DANS LA GUEULE DE "WOLFIE" !
Cela peut paraître comme un chapelet de coïncidences,
mais les événements semblent avoir rattrapé
l'ensemble des initiateurs regroupés au sein du groupe
des néo-conservateurs américains engagés
à venger l'attentat terroriste du 11 septembre 2001 contre
les tours jumelles du World Trade Center, à New-York.
Dans le désordre, sans doute, nous nommerons la sanction
de l'administration américaine à l'encontre du Secrétaire
d'État Colin Powell. Celui-là même qui, à
la tribune des Nations-Unies, exhibait un flacon supposé
contenir de l'anthrax, élément hautement toxique,
qui pouvait anéantir des populations entières...
D'abord, les autorités sécuritaires de l'ONU n'auraient
jamais accepté de laisser introduire le dangereux échantillon,
s'ils n'avaient pas conclu, au préalable, que cette histoire
de fiole n'était, ni plus ni moins, qu'une farce...
Les autres acteurs, alliés des Américains va-t-en
guerre - hormis le conservateur Australien John Howard - sont
tous passés à la caisse pour avoir déclenché
une guerre inutile en Irak au prix de centaines de milliers de
victimes, pour la plupart des civils. À commencer, d'abord,
par le président Américain, George W. Bush, dont
le parti devait subir une cuisante défaite aux "mid-term
elections", tant à la Chambre des Représentants
qu'au Sénat.
Son "poodle" de 10 Downing Street, le Premier ministre
da Sa Gracieuse Majesté britannique, Tony Blair, devait,
devant la levée de boucliers de ses pairs, annoncer son
retrait de la vie politique. J'ai bien aimé ce cartoon
de Newsweek montrant un George W. Bush presque navré
avec cette légende : "Il paraît que les Britanniques
vont se retirer de l'Irak..." Et le "poodle"
Blair qui lève la patte arrière pour faire pipi
contre le siège du président américain, comme
un geste de délivrement...
Le vice-président américain, Dick Cheyney, a vu
son bras droit, Scotty Libby, inculpé d'avoir été
à l'origine de la divulgation à la presse du nom
de l'agent secret de la CIA, Mme Plame, épouse de l'ambassadeur
du même nom, qui avait dénoncé cette affaire
d'enrichissement de l'uranium - qu'il avait jugé totalement
faux - du Niger au profit de l'Irak de Saddam Hussein. Aux Etats-Unis,
dévoiler le nom d'un agent de la CIA constitue une entrave
grave menant à des poursuites judiciaires...
Enfin, quelle histoire de ce néo-conservateur pur jus,
Paul Wolfowitz, le plus faucon d'entre les faucons, ancien numéro
deux du Pentagone, qui avait vu son mentor et patron, Donald Rumsfeld,
démissionner de son poste sous la pression populaire. Il
semble, qu'avec cette affaire, la boucle est bouclée. Et
que la malédiction irakienne aurait eu raison de cette
bande de néo-cons ! Ne voilà-t-il pas, donc, que
"Wolfie", propulsé à la présidence
de la Banque Mondiale, est accusé de népotisme.
Et un mémo le prouve ! Il est accusé d'avoir avalisé,
personnellement, une augmentation de salaires de sa maîtresse
à la hauteur de 60%, ce qui faisait qu'elle touchait davantage
que la Secrétaire d'État, Codoleezza Rice...
"Wolfie" a été hué, hier, par des
employés de la Banque Mondiale. Il s'en est excusé
pour son geste. Mais George W. Bush continue à lui accorder
son soutien. Même s'il doit finir dans la gueule du loup...
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é d i t o r i a l
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WEEK-END --- dimanche 15 avril 2007
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