f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 8 avril 2007



À la rue St-Georges, hier—Deux violents incendies recouvrent le Ward IV d'une épaisse fumée
Viol d'une institutrice—Le commanditaire présumé arrêté
Double rapt ou mise en scène?—Toujours aucune nouvelle d'Hafiz et de Sanjia
Après l'intrusion de l'équipe Raddhoa à leur domicile le 30 novembre 2006—Ajay Gunness et son épouse réclament Rs 20 millions à l'ICAC et au CP
Les pêcheurs de Rodrigues en colère—L'Assemblée régionale traînée en justice depuis vendredi
Réunion—Intense éruption volcanique à La Réunion, sans danger pour l'instant


À la rue St-Georges, hier

Deux violents incendies recouvrent le Ward IV d'une épaisse fumée

Deux violents incendies survenus hier après-midi à la rue St-Georges, Port-Louis, en un peu plus d'une heure, ont ravagé la boutique Vikings' et un ancien magasin de chemises. Un peu plus d'une centaine de mètres séparent les deux lieux. Ces incendies, qui n'ont occasionné que des dégâts matériels, ont néanmoins fortement incommodé une partie du Ward IV à cause d'une épaisse fumée. Un individu, soupçonné d'être l'auteur de l'un d'entre eux, a été interrogé par la police.

Le premier incendie, qui a éclaté peu après 15h30, est survenu dans un ancien magasin de vêtements, situé pratiquement vis-à-vis de la compagnie d'assurance Albatross. L'ancien magasin était en dur et recouvert de feuilles de tôle. Les pompiers de la capitale, mandés sur les lieux, ont eu fort à faire pour circonscrire l'incendie.

Alors que les soldats du feu étaient sur le point de circonscrire celui-ci, un second éclata, à peine une heure après que le premier s'est déclaré. Le deuxième incendie a littéralement ravagé la tabagie Vikings', sis en face des locaux du Mauricien Ltée. Selon des témoins, le feu aurait pris juste à l'arrière de la tabagie, avant de se répandre rapidement au reste du local, partiellement en dur, en bois et en tôle. Entre-temps, la police a retrouvé, dans un caniveau situé près de l'Apostolat de la Mer, certains indices.

Toutes les marchandises qui se trouvaient à l'intérieur de la boutique ont été détruites ou endommagées. Les connexions électriques crachaient des étincelles pendant une bonne demi-heure au moins, nécessitant l'interruption momentanée de la fourniture en énergie électrique.

Un épais nuage de fumée provenant des deux incendies a fortement incommodé les habitants de cette partie du Ward IV de Port-Louis. Un individu, qui brûlait des détritus à l'arrière de la boutique, a été interrogé par les éléments affectés au poste de police de Line Barracks.

Des enquêtes ont été ouvertes afin de situer les causes de ces incendies.


Viol d'une institutrice

Le commanditaire présumé arrêté

Sunita Sahabun, alias Salima, aurait-elle donné des instructions à deux individus pour violer une enseignante chez elle mardi ? C'est ce que pense la police. Salima Sahabun a été arrêtée et inculpée provisoirement en cour de Rose-Hill pour avoir commandité le viol collectif, qui aurait été filmé sur téléphone cellulaire. Les enquêteurs de la CID de Rose-Hill, placés sous la supervision du surintendant Anand Ramchandar, estiment que le mobile derrière ce viol commandité serait la vengeance, puisque Salima Sahabun soupçonnait son époux d'avoir une liaison extraconjugale avec l'institutrice victime du viol collectif.

Salima Sahabun a été remanded to police cell jusqu'au 12 avril. La veille, une motion de remise en liberté sous caution sera débattue. La police a objecté, jusqu'ici, à ce qu'elle soit bailed out. C'est à partir de certains renseignements fournis par l'institutrice que les enquêteurs sont remontés jusqu'à Salima Sahabun. L'un des deux violeurs aurait, à un moment, laissé échapper: "To pe gard mari Salima twa".

