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Scène lyrique
Le Pays du Sourire: ultimes explorations
C'est une véritable effervescence qui règne parmi
les membres de la troupe du Pays du Sourire, à quelques
jours de la première prévue pour vendredi prochain.
Dernières répétitions, ultimes mises en place,
la pression est à la hauteur du défi: soit une attente
déjà haute par rapport à une pièce
maintes fois représentée par le passé, dans
un pays qui n'a toutefois plus connu de création lyrique
depuis plus de dix ans. Un défi que l'équipe se
dit confiante de pouvoir relever.
Jouée à Maurice en 1939 au Théâtre
de Port-Louis avec Max Moutia, Le Pays du Sourire a été
reprise régulièrement après la guerre. Cette
opérette romantique en trois actes de Franz Lehár
a donc fait les beaux jours de nos saisons lyriques d'antan. Force
est toutefois de reconnaître que depuis les derniers rendez-vous
avec l'opérette en 1996, la scène locale n'a plus
connu de création de cette envergure. "Redynamiser
une scène qui est restée aussi longtemps inactive
n'est pas évident. Mais toute l'équipe que nous
avons trouvée ici est extraordinairement talentueuse et
motivée", assure le metteur en scène français
Gil Kether.
Au cours de la semaine écoulée, les solistes mauriciens
Véronique Zuël-Bungaroo et Benoît Harter ont
été rejoints par les solistes français Nicole
Kuster (grande soprano lyrique découverte lors de la Saison
1996) et Patrick Bladek. Ce ténor qui s'est distingué
aussi bien dans de grands opéras comme La Tosca
ou Aïda, et qui se prépare à jouer dans
La Traviata, est considéré, nous dit-on,
comme un des spécialistes français du rôle
du Prince Sou Chong. Rôle qu'il vient d'ailleurs d'incarner
le week-end dernier à Dijon.
De leur côté, les churs, qui ont commencé
à travailler depuis plusieurs mois, peaufinent leur interprétation
sous la direction de Cyril Joseph.
Mercredi dernier ont eu lieu les premières prestations
dans les somptueux costumes créés et réalisés
sous la direction de Murcia Harter. "Le spectacle sera
de toute beauté", assure Paul Olsen de la Fondation
Spectacle et Culture, mettant également en avant les ballets
viennois chorégraphiés par Ingrid Blackburn, les
danses chinoises créées et exécutées
par le Centre Ming Tek, ou encore les décors en vidéo-projection
signés Benoît Harter.
À découvrir sur scène donc à partir
du vendredi 26 avril. Pour savoir si le Toujours sourire
qui clôture ce classique de la "grande opérette"
restera d'actualité
Le choc des cultures
Opérette romantique en 3 actes de Ludwig Herzer et Fritz
Löhner-Beda d'après l'uvre de Victor Léon,
sur une musique de Franz Lehár, Le Pays du Sourire
a été créé à Berlin
en octobre 1929.
L'histoire se passe à Vienne, puis à Pékin.
Lisa (Nicole Kuster), fille du Comte de Lichtenfels (militaire
de métier) s'éprend du prince chinois Sou-Chong
(Patrick Bladek), appelé à régner sur son
pays. Elle le suit en Chine, mais va se heurter notamment à
l'opposition de Tchang (Gil Kether), l'oncle de Sou-Chong. Gardien
de coutumes millénaires, il veut obliger son neveu à
épouser les quatre princesses chinoises qui lui sont depuis
toujours destinées. De son côté, Gustave de
Pottenstein (Benoît Harter), ami et cousin de Lisa, d'abord
éconduit par cette dernière, va tomber amoureux
de la princesse Mi (Véronique Zuël-Bungaroo), sur
cadette du prince Sou Chong. Deux histoires qui vont connaître
un douloureux dénouement
Daniel Furnemont: "La qualité musicale sera au
rendez-vous"
Chef d'orchestre belge reconnu comme un spécialiste de
l'opérette, Daniel Furnemont est arrivé à
Maurice mercredi dernier pour prendre la relève de Claudie
Ricaud qui a assuré les répétitions depuis
février dernier, et conduire les ultimes sessions avant
de diriger l'orchestre pour les six représentations du
Pays du Sourire.
