s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007



Denrée de base - Lait en poudre: livraison suspendue depuis lundi
Consommation – Prix - La flambée continue
ORBITUAIRE - Adieu, l'ami
Compensation salariale - abolition des tripartites - Bunwaree justifie la mise sur pied du National Pay Council
Mise sur pied du National Pay Council (NPC) - Les syndicats rejettent unanimement le projet
Institut Supérieur de Technologie - Possible décantation cette semaine
Dolphin Watching: - capital soutien de l'UNDP
Licenciés de Desbro - Des fonctionnaires pourraient témoigner devant le TCSB
Nouveau malaise au centre cardiaque - Le programme La Route du cœur, annulée
Après plus d'un an d'absence - Le Pr Kalangos opérera à nouveau en mai
Fer de construction - L'ACIM soutient qu'il y a bel et bien pénurie sur le marché
À l'initiative de l'AHRIM - Opération nettoyage dans le nord
Varusha Pirappu célébré avec ferveur
Sun Resorts Ltd - Fin du partenariat avec Kerzner et nomination d'un CEO
Brèves
Manifestation de pêcheurs dans la baie de Rivière Noire, hier - Une douzaine de pêcheurs bloquent les activités touristiques
Convoyage de fonds - Caudan Security lance le cash-in-transit


Denrée de base

Lait en poudre: livraison suspendue depuis lundi

L'approvisionnement en lait en poudre sur le marché a eu un coup de frein depuis lundi avec la décision de la majorité des importateurs de suspendre leur réseau de livraison en attendant une décision du gouvernement relativement à une augmentation de 10%. Depuis lundi, une requête dans ce sens a été adressée au ministère du Commerce et de l'Industrie. À hier après-midi, l'autorité concernée n'avait pas encore communiqué sa décision. Du coup, presque la totalité des grandes surfaces font face à une rupture de stock. En revanche, les autres produits pour nourrissons et enfants sont disponibles sur le marché. Mais ils coûtent entre Rs 8 et Rs 15 plus cher. Une augmentation variant entre 5% et 15% a été appliquée sur ces produits.

De nombreux clients visitant les supermarchés ou hypermarchés, hier, auront constaté que le lait en poudre, de Red Cow à Farmland, en passant par Twin Cow, n'étaient pas disponibles dans les rayons de produits laitiers des grandes surfaces. Les étagères étaient à moitié vides, les seuls produits disponibles étant, entre autres, le lait embouteillé ou dans d'autres types de logement, les produits pour enfants ou ceux dont le prix n'est pas contrôlé par le gouvernement. Depuis plus d'un an, le gouvernement a en effet décidé d'imposer un mark-up sur le lait en poudre, et toute augmentation, après examen de la demande des importateurs, doit être avalisée par le ministère du Commerce.

Selon les informations recueillies en fin de semaine, les importateurs ont formulé une nouvelle requête aux autorités concernées. Depuis lundi, ils ont demandé une majoration de 10% sur le prix du lait. Cette requête est soutenue par l'augmentation du prix du lait sur le marché mondial. "Nous avons payé 10% plus cher à nos fournisseurs pour la dernière livraison", explique un des importateurs.

Les éléments recueillis indiquent également que les importateurs disposent déjà d'un stock, arrivé à la fin de la semaine dernière, qui attend toutefois le feu vert du gouvernement avant d'être distribué sur le marché. Mais, à vendredi, le ministère du Commerce n'avait toujours pas communiqué sa réponse.

Entre-temps, les consommateurs éprouvent beaucoup de peine pour s'approvisionner sur le marché. Certains gérants de supermarchés ont eu beaucoup de mal pour expliquer à leurs clients le pourquoi de cette rupture soudaine de leur stock. "Les importateurs n'ont pas livré. Nous pensons qu'ils sont en rupture de stock eux aussi", expliquait un responsable de supermarché à une cliente, hier après-midi.

Certains pensent que la situation devrait se décanter en début de semaine, avec ce début de pénurie de lait sur le marché. Cependant, les consommateurs ne seront pas au bout de leur peine quant aux prochains réajustements qui devraient intervenir au cours de ces deux prochains mois. Soit d'avril à juin. Avec les prochaines cargaisons attendues pendant cette période, une nouvelle augmentation de 10% - en sus de celle qui est en attente - devrait être appliquée.

Yaourt, Dahi et les autres dans la spirale

À titre d'exemple, un kilo de lait en poudre de la marque X, qui coûte actuellement Rs 123, devrait coûter Rs 133 dans quelques jours, et approximativement Rs 148 d'ici fin juin. La tendance internationale n'augure rien de bon pour le dernier trimestre de l'année, d'autant que les producteurs au niveau mondial ne sont pas en mesure de répondre à la demande du marché. La croissance de la production de lait a connu une baisse de près de 15%, notamment en Australie, pays qui a fait les frais d'une longue sécheresse. L'Argentine, qui est également un gros producteur, a augmenté considérable la taxation à l'exportation. L'Inde a, pour sa part, opté pour l'arrêt pur et simple des exportations. Ajoutée à ces derniers développements, la demande sur le marché mondial a augmenté de plus de 5% en raison de l'appétit grandissant de nouveaux grands pays, dont la Chine.

Le lait écrémé dans la catégorie des produits reconstitués devrait être le plus affecté par ces changements majeurs sur le marché international. Les importateurs n'écartent pas la possibilité qu'un kilo de lait écrémé ou non-fat dépasse la barre des Rs 160 dans les jours à venir, pouvant même atteindre Rs 180 jusqu'à la fin de l'année. Entre-temps, les autres produits, particulièrement le lait infantile, ont déjà enregistré une augmentation de prix en début de semaine. Une boîte de 400 g de Nido 1+, par exemple, coûte Rs 97.95 au lieu de Rs 85.50, alors que France Lait, pour les nourrissons, passe de Rs 120.90 à Rs 134.20. La moyenne d'augmentation enregistrée sur le lait infantile varie entre 5% et 15%.