Salima Sahabun nie en bloc toute implication dans cette affaire. Lors de son interrogatoire, elle a affirmé connaître l'enseignante. Elle a cependant fait ressortir qu'elle n'est pas en bons termes avec cette dernière, parce qu'elle soupçonne son époux d'entretenir une relation extraconjugale avec ladite enseignante, qui est mariée à un syndicaliste connu. Ce dernier, qui n'était pas au pays au moment du viol de son épouse, a regagné Maurice jeudi.

Dans sa version à la police, la victime raconte que vers neuf heures mardi, alors qu'elle était à peine sortie de sa maison pour se rendre à son travail, deux individus, dont l'un armé d'un cutter, se sont précipités vers elle et l'ont forcée à rentrer à l'intérieur de la maison. C'est dans une des chambres de sa propre maison qu'elle a été violée tour à tour par les deux hommes. Elle affirme que l'un des agresseurs a filmé le viol sur un téléphone portable.

Les enquêteurs tentaient toujours, à hier, de retracer les auteurs du double viol. Il est également à noter que l'époux de l'enseignante a fait part à la police de menaces proférées contre sa personne et celle de sa fille, âgée de 15 ans.

La victime du double viol a été examinée par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer, assisté de Sheila Mudhoo, stagiaire à la section médico-légale.


Double rapt ou mise en scène?

Toujours aucune nouvelle d'Hafiz et de Sanjia

Hafiz Sahye, 19 ans, et sa compagne, Sanjia Tandaven, 18 ans, étaient toujours introuvables à hier. Portés manquants depuis lundi dernier, les deux jeunes ont été reported as having been abducted par la famille Sahye. Les enquêteurs sont perplexes devant les versions contradictoires données par les Sahye et Mario Tandaven, père de Sanjia, qui affirme les avoir vus ensemble tous les deux mercredi et avoir parlé à sa fille dans la soirée de jeudi. Les enquêteurs attendent également avec impatience les résultats d'analyses des vêtements tâchés de sang, retrouvés sur le pas de la porte des Sahye jeudi matin, afin de savoir si c'est bien du sang humain ou non.

Les limiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et de la CID de Port-Louis Sud mettent les bouchées doubles afin de tirer au clair les multiples zones d'ombre dans cette affaire de kidnapping allégué du jeune couple, notamment l'éventuel mobile derrière le rapt, s'il s'agit bien d'un. Le principal élément d'information mis en avant par la mère d'Hafiz Sahye, Asisha Sahye, est qu'elle a été inondée d'appels téléphoniques anonymes de menaces et d'insultes adressés aux membres de sa famille depuis samedi soir.

Asisha Sahye a ajouté avoir vu son fils pour la dernière fois lundi et que les appels téléphoniques anonymes se sont poursuivis. Dans la nuit de mercredi à jeudi, elle a reçu un appel du téléphone cellulaire de son fils. La voix, la même qu'elle entend depuis samedi soir, disait ceci: "Mo finn pran to garson ek to belfi. Mo pou pran to mari ek to bann lezot zanfan. To pou gayn enn bon nouvel biento", a-t-elle déclaré à Week-End, vendredi matin. Visiblement sous le choc, Ashisha Sahye dit ne pas comprendre l'acharnement de cette personne. "Nou pena lenmi. Nou pann gayn problem ar person. Si mo garson ti gayn problem ar dimoun, li ti ava dir moi, me zame li pa finn dir moi ki li finn gayn problem ar dimoun", a-t-elle insisté. La police tente actuellement de retracer l'auteur de ces appels téléphoniques.

Jeudi matin, vers 7h, nouveau choc pour Ashisha. Alors qu'elle avait à peine entrouvert la porte de l'immeuble pour sortir acheter le pain, elle a trouvé, sur le pas de sa porte, des vêtements de Hafiz Sahye et de Sanjia Tandaven maculés de sang. Ces pièces à conviction ont été remises à la police à des fins d'analyse au Forensic Science Laboratory (FSL), et les résultats sont attendus avec beaucoup d'impatience par les enquêteurs.

