f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007



Court of Investigation - 23 février:Fin des contacts radio avec les King Fish II et V
Conclusions du FFC - Un médecin de l'hôpital Victoria épinglé pour négligence médicale
Viol d'une femme de 69 ans en 2005 - Lallchand Boodhoo coupable de viol, sodomie et agression
Allégation de viol à la SMF - Le caporal Beeharry sera de nouveau poursuivi
Brèves
Naufrage dans les mers grecques - 10 marins mauriciens attendent d'être rapatriés


Court of Investigation

23 février:Fin des contacts radio avec les King Fish II et V

La Court of Investigation instituée afin de faire la lumière sur les circonstances de la disparition de 16 marins-pêcheurs des King Fish II et V a démarré ses travaux cette semaine. Le président de cette instance, le magistrat Benjamin Marie-Joseph, et ses assesseurs, le capitaine Jean Wong Chung Toi et Bo Ronn, ont entendu quatre témoins durant les séances de mardi et de vendredi. Parmi eux, le chef inspecteur Mootoosamy Naidu Ramasawmy, responsable de l'enquête menée par la Central Criminal Investigation Division (CCID) sur les circonstances de ce drame. Ce dernier a souligné que, selon les informations dont dispose la CCID, le dernier contact radio avec les King Fish II et V remonte au 23 février. Il a aussi soutenu, mardi, que l'épave du King Fish II, échoué sur l'île Cocos, a été tampered with. Il a aussi été beaucoup question de procédures maritimes lors de ces deux premières séances.

C'est lors de la séance de vendredi que le CI Ramasawmy a été appelé à parler des derniers contacts entre les King Fish II et V et le centre de la National Coast Guard (NCG) se trouvant sur l'île Raphaël. Répondant à une question du capitaine Jean Wong Chung Toi, le CI Ramasawmy a confirmé que, dans l'après-midi du 21 février, le King Fish II s'est retrouvé en difficulté à cause d'une avarie de moteur. Le temps était des plus incléments. Le King Fish II a eu des avaries avec une de ses machines et le King Fish V s'est porté à son secours. La NGC a perdu contact avec les deux bateaux durant le même après-midi.

Le capitaine Wong Chung Toi: S'agit-il donc de l'ancre du bateau qui a complètement disparu et non du King Fish Two qu'on a retrouvé ?

R: Oui. Selon le sergent Mohess de la NCG de l'île Raphaël, le 21 février 2007, aux alentours de 14h, il a vu un navire venant vers l'île Raphaël. Le skipper du bateau est entré en contact avec lui et a dévoilé son identité. L'officier de la NCG lui a fait remarquer qu'il prévoyait du mauvais temps. Selon le sergent de la NCG, le skipper lui a fait comprendre que le King Fish II avait eu un problème de machine. Le skipper avait alors ajouté que le King Fish V était en route afin de venir prêter main forte et que la jonction entre les deux King Fish allait se faire dans les deux heures qui suivraient. Vers 16h, le King Fish V est arrivé dans les parages du King Fish II. Le skipper du King Fish V est aussi entré en contact avec le sergent Mohess, lui dévoilant son identité ainsi que celle de tous les membres de l'équipage. Des conditions cycloniques prévalaient alors. La NGC de l'île Raphaël était en contact régulier avec les deux King Fish jusqu'au 23 février.

Q: Les derniers contacts radio entre les King Fish et la NCG remontent-ils au 23 février vers 17h ?

Le Capitaine Bo Ronn: 17h, vous en êtes sûr ?

R: Je pense que le sergent Mohess, qui est le responsable de la NCG de l'île Raphaël, est mieux en mesure que moi de répondre à cette question. Quant à moi, je peux vous dire que le personnel de la compagnie Hassen Taher a récupéré 35 objets qui se trouvaient sur le King Fish II, échoué près de l'île Raphaël. Certains sont en possession de la compagnie de pêche et d'autres en celle de la police.