La réorientation de la production des pays de l'Union européenne vers des produits à haute valeur ajoutée, tels les fromages, les yaourts et les produits laitiers liquides, devrait également avoir un impact sur le prix du lait et autres produits dérivés durant la seconde moitié de l'année. Ce type de produits devrait également être pris dans la spirale de la hausse. Ces produits en petits pots, pour rappel, avaient déjà enregistré une augmentation de prix variant entre Re 1 à Rs 1.50 au début de l'année.


Consommation - Prix

La flambée continue

Hormis la majoration continue des denrées de base telles que le riz (basmati) et le lait, le prix des autres produits, particulièrement ceux se trouvant dans le panier de la ménagère, continue à monter. Le dernier exercice de l'Institut pour la Protection des Consommateurs (ICP) indique une hausse de Rs 290 entre septembre de l'année dernière et avril de cette année. Soit Rs 3 317 contre Rs 3 027. Le panier de la ménagère établi par l'ICP pour une famille type de 4 personnes ne tient pas en compte les produits tels que le poulet, les boissons gazeuses, le pain, les légumes, le gaz ménager ou encore la facture d'électricité.

Grains secs, huile de table, beurre, riz ou encore corned beef… Et bientôt lait et autre produits dérivés. Le budget familial fait à nouveau face à une nouvelle majoration de produits de base, cosmétiques ou de nettoyage. Les augmentations les plus significatives, selon l'ICP, portent sur le riz Basmati, qui coûte Rs 36 plus cher, ou la bouteille de jus Sunquick, qui a connu une deuxième hausse en trois mois pour passer à Rs 105.90.

Cette hausse continue du coût de la vie se caractérise par une augmentation de nombreux produits qui, au fil du temps, par besoin ou par habitude, sont aujourd'hui considérés comme produits de grande consommation. Nous publions ci-dessous une liste de produits, dont l'évolution des prix, dans certains cas, indique des augmentations de plus de 25% en un peu plus d'une année. Nous y avons également inclus des produits pétroliers et boissons gazeuses ou alcoolisées.


ORBITUAIRE

Adieu, l'ami

Avec l'inexorable marche du temps, la tâche revient presque comme un rituel. Mais rédiger l'obituaire d'un ami avec qui l'on a partagé une partie de sa vie professionnelle, reste un geste éminemment intime, un peu comme cette poignée de terre qu'on laisse égrener lentement, entre les doigts, au bord d'une tombe, signe d'un dernier adieu…

Serge Adam, avec qui j'ai découvert mes premières épreuves (!) à la rue St Georges, en 1958, est décédé à l'âge de 75 ans, mardi dernier, à Melbourne, où il s'était installé avec sa famille vers la fin des années soixante.

Attaché déjà au secrétariat de rédaction du MAURICIEN quelques années plus tôt, il aura été mon premier compagnon d'armes et, sans doute, un des plus précieux. Autodidacte émérite, formé, comme tous l'étaient à l'époque, par des aînés sur le tas, souvent dans d'artisanales conditions qu'imposait encore le journal fait plomb, où la dernière étape de cette perpétuelle course contre la montre, le bon-à-tirer, était souvent donné sur le marbre même. Mentor de service, grand prêtre du verbe - et il l'était avec une très belle autorité - c'est lui qui réglait au quotidien les petits soubresauts qui bousculaient sans cesse le mariage de raison rédaction/typographie. C'est à lui encore que revenait - en dernier lieu et, là, sans risque d'appel - la tâche de trancher entre le lapsus, pardonnable, des uns, et la coquille, impardonnable, des autres !

Prote prolifique - métier qui, aujourd'hui, se dilue, dans les rédactions modernes, en diverses tâches: correction de manuscrits faits main, illisibles pour la plupart, avant la compo, titraille et mise en pages - , il expédiait, avec une dextérité étonnante, l'impressionnante pile d'épreuves, en première, qui s'amoncelait sur son bureau et qui "redescendait" quelques minutes plus tard à la typographie avec, chacune, en moyenne, qu'une toute petite centaine de notations… Elles remontaient certes rarement parfaites, revenant une deuxième ou même une troisième fois, avant le bon-à-tirer final.

Cette routine incessante, qui meublait l'ambiance fébrile des salles de rédaction d'alors, n'empêchait nullement Serge d'aborder, avec ses collègues, toujours avec calme et humour, en tirant sur sa énième cigarette, sa dernière partie de chasse - avec, des fois en hors-texte, le dernier lièvre raté ou, encore, le prochain, qu'il tenait déjà en point de mire, le doigt presque sur la gâchette !

Quand les tâches routinières de bureau nous le permettaient, nous allions souvent, tous deux, étoffer la petite équipe de reporters qui sillonnaient sans cesse les points stratégiques de la capitale, dont les incontournables Casernes centrales, où les rumeurs nous étaient livrées avec un cachet plus ou moins officiel, faits-divers qui allaient meubler la rubrique quotidienne Notes et Notules, en dernière page du Mauricien.

Nous nous retrouvâmes, des fois, dans des conflits inextricables. Ainsi, avec des officiers du CID, menés par le surintendant Jacques Ribet, qui enquêtaient sur la mort du Dr Walter, médecin de la prison de Beau Bassin, sauvagement assassiné la nuit dans ses quarters officiels, qui jouxtaient les murs mêmes de la prison de haute sécurité. La police d'alors ne disposant pas, comme on peut le deviner, des "Rambos" médiatiques que nous connaissons aujourd'hui, les enquêtes piétinaient souvent. C'est ainsi que, pendant une bonne quinzaine, nous nous retrouvions chaque après-midi sur les lieux du crime pour notre petite enquête parallèle, qui paraissait le lendemain, à l'allure même d'un feuilleton quotidien dûment programmé. Plus on avançait, les relations devenaient encore plus conflictuelles avec les enquêteurs officiels. L'arrestation des trois coupables de ce crime horrible, commis par pure vengeance, finit par conclure que nous étions tous un peu sur la même piste…

En juillet 1966, un autre drame devait nous réunir pour un reportage épique. Le samedi 23 juillet, nous rallions l'aérogare de Plaisance, très tôt le matin, pour nous enquérir des recherches sur la disparition de trois Mauriciens en mer, une semaine auparavant. Alain Desmarais, sportif très connu, Pierrot d'Unienville, et une amie, Charlotte Koenig, avaient quitté Tamarin à bord d'un catamaran pour Grand-Baie, qu'ils n'avaient en fait jamais atteint. Portés disparus, les premières recherches démarrent dans la soirée même, avec, à bord du Winnie, les capitaines Booker et d'Hotman. Le lendemain, un appareil de la US Air and Sea Rescue, qui se trouvait à Plaisance, en mission dans le cadre du projet spatial Gemini X, et un avion d'Air France, participent en vain aux recherches.