Le son de cloche discordant qui n'accrédite pas la thèse du double rapt, vient du père de Sanjia Tandaven, à Port-Louis. Sollicité par Week-End dans la matinée de vendredi pour un commentaire, Mario Tandaven a insisté avoir rencontré Hafiz et Sanjia mercredi et s'être entretenu au téléphone avec cette dernière pas plus tard que dans la soirée de jeudi soir. Mario Tandaven, tailleur très connu du Ward IV, a fait la déclaration suivante: "Je ne connais pas leurs problèmes. Ils sont tous deux adultes et ont choisi le chemin qu'ils ont choisi. Je les ai vus mercredi. Ils ont passé une bonne partie de la journée chez moi et, hier soir, ma fille m'a téléphoné pour me confirmer qu'elle se trouve à Curepipe en compagnie de Hafiz. Je sais que dans un passé récent, il y avait des problèmes entre eux. Ma fille avait trouvé refuge au Shelter d'Albion mais son copain a été la chercher il y a deux semaines. Ils travaillent tous deux comme colporteurs dans la capitale, tout comme le père du garçon. Pas plus tard que mardi, ils travaillaient tous les trois ensemble. Je ne comprends rien à cette histoire. Aster, pa kone ki kapav finn arive ".

À hier, la police tentait toujours de percer le mystère posé par Hafiz et Sanjia.


Après l'intrusion de l'équipe Raddhoa à leur domicile le 30 novembre 2006

Ajay Gunness et son épouse réclament Rs 20 millions à l'ICAC et au CP

Ajay Gunness et son épouse Devika ont logé une plainte vendredi en cour suprême réclamant chacun des dommages et intérêts de Rs 10 millions à l'Independent Commission Against Corruption, qui avait tenté de l'arrêter "illégalement" en novembre 2006, et au commissaire de police en tant que responsable de cette unité après que des officiers de la Major Crime Investigation Team sous la direction de Prem Raddhoa eurent pénétré tout aussi illégalement l'enceinte de sa résidence privée sans être munis d'un mandat en bonne et due forme. La plainte du couple, représenté par l'avocat Lokraj Nuckchady, a été rédigée par l'avoué V. Rao Lutchmaya.

Dans leur plainte rédigée séparément, Devika et Ajay Gunness reviennent sur les faits entourant cette affaire liée à l'enquête de l'ICAC sur les travaux de rénovation du bureau du ministère des Infrastructures publiques avant les élections de 2005, à l'époque où le plaignant occupait les fonctions de ministre de tutelle. Ils expliquent que la commission avait convoqué le député pour vérifier certains documents le 27 novembre.

La presse avait ensuite annoncé son "arrestation imminente", ce qui était considéré comme illégale. Les actes des officiers de l'ICAC devenant de plus en plus irrationnels et changeants, Ajay Gunness rappelle qu'il avait saisi les tribunaux le 30 novembre pour contester les procédures arbitraires et anticonstitutionnelles de la commission.

Le même jour, le juge en référé avait décidé de convoquer l'ICAC et le commissaire de police pour le lendemain, 1er décembre, afin de les entendre sur les raisons pour lesquelles il ne devrait pas agréer à la demande du plaignant. Or, un peu plus tard dans la journée, soit le 30 novembre, à 15h30, des officiers de l'ICAC et des policiers, dont le surintendant Prem Raddhoa, devaient débarquer à sa résidence.

Dans sa plainte, Ajay Gunness soutient que ses officiers ont "unlawfully and illegally trespassed his premises with the intention of breaking into his house to proceed with the illegal search and his arrest". Ces derniers, interrogés par Mme Gunness, ont laissé entendre qu'ils n'étaient pas en possession "of any order or warrant of any court or from any authority". Ils devaient même ajouter que "warrant la pou vini talere".

