m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007



Automobile - Quand la Mini se décline en Maxi
Mgr Tutu en première ligne dans Le Cordage
Cassiya, le déclin ! - Désiré François s'en va…
L'océan Indien occidental - Objet d'une publication du Hassam Toorawa Trust
Du 15 au 19 avril à l'ABC - Krrish et Lage raho Munnabhai à Rs 50
Sharmila Calcuta - Une Bhojpuri girl peu ordinaire !
Amma met l'accent sur l'amour universel
Albums - Mo pa pou resté, Cassava
Amitabh voices Penguins
Après une mission de 45 jours à Maurice et Rodrigues - Le INS Sarvekshak a quitté Port-Louis jeudi


Automobile

Quand la Mini se décline en Maxi

La Mini Cooper ? La "petite mini" ? Non ! Détrompez-vous. La petite mini n'est plus celle d'il y a 30 ou 40 ans, la petite "caisse" très classique qu'on voit toujours sur nos routes… De 1959 à aujourd'hui, elle a fait un "max" de chemin. La nouvelle a grandi. Évolué. Tout en conservant son authenticité, elle allie aujourd'hui élégance et sportivité, passé et présent, au point de faire rêver. En passant sous les ailes du constructeur automobile BMW, les nouvelles versions de la Mini Cooper mises sur le marché en 2006 sont aujourd'hui à la hauteur de leur réputation. Elles n'ont rien à envier aux grandes !

À Maurice, quatre modèles sont déjà disponibles: la Cooper, la Cooper S, la Cooper One Cabriolet, et la plus séduisante de toutes, la Cooper S Cabriolet. Pas étonnant que sur les 14 voitures vendues à ce jour, huit cabriolets ont trouvé preneurs. Pas étonnant non plus que le concessionnaire automobile Leal & Co ait choisi comme Sales Executive Rita Ramdin, une "jeune vieille routière" des showrooms pour mettre la nouvelle Mini en piste. Elle dispose d'ailleurs d'un showroom, qui lui est exclusivement dédié aux côtés des géants - BMW et Renault - , et qui, de nuit comme de jour, est très visible à partir de l'autoroute de Pailles.

Pas étonnant que le patron de Leal & Co ltd, Eric Leal, s'est offert une mini Cooper S, de couleur jaune, équipée d'un moteur turbo de 1,6 litre développant 175 ch. Elle est capable de passer de 0 à 100 km/h en 7 seconde ! Nous l'avons d'ailleurs essayé. L'expérience de conduite était intense. "Je vous l'avais dit. Cette petite a tout d'une grande voiture !", s'est empressée de dire Rita Ramdin, après un test drive sur l'autoroute M1.

Peu importe le modèle, la nouvelle Mini a tout pour plaire. Au moment où sa "métamorphose" était planifiée, le mot d'ordre des designers était de fabriquer une voiture partant de "l'original à l'original". Les éloges sont tombés en cascade dès ses premières apparitions dans les salons automobiles, l'année dernière. Elle fait sensation partout où elle passe. "La Mini n'est pas qu'une simple voiture. Il y a comme une magie qui se cache derrière. Elle fait rêver…", avoue Rita Ramdin.

Les concepteurs, eux, se frottent les mains. L'objectif de créer une nouvelle Mini "hors classe, cosmopolite, sans concurrente" dans sa catégorie, était atteint. C'est une voiture qui fait rêver. La version moderne est restée typiquement - ou presque - Mini sous différents angles. De sa carrosserie conservant une allure à l'ancienne combinée à des formes plus élégantes et sportives, à ses grands projecteurs ronds traditionnels, en passant par les interrupteurs à levier ou ce large cadran central à l'intérieur. Une des spécificités de la nouvelle Mini est que chaque modèle a son propre look au niveau de la partie avant. À titre d'exemple, celle de la Mini Cooper S s'étire plus que les autres; son becquet est nettement plus imposant.