Les proches des disparus ne perdent pourtant pas espoir, le catamaran étant jugé insubmersible. Contact est pris avec la base de la Royal Air Force à Aden, d'où décolle un vieux bombardier, un Shackleton 205, qui avait participé à la dernière guerre. Il atterrira à Plaisance sur trois moteurs, le quatrième ayant rendu l'âme en vol.

Cette information, nous la tenions du commandant de bord lui-même, le Flight Lieutnant I. Weir, à qui on n'hésite pas, malgré tout, à faire une petite requête: les accompagner dans la prochaine expédition, une fois le moteur réparé. Première objection: c'est un avion militaire; en plus, nous ne sommes couverts par aucune assurance. Il nous parle alors de ses dernières expéditions de sauvetage, notamment d'un Skyraider qui, rentrant du Vietnam, avait été pris dans un typhon aux Philippines. L'avion était rentré en vrille, à 30 000 pieds. Très intéressant, tout cela, mais nous revenons, Serge et moi, très vite à la charge. "D'accord, finit-il par nous dire, mais à vos risques et périls".

Une demi-heure plus tard, nous grimpions dans la carlingue bourrée d'instruments, de fusées éclairantes et fumigènes, de radar, de postes émetteurs et récepteurs et, bien entendu, traînait, ici et là, une foule de ceintures de sauvetage. Nous passerons plus de six heures à quadriller des centaines de kilomètres carrés au nord-est de la Réunion, à mi-chemin presque des côtes de Madagascar, alors que des navires de sauvetage continuaient sur l'océan démonté leurs vaines recherches.

Ne disposant, à l'époque, ni de portable ni d'aucun autre moyen de communication, il ne nous a pas été difficile d'expliquer à nos proches, à notre retour en début de soirée, ce déplacement professionnel tout à fait insolite. Le reportage complet de cette expédition, en Une du Mauricien le lundi suivant, aurait d'ailleurs largement suffi !

J'avais, lors du quarantième anniversaire de Week-End, en septembre dernier, évoqué cet apport précieux et sincère de Serge Adam pour le lancement de notre hebdomadaire en 1966. Ce journal que vous tenez aujourd'hui entre les mains est aussi un peu le sien, fruit d'une amitié qui ne s'est jamais estompée. Ni par la distance, encore moins par le temps qui passe…

Adieu, mon copain. Et merci.

Jacques Rivet

À toute sa famille, l'équipe de Week-End o ffre, ici, sa profonde sympathie. Les funérailles de Serge Adam auront lieu, demain, à Springvale. Une messe d'action de grâces est prévue ce mercredi, 18 avril, à l'église Notre Dame de Mont Roches, à 18h.


Compensation salariale - abolition des tripartites

Bunwaree justifie la mise sur pied du National Pay Council

Le National Pay Council (NPC) devrait soumettre au gouvernement le taux de compensation pour l'année financière 2007-08 au plus tard le 31 mai. C'est ce qu'a déclaré le ministre du Travail et des Relations industrielles, le Dr Vasant Bunwaree, alors qu'il commentait la décision des fédérations syndicales de ne pas siéger sur le NPC, organisme sur lequel patronat, gouvernement et représentants des travailleurs seront appelés à siéger pour déterminer le taux de compensation salariale au lieu des tripartites. "Sa komité la, personn pa pou kapav blok li; li pou al de lavan", déclare-t-il, tout en souhaitant que le mouvement syndical revienne à de meilleurs sentiments. Ce dernier aura 48 heures pour décider s'il maintiendra le boycott ou s'il reviendra sur sa position, suivant la correspondance que le ministre leur adressera demain, lundi. Répondant à une de nos questions, ce dernier a indiqué que "gouvernman kapav donn plis, me pa moins" que le taux de compensation qui lui sera transmis par le NPC.

La lettre du mouvement syndical adressée au ministre en fin de semaine, officialisant sa décision de ne pas siéger sur le NPC, a été longuement commentée par le ministre lors d'un point de presse organisé hier matin. Le Dr Vasant Bunwaree a cité certains extraits de la lettre pour soutenir l'argument selon lequel le NPC est une "action en faveur des travailleurs", visant à réunir tous les stakeholders pour définir le taux de compensation minimal à la veille de chaque exercice budgétaire du ministère des Finances. "Cela se fait tous les ans avec les tripartites. Mais aujourd'hui, les tripartites n'existent plus. Nous sommes venus avec un système révolutionnaire, qui favorise les négociations et les discussions, justement pour obtenir un consensus sur le taux de compensation. Contrairement à ce qu'avancent les syndicalistes, cet exercice sera basé sur plusieurs critères, dont le taux d'inflation, la productivité et la capacité de payer. C'est un système basé sur la réalité, qui permettra d'établir un taux pour compenser l'augmentation du coût de la vie. Le taux d'inflation sera un paramètre majeur dans cet exercice", soutient-il.

Pour le ministre, le changement notable qui intervient avec le nouveau système est que le Conseil sera présidé par une personne indépendante - Sen Ramsamy, et non par le ministre des Finances, comme cela avait été le cas pendant ces deux dernières décennies. "Avec les tripartites, le ministre des Finances était judge and party at the same time", dit-il, avant d'insister sur le fait que les partenaires sociaux disposeront chacun de cinq sièges sur ce comité.

