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Mobilisation pour le 1er mai
Le MMM met ses nouvelles recrues à contribution
Le MMM a décidé de mettre ses nouvelles têtes
à contribution dans le cadre de la campagne de mobilisation
pour le 1er-Mai. Vishnu Lutchmeenaraidoo a ainsi participé
à son premier rassemblement lundi dernier alors que Vijay
Makhan était, mercredi, à St Pierre et le lendemain,
à Quatre Bornes, ville où il milite. Parmi les jeunes
qui font, ces jours-ci, leur baptême du feu, les légistes
Gaytree Dayal, Bernard Marie et Muhammad Riad Parvez Hullemuth.
L'heure était aux retrouvailles lundi à Tyack, celles
de Vishnu Lutchmeenaraidoo avec la circonscription qu'il a représenté
à l'Assemblée nationale de 1982 à 1990. Procession
dans l'artère principale du village, écran géant
pour permettre aux personnes qui n'avaient pas pu avoir accès
à la salle du collège Newton de suivre les différentes
interventions, tout y était pour fêter le retour
de l'ancien Grand Argentier. L'ambiance était telle que
le leader du MMM n'a pas hésité à le qualifier
de "meilleur ministre des Finances que le pays a connu".
L'ancien député de la circonscription a, lui, dénoncé
la politique économique de Rama Sithanen et du gouvernement
de l'Alliance sociale, a invité la population à
se mobiliser pour le paiement d'une compensation de 10,5% et a
annoncé une "grande victoire comme en 82 pour un
MMM qui devra se présenter seul".
Vijay Makhan effectuait fait lui son baptême du feu dans
la circonscription de Deven Nagalingum où régnait
un air de carnaval avec feu d'artifice. L'ancien Secretary
for Foreign Affairs n'a pas fait dans la dentelle. Il a été
très élogieux envers l'ancien Premier ministre Paul
Bérenger qu'il dit avoir eu le privilège de côtoyer
en sa qualité de haut fonctionnaire. Et, alors que son
leader a décidé depuis le début de la campagne
d'ignorer complètement Pravind Jugnauth et ses critiques
répétées contre lui, il n'a pas hésité
à égratigner le leader du MSM accusé d'avoir
des ambitions démesurées. Vijay Makhan était
également à Quatre-Bornes le lendemain.
Si les contacts de Gaytree Dayal, démissionnaire du MSM,
se limitent aux petites réunions ici et là, en attendant
d'effectuer une sortie officielle sous les couleurs du parti cur,
son collègue du barreau Bernard Marie a, lui, commencé
à militer dans la circonscription de Port Louis Nord/Montagne
Longue. C'est à ce titre qu'il était un intervenant
très attendu à la réunion du MMM vendredi
soir à Le Hochet, Terre Rouge. Ses sujets d'intérêt,
l'éducation, cet outil de mobilisation sociale, les frais
d'examen et les prix.
Quant à Muhammad Riad Parvez Hullemuth, il va prendre la
parole mardi au meeting que tient le MMM au Centre Idrice Goomany
à Plaine Verte. Cet éducateur qui a fait ses études
en Égypte a été membre du conseil d'administration
du Mahatma Gandhi Institute de février 2005 à avril
2006 avant d'aller exercer sa profession aux Seychelles. Dans
une déclaration à Week-End, vendredi, il
dit avoir opté pour le MMM parce que "ce parti
milite pour l'unité nationale, la justice sociale et la
démocratie".
Corruption: "Zafer Rs 50 millions Bel Air pé touffé"
affirme le leader du MMM
Le leader du MMM, Paul Bérenger, persiste et signe dans
tous ses meetings, comme à Terre Rouge, vendredi, où
il a maintenu "qu'il n'y a jamais eu depuis l'indépendance
autant de corruption comme en ce moment à Maurice"
et ce alors même que "l'ICAC est devenu un paillasson".
Il déclare que l'affaire des Rs 50 millions de Bel Air
Sugar Estate dans laquelle le ministre Asraf Dulull est impliqué
"pé touffé" alors que, dans le
cas de la fermeture de Desbro et le projet charbon de Pointe aux
Sables octroyé, sans appel d'offres "bel lamoné
ine marché".
