La Court of Investigation instituée afin de faire
la lumière sur les circonstances de la disparition de 16
marins-pêcheurs des King Fish II et V a démarré
ses travaux cette semaine. Le président de cette instance,
le magistrat Benjamin Marie-Joseph, et ses assesseurs, le capitaine
Jean Wong Chung Toi et Bo Ronn, ont entendu quatre témoins
durant les séances de mardi et de vendredi. Parmi eux,
le chef inspecteur Mootoosamy Naidu Ramasawmy, responsable de
l'enquête menée par la Central Criminal Investigation
Division (CCID) sur les circonstances de ce drame. Ce dernier
a souligné que, selon les informations dont dispose la
CCID, le dernier contact radio avec les King Fish II et V remonte
au 23 février. Il a aussi soutenu, mardi, que l'épave
du King Fish II, échoué sur l'île Cocos, a
été tampered with. Il a aussi été
beaucoup question de procédures maritimes lors de ces deux
premières séances.
C'est lors de la séance de vendredi que le CI Ramasawmy
a été appelé à parler des derniers
contacts entre les King Fish II et V et le centre de la National
Coast Guard (NCG) se trouvant sur l'île Raphaël. Répondant
à une question du capitaine Jean Wong Chung Toi, le CI
Ramasawmy a confirmé que, dans l'après-midi du 21
février, le King Fish II s'est retrouvé en difficulté
à cause d'une avarie de moteur. Le temps était des
plus incléments. Le King Fish II a eu des avaries avec
une de ses machines et le King Fish V s'est porté à
son secours. La NGC a perdu contact avec les deux bateaux durant
le même après-midi.
Le capitaine Wong Chung Toi: S'agit-il donc de l'ancre du bateau
qui a complètement disparu et non du King Fish Two qu'on
a retrouvé ?
R: Oui. Selon le sergent Mohess de la NCG de l'île
Raphaël, le 21 février 2007, aux alentours de 14h,
il a vu un navire venant vers l'île Raphaël. Le skipper
du bateau est entré en contact avec lui et a dévoilé
son identité. L'officier de la NCG lui a fait remarquer
qu'il prévoyait du mauvais temps. Selon le sergent de la
NCG, le skipper lui a fait comprendre que le King Fish II avait
eu un problème de machine. Le skipper avait alors ajouté
que le King Fish V était en route afin de venir prêter
main forte et que la jonction entre les deux King Fish allait
se faire dans les deux heures qui suivraient. Vers 16h, le King
Fish V est arrivé dans les parages du King Fish II. Le
skipper du King Fish V est aussi entré en contact avec
le sergent Mohess, lui dévoilant son identité ainsi
que celle de tous les membres de l'équipage. Des conditions
cycloniques prévalaient alors. La NGC de l'île Raphaël
était en contact régulier avec les deux King Fish
jusqu'au 23 février.
Q: Les derniers contacts radio entre les King Fish et la NCG
remontent-ils au 23 février vers 17h ?
Le Capitaine Bo Ronn: 17h, vous en êtes sûr
?
R: Je pense que le sergent Mohess, qui est le responsable
de la NCG de l'île Raphaël, est mieux en mesure que
moi de répondre à cette question. Quant à
moi, je peux vous dire que le personnel de la compagnie Hassen
Taher a récupéré 35 objets qui se trouvaient
sur le King Fish II, échoué près de l'île
Raphaël. Certains sont en possession de la compagnie de pêche
et d'autres en celle de la police.
Difficile d'être certain
À ce stade, le magistrat Marie-Joseph et ses assesseurs
se sont intéressés à la liste en possession
du CI Ramasawmy. Cette liste avait été recherchée
par la cour auprès du témoin lors la séance
de mardi. Ce dernier devait énumérer le contenu
de la liste, qui comprenait, entre autres, du matériel
audiovisuel, dont un appareil DVD, un téléviseur,
une radio-cassette, des radars. Répondant à des
questions du magistrat Marie-Joseph, le témoin a souligné
que tous les objets récupérés par la police
se trouvaient à bord du Sea Treasure, autre navire de la
firme Hassen Taher, qui s'était rendu sur les lieux où
le King Fish II s'est échoué. Le témoin a
cependant fait ressortir qu'il était difficile d'être
certain que les items récupérés étaient
bien à bord du King Fish II.