Boycott syndical: 48 heures pour décider

L 'objectif du NPC sera ainsi de déterminer un taux de compensation minimal avant d'être transmis au gouvernement. Le ministre a indiqué que le gouvernement ne sera pas en mesure de rejeter le taux indiqué par le NPC, car un taux minimal sera déterminé en prenant en compte les facteurs cités plus haut, dont la capacité de repayment. "Ceci n'écarte toutefois pas la possibilité que le gouvernement accorde une hausse additionnelle au-delà de ce que le NPC a proposé. Cela ne veut également pas dire que les entreprises ne peuvent accorder plus à leurs travailleurs si elles ont réalisé une bonne performance pendant l'année. C'est dans cet ordre d'idées que provision sera faite dans la loi pour que les entreprises puissent accorder une compensation supérieure à ce que le NPC proposera au gouvernement", fait comprendre le ministre.

Ce dernier a souhaité que le mouvement syndical revienne sur sa décision pour favoriser un espace démocratique dans ce genre d'exercice. "C'est le droit à la parole qui est important", dit-il, avant d'ajouter: "Zot faire obstacle à compensation des travailleurs si zot refusé. Je vais leur adresser une nouvelle lettre pour les inviter à nouveau à siéger sur ce comité".

Le ministre a ainsi annoncé qu'il accordera 48 heures aux syndicalistes pour revoir leur décision. "S'ils ne viennent pas, nou pa pou opté pou siège vide. Parmi leurs membres, il y a des gens qui veulent siéger sur ce comité et qui sont prêts à apporter leur contribution".


Mise sur pied du National Pay Council (NPC)

Les syndicats rejettent unanimement le projet

Le mouvement syndical rejette en bloc l'institution du National Pay Council (NPC) en remplacement du traditionnel comité tripartite qui se réunit annuellement pour décider de la compensation salariale à être payée en compensation de la perte du pouvoir d'achat durant l'année financière précédente. Il l'a fait savoir au ministre du Travail et des Relations industrielles dans une correspondance qui lui a été adressée vendredi.

Dans la lettre signée par les représentants des trois confédérations qui chapeautent l'ensemble des organisations syndicales - NTUC, MTUC, MLC - de même que par les responsables de dix fédérations syndicales individuellement, les syndicats expriment leur farouche opposition à une "yearly minimum increase" des salaires en remplacement d'une "annual salary compensation".

Pour eux, l'exercice de compensation salariale annuelle en cours depuis la fin des années 1970 ne vise qu'à compenser les salariés de la perte de leur pouvoir d'achat en tenant compte du taux d'inflation et ne saurait être remplacé par une "augmentation minimale annuelle" qui tiendrait compte d'autres facteurs, dont la productivité et la compétitivité. Pour les syndicats, il ne s'agit, ni plus ni moins, que d'une "rupture unilatérale du contrat d'emploi des salariés".

En fait, la classe syndicale soupçonne les autorités de vouloir en finir avec les Remuneration Orders (RO) qui garantissent des salaires et conditions d'emploi minimaux au niveau sectoriel, et démanteler le National Remuneration Board (NRB) et le Pay Research Bureau (PRB), qui procèdent à intervalles réguliers à des révisions de salaires et de conditions d'emploi dans les secteurs privé et public respectivement.

Pour les syndicats, à un moment où le Bureau Central des Statistiques prévoit un taux d'inflation de 10,4% pour l'année financière en cours et alors que la roupie s'est dépréciée par quelque 20% ces derniers mois, il ne saurait être question de tronquer la compensation annuelle pour perte du pouvoir d'achat. La nomination même de Sen Ramsamy, "ancien directeur de l'AHRIM, membre du Joint Economic Council et représentant de la Mauritius Employers' Federation (MEF)" comme président "indépendant" du NPC est aussi contestée.

De plus, les syndicats n'acceptent pas que le gouvernement dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour pick and choose les représentants syndicaux qui devraient siéger sur le conseil. Ils s'opposent aussi au fait que le gouvernement dispose, comme les syndicats et les employeurs, de cinq sièges au comité, en expliquant que l'État est aussi employeur des fonctionnaires et employés des corps para-étatiques.

Pour le mouvement syndical, cela aura pour effet que les travailleurs seront toujours en minorité au moment du vote, les représentants du gouvernement-employeur devant logiquement voter avec les représentants des employeurs du secteur privé.

Le mouvement syndical, pour lequel le NPC n'est qu'une copie du National Wages Council (NWC) préalablement proposé, appelle le gouvernement à ne pas aller de l'avant avec la mise sur pied de ce conseil au risque d'une détérioration des relations industrielles et le recours à des actions de désobéissance civile.


Institut Supérieur de Technologie

Possible décantation cette semaine

Après trois semaines de grève, les étudiants de l'Institut Supérieur de Technologie (IST) maintiennent leur décision de ne pas se rendre en cours. Du moins, pas tant qu'ils n'auront pas une réponse positive des autorités quant à leur avenir. Ils espèrent que la visite du directeur de l'IUT du Limousin, Gilles Brossaud, en début de semaine, décante la situation, car ce dernier devrait, selon certaines informations, rencontrer le ministre de l'Éducation à ce sujet. Si toutefois, cette rencontre n'aboutit à aucune solution, certains étudiants envisagent même de stopper leurs études à l'IST.

Le bras de fer opposant les étudiants de l'IST aux autorités continue malgré la demande faite par le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, pour qu'ils réintègrent les salles de cours. Insatisfaits des réponses évasives du ministère de tutelle, ainsi que du management de l'établissement polytechnique, concernant la codélivrance de leur diplôme de fin d'études par l'Université de Limoges, les étudiants maintiennent leur grève enclenchée depuis le 26 mars dernier.

Les réponses de Dharam Gokhool lors de la dernière session parlementaire mardi dernier, assurant que les négociations continuent avec l'université limousine, ajoutent au flou qui perdure pour les étudiants de l'IST. En effet, le ministre de l'Éducation a rappelé que l'IST ne dispose pas d'un statut universitaire, selon le Tertiary Education Act. Toutefois, a-t-il précisé, un comité technique, présidé par le chairman de la Tertiary Education Commission, a été institué, avec les représentants de l'université de Maurice (UoM) et l'université de technologie de Maurice (UTM).

