieu cette semaine.
À petit feu
L'informatique comme outil de communication
Les mouvements sociaux se mobilisant contre le projet d'incinérateur
brûlant des déchets pour produire de l'électricité
à La Chaumière ne lésinent pas sur les moyens
pour sensibiliser la population contre les risques liés
aux activités d'incinération. Un courrier électronique
a été envoyé à de nombreuses personnes
ayant une mail address cette semaine: "Pou brile
300 000 tonnes saleté dans l'incinerater La chaumière
! L'incinerater des dechets li bien danzéré. Li
ranne la fimé toxiques ki contenir banne metal lourds et
pli danzéré encore la dioxine et furanes ki provoke
cancer, malformation tibaba, problèm la sante ek developmen
dan zenfans. Li absorbé dans nou legumes, nou zanimo, nou
délo boire. Couma zot tou conné Maurice bien tipti.
Avec divan, cyclone, la pli é manzé contaminé
(ena bocoup plantation agricultire é bétail a la
chaumière) tou l'ile Maurice entier pou affecté,
na pa selmen la chaumière ek so banne zenvirons ! Nou pa
lé ki Maurice Paradis vine Maurice L'Enfer Mobilizé
avan ki li tro tard."
Les animateurs de la Platform Anti Pollution (PAP) invitent ceux
qui ont réceptionné ce mail à l'envoyer à
dix autres personnes. Au bas du mail, trois photos démontrant
les effets de la dioxine sur l'homme, dont la photo de Uchenko
qui avait été contaminé à la dioxine;
un manifestant exhibant une statuette et un enfant souffrant de
malformation. Des images qui auront sans doute choqué et,
il faut tout de même le souligner, n'illustrent en aucune
façon les séquelles d'une victime d'un incinérateur.
GM cherche consultant
Le gouvernement, à travers le Board of Investment (BOI),
envisage de faire appel à un consultant pour le conseiller
sur les aspects techniques, économiques et financiers relativement
au méga-projet d'incinérateur de déchets
à La Chaumière. Compte tenu des enjeux financiers
de ce projet, qui d'autant plus impliquera les fonds publics concernant
le paiement d'un tipping fee au promoteur pour chaque tonne
de déchets et également la vente d'électricité
au Central Electricity Board, certains au niveau du ministère
des Administration régionales et de celui des Finances
ont évoqué cette question. De plus, cet incinérateur,
qui traitera 300 000 tonnes des 400 000 de déchets
du pays actuellement enfouis à Mare Chicose, n'a pas fait
l'objet d'un request for proposal avant que celui de Gamma-Covanta
ne soit retenu par le gouvernement.
PAL: "Transactions douteuses
"
Le Parti Action libérale (PAL) est le premier mouvement
politique du pays à s'interroger sur l'empressement de
l'État à donner son feu vert à de gros projets
du privé, dont la centrale à charbon à Pointe
aux Caves et l'incinérateur brûlant des déchets
pour produire de l'électricité à La Chaumière.
"Les transactions douteuses s'accumulent", fait
ressortir le leader du PAL, L. Ramsahok. "Deux exemples
flagrants sont la centrale à charbon et l'incinérateur
de déchets. Ces deux projets représentent des risques
de pollution certaine. Outre la pollution environnementale, ils
représentent un véritable danger pour la population
avoisinante en terme de menace à la santé publique.
Qui plus est, il existe des zones d'ombre autour des finances
de ces deux projets. Il y a matière pour une commission
d'enquête
", indique-t-il dans une lettre
adressée à la presse cette semaine.
Diplômes des étudiants de l'IST
Garantie d'une co-délivrance par l'Université
de Limoges
La situation s'est décantée à l'Institut
Supérieur de Technologie (IST). Après plus de trois
semaines de grève, les étudiants ont repris leurs
cours mercredi dernier. Cela, après s'être assurés,
auprès du directeur de l'Université de Limoges,
Gilles Brossaud, actuellement à Maurice, que leur diplôme
- du moins pour les étudiants actuellement en première
année - sera co-délivré par l'institution
française. Affichant leur satisfaction, les étudiants
de l'IST maintiennent toutefois que leur combat ne s'arrêtera
pas à cette première victoire. "Les démarches
en vue d'un renouvellement du protocole d'accord entre Limoges
et l'IST continuent. Nous pensons à l'avenir des autres
étudiants et de l'IST", affirment les membres
du Students' Council.
"Gilles Brossaud, le directeur de l'Université
de Limoges, nous a demandé de lui accorder un minimum de
confiance. Il nous a donné la garantie que pour les étudiants
actuellement en première année, le problème
de co-délivrance des diplômes par Limoges ne se posera
pas. Notre diplôme sera co-délivré par Limoges",
expliquent les étudiants de l'IST qui ont tenu une conférence
de presse jeudi dernier. Dans cette optique, tous les étudiants
de l'IST ont mis fin à leur mouvement de grève et
ont repris les cours mercredi dernier. Les étudiants indiquent
que leur rencontre avec Gilles Brossaud a été des
plus positives. "Depuis plusieurs mois, c'est la seule
personne qui nous a donné des explications claires et nettes.
Il a pris un engagement personnel envers nous et nous a donné
sa parole que même si les négociations continuent
entre les autorités concernées pour le partenariat
entre l'IST et Limoges, dans notre cas, notamment pour les étudiants
de première année, nous obtiendrons nos certificats
co-délivrés par Limoges", font ressortir
ces jeunes étudiants.
Si leur situation a été réglée, les
étudiants de l'IST ne comptent pas cesser leur lutte. "Nous
avons remporté la première étape de notre
bataille. Et nous allons continuer les démarches afin que
ceux qui viendront suivre une formation à l'IST puissent
avoir les mêmes droits. Il est nécessaire de trouver
une solution pour que le protocole d'accord qui existait entre
l'IST et Limoges soit renouvelé", disent les étudiants.
Ces derniers indiquent également qu'ils tentent actuellement
d'obtenir auprès de leurs chargés de cours des sessions
de rattrapage pour les heures de cours perdues, suite à
leur grève depuis le 26 mars dernier.
Les étudiants remercient le directeur de l'établissement
limousin qui s'est déplacé pour eux, alors qu'il
est en visite privée dans l'île. Pour ces étudiants,
ceci démontre que leur mouvement de grève n'a pas
été vain. Ils ajoutent que Gilles Brossaud leur
aurait même indiqué que leur démarche lui
a été d'une aide, en vue de faire bouger les choses
au niveau des autorités. Gilles Brossaud a également
assuré aux étudiants de l'IST qu'il compte poursuivre
les démarches auprès du gouvernement mauricien pour
trouver une solution au problème qui touche l'établissement
mauricien suite à la nouvelle réforme éducative
sur le territoire français. En effet, suite à la
réforme de l'éducation en France, les partenariats
entre les universités françaises et établissement
tertiaires étrangers se font uniquement sur une base d'université
à université. C'est l'une des raisons avancées
dans le cadre du non-renouvellement du protocole d'accord entre
Limoges et l'IST, ce dernier disposant d'un statut d'école
polytechnique et non d'université.
