L'approvisionnement en lait en poudre sur le marché
a eu un coup de frein depuis lundi avec la décision de
la majorité des importateurs de suspendre leur réseau
de livraison en attendant une décision du gouvernement
relativement à une augmentation de 10%. Depuis lundi, une
requête dans ce sens a été adressée
au ministère du Commerce et de l'Industrie. À hier
après-midi, l'autorité concernée n'avait
pas encore communiqué sa décision. Du coup, presque
la totalité des grandes surfaces font face à une
rupture de stock. En revanche, les autres produits pour nourrissons
et enfants sont disponibles sur le marché. Mais ils coûtent
entre Rs 8 et Rs 15 plus cher. Une augmentation variant entre
5% et 15% a été appliquée sur ces produits.
De nombreux clients visitant les supermarchés ou hypermarchés,
hier, auront constaté que le lait en poudre, de Red Cow
à Farmland, en passant par Twin Cow, n'étaient pas
disponibles dans les rayons de produits laitiers des grandes surfaces.
Les étagères étaient à moitié
vides, les seuls produits disponibles étant, entre autres,
le lait embouteillé ou dans d'autres types de logement,
les produits pour enfants ou ceux dont le prix n'est pas contrôlé
par le gouvernement. Depuis plus d'un an, le gouvernement a en
effet décidé d'imposer un mark-up sur le
lait en poudre, et toute augmentation, après examen de
la demande des importateurs, doit être avalisée par
le ministère du Commerce.
Selon les informations recueillies en fin de semaine, les importateurs
ont formulé une nouvelle requête aux autorités
concernées. Depuis lundi, ils ont demandé une majoration
de 10% sur le prix du lait. Cette requête est soutenue par
l'augmentation du prix du lait sur le marché mondial. "Nous
avons payé 10% plus cher à nos fournisseurs pour
la dernière livraison", explique un des importateurs.
Les éléments recueillis indiquent également
que les importateurs disposent déjà d'un stock,
arrivé à la fin de la semaine dernière, qui
attend toutefois le feu vert du gouvernement avant d'être
distribué sur le marché. Mais, à vendredi,
le ministère du Commerce n'avait toujours pas communiqué
sa réponse.
Entre-temps, les consommateurs éprouvent beaucoup de peine
pour s'approvisionner sur le marché. Certains gérants
de supermarchés ont eu beaucoup de mal pour expliquer à
leurs clients le pourquoi de cette rupture soudaine de leur stock.
"Les importateurs n'ont pas livré. Nous pensons
qu'ils sont en rupture de stock eux aussi", expliquait
un responsable de supermarché à une cliente, hier
après-midi.
Certains pensent que la situation devrait se décanter en
début de semaine, avec ce début de pénurie
de lait sur le marché. Cependant, les consommateurs ne
seront pas au bout de leur peine quant aux prochains réajustements
qui devraient intervenir au cours de ces deux prochains mois.
Soit d'avril à juin. Avec les prochaines cargaisons attendues
pendant cette période, une nouvelle augmentation de 10%
- en sus de celle qui est en attente - devrait être appliquée.
Yaourt, Dahi et les autres dans la spirale
À titre d'exemple, un kilo de lait en poudre de la marque
X, qui coûte actuellement Rs 123, devrait coûter Rs
133 dans quelques jours, et approximativement Rs 148 d'ici fin
juin. La tendance internationale n'augure rien de bon pour le
dernier trimestre de l'année, d'autant que les producteurs
au niveau mondial ne sont pas en mesure de répondre à
la demande du marché. La croissance de la production de
lait a connu une baisse de près de 15%, notamment en Australie,
pays qui a fait les frais d'une longue sécheresse. L'Argentine,
qui est également un gros producteur, a augmenté
considérable la taxation à l'exportation. L'Inde
a, pour sa part, opté pour l'arrêt pur et simple
des exportations. Ajoutée à ces derniers développements,
la demande sur le marché mondial a augmenté de plus
de 5% en raison de l'appétit grandissant de nouveaux grands
pays, dont la Chine.
Le lait écrémé dans la catégorie des
produits reconstitués devrait être le plus affecté
par ces changements majeurs sur le marché international.
Les importateurs n'écartent pas la possibilité qu'un
kilo de lait écrémé ou non-fat dépasse
la barre des Rs 160 dans les jours à venir, pouvant même
atteindre Rs 180 jusqu'à la fin de l'année. Entre-temps,
les autres produits, particulièrement le lait infantile,
ont déjà enregistré une augmentation de prix
en début de semaine. Une boîte de 400 g de Nido 1+,
par exemple, coûte Rs 97.95 au lieu de Rs 85.50, alors que
France Lait, pour les nourrissons, passe de Rs 120.90 à
Rs 134.20. La moyenne d'augmentation enregistrée sur le
lait infantile varie entre 5% et 15%.
La réorientation de la production des pays de l'Union européenne
vers des produits à haute valeur ajoutée, tels les
fromages, les yaourts et les produits laitiers liquides, devrait
également avoir un impact sur le prix du lait et autres
produits dérivés durant la seconde moitié
de l'année. Ce type de produits devrait également
être pris dans la spirale de la hausse. Ces produits en
petits pots, pour rappel, avaient déjà enregistré
une augmentation de prix variant entre Re 1 à Rs 1.50 au
début de l'année.
Consommation - Prix
La flambée continue
Hormis la majoration continue des denrées de base telles
que le riz (basmati) et le lait, le prix des autres produits,
particulièrement ceux se trouvant dans le panier de la
ménagère, continue à monter. Le dernier exercice
de l'Institut pour la Protection des Consommateurs (ICP) indique
une hausse de Rs 290 entre septembre de l'année dernière
et avril de cette année. Soit Rs 3 317 contre Rs 3 027.
Le panier de la ménagère établi par l'ICP
pour une famille type de 4 personnes ne tient pas en compte les
produits tels que le poulet, les boissons gazeuses, le pain, les
légumes, le gaz ménager ou encore la facture d'électricité.
Grains secs, huile de table, beurre, riz ou encore corned beef
Et bientôt lait et autre produits dérivés.