Du premier contact avec cette formation mercredi soir, il se dit
"très agréablement surpris", par
ce qu'il a pu entendre. Et s'il se déclare conscient que
les appréhensions du public mauricien par rapport aux productions
locales d'opérettes ont souvent trait à certaines
déficiences au niveau musical, Daniel Furnemont se veut
rassurant. "Cette partition n'est pas facile, car c'est
une uvre très lyrique, qui se rapproche parfois de
l'opéra. Mais l'orchestre local se tire très bien
de cette difficulté. Il y a encore certaines choses que
nous allons mettre au point avec l'aide additionnelle de deux
musiciens venus de Lyon. Mais je ne suis pas inquiet. Il y a dans
cet orchestre pas mal de jeunes qui sont très motivés
et tout va se mettre en place normalement. La qualité musicale
sera au rendez-vous", assure le chef d'orchestre.
Le calendrier
Six représentations du Pays du Sourire sont prévues
au MGI à Moka.
Vendredi 27 avril à 20h
Samedi 28 avril à 20h
Dimanche 29 avril à 15h
Vendredi 4 mai à 20h
Samedi 5 mai à 20h
Dimanche 6 mai à 15h
Sièges numérotés à des prix allant
de Rs 100 à Rs 700
Réservations: Rézo Otayo; Tel: 466-9999
Panorama de la littérature mauricienne, vol 1
La mémoire du créole 204 ans après
L'intérêt porté à la littérature
créolophone des premières traces jusqu'à
1968 est à l'origine d'un ouvrage important de Robert Furlong
et Vicram Ramharai. Panorama de la littérature mauricienne,
la production créolophone, publié dans la collection
TIMAM (Textes Inconnus et Méconnus d'Auteurs Mauriciens),
groupe les documents de la production créolophone à
Maurice pour assurer la sauvegarde et l'accès le plus large
à un inestimable héritage culturel.
Les manuscrits et autres documents originaux en créole
constituent pour le pays une source de légitime fierté
et un patrimoine fragile en raison de divers facteurs. Il est
aujourd'hui indéniable que les textes fondateurs (début
19e et 20e siècles) qui constituent ce patrimoine en créole
méritent d'être préservés et diffusés.
Robert Furlong, chercheur indépendant, et Vicram Ramharai,
Senior lecturer au MIE, se sont lancés dans cette
aventure depuis fin 2005. Résultat: un volume de plus de
500 pages qui rassemble des textes en créole et sur le
créole à valeur documentaire, historique ou scientifique
(l'étude de Savinien Mérédac sur le fonctionnement
du créole en 1926).
Les auteurs, dans leurs choix, ont voulu donner une juste vue
d'ensemble de la production créolophone à Maurice
avant 1968, d'en montrer les diverses tendances, fussent-elles
parfois les plus opposées. Le tome 1 compte tous les auteurs
mauriciens (à l'exception de Gumbo Zhèbes et son
dictionnaire de proverbes en créole, 1885, et le Pasteur
Samuel Anderson). Des écrivains dignes de figurer dans
un tel panorama par leurs travaux abondants et qui témoignent
de la richesse du créole ainsi que de son évolution
comme langue vivante.
Les textes reproduits sont d'âges différents, livrés
avec une présentation globale et un minimum de commentaires.
À chacun d'en faire sa propre analyse, avancent les auteurs.
Ils précisent aussi, dans l'avant-propos du Panorama,
le soin qu'ils ont pris pour reproduire les documents avec la
plus grande fidélité. Un souci qu'ils ont poussé
jusqu'à respecter les fautes ou les coquilles du texte
d'origine. À signaler l'illustration de la couverture:
une aquarelle de Paul Commarmond, Canadien d'origine mauricienne,
qui a travaillé avec les créolistes canadiens.
Si les auteurs du Panorama de la littérature mauricienne
Vol 1 ont limité leurs commentaires, on peut établir
le constat suivant dans cette première édition:
il semble que ce sont des Blancs qui sont à l'origine de
cette mémoire créole, à l'exception de Léoville
L'Homme. Autre constat: l'évolution de la production créolophone.
On note une première phase au 19e siècle où
le créole était digne de représentation littéraire
à Maurice. À partir de 1870 apparaît l'ère
du soupçon, avec les questionnements sur le patois comme
langue dite mineure. Dans un troisième temps, à
partir de 1931, le créole est carrément considéré
comme une pauvre langue, sauf en 1953 où l'on note un sursaut
avec la place accordée au créole dans le combat
politique dans le journal L'Epée. Si l'engouement
moderne pour le créole date des années 70 avec le
militantisme, la quête identitaire et la revalorisation
de la langue, on note qu'au moment de l'indépendance, il
n'y avait aucune revendication du genre.