Difficile d'être certain

À ce stade, le magistrat Marie-Joseph et ses assesseurs se sont intéressés à la liste en possession du CI Ramasawmy. Cette liste avait été recherchée par la cour auprès du témoin lors la séance de mardi. Ce dernier devait énumérer le contenu de la liste, qui comprenait, entre autres, du matériel audiovisuel, dont un appareil DVD, un téléviseur, une radio-cassette, des radars. Répondant à des questions du magistrat Marie-Joseph, le témoin a souligné que tous les objets récupérés par la police se trouvaient à bord du Sea Treasure, autre navire de la firme Hassen Taher, qui s'était rendu sur les lieux où le King Fish II s'est échoué. Le témoin a cependant fait ressortir qu'il était difficile d'être certain que les items récupérés étaient bien à bord du King Fish II.

Le capitaine Wong Chung Toi s'est alors intéressé aux détails relatifs à l'enquête policière, tandis que le magistrat Marie-Joseph a interrogé le témoin au sujet des recherches menées en vue de retracer les marins-pêcheurs.

Le capitaine Wong Chung Toi: Les deux navires ont été vus par les éléments de la NCG les 21, 22 et 23 février. Le dernier contact radio remonte à ce jour-là, vers 17h. La police est arrivée sur les lieux le 5 mars. Que s'est-il passé entre les 23 février et le 5 mars?

R: Non, la NCG était sur les lieux déjà depuis le 1er mars. Depuis le 28 février, elle avait déjà été informée de la situation par la police.

Le magistrat Marie-Joseph: La NCG faisait-elle des recherches ?

R: Oui.

Q: Étiez-vous en charge de ces recherches ?

R: Elles étaient sous la responsabilité du commandant de la NCG.

Répondant à d'autres questions, le témoin a expliqué que les recherches ont commencé précisément à l'endroit où le sergent Mohess avait vu les navires. Il a confirmé que six gilets de sauvetage ont été récupérés lors des recherches. Quatre d'entre eux appartiennent au King Fish V et deux au King Fish II. Ces gilets de sauvetage se trouvent au Forensic Science Laboratory (FSL) aux fins d'analyse. Le rapport du FSL est toujours attendu. À part ces exhibits, la CCID n'a rien d'autre, a souligné le témoin.

100 pieds de long

Le CI Ramasawmy a également été appelé à expliquer dans quelles circonstances une enquête policière a été ouverte sur ce drame. Le témoin a expliqué que, sur l'île Raphaël, à partir du 5 mars, il a interrogé le sergent Mohess, qui est le responsable de la NCG sur place. Il a aussi procédé à l'interrogatoire de l'officier des services de météorologie de l'île Raphaël, M. Bhagwandass. Des clichés ont également été pris par les enquêteurs, notamment celle d'une corde faisant plus de 100 pieds de long, qui flottait à un mille environ de l'île Raphaël en direction de l'île Sirène. Puis, les plongeurs de la police ont retrouvé une ancre. Celle-ci a été, par la suite, identifiée comme celle du King Fish V par des membres du personnel de la compagnie Taher Seafoods Ltd.

Lors de la séance de mardi déjà, le CI Ramasawmy avait été appelé brièvement à la barre des témoins. Répondant à des questions du magistrat Marie-Joseph, il a soutenu que le King Fish II, échoué sur l'île Cocos, avait été tampered with.

Le magistrat Marie-Joseph: Où en est l'enquête policière dans la présente affaire?

R: Elle est toujours en cours.

Q: Pouvons-nous, à ce stade, avoir un rapport préliminaire?

R: Je dois vérifier.

Q: Un des bateaux, le King Fish II, a été retrouvé vide, échoué. Où se trouve ce bateau à présent?

R: Sur une des plages de l'île Cocos.

Q: Le bateau est-il sous surveillance policière? N'importe qui peut-il y accéder?

R: Il n'y a personne pour surveiller le bateau. Nous ne pouvons y placer des sentinelles.

Q: We think that it cannot be left like that. There is the risk of tampering with evidence !

R: It has already been tampered with by personnel of the Sea Treasure. When we went there, we secured the belongings we found on board the ship. It's in our custody.

Q: Qu'en est-il des équipements du bateau?

R: Ils sont avec le propriétaire.

Q: Peut-on avoir une liste de ces équipements?

R: Oui.