Toutefois, le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool,
a assuré que le comité technique, présidé
par le chairman de la Tertiary Education Commission (TEC), institué
avec les représentants de l'Université de Maurice
(UoM) et l'Université de Technologie de Maurice (UTM),
travaille sur une éventuelle affiliation de l'IST à
l'UoM/UTM. Dans ses réponses aux questions de Paul Bérenger
et Jayen Cuttaree du MMM, lors de la session parlementaire du
11 avril dernier, Dharam Gokhool a fait ressortir que cette affiliation
"would facilitate the renewal of the Protocol to satisfy
the new requirement of the French side". À ce
jour, au niveau du ministère, on confirme que les négociations
sont toujours en cours et qu'un communiqué sera émis
cette semaine pour indiquer la solution trouvée.
Aviation
L'IATA Operational Safety Audit à Air Mauritius vendredi
Air Mauritius est devenue la quatrième compagnie
aérienne en Afrique subsaharienne à décrocher
la reconnaissance internationale de l'IATA Operational Safety
Audit (IOSA). La remise de ce certificat au président
du conseil d'administration, Sanjay Bhuckory, s'est déroulée
vendredi dans les locaux de la IATA à Genève en
présence de Giovanni Bisignani, directeur général
et Chief Executive Officer.
"; Safety is our industry's number one priority and last
year our safest year ever. By successfully completing IOSA, Air
Mauritius has shown its leadership and commitment to improving
safety even further ", a fait ressortir Giovani Bisignani
à cette occasion.
De son côté, Sanjay Bhuckory a trouvé que
"; passing the IOSA test means that Air Mauritius is officially
recognised, worldwide, to be beyond reproach on matters of safety.
This is an honour for our national airline and our country ".
Selon les nouveaux règlements, toutes les compagnies
aériennes auront à subir avec succès le test
de l'IOSA au plus tard avant la fin de cette année pour
maintenir leur IATA Membership.
Par ailleurs, un Airbus A 319 de la compagnie aérienne
nationale, Air Mauritius, qui se trouvait dans le hangar
de GAMCO à Abhu Dhabi, a été affecté
par l'incendie d'un Airbus A 3200-600 de Qatar Airways
aux petites heures jeudi matin. Selon les renseignements obtenus
de sources autorisées pendant le week-end, les dégâts
sont relativement conséquents vu que l'appareil ne pourra
pas rallier le Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport
mercredi après avoir subi un C-Check chez GAMCO.
Des spécialistes d'Airbus Industrie sont arrivés
à Abhu Dhabi en fin de semaine en vue d'effectuer un constat
général sur l'appareil. Un rapport complet devra
être transmis aux responsables d'Air Mauritius d'ici
mercredi avant que les réparations nécessaires ne
soient entamées. Le Flight Safety Manager et des
ingénieurs d'Air Mauritius ont également
fait le déplacement pour Abu Dhabi.
Un communiqué de la compagnie aérienne nationale
émis jeudi donne un aperçu des problèmes
survenus au hangar de GAMCO à Abhu Dhabi. "; Initial
indications are that the aft section (from the center section
to the trail) broke away from the rest of the aircraft and dropped
on the groucd, touching an Aurbus A 319 aircraft of Air Mauritius,
which was parked next to it in the hangar ", souligne
Air Mauritius. La zone sinistrée a été
mise en quarantaine depuis jeudi matin et l'accès interdit
aux avions se trouvant dans les locaux de GAMCO, soit l'Airbus
A 300-600 de Qatar Airways, l'Airbus A 319 d'Air Mauritius
et un Airbus A 320 de Kingfisher, une compagnie aérienne
indienne.
40 heures durant la coupe dans l'industrie sucrière
Le gouvernement entérine une décision de principe
C'est jeudi prochain que se réunira, sous la présidence
de l'Attorney General, Rama Valayden, le comité technique
chargé de l'application pratique de la semaine de 40 heures
pendant la période de coupe dans l'industrie sucrière.
Une décision de principe à cet effet a été
entérinée, vendredi, par le Cabinet des ministres
lors de sa réunion hebdomadaire.
Si dans de premières déclarations à chaud,
les syndicats accueillent favorablement cette décision
de principe du gouvernement et parlent de "grande victoire",
ils souhaitent être convaincus dans les modalités
de son application. Ainsi, pour Gopal Bhujan de la Plantation
Workers' Union (PWU), il ne saurait être question de semaine
de 40 heures étendue sur six jours "comme le souhaite
le patronat".
Pour lui, en effet, pour être effectif à l'avantage
des travailleurs, cette mesure devra s'appliquer que sur cinq
jours de travail, le samedi exclu. Gopal Bhujan regrette aussi
que les 40 heures durant la coupe arrivent avec autant de retard
alors que, dit-il, les effectifs ont été largement
diminués. Ce qui, déclare le syndicaliste, n'est
pas pour profiter à l'ensemble de ceux et celles qui se
sont beaucoup sacrifiés pour le développement de
cette industrie.
Serge Jauffret de l'Union of Artisans of the Sugar Industry (UASI)
rappelle, lui, que la lutte pour la semaine des 40 heures remonte
à aussi loin que 1970. Il rappelle, de même, qu'il
s'agissait là de la principale demande durant la grande
grève de 1979. Une lutte qui s'est, depuis, poursuivie,
notamment au niveau du Tribunal d'Arbitrage Permanent (TAP) qui
devait, d'ailleurs, explique M. Jauffret, rendre incessamment
son jugement sur le sujet.
Tout en accueillant comme "une grande victoire" la
décision de principe du gouvernement, le dirigeant de l'UASI
ne demande, dorénavant, qu'à être "convaincu"
du "sérieux" du gouvernement. "Si
le gouvernement est sérieux dans sa démarche, qu'il
sorte un Legal Supplement en vue d'amender en conséquence
les Remuneration Orders de l'industrie sucrière.
Nous ne voyons pas l'utilité d'un comité technique
qui ne pourra que faire traîner encore en longueur une décision
finale. À moins que ce ne soit là qu'un subterfuge
en marge de la mobilisation pour la Fête du Travail le 1er
mai
", déclare M. Jauffret.