Le capitaine Wong Chung Toi s'est alors intéressé
aux détails relatifs à l'enquête policière,
tandis que le magistrat Marie-Joseph a interrogé le témoin
au sujet des recherches menées en vue de retracer les marins-pêcheurs.
Le capitaine Wong Chung Toi: Les deux navires ont été
vus par les éléments de la NCG les 21, 22 et 23
février. Le dernier contact radio remonte à ce jour-là,
vers 17h. La police est arrivée sur les lieux le 5 mars.
Que s'est-il passé entre les 23 février et le 5
mars?
R: Non, la NCG était sur les lieux déjà
depuis le 1er mars. Depuis le 28 février, elle avait déjà
été informée de la situation par la police.
Le magistrat Marie-Joseph: La NCG faisait-elle des recherches
?
R: Oui.
Q: Étiez-vous en charge de ces recherches ?
R: Elles étaient sous la responsabilité du
commandant de la NCG.
Répondant à d'autres questions, le témoin
a expliqué que les recherches ont commencé précisément
à l'endroit où le sergent Mohess avait vu les navires.
Il a confirmé que six gilets de sauvetage ont été
récupérés lors des recherches. Quatre d'entre
eux appartiennent au King Fish V et deux au King Fish II. Ces
gilets de sauvetage se trouvent au Forensic Science Laboratory
(FSL) aux fins d'analyse. Le rapport du FSL est toujours attendu.
À part ces exhibits, la CCID n'a rien d'autre, a
souligné le témoin.
100 pieds de long
Le CI Ramasawmy a également été appelé
à expliquer dans quelles circonstances une enquête
policière a été ouverte sur ce drame. Le
témoin a expliqué que, sur l'île Raphaël,
à partir du 5 mars, il a interrogé le sergent Mohess,
qui est le responsable de la NCG sur place. Il a aussi procédé
à l'interrogatoire de l'officier des services de météorologie
de l'île Raphaël, M. Bhagwandass. Des clichés
ont également été pris par les enquêteurs,
notamment celle d'une corde faisant plus de 100 pieds de long,
qui flottait à un mille environ de l'île Raphaël
en direction de l'île Sirène. Puis, les plongeurs
de la police ont retrouvé une ancre. Celle-ci a été,
par la suite, identifiée comme celle du King Fish V par
des membres du personnel de la compagnie Taher Seafoods Ltd.
Lors de la séance de mardi déjà, le CI Ramasawmy
avait été appelé brièvement à
la barre des témoins. Répondant à des questions
du magistrat Marie-Joseph, il a soutenu que le King Fish II, échoué
sur l'île Cocos, avait été tampered with.
Le magistrat Marie-Joseph: Où en est l'enquête
policière dans la présente affaire?
R: Elle est toujours en cours.
Q: Pouvons-nous, à ce stade, avoir un rapport préliminaire?
R: Je dois vérifier.
Q: Un des bateaux, le King Fish II, a été retrouvé
vide, échoué. Où se trouve ce bateau à
présent?
R: Sur une des plages de l'île Cocos.
Q: Le bateau est-il sous surveillance policière? N'importe
qui peut-il y accéder?
R: Il n'y a personne pour surveiller le bateau. Nous ne
pouvons y placer des sentinelles.
Q: We think that it cannot be left like that. There is the
risk of tampering with evidence !
R: It has already been tampered with by personnel of the
Sea Treasure. When we went there, we secured the belongings we
found on board the ship. It's in our custody.
Q: Qu'en est-il des équipements du bateau?
R: Ils sont avec le propriétaire.
Q: Peut-on avoir une liste de ces équipements?
R: Oui.
Pas les moyens
Lors de la séance de vendredi, le capitaine Ramchand Seebaluck,
Director of Shipping, qui avait été le premier
témoin à déposer mardi, a été
rappelé à la barre des témoins. Le magistrat
Marie-Joseph s'est appesanti sur les sections 150 et 151 du Merchants'
and Shipping Act, qui stipule que tout navire faisant naufrage
dans les eaux territoriales de Maurice doit être récupéré
par le Director of Shipping. Le capitaine Seebaluck a fait
ressortir que son département n'a pas les moyens nécessaires
en ce qu'il s'agit d'opérations en mer et que celles-ci
tombent sous la prérogative de la NCG.