Pas les moyens

Lors de la séance de vendredi, le capitaine Ramchand Seebaluck, Director of Shipping, qui avait été le premier témoin à déposer mardi, a été rappelé à la barre des témoins. Le magistrat Marie-Joseph s'est appesanti sur les sections 150 et 151 du Merchants' and Shipping Act, qui stipule que tout navire faisant naufrage dans les eaux territoriales de Maurice doit être récupéré par le Director of Shipping. Le capitaine Seebaluck a fait ressortir que son département n'a pas les moyens nécessaires en ce qu'il s'agit d'opérations en mer et que celles-ci tombent sous la prérogative de la NCG.

Le magistrat Marie-Joseph: Il y a un point que nous aimerions éclaircir. Nous avons examiné les sections 150 et 151 de la Merchants and Shipping Act. Selon ces sections, tout navire se trouvant en difficulté et qui fait naufrage dans les eaux territoriales de Maurice doit être récupéré par le Director of Shipping. Qu'avez-vous fait, selon les dispositions précises de cette loi, en ce qui concerne le King Fish II ?

R: Il faut d'abord voir, avant tout, l'esprit de la loi.

Q: Répondez à la question. Vous êtes-vous conformé à cette loi ?

R: Non, nous n'avons pas les moyens en ce qu'il s'agit d'opérations de sauvetage en mer. C'est la prérogative de la NCG. L'esprit de la loi que vous avez citée fait des provisions pour qu'on récupère un navire naufragé, à condition qu'il soit récupérable et s'il y a quelque chose qui mérite d'être récupéré à bord de celui-ci.

Q: Mais la section 151 est claire à ce sujet. Toute personne qui récupère un bateau naufragé doit le remettre au Director of Shipping.

R: Non, on ne l'a pas récupéré.

Q: Qui a alors le contrôle dans une telle situation ?

R: On a reçu un rapport, qui dit clairement que le navire était échoué et complètement inutilisable.

Q: Si je comprends bien, il n'y a aucune utilité à chercher ce bateau après son naufrage ?

R: En tenant compte où il se trouvait et l'état dans lequel il se trouvait, non.

Quelques jours auparavant, lors de la séance de mardi, le Director of Shipping, qui était le tout premier témoin à avoir déposé lors des travaux de la Court of Investigation, avait été appelé à donner des précisions sur l'enregistrement des bateaux. Il a souligné que, selon les procédures existantes, les bateaux faisant plus de 15 tonnes doivent obligatoirement être enregistrés auprès de son département. Dans le cas des King Fish II et V, une telle chose n'était pas nécessaire puisque les deux bateaux étaient de moins de 15 tonnes. Cependant, le King Fish II avait été enregistré le 8 juillet 1995 et deregistered le 6 octobre 2006 sur recommandation de ses propriétaires. Le King Fish V n'avait jamais été enregistré.

Répondant à une question du magistrat Marie-Joseph, qui cherchait à savoir si le Director of Shipping et son département avaient des détails relatifs aux qualifications des skippers des deux bateaux, le témoin a répondu par la négative. Le magistrat Marie-Joseph a alors posé la question suivante: "So, anybody can say that I am a skipper and have so and so many years at sea?" La réponse du capitaine Seebaluck: "I am afraid so".

Les travaux de la Court of Investigation se poursuivent demain, lundi, avec, entre autres témoins à déposer, le sergent Mohess de la NCG de l'île Raphaël.


Conclusions du FFC

Un médecin de l'hôpital Victoria épinglé pour négligence médicale

Les conclusions du rapport du Fact Finding Commitee (FFC), institué l'an dernier pour faire la lumière sur le cas d'allégations de négligence médicale autour du décès de Nazimah Goburdhun, après son accouchement en septembre dernier, condamnent le médecin impliqué. Présidé par le magistrat Prithviraj Feknah, le FFC a soumis cette semaine un "assez bulky report" au ministère de la Santé. Si rien ne transpire encore du côté de l'état-major concernant ce cas, on apprend qu'une décision sera prise par les autorités d'ici la fin de la semaine, après la soumission du rapport au cabinet ministériel. Rappelons que ce médecin de l'hôpital Victoria, parallèlement avec un autre collègue, impliqué dans un autre cas d'allégations de négligences médicales, est sous un temporary stoppage of work depuis l'institution de l'enquête en septembre 2006 par le FFC. Ce médecin épinglé cette semaine par le FFC, avait démissionné de son poste dans le sillage des allégations de négligence après le décès de Nazimah Goburdhun, comme ce fut le cas pour un de ses confrères, également impliqué dans un cas d'allégations de négligence médicale, suite au décès de la petite Annecy Clency (morte de gastro-entérite). Toutefois, après avoir allégué que leur démission faisait suite à des pressions, une décision ministérielle leur a permis de réintégrer leur poste, avec néanmoins, un temporary stoppage of work. On apprend que les mesures nécessaires seront prises contre ce médecin de l'hôpital Victoria.