"Rs 50 millions sa meme zot tarif sa" a, par
ailleurs, soutenu Paul Bérenger en citant une demande faite
dans ce sens à un investisseur étranger qui "avait
un bon projet et qui avait rempli toutes les conditions"
mais qui ne comprenait pas pour quelles raisons ses permis tardaient
jusqu'à ce qu'il ait compris que l'on attendait un "geste"
de sa part. Aussi, au lieu du soi-disant Business Facilitation
Act, c'est plutôt, dit-il, un "pitaye facilitation
act" qui prévaut.
S'il a dit considérer comme "un acte anti-patriotique"
le sabotage des compagnies mauriciennes au profit des étrangers
dans différents dossiers comme Desbro, le projet Charbon
et Agaléga, il a dit que c'est aussi la "recherche
de commissions" qui en est le principal motif.
Réunion du comité central du MSM
Pravind Jugnauth : "Ramgoolam doit prendre ses responsabilités
face à ses ministres"
Lors de la réunion du comité central élargi
du MSM, hier, au Sun Trust Building, le MSM a réclamé
une commission d'enquête sur le dossier fer, plus précisément
en ce qui concerne le rachat de Desbro International Ltd par la
compagnie étrangère Murray & Roberts, et les
liens qu'aurait le ministre du Commerce et de l'Industrie, Rajesh
Jeetah, avec cette compagnie étrangère.
S'insurgeant également, une fois de plus, contre le Sexual
Offences Bill (SOB), Pravind Jugnauth estime que, "le
Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui n'a pas réagi jusqu'ici,
doit prendre ses responsabilités face à ses ministres".
Se réjouissant toutefois qu'un Select Committee a été
institué pour pencher sur le SOB, le MSM estime que cela
permettra un débat élargi, sur lequel tout le monde
pourra s'exprimer, et évitera de causer du tort au pays.
Entretemps, le MSM se prépare activement en marge du meeting
du 1er mai, assurant que le parti donnera un choc à la
population en se positionnant comme le plus grand parti politique
de Maurice.
Pravind Jugnauth a, une fois de plus, fait une virulente sortie
contre le ministre de la Justice, Rama Valayden, concernant le
SOB. "Li pe rod légaliz sodomie pou ouvert laporte
à tou kalité perversions. Nou tou coné ki
kalité dimal sa pou fer dan nou kiltir, dan nou pays, la
ceki pli révoltant dan sa proze de lwa la, ceki inacceptab,
c'est section 13 SOB, kot pe dir zenfan 12 an kapav consenti tripotaz,
enn encourazma pou bann lespri sadik
", s'insurge
Pravind Jugnauth. "Est-ce qu'une fillette de douze pourra
témoigner en cour contre un adulte qui soutiendrait que
l'enfant était consentante ?" se demande le leader
du MSM. Soutenant que ministres sont contre ce projet de loi,
le leader du MSM s'interroge quant au fonctionnement même
du cabinet. "Est-ce que pour garder leur siège
les ministres n'osent pas s'élever contre ces projets de
loi ?".
En ce qu'il s'agit du ministre Jeetah, le MSM réclame,
en ligne avec le principe de bonne gouvernance et de transparence,
qu'une commission d'enquête soit mise sur pied pour apporter
des éclaircissements quant au "scandale au sein
de l'industrie du fer", avec notamment la fermeture de
Desbro et l'achat de cette compagnie par une entreprise étrangère.
Rappelant que jusqu'ici le Premier ministre n'a pas réagi
sur ce sujet, Pravind Jugnauth estime que "Navin Ramgoolam
doit prendre ses responsabilités face aux incompétences
de ses ministres". Le leader du MSM n'a pas manqué
de souligner les mesures impopulaires du ministre des Finances,
Rama Sithanen, "ki pe, de zour en zour, fer bann fami
morisienne soufer". Le ministre de l'Éducation,
Dharam Gokhool, en a aussi pris pour son grade.
Dans un autre volet, le leader du MSM aborde les préparatifs
en marge de la manifestation du 1er mai. Faisant ressortir que
son parti, "qui a été à l'école
de sir Anerood Jugnauth", "a toujours favorisé
et favorisera toujours le langage de vérité",
Pravind Jugnauth soutient que "le MSM est le parti qui
a le plus marqué l'histoire du développement et
du progrès de Maurice. Et, aujourd'hui, la population le
réalise". Selon lui, "contrairement à
d'autres, le MSM ne promet pas monts et merveilles au peuple,
ni que leur vie changera en 100 ou 200 jours". Dans cette
optique, Pravind Jugnauth assure que le MSM disposera de la plus
grosse affluence lors du meeting du 1er Mai.