"La nouvelle Mini s'affranchit sans peine des limites, quelles qu'elles soient. C'est également l'une des raisons de son originalité dans ce segment. Elle répond au désir de bénéficier d'un moyen de déplacement compact, en offrant toutes les qualités qui caractérisent les véhicules du segment haut de gamme: design fascinant, groupe motopropulseur sophistiqué, finition soignée, sécurité exemplaire, détails d'équipement novateurs et possibilités de personnalisation quasi infinies." C'est ainsi que les concepteurs décrivent et résument ses qualités.

Dans deux ans, elle sera cinquantenaire. En 48 ans de parcours, la "petite Mini" a tout d'une "grande", avec son entrée dans le haut de gamme, sa puissance, sa robustesse, son efficacité, son confort intérieur, sa technologie et… son prix: entre Rs 1,3 à Rs 1,7 million !


Brin d'histoire…

En 1959, Sir Alec Issigonis, alors à la British Leyland Corporation, présente la Mini. Elle surprend par ses choix techniques et son gabarit. De la version sportive développée par John Cooper à sa transformation signée BMW, en passant par la création des premières Morris Mini Cooper, la "petite Mini" a réalisé une véritable chevauchée pendant 48 ans. Évolution chronologique.

1959: Présentation des premières Austin Seven et Morris Mini Minor (848 cm3 - 37,5 ch !).

1961: Lancement des Austin et Morris Mini Cooper équipées d'un moteur quatre cylindres de 997 cm3 et 55 ch.

1963: En mars, est présentée la Cooper S, dont la cylindrée a été portée à 1 070 cm3. La puissance développée atteint 70 ch.

1964: Nouveau moteur de 998 cm3 avec une puissance identique mais une course plus faible et des suspensions hydrolastiques.

La Cooper S est disponible en deux versions: 970 cm3 et 65 ch ou 1 275 cm3 et 76 ch.

1967: Commercialisation des Mini MkII avec une calandre et un intérieur modifiés, des vitres AR et des feux agrandis et une boîte synchro sur les S.

1971: Fin de production à l'été de la Cooper S.

1973: Innocenti produit sous licence sa Cooper S 1,3 litre avec sa présentation spécifique et ses 71 ch.

1975: Fin de production des Innocenti Cooper S.

1991: Nouvelle Rover Mini Cooper au moteur 1,3 litre de 61 ch.

1992: La Cooper hérite de l'injection et s'appelle désormais Cooper 1.3i. Elle gagne 2 chevaux.

1995: Commercialisation de la Mini Cooper Monte-Carlo à la présentation spécifique.

1997: Présentation du concept et création de la marque Mini par BMW au salon de Francfort.

1998: Commercialisation de la Mini Cooper S 1.3i à présentation spécifique (ailes larges, roues 13 pouces…) sans augmentation de puissance.

2001: Commercialisation à l'automne en France des versions New Mini One et Cooper.

2002: Commercialisation de la Mini Cooper S au début de l'année.

Chez Iframac-La Peugeot 207 est là !

Après avoir fait sensation dès sa sortie à la fin des années 90 et devenant même la voiture la plus vendue au monde, la Peugeot 206 a fait son temps. Elle cède la place à la 207 dans la série 2 de Peugeot.

Aussi séduisante que la 206, la Peugeot 207, la silhouette légèrement modifiée et un brin agressive, illumine déjà le showroom d'Iframac, concessionnaire de la marque française à Maurice. Elle en impose également par sa taille, se démarquant particulièrement avec un capot sport au nez allongé. Sans compter les nouveaux atouts en matière technologique, de sécurité et de confort.

Deux versions de la P207 sont disponibles au showroom de Pailles depuis deux semaines, la P207 Urban et la P207 Premium. Le coût: Rs 900 000 et Rs 825 000 respectivement.


Mgr Tutu en première ligne dans Le Cordage

Le Cordage, magazine d'information et d'opinion de l'Église anglicane à Maurice, consacre les pages centrales de son premier numéro de 2007 à la récente visite de l'archevêque sud-africain, Mgr Desmond Tutu, et son épouse Leah.