Selon le ministre, ce comité "has recommended that linkages be established between UoM/UTM and the university of Limoges for co-delivery of a "Licence Professionnelle". Based on those recommendations, the current proposed protocol worked out by my ministry makes mentions of a proposed collaboration between IST, University of Limoges and UoM/UTM for the co-delivery of a "Licence Professionnelle" to holders of the DUST wishing to pursue further studies leading to a degree. This would facilitate the renewal of the Protocol to satisfy the new requiremet of the French side, as mentioned earlier".

Or, les étudiants disent ne pas comprendre les modalités qui seront applicables. "Lors de notre rencontre, le ministre n'a jamais abordé l'UTM", déplorent les étudiants. Ces derniers soutiennent que si la proposition du ministre de l'Éducation de upgrade l'IST est une bonne chose, ils s'interrogent quant aux implications de ce upgrading. "Nous voulons ce pour quoi nous nous sommes inscrits, c'est-à-dire un diplôme codélivré par Limoges. Si les discussions avec le directeur de Limoges n'aboutissent pas, et que nous allons dans le sens d'une affiliation de notre institut avec l'UoM ou l'UTM, comme l'a dit le ministre, nous souhaitons que tous nos acquis - les fees, les exemptions, les bourses, les stages, etc. - restent inchangés", disent les étudiants.

Selon nos informations, le directeur de Limoges sera en visite privée à Maurice cette semaine. Il ressort également qu'une rencontre est prévue ce lundi avec le ministre de l'Éducation, qui profitera de l'occasion pour aborder les problèmes survenus à l'IST suite au non-renouvellement du protocole d'accord entre Limoges et l'établissement polytechnique de Rose-Hill.

La visite de directeur de l'IUT du Limousin, Gilles Brossaud, donne de l'espoir aux étudiants de l'IST, qui espèrent également le rencontrer. Selon eux, "cette visite est décisive car le ministre nous a dit que la balle est dans le camp de Limoges ; une décision doit être prise cette semaine". Dans l'attente de réponses des autorités, le mouvement de grève enclenché par les étudiants de l'IST perdurera. Certains avancent même que si d'ici quelques jours rien n'est fait concernant leur avenir, ils n'auront d'autre choix que de stopper leurs études à l'IST.

"Nous souhaitons un diplôme codélivré par Limoges. Nous n'avons pas les moyens de faire d'autres études. En nous inscrivant à l'IST, nous avons tout misé sur ce diplôme reconnu partout en Europe. Que les autorités viennent cette semaine avec une solution", réclament ces étudiants.

Notons qu'une manifestation est prévue mardi prochain devant l'IVTB House, Phœnix.


Dolphin Watching:

capital soutien de l'UNDP

Suite à notre article du dimanche 1er avril concernant le Dolphin Watching, l'antenne locale de la United Nations Development Programme (UNDP), nous a fait ressortir son implication dans ce dossier au niveau local. Avec des développements à prévoir au niveau de la région tout entière.

Le projet "Sustainable management of Dolphin Watching in Mauritius through training and public awareness", présenté par la Mauritius Marine Conservation Society (MMCS) est majoritairement financé par l'UNDP-SGP/GEF depuis juin 2006 pour une durée de deux ans.

Le Programme de Micro-Financement du Fonds pour l'Environnement Mondial (connu comme le GEF Small Grants Programme ou GEF/SGP à Maurice) est une entité internationale unique. C'est un mécanisme financier permettant l'appui et la promotion d'initiatives et actions communautaires visant à faire face aux grands problèmes d'environnement dans le monde. Sa mission et sa gestion sont des réponses innovatrices à l'esprit et au mandat de l'Agenda 21 du Sommet de la Terre de 1992 tenu à Rio de Janeiro.

Fondé par le Fonds Mondial pour l'Environnement, le Programme de Micro-Financement est mis en œuvre par l'UNDP, qui figure parmi les agences d'exécution du GEF. Il a pour objectif de réaliser des bénéfices environnementaux mondiaux à travers la mise en œuvre d'actions communautaires au niveau local tout en contribuant à l'amélioration des conditions d'existences des populations locales. Il cherchera à promouvoir les activités économiques des communautés qui protègent la base de la vie par une démarche rationnelle et soutenable indispensable à un développement durable tout en garantissant l'atteinte d'avantages mondiaux par la conservation de la biodiversité, la protection des eaux internationales et l'atténuation des changements climatiques.

Maurice précurseur dans l'océan Indien

Dans la région, c'est le GEF-SGP de Maurice qui est le précurseur car il existe depuis 1995. Pamela Bappoo-Dundoo, National Coordinator, indique qu'au cours de ces douze dernières années, 77 projets ont été financés qui, outre la protection de l'environnement, mettent une emphase spécifique sur l'allégement de la pauvreté, le renforcement des capacités locales, la participation des femmes et des groupes vulnérables. Ces projets vont de la fabrication d'huiles essentielles à partir de plantes endémiques et médicinales au compostage de déchets organiques et culture bio, en passant par la sensibilisation sur la nécessité d'économiser l'énergie électrique, la création de petites entreprises de propagation de plantes endémiques, la constitution de réserves marines gérées par la communauté à Rodrigues, la réhabilitation des prisonnières en détention à travers des projets de recyclage, le soutien au centre Chrysalide qui œuvre à la réhabilitation des travailleurs du sexe, la protection des dauphins dans la baie de Tamarin, etc.

L'objectif de GEF-SGP Maurice est de proposer un projet régional qui serait réalisé conjointement par les ONG des quatre pays où est désormais présent le GEF-SGP (incluant Madagascar, les Comores et les Seychelles). Le projet par excellence serait un projet dans le domaine marin car ces îles ont ceci en commun que les espèces marines, dauphins et autres, voyagent de l'une à l'autre.