Le budget familial fait à nouveau face à une nouvelle
majoration de produits de base, cosmétiques ou de nettoyage.
Les augmentations les plus significatives, selon l'ICP, portent
sur le riz Basmati, qui coûte Rs 36 plus cher, ou la bouteille
de jus Sunquick, qui a connu une deuxième hausse en trois
mois pour passer à Rs 105.90.
Cette hausse continue du coût de la vie se caractérise
par une augmentation de nombreux produits qui, au fil du temps,
par besoin ou par habitude, sont aujourd'hui considérés
comme produits de grande consommation. Nous publions ci-dessous
une liste de produits, dont l'évolution des prix, dans
certains cas, indique des augmentations de plus de 25% en un peu
plus d'une année. Nous y avons également inclus
des produits pétroliers et boissons gazeuses ou alcoolisées.
ORBITUAIRE
Adieu, l'ami
Avec l'inexorable marche du temps, la tâche revient presque
comme un rituel. Mais rédiger l'obituaire d'un ami avec
qui l'on a partagé une partie de sa vie professionnelle,
reste un geste éminemment intime, un peu comme cette poignée
de terre qu'on laisse égrener lentement, entre les doigts,
au bord d'une tombe, signe d'un dernier adieu
Serge Adam, avec qui j'ai découvert mes premières
épreuves (!) à la rue St Georges, en 1958, est
décédé à l'âge de 75 ans, mardi
dernier, à Melbourne, où il s'était installé
avec sa famille vers la fin des années soixante.
Attaché déjà au secrétariat de rédaction
du MAURICIEN quelques années plus tôt, il aura été
mon premier compagnon d'armes et, sans doute, un des plus précieux.
Autodidacte émérite, formé, comme tous l'étaient
à l'époque, par des aînés sur le tas,
souvent dans d'artisanales conditions qu'imposait encore le journal
fait plomb, où la dernière étape de cette
perpétuelle course contre la montre, le bon-à-tirer,
était souvent donné sur le marbre même. Mentor
de service, grand prêtre du verbe - et il l'était
avec une très belle autorité - c'est lui qui réglait
au quotidien les petits soubresauts qui bousculaient sans cesse
le mariage de raison rédaction/typographie. C'est à
lui encore que revenait - en dernier lieu et, là, sans
risque d'appel - la tâche de trancher entre le lapsus, pardonnable,
des uns, et la coquille, impardonnable, des autres !
Prote prolifique - métier qui, aujourd'hui, se dilue, dans
les rédactions modernes, en diverses tâches: correction
de manuscrits faits main, illisibles pour la plupart, avant la
compo, titraille et mise en pages - , il expédiait, avec
une dextérité étonnante, l'impressionnante
pile d'épreuves, en première, qui s'amoncelait sur
son bureau et qui "redescendait" quelques minutes plus
tard à la typographie avec, chacune, en moyenne, qu'une
toute petite centaine de notations
Elles remontaient certes
rarement parfaites, revenant une deuxième ou même
une troisième fois, avant le bon-à-tirer final.
Cette routine incessante, qui meublait l'ambiance fébrile
des salles de rédaction d'alors, n'empêchait nullement
Serge d'aborder, avec ses collègues, toujours avec calme
et humour, en tirant sur sa énième cigarette, sa
dernière partie de chasse - avec, des fois en hors-texte,
le dernier lièvre raté ou, encore, le prochain,
qu'il tenait déjà en point de mire, le doigt presque
sur la gâchette !
Quand les tâches routinières de bureau nous le permettaient,
nous allions souvent, tous deux, étoffer la petite équipe
de reporters qui sillonnaient sans cesse les points stratégiques
de la capitale, dont les incontournables Casernes centrales, où
les rumeurs nous étaient livrées avec un cachet
plus ou moins officiel, faits-divers qui allaient meubler la rubrique
quotidienne Notes et Notules, en dernière page du Mauricien.
Nous nous retrouvâmes, des fois, dans des conflits inextricables.
Ainsi, avec des officiers du CID, menés par le surintendant
Jacques Ribet, qui enquêtaient sur la mort du Dr Walter,
médecin de la prison de Beau Bassin, sauvagement assassiné
la nuit dans ses quarters officiels, qui jouxtaient les
murs mêmes de la prison de haute sécurité.
La police d'alors ne disposant pas, comme on peut le deviner,
des "Rambos" médiatiques que nous connaissons
aujourd'hui, les enquêtes piétinaient souvent. C'est
ainsi que, pendant une bonne quinzaine, nous nous retrouvions
chaque après-midi sur les lieux du crime pour notre petite
enquête parallèle, qui paraissait le lendemain, à
l'allure même d'un feuilleton quotidien dûment programmé.
Plus on avançait, les relations devenaient encore plus
conflictuelles avec les enquêteurs officiels. L'arrestation
des trois coupables de ce crime horrible, commis par pure vengeance,
finit par conclure que nous étions tous un peu sur la même
piste
En juillet 1966, un autre drame devait nous réunir pour
un reportage épique. Le samedi 23 juillet, nous rallions
l'aérogare de Plaisance, très tôt le matin,
pour nous enquérir des recherches sur la disparition de
trois Mauriciens en mer, une semaine auparavant. Alain Desmarais,
sportif très connu, Pierrot d'Unienville, et une amie,
Charlotte Koenig, avaient quitté Tamarin à bord
d'un catamaran pour Grand-Baie, qu'ils n'avaient en fait jamais
atteint. Portés disparus, les premières recherches
démarrent dans la soirée même, avec, à
bord du Winnie, les capitaines Booker et d'Hotman. Le lendemain,
un appareil de la US Air and Sea Rescue, qui se trouvait à
Plaisance, en mission dans le cadre du projet spatial Gemini X,
et un avion d'Air France, participent en vain aux recherches.
Les proches des disparus ne perdent pourtant pas espoir, le catamaran
étant jugé insubmersible. Contact est pris avec
la base de la Royal Air Force à Aden, d'où décolle
un vieux bombardier, un Shackleton 205, qui avait participé
à la dernière guerre. Il atterrira à Plaisance
sur trois moteurs, le quatrième ayant rendu l'âme
en vol.