À 15h35, ce même 30 novembre, le juge en référé, saisi par les avocats du plaignant, émet un ordre écrit interdisant à l'ICAC et à la police de procéder à l'arrestation d'Ajay Gunness jusqu'à ce que l'affaire qui est devant lui soit bouclée. Les plaignants soutiennent en conséquence que l'ICAC et la police ont enfreint plusieurs droits, dont ceux les plus élémentaires sous la Constitution, mais aussi ceux d'être protégés par la loi, et qu'il y a aussi une infraction des droits de sa famille à sa vie privée.

Il les accuse d'avoir agi "in bad faith, maliciously with the sole purpose of causing him and his family harm and prejudice", mais aussi "in his capacity as an elected member of Parliament and as a member of the opposition". Ajay Gunness et son épouse réclament chacun Rs 10 m à l'ICAC et à la police.


Les pêcheurs de Rodrigues en colère

L'Assemblée régionale traînée en justice depuis vendredi

Les pêcheurs de Rodrigues se sentent lésés et sont en colère. L'allocation de mauvais temps (Bad Weather Allowance) prescrite par la loi ne leur a pas été accordée dans sa totalité pour le mois de février. Selon les provisions existant sous le Social Aid Act, tout pêcheur de Maurice et de Rodrigues peut recevoir cette allocation, qui est de Rs 155 par jour de mauvais temps. Pour le mois de février, il y a eu 16 jours de mauvais temps. Au lieu des Rs 2 480 que chacun des 2 016 pêcheurs (on et off lagoon) aurait dû percevoir, ils n'ont reçu que Rs 1 196. Par le truchement de leur homme de loi, Me Rex Stephen, les pêcheurs de Rodrigues ont entré une action en cour contre l'Assemblée régionale (AR), qui se trouve depuis vendredi dans une situation des plus délicates. D'autant que la question d'allocation de mauvais temps a été un political issue de premier plan lors des dernières élections régionales…

Suite à l'action entrée par les pêcheurs en cour par voie d'affidavit, l'Assemblée régionale a été sommée de se faire représenter vendredi. C'est le Department Head de l'AR, Jean-Paul Colin, qui était présent en cour. Ce dernier a fait ressortir que l'AR compte se défendre dans cette affaire. L'AR a pour homme de loi Me Jacques Panglose, tandis que les pêcheurs sont représentés par Me Rex Stephen. C'est le juge Bushan Domah qui a entendu l'affaire. Celle-ci sera mentioned le 13 avril devant un magistrat qui fera office de juge suppléant. Il incombera alors à l'AR de présenter un contre-affidavit, pour répondre à celui des pêcheurs.

Interrogé par Week-End, Me Stephen a fait ressortir que la situation dans laquelle se trouvent les pêcheurs est criante d'injustice et a plongé l'AR dans l'illégalité. Autre question que l'homme de loi ne manque pas de relever: le dernier budget de l'AR consacre Rs 27 millions à l'item bad weather allowance. "Si l'on considère la somme de Rs 1 196 payée par l'AR au lieu des Rs 2 480, cela veut dire que les pêcheurs n'ont été rétribués que pour 7,7 jours sur les 16 jours de mauvais temps en février. Les 2 016 pêcheurs de Rodrigues sont dans une situation des plus difficiles, car cet argent est notamment utilisé pour le remboursement de prêts contractés auprès de la DBM pour l'achat de leur matériel de pêche. La question qui se pose est: où sont donc passés les Rs 27 millions earmarked dans le budget de l'Assemblée régionale pour le BWA?", se demande l'homme de loi.

Calvaire d'ordre social

Selon Me Stephen, le paiement de la BWA est "une obligation de l'État envers les pêcheurs. À Rodrigues, il y a plus de 2 000 familles qui sont touchées par le présent état de choses", a ajouté Me Stephen. Pour celui-ci, qui a regagné Maurice hier, "un climat de malaise règne actuellement parmi la nombreuse communauté des pêcheurs, qui non seulement se sent lésée, mais qui a aussi perdu confiance en l'institution qu'est l'AR. Je lance un appel à l'État mauricien et aux autorités compétentes afin qu'ils interviennent au plus vite", a-t-il souligné. Me Stephen trouve également "surprenant" que "personne pour l'AR n'a eu rien à dire en cour vendredi au sujet du calvaire d'ordre social que toute cette affaire représente pour la communauté des pêcheurs".