Licenciés de Desbro

Des fonctionnaires pourraient témoigner devant le TCSB

Les fonctionnaires du ministère du Commerce et de l'Industrie ayant travaillé sur le dossier Desbro pourraient être appelés à témoigner devant le Termination of Contract Service Board (TCSB) dans le litige qui oppose les licenciés de cette entreprise à la direction.

Une demande en ce sens a été faite, vendredi, au ministre de tutelle, Rajesh Jeetah, par la Steel Rolling Workers' Union (SRWU), qui défend les intérêts des licenciés. Selon Ashok Subron, conseiller technique de ce syndicat, le ministre Jeetah s'est montré favorable au principe. Il a toutefois laissé entendre qu'il lui fallait, préalablement, obtenir le point de vue du State Law Office sur la question.

Lors de cette réunion des dirigeants du syndicat avec M. Jeetah, il lui a aussi été formellement demandé de permettre que les études relatives à l'état de santé économique de Desbro, d'une part, par le ministère, de l'autre, par le Management Audit Bureau (MAB), soient soumises devant le TCSB. Cette autre demande syndicale est aussi en considération.

C'est le mercredi 25 avril que l'affaire Desbro sera entendue pro-forma devant le TCSB. Précédemment, vendredi prochain, 20 avril, aura lieu la troisième réunion tripartite syndicat/patronat/gouvernement visant à trouver un accord syndicat/patronat susceptible d'éviter que la question ne soit tranchée par le TCSB. Lors de cette troisième rencontre, l'on s'attend à ce que le groupe Rogers, auquel appartient Desbro International, fasse connaître sa position quant à un éventuel redéploiement des licenciés dans ses autres filiales ou, alternativement, sur les modalités de réembauche par le nouvel acquéreur de l'usine.


Nouveau malaise au centre cardiaque

Le programme La Route du cœur, annulée

Les conflits opposants certains spécialistes du centre cardiaque de Pamplemousses au Conseil d'administration perdurent. Cette semaine, c'est "l'interdiction" aux spécialistes du centre de participer à une causerie, organisée par la Heart Foundation hier à au centre communautaire d'Eau Coulée, qui annonce le retour d'une polémique. Plus d'une centaine de personnes âgées, ont attendu en vain, toute la matinée d'hier, la venue des spécialistes en cardiologie, pour le programme La Route du Coeur, que prévoyait l'association Heart Foundation. "Malheureusement", leur a expliqué le secrétaire de la Senior Citizen Association de la région, Ruhee Nun, "les médecins ne viendront pas pour cause d'une objection de la part de l'administration du Centre Cardiaque". Le président du Trust Fund for Specialised Medical Care (TFSMC), Siv Potaya, confirme cette objection, soutenant que "le board n'a aucun moment été mis au courant de la participation de ces médecins à ce programme. Ceci n'est pas correct. C'est au Conseil de décider".

Alors que la polémique concernant la pratique dans le privée pour les médecins du centre cardiaque avait été réglée par une décision ministérielle d'assouplir les règlements et d'accorder la permission aux spécialistes cardiaques pour la pratique privée, avec les mêmes conditions, placées sous la section 6 du Public Health Act, applicables aux médecins spécialistes du secteur public, la crise ne semble pas pour autant désamorcée. Un nouveau malaise secoue le centre cardiaque. L'objection, hier, du président du TFSMC à la participation de trois cardiologues de ce centre à une causerie à Eau Coulée, fait monter la tension. Ils étaient nombreux hier, la plupart des personnes du troisième âge, présents au centre communautaire d'Eau Coulée, à attendre impatiemment les conseils des cardiologues, sur la prévention des maladies cardiovasculaires. C'est "déçus", mais surtout "frustrés" et "en colère" qu'ils apprennent après près d'une heure d'attente que les cardiologues ne viendront pas. "Dépi 8h50 mo la. Mo ena tension fort ek cholestérol. Mo ti envi docter la explik moi li bann risk malad leker mo ena. Mo pa compran ki fer inn empess li vini. Ti pou enn bon linformation ki nu ti pou gagné gratis", déplore Chantal T, 64 ans, une habitante de Castel. En effet, comme les autres membres du groupe de troisième âge présents, elle vient d'apprendre par le président de l'association que "pour cause d'objection de la part de l'administration du centre cardiaque, les médecins ne viendront pas". Harryparsad Mohit, âgé de 89 ans, se dit lui "sagrin. Docter pa finn vini. Mo ti pou conné kot mo leker été. Sa kalité decision là, li mové pou le pei. Bann là (ndlr: les médecins) pe fer travay benevol. Ki fer bizin empess zot ?". Tentant de calmer l'assistance, le Indur Aubeeluck, secrétaire de la Heart Fondation explique qu'il n'a appris cette nouvelle qu'en début de matinée, alors que la salle était déjà remplie de monde, attendant les conseils des cardiologues. "Nous condamnons à 100% l'attitude du président. C'est à la dernière minute que nous avons appris la nouvelle. Ces médecins font de la prévention bénévolement. Ce n'est pas bien de leur interdire de partager leur connaissance", dit-il.

Du côté de l'administration du centre cardiaque, le son de cloche est autre. "C'est ce matin que j'ai eu vent de la participation de quelques médecins du centre au programme La Route du Coeur, à Eau Coulée. À aucun moment, le conseil d'administration n'a été mis au courant de cette participation et n'a donné son accord. Ceci n'est pas correct, car c'est au board de décider de la policy du centre cardiaque. Sans l'aval du conseil d'administration, ces médecins, qui plus est, sont on duty ce samedi (ndlr: hier), ne peuvent participer à cette activité", soutient Siv Potaya. Cette nouvelle objection du président du TFSMC suscite de vives réactions dans les milieux médicaux. Rappelons que la décision de Siv Potaya d'appliquer les règlements du Conseil d'administration en se basant sur la loi encadrant les employés du TFSMC, et estimant que les médecins de son centre étaient interdits à la pratique privée, avait été tranchée par le ministre de la Santé. La tension entre le conseil d'administration et les cardiologues, qui estiment "malheureux" de ne pouvoir participer bénévolement à une activité autour de la prévention des maladies cardio-vasculaires, monte d'un cran. Certains avancent par ailleurs que ce samedi, aucune opération n'était à l'agenda de ces spécialistes. D'autres soutiennent que "être on duty, c'est aussi faire de la prévention". Au niveau du ministère de la Santé, on souligne que le centre cardiaque est régi par un directeur et dispose d'un conseil d'administration qui prend des décisions. "Cette objection relève de l'administration du centre; le ministère n'a rien à voir avec le day to day running de cet institut", précise-t-on, rappelant qu'il s'agit d'une policy decision.