Cette information, nous la tenions du commandant de bord lui-même,
le Flight Lieutnant I. Weir, à qui on n'hésite pas,
malgré tout, à faire une petite requête: les
accompagner dans la prochaine expédition, une fois le moteur
réparé. Première objection: c'est un avion
militaire; en plus, nous ne sommes couverts par aucune assurance.
Il nous parle alors de ses dernières expéditions
de sauvetage, notamment d'un Skyraider qui, rentrant du Vietnam,
avait été pris dans un typhon aux Philippines. L'avion
était rentré en vrille, à 30 000 pieds. Très
intéressant, tout cela, mais nous revenons, Serge et moi,
très vite à la charge. "D'accord, finit-il
par nous dire, mais à vos risques et périls".
Une demi-heure plus tard, nous grimpions dans la carlingue bourrée
d'instruments, de fusées éclairantes et fumigènes,
de radar, de postes émetteurs et récepteurs et,
bien entendu, traînait, ici et là, une foule de ceintures
de sauvetage. Nous passerons plus de six heures à quadriller
des centaines de kilomètres carrés au nord-est de
la Réunion, à mi-chemin presque des côtes
de Madagascar, alors que des navires de sauvetage continuaient
sur l'océan démonté leurs vaines recherches.
Ne disposant, à l'époque, ni de portable ni d'aucun
autre moyen de communication, il ne nous a pas été
difficile d'expliquer à nos proches, à notre retour
en début de soirée, ce déplacement professionnel
tout à fait insolite. Le reportage complet de cette expédition,
en Une du Mauricien le lundi suivant, aurait d'ailleurs largement
suffi !
J'avais, lors du quarantième anniversaire de Week-End,
en septembre dernier, évoqué cet apport précieux
et sincère de Serge Adam pour le lancement de notre hebdomadaire
en 1966. Ce journal que vous tenez aujourd'hui entre les mains
est aussi un peu le sien, fruit d'une amitié qui ne s'est
jamais estompée. Ni par la distance, encore moins par le
temps qui passe
Adieu, mon copain. Et merci.
Jacques Rivet
À toute sa famille, l'équipe de Week-End o
ffre, ici, sa profonde sympathie. Les funérailles de Serge
Adam auront lieu, demain, à Springvale. Une messe d'action
de grâces est prévue ce mercredi, 18 avril, à
l'église Notre Dame de Mont Roches, à 18h.
Compensation salariale - abolition des tripartites
Bunwaree justifie la mise sur pied du National Pay Council
Le National Pay Council (NPC) devrait soumettre au gouvernement
le taux de compensation pour l'année financière
2007-08 au plus tard le 31 mai. C'est ce qu'a déclaré
le ministre du Travail et des Relations industrielles, le Dr Vasant
Bunwaree, alors qu'il commentait la décision des fédérations
syndicales de ne pas siéger sur le NPC, organisme sur lequel
patronat, gouvernement et représentants des travailleurs
seront appelés à siéger pour déterminer
le taux de compensation salariale au lieu des tripartites. "Sa
komité la, personn pa pou kapav blok li; li pou al de lavan",
déclare-t-il, tout en souhaitant que le mouvement syndical
revienne à de meilleurs sentiments. Ce dernier aura 48
heures pour décider s'il maintiendra le boycott ou s'il
reviendra sur sa position, suivant la correspondance que le ministre
leur adressera demain, lundi. Répondant à une de
nos questions, ce dernier a indiqué que "gouvernman
kapav donn plis, me pa moins" que le taux de compensation
qui lui sera transmis par le NPC.
La lettre du mouvement syndical adressée au ministre en
fin de semaine, officialisant sa décision de ne pas siéger
sur le NPC, a été longuement commentée par
le ministre lors d'un point de presse organisé hier matin.
Le Dr Vasant Bunwaree a cité certains extraits de la lettre
pour soutenir l'argument selon lequel le NPC est une "action
en faveur des travailleurs", visant à réunir
tous les stakeholders pour définir le taux de compensation
minimal à la veille de chaque exercice budgétaire
du ministère des Finances. "Cela se fait tous les
ans avec les tripartites. Mais aujourd'hui, les tripartites n'existent
plus. Nous sommes venus avec un système révolutionnaire,
qui favorise les négociations et les discussions, justement
pour obtenir un consensus sur le taux de compensation. Contrairement
à ce qu'avancent les syndicalistes, cet exercice sera basé
sur plusieurs critères, dont le taux d'inflation, la productivité
et la capacité de payer. C'est un système basé
sur la réalité, qui permettra d'établir un
taux pour compenser l'augmentation du coût de la vie. Le
taux d'inflation sera un paramètre majeur dans cet exercice",
soutient-il.
Pour le ministre, le changement notable qui intervient avec le
nouveau système est que le Conseil sera présidé
par une personne indépendante - Sen Ramsamy, et non par
le ministre des Finances, comme cela avait été le
cas pendant ces deux dernières décennies. "Avec
les tripartites, le ministre des Finances était judge
and party at the same time", dit-il, avant d'insister
sur le fait que les partenaires sociaux disposeront chacun de
cinq sièges sur ce comité.
Boycott syndical: 48 heures pour décider
L 'objectif du NPC sera ainsi de déterminer un taux de
compensation minimal avant d'être transmis au gouvernement.
Le ministre a indiqué que le gouvernement ne sera pas en
mesure de rejeter le taux indiqué par le NPC, car un taux
minimal sera déterminé en prenant en compte les
facteurs cités plus haut, dont la capacité de repayment.
"Ceci n'écarte toutefois pas la possibilité
que le gouvernement accorde une hausse additionnelle au-delà
de ce que le NPC a proposé. Cela ne veut également
pas dire que les entreprises ne peuvent accorder plus à
leurs travailleurs si elles ont réalisé une bonne
performance pendant l'année. C'est dans cet ordre d'idées
que provision sera faite dans la loi pour que les entreprises
puissent accorder une compensation supérieure à
ce que le NPC proposera au gouvernement", fait comprendre
le ministre.