La rédaction a choisi les mots prononcés par le prélat lors de l'inauguration du siège administratif, la Diocesan Church House à Vacoas - "A Very Great Joy" - pour situer la visite de celui qui est une figure de proue de la lutte anti-apartheid et de la réconciliation post-apartheid en Afrique du Sud. Tant se dégagent joie et sérénité de cet homme de Dieu qui rassemble tout le monde dans le bras d'un Dieu-Père compatissant: "All will be held in the incredible embrace of God."

On lira aussi dans ce numéro des sujets qui font débat dont l'ordination des femmes à la prêtrise et l'avortement. Le magazine se vend à Rs 25 l'exemplaire.


Cassiya, le déclin !

Désiré François s'en va…

Cassiya n'a pas échappé au destin des grands groupes. Après avoir dominé la scène musicale à Maurice et dans la région pendant un peu plus de 10 ans, la formation a connu le déclin il y a quelque temps, avant de s'écrouler récemment. Les départs se succèdent et c'est Désiré François qui vient de prendre la porte de sortie.

Tenant difficilement la route après le départ de Gérard Louis, pilier du groupe, de même que Sylvio Ravina, Cassiya perdait peu à peu sa particularité et se laissait devancer par d'autres artistes. Parallèlement, Alain Ramanisum, Damien Elisa, Gérard Louis et Bruno François continuaient leur carrière de leur côté. C'est au tour de Désiré François de choisir une carrière en solo. "Cassiya s'est affaibli", dit-il, pour expliquer son départ du groupe.

Ce dernier prépare un Best Of, prévu pour juillet-août. Et c'est Gérard Louis qui a été approché pour l'arrangement musical de cet album. "Il est le mieux placé pour le faire !," dit-il. D'ailleurs, pour Désiré François, "le vrai Cassiya existe, il est composé de Gérard Louis, Alain Ramanisum, Bruno François… J'espère qu'un jour nous nous retrouverons à nouveau".


L'océan Indien occidental

Objet d'une publication du Hassam Toorawa Trust

"The Western Indian Oean - Essays on Islands and Islanders", dont l'édition est assurée par Shawkat M. Toorawa, actuellement professeur associé attaché au département des études sur le Proche-Orient à l'Université de Cornell aux États-Unis, est sorti des presses de Idara Exports en Inde. Œuvre savante mais sans grande prétention, le livre est en vente à Rs 300 l'exemplaire en librairie. Le lancement a eu lieu le jeudi 5 avril à la municipalité de Port-Louis. L'éditeur souhaite que le livre auquel ont contribué pas moins de six historiens et chercheurs d'expérience vaudra le détour pour "at least one evening or two of pleasure".

La préface signée Shawkat M. et Mahmood H. Toorawa fait état des objectifs du Hassam Toorawa Trust, qui sont "thoughtfully to contribute to the social, intellectual, and educational life of Mauritius by sponsoring lectures, supporting research, rewarding academic excellence, engaging in ongoing philanthropy, and publishing scholarship, all the while welcoming, promoting and celebrating diversity, debate and rigour". Depuis sa création en 1994, le Trust a amplement fait ses preuves au niveau de la dissémination du savoir en produisant de la documentation érudite sous le vocable d'Occasional Papers, dont on recense à ce jour sept éditions.

Trois des Occasional Papers sont reproduits, avec des légers remaniements, dans le nouvel ouvrage, notamment Early Seafaring Communities in the Indian Ocean de Himanshu Prabha Ray (université Jawaharlal Nehru), Jacob Haafner in Mauritius, 1786-87 de Paul van der Velde (université d'Amsterdam) et Passing through Mauritius and Rodrigues, 1897: The Epic Voyage of Joshua Slocum de Larry W. Bowman (université de Connecticut). H.P. Ray analyse la navigation dans l'océan Indien à l'époque ancienne et médiévale alors que van der Velde et Bowman évaluent l'importance des visites mauriciennes de leurs protagonistes respectifs, du Hollandais Jacob Haafner et de l'Américain Joshua Slocum.