Selon lui, au sein de certains autres partis "éna
dimoun pe revé". "Mo pé dir sa sirtou
pou enn gouvernma ki enn mazorité dimounn finn fer confians
mé ki finn trahi lepep. Pou ena sok le 1er mai". Avançant
qu'il a fait une alliance avec le peuple et que le MSM est au
côté du peuple, Pravind Jugnauth affirme que "le
1er mai, le MSM pou donn enn sok et li pou enn indication ki MSM
pou pran la bar sa pei la".
Auparavant, le leader de l'opposition, Nando Bodha, et le président
du MSM, Joe Lesjongard, ont pris la parole pour rappeler aux membres
du comité central de mettre les bouchées doubles
pour la campagne de mobilisation en marge du meeting du 1er mai.
Invalidation d'élection
Ashok Jugnauth qualifie de "lâche" la position
de Pravind Jugnauth
Ashok Jugnauth, leader de l'Union Nationale (UN), a qualifié
de "lâche" la position de Pravind Jugnauth,
leader du MSM, dans l'affaire du jugement de la Cour suprême
invalidant son élection. Même si, déclare
le leader de l'UN, il conteste ce jugement, il explique que dans
leur arrêté, les juges de la Cour suprême ont
porté le blâme sur le Cabinet sortant, dans son ensemble.
"En tant qu'ancien Premier ministre, Paul Bérenger
me soutient comme l'un de ses ministres. Le leader du MSM, Pravind
Jugnauth, qui était, lui, vice-Premier ministre, a choisi
de faire preuve de lâcheté. Je me demande même
s'il a lu le jugement !", devait dire Ashok Jugnauth
qui explique que dans sa plainte, le candidat travailliste Raj
Ringadoo avait notamment impliqué Joe Lesjongard, à
l'époque ministre des Terres et du Logement, dans l'affaire
du cimetière musulman.
Maintenant qu'il a eu l'autorisation de faire appel contre le
jugement devant le Privy Council de même qu'un "stay
of execution" en attendant que le Conseil Privé ne
statue sur toute l'affaire, Ashok Jugnauth a confirmé qu'il
se rendra à l'Assemblée nationale mardi.
l'UN célèbre, par ailleurs, dimanche prochain, 29
avril, son premier anniversaire par la tenue d'un congrès
à l'auditorium Octave Wiehe de l'Université de Maurice.
Allégations de corruption contre le gouvernement
James Burty David (PTr): "24 heures à Bérenger
pour informer la police et l'ICAC"
Répondant aux allégations de corruption du leader
du MMM, Paul Bérenger, à l'encontre du gouvernement,
James Burty David, dirigeant du PTr, a défié ce
dernier de porter "dans les 24 heures" les informations
qui seraient à sa disposition à la connaissance
de la police et de l'Independent Commission Against Corruption
(ICAC) "au risque de passer pour un bluffeur".
"Au cas contraire, nous agirons en conséquence",
devait-il indiquer.
Selon M. David, la décision gouvernementale d'introduire
la semaine de 40 heures durant la coupe dans l'industrie sucrière
vise à permettre aux travailleurs d'être "partie
prenante de la réforme très importante en cours".
Il situe cette décision dans la même lignée
de l'engagement du PTr en faveur des travailleurs de l'industrie
sucrière vers la fin des années 30 et le début
des années 40.
M. David trouve que les "barons sucriers et les barons,
tout court" veulent "mettre les bâtons
dans les roues". Pour lui, cette décision "révolutionnaire"
prise en Conseil des ministres, vendredi, rejoint celle relative
aux terrains à bail sur lesquels sont construites les maisons
de l'ex-CHA et dont les résidents peuvent désormais
aspirer à devenir propriétaire.
De son côté, Etienne Sinatambou, président
du PTr, s'est dit confiant que son parti pourra réunir
une très bonne foule le 1er mai prochain lors de son rassemblement
à Place Bazar, Vacoas. Il a appelé les observateurs
à comparer l'espace qui y est disponible à celui
de Place Edward VII, Rose-Hill où le MMM tient son meeting
de la Fête du Travail.