Ce dernier a souhaité que le mouvement syndical revienne
sur sa décision pour favoriser un espace démocratique
dans ce genre d'exercice. "C'est le droit à la
parole qui est important", dit-il, avant d'ajouter: "Zot
faire obstacle à compensation des travailleurs si zot refusé.
Je vais leur adresser une nouvelle lettre pour les inviter à
nouveau à siéger sur ce comité".
Le ministre a ainsi annoncé qu'il accordera 48 heures aux
syndicalistes pour revoir leur décision. "S'ils
ne viennent pas, nou pa pou opté pou siège vide.
Parmi leurs membres, il y a des gens qui veulent siéger
sur ce comité et qui sont prêts à apporter
leur contribution".
Mise sur pied du National Pay Council (NPC)
Les syndicats rejettent unanimement le projet
Le mouvement syndical rejette en bloc l'institution du National
Pay Council (NPC) en remplacement du traditionnel comité
tripartite qui se réunit annuellement pour décider
de la compensation salariale à être payée
en compensation de la perte du pouvoir d'achat durant l'année
financière précédente. Il l'a fait savoir
au ministre du Travail et des Relations industrielles dans une
correspondance qui lui a été adressée vendredi.
Dans la lettre signée par les représentants des
trois confédérations qui chapeautent l'ensemble
des organisations syndicales - NTUC, MTUC, MLC - de même
que par les responsables de dix fédérations syndicales
individuellement, les syndicats expriment leur farouche opposition
à une "yearly minimum increase" des salaires
en remplacement d'une "annual salary compensation".
Pour eux, l'exercice de compensation salariale annuelle en cours
depuis la fin des années 1970 ne vise qu'à compenser
les salariés de la perte de leur pouvoir d'achat en tenant
compte du taux d'inflation et ne saurait être remplacé
par une "augmentation minimale annuelle" qui
tiendrait compte d'autres facteurs, dont la productivité
et la compétitivité. Pour les syndicats, il ne s'agit,
ni plus ni moins, que d'une "rupture unilatérale
du contrat d'emploi des salariés".
En fait, la classe syndicale soupçonne les autorités
de vouloir en finir avec les Remuneration Orders (RO) qui
garantissent des salaires et conditions d'emploi minimaux au niveau
sectoriel, et démanteler le National Remuneration Board
(NRB) et le Pay Research Bureau (PRB), qui procèdent à
intervalles réguliers à des révisions de
salaires et de conditions d'emploi dans les secteurs privé
et public respectivement.
Pour les syndicats, à un moment où le Bureau Central
des Statistiques prévoit un taux d'inflation de 10,4% pour
l'année financière en cours et alors que la roupie
s'est dépréciée par quelque 20% ces derniers
mois, il ne saurait être question de tronquer la compensation
annuelle pour perte du pouvoir d'achat. La nomination même
de Sen Ramsamy, "ancien directeur de l'AHRIM, membre du
Joint Economic Council et représentant de la Mauritius
Employers' Federation (MEF)" comme président "indépendant"
du NPC est aussi contestée.
De plus, les syndicats n'acceptent pas que le gouvernement dispose
d'un pouvoir discrétionnaire pour pick and choose
les représentants syndicaux qui devraient siéger
sur le conseil. Ils s'opposent aussi au fait que le gouvernement
dispose, comme les syndicats et les employeurs, de cinq sièges
au comité, en expliquant que l'État est aussi employeur
des fonctionnaires et employés des corps para-étatiques.
Pour le mouvement syndical, cela aura pour effet que les travailleurs
seront toujours en minorité au moment du vote, les représentants
du gouvernement-employeur devant logiquement voter avec les représentants
des employeurs du secteur privé.
Le mouvement syndical, pour lequel le NPC n'est qu'une copie du
National Wages Council (NWC) préalablement proposé,
appelle le gouvernement à ne pas aller de l'avant avec
la mise sur pied de ce conseil au risque d'une détérioration
des relations industrielles et le recours à des actions
de désobéissance civile.
Institut Supérieur de Technologie
Possible décantation cette semaine
Après trois semaines de grève, les étudiants
de l'Institut Supérieur de Technologie (IST) maintiennent
leur décision de ne pas se rendre en cours. Du moins, pas
tant qu'ils n'auront pas une réponse positive des autorités
quant à leur avenir. Ils espèrent que la visite
du directeur de l'IUT du Limousin, Gilles Brossaud, en début
de semaine, décante la situation, car ce dernier devrait,
selon certaines informations, rencontrer le ministre de l'Éducation
à ce sujet. Si toutefois, cette rencontre n'aboutit à
aucune solution, certains étudiants envisagent même
de stopper leurs études à l'IST.
Le bras de fer opposant les étudiants de l'IST aux autorités
continue malgré la demande faite par le ministre de l'Éducation,
Dharam Gokhool, pour qu'ils réintègrent les salles
de cours. Insatisfaits des réponses évasives du
ministère de tutelle, ainsi que du management de l'établissement
polytechnique, concernant la codélivrance de leur diplôme
de fin d'études par l'Université de Limoges, les
étudiants maintiennent leur grève enclenchée
depuis le 26 mars dernier.
Les réponses de Dharam Gokhool lors de la dernière
session parlementaire mardi dernier, assurant que les négociations
continuent avec l'université limousine, ajoutent au flou
qui perdure pour les étudiants de l'IST. En effet, le ministre
de l'Éducation a rappelé que l'IST ne dispose pas
d'un statut universitaire, selon le Tertiary Education Act. Toutefois,
a-t-il précisé, un comité technique, présidé
par le chairman de la Tertiary Education Commission, a été
institué, avec les représentants de l'université
de Maurice (UoM) et l'université de technologie de Maurice
(UTM).
Selon le ministre, ce comité "has recommended that
linkages be established between UoM/UTM and the university of
Limoges for co-delivery of a "Licence Professionnelle".
Based on those recommendations, the current proposed protocol
worked out by my ministry makes mentions of a proposed collaboration
between IST, University of Limoges and UoM/UTM for the co-delivery
of a "Licence Professionnelle" to holders of the DUST
wishing to pursue further studies leading to a degree. This would
facilitate the renewal of the Protocol to satisfy the new requiremet
of the French side, as mentioned earlier".