Quant à la place qu'il nous est permis de donner au nouvel
ouvrage, un marché existe à l'étranger pour
ce genre de panorama. Il existe le CAPES en créole mais
pas de documentation sur Maurice. L'utilisation de textes en créole
au niveau pédagogique est de plus en plus fréquente.
La présente édition vient combler une lacune. Par
ailleurs, l'accès aux documents originaux en créole
n'est pas toujours facile. La plupart sont conservés à
la Bibliothèque Nationale à Port-Louis ou à
la librairie Carnegie à Curepipe. Les auteurs ont voulu
donc démocratiser l'accès à la littérature
créolophone.
Robert Furlong et Vicram Ramharai, dans une publication qui se
veut plutôt exhaustive, lèvent le voile sur les richesses
du créole depuis quasiment l'origine de cette communauté
insulaire. Les auteurs veulent dans un prochain temps gérer
la collection TIMAM et la placer chez des éditeurs intéressés.
Les lecteurs peuvent s'attendre à un panorama de la littérature
mauricienne en langue hindi ou en anglais, dans le prolongement
du présent ouvrage.
Zozeph Zan
Zozeph Zan, n'a pas faire to malin,
Mo fine comprend qui to oulé.
To prend moi pour ène ti fille la vie.
Missié Zozeph, n'a pas faire lé fanor !
N'a pas coire qui to pipengaille
Qui pou file làhaut mo tonnelle.
Toë'ne vagabond, n'espèce milate;
Si to marié, to femme a misère.
To fer vantard parce qui to la peau
Couler gouyave quand li fine mir.
Mo prefer Zamor quand mêm'li noir.
Avlà ène zhomme, li, li travaille !
Quand même so civé pas bien droite,
So lé bras fort, ço lé quer bon,
Si nous gagne pitit, au moins so vente
Va pas va rester sans manzer.
Li a donn'moi rob', quand même zaconat,
N'a rien, mais mo va content li !
Li a content moi. Pou nourri moi,
Li a capav travaille bourloque.
Quand li rentré à soir,
Mo lé quer va manze manze li,
Tellement mo content.
Zozeph Zan, to pipengaille
N'a pas pou fil' là haut mo tonnelle.
Texte en créole de Léoville L'homme
14 juillet 1917
Ein' l'invitation pour dîner
Si to content moi bien, vin' ensemb' moi dîné;
To va manz' ein çat'ni semb' ein' carri brinzelles,
Ein bon cat-cat manioc, et faut to maziné
Qui pour servi nous dé nous va gagn' dé mamzelles.
Pour dessert, to va voir bananes zinzelis
Et bon simiroués encore en bas la cendre:
Au bord di l'eau nous va sisé dans nitçoulis,
En bas ein' pié coco qui son noix encor' tendre.
Mo té blié dir' toi qui mo gagn' bon di vin,
Qui mo tini bien frais au bord la rivière;
To conné ça di vin qui rend' toi si malin,
Et qui Bon Dié donn' nous pour blié la misère.
(in Pierre Lolliot, Poésies Créoles, 1850)
Autres instruments
Une formation de cornemuse au sein de la SMF
"J'ai rencontré ici de bons joueurs de cornemuse.
Il faudrait qu'ils aient davantage l'occasion de se produire en
public". Ces mots de Chris Gibb, jeune joueur écossais
de cornemuse, venu chez nous récemment à l'invitation
du British Council, nous ont mis la puce à l'oreille. Et
permis de découvrir qu'il existe bel et bien, au sein de
la SMF, une formation de cornemuse qui fête cette année
son dixième anniversaire. Rencontre.
Avec son faux air de James Blunt, son bermuda et ses savates,
Chris Gibb, 25 ans, a donné, dans le cadre du récent
programme Scotland Now ! proposé par le British
Council, une vision résolument moderne et dynamique de
cet instrument très exigeant. Instrument qui, comme il
le fait ressortir, ne se limite pas au folklore écossais.