Les trois autres papiers qui confortent la présente compilation, sont The islands of Indian Ocean Africa d'Edward A. Alpers (université de Californie, Los Angeles), The Medieval Waqwaq Islands and the Mascarenes de Shawkat M. Toorawa (université de Cornell) et The Making of the British Indian Ocean Territory: A Forgotten Tragedy de Jocelyn Chan Low (université de Maurice). Alpers situe les îles de l'océan Indien occidental dans le contexte plus large de l'Afrique. En fait, il adopte une perspective inédite qui veut que l'on regarde l'Afrique dans ce qu'elle a acquis et assimilé des océans, des îles et du littoral qui l'entourent. Toorawa disserte sur le site indianocéanique du Waqwaq médiéval. Chan Low, s'appuyant sur des documents de l'époque coloniale, déclassifiés récemment, situe la tragédie des Chagossiens (Ilois) dans le contexte de la realpolitik de la guerre froide et de l'accession de Maurice à l'indépendance.

Megan Vaughan, universitaire de renom attaché au King's College, Cambridge, écrit un avant-propos qui aiguise l'appétit de l'éventuel lecteur/chercheur en soulignant l'importance d'une telle publication pour étoffer le concept même de Indian Ocean region auquel "this volume makes an important contribution… with essays ranging widely across the entire region and over centuries of history". Après une revue générale de la démarche de chacun des auteurs dans leurs essays, Megan Vaughan estime que ces derniers sont suffisamment pertinents pour "help us rethink the role played by those who sailed, charted, settled and unsettled the islands (and islanders) of the western Indian Ocean".


Du 15 au 19 avril à l'ABC

Krrish et Lage raho Munnabhai à Rs 50

Spécialement en cette période de vacances et puisque ces deux films ont brillé lors des 10e Zee Cine Awards, l'ABC propose de revoir deux grands succès de 2006: Krrish et Lage raho Munnabhai. Les séances sont prévues du 15 au 19 avril. Pour l'occasion, l'entrée est à Rs 50.

Krrish est la suite de Koi mil gaya et sont tous deux signés Rakesh Roshan. L'ex-acteur devenu cinéaste met en scène son propre fils, la superstar Hrithik Roshan. Dans Koi mil gaya, Hrithik Roshan incarnait Rohit, un jeune homme ayant certains handicaps. Il fait la connaissance d'un extra-terrestre qui lui confère certains pouvoirs et l'aide à surpasser ses semblables. Dans Krrish, l'acteur interprète Krishna, le fils de Rohit. Élevé par sa grand-mère, Sonia (Rekha), il ignore ses pouvoirs jusqu'au jour où il doit sauver des vies…

Krrish est le premier film de super-héros de Bollywood et a permis à Hrithik Roshan d'obtenir la récompense du meilleur acteur de l'année. Priyanka Chopra est également au générique du film.

Lage raho Munnabhai est la suite de Munnabhai MBBS, comédie truculente de Rajkumar Hirani. L'histoire est celle de Munna (Sanjay Dutt), un caïd de la pègre au cœur d'or. Il tombe amoureux d'une animatrice de radio, Jhanvi (Vidya Balan), mais ne sait comment être honnête avec elle, de peur de se faire jeter. Heureusement, il peut compter sur son fidèle lieutenant, Circuit (Arshad Warsi), qui le sort de toutes les situations imaginables !

Plébiscitée meilleure comédie de l'année, Lage raho Munnabhai est un excellent divertissement où le génie comique de Sanjay Dutt est bien mis en évidence.


Sharmila Calcuta

Une Bhojpuri girl peu ordinaire !