Le magistrat Marie-Joseph: Il y a un point que nous aimerions
éclaircir. Nous avons examiné les sections 150 et
151 de la Merchants and Shipping Act. Selon ces sections,
tout navire se trouvant en difficulté et qui fait naufrage
dans les eaux territoriales de Maurice doit être récupéré
par le Director of Shipping. Qu'avez-vous fait, selon les
dispositions précises de cette loi, en ce qui concerne
le King Fish II ?
R: Il faut d'abord voir, avant tout, l'esprit de la loi.
Q: Répondez à la question. Vous êtes-vous
conformé à cette loi ?
R: Non, nous n'avons pas les moyens en ce qu'il s'agit
d'opérations de sauvetage en mer. C'est la prérogative
de la NCG. L'esprit de la loi que vous avez citée fait
des provisions pour qu'on récupère un navire naufragé,
à condition qu'il soit récupérable et s'il
y a quelque chose qui mérite d'être récupéré
à bord de celui-ci.
Q: Mais la section 151 est claire à ce sujet. Toute
personne qui récupère un bateau naufragé
doit le remettre au Director of Shipping.
R: Non, on ne l'a pas récupéré.
Q: Qui a alors le contrôle dans une telle situation ?
R: On a reçu un rapport, qui dit clairement que
le navire était échoué et complètement
inutilisable.
Q: Si je comprends bien, il n'y a aucune utilité à
chercher ce bateau après son naufrage ?
R: En tenant compte où il se trouvait et l'état
dans lequel il se trouvait, non.
Quelques jours auparavant, lors de la séance de mardi,
le Director of Shipping, qui était le tout premier
témoin à avoir déposé lors des travaux
de la Court of Investigation, avait été
appelé à donner des précisions sur l'enregistrement
des bateaux. Il a souligné que, selon les procédures
existantes, les bateaux faisant plus de 15 tonnes doivent obligatoirement
être enregistrés auprès de son département.
Dans le cas des King Fish II et V, une telle chose n'était
pas nécessaire puisque les deux bateaux étaient
de moins de 15 tonnes. Cependant, le King Fish II avait été
enregistré le 8 juillet 1995 et deregistered le
6 octobre 2006 sur recommandation de ses propriétaires.
Le King Fish V n'avait jamais été enregistré.
Répondant à une question du magistrat Marie-Joseph,
qui cherchait à savoir si le Director of Shipping et
son département avaient des détails relatifs aux
qualifications des skippers des deux bateaux, le témoin
a répondu par la négative. Le magistrat Marie-Joseph
a alors posé la question suivante: "So, anybody
can say that I am a skipper and have so and so many years at sea?"
La réponse du capitaine Seebaluck: "I am afraid
so".
Les travaux de la Court of Investigation se poursuivent
demain, lundi, avec, entre autres témoins à déposer,
le sergent Mohess de la NCG de l'île Raphaël.
Conclusions du FFC
Un médecin de l'hôpital Victoria épinglé
pour négligence médicale
Les conclusions du rapport du Fact Finding Commitee (FFC),
institué l'an dernier pour faire la lumière sur
le cas d'allégations de négligence médicale
autour du décès de Nazimah Goburdhun, après
son accouchement en septembre dernier, condamnent le médecin
impliqué. Présidé par le magistrat Prithviraj
Feknah, le FFC a soumis cette semaine un "assez bulky
report" au ministère de la Santé. Si rien
ne transpire encore du côté de l'état-major
concernant ce cas, on apprend qu'une décision sera prise
par les autorités d'ici la fin de la semaine, après
la soumission du rapport au cabinet ministériel. Rappelons
que ce médecin de l'hôpital Victoria, parallèlement
avec un autre collègue, impliqué dans un autre cas
d'allégations de négligences médicales, est
sous un temporary stoppage of work depuis l'institution
de l'enquête en septembre 2006 par le FFC. Ce médecin
épinglé cette semaine par le FFC, avait démissionné
de son poste dans le sillage des allégations de négligence
après le décès de Nazimah Goburdhun, comme
ce fut le cas pour un de ses confrères, également
impliqué dans un cas d'allégations de négligence
médicale, suite au décès de la petite Annecy
Clency (morte de gastro-entérite). Toutefois, après
avoir allégué que leur démission faisait
suite à des pressions, une décision ministérielle
leur a permis de réintégrer leur poste, avec néanmoins,
un temporary stoppage of work. On apprend que les mesures
nécessaires seront prises contre ce médecin de l'hôpital
Victoria.
