Deux violents incendies survenus hier après-midi à
la rue St-Georges, Port-Louis, en un peu plus d'une heure, ont
ravagé la boutique Vikings' et un ancien magasin de chemises.
Un peu plus d'une centaine de mètres séparent les
deux lieux. Ces incendies, qui n'ont occasionné que des
dégâts matériels, ont néanmoins fortement
incommodé une partie du Ward IV à cause d'une épaisse
fumée. Un individu, soupçonné d'être
l'auteur de l'un d'entre eux, a été interrogé
par la police.
Le premier incendie, qui a éclaté peu après
15h30, est survenu dans un ancien magasin de vêtements,
situé pratiquement vis-à-vis de la compagnie d'assurance
Albatross. L'ancien magasin était en dur et recouvert de
feuilles de tôle. Les pompiers de la capitale, mandés
sur les lieux, ont eu fort à faire pour circonscrire l'incendie.
Alors que les soldats du feu étaient sur le point de circonscrire
celui-ci, un second éclata, à peine une heure après
que le premier s'est déclaré. Le deuxième
incendie a littéralement ravagé la tabagie Vikings',
sis en face des locaux du Mauricien Ltée. Selon des témoins,
le feu aurait pris juste à l'arrière de la tabagie,
avant de se répandre rapidement au reste du local, partiellement
en dur, en bois et en tôle. Entre-temps, la police a retrouvé,
dans un caniveau situé près de l'Apostolat de la
Mer, certains indices.
Toutes les marchandises qui se trouvaient à l'intérieur
de la boutique ont été détruites ou endommagées.
Les connexions électriques crachaient des étincelles
pendant une bonne demi-heure au moins, nécessitant l'interruption
momentanée de la fourniture en énergie électrique.
Un épais nuage de fumée provenant des deux incendies
a fortement incommodé les habitants de cette partie du
Ward IV de Port-Louis. Un individu, qui brûlait des détritus
à l'arrière de la boutique, a été
interrogé par les éléments affectés
au poste de police de Line Barracks.
Des enquêtes ont été ouvertes afin de situer
les causes de ces incendies.
Viol d'une institutrice
Le commanditaire présumé arrêté
Sunita Sahabun, alias Salima, aurait-elle donné des instructions
à deux individus pour violer une enseignante chez elle
mardi ? C'est ce que pense la police. Salima Sahabun a été
arrêtée et inculpée provisoirement en cour
de Rose-Hill pour avoir commandité le viol collectif, qui
aurait été filmé sur téléphone
cellulaire. Les enquêteurs de la CID de Rose-Hill, placés
sous la supervision du surintendant Anand Ramchandar, estiment
que le mobile derrière ce viol commandité serait
la vengeance, puisque Salima Sahabun soupçonnait son époux
d'avoir une liaison extraconjugale avec l'institutrice victime
du viol collectif.
Salima Sahabun a été remanded to police cell
jusqu'au 12 avril. La veille, une motion de remise en liberté
sous caution sera débattue. La police a objecté,
jusqu'ici, à ce qu'elle soit bailed out. C'est à
partir de certains renseignements fournis par l'institutrice que
les enquêteurs sont remontés jusqu'à Salima
Sahabun. L'un des deux violeurs aurait, à un moment, laissé
échapper: "To pe gard mari Salima twa".
Salima Sahabun nie en bloc toute implication dans cette affaire.
Lors de son interrogatoire, elle a affirmé connaître
l'enseignante. Elle a cependant fait ressortir qu'elle n'est pas
en bons termes avec cette dernière, parce qu'elle soupçonne
son époux d'entretenir une relation extraconjugale avec
ladite enseignante, qui est mariée à un syndicaliste
connu. Ce dernier, qui n'était pas au pays au moment du
viol de son épouse, a regagné Maurice jeudi.