Pour Serge Jauffret, plutôt que d'un comité technique,
il est mieux d'amender les Remuneration Orders de l'industrie
sucrière et de dépoussiérer ces dispositions
régissant les salaires et conditions d'emploi des travailleurs
en vue non seulement de rendre légale la semaine de 40
heures durant la coupe, mais aussi d'établir, une fois
pour toutes, le principe "travail égal = salaire égal"
dans l'industrie sucrière.
Il est à noter qu'au terme de leurs luttes, les syndicats
devaient obtenir, en 1995, la semaine de 40 heures durant l'entre-coupe
au moment où le gouvernement d'alors abolissait la taxe
de sortie sur le sucre.
Maisons CHA
Groupement Metizaz: "Pa fer dimunn mizer pey Rs 2 000"
Le Groupement Metizaz, association regroupant plusieurs résidents
des maisons l'ex-Central Housing Authority (CHA), a tenu une conférence
de presse hier au Centre Social Marie Reine de La Paix, Port-Louis.
Lors de ce point de presse, le porte-parole de l'association,
l'ancien député Gérard Paya, a exprimé
le souhait d'une rencontre avec le ministre du Logement et des
Terres, Asraf Dullul, pour éclaircir quelques zones d'ombre
et trouver une alternative aux Rs 2 000 qui sont réclamées
aux résidents.
La joie de pouvoir devenir propriétaire de leurs maisons
s'est estompée parmi les résidents des logements
de l'ex-Central Housing Authority (CHA). Après le vote
du State Land (Amendment) Bill au Parlement, ces
résidents pensaient voir enfin une lueur d'espoir. Mais
maintenant, ils sont dans le flou et exigent des éclaircissements.
Pour faire entendre leur voix, ils se sont regroupés au
sein de l'association Groupement Metizaz. C'est dans cette optique
que ce groupement a tenu une conférence de presse hier
au Centre Social Marie Reine de La Paix, Port-Louis. Selon l'ancien
député Gérard Paya, porte-parole du Groupement
Metizaz: "La plupart des résidents des CHA sont
des pensionnaires. Certains d'entre eux ont commencé à
payer le bail de leur terrain à Rs 17.50 et cela pendant
plus de quarante ans. Ils veulent savoir comment obtenir le titre
de propriété de leurs maisons et combien coûte
cette procédure."
Gérard Paya a aussi déclaré que plusieurs
résidents ne pourront pas payer les Rs 2 000 que réclame
le gouvernement. "Kot nou pou tir Rs 2 000. Nou bann dimunn
mizer. Apre, nou pou bizin get noter pou fer papye. Kot nou pou
gayn tou sa kas-la ?", déclaraient quelques résidents
de maisons CHA présents à cette conférence
de presse. Face à ces témoignages, Gérard
Paya devait déclarer: "Nous devons rencontrer le
ministre Dullul pour trouver une solution à tout cela".
Le Groupement Metizaz veut également savoir quelle est
la procédure à suivre s'il y a plusieurs héritiers
pour un seul terrain. "Ena terin ena plis ki 40 eritye
ki pou fer ar zot ?", se demande un membre du Groupement
Metizaz.
Les résidents demandent aussi la décentralisation
des officiers du ministère du Logement. "Plusieurs
d'entre nous sommes âgées et ne pouvons pas à
chaque fois faire le voyage pour attendre deux heures à
faire la queue. Parfois on retourne à la maison sans avoir
pu faire nos démarches", s'indigne un membre du
Groupement Metizaz.
Lutte contre la drogue
Cassam Uteem: "Pena okenn dout ki trafikan osi finans
parti politik"
Un quart de siècle après l'introduction de l'héroïne
et du brown sugar à Maurice, le pays reste en situation
d'échec dans la lutte contre le trafic de drogue et de
la toxicomanie. Pour Cassam Uteem, cette situation est le résultat
des lacunes dans l'éducation dispensée aux jeunes
à l'école comme au sein de la cellule familiale.
Ajay Daby souligne, de son côté, des failles qui
subsistent au niveau de la répression, alors qu'Ally Lazer
déplore le manque de volonté politique et la corruption.
Si beaucoup sont attendus des décideurs, la complicité
entre les politiciens et les trafiquants a aussi été
abordée. Telles sont quelques-uns des points soulevés
par les invités du Centre Idrice Goomany qui, dans le cadre
de ses 21 ans, a organisé une table ronde à la municipalité
de Port-Louis lundi.
Quand le Chief Executive Officer d'une des plus grandes
compagnies privées du pays reconnaît avoir financé
des partis politiques durant une campagne électorale: "Mwa,
mo pena okenn dout ki trafikan osi finans parti politik",
dit Cassam Uteem. En période de campagne électorale,
ce sont parfois des millions de roupies qui sont gérées
par les partis politiques, "qui ne sont redevables envers
personne". Selon l'ex-président de la République,
"si nous voulons combattre le blanchiment d'argent et
le trafic, cette loi nous sera importante". Participant,
lundi, à une conférence sur le trafic de drogue
organisée par le Centre Idrice Goomany.
Opinion partagée par Ajay Daby qui demande aussi de la
transparence sur le financement des partis dans le cadre de la
lutte contre le trafic de drogue. Ally Lazer laisse comprendre
que les trafiquants ont su tirer profit de leurs relations avec
les politiciens au détriment des intérêts
du pays. Selon Cassam Uteem, face aux moyens dont disposent les
trafiquants, des politiques peuvent parfois se montrer vulnérables.
Mais il y a aussi ceux qui se retrouvent pris dans "l'engrenage"
du narcotrafic à leur insu, précise-t-il. Ally
Lazer explique qu'à travers leurs émissaires, des
trafiquants financent des partis opposés en période
de campagne électorale: "Qu'importe l'issue du
scrutin, eux restent gagnants". Ce qui leur permet par
la suite d'exiger la protection, ou l'intervention en leur faveur,
des membres du gouvernement.
Si en trois ans à la tête du Narcotics Bureau,
Ajay Daby dit n'avoir vu apparaître aucun nom de politicien
dans le cadre des enquêtes menées, il demeure toutefois
avéré que le trafic a prospéré grâce
au soutien de parlementaires. L'exemple reste la découverte
de 20 kilos d'héroïne dans la valise d'un des quatre
députés arrêtés à Amsterdam
en 1986. Quelque temps auparavant, l'un des parlementaires interpellés
avait travaillé sur le Select Committee Dulloo où
des recommandations avaient été faites au GM sur
les mesures à prendre pour combattre la drogue
"Il n'y a jamais eu de volonté politique pour combattre
la drogue"
Un quart de siècle après l'introduction du brown
sugar et de l'héroïne sur le marché mauricien,
il est reproché aux différents régimes qui
se sont succédé de n'avoir su prendre les mesures
appropriées pour combattre la drogue. Pour Ally Lazer,
la situation a atteint aujourd'hui des dimensions inquiétantes
"parce qu'il n'y a jamais eu de volonté politique
pour combattre la drogue". Il pointe du doigt les différents
régimes qui se sont succédé. Entre-temps,
au sein des institutions, certains ont su tirer profit de cette
situation. La corruption, rappelle-t-il, étant un élément
important - et souvent incontournable - du trafic de drogue.