Viol d'une femme de 69 ans en 2005
Lallchand Boodhoo coupable de viol, sodomie et agression
L'affaire avait fait grand bruit en août 2005. Lallchand
Boodhoo, 32 ans, marchand de fruits de son état, avait
été arrêté par les éléments
de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pour avoir violé,
sodomisé et agressé une femme de 69 ans dans un
champ de cannes à Midlands. En cour Intermédiaire,
mardi, il a plaidé coupable sous les trois accusations
précitées.
Lors du procès présidé par les magistrates
Shameem Hamuth-Lauloo et Jaune Lau Luk Poon, Lallchand Boodhoo
a plaidé coupable pour viol, sodomie et agression, survenus
le 15 août 2005. Lallchand Boodhoo s'était rendu
ce jour-là à Dagotière, en compagnie de son
épouse, afin de rendre visite aux parents de cette dernière.
Après avoir quitté son épouse chez ses beaux-parents,
Lallchand Boodhoo reprend la route. Initialement, il prévoit
de se rendre sur son lieu de travail à Rose-Hill. Mais
il décide de changer ses plans. Pour cause, il aperçoit
une femme âgée qui attend l'autobus à Upper
Dagotiere. Il stoppe son véhicule à sa hauteur et
engage la conversation. Il apprend, de ce fait, que la vieille
dame comptait se rendre à Valletta.
C'est en empruntant une route peu fréquentée à
cette heure-là que Lallchand Boodhoo arrive à Camp-Fouquereaux.
Il devait descendre de voiture et entrer dans la boutique Haulkoree
pour y acheter de l'alcool et des cigarettes. À l'intérieur
de celle-ci, alors qu'il attend d'être servi, Lallchand
Boodhoo enlève sa casquette et s'ébouriffe les cheveux
rougeâtres. C'est ce renseignement qui devait permettre
à la police de remonter jusqu'à lui.
Lallchand Boodhoo s'est ensuite remis en route. Il devait emprunter
une route entre champs et maisons, débouche sur l'autoroute
de la Vigie et s'est dirigé, à bord de sa fourgonnette
Toyota Hiace, vers Midlands, a traversé le village
et celui de Banane, pour finalement longer le réservoir
d'Eau Bleue. Peu après le réservoir, il devait ensuite
sortir de la route pour couper à travers champs. Les cannes
sont hautes en cette période de l'année. À
travers ce sentier boueux qui longe un Poultry House, Lallchand
Boodhoo s'enfonce dans les champs de cannes qui s'étendent
à perte de vue. Il devait stopper son véhicule à
environ trois kilomètres après être entré
dans les champs de cannes. Là, il devait effectuer une
marche arrière afin de stopper sa fourgonnette dans un
petit sentier bordé de cannes.
C'est là que la vieille dame se fait agresser. Ensuite,
Lallchand Boodhoo devait raccompagner la vieille dame chez une
de ses filles, qui habite St-Paul. Avant de s'en aller, il s'excuse
auprès de la sexagénaire et lui remet une certaine
somme d'argent. La sexagénaire, en état de choc,
raconte ce qui s'est passé à sa fille. L'affaire
est alors rapportée à la police. Ce n'est que le
lendemain de son agression que la victime a pu être examinée
par le Dr Satish Boolell, alors Senior Police Medical Officer
(SPMO). Celui-ci devait confirmer que la vieille dame a bel
et bien été violée et sodomisée, tout
en ne cachant pas sa désapprobation devant le retard de
la police à conduire la victime à lui.
Lallchand Boodhoo est défendu par Me Siddartha Hawoldar.
Ce dernier a, en Cour, plaidé en faveur d'une sentence
réduite pour son client. Il a soutenu que celui-ci a davantage
besoin d'être soigné, plutôt que d'être
incarcéré. Il a aussi fait ressortir que son client
s'est excusé et a exprimé du remords pour ses actes.