Or, les étudiants disent ne pas comprendre les modalités
qui seront applicables. "Lors de notre rencontre, le ministre
n'a jamais abordé l'UTM", déplorent les
étudiants. Ces derniers soutiennent que si la proposition
du ministre de l'Éducation de upgrade l'IST est
une bonne chose, ils s'interrogent quant aux implications de ce
upgrading. "Nous voulons ce pour quoi nous nous
sommes inscrits, c'est-à-dire un diplôme codélivré
par Limoges. Si les discussions avec le directeur de Limoges n'aboutissent
pas, et que nous allons dans le sens d'une affiliation de notre
institut avec l'UoM ou l'UTM, comme l'a dit le ministre, nous
souhaitons que tous nos acquis - les fees, les exemptions,
les bourses, les stages, etc. - restent inchangés",
disent les étudiants.
Selon nos informations, le directeur de Limoges sera en visite
privée à Maurice cette semaine. Il ressort également
qu'une rencontre est prévue ce lundi avec le ministre de
l'Éducation, qui profitera de l'occasion pour aborder les
problèmes survenus à l'IST suite au non-renouvellement
du protocole d'accord entre Limoges et l'établissement
polytechnique de Rose-Hill.
La visite de directeur de l'IUT du Limousin, Gilles Brossaud,
donne de l'espoir aux étudiants de l'IST, qui espèrent
également le rencontrer. Selon eux, "cette visite
est décisive car le ministre nous a dit que la balle est
dans le camp de Limoges ; une décision doit être
prise cette semaine". Dans l'attente de réponses
des autorités, le mouvement de grève enclenché
par les étudiants de l'IST perdurera. Certains avancent
même que si d'ici quelques jours rien n'est fait concernant
leur avenir, ils n'auront d'autre choix que de stopper leurs études
à l'IST.
"Nous souhaitons un diplôme codélivré
par Limoges. Nous n'avons pas les moyens de faire d'autres études.
En nous inscrivant à l'IST, nous avons tout misé
sur ce diplôme reconnu partout en Europe. Que les autorités
viennent cette semaine avec une solution", réclament
ces étudiants.
Notons qu'une manifestation est prévue mardi prochain devant
l'IVTB House, Phnix.
Dolphin Watching:
capital soutien de l'UNDP
Suite à notre article du dimanche 1er avril concernant
le Dolphin Watching, l'antenne locale de la United Nations
Development Programme (UNDP), nous a fait ressortir son implication
dans ce dossier au niveau local. Avec des développements
à prévoir au niveau de la région tout entière.
Le projet "Sustainable management of Dolphin Watching
in Mauritius through training and public awareness",
présenté par la Mauritius Marine Conservation Society
(MMCS) est majoritairement financé par l'UNDP-SGP/GEF depuis
juin 2006 pour une durée de deux ans.
Le Programme de Micro-Financement du Fonds pour l'Environnement
Mondial (connu comme le GEF Small Grants Programme ou GEF/SGP
à Maurice) est une entité internationale unique.
C'est un mécanisme financier permettant l'appui et la promotion
d'initiatives et actions communautaires visant à faire
face aux grands problèmes d'environnement dans le monde.
Sa mission et sa gestion sont des réponses innovatrices
à l'esprit et au mandat de l'Agenda 21 du Sommet de la
Terre de 1992 tenu à Rio de Janeiro.
Fondé par le Fonds Mondial pour l'Environnement, le Programme
de Micro-Financement est mis en uvre par l'UNDP, qui figure
parmi les agences d'exécution du GEF. Il a pour objectif
de réaliser des bénéfices environnementaux
mondiaux à travers la mise en uvre d'actions communautaires
au niveau local tout en contribuant à l'amélioration
des conditions d'existences des populations locales. Il cherchera
à promouvoir les activités économiques des
communautés qui protègent la base de la vie par
une démarche rationnelle et soutenable indispensable à
un développement durable tout en garantissant l'atteinte
d'avantages mondiaux par la conservation de la biodiversité,
la protection des eaux internationales et l'atténuation
des changements climatiques.
Maurice précurseur dans l'océan Indien
Dans la région, c'est le GEF-SGP de Maurice qui est le
précurseur car il existe depuis 1995. Pamela Bappoo-Dundoo,
National Coordinator, indique qu'au cours de ces douze dernières
années, 77 projets ont été financés
qui, outre la protection de l'environnement, mettent une emphase
spécifique sur l'allégement de la pauvreté,
le renforcement des capacités locales, la participation
des femmes et des groupes vulnérables. Ces projets vont
de la fabrication d'huiles essentielles à partir de plantes
endémiques et médicinales au compostage de déchets
organiques et culture bio, en passant par la sensibilisation sur
la nécessité d'économiser l'énergie
électrique, la création de petites entreprises de
propagation de plantes endémiques, la constitution de réserves
marines gérées par la communauté à
Rodrigues, la réhabilitation des prisonnières en
détention à travers des projets de recyclage, le
soutien au centre Chrysalide qui uvre à la réhabilitation
des travailleurs du sexe, la protection des dauphins dans la baie
de Tamarin, etc.
L'objectif de GEF-SGP Maurice est de proposer un projet régional
qui serait réalisé conjointement par les ONG des
quatre pays où est désormais présent le GEF-SGP
(incluant Madagascar, les Comores et les Seychelles). Le projet
par excellence serait un projet dans le domaine marin car ces
îles ont ceci en commun que les espèces marines,
dauphins et autres, voyagent de l'une à l'autre.
Licenciés de Desbro
Des fonctionnaires pourraient témoigner devant le TCSB
Les fonctionnaires du ministère du Commerce et de l'Industrie
ayant travaillé sur le dossier Desbro pourraient être
appelés à témoigner devant le Termination
of Contract Service Board (TCSB) dans le litige qui oppose les
licenciés de cette entreprise à la direction.
Une demande en ce sens a été faite, vendredi, au
ministre de tutelle, Rajesh Jeetah, par la Steel Rolling Workers'
Union (SRWU), qui défend les intérêts des
licenciés. Selon Ashok Subron, conseiller technique de
ce syndicat, le ministre Jeetah s'est montré favorable
au principe. Il a toutefois laissé entendre qu'il lui fallait,
préalablement, obtenir le point de vue du State Law Office
sur la question.