Cette activité illicite, rappelle Ajay Daby, est avant
tout motivée par les gros profits qu'elle génère.
D'où les motivations manifestées par le gouvernement,
il y a quelques années, de priver les trafiquants de leurs
biens ainsi acquis. Apportant un nouveau souffle au Narcotics
Bureau quand il y avait été nommé, Ajay
Daby explique avoir enquêté sur les avoirs de plusieurs
trafiquants. Sept de ces enquêtes, dit-il, ont été
bouclées et les dossiers soumis au parquet. Mais à
ce jour, aucune saisie n'a été réalisée.
Pour accélérer les procédures, Ajay Daby
suggère la création d'un tribunal spécial.
L'adoption d'un Proceeds of Crimes Act pourrait, dit-il,
veiller à la cohésion du travail entre les différents
services engagés. L'ex-commissaire du Narcotics Bureau
dit, en effet, avoir buté contre plusieurs obstacles administratifs
dans sa tâche. Des amendements aux lois ont aussi été
nécessaires pour permettre au service qu'il dirigeait à
l'époque de fonctionner dans de meilleures conditions.
Le silence qui entoure aujourd'hui ce bureau inquiète.
Pour une lutte efficace contre la drogue, Maurice doit encore
se donner les moyens. C'est ce que le pays n'a su faire jusqu'ici.
En un quart de siècle, le problème n'a cessé
de s'accentuer, les estimations font désormais état
de 20 000 à 25 000 consommateurs d'opiacés. En dépit
de son coût onéreux, la Méthadone a été
introduite dans le traitement, et des seringues sont offertes
aux usagers de drogues pour éviter les nouvelles contaminations
au VIH. L'usage de drogue étant le principal facteur de
transmission du virus dans le pays. Si Maurice est souvent cité
en exemple à ce niveau, Ally Lazer rappelle que depuis
1999, les Nations Unies considèrent que le pays a le plus
grand taux de consommateurs d'opiacés en Afrique. Prostitution,
prostitution infantile, vols sont parmi les autres fléaux
sociaux découlant de cette situation. Des solutions sont
toujours attendues.
Prévention et éducation: "Nou inn fel"
Lors de son intervention, Cassam Uteem est revenu sur la dimension
humaine de ce problème qui affecte des individus, et inévitablement,
l'ensemble de leur entourage. Tristesse et chagrin, témoigne-t-il,
ont, il y a quelque temps, succédé à la mort
de son fils: "Mais si dans une maison, il y a un drogué,
c'est pire qu'un décès, c'est une catastrophe."
Selon lui, face à l'étendue du problème
de la drogue au sein de la société à Maurice,
plus aucune famille ne peut se croire à l'abri. "Aussi
longtemps que nous chaque individu n'aura pas été
sensibilisé, nous ne réussirons pas dans la lutte",
dit Cassam Uteem. Pour ce dernier, c'est au niveau de la prévention
et de l'éducation que se situe la solution au problème.
Mais, le constat est peu reluisant: "Nou inn fel an tan
ki nasyon kan nou get sa kantite zenn ki rant dan ladrog",
dit-il. Basé sur la compétition, le système
d'éducation, ajoute-t-il, n'a su préparer les jeunes
à faire les bons choix, alors que des parents ont aussi
failli dans leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants. Il
lance un appel pour que la prévention se fasse à
l'intérieur des écoles comme au sein de la famille.
Travailleurs sociaux: "Les médecins de notre société"
Sans les travailleurs sociaux, dit Cassam Uteem, "nous
pei kapav degringole". Il considère que ces derniers
sont "les médecins de notre société;
si pena zot, nou tom dan trou". Cependant, l'ex-Président
regrette le peu de considération qui leur est accordée,
insistant qu'ils ne devraient plus avoir à "mendier"
pour être en mesure d'accomplir leur travail. Tout au
contraire, face aux problèmes qui affectent le pays, c'est
au gouvernement d'assumer ses responsabilités en considérant
le fait que les travailleurs sociaux sont là pour aider.
Cassam Uteem a ainsi précisé le devoir de l'État
dans la réhabilitation des personnes souffrant de dépendance
aux substances. Il a lancé un appel aux autorités
pour que les ressources nécessaires soient mises à
la disposition de ceux qui sont dans ce domaine.
Pour rappel, il y a 21 ans, Cassam Uteem avait aidé à
la création du Centre Idrice Goomany. À cette époque,
en tant que lord-maire, il avait apporté son soutien à
des bénévoles de Port-Louis qui avaient pris les
devants pour venir en aide aux personnes affectées par
la drogue. Quelque temps auparavant, brown sugar et héroïne
avaient remplacé l'opium sur le marché. Le drame
qui avait frappé les premières victimes de ces drogues
avait interpellé quelques-uns de leurs voisins. Plusieurs
de ces derniers sont toujours engagés dans le combat.
Santé
Du sport pour réduire les risques de cancer du sein
et d'Alzheimer
Il n'est un secret pour personne que le sport est bon pour la
santé ! Les bénéfices de l'exercice physique
sont connus depuis belle lurette. Pour se prévenir contre
les maladies cardiovasculaires, l'obésité, le diabète,
entre autres, pratiquer une activité physique est importante.
De récents travaux américains affirment que les
activités physiques, modérées ou à
forte intensité sur le long terme, réduiraient les
risques de cancer du sein. D'autres études affirment, elles,
qu'outre la formation de nouvelles cellules nerveuses pour la
mémoire, le sport pourrait offrir un nouvel espoir dans
la lutte contre la maladie d'Alzheimer.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la fréquence
des cancers pourrait augmenter de 50% dans le monde, avec 15 millions
de nouveaux cas par an en 2020. En 2000, quelque 400 000 femmes
sont mortes du cancer du sein, soit 1,6% de tous les décès
de femmes. L'OMS avance que plus d'un million de cas de cancers
du sein surviennent chaque année. Toutefois, selon le rapport
sur le cancer dans le monde, les mesures urgentes prises par l'OMS
pour lutter contre cette maladie pourraient infléchir cette
tendance. Parmi celles préconisées: la lutte contre
le tabagisme, la consommation fréquente de fruits et légumes
et l'exercice physique. Qui ont de réels effets pour aider
à la prévention d'un tiers des cas de cancers (y
compris celui du sein).