Viol d'une femme de 69 ans en 2005

Lallchand Boodhoo coupable de viol, sodomie et agression

L'affaire avait fait grand bruit en août 2005. Lallchand Boodhoo, 32 ans, marchand de fruits de son état, avait été arrêté par les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT) pour avoir violé, sodomisé et agressé une femme de 69 ans dans un champ de cannes à Midlands. En cour Intermédiaire, mardi, il a plaidé coupable sous les trois accusations précitées.

Lors du procès présidé par les magistrates Shameem Hamuth-Lauloo et Jaune Lau Luk Poon, Lallchand Boodhoo a plaidé coupable pour viol, sodomie et agression, survenus le 15 août 2005. Lallchand Boodhoo s'était rendu ce jour-là à Dagotière, en compagnie de son épouse, afin de rendre visite aux parents de cette dernière. Après avoir quitté son épouse chez ses beaux-parents, Lallchand Boodhoo reprend la route. Initialement, il prévoit de se rendre sur son lieu de travail à Rose-Hill. Mais il décide de changer ses plans. Pour cause, il aperçoit une femme âgée qui attend l'autobus à Upper Dagotiere. Il stoppe son véhicule à sa hauteur et engage la conversation. Il apprend, de ce fait, que la vieille dame comptait se rendre à Valletta.

C'est en empruntant une route peu fréquentée à cette heure-là que Lallchand Boodhoo arrive à Camp-Fouquereaux. Il devait descendre de voiture et entrer dans la boutique Haulkoree pour y acheter de l'alcool et des cigarettes. À l'intérieur de celle-ci, alors qu'il attend d'être servi, Lallchand Boodhoo enlève sa casquette et s'ébouriffe les cheveux rougeâtres. C'est ce renseignement qui devait permettre à la police de remonter jusqu'à lui.

Lallchand Boodhoo s'est ensuite remis en route. Il devait emprunter une route entre champs et maisons, débouche sur l'autoroute de la Vigie et s'est dirigé, à bord de sa fourgonnette Toyota Hiace, vers Midlands, a traversé le village et celui de Banane, pour finalement longer le réservoir d'Eau Bleue. Peu après le réservoir, il devait ensuite sortir de la route pour couper à travers champs. Les cannes sont hautes en cette période de l'année. À travers ce sentier boueux qui longe un Poultry House, Lallchand Boodhoo s'enfonce dans les champs de cannes qui s'étendent à perte de vue. Il devait stopper son véhicule à environ trois kilomètres après être entré dans les champs de cannes. Là, il devait effectuer une marche arrière afin de stopper sa fourgonnette dans un petit sentier bordé de cannes.

C'est là que la vieille dame se fait agresser. Ensuite, Lallchand Boodhoo devait raccompagner la vieille dame chez une de ses filles, qui habite St-Paul. Avant de s'en aller, il s'excuse auprès de la sexagénaire et lui remet une certaine somme d'argent. La sexagénaire, en état de choc, raconte ce qui s'est passé à sa fille. L'affaire est alors rapportée à la police. Ce n'est que le lendemain de son agression que la victime a pu être examinée par le Dr Satish Boolell, alors Senior Police Medical Officer (SPMO). Celui-ci devait confirmer que la vieille dame a bel et bien été violée et sodomisée, tout en ne cachant pas sa désapprobation devant le retard de la police à conduire la victime à lui.

Lallchand Boodhoo est défendu par Me Siddartha Hawoldar. Ce dernier a, en Cour, plaidé en faveur d'une sentence réduite pour son client. Il a soutenu que celui-ci a davantage besoin d'être soigné, plutôt que d'être incarcéré. Il a aussi fait ressortir que son client s'est excusé et a exprimé du remords pour ses actes.