Dans sa version à la police, la victime raconte que vers
neuf heures mardi, alors qu'elle était à peine sortie
de sa maison pour se rendre à son travail, deux individus,
dont l'un armé d'un cutter, se sont précipités
vers elle et l'ont forcée à rentrer à l'intérieur
de la maison. C'est dans une des chambres de sa propre maison
qu'elle a été violée tour à tour par
les deux hommes. Elle affirme que l'un des agresseurs a filmé
le viol sur un téléphone portable.
Les enquêteurs tentaient toujours, à hier, de retracer
les auteurs du double viol. Il est également à noter
que l'époux de l'enseignante a fait part à la police
de menaces proférées contre sa personne et celle
de sa fille, âgée de 15 ans.
La victime du double viol a été examinée
par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer,
assisté de Sheila Mudhoo, stagiaire à la section
médico-légale.
Double rapt ou mise en scène?
Toujours aucune nouvelle d'Hafiz et de Sanjia
Hafiz Sahye, 19 ans, et sa compagne, Sanjia Tandaven, 18 ans,
étaient toujours introuvables à hier. Portés
manquants depuis lundi dernier, les deux jeunes ont été
reported as having been abducted par la famille Sahye.
Les enquêteurs sont perplexes devant les versions contradictoires
données par les Sahye et Mario Tandaven, père de
Sanjia, qui affirme les avoir vus ensemble tous les deux mercredi
et avoir parlé à sa fille dans la soirée
de jeudi. Les enquêteurs attendent également avec
impatience les résultats d'analyses des vêtements
tâchés de sang, retrouvés sur le pas de la
porte des Sahye jeudi matin, afin de savoir si c'est bien du sang
humain ou non.
Les limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et de
la CID de Port-Louis Sud mettent les bouchées doubles afin
de tirer au clair les multiples zones d'ombre dans cette affaire
de kidnapping allégué du jeune couple, notamment
l'éventuel mobile derrière le rapt, s'il s'agit
bien d'un. Le principal élément d'information mis
en avant par la mère d'Hafiz Sahye, Asisha Sahye, est qu'elle
a été inondée d'appels téléphoniques
anonymes de menaces et d'insultes adressés aux membres
de sa famille depuis samedi soir.
Asisha Sahye a ajouté avoir vu son fils pour la dernière
fois lundi et que les appels téléphoniques anonymes
se sont poursuivis. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle
a reçu un appel du téléphone cellulaire de
son fils. La voix, la même qu'elle entend depuis samedi
soir, disait ceci: "Mo finn pran to garson ek to belfi.
Mo pou pran to mari ek to bann lezot zanfan. To pou gayn enn bon
nouvel biento", a-t-elle déclaré à
Week-End, vendredi matin. Visiblement sous le choc,
Ashisha Sahye dit ne pas comprendre l'acharnement de cette personne.
"Nou pena lenmi. Nou pann gayn problem ar person. Si mo
garson ti gayn problem ar dimoun, li ti ava dir moi, me zame li
pa finn dir moi ki li finn gayn problem ar dimoun", a-t-elle
insisté. La police tente actuellement de retracer l'auteur
de ces appels téléphoniques.
Jeudi matin, vers 7h, nouveau choc pour Ashisha. Alors qu'elle
avait à peine entrouvert la porte de l'immeuble pour sortir
acheter le pain, elle a trouvé, sur le pas de sa porte,
des vêtements de Hafiz Sahye et de Sanjia Tandaven maculés
de sang. Ces pièces à conviction ont été
remises à la police à des fins d'analyse au Forensic
Science Laboratory (FSL), et les résultats sont attendus
avec beaucoup d'impatience par les enquêteurs.