Deux études américaines publiées récemment
citent les exercices comme l'un des moyens pour prévenir
et lutter contre le cancer du sein. Avançant que deux tiers
des cancers du sein sont considérés comme estrogen-positive
(provoqués par les hormones strogènes) et
que le tiers restant serait estrogen-negative, plusieurs
experts soutiennent que la pratique régulière d'exercices
physiques réduirait le taux d'hormones strogènes
dans les vaisseaux sanguins. Selon quelques experts, pour certains
types de cancers du sein, une réduction d'strogènes
équivaudrait à une réduction de fuels.
En rappelant que l'obésité après la ménopause
est corrélée à un surrisque d'avoir un cancer
du sein, des études indiquent que les exercices réduisent
la formation de tissus gras hormonalement actifs. Une baisse de
poids aiderait à prévenir et lutter contre les risques
de cancer du sein. Mais cela ne veut pas dire pour autant que
les personnes minces n'ont rien à gagner en pratiquant
un sport.
Ces études américaines récentes soutiennent
également que dans tous les cas, l'exercice physique modéré
sur le long terme réduirait les risques de développer
un estrogen-negative invasive breast cancer. Les recherches
démontreraient aussi que les résultats sont positifs
en ce qui concerne la pratique du sport pour lutter contre les
estrogen-positive cancers. Il semblerait que plus on pratique
des activités physiques régulières et rigoureuses
plus tôt, soit durant la période de puberté,
moins serait-on exposé aux risques d'un cancer du sein.
L'Agence Internationale de Recherche sur le Cancer (IARC) et la
Société Américaine du Cancer (SAC) préconisent
ainsi aux femmes de pratiquer une activité physique régulière
- marche rapide, vélo, montée des escaliers à
pied, gymnastique, entre autres, d'intensité modérée
à forte, au minimum 30 minutes par jour. En effet, les
recherches démontrent que non seulement le nombre d'heures
d'efforts est important mais l'intensité de l'activité
influe également de manière primordiale sur le risque
de cancer du sein.
Ces études donnent de l'espoir à bon nombre de personnes.
Pour sa part, le cancérologue Anil Mohit estime que "le
sport est bon pour la santé. Dans le cas des personnes
obèses, notamment après la ménopause, pratiquer
une activité physique régulière aide à
minimiser les risques de récidives d'un cancer du sein.
Toutefois, pour ce qui est de la prévention, les recherches
continuent. Les études effectuées ne sont pas toujours
nécessairement scientifiques. Il ne faut pas s'en tenir
uniquement aux études". Le Dr Mohit rappelle toutefois
qu'en général, les activités sportives contribuent
à prévenir contre différents types de maladies.
Exercer son corps et son cerveau
Une autre étude américaine soutient que lorsqu'on
exerce son corps, on exerce aussi son cerveau. Outre l'apport
en musculature et la prévention des maladies cardiovasculaires,
les activités physiques "augmenteraient les capacités
du cerveau et pourraient offrir un nouvel espoir dans la lutte
contre la maladie d'Alzheimer".
Se basant sur une étude effectuée auprès
d'un groupe de personnes pratiquant l'aérobic pendant trois
mois, des chercheurs affirment que le sport, à travers
une hausse du taux de Brain Derived Neurotropic Factor
(BDNF), encourage le cerveau à produire de nouvelles cellules
nerveuses fonctionnelles, que les scientifiques ont nommées
Miracle-Gro for the brain. Ces cellules sont formées
dans le dentate gyrus de l'hippocampe, au niveau de la
face intérieure du lobe temporal du cerveau, qui contrôle
l'apprentissage et la mémoire. Selon les études
effectuées, la pratique du sport à tout âge
augmente la capacité du cerveau. Les enfants pourraient
ainsi stimuler leurs capacités intellectuelles.
D'autres chercheurs avancent même que des exercices physiques
rigoureux pourraient également amener les vieilles cellules
du cerveau à former d'autres cellules qui feraient travailler
le cerveau plus rapidement et parer au déclin cognitif.
Si les études soutiennent que l'activité sportive
contribue à prévenir les risques de la maladie d'Alzheimer,
elle pourrait même réduire la progression de cette
maladie chez certains. Bien qu'on ne comprenne pas encore tous
les mécanismes neurobiologiques par lesquels se produisent
ces effets "prometteurs" sur notre cerveau, il
n'est jamais trop tôt ou trop tard pour apporter les changements
nécessaires qui aideront à maintenir ou à
améliorer la santé de vos cellules grises.
Brèves santé
Du curry pour préserver ses neurones ?
Une étude conduite chez plus de 1 000 Asiatiques âgés
de 60 à 93 ans montre que les personnes qui consomment
régulièrement du curry conservent de meilleures
performances intellectuelles
Une observation à rapprocher
du fait que la maladie d'Alzheimer serait environ 4 fois plus
faible en Inde, pays de grande consommation de curry, qu'aux États-Unis.
Bien que très encourageants, ces résultats mériteraient
d'être validés par des essais cliniques.
Contre la dengue
un insecticide naturel
Des chercheurs brésiliens viennent de prouver, in vitro,
l'efficacité totale d'un insecticide tiré d'une
plante locale contre les larves d'Aedes aegypti, le moustique
vecteur de la dengue, maladie des zones tropicales qui se répand
maintenant vers les zones sous-tropicales de la planète.
Rien qu'au Brésil, près de 70 000 cas de dengue
ont été diagnostiqués dans les trois premiers
mois de l'année.
Constatant que les insecticides utilisés à ce jour
présentent une "haute toxicité pour les humains,
les animaux et les plantes", des scientifiques de l'Institut
Oswaldo Cruz de Rio de Janeiro, associés à des confrères
de l'université de Sao Paulo, ont extrait un principe actif
à partir d'un genre de poivrier très prolifique
au Brésil, le Piper solmsianum. À la concentration
de 1 millimètre cube par litre d'eau, l'extrait a détruit
100% des larves en vingt-quatre heures, "et cela sans
laisser aucun résidu toxique", a souligné
le Dr Guimaraes, de l'Institut O. Cruz. La molécule et
son procédé d'extraction ont été brevetés.
L'étape suivante consistera à tester le produit
dans la nature, dans les lieux où se trouvent les larves
de l'Aedes aegypti.