La cour prononcera la sentence de Lallchand Boodhoo le 8 mai prochain.
Allégation de viol à la SMF
Le caporal Beeharry sera de nouveau poursuivi
Le caporal Sateedarnand Beeharry, affecté à la Special
Mobile Force (SMF), qui avait été lavé de
toute accusation de viol pour vice de procédure, sera de
nouveau poursuivi en cour Intermédiaire. Telle est la décision
de la Cour suprême, des suites de l'appel logé en
plus haute instance par le Directeur des Poursuites Publiques
(DPP). Le procès sera rouvert en cour Intermédiaire
d'ici peu.
L'affaire remonte à 1989. Une étudiante de 13 ans
est portée manquante le 28 mai. Celle-ci est allée
au collège, à Phoenix, mais n'est pas rentrée
après les cours. La disparition est rapportée à
la police le même jour. Deux jours après, c'est au
tour du père de la mineure de consigner une autre déposition,
à l'effet que sa fille a eu des relations sexuelles avec
le suspect mais ne parle pas de viol. Il devait ensuite demander
qu'aucune action légale ne soit prise contre ledit suspect.
Quelques jours après, les dépositions policières,
la mineure devait retourner chez un proche, qui habite Eau-Coulée.
Elle devait alors raconter qu'elle avait passé les derniers
jours qui s'étaient écoulés en compagnie
du caporal Beeharry. Le 26 juin 1989, le caporal Beeharry est
transféré à la Rifle Unit, alors qu'il
était en poste au Lieutenant Mess jusque-là.
Pui, c'est le calme plat. Cette affaire en restera là et
fera de nouveau surface 13 ans plus tard. Le 5 août 2002,
la victime, âgée de 26 ans, devait alors consigner
une déposition contre le caporal Beeharry au poste de police
de Vacoas pour viol. Selon sa version des faits, le viol a eu
lieu au Lieutenant Mess, à l'intérieur même
de la SMF. Lors d'une reconstitution des faits, la victime alléguée
n'avait cependant pas été en mesure de montrer le
lieu précis du viol.
Le caporal avait, pour sa part, nié de but en blanc les
allégations portées contre lui. Lorsque le procès
a eu lieu en cour Intermédiaire, Me Yatin Varma avait présenté
une motion demandant que le procès soit rayé et
ce pour abus de procédure. Le point principal de son argumentation
était alors que son client était poursuivi pour
une affaire remontant à 13 ans. L'accusé devait
alors bénéficier d'un non-lieu.
Cette décision de la Cour intermédiaire vient d'être
renversée par les juges Saheeda Peeroo et Premila Balgobin.
Brèves
Hafiz et Sanjia retournent mais
Hafiz Sahye, 19 ans, et sa compagne, Sanjia Tandaven, 18 ans,
qui étaient portés manquants depuis lundi de la
semaine dernière, sont rentrés chez la famille Sahye
tard dans la soirée de samedi dernier sains et saufs. Cependant,
ils affirment avoir été agressés à
l'arme blanche par un proche des Sahye, qui les a accusés
de vol. La police a ouvert une enquête sur ce volet de vol
et d'agression. Ce proche accusateur et agresseur présumé
serait l'auteur des appels anonymes chez les Sahye.
Un détenu évadé se rend à la police
Gilbert Ng Fok Sue, 29 ans, qui s'était évadé
de la cour de District de Rose-Hill, s'est constitué prisonnier
vendredi. Le 6, prétextant un besoin pressant, il avait
agressé le policier qui venait de lui enlever les menottes
pour ensuite prendre la clé des champs. La police continue
son enquête au sujet des circonstances de cette évasion.
Gilbert Ng Fok Sue, qui était poursuivi pour une affaire
de vol, se voit désormais accusé de "escape
from legal custody".
Un détenu met fin à ses jours en cellule
Steeve Roland Hationn 29 ans, qui était détenu à
la prison de Grande-Rivière Nord Ouest, a été
découvert mort, dans sa cellule, aux alentours de 19h30
vendredi soir. Le détenu, s'était, peu de temps
avant de mettre fin à ses jours, plaint de douleurs au
ventre. L'autopsie effectuée par le Dr Maxwell Monvoisin,
Police Medical Officer (PMO), en présence du Dr
Satish Boolell, Chief Police medical officer (CPMO), a
attribué le décès des suites d'asphyxie par
pendaison. Il a mis fin à ses jours en se pendant à
l'antivol d'une imposte se trouvant dans la cellule, au moyen
d'un tissu. L'autopsie a également révélé
que le détenu portait des marques fraîches de piqures
sur le bras.