De fait, il existe, chez nous aussi, des cornemuseurs ou cornemuseux,
selon l'appellation préférée. Sous la férule
du Regimental Sergent Major Ramessur, ils sont en effet trois,
au sein de la Special Mobile Force, à jouer, depuis dix
ans maintenant, de la cornemuse. Suryadev Bisram, Kersley Toulouse
et Gino Jeanne, accompagnés à la grosse caisse et
au tambour par Bhiwoosen Gopal et Januksingh Oree, disent avoir
un attachement particulier pour cet instrument dont trois exemplaires,
du type "Great Highland", ont été offerts
à la SMF en 1994 par la haute-commission britannique. En
l'absence de formateurs à Maurice, ils ont effectué
un stage intensif de cinq mois auprès de l'armée
indienne. Et pratiquent, depuis, cet instrument pendant deux heures
chaque jour. Avec Chris Gibb, ils disent avoir appris beaucoup
de choses, "concernant non seulement la pratique de l'instrument,
mais aussi la façon de l'accorder, ce qui n'est pas évident".
Leur répertoire: des airs militaires écossais mais
aussi indiens, et pourquoi pas quelques airs folkloriques. La
cornemuse étant un instrument "assez limité"
qui ne possède qu'une seule octave, les explorations pour
varier les styles doivent donc se faire en lien avec d'autres
instruments, comme l'a montré Chris Gibb, qui s'est notamment
produit avec des rappeurs.
Mais le bagpipe band de la SMF reste pour l'heure plutôt
confiné dans ses quartiers, les apparitions publiques étant
rares. "Nous aimerions bien sortir davantage, mais cela
va dépendre de la demande", dit le RSM Ramessur.
Le dixième anniversaire que célèbre cette
formation cette année pourrait bien être l'occasion
de faire plus largement découvrir son talent et son originalité
Des origines orientales
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la cornemuse
ne serait pas originaire d'Écosse mais du Moyen-Orient,
où elle serait apparue quatre siècles avant Jésus
Christ. D'abord utilisée pour des marches et fonctions
militaires, elle se retrouve aussi à l'occasion de célébrations
nationales, de mariages et de cérémonies funéraires
(comme pour la princesse Diana).
Spices & Herbs au Musée de la Photographie
La Macrophoto de Laura Gouvras
Les épices et les herbes qu'on trouve à Maurice
sous le prisme novateur de Laura Gouvras, jeune photographe d'origine
ukrainienne installée à Maurice depuis 2006. 37
pièces sont visibles au Musée de la Photographie
jusqu'au 27 avril. Autant d'évidences que la macro-photographie
fait totalement partie de ce qui se fait de mieux dans l'art actuel.
Pari réussi pour Laura Gouvras avec ses "revisitations"
du format, du cadrage et de la couleur dans sa première
exposition, Spices & Herbs. La nouveauté chez
la jeune artiste: enregistrer et montrer la réalité
et les détails infimes des herbes et épices à
Maurice de façon quasi encyclopédique.
Safran, poivre blanc, gingembre, feuille de citronnelle, feuille
quatre épices: l'idée de les exposer a surgi en
cuisinant. Laura Gouvras a été aidée dans
ses recherches par Ameenah Gurib-Fakim pour les aspects relatifs
à la botanique. Exemple: Illicium verum, Anis étoilé,
Star anise, lani etwale.
Avec L. Gouvras, il est question de la représentation photographique
de ces épices et herbes. Elle utilise un cadre serré,
un arrière-plan neutre (réduisant les objets à
l'essentiel) et un éclairage artificiel presque théâtral.
Dans sa série de format 30x45 cm en tirage numérique,
au posé de l'objet répondent la fulgurance et la
puissance des couleurs produite par l'amplification.
L'artiste a le goût du détail et voudrait montrer
les possibilités de la macrophotographie (domaine de la
photographie qui permet de reproduire de petits objets avec un
objectif macro ou appareil numérique performant). Avec
cette technique, les herbes et épices, thème d'une
exposition de photos artistiques, font découvrir un univers
nouveau. L'occasion de voir ce que peut ressembler un objet à
une distance d'environ 20 cm. Des révélations que
l'il nu n'aurait pas pu saisir.
La première exposition de Laura Gouvras est un cadeau au
Musée de la Photographie. Cette première manifestation
du genre a été réalisée grâce
au soutien et conseils de Marie-Noëlle et Tristan Bréville.
Un geste symbolique de la part de la jeune photographe pour aider
dans la préservation et exposition des biens culturels
du pays.