Interrogé par Week-End hier, alors qu'il se trouve toujours à Rodrigues, Me Jacques Panglose a annoncé que l'AR répondra, par contre-affidavit, aux pêcheurs. "Je suis effectivement l'homme de loi de l'AR pour cette affaire, qui sera mentioned devant un magistrat qui fera office de juge suppléant le 13 avril. Nous allons file un contre-affidavit ce jour-là", a déclaré Me Panglose.

La question d'allocation de mauvais temps pour les pêcheurs de Rodrigues a également une forte coloration politique. En effet, le BWA a fait l'objet d'une attention particulière durant la dernière campagne pour les élections à l'AR. Un "treizième mois" avait été promis et accordé aux pêcheurs par l'équipe majoritaire.

Le député de Rodrigues, Alex Nancy, avait, par voie de lettre, soulevé un certain nombre de questions au sujet de paiements d'allocation de mauvais temps (Rs 1 000 données aux pêcheurs le 14 août 2006) et avait trouvé que la pratique n'était pas en conformité avec les critères officiels pour le BWA. Ces critères ont été officialisés pour Rodrigues depuis le 12 juin 2006. "Or is it simply an electoral bribery in view of the forthcoming by-elections or Regional elections?", s'était alors interrogé Alex Nancy.


Réunion

Intense éruption volcanique à La Réunion, sans danger pour l'instant

Débit de lave "colossal", magma projeté à plus de 200 mètres de haut, séismes à répétition, lave dévalant la montagne à grande vitesse: pour les spécialistes, l'éruption volcanique du Piton de la Fournaise à La Réunion, est d'une intensité exceptionnelle. En activité depuis une semaine, le volcan ne menace toutefois pas pour l'instant la population.

"Du jamais vu", titrait samedi le Quotidien de la Réunion sur toute sa Une, tandis que le Journal de l'île de la Réunion (Jir) annonçait en gros caractères "le volcan s'effondre".

Ils faisaient allusion à l'affaissement du Dolomieu, un des deux principaux cônes du Piton de la Fournaise, s'élevant à plus de 2.600 mètres d'altitude dans la Plaine des Cafres, mais éloigné de plusieurs kilomètres de la faille ouverte il y a dix jours et par où s'écoule depuis la lave.

De nombreux séismes de magnitude supérieure à 3 avaient été enregistrés sous le volcan ces derniers jours, du jamais vu depuis la création de l'Observatoire, il y une vingtaine d'années, selon un sismologue.

"Sur 100 mètres de diamètre et 150 mètres de profondeur", des parois du volcan se sont effondrées, suite à un "effet de vidange" selon le directeur de l'Observatoire volcanologique Thomas Staudacher.

Il a qualifié de "colossal" le débit de la lave - 3 millions de mètres cube par jour - qui est sortie depuis lundi à 500 mètres de la route nationale, coupée sur une largeur de près de deux kilomètres par des torrents de magma se dirigeant vers la mer à plus de 60 km/h.

Cette lave "fluide comme l'eau", spectacle d'une "infernale beauté" selon un touriste belge, a ravi des milliers de badauds qui se sont rendus sur place.

Au contact de l'eau, la lave a provoqué un immense nuage de gaz volcanique qui a recouvert plusieurs régions de l'île, mais sans présenter de danger pour la population.

Samedi matin, une mince couche de cendres a recouvert plusieurs quartiers de Saint-André, dans l'est de l'île, alors que l'éruption montrait des signes d'affaiblissement, tout en restant active.

"Elle pourrait durer encore plusieurs jours, mais pas des semaines", a prédit le directeur de l'Observatoire volcanologique.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 8 avril 2007