La cour prononcera la sentence de Lallchand Boodhoo le 8 mai prochain.


Allégation de viol à la SMF

Le caporal Beeharry sera de nouveau poursuivi

Le caporal Sateedarnand Beeharry, affecté à la Special Mobile Force (SMF), qui avait été lavé de toute accusation de viol pour vice de procédure, sera de nouveau poursuivi en cour Intermédiaire. Telle est la décision de la Cour suprême, des suites de l'appel logé en plus haute instance par le Directeur des Poursuites Publiques (DPP). Le procès sera rouvert en cour Intermédiaire d'ici peu.

L'affaire remonte à 1989. Une étudiante de 13 ans est portée manquante le 28 mai. Celle-ci est allée au collège, à Phoenix, mais n'est pas rentrée après les cours. La disparition est rapportée à la police le même jour. Deux jours après, c'est au tour du père de la mineure de consigner une autre déposition, à l'effet que sa fille a eu des relations sexuelles avec le suspect mais ne parle pas de viol. Il devait ensuite demander qu'aucune action légale ne soit prise contre ledit suspect.

Quelques jours après, les dépositions policières, la mineure devait retourner chez un proche, qui habite Eau-Coulée. Elle devait alors raconter qu'elle avait passé les derniers jours qui s'étaient écoulés en compagnie du caporal Beeharry. Le 26 juin 1989, le caporal Beeharry est transféré à la Rifle Unit, alors qu'il était en poste au Lieutenant Mess jusque-là.

Pui, c'est le calme plat. Cette affaire en restera là et fera de nouveau surface 13 ans plus tard. Le 5 août 2002, la victime, âgée de 26 ans, devait alors consigner une déposition contre le caporal Beeharry au poste de police de Vacoas pour viol. Selon sa version des faits, le viol a eu lieu au Lieutenant Mess, à l'intérieur même de la SMF. Lors d'une reconstitution des faits, la victime alléguée n'avait cependant pas été en mesure de montrer le lieu précis du viol.

Le caporal avait, pour sa part, nié de but en blanc les allégations portées contre lui. Lorsque le procès a eu lieu en cour Intermédiaire, Me Yatin Varma avait présenté une motion demandant que le procès soit rayé et ce pour abus de procédure. Le point principal de son argumentation était alors que son client était poursuivi pour une affaire remontant à 13 ans. L'accusé devait alors bénéficier d'un non-lieu.

Cette décision de la Cour intermédiaire vient d'être renversée par les juges Saheeda Peeroo et Premila Balgobin.


Brèves

Hafiz et Sanjia retournent mais…

Hafiz Sahye, 19 ans, et sa compagne, Sanjia Tandaven, 18 ans, qui étaient portés manquants depuis lundi de la semaine dernière, sont rentrés chez la famille Sahye tard dans la soirée de samedi dernier sains et saufs. Cependant, ils affirment avoir été agressés à l'arme blanche par un proche des Sahye, qui les a accusés de vol. La police a ouvert une enquête sur ce volet de vol et d'agression. Ce proche accusateur et agresseur présumé serait l'auteur des appels anonymes chez les Sahye.

Un détenu évadé se rend à la police

Gilbert Ng Fok Sue, 29 ans, qui s'était évadé de la cour de District de Rose-Hill, s'est constitué prisonnier vendredi. Le 6, prétextant un besoin pressant, il avait agressé le policier qui venait de lui enlever les menottes pour ensuite prendre la clé des champs. La police continue son enquête au sujet des circonstances de cette évasion. Gilbert Ng Fok Sue, qui était poursuivi pour une affaire de vol, se voit désormais accusé de "escape from legal custody".

Un détenu met fin à ses jours en cellule

Steeve Roland Hationn 29 ans, qui était détenu à la prison de Grande-Rivière Nord Ouest, a été découvert mort, dans sa cellule, aux alentours de 19h30 vendredi soir. Le détenu, s'était, peu de temps avant de mettre fin à ses jours, plaint de douleurs au ventre. L'autopsie effectuée par le Dr Maxwell Monvoisin, Police Medical Officer (PMO), en présence du Dr Satish Boolell, Chief Police medical officer (CPMO), a attribué le décès des suites d'asphyxie par pendaison. Il a mis fin à ses jours en se pendant à l'antivol d'une imposte se trouvant dans la cellule, au moyen d'un tissu. L'autopsie a également révélé que le détenu portait des marques fraîches de piqures sur le bras.