Repères
Laura Gouvras est née en Ukraine mais son pays d'adoption
est la Grèce. Elle qualifie sa passion de la photographie
comme un "life time hobby". À l'âge
de neuf ans, elle fait ses premiers pas dans l'univers de la photographie
et acquiert les rudiments du métier. Au cours de ses études
en fashion design et web design, elle a capturé
les blue prints à l'aide de son appareil photo.
Ses cours à la Ukrainian Association of Art Photographers
lui ont permis de se familiariser avec les techniques de la photographie
traditionnelle et digitale.
Au Domaine des Aubineaux du 27 au 30 avril
Véronique Leclézio: Entrée en matière
Véronique Leclézio travaille la couleur avec acharnement
après une longue absence et réinvente sa palette.
Multipliant les séries, rajoutant de la couleur et du relief,
elle fait entrer dans ses uvres des subtilités et
des forces nouvelles. Chronique d'une réapparition annoncée.
De retour après neuf ans d'absence, Véronique Leclézio
se lance à corps perdu dans la peinture avec une quarantaine
d'huiles. Déssillée par la lumière,
dans son pays ou au Maroc, l'artiste confère à ses
travaux récents des couleurs éclatantes, nouvelles
dans sa palette.
Véronique Leclézio dit qu'elle revient toujours
à la peinture par la nature. De fait, certains tableaux
qu'elle nous a montrés sont une sorte de synthèse
des paysages traversés, ici et ailleurs, à une époque
où elle semble prête à percevoir la nature
de manière différente et à la restituer dans
toute sa flamboyance. Elle se l'approprie et en fait son filtre.
Le carton dressé par l'artiste accorde déjà
à ces paysages rêvés en atelier des localisation:
Maurice et le Maroc avec ses tons ocre.
Dans la série des Reflets du Caudan ou des Banians,
il n'y a qu'à regarder les stridences des rouge, jaune,
ocre, pour se rendre compte des variations, un des secrets de
l'épaisseur de la matière du peintre. Dans les uvres
exposées à forte épaisseur matérielle,
l'il est retenu par la sensualité produite par le
travail à l'huile. L'inventaire des toiles met au jour
une obsession de répéter certains motifs (fleurs,
banians, reflets). Mais ce traitement répétitif
de certains sujets tend parfois à leur désincarnation.
Dans les Banians, les branchages se transforment en une
série de lignes et d'autres motifs (Foule sentimentale)
en taches d'huile. Souvent ces toiles, échappées
à leur concentration de mosaïque, finissent par prendre
toute leur liberté.
À voir du 2 au 30 mai
Véronique Leclézio présentera une trentaine
d'icônes en l'église de l'Immaculée Conception
à Port-Louis. La Vierge à l'enfant sera à
l'honneur pendant tout le mois de Marie.
Dimanche dernier
Les animaux en fête au National Pet Show
Grosse affluence au National Pet Show (NPS) organisé par
la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals
(MSPCA), dimanche dernier, au complexe sportif de Rose-Hill. Le
public s'est déplacé en famille pour assister aux
concours de cette 29e édition qui a enregistré 78
participants, toutes catégories confondues. L'occasion
pour les amoureux des animaux de présenter leur compagnon,
de découvrir et admirer ceux des autres.
Outre les différentes races de chiens présentées,
le public a pu admirer des tortues (dont Oscar, âgé
de 25 ans, qui a valu à son propriétaire le 1er
prix), des iguanes, entre autres
Les chiens de la force policière ont donné une démonstration
de leurs prouesses et le public a eu assisté à un
concours à l'intention des élèves de l'école
de dressage de la MSPCA.
Le NPS est aussi l'occasion pour les maîtres d'animaux d'échanger
entre eux des idées et d'avoir accès à des
conseils sur les soins de base à donner à leurs
animaux.
Plusieurs prix ont récompensé les gagnants des différentes
catégories. Tonnerre, le rottweiller de la famille
Poottaren, âgé de 2 ans et demi, a raflé trois
prix. Il a été élu Chien de la journée,
Best Rottweiller et a obtenu le prix Molosse. Pour ses maîtres,
Vijendra et Aruna Poottaren, "Tonnerre est un chien hors
pair. Il est très affectueux mais peut aussi se montrer
féroce. Notre chien fait partie de la famille. Il est comme
notre enfant".
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