M. Sinatambou a souhaité que tout se déroule dans
l'ordre pour ce rendez-vous annuel, "dans le respect de
l'autre". Appel rejoint par le secrétaire général
du PTr, Deva Virahsawmy, qui a souhaité que, comme son
parti, les dirigeants des autres formations politiques appellent
leurs partisans au calme le jour des rassemblements.
Mardi dernier
Rama Valayden et Rajesh Jeetah dans la tourmente
Rama Valayden et Rajesh Jeetah étaient dans la tourmente
mardi. L'Attorney General, qui fanfaronnait sur les ondes
des radios, a dû battre en retraite, une nouvelle fois,
avec son Sexual Offences Bill, le Premier ministre ayant
décidé, de concert avec l'opposition, que ce texte
sera soumis à un Select Committee. Quant au ministre
de l'Industrie et du Commerce, il a provoqué une suspension
de séance avant de pouvoir faire une déclaration
indiquant qu'il déposait le rapport du Management Audit
Bureau sur les prix des barres de fer. Il a été
accusé de "malhonnêteté"
par l'opposition pour avoir omis de mentionner la recommandation
d'une augmentation supplémentaire de 10% pour permettre
aux opérateurs de continuer leurs activités.
C'est après la conférence de presse du leader du
MMM, le jour de la réception du Sexual Offences Bill,
le 7 avril, dénonçant la précipitation à
la faire voter le mardi suivant et les protestations du leader
de l'opposition le lundi suivant que le Premier ministre avait
décidé que le texte ne serait présenté
qu'en première lecture le mardi 10 avril.
Comme le tollé allait grandissant contre ce texte et surtout
contre la dépénalisation de la sodomie et qu'à
samedi dernier, le texte figurait à l'agenda des travaux
sans aucun des amendements annoncés, Paul Bérenger
avait, dans une déclaration à Week-End dimanche
dernier, émis l'opinion qu'il aurait fallu que ce soit
un Select Committee qui se penche sur ce projet de loi
en vue de dégager un consensus, et surtout après
avoir entendu ceux et celles qui ont des propositions à
faire.
Le leader du MMM devait se mettre en contact avec le Premier ministre
en début de semaine pour lui suggérer formellement
cette option de Select Committee. Après les consultations
d'usage avec le leader de l'opposition notamment, le Dr Navin
Ramgoolam a accepté cette proposition, d'autant que dans
les rangs même de l'Alliance sociale, certains, à
l'instar de Shakeel Mohamed, avaient publiquement annoncé
qu'ils ne voteraient pas pour ce texte controversé.
Mais ce n'était pas fini pour Rama Valayden, obligé,
une nouvelle fois, de ramasser sa copie. Il devait être
rabroué alors qu'il s'apprêtait à faire des
commentaires avant d'annoncer que son texte allait être
référé à un Select Committee.
Lorsqu'est arrivé le moment où il était censé
présenter le Sexual Offences Bill en deuxième
lecture, il s'est mis debout et a commencé à expliquer
que l'examen du texte avait été reporté en
raison du fait que certains demandaient plus de temps pour l'étudier
et il devait aussi s'embarquer dans des critiques contre ceux
qui sont venus avec des arguments "irrationnels et déplacés".
Mais, il n'a pu poursuivre sa tirade, le leader du MMM invoquant
les Standing Orders pour dire que l'Attorney General
ne pouvait faire de discours, étant donné que le
texte n'a tout simplement pas été présenté
en deuxième lecture. Après un rappel à l'ordre
du Speaker, Rama Valayden devait continuer avec ses commentaires,
mais il a été de nouveau interrompu par Paul Bérenger
qui a soutenu que "he cannot go on like that, he has not
moved for second reading, he cannot speak".
Alan Ganoo réclame l'annulation de la libéralisation
des prix du fer
L'Attorney General a alors obtempéré et s'est
contenté d'annoncer qu'il n'allait pas de l'avant avec
le Sexual Offences Bill en deuxième lecture et qu'il
sera référé à un Select Committee
qui sera nommé par le Speaker. Une annonce applaudie par
les élus de l'Alliance sociale qui semblaient très
soulagés qu'une porte de sortie ait été trouvée
même si cela constituait un cinglant désaveu de leur
collègue Rama Valayden.