Un détenu s'évade du poste de police de Rivière-Sèche
Le détenu Dayanand Greedharry, alias Outam, un colporteur
de 29 ans, sans domicile fixe, qui était détenu
au poste de police de Rivière-Sèche, s'est évadé
dans la journée de vendredi. Il avait demandé à
pouvoir se rendre aux toilettes. Ce faisant, à l'intérieur
des toilettes, dès qu'il a eu les mains libres, il devait
pousser le constable à l'intérieur et l'y enfermer.
Il devait ensuite s'évader du poste de police en s'enfuyant
par une imposte.
Naufrage dans les mers grecques
10 marins mauriciens attendent d'être rapatriés
Dix ressortissants mauriciens, employés à bord du
navire de croisière Sea Diamond, qui s'est échoué
jeudi dernier en mer Egée, près de la Grèce,
attendent d'être rapatriés. Ils avaient été
recrutés à Maurice par le biais de Mediterranean
Shipping Mauritius Ltd, qui agissait comme facilitateur pour le
compte de la société Louis Hellenic Cruise Ltd.
Selon les derniers renseignements disponibles, les marins mauriciens
devraient rentrer au pays d'ici peu. Reste cependant à
déterminer si les autorités grecques, qui enquêtent
sur les circonstances du naufrage, auront besoin du témoignage
des Mauriciens. Ces derniers qui, en attendant un cachet de £
1000 chacun pour compenser leurs besoins personnels, se plaignent
de leurs conditions de vie au Pirée.
Suite au naufrage du paquebot, les ressortissants mauriciens ont
été évacués en direction du Pirée.
Leurs conditions de vie y sont difficiles, faute d'argent et d'effets
personnels. Le porte-parole des marins mauriciens, Michael Purich,
est entré en contact avec Eddy Elliah, manager de la compagnie
facilitatrice. Les Mauriciens se plaignent, entre autres, de vivre
dans un bateau actuellement en rénovation en cale sèche.
Ils attendent toujours d'être indemnisés.
Eddy Elliah a rassuré les marins mauriciens en faisant
ressortir que toutes les démarches nécessaires sont
actuellement faites en vue de leur rapatriement. Il a aussi déclaré
au porte-parole des marins mauriciens qu'une somme de £ 1000
chacun devrait leur parvenir rapidement, pour compenser, entre
autres, la perte de leurs effets personnels.
C'est à quelques minutes à peine des côtes
de l'île de Santorin, Grèce, et ce en plein jour
et par beau temps, que le paquebot de croisière, qui avait
à son bord 1 600 passagers, a coulé durant 15 heures
après avoir heurté un récif. Tous les passagers
et les membres de l'équipage, à l'exception de deux
Français, Jean Christophe Allain, 45 ans et sa fille Maud,
16 ans, ont pu être évacués. Les deux ressortissants
français sont introuvables depuis le naufrage.
Le capitaine du bateau, de même que ses cinq officiers,
ont été inculpés, selon la chaîne de
télévision publique grecque Net, de "négligence
ayant causé un naufrage". Le procureur de l'île
de Naxos a aussi inculpé les six hommes pour violations
de règlements internationaux régissant la sécurité
de la navigation et de pollution. Les autorités grecques
continuent d'enquêter afin de déterminer comment
le paquebot a pu entrer en collision avec un récif en plein
jour et par beau temps.
Les témoignages recueillis par les autorités grecques
indiquent que c'était la panique à bord tout juste
après l'impact. Les passagers couraient dans tous les sens
et ne savaient plus quoi faire. Dès l'alerte donnée,
les autorités grecques ont fait le nécessaire afin
que les passagers et les membres de l'équipage puissent
être évacués rapidement, car le bateau coulait
progressivement. D'importantes dispositions ont également
dû être prises par les autorités grecques,
afin de prévenir toute possibilité de marée
noire, qui aurait eu des répercussions catastrophiques
sur l'écosystème marin de la mer Egée.