Le récent album Séga Kunti du duo Balick Taroo et Jean-Marc Tolbize met en relief la voix de Sharmila Calcuta. Hormis son timbre limpide, le signe particulier de cette chanteuse est sa versatilité. Lorsqu'elle chante, elle jongle avec aisance avec les langues: kreol, bhojpuri, marathi, telegu, urdu, tamoul, hindi… Ses qualités vocales ont fait d'elle la Bhojpuri girl des Bhojpuri Boys. Au sein du groupe, Sharmila Calcuta reprend les plus grands succès de Bollywood.

Elle se définit comme une Mauricienne à part entière. Pour cette jeune femme de 36 ans, le mauricianisme ne se limite pas à un cliché. Revendiquant sa fierté d'être une fille du sol, elle traduit ce sentiment, essentiellement, à travers la musique. Ce n'est pas qu'elle transpose la fibre patriotique dans ses compositions, mais Sharmila Calcuta chante dans toutes les langues qui contribuent à la richesse culturelle de notre île. C'est sa façon à Sharmila d'être une Mauricienne, dit-elle ."Il ne me reste qu'à chanter en mandarin !" ajoute-t-elle dans un sourire qui illumine son visage. Que l'on ne s'étonne pas si elle s'y met. Car lorsqu'il s'agit de chanter pour un auditoire, l'artiste aime bien relever des défis pour faire plaisir à son public et pour se faire plaisir…

Par amour et par passion pour la chanson, Sharmila Calcuta, fan de Lata Mangeshkar et de George Michael, n'a pas peur de jongler avec les langues. Transcendant avec aisance les frontières qui séparent les mots. Pourtant, hormis le kreol, l'anglais et le français, elle ne peut pas converser en bhojpuri, la langue de ses aînés, concède cette habitante de Terre Rouge. "À la maison, personne ne parlait le bhojpuri. Même si je comprends la langue et que j'arrive à dire quelques mots, je ne la maîtrise pas. Mais ce qui importe lorsqu'on chante, c'est de respecter la prononciation et faire en sorte qu'on est compris. C'est de cette façon que je démontre du respect envers mon public."

Elle préfère chanter en tamoul. "Il y a une attirance pour la chanson tamoule que je ne saurais expliquer. D'ailleurs, la plupart des chansons tamoules sortent avant celles qui viennent de Bollywood, quand elles ne sont pas reprises !"

"Avoir une belle voix ne suffit pas !"

Elle a le sens des affaires. Elle parcourt l'Asie pour y ramener des vêtements et honorer ainsi les commandes de ses clients. Elle a développé un certain flair pour le commerce, mais la musique coule dans ses veines. Depuis qu'elle est petite, Sharmila Calcuta est bercée par les succès provenant de la grande Péninsule.

À Beau Bassin où elle a grandi, sa mère Vasantee et son oncle, Mohun Backory, chantaient à la moindre occasion. "Mon oncle était un fidèle de Sir Gaëtan Duval. Il chantait dans tous les rassemblements qu'organisait ce dernier. Il était aussi un ami de Siven Chinien. La musique faisait donc partie de l'environnement familial. Je n'oublie pas mon grand-père, Lall Backory, qui chantait également. Lorsque mes proches se produisaient dans des mariages, je les accompagnais et je chantais moi aussi."

C'est un autre amoureux de la musique orientale, Dunraj Harry, qui encouragera la jeune fille à se perfectionner. "Avoir une belle voix ne suffit pas !", dit Sharmila Calcuta. Cette dernière suit les conseils de Dunraj Harry et s'inscrit à un cours particulier. Elle a alors 23 ans. "J'ai pris tout cela au sérieux à un âge avancé", concède la chanteuse. Après le Mahatma Gandhi Institute où elle prend des cours en chant, elle vise désormais un diplôme dans la catégorie classique. Elle prend des cours, toujours au MGI, mais c'est au Baroda Vocal Institute, en Inde, qu'elle se rend pour ses examens.