Après plus d'un an d'absence

Le Pr Kalangos opérera à nouveau en mai

Le Pr Afksendiyos Kalangos opérera, à la fin du mois de mai, une dizaine de jeunes enfants souffrant de maladies cardiaques congénitales, lors de sa prochaine visite à Maurice. C'est ce qu'il a confirmé à Week-End, ajoutant qu'il s'agit des cas d'urgence, car plus d'une centaine d'enfants attendent d'être opérés.

Le retour du Pr Kalangos est très attendu car, depuis plus d'un an, il a quitté le pays suite à certaines allégations à son égard, malgré les nombreux prodiges qu'il a réalisés. "Une enquête a été instituée démontrant que je n'ai aucune implication dans ces fausses allégations. Je reviens à Maurice afin de ne pas pénaliser les enfants", explique le Pr Kalangos.

Il fait ressortir qu'il fait "de l'humanitaire." "Je n'ai aucun intérêt. C'est une implication personnelle et les enfants ne doivent pas être pénalisés à la suite de fausses allégations diffusées. Je reviens pour les enfants. Le centre cardiaque de Pamplemousses dispose de matériel adéquat pour effectuer ces opérations très sophistiquées".

Cette visite est très attendue, tant par le personnel médial que par les patients. Les services du Pr Kalangos, faisant partie de l'organisation humanitaire Cœur pour Tous, et qui a contribué à la renommée du centre cardiaque de Pamplemousses dans l'océan Indien, tout en étant d'un grand secours à de nombreuses familles mauriciennes aussi bien qu'étrangères, profitera à plus d'un.

Le Pr Kalangos opérait gratuitement les enfants atteints de malformation congénitale tout en assurant la formation du personnel médical mauricien. Depuis son départ au début de 2006, le gouvernement a dépensé plusieurs millions de roupies pour l'opération des enfants à l'étranger.

À partir du mois de mai, le Pr Kalangos assurera l'opération d'une dizaine d'enfants et reprendra la formation des chirurgiens cardiaques pédiatriques et du personnel paramédical nécessaire à différents types d'opérations jugés difficiles.


Fer de construction

L'ACIM soutient qu'il y a bel et bien pénurie sur le marché

Malgré l'assurance du ministre du Commerce et de l'Industrie, Rajesh Jeetah, à l'effet qu'il n'y a aucun risque de pénurie de barres de fer sur le marché, l'Association des Consommateurs de l'île Maurice (ACIM) soutient le contraire dans un communiqué émis vendredi.

L'association des consommateurs dit être arrivée à cette conclusion au terme d'une enquête conduite jeudi auprès d'une quinzaine de quincailleries à travers l'île. L'ACIM affirme que dans certaines régions, du fer de 8 mm, jusqu'alors en vente à Rs 101.70 la barre, était mis en vente au marché noir à Rs 115 la semaine dernière.

L'association estime que la décision gouvernementale de libéraliser les prix de vente de ce matériau de construction a déstabilisé ce marché. Elle demande aux autorités de prendre les dispositions nécessaires pour rétablir la situation. Elle veut, en outre, d'une "enquête approfondie" pour situer les responsabilités dans cette affaire.


À l'initiative de l'AHRIM

Opération nettoyage dans le nord

En collaboration avec les villages, les ONG, les établissements sucriers et les forces vives de la région, les hôteliers du nord organisent une grande campagne de nettoyage du 15 au 19 avril. Coordonnée par l'AHRIM, cette opération réunit les hôtels membres de cette association, ceux de Beachcomber et les conseils de village du Nord, ainsi que la Tourism Authority et la Beach Authority.

Les organisateurs de cette opération demandent aux habitants du Nord de faire le tri de leurs déchets et de séparer les ordures ménagères, les déchets végétaux, les déchets encombrants comme les vieux frigos ou vieux meubles, et les placer à l'extérieur en bordure de route, en fonction du programme établi:

Dimanche 15 avril 2007 - Région de Grand-Baie à Péreybère

Lundi 16 avril 2007 - Région de Bain Bœuf à Calodyne

Mardi 17 avril 2007 - Région de Grand Gaube à Melville

Le départ de cette campagne de nettoyage du Nord sera donné ce dimanche matin à 8h30 sur le parking du centre de conférences de Grand-Baie.


Varusha Pirappu célébré avec ferveur

Varusha Pirappu, le nouvel an tamoul, a été célébré, hier, à travers le pays. Les tamouls se sont rendus en grand nombre dans les kovils pour des prières. Le groupe SKKY, en collaboration avec l'association Tamizh Inneipou Kha zagham de Stanley, Rose-Hill, a organisé un spectacle culturel hier soir, au hall Nadarassen, à Rose-Hill. Il a également procédé au lancement d'un CD, Daiyiram Nee, lundi, à l'occasion de Varusha Pirappu (Tamize Puttandu (5109).

La Mauritius Tamil Council organise, de son côté, une exposition de photos et de coupures de presse portant sur les activités des tamouls à Maurice, ce matin, au Mariamen Kovil, Albion Dock, Port-Louis. Cette activité est organisée avec le Arulmigou Kannanour Mariamen Issai Kurtam. Le Tiruvalluvar Circle, en collaboration avec la municipalité de Beau Bassin/Rose-Hill, a organisé un spectacle culturel hier, à la salle des fêtes du Plaza.

Varusha Pirappu est le jour où Brahmaa a créé l'univers. C'est aussi un moment de réflexion, de méditation et de partage pour les tamouls. Les prêtres donnent lecture du panchagam, l'almanach qui révèle les prévisions de l'année en cours.