Le son de cloche discordant qui n'accrédite pas la thèse
du double rapt, vient du père de Sanjia Tandaven, à
Port-Louis. Sollicité par Week-End dans la
matinée de vendredi pour un commentaire, Mario Tandaven
a insisté avoir rencontré Hafiz et Sanjia mercredi
et s'être entretenu au téléphone avec cette
dernière pas plus tard que dans la soirée de jeudi
soir. Mario Tandaven, tailleur très connu du Ward IV, a
fait la déclaration suivante: "Je ne connais pas
leurs problèmes. Ils sont tous deux adultes et ont choisi
le chemin qu'ils ont choisi. Je les ai vus mercredi. Ils ont passé
une bonne partie de la journée chez moi et, hier soir,
ma fille m'a téléphoné pour me confirmer
qu'elle se trouve à Curepipe en compagnie de Hafiz. Je
sais que dans un passé récent, il y avait des problèmes
entre eux. Ma fille avait trouvé refuge au Shelter d'Albion
mais son copain a été la chercher il y a deux semaines.
Ils travaillent tous deux comme colporteurs dans la capitale,
tout comme le père du garçon. Pas plus tard que
mardi, ils travaillaient tous les trois ensemble. Je ne comprends
rien à cette histoire. Aster, pa kone ki kapav finn
arive ".
À hier, la police tentait toujours de percer le mystère
posé par Hafiz et Sanjia.
Après l'intrusion de l'équipe Raddhoa à
leur domicile le 30 novembre 2006
Ajay Gunness et son épouse réclament Rs 20 millions
à l'ICAC et au CP
Ajay Gunness et son épouse Devika ont logé une plainte
vendredi en cour suprême réclamant chacun des dommages
et intérêts de Rs 10 millions à l'Independent
Commission Against Corruption, qui avait tenté de l'arrêter
"illégalement" en novembre 2006, et au commissaire
de police en tant que responsable de cette unité après
que des officiers de la Major Crime Investigation Team sous la
direction de Prem Raddhoa eurent pénétré
tout aussi illégalement l'enceinte de sa résidence
privée sans être munis d'un mandat en bonne et due
forme. La plainte du couple, représenté par l'avocat
Lokraj Nuckchady, a été rédigée par
l'avoué V. Rao Lutchmaya.
Dans leur plainte rédigée séparément,
Devika et Ajay Gunness reviennent sur les faits entourant cette
affaire liée à l'enquête de l'ICAC sur les
travaux de rénovation du bureau du ministère des
Infrastructures publiques avant les élections de 2005,
à l'époque où le plaignant occupait les fonctions
de ministre de tutelle. Ils expliquent que la commission avait
convoqué le député pour vérifier certains
documents le 27 novembre.
La presse avait ensuite annoncé son "arrestation imminente",
ce qui était considéré comme illégale.
Les actes des officiers de l'ICAC devenant de plus en plus irrationnels
et changeants, Ajay Gunness rappelle qu'il avait saisi les tribunaux
le 30 novembre pour contester les procédures arbitraires
et anticonstitutionnelles de la commission.
Le même jour, le juge en référé avait
décidé de convoquer l'ICAC et le commissaire de
police pour le lendemain, 1er décembre, afin de les entendre
sur les raisons pour lesquelles il ne devrait pas agréer
à la demande du plaignant. Or, un peu plus tard dans la
journée, soit le 30 novembre, à 15h30, des officiers
de l'ICAC et des policiers, dont le surintendant Prem Raddhoa,
devaient débarquer à sa résidence.
Dans sa plainte, Ajay Gunness soutient que ses officiers ont "unlawfully
and illegally trespassed his premises with the intention of breaking
into his house to proceed with the illegal search and his arrest".
Ces derniers, interrogés par Mme Gunness, ont laissé
entendre qu'ils n'étaient pas en possession "of
any order or warrant of any court or from any authority".
Ils devaient même ajouter que "warrant la pou vini
talere".
À 15h35, ce même 30 novembre, le juge en référé,
saisi par les avocats du plaignant, émet un ordre écrit
interdisant à l'ICAC et à la police de procéder
à l'arrestation d'Ajay Gunness jusqu'à ce que l'affaire
qui est devant lui soit bouclée. Les plaignants soutiennent
en conséquence que l'ICAC et la police ont enfreint plusieurs
droits, dont ceux les plus élémentaires sous la
Constitution, mais aussi ceux d'être protégés
par la loi, et qu'il y a aussi une infraction des droits de sa
famille à sa vie privée.