Un détenu s'évade du poste de police de Rivière-Sèche

Le détenu Dayanand Greedharry, alias Outam, un colporteur de 29 ans, sans domicile fixe, qui était détenu au poste de police de Rivière-Sèche, s'est évadé dans la journée de vendredi. Il avait demandé à pouvoir se rendre aux toilettes. Ce faisant, à l'intérieur des toilettes, dès qu'il a eu les mains libres, il devait pousser le constable à l'intérieur et l'y enfermer. Il devait ensuite s'évader du poste de police en s'enfuyant par une imposte.


Naufrage dans les mers grecques

10 marins mauriciens attendent d'être rapatriés

Dix ressortissants mauriciens, employés à bord du navire de croisière Sea Diamond, qui s'est échoué jeudi dernier en mer Egée, près de la Grèce, attendent d'être rapatriés. Ils avaient été recrutés à Maurice par le biais de Mediterranean Shipping Mauritius Ltd, qui agissait comme facilitateur pour le compte de la société Louis Hellenic Cruise Ltd. Selon les derniers renseignements disponibles, les marins mauriciens devraient rentrer au pays d'ici peu. Reste cependant à déterminer si les autorités grecques, qui enquêtent sur les circonstances du naufrage, auront besoin du témoignage des Mauriciens. Ces derniers qui, en attendant un cachet de £ 1000 chacun pour compenser leurs besoins personnels, se plaignent de leurs conditions de vie au Pirée.

Suite au naufrage du paquebot, les ressortissants mauriciens ont été évacués en direction du Pirée. Leurs conditions de vie y sont difficiles, faute d'argent et d'effets personnels. Le porte-parole des marins mauriciens, Michael Purich, est entré en contact avec Eddy Elliah, manager de la compagnie facilitatrice. Les Mauriciens se plaignent, entre autres, de vivre dans un bateau actuellement en rénovation en cale sèche. Ils attendent toujours d'être indemnisés.

Eddy Elliah a rassuré les marins mauriciens en faisant ressortir que toutes les démarches nécessaires sont actuellement faites en vue de leur rapatriement. Il a aussi déclaré au porte-parole des marins mauriciens qu'une somme de £ 1000 chacun devrait leur parvenir rapidement, pour compenser, entre autres, la perte de leurs effets personnels.

C'est à quelques minutes à peine des côtes de l'île de Santorin, Grèce, et ce en plein jour et par beau temps, que le paquebot de croisière, qui avait à son bord 1 600 passagers, a coulé durant 15 heures après avoir heurté un récif. Tous les passagers et les membres de l'équipage, à l'exception de deux Français, Jean Christophe Allain, 45 ans et sa fille Maud, 16 ans, ont pu être évacués. Les deux ressortissants français sont introuvables depuis le naufrage.

Le capitaine du bateau, de même que ses cinq officiers, ont été inculpés, selon la chaîne de télévision publique grecque Net, de "négligence ayant causé un naufrage". Le procureur de l'île de Naxos a aussi inculpé les six hommes pour violations de règlements internationaux régissant la sécurité de la navigation et de pollution. Les autorités grecques continuent d'enquêter afin de déterminer comment le paquebot a pu entrer en collision avec un récif en plein jour et par beau temps.

Les témoignages recueillis par les autorités grecques indiquent que c'était la panique à bord tout juste après l'impact. Les passagers couraient dans tous les sens et ne savaient plus quoi faire. Dès l'alerte donnée, les autorités grecques ont fait le nécessaire afin que les passagers et les membres de l'équipage puissent être évacués rapidement, car le bateau coulait progressivement. D'importantes dispositions ont également dû être prises par les autorités grecques, afin de prévenir toute possibilité de marée noire, qui aurait eu des répercussions catastrophiques sur l'écosystème marin de la mer Egée.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007