C'est juste avant qu'il y avait eu l'épisode de Rajesh
Jeetah. Le ministre de l'Industrie et du Commerce s'était
levé pour faire une déclaration. Comme il s'apprêtait
à évoquer le rapport du Management Audit Bureau
sur la production et les prix des barres de fer, le député
du MSM Joe Lesjongard a, en invoquant Erskine May, objecté
à ce que le ministre fasse état du contenu d'un
rapport s'il n'a pas été déposé sur
la table de l'Assemblée Nationale. Le Speaker Kailash Purryag
devait alors suspendre la séance pour la pause thé
mais aussi pour étudier le point soulevé par le
député de l'opposition.
À la reprise des travaux, le Speaker devait autoriser le
ministre à faire sa déclaration à condition
qu'il dépose le rapport sur les barres de fer. Rajesh Jeetah
a soutenu que le rapport qu'il déposait avait approuvé
l'octroi par le gouvernement d'une augmentation de 20% en novembre
dernier. Paul Bérenger a dit que si cela est vrai, ce rapport
propose aussi qu'une nouvelle augmentation de 10% soit accordée
aux producteurs et le fait que le ministre n'en fasse mention
équivaut à induire le Parlement en erreur.
Au Speaker qui réagit en disant ne pouvant intervenir dans
la mesure où il ne sait pas ce que contient ce rapport,
le leader du MMM répond qu'il en a un déjà,
alors que le leader de l'opposition argue, lui, que les déclarations
ne devraient pas comporter d'éléments controversables.
Des cris de "malonet" devaient alors fuser des
bancs du MMM surtout. Jayen Cuttaree lançant même:
"Ki vested interests to pe defann ?".
Visiblement énervé, Rajesh Jeetah a répondu:
"Twa, to inn ferm l'ECO !". Les mauves ont couvert
sa voix de cris de "malonet !". C'est au même
moment qu'Alan Ganoo faisait circuler copie d'une motion d'annulation
de la libéralisation des prix du fer qu'il avait déposée
auprès du secrétariat.
Beaucoup de problèmes locaux ont, par ailleurs, été
soulevés à l'ajournement des travaux par des députés
des deux côtés de la chambre.
Fait marquant: Le PM confirme l'augmentation des délits
sexuels sur les mineurs
La première partie des travaux était axée
sur l'ordre et la sécurité publique avec la PNQ
du leader de l'opposition permettant à Navin Ramgoolam
de confirmer qu'il y a eu depuis juin 2006 six rassemblements
illégaux et que ceux qui ont participé aux tous
derniers devant le Parlement, notamment le 10 avril dernier sont
l'objet d'une enquête. Depuis cette date, il y a également
eu 312 cas de délits sexuels dont la moitié concerne
des mineurs. Nando Bodha en a profité pour égratigner
Rama Valayden qui déroule "le tapis rouge" pour
les récidivistes recherchés par la police mais qui
n'a pas le temps de recevoir Sandra O'Reilly.
À des questions de Fazila Jeewa-Daureeawoo, le Premier
ministre a aussi indiqué qu'il y a eu 14 cas de kidnapping
recensés depuis novembre 2006 et qu'il y a eu 55 cas de
sodomie de 2002 à mars 2007. Le chef du gouvernement ne
disposait pas de données sur les cas de sodomie entre hommes
comme demandé dans une question supplémentaire par
la députée du MSM.
Attitudes
Cinglante réplique de Yatin Varma à Dharam Gokhool
La réplique de Yatin Varma a été cinglante
lorsque, pour se tirer d'affaire, le ministre de l'Éducation
a dit qu'il ne disposait que de 8 conseillers alors que son prédécesseur
en avait 17. Le député a dit qu'il n'était
pas intéressé à savoir ce qui était
fait avant étant donné que l'Alliance sociale a
reçu un mandat pour le changement. Yatin Varma a estimé
que le nombre de conseillers du ministre est élevé
et qu'ils auraient dû être utilisés que sur
une période déterminée, sur une base "ad
hoc" si le besoin se faisait sentir. Paul Bérenger
a suggéré qu'il y ait aussi des "ministres
ad hoc", ce qui a beaucoup amusé Yatin Varma et Lormesh
Bundhoo.