Le jour du nouvel an débute avec un bain rituel et le port d'habits neufs. La prière réunit tous les membres de la famille autour de l'autel familial. Des offrandes sont faites aux divinités, dont Muruga et Ganesh. Celui-ci est vénéré comme étant le Dieu qui aplanit les obstacles. Les offrandes sont principalement composées de riz, de lait et de sucre, dont l'adelson, le pongal et le ketti thopen. On procède ensuite au partage du pacchadi, un mélange de six saveurs dominé par les feuilles et les fleurs du lilas de Perse. Cette combinaison symbolise les hauts et les bas de la vie.


Sun Resorts Ltd

Fin du partenariat avec Kerzner et nomination d'un CEO

Fabio Piccirillo a été nommé Chief Executive Officer de Sun Resorts Ltd, la semaine dernière. La nouvelle a été annoncée par un communiqué du board de direction de la compagnie, émis vendredi dernier.

Italien d'origine, le nouveau CEO de Sun Resorts travaille depuis 35 ans dans l'hôtellerie et a fait une partie de sa carrière avec le groupe Méridien Hotels. Il a géré et ouvert plusieurs établissements hôteliers à travers le monde avant de se joindre à Sun Resorts il y a cinq ans en tant directeur régional du groupe.

Par ailleurs, la transaction entre Kerzner International et Sun Resorts Limited, annoncée fin 2006, a été complétée au début du mois d'avril. Le contrat de gestion et de management que détenait One and Only Management du groupe Kerzner pour les hôtels Le Touessrok, Sugar Beach, Coco Beach et la Pirogue de Sun Resorts Ltd, est arrivé à expiration. À partir du début d'avril, Sun Resorts Ltd est devenu l'unique propriétaire des quatre établissements hôteliers et va s'occuper de leur management et de leur marketing. La direction et le personnel des quatre établissements sont maintenus et tout sera fait pour que le changement n'ait aucune répercussion sur le fonctionnement des hôtels.

Dans le cadre de cet accord, le groupe Kerzner devient le propriétaire du St Géran, sauf une partie de son terrain de golf. Cette partie de terrain sera développée conjointement par les groupes mauricien et sud-africain pour y construire des villas de luxe qui seront vendues sous le label One and Only fin 2009 ou début 2010.

Toujours dans le cadre de cette transaction, Kerzner a racheté toutes les parts de Sun Resorts dans les deux établissements que les anciens partenaires avaient aux Maldives. Pour sa part, Sun Resorts a racheté deux tour-opérateurs sud-africains et français à Kerzner.


Brèves

À Réduit, jeudi prochain-Ouverture du Job Fair 2007

C'est jeudi que s'ouvre à l'auditorium Octave Wiehe à Réduit Job Fair 2007, initiative de l'Empowerment Programme visant à une interaction entre demandeurs et pourvoyeurs d'emplois. Plus d'une vingtaine d'entreprises de même que des institutions de soutien à la formation et à l'emploi participeront à ce salon qui durera jusqu'à dimanche.

Exposition sur les perspectives qui existent dans les secteurs émergents tels les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) ou le seafood sector; conférences sur les perspectives d'emploi et de carrière dans l'hôtellerie ou le textile/habillement, par exemple; rencontres personnelles organisées à l'intention de demandeurs d'emplois et employeurs, sont au programme.

À compter de ce dimanche-Interdiction de fumer dans les salons de l'aéroport

À compter de ce dimanche, 15 avril 2007, il ne sera plus autorisé de fumer dans les salons d'Air Mauritius à l'aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam. Cette décision vise à "améliorer le confort de tous ses passagers et de son personnel", explique un communiqué de la compagnie nationale d'aviation.

Air Mauritius précise que cette décision de rendre les salons Amédée Maingard espaces non-fumeurs est en conformité aux normes et pratiques internationales et est "en ligne avec la politique "non-fumeur" de l'aéroport international SSR". Il est à noter qu'Air Mauritius applique déjà une politique "non-fumeur" à bord de tous ses appareils de même que dans ses bureaux à travers le monde.


Manifestation de pêcheurs dans la baie de Rivière Noire, hier

Une douzaine de pêcheurs bloquent les activités touristiques

Le bras de fer entre les membres du Morne Anglers Club et les pêcheurs de la région se durcit. Ces derniers ont protesté contre le mur érigé par le Club dans la Baie de Rivière Noire pour lutter contre des problèmes d'érosion. Les pêcheurs ont créé un barrage hier matin à l'aide de cordes et de sennes, bloquant les activités d'une trentaine de bateaux. Ils auraient même menacé des skippers. Catamarans, bateaux de pêche au gros, bateaux de plaisance se sont retrouvés immobilisés dans la baie. Certains touristes auraient même regagné leur hôtel.

Le Président de la Tourism Authority, Joël Rault, a été averti de la situation. Jean Pierre Henry, Président de la Boat Owners and Builders Association, estime que la situation est inacceptable.

L'affaire opposant un groupe de pêcheurs de la localité et le Morne Anglers Club au sujet du muret a déjà été portée en cour. Les propriétaires de bateaux dénoncent une situation confuse provoquée par des problèmes de différentes natures.


Convoyage de fonds

Caudan Security lance le cash-in-transit

Caudan Security Services Ltd, entreprise spécialisée dans le gardiennage, vient de lancer son service cash-in-transit. Selon ses promoteurs, il s'agit d'un service de convoyage de fonds aux normes professionnelles mondialement acceptées.

18 convoyeurs de fonds, dont certains disposent d'une expérience passée dans ce domaine, assurent ce service après avoir bénéficié d'une formation spéciale auprès du Caudan Training Centre, notamment assurée par un professionnel. Ces convoyeurs qui sont armés et qui portent un gilet anti-balles ont été formés aux techniques de prévention et aux dispositifs anti-braquages.

Le service dispose de véhicules blindés spécialement conçus pour cet usage avec, notamment, un dispositif GPS permettant de retracer leur position en toute situation. Le contrôle des opérations se fait à partir d'une centrale au moyen d'outils informatiques dernier cri.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007