De mariages en concours, Sharmila Calcuta se fait remarquer. Encouragée par son ami d'enfance, Désiré Saramandif, et soutenu par son mari, Suresh Calcuta, elle participe à la compilation Jalsa Ba. Il lui écrit deux morceaux: Jalsa Ba et Chota Laika. Suivra une autre compil, Mor jaani coco, où elle assure les chœurs. Avec une pléiade d'artistes - Sandra Mayotte, Serge Lebrasse, Linzy Bacbotte, entre autres - , Sharmila Calcuta se fait entendre sur Zenfan nu rasinn, extrait d'une initiative musicale signée Jocelyn Grégoire.

Sa rencontre récente avec Balick Taroo et Jean-Marc Tolbize lui a permis de tenter une autre expérience. Elle se retrouve sur un album qui fait la part belle au séga d'ambiance. Paisa, qu'elle interprète en duo avec Balick Taroo, met en relief sa voix limpide, sur un style métissé.

Depuis un an, Sharmila Calcuta est devenue la voix féminine des Bhojpuri Boys. Le groupe est tombé amoureux de sa voix, et lui a frayé une place pour qu'elle interprète des chansons en vogue à Bollywood, lors de ses sorties musicales.


Amma met l'accent sur l'amour universel

Pendant trois jours, Shri Mata Amritanandamayi Devi (Amma) a transmis un message de paix et d'amour à ses nombreux fidèles venus à sa rencontre, au Centre Amma, à Quatre-Bornes. Tout en éveillant les sentiments religieux, elle a également donné des darshans et rendu des visites de courtoisie au Premier ministre, Navin Ramgoolam, et au Président de la République, Sir Anerood Jugnauth. Juste avant de participer à des sessions de prières, dimanche dernier, elle a rencontré la presse pour aborder des questions existentielles et philosophiques.

Parlant dans un malayalam simple, aussitôt traduit en anglais pour un de ses disciples de Kerala, Amma a mis l'accent sur l'amour universel et le besoin de venir en aide aux affligés et parlé de l'élévation spirituelle pour atteindre la béatitude.

Amma estime que l'amour est le seul moyen pour faire disparaître les conflits à travers le monde et favoriser la paix durable. Sa mission est de parcourir le monde pour transmettre un message d'amour et de venir en aide aux démunis, comme elle l'a fait, en 2004, pour les victimes du tsunami.

Partout, les gens se rassemblent pour recevoir son étreinte affectueuse (darshan) et aussi pour bénéficier de sa présence divine.

Amma dit ne pas appartenir à une race ou une religion particulière. Son but est d'aider l'humanité et de venir en aide aux pauvres à travers des œuvres caritatives. Quand l'on souffre, il ne suffit pas de maudire son karma (destin) mais de prier afin de neutraliser les effets néfastes des planètes. Selon Amma, le divin est présent en chacun d'entre nous et il suffit de détruire toute négativité et de s'imprégner des pensées positives et cultiver l'amour du prochain.

Elle a demandé à ses fidèles d'être des role models en servant de manière désintéressée, et de donner le bon exemple en incitant les gens à cultiver des valeurs spirituelles et morales. Le terrorisme et la violence sont à la base du chaos dans le monde. Elle voudrait que toutes les armes soient un jour rangées dans les musées. Elle voudrait que tout être en ce monde dorme sans peur, même pour une seule nuit, et que tout le monde mange à sa faim, même un seul jour.

Pour Amma, il y a deux types de pauvreté. La pauvreté par manque de produits de première nécessité et aussi le manque d'amour et de compassion. Si on parvient à enrayer le deuxième, les gens ne manqueront pas de nourritures et chacun se mettra au service de l'autre en partageant son repas.

Amma a souligné l'importance d'inculquer les valeurs morales et spirituelles aux enfants. La prière est aussi importante pour enrayer les effets néfastes des planètes. "Every single person has a vibration of his own", dit-elle. Il est nécessaire de créer des vibrations positives à l'intérieur de soi et dans la vie quotidienne.