Il les accuse d'avoir agi "in bad faith, maliciously with
the sole purpose of causing him and his family harm and prejudice",
mais aussi "in his capacity as an elected member of Parliament
and as a member of the opposition". Ajay Gunness et son
épouse réclament chacun Rs 10 m à l'ICAC
et à la police.
Les pêcheurs de Rodrigues en colère
L'Assemblée régionale traînée en
justice depuis vendredi
Les pêcheurs de Rodrigues se sentent lésés
et sont en colère. L'allocation de mauvais temps (Bad
Weather Allowance) prescrite par la loi ne leur a pas été
accordée dans sa totalité pour le mois de février.
Selon les provisions existant sous le Social Aid Act, tout
pêcheur de Maurice et de Rodrigues peut recevoir cette allocation,
qui est de Rs 155 par jour de mauvais temps. Pour le mois de février,
il y a eu 16 jours de mauvais temps. Au lieu des Rs 2 480 que
chacun des 2 016 pêcheurs (on et off lagoon)
aurait dû percevoir, ils n'ont reçu que Rs 1 196.
Par le truchement de leur homme de loi, Me Rex Stephen, les pêcheurs
de Rodrigues ont entré une action en cour contre l'Assemblée
régionale (AR), qui se trouve depuis vendredi dans une
situation des plus délicates. D'autant que la question
d'allocation de mauvais temps a été un political
issue de premier plan lors des dernières élections
régionales
Suite à l'action entrée par les pêcheurs en
cour par voie d'affidavit, l'Assemblée régionale
a été sommée de se faire représenter
vendredi. C'est le Department Head de l'AR, Jean-Paul Colin,
qui était présent en cour. Ce dernier a fait ressortir
que l'AR compte se défendre dans cette affaire. L'AR a
pour homme de loi Me Jacques Panglose, tandis que les pêcheurs
sont représentés par Me Rex Stephen. C'est le juge
Bushan Domah qui a entendu l'affaire. Celle-ci sera mentioned
le 13 avril devant un magistrat qui fera office de juge suppléant.
Il incombera alors à l'AR de présenter un contre-affidavit,
pour répondre à celui des pêcheurs.
Interrogé par Week-End, Me Stephen a fait ressortir
que la situation dans laquelle se trouvent les pêcheurs
est criante d'injustice et a plongé l'AR dans l'illégalité.
Autre question que l'homme de loi ne manque pas de relever: le
dernier budget de l'AR consacre Rs 27 millions à l'item
bad weather allowance. "Si l'on considère la somme
de Rs 1 196 payée par l'AR au lieu des Rs 2 480, cela veut
dire que les pêcheurs n'ont été rétribués
que pour 7,7 jours sur les 16 jours de mauvais temps en février.
Les 2 016 pêcheurs de Rodrigues sont dans une situation
des plus difficiles, car cet argent est notamment utilisé
pour le remboursement de prêts contractés auprès
de la DBM pour l'achat de leur matériel de pêche.
La question qui se pose est: où sont donc passés
les Rs 27 millions earmarked dans le budget de l'Assemblée
régionale pour le BWA?", se demande l'homme de
loi.
Calvaire d'ordre social
Selon Me Stephen, le paiement de la BWA est "une obligation
de l'État envers les pêcheurs. À Rodrigues,
il y a plus de 2 000 familles qui sont touchées par le
présent état de choses", a ajouté
Me Stephen. Pour celui-ci, qui a regagné Maurice hier,
"un climat de malaise règne actuellement parmi
la nombreuse communauté des pêcheurs, qui non seulement
se sent lésée, mais qui a aussi perdu confiance
en l'institution qu'est l'AR. Je lance un appel à l'État
mauricien et aux autorités compétentes afin qu'ils
interviennent au plus vite", a-t-il souligné.