Un "my good friend" qui intrigue
Le leader du MMM adressait une question supplémentaire
au Premier ministre sur la représentation mauricienne à
une réunion des chefs d'État de la Southern Africa
Development Community sur le Zimbabwe, et sur le récent
communiqué émis par le ministère des Affaires
étrangères condamnant la situation dans ce pays
tout en déplorant que ce ne soit pas le bureau du Premier
ministre qui ait été impliqué. Il a, en passant,
fait référence à Madan Dulloo comme "my
good friend". Cela a suscité quelques réactions
étonnées des bancs de la majorité.
Mardi prochain
La MBC et le NPC sur la sellette
Deux institutions seront sous les feux des projecteurs mardi prochain:
le NPC et la MBC. Cette dernière sera le thème récurrent
des questions posées au Premier ministre, Maya Hanoomanjee
donnant le coup d'envoi avec deux questions. L'une sur une évaluation
des ressources humaines et l'autre sur la caméra perdue
lors du voyage premier ministériel à Paris l'année
dernière. Elle sera suivie de Rajesh Bhagwan, avec une
interpellation sur l'achat de films et les réunions du
conseil d'administration, et de Ajay Gunness qui s'intéresse
au programme Hum Tum.
Les autres questions pour le Premier ministre couvrent des sujets
comme la Traffic Branch, le musée de la SMF à
Vacoas, les facilités VIP à l'aéroport, la
criminalité dans la région de Mont Lubin à
Rodrigues, le projet d'hôtel à Agaléga, le
problème de visa rencontré par le vice Chancelier
de l'Université Rajiv Gandhi et la mort d'un certain S.A.
à la prison de Grande Rivière.
Deux questions des députés du MMM sur le National
Pay Council: l'une de Jayen Cuttaree demandant au ministre du
Travail si ce conseil fonctionnera en dépit de l'absence
des représentants syndicaux, et l'autre de Ajay Gunness
sur Sen Ramsamy, le président désigné de
ce NPC, ses qualifications ainsi que les conditions de son recrutement.
Autres questions d'intérêt: les déplacements
à l'étranger du président de la STC; l'issue
des travaux du Fact Finding Committee sur l'allocation
des contrats de gardiennage; le statut de M. Lan Hing Choy Ah
Fat au ministère de l'Industrie et du Commerce; la fermeture
de la DWC et la vente de ses avoirs et équipements; la
pénurie de certaines marques de lait; les petites et moyennes
entreprises; les projets IRS et les taxes payées pour la
reconversion des terres; les services vétérinaires;
le projet charbon de Pointe aux Caves, la construction d'un mur
sur la jetée de Rivière Noire, et la vente de l'Hôtel
Berjaya.
En sus de la motion visant la mise sur pied d'une Select Committee
de 11 membres sur le Sexual Offences Bill par l'Attorney
General, Rama Valayden, ce dernier proposera en deuxième
lecture le Criminal Procedure (Amendment) Bill.
Conseil municipal de Beau Bassin/Rose Hill
Réunion trimestrielle très attendue jeudi
Après la réunion trimestrielle mouvementée
du 18 janvier, celle du 26 avril prochain est très attendue.
On sait, d'ors et déjà, qu'il y a un problème
de paternité, opposant le conseiller travailliste Nitin
Soonarane à la maire MR Mirella Chauvin quant à
la motion proposant que Jean-Claude de l'Estrac soit fait citoyen
d'honneur de la ville de Beau-Bassin/Rose Hill et que le secrétaire
a décidé de débattre d'une telle motion à
une séance spéciale, ce que conteste le conseiller
Soonarane qui s'attend, par ailleurs, à ce que sa motion
sur le SGD Memorial Scholarship soit aussi inscrite ce
jeudi.
"Si M. Isram continue à ignorer les procédures,
je n'hésiterais pas à déposer une motion
de blâme contre lui et réclamer un Fact Finding
Committee sur ses agissements" a déclaré
à Week-End, vendredi, Nitin Soonarane qui a, par
ailleurs plusieurs questions pour la prochaine séance du
conseil qui portent sur le manque de" traditional biers
", sur le stationnement des véhicules municipaux,
sur les visites de l'ICAC à la mairie et sur le"
sabotage "des équipements de voirie. Il a aussi
demandé dans une lettre au secrétaire en date du
16 avril dernier de déposer copie de l'avis légal
reçu pour ne pas lui fournir les réponses écrites
à ses questions.