Cette découverte peut être d'autant plus intéressante
que ce même moustique est le vecteur principal de la fièvre
jaune, et aussi, dans certains cas relevés en Asie ou en
Afrique de l'Ouest, du chikungunya.
Santé
La Route du Cur reprend son chemin
Le malaise de la semaine dernière au Cardiac Centre de
Pamplemousses semble s'être dissipé. Les médecins
qui devaient effectuer une causerie dans le cadre du programme
La Route du Cur, organisé par la Heart Foundation,
mais qui n'ont pu le faire suite à une objection du conseil
d'administration du centre, ont repris la route hier. Ils ont
participé à La route du Cur au centre communautaire
de Solférino. Ceci, suite à une grosse demande du
public pour que ce programme continue son chemin. Il semblerait,
cette fois, que le conseil d'administration n'ait pas vu d'objection
à la participation de ces médecins du centre cardiaque.
Contacté à ce sujet, le président du Trust
Fund for Specialised Medical Care (TFSMC), Siv Potaya, n'a pas
souhaité faire des commentaires. "Je n'ai rien
à dire. Les médecins du centre sont sujets aux directives
du board", rappelle-t-il. Par ailleurs, on apprend que
la Heart Foundation compte réorganiser très prochainement
une nouvelle causerie, avec le soutien des cardiologues, à
Eau Coulée, afin de satisfaire la centaine des personnes
frustrées qui s'étaient déplacées
vainement samedi dernier.
Job Fair 2007
Quelque 20 000 visiteurs attendus d'ici la clôture
C'est cet après-midi à 16h que prend fin la Job
Fair 2007 qu'organise depuis jeudi à l'auditorium de l'Université
de Maurice l'Empowerment Programme, avec le soutien logistique
du National Productivity and Competitiveness Council (NPCC). Satisfaits
de la réaction des demandeurs d'emploi à ce premier
Salon des Métiers, les organisateurs s'attendent à
accueillir jusqu'à la fin de la manifestation, cet après-midi,
quelque 20 000 visiteurs.
8 840: c'est le nombre d'emplois à prendre par des chômeurs
d'ici la fin de l'année 2007 sur la base des données
fournies par les employeurs eux-mêmes, explique Jean-Claude
de L'Estrac, président du Steering Committee de
l'EP. Aussi croit-il nécessaire un "changement
de mentalité" en vue de ne pas "se faire
peur soi-même".
C'est dans le souci de mettre en contact demandeurs et pourvoyeurs
d'emplois que s'inscrit l'organisation de ce premier job fair.
Les quelque 23 000 chômeurs officiellement enregistrés
auprès du Bureau de l'Emploi ont été personnellement
invités à visiter le Salon et prendre connaissance
des offres d'une trentaine d'employeurs qui y tiennent des stands.
Le programme comprend une présentation des principaux secteurs
pourvoyeurs - hôtellerie et tourisme, technologie de l'information
et des communications, construction, textile/habillement, seafood;
des conférences sur les perspectives d'embauche et de carrière;
des rencontres personnalisées entre demandeurs et pourvoyeurs
d'emplois; l'enregistrement sur place des demandeurs, ainsi que
la dissémination des informations sur les possibilités
de placement et de formation sous l'Empowerment Programme.
Avec le soutien logistique du NPCC, des cabines d'entretiens ont
été aménagées pour l'interview des
demandeurs par des employeurs. Les conférences, elles,
se tiennent dans l'auditorium. Celles-ci sont animées par
des organismes de soutien comme l'Industrial and Vocational Training
Board (IVTB), le Board of Investment (BOI) ou encore l'Association
des Hôteliers et Restaurateurs de l'île Maurice (AHRIM).
Ce dimanche sont prévues une conférence sur les
perspectives de carrière dans l'hôtellerie par l'AHRIM
à 11h, et une autre sur la formation dans le même
secteur de même que dans l'ingénierie, les TIC, le
design de mode et la construction par l'IVTB à 11h30.
Au nombre des employeurs qui tiennent un stand au salon figurent
Appletree Communications, Accenture Ltd, Rogers Outsourcing, TNT
Doc. Services (ICT/BPO); Le Méridien, Maritim Hotel, La
Plantation, Labourdonnais Waterfront (hôtellerie et tourisme);
CIEL Textile, Star Knitwear, Denim de l'île (textile/habillement)
et Thon des Mascareignes et Princes Tuna (seafood).
Parmi les secteurs d'activités représentés
à ce job fair et susceptibles d'offrir à
des demandeurs des perspectives d'emplois figure le seafood.
Ainsi, selon les projections, ce secteur ambitionne, d'ici 2010,
de pourvoir quelque 18 000 emplois directs. Au nombre des postes
à remplir dans ce créneau figurent, outre des opérateurs,
des responsables techniques et des responsables de qualité.
Sur la base de l'objectif visé d'accueillir 2 millions
de touristes d'ici 2015, il est prévu que le secteur hôtellerie/tourisme
pourvoira 8 850 emplois directs et 21 000 emplois indirects d'ici
2009.
Lors de la cérémonie d'ouverture, jeudi, le ministre
des Finances, Rama Sithanen devait d'ailleurs laisser entendre
que pour son plein développement, l'industrie de l'hospitalité,
prise dans sa globalité, aura besoin d'un grand nombre
de techniciens et de spécialistes.
Petits planteurs de Riche Terre / Terre Rouge
Manif avec bêtes devant le ministère de l'Agro-industrie
Quelque 150 des petits planteurs de Riche Terre / Terre Rouge
ont manifesté, vendredi, devant le NPF Building, siège
du ministère de l'Agro-industrie, pour protester contre
la mesure d'expulsion prise à leur encontre par le gouvernement.
Le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam et le ministre de l'Agro-industrie,
le Dr Arvin Boolell, ont été les principales cibles
des manifestants, dont certains sont venus protester avec leur
petit bétail aux portes du ministère.
"Ena boukou lézot later ti kapav doné (NDLR
: aux promoteurs chinois,Tianli). Nou napa kont dévelopman
mé pa kapav fer dévelopman lor kadav dimounn mizer",
a affirmé avant la manifestation aux petits planteurs présents,
Vishnu Lutchmeenaraidoo, qui agit comme consultant auprès
des protestataires.
Quant à Me Ajay Daby, leur conseiller légal, qui
suit l'affaire de l'expulsion en cour suprême, il a laissé
entendre qu'il produira en cour une déclaration faite autour
de cette question par le chef du gouvernement dimanche dernier
à Triolet. Ajay Gunness, député MMM qui a
été parmi les parlementaires qui ont soulevé
la question de ces petits planteurs à l'Assemblée
nationale, s'est aussi adressé à l'assistance.