Me Stephen trouve également "surprenant"
que "personne pour l'AR n'a eu rien à dire en cour
vendredi au sujet du calvaire d'ordre social que toute cette affaire
représente pour la communauté des pêcheurs".
Interrogé par Week-End hier, alors qu'il se trouve
toujours à Rodrigues, Me Jacques Panglose a annoncé
que l'AR répondra, par contre-affidavit, aux pêcheurs.
"Je suis effectivement l'homme de loi de l'AR pour cette
affaire, qui sera mentioned devant un magistrat qui fera
office de juge suppléant le 13 avril. Nous allons file
un contre-affidavit ce jour-là", a déclaré
Me Panglose.
La question d'allocation de mauvais temps pour les pêcheurs
de Rodrigues a également une forte coloration politique.
En effet, le BWA a fait l'objet d'une attention particulière
durant la dernière campagne pour les élections à
l'AR. Un "treizième mois" avait été
promis et accordé aux pêcheurs par l'équipe
majoritaire.
Le député de Rodrigues, Alex Nancy, avait, par voie
de lettre, soulevé un certain nombre de questions au sujet
de paiements d'allocation de mauvais temps (Rs 1 000 données
aux pêcheurs le 14 août 2006) et avait trouvé
que la pratique n'était pas en conformité avec les
critères officiels pour le BWA. Ces critères ont
été officialisés pour Rodrigues depuis le
12 juin 2006. "Or is it simply an electoral bribery in
view of the forthcoming by-elections or Regional elections?",
s'était alors interrogé Alex Nancy.
Réunion
Intense éruption volcanique à La Réunion,
sans danger pour l'instant
Débit de lave "colossal", magma projeté
à plus de 200 mètres de haut, séismes à
répétition, lave dévalant la montagne à
grande vitesse: pour les spécialistes, l'éruption
volcanique du Piton de la Fournaise à La Réunion,
est d'une intensité exceptionnelle. En activité
depuis une semaine, le volcan ne menace toutefois pas pour l'instant
la population.
"Du jamais vu", titrait samedi le Quotidien de la Réunion
sur toute sa Une, tandis que le Journal de l'île de la Réunion
(Jir) annonçait en gros caractères "le volcan
s'effondre".
Ils faisaient allusion à l'affaissement du Dolomieu, un
des deux principaux cônes du Piton de la Fournaise, s'élevant
à plus de 2.600 mètres d'altitude dans la Plaine
des Cafres, mais éloigné de plusieurs kilomètres
de la faille ouverte il y a dix jours et par où s'écoule
depuis la lave.
De nombreux séismes de magnitude supérieure à
3 avaient été enregistrés sous le volcan
ces derniers jours, du jamais vu depuis la création de
l'Observatoire, il y une vingtaine d'années, selon un sismologue.
"Sur 100 mètres de diamètre et 150 mètres
de profondeur", des parois du volcan se sont effondrées,
suite à un "effet de vidange" selon le directeur
de l'Observatoire volcanologique Thomas Staudacher.
Il a qualifié de "colossal" le débit de
la lave - 3 millions de mètres cube par jour - qui est
sortie depuis lundi à 500 mètres de la route nationale,
coupée sur une largeur de près de deux kilomètres
par des torrents de magma se dirigeant vers la mer à plus
de 60 km/h.
Cette lave "fluide comme l'eau", spectacle d'une "infernale
beauté" selon un touriste belge, a ravi des milliers
de badauds qui se sont rendus sur place.
Au contact de l'eau, la lave a provoqué un immense nuage
de gaz volcanique qui a recouvert plusieurs régions de
l'île, mais sans présenter de danger pour la population.
Samedi matin, une mince couche de cendres a recouvert plusieurs
quartiers de Saint-André, dans l'est de l'île, alors
que l'éruption montrait des signes d'affaiblissement, tout
en restant active.
"Elle pourrait durer encore plusieurs jours, mais pas des
semaines", a prédit le directeur de l'Observatoire
volcanologique.