Lors de cette réunion des dirigeants du syndicat avec M.
Jeetah, il lui a aussi été formellement demandé
de permettre que les études relatives à l'état
de santé économique de Desbro, d'une part, par le
ministère, de l'autre, par le Management Audit Bureau (MAB),
soient soumises devant le TCSB. Cette autre demande syndicale
est aussi en considération.
C'est le mercredi 25 avril que l'affaire Desbro sera entendue
pro-forma devant le TCSB. Précédemment, vendredi
prochain, 20 avril, aura lieu la troisième réunion
tripartite syndicat/patronat/gouvernement visant à trouver
un accord syndicat/patronat susceptible d'éviter que la
question ne soit tranchée par le TCSB. Lors de cette troisième
rencontre, l'on s'attend à ce que le groupe Rogers, auquel
appartient Desbro International, fasse connaître sa position
quant à un éventuel redéploiement des licenciés
dans ses autres filiales ou, alternativement, sur les modalités
de réembauche par le nouvel acquéreur de l'usine.
Nouveau malaise au centre cardiaque
Le programme La Route du cur, annulée
Les conflits opposants certains spécialistes du centre
cardiaque de Pamplemousses au Conseil d'administration perdurent.
Cette semaine, c'est "l'interdiction" aux spécialistes
du centre de participer à une causerie, organisée
par la Heart Foundation hier à au centre communautaire
d'Eau Coulée, qui annonce le retour d'une polémique.
Plus d'une centaine de personnes âgées, ont attendu
en vain, toute la matinée d'hier, la venue des spécialistes
en cardiologie, pour le programme La Route du Coeur, que prévoyait
l'association Heart Foundation. "Malheureusement",
leur a expliqué le secrétaire de la Senior Citizen
Association de la région, Ruhee Nun, "les médecins
ne viendront pas pour cause d'une objection de la part de l'administration
du Centre Cardiaque". Le président du Trust
Fund for Specialised Medical Care (TFSMC), Siv Potaya, confirme
cette objection, soutenant que "le board n'a aucun moment
été mis au courant de la participation de ces médecins
à ce programme. Ceci n'est pas correct. C'est au Conseil
de décider".
Alors que la polémique concernant la pratique dans le privée
pour les médecins du centre cardiaque avait été
réglée par une décision ministérielle
d'assouplir les règlements et d'accorder la permission
aux spécialistes cardiaques pour la pratique privée,
avec les mêmes conditions, placées sous la section
6 du Public Health Act, applicables aux médecins
spécialistes du secteur public, la crise ne semble pas
pour autant désamorcée. Un nouveau malaise secoue
le centre cardiaque. L'objection, hier, du président du
TFSMC à la participation de trois cardiologues de ce centre
à une causerie à Eau Coulée, fait monter
la tension. Ils étaient nombreux hier, la plupart des personnes
du troisième âge, présents au centre communautaire
d'Eau Coulée, à attendre impatiemment les conseils
des cardiologues, sur la prévention des maladies cardiovasculaires.
C'est "déçus", mais surtout "frustrés"
et "en colère" qu'ils apprennent après
près d'une heure d'attente que les cardiologues ne viendront
pas. "Dépi 8h50 mo la. Mo ena tension fort ek cholestérol.
Mo ti envi docter la explik moi li bann risk malad leker mo ena.
Mo pa compran ki fer inn empess li vini. Ti pou enn bon linformation
ki nu ti pou gagné gratis", déplore Chantal
T, 64 ans, une habitante de Castel. En effet, comme les autres
membres du groupe de troisième âge présents,
elle vient d'apprendre par le président de l'association
que "pour cause d'objection de la part de l'administration
du centre cardiaque, les médecins ne viendront pas".
Harryparsad Mohit, âgé de 89 ans, se dit lui "sagrin.
Docter pa finn vini. Mo ti pou conné kot mo leker été.
Sa kalité decision là, li mové pou le pei.
Bann là (ndlr: les médecins) pe fer travay benevol.
Ki fer bizin empess zot ?". Tentant de calmer l'assistance,
le Indur Aubeeluck, secrétaire de la Heart Fondation explique
qu'il n'a appris cette nouvelle qu'en début de matinée,
alors que la salle était déjà remplie de
monde, attendant les conseils des cardiologues. "Nous
condamnons à 100% l'attitude du président. C'est
à la dernière minute que nous avons appris la nouvelle.
Ces médecins font de la prévention bénévolement.
Ce n'est pas bien de leur interdire de partager leur connaissance",
dit-il.
Du côté de l'administration du centre cardiaque,
le son de cloche est autre. "C'est ce matin que j'ai eu
vent de la participation de quelques médecins du centre
au programme La Route du Coeur, à Eau Coulée. À
aucun moment, le conseil d'administration n'a été
mis au courant de cette participation et n'a donné son
accord. Ceci n'est pas correct, car c'est au board de décider
de la policy du centre cardiaque. Sans l'aval du conseil d'administration,
ces médecins, qui plus est, sont on duty ce samedi (ndlr:
hier), ne peuvent participer à cette activité",
soutient Siv Potaya. Cette nouvelle objection du président
du TFSMC suscite de vives réactions dans les milieux médicaux.
Rappelons que la décision de Siv Potaya d'appliquer les
règlements du Conseil d'administration en se basant sur
la loi encadrant les employés du TFSMC, et estimant que
les médecins de son centre étaient interdits à
la pratique privée, avait été tranchée
par le ministre de la Santé. La tension entre le conseil
d'administration et les cardiologues, qui estiment "malheureux"
de ne pouvoir participer bénévolement à une
activité autour de la prévention des maladies cardio-vasculaires,
monte d'un cran. Certains avancent par ailleurs que ce samedi,
aucune opération n'était à l'agenda de ces
spécialistes. D'autres soutiennent que "être
on duty, c'est aussi faire de la prévention".
Au niveau du ministère de la Santé, on souligne
que le centre cardiaque est régi par un directeur et dispose
d'un conseil d'administration qui prend des décisions.