Presse
L'AJM autorisée à utiliser le vocable "Maurice"
L'Association des Journalistes de Maurice (l'AJM) a fait un pas
important ce mois-ci vers sa reconnaissance comme une entité
légale. Fondée le 6 septembre de l'année
dernière dans le sillage de la forte mobilisation suscitée
chez les professionnels de la presse mauricienne après
l'intention manifestée par le gouvernement d'imposer la
Media Commission, l'association a dû se conformer - comme
n'importe quelle association du pays, d'ailleurs - aux exigences
du Business and Trade Names (Prohibition) Act, qui fait
obligation d'obtenir l'approbation préalable du Bureau
du Premier ministre pour pouvoir utiliser le vocable "Maurice".
Il faut effectivement savoir que depuis les années 90,
en raison de nombreux abus qui avaient été constatés,
les autorités se montrent très prudentes envers
les sociétés, groupes ou individus désireux
d'utiliser le nom de "Maurice", "Mauritius"
ou encore "National". Toute demande dans ce sens doit
d'abord être visée par le State Law Office.
En ce qui concerne l'Association des Journalistes de Maurice,
sa requête avait été déposée
le 23 janvier dernier et elle a obtenu une réponse favorable
le 9 avril, qui a été confirmée il y a deux
semaines. L'AJM souhaite maintenant que les choses aillent vite
du côté du Registrar of Associations, seul organisme
habilité à lui octroyer la reconnaissance officielle,
avec l'espoir que d'ici la commémoration de la Journée
internationale de la Liberté de la Presse, le 10 mai prochain,
la profession journalistique dispose enfin d'une représentation
sérieuse.
Au Foyer du Théâtre de Port-Louis jusqu'au 26
avril
SidArt : L'art porteur contre le virus
À bas la stigmatisation ! Respectons l'humain ! Tous les
moyens sont louables pour sensibiliser et éveiller les
consciences face au mal engendré par le Sida. Le premier
pas de la campagne de mobilisation autour du Candlelight Memorial
2007, le 20 mai prochain, qui rend hommage aux personnes décédées
des causes liées au Sida dans le monde, a été
effectué vendredi dernier, au Foyer du Théâtre
de Port-Louis. Cette année, l'événement se
tiendra sur une base régionale, afin de rassembler encore
plus de personnes.
Les artistes du groupe Evazyon, ceux des Zarbiens et quelques
autres, dont le caricaturiste Pov, se sont associés pour
une exposition, SidArt, sur la thématique. Une démarche
qui vise à amener la population à avoir un autre
regard face au Sida. "On se trompe de cible en stigmatisant
l'humain. À bas le virus et non le porteur", soulignent
les organisateurs, rappelant qu'à partir de cette exposition,
d'autres événements marqueront la campagne en marge
du Candlelight Memorial 2007.
La vingtaine d'uvres présentée est un mélange
de différents types d'art. Expressionnisme, dadaïsme,
impressionnisme, des inspirations de Warhol
Les uvres
se déclinent dans divers styles, que les artistes d'Evazyon
et des Zarbiens, entre autres, ont mis en valeur à travers
la peinture sur toile, la caricature, la sérigraphie, la
photographie, le graphisme, le collage. Certains tableaux sont
en diptyque, d'autres en triptyque, mais tous se déclinent
en trois couleurs: rouge, noir, blanc. Des couleurs symboliques
et significatives. Le rouge pour parler du Sida; le noir pour
parler du pessimisme autour du Sida, et le blanc pour parler de
l'espoir. Ces trois couleurs ont été réunies
dans les uvres afin de rejeter la stigmatisation et dire
oui au respect.
Un autre aspect frappant de cette exposition: la féminité
des uvres. Beaucoup de visages de femmes mis en avant-plan.
"Notre combat est contre la stigmatisation. Quand on parle
du Sida, au final, nous voyons que les femmes sont les victimes
les plus stigmatisées. Très peu de femmes arrivent
à venir de l'avant pour dire qu'elles sont victimes du
Sida. Les uvres soulignent cela", explique Stéphane
Rezannah, membre du groupe Evazyon.
L'exposition est ouverte au public jusqu'au jeudi 26 avril, au
Foyer du Théâtre de Port-Louis. Les uvres présentées
ne sont pas en vente, mais les bienfaiteurs sont invités
à apporter leur soutien aux organisateurs, Evazyon et Les
Zarbiens, dans la réalisation d'un CD de trois titres sur
la thématique. Ce CD, avec la participation de Zanzak Arjoon,
Éric Triton et Ras Minik, sera lancé le 20 mai à
Baie du Tombeau, lors de la commémoration du Candlelight
Memorial Mauritius 2007. Les recettes de la vente de ce CD
seront versées au Collectif Urgence Toxida, en vue de financer
les projets de prévention.
Assurances
La MEI certifiée ISO 27001
La Mauritian Eagle Insurance a reçu récemment le
certificat ISO 27001 au Domaine Anna à Flic en Flac. Elle
est la première compagnie d'assurances à Maurice
et dans l'océan Indien à obtenir cette certification.
La remise du certificat s'est déroulée en présence
de Patrice d'Hotman de Villiers et Eric Venpin, respectivement
président du conseil d'administration et Managing Director
de la MEI; Dimitri Schaub, Managing Director de SGS (Société
Générale de Surveillance); Nick Beyers, directeur
de la SAE (South African Eagle), et Milan Meetarbhan, CEO de la
Financial Services Commission.
La certification ISO 27001 vient garantir la sécurité
et la confidentialité de l'information lors des transactions
chez Mauritian Eagle. Ces nouvelles dispositions dites Information
Security Management System (ISMS), viennent assurer non seulement
la sécurité du système informatique, mais
aussi la confidentialité de toute information verbale ou
écrite transmise par le client. La MEI a obtenu l'ISO 9001
en 2003 et le QM 9004 en 2004, attestant de la qualité
exceptionnelle des services et de gestion de cette filiale du
groupe IBL.
La MEI se positionne comme une des compagnies d'assurances les
plus performantes à Maurice, avec un chiffre d'affaires
et des primes avoisinant respectivement le milliard de roupies
et le demi-milliard. Elle est présente à la bourse
mauricienne et est membre de Zurich Financial Services Group.
La MEI a des intérêts dans H. Savy Insurance aux
Seychelles et dans Mauritius Eagle Leasing. Elle offre une large
palette - autour d'une cinquantaine - de services et de produits
d'assurance.