Albums

Mo pa pou resté, Cassava

Après s'être fait connaître à travers le concours Bate Séga, Luana Panain est depuis peu sur album. La jeune chanteuse avait pris la deuxième place du concours avec Mo pa pou resté. Elle propose ce même titre pour donner le ton à son premier CD. Celui-ci, qui regroupe également Alain Marie-Jeanne et ses fils, Aldo et Ruddy, est un clin d'œil au séga d'ambiance. Toutefois, Mo pa pou resté demeure le morceau accrocheur par l'interprétation et la sensibilité que dégage le thème.

Avec cet album, la nouvelle formation fait une belle entrée dans les bacs. Veyer zafer, Zalouzi, Roulé dansé, Viré… sont les quelques titres qui se laissent découvrir et apprécier. L'album de Cassava a été enregistré au studio Geda Music, qui assure la distribution de Mo pa pou resté.

Tappé la main, Steve Augustin

Steve Augustin revient avec Tappé la main, un nouvel album 100% séga d'ambiance. Cet enseignant, qui est un habitué des bacs, a pour la sortie de son dernier-né fait appel à Gérard Louis. Ce dernier signe deux morceaux: Akoz sa et Guété to mem.

Tappé la main, dont la promotion est assurée par Geda Music, renferme neuf titres, dont Mo Mamzel, Divorce, Larzan, Zenfan…


Amitabh voices Penguins

The voice of Amitabh Bachchan will speak to the whole world for none other than the 2006 Oscar winning documentary Penguins, A Love Story. The documentary is worldwide known as the March of the Penguins. The film's US release had Morgan Freeman's voice for the narrative but for its worldwide release, the producers of the film went for Mr Bachchan's voice. "Morgan's narration is detached and factual whereas Mr Bachchan has made it intimate, personal and searching for words to describe the incomprehensiveness of the behavior of penguins", said filmmaker Anurag Kashyap, who has written the Indian version script for Penguins, A Love Story. Amitabh Bachchan has also lent his voice to the Hindi version of the film.


Après une mission de 45 jours à Maurice et Rodrigues

Le INS Sarvekshak a quitté Port-Louis jeudi

Le INS Sarvekshak, navire d'étude océanographique de la marine indienne, a quitté, jeudi, la rade de Port-Louis pour la Grande Péninsule après une mission de 45 jours. Mercredi, le public a eu droit à une visite sur le bateau.

Du 23 mars au 7 avril, le INS Sarvekshak a effectué des relevés hydrographiques pour des cartes nautiques à Rodrigues, plus particulièrement à Port Mathurin, ainsi qu'à Rivière Noire et dans l'est du pays.

Les cartes nautiques concernant le plan du fond des mers seront livrées aux autorités mauriciennes dans les mois à venir. Les données recueillies seront étudiées en Inde avant la soumission du rapport final. Le navire a également identifié des sites pour la construction de phares sur les îles Albatros, Raphaël et Coco.

Le lieutenant Amit Kumar nous a reçu à bord mercredi et nous a déclaré que depuis sa mise en service en janvier 2002, le navire a entrepris plusieurs études en Inde, aux Seychelles, au Sri Lanka et à Agalega, l'année dernière. Le navire a également été sollicité en décembre 2004 après le tsunami.

Depuis octobre 2006, le navire est placé sous le commandement du capitaine Vinay Badhwar et compte 14 officiers et 190 marins. Il est propulsé par deux moteurs kirloskar-Pielstick à une vitesse maximale de 18 nœuds. Ce bâtiment peut aussi être converti en navire de guerre car il est équipé de missiles anti-aériens. Le INS Sarvekshak peut, en cas de calamités naturelles, se transformer en un hôpital avec une salle d'opération bien équipée.

Rappelons que l'aide de ce navire a été sollicitée par le gouvernement mauricien pour des études en vue de l'aménagement d'un port de pêche à Bain des Dames et pour la réhabilitation de la rade de Port Mathurin.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007