"Cette objection relève de l'administration du
centre; le ministère n'a rien à voir avec le day
to day running de cet institut", précise-t-on,
rappelant qu'il s'agit d'une policy decision.
Après plus d'un an d'absence
Le Pr Kalangos opérera à nouveau en mai
Le Pr Afksendiyos Kalangos opérera, à la fin du
mois de mai, une dizaine de jeunes enfants souffrant de maladies
cardiaques congénitales, lors de sa prochaine visite à
Maurice. C'est ce qu'il a confirmé à Week-End,
ajoutant qu'il s'agit des cas d'urgence, car plus d'une centaine
d'enfants attendent d'être opérés.
Le retour du Pr Kalangos est très attendu car, depuis plus
d'un an, il a quitté le pays suite à certaines allégations
à son égard, malgré les nombreux prodiges
qu'il a réalisés. "Une enquête a été
instituée démontrant que je n'ai aucune implication
dans ces fausses allégations. Je reviens à Maurice
afin de ne pas pénaliser les enfants", explique
le Pr Kalangos.
Il fait ressortir qu'il fait "de l'humanitaire."
"Je n'ai aucun intérêt. C'est une implication
personnelle et les enfants ne doivent pas être pénalisés
à la suite de fausses allégations diffusées.
Je reviens pour les enfants. Le centre cardiaque de Pamplemousses
dispose de matériel adéquat pour effectuer ces opérations
très sophistiquées".
Cette visite est très attendue, tant par le personnel médial
que par les patients. Les services du Pr Kalangos, faisant partie
de l'organisation humanitaire Cur pour Tous, et qui a contribué
à la renommée du centre cardiaque de Pamplemousses
dans l'océan Indien, tout en étant d'un grand secours
à de nombreuses familles mauriciennes aussi bien qu'étrangères,
profitera à plus d'un.
Le Pr Kalangos opérait gratuitement les enfants atteints
de malformation congénitale tout en assurant la formation
du personnel médical mauricien. Depuis son départ
au début de 2006, le gouvernement a dépensé
plusieurs millions de roupies pour l'opération des enfants
à l'étranger.
À partir du mois de mai, le Pr Kalangos assurera l'opération
d'une dizaine d'enfants et reprendra la formation des chirurgiens
cardiaques pédiatriques et du personnel paramédical
nécessaire à différents types d'opérations
jugés difficiles.
Fer de construction
L'ACIM soutient qu'il y a bel et bien pénurie sur le
marché
Malgré l'assurance du ministre du Commerce et de l'Industrie,
Rajesh Jeetah, à l'effet qu'il n'y a aucun risque de pénurie
de barres de fer sur le marché, l'Association des Consommateurs
de l'île Maurice (ACIM) soutient le contraire dans un communiqué
émis vendredi.
L'association des consommateurs dit être arrivée
à cette conclusion au terme d'une enquête conduite
jeudi auprès d'une quinzaine de quincailleries à
travers l'île. L'ACIM affirme que dans certaines régions,
du fer de 8 mm, jusqu'alors en vente à Rs 101.70 la barre,
était mis en vente au marché noir à Rs 115
la semaine dernière.
L'association estime que la décision gouvernementale de
libéraliser les prix de vente de ce matériau de
construction a déstabilisé ce marché. Elle
demande aux autorités de prendre les dispositions nécessaires
pour rétablir la situation. Elle veut, en outre, d'une
"enquête approfondie" pour situer les responsabilités
dans cette affaire.
À l'initiative de l'AHRIM
Opération nettoyage dans le nord
En collaboration avec les villages, les ONG, les établissements
sucriers et les forces vives de la région, les hôteliers
du nord organisent une grande campagne de nettoyage du 15 au 19
avril. Coordonnée par l'AHRIM, cette opération réunit
les hôtels membres de cette association, ceux de Beachcomber
et les conseils de village du Nord, ainsi que la Tourism Authority
et la Beach Authority.
Les organisateurs de cette opération demandent aux habitants
du Nord de faire le tri de leurs déchets et de séparer
les ordures ménagères, les déchets végétaux,
les déchets encombrants comme les vieux frigos ou vieux
meubles, et les placer à l'extérieur en bordure
de route, en fonction du programme établi:
Dimanche 15 avril 2007 - Région de Grand-Baie à
Péreybère
Lundi 16 avril 2007 - Région de Bain Buf à
Calodyne
Mardi 17 avril 2007 - Région de Grand Gaube à
Melville
Le départ de cette campagne de nettoyage du Nord sera donné
ce dimanche matin à 8h30 sur le parking du centre de conférences
de Grand-Baie.
Varusha Pirappu célébré avec ferveur
Varusha Pirappu, le nouvel an tamoul, a été célébré,
hier, à travers le pays. Les tamouls se sont rendus en
grand nombre dans les kovils pour des prières. Le
groupe SKKY, en collaboration avec l'association Tamizh Inneipou
Kha zagham de Stanley, Rose-Hill, a organisé un spectacle
culturel hier soir, au hall Nadarassen, à Rose-Hill. Il
a également procédé au lancement d'un CD,
Daiyiram Nee, lundi, à l'occasion de Varusha Pirappu
(Tamize Puttandu (5109).
La Mauritius Tamil Council organise, de son côté,
une exposition de photos et de coupures de presse portant sur
les activités des tamouls à Maurice, ce matin, au
Mariamen Kovil, Albion Dock, Port-Louis. Cette activité
est organisée avec le Arulmigou Kannanour Mariamen Issai
Kurtam. Le Tiruvalluvar Circle, en collaboration avec la municipalité
de Beau Bassin/Rose-Hill, a organisé un spectacle culturel
hier, à la salle des fêtes du Plaza.
Varusha Pirappu est le jour où Brahmaa a créé
l'univers. C'est aussi un moment de réflexion, de méditation
et de partage pour les tamouls. Les prêtres donnent lecture
du panchagam, l'almanach qui révèle les prévisions
de l'année en cours.