L'autre conseiller contestataire du MR, Dean Teeroovengadum qui
a fini par adresser des excuses au secrétaire de la ville
pour son comportement grossier lors de la réunion trimestrielle
d'octobre 2006 a néanmoins décidé de revenir
à la charge avec sa motion pour que le siège du
conseiller du PMXD Eddy Clarisse, qui a été absent
pendant plus de trois mois, soit déclaré vacant.
Autre affaire qui défraye la chronique aux villes surs
est la lettre que l'employé Jean Marie Sylvain Laviolette
a envoyée au secrétaire de la ville, avec force
jurons, pour réclamer qu'il ne soit plus, selon lui, persécuté.
Il a même fait son avoué Pazhany Rengasamy envoyer
une lettre d'avertissement à un de ses détracteurs
Deonarain Digumber. C'est à cela que se résume aujourd'hui
la gestion d'une ville qui a fait la fierté de l'administration
régionale.
Ça va se savoir
Les SMS du MMM dérangent certains
Les SMS que les organisateurs de la campagne du 1er mai du MMM
ont envoyés à presque tous les abonnés d'un
opérateur privé ont dérangé certains
qui les ont reçus à des heures indues. Ce qu'il
faut savoir, comme l'a démontré une campagne similaire
de l'Alliance sociale en 2005, c'est qu'il y a un programme informatique
chez l'opérateur qui permet, dès lors que l'on envoie
un premier message à un des abonnés, de le faire
basculer sur tous ceux qui sont des clients. Cela ne veut pas
dire que les dirigeants de ses partis ont les numéros personnels
de chacun des abonnés. Il faut savoir que ce procédé
n'est pas sans danger puisque le SMS envoyé à certaines
personnes les invitant à venir à la réunion
nocturne de Quatre Bornes jeudi a été piraté
puisque les mêmes destinataires ont reçu un SMS subséquent
leur indiquant que la réunion avait été annulée
alors que tel n'était pas le cas.
Des portables pour les activistes de l'alliance sociale
C'est un secret de polichinelle, une cargaison de portables dernier
cri mais à prix raisonnable venant de la Chine a été
reçue pour être distribuée aux activistes
de l'alliance sociale pour qu'ils se montrent moins tiède
dans la préparation du rassemblement du 1 er mai. Les partis
qui forment le gouvernement qui démarrent tout juste leur
campagne de mobilisation comptent sur la dernière semaine
précédant la fête du travail pour galvaniser
leurs troupes.
Une personnalité de la majorité intervient en
faveur d'un prévenu
Cette personnalité de la majorité gouvernementale
vient de défrayer la chronique mais elle ne semble pas
avoir tiré les leçons de ses récents déboires
publics. Elle n'a rien trouvé de mieux à faire,
en fin de semaine, que d'intervenir en faveur de quelqu'un qui,
soumis à un contrôle de routine de la police sur
la route, a refusé de s'arrêter. Pourchassé
par les policiers, il a sorti un couteau et menacé les
agents qui ont procédé à son interpellation.
Grande fut leur surprise lorsque la personnalité leur a
ordonné de le relâcher sans tarder. Vu l'insistance
et le poids qu'elle dit peser auprès des plus hautes autorités,
les pauvres agents de l'ordre ont dû obtempérer.
Bagarre entre hôtesses dimanche dernier
Cela s'est passé sur un vol en direction de l'Asie dimanche
dernier, deux hôtesses de la compagnie nationale d'aviation
ont eu une bagarre en plein vol. L'affaire a commencé lorsque
l'une d'elle a cru bien faire en servant le repas, un peu avant
les autres, à un des passagers, qui s'était plaint
de problèmes gastriques. Le plateau avait déjà
été servi lorsqu'une autre hôtesse qui dit
bénéficier de protection haut placé a protesté
et exigé que le plateau soit repris. Choqué, le
passager a décidé de porter plainte auprès
de la direction d'Air Mauritius.
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