La MEI a été incorporée en 1973 comme un
partenariat entre IBL et SAE. Elle a été Inscrite
en bourse une vingtaine d'années plus tard. Son actionnariat
est de 60% en faveur de IBL, 15% allant à la SAE et 25%
au public.
Diocèses catholiques de l'océan Indien
La liturgie dominicale, thème de la prochaine réunion
de la CEDOI
C'est sur la liturgie dominicale missionnaire que se penchera,
cette année, la Conférence épiscopale de
l'océan Indien (CEDOI) qui se réunit du 23 au 27
mai à l'île de la Réunion en présence
du Nonce apostolique pour la région, Mgr Augustine Kassuja.
Une réflexion préliminaire sur ce thème était
en cours depuis plusieurs mois par des groupes de prêtres,
religieux et laïcs dans chacun des diocèses formant
partie de la CEDOI. Comme c'est la tradition, les propositions
seront préalablement partagées lors de l'avant-CEDOI,
la rencontre préliminaire avant la réunion officielle
en présence des évêques.
Outre le Nonce apostolique (l'ambassadeur du Saint-Siège),
les délégations à cette rencontre seront
conduites respectivement par Mgr Denis Wiehe, évêque
de Port-Victoria (Seychelles), président en exercice de
la CEDOI, Mgr Maurice Piat, évêque de Port-Louis
(Maurice), Mgr Gilbert Aubry, évêque de Saint-Denis
(Réunion), Mgr Alain Harel, Vicaire apostolique de Rodrigues
et le père Jan Geeritts, Administrateur apostolique des
Comores.
Lancé en 1973 à l'initiative de Mgr Jean Margéot,
alors évêque de Port-Louis, ce regroupement des responsables
des diocèses de l'océan Indien a été
officiellement reconnu par le Saint-Siège en 1976 sous
l'appellation Zone Pastorale Sud Océan Indien. Il devait
officiellement être élevé au rang de Conférence
épiscopale en 1985, ce qui lui a valu un siège au
Synode des évêques de Rome et au Symposium des Conférences
épiscopales d'Afrique et des îles adjacentes (SCEAM).
Bien qu'elle soit une des plus petites conférences épiscopales,
la CEDOI, qui représente environ un million de catholiques,
est l'une des plus diversifiée tant par sa représentation
plurinationale que sa composition pluriculturelle.
Religion
Varusha Pirappu ou l'année de la victoire
Varusha Pirappu, le nouvel an tamoul, a été célébré,
samedi dernier, dans les kovils et dans plusieurs localités
de l'île. Selon le calendrier tamoul, l'année 5109
est celle de sarvasitthou (la victoire). Varusha Pirappu
est célébré au mois de Sittirai, qui se termine
le 14 mai prochain. Une des particularités de cette fête
est la lecture du panchangam, almanach contenant les prévisions
de la nouvelle année concernant l'économie, les
finances, la santé et la météo. Selon les
prédictions, Maurice connaîtra des hauts et des bas
au niveau de l'économie et des finances. Varusha Pirappu
est aussi une occasion de prendre de bonnes résolutions
et se consacrer à Dieu.
La Mauritius Tamil Council a organisé une exposition de
photos portant sur les activités des tamouls à Maurice,
au Mariamen Kovil, Albion Docks, Port-Louis. Cette activité
a été organisée avec le Arulmigou Kannanour
Mariamen Issai Kurtam.
Le Tiruvalluvar Circle, en collaboration avec la municipalité
de Beau Bassin/Rose-Hill, a organisé un spectacle culturel,
samedi soir, à la salle des fêtes du Plaza. L'Attorney
General, Rama Valayden a annoncé le lancement d'un bulletin
d'informations hebdomadaire en tamoul à la MBC.
La Quatre-Bornes Tamil Association, en collaboration avec la mairie
de Quatre-Bornes, a célébré Varusha Pirappu,
à la Place Balance, à Quatre-Bornes, samedi. Cette
manifestation a vu la participation de plusieurs groupes, dont
le Ruben Sadien Vallee Group, le Highlands Mariamen Kovil, le
Pramula Dance Group, le groupe de Chris Vyapooree, la source Kazaghan,
entre autres. Cette fête s'est déroulée en
présence du maire de Quatre-Bornes, Régina Maudar,
et du président des forces vives de La Louise Deven Anacootee.
La municipalité de Vacoas-Phnix avait organisé
un défilé de chars et un spectacle sous le chapiteau
dressé dans la cour de la municipalité. La municipalité
de Curepipe s'est également associée à cette
fête religieuse en organisant un spectacle culturel.
Causeries sur le Ramayana
L'acharya Anjul Sharma de Ramdarbar de l'Inde est actuellement
à Maurice et anime des sessions de prières basées
sur le Ramayana au Sarwoday Ashram à Triolet. Ram
Katha prend fin aujourd'hui mais l'acharya continuera
à animer des causeries sur les grands moments de la vie
de Ram à travers le pays jusqu'au 2 mai. L'initiative du
Ram Katha à Triolet revient au Santiniketan Vidoosi
Sabha de Terre Rouge.
Tout au long de la semaine, les dévots se sont réunis
à Triolet pour des prières consacrées à
Ram et aussi méditer sur les grands principes ayant guidé
la vie de Ram, de son exil de 14 ans dans la forêt et sa
victoire sur le démon Rawan.
Anjul Sharma est le fils de Gopal Sharma, très populaire
en Inde et à l'étranger pour ses causeries sur le
Ramcharitmanas. Après ses études à
l'université de Meerut et sa participation à plusieurs
concours de chants, il donne des causeries à Dubaï,
en Malaisie, à Singapour et en Thaïlande.
À l'Alliance Française
Quand les enfants animent la médiathèque...
C'est une belle effervescence qui a régné mardi
dernier à l'Alliance Française, où les enfants
étaient invités
à animer la médiathèque.
À l'initiative de la responsable de cette structure, Nirmala
Maruthamuthu, avec la collaboration de Viviane Brun, animatrice
de centres de lecture à Port-Louis, un certain nombre de
jeunes abonnés de cette médiathèque (qui
en compte au total 1 800) et des enfants non-abonnés de
Batterie Cassée, se sont retrouvés à Bell
Village pour faire la fête dans cet espace entièrement
consacré aux livres pour enfants.
Mise en place dans le cadre de la Fête du Livre et des vacances
de Pâques, cette journée spéciale a permis
à ces enfants de s'en donner à cur joie en
présentant des poèmes, chants et danses, avant de
se régaler de la collation offerte. L'occasion également
d'une intervention de la directrice pédagogique de l'AF,
Chantal Jauneau, sur l'importance de la lecture.
Un rendez-vous que de nombreux parents et enfants ont souhaité
voir renouveler.
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