Le jour du nouvel an débute avec un bain rituel et le port
d'habits neufs. La prière réunit tous les membres
de la famille autour de l'autel familial. Des offrandes sont faites
aux divinités, dont Muruga et Ganesh. Celui-ci est vénéré
comme étant le Dieu qui aplanit les obstacles. Les offrandes
sont principalement composées de riz, de lait et de sucre,
dont l'adelson, le pongal et le ketti thopen.
On procède ensuite au partage du pacchadi, un mélange
de six saveurs dominé par les feuilles et les fleurs du
lilas de Perse. Cette combinaison symbolise les hauts et les bas
de la vie.
Sun Resorts Ltd
Fin du partenariat avec Kerzner et nomination d'un CEO
Fabio Piccirillo a été nommé Chief
Executive Officer de Sun Resorts Ltd, la semaine dernière.
La nouvelle a été annoncée par un communiqué
du board de direction de la compagnie, émis vendredi
dernier.
Italien d'origine, le nouveau CEO de Sun Resorts travaille depuis
35 ans dans l'hôtellerie et a fait une partie de sa carrière
avec le groupe Méridien Hotels. Il a géré
et ouvert plusieurs établissements hôteliers à
travers le monde avant de se joindre à Sun Resorts il y
a cinq ans en tant directeur régional du groupe.
Par ailleurs, la transaction entre Kerzner International et Sun
Resorts Limited, annoncée fin 2006, a été
complétée au début du mois d'avril. Le contrat
de gestion et de management que détenait One and Only Management
du groupe Kerzner pour les hôtels Le Touessrok, Sugar Beach,
Coco Beach et la Pirogue de Sun Resorts Ltd, est arrivé
à expiration. À partir du début d'avril,
Sun Resorts Ltd est devenu l'unique propriétaire des quatre
établissements hôteliers et va s'occuper de leur
management et de leur marketing. La direction et le personnel
des quatre établissements sont maintenus et tout sera fait
pour que le changement n'ait aucune répercussion sur le
fonctionnement des hôtels.
Dans le cadre de cet accord, le groupe Kerzner devient le propriétaire
du St Géran, sauf une partie de son terrain de golf. Cette
partie de terrain sera développée conjointement
par les groupes mauricien et sud-africain pour y construire des
villas de luxe qui seront vendues sous le label One and Only fin
2009 ou début 2010.
Toujours dans le cadre de cette transaction, Kerzner a racheté
toutes les parts de Sun Resorts dans les deux établissements
que les anciens partenaires avaient aux Maldives. Pour sa part,
Sun Resorts a racheté deux tour-opérateurs sud-africains
et français à Kerzner.
Brèves
À Réduit, jeudi prochain-Ouverture du Job Fair
2007
C'est jeudi que s'ouvre à l'auditorium Octave Wiehe à
Réduit Job Fair 2007, initiative de l'Empowerment Programme
visant à une interaction entre demandeurs et pourvoyeurs
d'emplois. Plus d'une vingtaine d'entreprises de même que
des institutions de soutien à la formation et à
l'emploi participeront à ce salon qui durera jusqu'à
dimanche.
Exposition sur les perspectives qui existent dans les secteurs
émergents tels les Technologies de l'Information et de
la Communication (TIC) ou le seafood sector; conférences
sur les perspectives d'emploi et de carrière dans l'hôtellerie
ou le textile/habillement, par exemple; rencontres personnelles
organisées à l'intention de demandeurs d'emplois
et employeurs, sont au programme.
À compter de ce dimanche-Interdiction de fumer dans
les salons de l'aéroport
À compter de ce dimanche, 15 avril 2007, il ne sera plus
autorisé de fumer dans les salons d'Air Mauritius à
l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam. Cette
décision vise à "améliorer le confort
de tous ses passagers et de son personnel", explique
un communiqué de la compagnie nationale d'aviation.
Air Mauritius précise que cette décision de rendre
les salons Amédée Maingard espaces non-fumeurs est
en conformité aux normes et pratiques internationales et
est "en ligne avec la politique "non-fumeur"
de l'aéroport international SSR". Il est à
noter qu'Air Mauritius applique déjà une politique
"non-fumeur" à bord de tous ses appareils de
même que dans ses bureaux à travers le monde.
Manifestation de pêcheurs dans la baie de Rivière
Noire, hier
Une douzaine de pêcheurs bloquent les activités
touristiques
Le bras de fer entre les membres du Morne Anglers Club et les
pêcheurs de la région se durcit. Ces derniers ont
protesté contre le mur érigé par le Club
dans la Baie de Rivière Noire pour lutter contre des problèmes
d'érosion. Les pêcheurs ont créé un
barrage hier matin à l'aide de cordes et de sennes, bloquant
les activités d'une trentaine de bateaux. Ils auraient
même menacé des skippers. Catamarans, bateaux de
pêche au gros, bateaux de plaisance se sont retrouvés
immobilisés dans la baie. Certains touristes auraient même
regagné leur hôtel.
Le Président de la Tourism Authority, Joël Rault,
a été averti de la situation. Jean Pierre Henry,
Président de la Boat Owners and Builders Association, estime
que la situation est inacceptable.
L'affaire opposant un groupe de pêcheurs de la localité
et le Morne Anglers Club au sujet du muret a déjà
été portée en cour. Les propriétaires
de bateaux dénoncent une situation confuse provoquée
par des problèmes de différentes natures.
Convoyage de fonds
Caudan Security lance le cash-in-transit
Caudan Security Services Ltd, entreprise spécialisée
dans le gardiennage, vient de lancer son service cash-in-transit.
Selon ses promoteurs, il s'agit d'un service de convoyage de fonds
aux normes professionnelles mondialement acceptées.
18 convoyeurs de fonds, dont certains disposent d'une expérience
passée dans ce domaine, assurent ce service après
avoir bénéficié d'une formation spéciale
auprès du Caudan Training Centre, notamment assurée
par un professionnel. Ces convoyeurs qui sont armés et
qui portent un gilet anti-balles ont été formés
aux techniques de prévention et aux dispositifs anti-braquages.
Le service dispose de véhicules blindés spécialement
conçus pour cet usage avec, notamment, un dispositif GPS
permettant de retracer leur position en toute situation. Le contrôle
des opérations se fait à partir d'une centrale au
moyen d'outils informatiques dernier cri.